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 /!\ Now that I've lost everything ▬ Mikkel.

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MessageSujet: /! Now that I've lost everything ▬ Mikkel.   Mer 11 Mai - 19:36



now that i've lost everything

 
Wild World

» Previously.


Qui l'aurait cru ? Le matin avait commencé comme tous les autres. Un mort, un cimetière, de la fatigue, de la rage, de la haine, du dégoût. Qui l'aurait cru ? Qu'en quelques mots, tout pouvait changer. Qui aurait pu savoir qu'un être humain était capable de me sortir de mes idées noires sans pour autant faire de moi ma moitié diabolique. Certainement pas moi. Certainement pas en ces temps affreusement durs qui n'étaient qu'une succession de malheurs les uns à la suite des autres.
Mais pourtant, il n'avait fallu qu'une personne. Qu'une bouteille, et quelques accolades. Il avait fallu une chaleur humaine inconnue, aucune attache, il avait fallu tomber au fond du trou, tout au fond, pour entrevoir un filet de lumière. Une lumière russe, brute, qui pète les yeux et qui éclaire trop fort. Mais une lumière qui enlève tout le noir, juste parce qu'elle vous fascine, vous prend aux tripes, toute votre attention. Et j'en ai oublié que je n'avais plus personne à aimer. Simplement parce que j'avais quelqu'un avec qui rire à en pleurer. Et ça me suffisait.
Mikkel était quelqu'un de surprenant. La situation en elle-même, était, surprenante. Je n'en revenais pas vraiment. Je n'avais absolument pas pensé passer une soirée comme celle-ci. Et pourtant, j'étais là, crimes confessés à un inconnu, dans sa voiture à rire à des blagues stupides et quelques minutes plus tard sur le pas de l'appartement. Alors que l'on s'avance lentement vers la porte, je la regarde avec le cœur serré. Je n'ai jamais ramené des gens à la maison, elle était toujours trop pleine, trop en bordel, trop à toi, pas assez à moi.

Les clés se serrent dans ma paume et je regarde Mikkel dans un soupir que je ne retiens pas. Je m'avance finalement pour ouvrir la porte, lui laisser passer cette dernière et lui emboîter le pas, nous refermant tous les deux sur l'extérieur du monde et nous laissant face à mon monde. Alors que je réalise – un peu tard – que mes crises de colère ont laissé l'appartement dans un état déplorable je me frotte le visage et dans un rire fatigué. Fatigué de la vie, fatigué de moi-même, je me reprends pour lui lancer d'une moue désolée.

« Heu... j'avais oublié à quel point c'était le bordel ici, j'suis désolé mec. »

Je me mets à ranger vite fait – ou plutôt déplacer le bordel, afin qu'on puisse s'asseoir tranquillement, et tandis que la bouteille de Vodka avait pris une claque considérable, je me dirige vers ma chambre pour finalement attraper dans le fond du placard une bouteille de Rhum qu'il me restait de mes escapades nocturnes avec Joshua. Je souris en voyant le liquide se balader dans le contenant. C'était la seule chose qu'il me restait de cette époque. Je l'avais amenée, gardée, dans l'espoir de le retrouver un jour. Mais aujourd'hui, l'espoir est mort. Et j'en ai plus rien à foutre.

Personne ne m'a collé un sourire sur le visage à part Mikkel ces derniers temps, et je n'avais pas envie de partager un liquide aussi précieux avec quelqu'un d'autre que lui. Il avait partagé sa Vodka, je lui devais bien ça. Je traverse le petit couloir pour me retrouver dans le salon et lui montrer la bouteille avec un sourire assurément bien trop grand pour l'événement, mais que voulez-vous, l'alcool rend expressif. Et en cet instant, l'alcool était plus que bien profond dans mon système.

Posant cette dernière sur la table, je me retourne vers la cuisine pour nous poser deux verres, de ce qui restent n'ayant pas subi ma colère. Et m'asseyant face à Mikkel, les deux bouteilles face à nous, de quoi fumer pour encore une longue nuit, je reprends finalement nos conversations – ce qu'il en reste dans ma mémoire, du cimetière.

