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 Je n'aime pas l'homme, j'aime ce qui le dévore. | Poste ouvert à qui veut ; lien déjà construit ou non. Merci de me prévenir par mp si vous comptez y répondre.

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MessageSujet: Je n'aime pas l'homme, j'aime ce qui le dévore. | Poste ouvert à qui veut ; lien déjà construit ou non. Merci de me prévenir par mp si vous comptez y répondre.   Mer 28 Nov - 18:23



Je n'aime pas l'homme,
j'aime ce qui le dévore.


« Hé poussin tu rentres déjà chez maman ? » On ne distinguait d’elle que des bas rayés, comme s’ils palliaient le manque d’attraits du reste par leur mouvance barbiturique et leurs contours oblongues qui écrivaient d’eux même les mots suave lascif et voluptueux. Du genre les sinuosités qui drainent vos expectorations tendancieuses, qui catalysent la véhémence insoupçonnée de vos entrailles envers tant de décadence affriolante. Du genre ces gorges interdites qui se taisent et recueillent vos expiations libidineuses ; on était jamais revêtu de son plus simple appareil qu’en la compagnie de ces âmes. Dans un monde ou la valeur humaine se marchandait à grand renfort de compromis et de concessions, il n’y’avait rien d’étonnant à ce que l’heure de révélation à soi-même ait un prix. Cotisation au monde des galbes qui se déhanchent au ras du ciel… Celle-ci avait dû ajourner son séjour sous la fange stratosphérique sans pour autant se contraindre à cette parenthèse (l’emploi gerbe ses inflexions victimaires au creux des habitudes) ; y’avait encore quelques relents dans ses yeux azur, d’infinis paradis. Sa chute de rein suintait des pires promesses ; celles issues de ses propres désillusions. Du genre Approche, qui que tu sois, affronte donc ta jouissance et toutes tes déviances, institutions de ton idiosyncrase qui porte si bien ses œillères, non vis-à-vis du monde mais bien vis-à-vis d’elle-même, de ses plus ineffables tendances… Approche qui que tu sois, approche avec tout ce que tu possèdes d’attentes, habite moi, chien fou, dilué de la tête, approche…que j’hante ensuite tes nuits vouées aux taciturnes considérations quotidiennes. Approche que je m’arroge tout apophtegme et qu’à mon souvenir ton couvre lit soit désormais noir ; d’attentes et de vaines espérances quant à ce que ta femelle sera à même de t’offrir. J’avais pour ma part donné congé depuis quelques lustres aux rumeurs de bonne conscience, d’acquis velléitaires et de conduite estimable. Je louais par là même le contexte qui avait accouché de mes capacités à considérer l’humain dans sa plus commune mesure ; un amalgame d’atomes qui s’encombrait d’un schéma social lors même que toute interaction avec autrui ne pouvait être que physique. On avait biaisé la sélection naturelle dans la perspective de se convaincre qu’il y’avait un sens autre ; au-delà d’une commune destinée. Il fallait de l’indicible. Foutaises, le monde était d’essence scatologique ; rien ne se crée tout se transforme ; si ça se trouve les récits bibliques atrophiaient les fait ; l’Homme original n’était qu’excréments délétères. Le temps nous était octroyé et tous œuvraient à ménager leur palpitant. Tous ? Non Zbaf J’avais personnellement cessé mon existence saprophyte. Et la magique étude empirique avait signé la recrudescence pulsatile et sanguine qui m’accueillait enclin à définir ces attentes opportunistes, modelables à souhait, qui ne s’encombraient nullement de la crainte handicapante de l’inexploré. J’étais de ces sanguinaires existentialistes, de ces scélérats qui festoient lorsque les fées et toute l’aura confortablement niaise qu’elles sèment se démantèlent sous les assauts des déconvenues inconcessionnelles. Le malin avait tendance à m’accueillir souvent, à croire que je rééquilibrais certains de mes actes louables. Et c'est ainsi que je me repaissais du pus des plaies de la populace noctambule dont les consciences trop austère m'ouvraient le chemin.

« Illia…Considère ma mère comme défunte, et sache qu’elle n’est point mon hôte, mais si tu te substitue à elle j’invoquerai de scabreuses intentions incestueuses. Je peux tout aussi bien rendre visite à la tienne, ça doit la rendre désespérément belle les émois de sa fille. Je subodore ses traits catatoniques rajeunis par tes frasques. »

Illia c’était une mère aux yeux grège corrodés par l’offensive glaucomienne qui conférait aux veines de l’âge de lasses turpitudes. Illia c’était un noyau familial érodé au mitant d’une filiation ayant emprunté des voies peu vertueuses. La décrépitude maternelle était-elle à incomber aux dépravations de sa progéniture ou à ses pathologies avilissantes ? Réponse indéterminée qui se répercutait en échos virulents disloquant l’individualité de la jeune femme. Elle était de celle qui cherche à se définir en explorant tous les sentiers. Actuellement elle avait emprunté celui glauque de la prostitution ; était-il celui qui la mènerait à sa perte ? Elle se leva, prestement, prenant appui sur la façade ou les plus éméchés s’enhardissaient à se confondre dans les tentatives de pisser plus loin que leurs voisins proches ; c’est aux abords des boîtes de nuits que l’on rédigeait le Guinness des records. Elle me considéra de son nez ébeen ostentatoirement outré, dominée par le cheminement de ses convulsions contenues (je devinais à ses pupilles évasées que le réseau transitoire de la ville avait intercepté une marchandise de premier choix), désireuse sans doute de me faire taire ; elle n’en était que peu crédible ; pour dire l’exacte vérité il prédominait une exacte similitude avec le comportement du canidé qui se révolte pour la forme mais demeure indissociable de la considération de son maître.