« Alors ? Mon petit chez moi convient-il à Monsieur ? », je souris à ma remarque lui levant mon verre et buvant le mien dans une gorgée qui me brûle toujours autant l’œsophage, je continue tentant tant bien que mal de ne pas laisser les émotions prendre le dessus une fois de plus. « Depuis que ma sœur s'est tirée, j'ai un peu de mal à me réadapter, d'où l'état de l'appartement. Donc fais-toi plaisir, si tu veux squatter ici, changer la déco, j'suis preneur. »

Je tends les bras pour illustrer mes propos avant de m'allumer une cigarette et appuyant mes deux coudes sur la table basse, j'observe le russe pour finalement lancer, sans trop savoir pourquoi, ni même y réfléchir. « Tu sais, j'ai vu que deux types de personnes ne pas réagir face à des métamorphes. Ceux qui les connaissaient, et ceux qui n'étaient pas ravis d'en être. Et je ne peux pas te mentir, je sais de quelle catégorie tu fais partie. Ça fait partie du jeu. »

J'expire la fumée et plante mes billes bleues dans les siennes avant de continuer. « J'te demanderai pas d'en parler, parce que j'ai pas voulu en parler moi-même pendant des mois. Mais sache juste que si t'as besoin, hésite pas. Et petit conseil d'ami, si on t'a pas prévenu, évite tout ce qui contient de l'argent. » C'était la première fois que je parlais de ma condition à quelqu'un d'extérieur à ma famille ou à la mafia. Pour la première fois, j'assumais pleinement qui j'étais, alors qu'elle n'était plus là pour le voir. Me doutant que Mikkel ne voulait pas forcément aborder plus le sujet que ça, ayant tendu ma main, à lui de la saisir quand il le voudrait, si il le voulait, je cale mes mains sous mon menton, tel une petite fille fascinée par celui qu'elle admire pour reprendre d'une voix plus douce, plus détachée et surtout beaucoup plus saoule et amusée. Je commençais à dépasser les limites du raisonnable.

« Et dis-moi, beau brun, à part faire des blagues et ne jamais être prudent, as-tu d'autres talents ? J'ai le droit à un spectacle du Grand Ievseï ? S'il-te-plaaaîît... » Je pouffe à ma propre attitude avant de reprendre un verre et de lui lancer un coussin à proximité.

Je n'avais pas envie que ce moment, que cette soirée s'arrête. Je n'avais pas envie de revenir dans une réalité qui ne me convenait pas. Je n'avais pas envie de me réveiller avec une gueule de bois. J'étais bien. Je voulais resté éveiller, qu'on ne soit pas demain. Surtout pas demain. Je voulais profiter de cet instant de répit, de bonheur, certes stupide, inutile, lié à des conneries et de l'alcool, mais bien présent. Ce putain d'instant qui me faisait me sentir tellement vivant. Je me perds dans mes pensées avant de retrouver son regard, sans oser le fixer, et d'une voix plus émotive et cassée que je ne le voudrais, de murmurer un « Merci. » plus sincère que jamais.

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why do i keep coming back to you ?
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Dernière édition par Axl N. Hartley le Lun 12 Sep - 4:36, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: /!\ Now that I've lost everything ▬ Mikkel.   Lun 23 Mai - 17:35


«Now that I've lost everything»