« Nathan…Ils demandent pas une carte d’identité pour arpenter ces lieux ? M’étonne que tes airs juvéniles aient l’opportunité de reparaitre par ici. »

Initialement elle avait pensé qu’il lui faudrait chérir son âme d’enfant comme le secret de la maturité vraie, insolent paravent aux désenchantements. Mais cette infectieuse sensibilité aux êtres et à leurs mondes, foutue cohorte de serviles manants, étriqués égocentriques, consommait les derniers replis sains de son âme condescendante et Dieu que je jouissais de ce regard cru, démiurge de ses propres déroutes ! Elle avait toujours gratté l’épiderme de mon faciès ayant instructivement pris connaissance du gage d’abandon débridement obscène et licencieux qui se morfondait dans ses expectatives salaces sous cette peau virginale. Elle savait me consommer, et que cet abandon inusité, trop rare pour être éludé, requerrait les concessions de son être dans ce qu’il avait de plus parcellaire ; je ne me délectais que des soumissions volontaires que j’absolvais de toute morale. Il n’était pas rare que je les répudie une fois leurs pores souffreteux élagués par tant d’acharnement bestial. Je la percevais déjà prête à courir le risque ; antagonisme de l’être masochiste dont l’esprit glane la souffrance en slaves compactes et dont le corps gémit de ces exactions.

« Tu serais venue de toi-même quérir ces airs juvéniles et leur octroyer un pass VIP si j’avais été cantonné au seuil. »

Je n’avais pas goût à déblatérer ce soir. Voix incisive qui soulignait un regard aux teintes tortueuses ; elle me savait être l’orfèvre de sa nuit, et cette dépendance me gorgeait déjà d’une satisfaction qui étirait mes commissures en un rictus détestablement cynique qui arborait quel qu’échos espiègles, vestige d’une pureté adolescente qui s’était employée à se saborder elle-même. Je comptais profiter de mon passage express en zone1 pour oublier les souvenirs putrides qui m’avaient assaillis toute la journée. Elle me détailla en ultime investigation vaine ; était sûrement à l’œuvre son indécrottable penchant humain à déceler quelque logique que ce soit dans mon comportement dévastateur, et dans un mouvement de tête intimant le silence à son orgueil, elle s’éloigna, glanant ma présence dans ses pas, vers la bouche de métro à quelques mètres. Vestiaires du bide du diable. Quelques chacals vainqueurs ivres, gueulaient leurs esclandres aux âmes trop pleines et abandonnées sur les marches. A les voir je savais que si j’appréciais cette antichambre où la singularité côtoyait la plus usuelle déchéance de certains, par eux même initiée, c’est qu’ici la nuit gondolait tel un vieux papier assaisonné d'eau froide. J’en aurais écris un recueil d’obscénités graveleuses.

« Je suppose que c’est à additionner à ta note ? »

Je m’emparais des quelques pochons illégaux qu’elle me présentait comme un brocanteur se débarrasse avec une certaine mélancolie de ses plus beaux éléments… En guise de réponse, ce fut ma main avenante sur ses cuisses ; seule douceur préliminaire. Déjà nos corps s’enchâssaient dans un recoin, ses hanches contre le carrelage mural. Certaines folies ne se produisaient que sous l'oeil de la Lune, le néant discret glissait lentement, petit liquide foncé dansant sur nos membres. Illia ; enserrée par le mal extatique auquel elle était subordonnée, vice gouteux qui donnait à son cœur des allures de square. Tant de passage n’avait déséxué la chair qu’aux yeux de ceux qui étaient incapable de percevoir. Tenue en embryon au cœur névralgique des organes il y’avait encore de l’intimité à pervertir. Je baignais dans la fange comme un taudis humain là où d’autres usaient d’immersion argileuse pour prendre soin d’eux même. J’étais un Dorian Gray, gagnant en substance à chaque expérience. Finalement j’éclatais de toutes parts ; l’Olympe se déployait, royaume où s’entassaient mes cernes.

Les ailes du désespoir s’avançaient, grandes ombres en demi-cercle sur le sol sans lumière, se fixent au dos de ma sbire en guise de regret. Illia collapsait, encore frémissante de chaleur. J’évacuais ce corps souillé d’humanité virale et m’enfonçais dans les entrailles de la ville pour m’engouffrer dans une rame. Accepter de me charger d’une mission d’observation dans la zone qui avait connue mon apogée et où gravitait dans chaque particule d’air les raison de ma « déchéance » aux yeux du monde n’avait pas été très subtil. J’étais pleinement éveillé, animal, les fêlures de l’abandon étaient à vif et me rendaient bestial.

Mes pas avalèrent quelques mètres avant que je trouve une banquette reclue ; créer une distance minimum entre la gangrène d’éventuelles âmes – bien qu’en cette heure la fréquentation soit à son minimum - et mes perspectives. Comme par crainte de trop établir la ressemblance. Regard posé sur les échos lumineux des sous terrains qui sont à quelques centimètres et pourtant si lointains tandis que mes narines absorbent leur substance comme un dû.
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