Axl & Mikkel
featuring

Je me sentais léger alors que je m’extirpais hors de la camionnette pour suivre ce charmant jeune homme jusqu'à son antre. Mes idées diffuses divaguaient dans mon esprit alcoolisé, je me sentais serein, totalement confiant. Aurais-je dû l'être en pénétrant d'un pas guilleret dans la maison d'un tueur, perdue au beau milieu des bois ? Mon excès d'insouciance pouvait me donner l'air d'un naïf et pourtant, je n'étais pas ce genre de mec candide et philanthrope dont la foi en l'humanité dépasse toute prudence, bien loin de là. Toutefois, je ne regrettais jamais mes décisions rapides, basées sur mon impulsivité habituelle et j'assumais toujours mes choix jusqu'au bout. En général, mes premières impressions sur les gens étaient justes et je me vantais de posséder une assez bonne intuition. Ma curiosité naturelle me rendait assez attentif aux autres et dans ce cas ci, j'étais persuadé que mon impression sur Axl était juste et qu'il était sincère. Et puis, de toute façon, même si je me plantais totalement et qu'il s'avérait être dangereux, j'étais prêt à courir le risque. Je m'imposai donc dans la place, la bouche en cœur et l’œil brillant, pour constater le joyeux bordel qui y régnait. Fallait avouer, dans le genre déco apocalyptique, c'était du grand art ! Je me retournai vers mon hôte qui s'excusait déjà et je laissai échapper un pouffement devant sa mine contrite. Comme si ça allait me gêner, déjà, non mais sérieusement.

« Arrête, j'ai cru que c'était fait exprès ! T'sais, le style chaotique, ça pourrait être tendance. Tu pourrais lancer une mode, avec un flou artistique pour harmoniser l'énergie environnementale, tout ça. »

Je noyai mes conneries dans une bonne lampée de vodka que j'avais pris soin d'emporter. On n'allait pas abandonner cette pauvre bouteille dans la bagnole, tout de même, pour ce qu'il en restait, autant la terminer. Pendant ce temps, Axl libérait rapidement de la place sur son canapé, auparavant encombré de bazar, et je le caressai du regard avant de zieuter tout autour de moi. Son appart semblait plutôt vaste et agréable, en tous cas, et l'endroit était très calme, ce qui paraissait correspondre à ses besoins et ses goûts. Mais lorsque je l'imaginais se retrouver tout seul ici, dans ce grand salon tellement silencieux, je ne pouvais m'empêcher de trouver ça glauque. Pas étonnant qu'il déprime en étant aussi isolé de tout. Déposant la bouteille sur une table basse, je m'approchai du canapé pour y poser dignement mes fesses ou plus exactement, m'y affaler sans aucune gêne. Le voir réapparaître, une bouteille de rhum en main avec ce sourire victorieux aux lèvres, m'inspira une exclamation aussi enthousiaste que s'il m'avait ramené le Saint Graal. « Mon héros ! Putain, du rhum quoi ! Ça fait tellement longtemps que j'en ai plus goûté, il fallait justement que j'me rattrape. Et yo-hoho ! »

J'avais bien remarqué la tristesse qui chargeait toujours les soupirs de ce garçon et je me doutais bien qu'il lui faudrait plus que quelques mauvaises blagues arrosée de vodka pour la chasser. Pourtant, il faisait tout pour donner le change, ce qui me paraissait aussi courageux que touchant. Il mentionnait sa sœur d'une façon presque anodine pour justifier le désordre, mêlant ses explications à ses boutades sur la déco. Tout ça me donnait à réfléchir sur le parallèle entre le désastre de nos propres pensées et la façon dont on ordonnait notre environnement. Il y avait sûrement matière à creuser au niveau psychologique mais même si j'étais saoul, je gardais assez de retenue pour ne pas l'enfoncer dans sa peine. Il y avait des trucs sur lesquels je ne rigolais pas. La douleur de perdre une sœur, par exemple. Je reprenais dans un sourire léger, lui offrant un clin d’œil pendant qu'il nous servait généreusement. « Le tout c'est de bien emballer le concept en fait, s'tu veux on se lance et on fait équipe, on se reconvertit en architectes d'intérieur post-apo, la classe totale. »

Je me frottai les mains avec contentement, tandis que le maître des lieux nous préparait une charmante tablée avec des verres bien propres et des clopes à profusion. Que demande le peuple, franchement ? Je ramassai aussitôt mon breuvage pour répondre à son geste et trinquer également à sa santé avant de savourer une gorgée, fermant les yeux à demi. Tout en l'écoutant me parler, je me fis la remarque, un peu out of the blue, qu'il s'exprimait parfaitement bien en dépit de l'alcool qui devait chatouiller ses neurones, comme il le faisait avec les miens. Une preuve que ce mec était un dur parmi les durs et qu'il méritait mon respect. Qui plus est, ses idées et sa mémoire semblaient assez limpides pour revenir à la charge sur un certain sujet, ce qui me coupa le sifflet un moment. J'esquissai une petite moue, relevant le regard vers lui qui me fixait tout en exhalant sa fumée. Mon regard se voila d'hésitation et de malaise et je m'allumai une clope à mon tour pour m'occuper les mains et les lèvres, justifiant ainsi mon soudain silence. Je baissai les yeux dans un sourire plus réservé quand il évoqua le fait qu'il ne me forcerait pas à en parler. Mes idées étaient floues, je me sentais un peu tanguer. Ce sujet était encore bien trop frais pour que je réussisse à mettre des mots dessus, même si j'en avais eu envie. Était-il si clairvoyant que ça ? Dire que je pensais qu'il ne prêterait aucune attention à mes allusions… A moins qu'il ne le sente, par je ne sais quel don surnaturel ?

Je me sentais un peu déphasé tout à coup et je retrouvai son regard dans une vague surprise quand il me fit ce conseil étrange au sujet de l'argent. Je le fixai un moment avec plus de sérieux dans le regard, exhalant doucement ma fumée. Bien-sûr, il avait réussi à éveiller ma curiosité, associée à une certaine angoisse, comme toujours quand je pensais à cette malédiction qui m'avait frappé. Je n'osais pourtant pas formuler de questions, incapable de réussir à articuler quelque chose, moi d'ordinaire si loquace. Mes lèvres se pinçaient sous mon malaise et je me les mordillais un peu, cherchant des réponses dans ses yeux.

Ce ne fut que lorsqu'il reprit la parole qu'un large sourire aboutit spontanément sur mes traits, dans un mélange de surprise et de rigolade à ses conneries. N'importe quoi ! Retombant un peu en arrière dans un éclat de rire débile, je rattrapai le coussin qu'il me balançait, le gardant entre mes bras en changeant de position pour ramener mes jambes sous mes fesses. « Hey ! Oh mais si tu me le demande aussi gentiment, comment refuser… Mais fais gaffe alors, tu risquerais de te pâmer devant mon talent. » Si j'accentuais mes vantardises d'un ton joyeux, j'étais surtout soulagé et reconnaissant qu'il dédramatise le truc avec ses délires.

J'inclinai doucement la tête en l'observant se perdre dans ses pensées. Est-ce que ce mec pourrait vraiment m'aider à en savoir plus sur ma condition ? C'était très dur pour moi de me laisser aller, en général je préférais ne dépendre de personne, sans doute par un excès de fierté, il m'était difficile de demander de l'aide, et même totalement impossible de le formuler. Je me débrouillais tout seul moi, j'étais indépendant moi, j'avais besoin de personne moi ! Oh, ta gueule, Ievseï… Je soupirai un peu contre le coussin que j'enlaçais, étendant le bras pour poser ma clope dans un cendar à proximité. Le "merci" qu'il prononça me surprit un moment et je retournai vers lui un regard attentif. Putain, ce mec avait l'air tellement fragile… et dans le même temps sa cassure s'exprimait de manière sobre, tellement vraie que je ne pouvais faire autrement que d'en être touché. Dans un geste impulsif, je me rapprochai un peu de lui, glissant doucement sur mes genoux pour écarter une mèche de ses cheveux sur son front, l'effleurant de mes doigts. « T'es mignon. » Je l'observai un moment avant de reculer un peu, lui balançant le coussin à mon tour, en douceur pour mieux me libérer les mains et ramasser mon verre de rhum. Je le vidais d'un trait avant de laisser échapper un soupir d'aise. C'était pas de l'alcool pour femmelette ça, il était vachement fort, mais j'avais l'impression que le feu qui me brûlait la gorge, noyait en même temps mes maux et puis, ça m'éclaircissait les idées. Ou pas, mais en tous cas, je me sentais plus à l'aise.

« Merci à toi pour le conseil… je ferai gaffe ouais...» Peut-être que si j'avais été sobre, j'aurais tout nié en bloc mais là, je me surprenais à relâcher un peu la pression, poursuivant d'un ton plus bas, presque dans un souffle. « C'est que j'ai pas eu trop d'info, tu vois, on m'a pas demandé mon avis, alors… Enfin bref. » C'était nul, tellement nul, je détestais parler de moi de cette manière là. Même si c'était stupide et sans doute très orgueilleux. Même si Axl me prouvait bien par son comportement qu'il ne me jugerait pas. Je me sentais sale, misérable, honteux. Je repoussais ces émotions d'un geste de la main, m'offrant une contenance en remplissant à nouveau nos verres et retrouvant mon sourire. S'il m'avait invité chez lui, ce n'était pas pour que je l'enquiquine en parlant de ma vie de merde, il avait déjà assez de souci comme ça ! Non, on était là pour rigoler, pour lui changer les idées et pour prendre du bon temps. J'étais donc bien décidé à me concentrer là dessus et surtout à ne pas plomber le moral déjà délicat de mon nouveau pote. L'idée de le draguer ouvertement ne m'aurait pas déplue, d'autant plus que sa façon de me taquiner m'avait parue plutôt gay friendly. En tous les cas, je n'aurais pas hésité à le tester à ce niveau un peu plus gaillardement, dans d'autres circonstances, ni même à profiter honteusement de son état d’ébriété pour le débaucher quelque peu. Toutefois, quelque chose me retenait. Si d'habitude, je ne me privais pas de manipuler les gens à mon profit, sans me gêner, ou de me foutre d'eux, c'était différent dans son cas. Peut-être bien que je n'étais pas totalement salaud, allez savoir ! Mais quelque chose en lui me commandait d'être délicat avec Axl. Et j'aurai difficilement pu faire autrement. Alors, tout en savourant une gorgée de mon verre, je fis mine de réfléchir avant de reprendre.

« Alors comme ça, tu veux du spectacle. Puisque tu paies en rhum, faudra que t'en aies pour ton alcool. J'suis cap de parler le langage des chacals en verlan. J'peux faire des claquettes en chantant singing in the rain. Y'a moyen aussi que je marche sur les mains de ton canapé jusqu'à ta cuisine, en évitant les obstacles, hum ouais, faisable. Sinon, j'peux aussi te rouler une pelle de la mort avant de te faire un strip. T'as qu'à choisir, darling. »

Raconter de la merde, noyer le poisson et lui offrir un regard charmeur dans un haussement de sourcil explicite, ça aussi, cela faisait partie de mes innombrables talents.



_________________
The Jackal comes, blood lust on his lips. He craves the dead, our lives in his grips. He's after our hearts, he'll chew and swallow. Blood pours from his mouth, our lives will soon follow. Death comes to those who wait, He feels this. Eyes wide. We try to run from our past, but the truth we cannot hide.


Dernière édition par Mikkel G. Ievseï le Ven 17 Juin - 12:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: /!\ Now that I've lost everything ▬ Mikkel.   Sam 4 Juin - 1:20



now that i've lost everything

 
Wild World




Mon regard se pose sur Mikkel, lentement. Mon merci résonne encore sur le bout de ma langue. Je suis fatigué, usé, triste mais surtout soulagé. J'ai appris ce soir que je pouvais encore sourire. Rire un peu, et oublier. J'ai appris que le monde n'était pas tout noir et que même si j'avais mal à en crever, j'étais capable de me relever. Il me faudrait du temps, peut-être plus que toute une vie. Mais j'y arriverai. Les yeux de Mikkel, ce soir, me donnait envie d'y croire. C'était étrange, le pouvoir de ce mec. Cette brutalité, cet éclat qui trônait dans ses yeux.

C'était du jamais vu. Du pur russe sans doute. Ce diamant mal taillé, qui écorchait sans doute un peu trop quand on l'approchait. Et pourtant, j'avais qu'une envie, c'était de m'approcher. Tant pis si je me plantais, tant pis si ça faisait mal. Il me faisait sourire, peu importe le sang et les larmes. Il était un pari que j'avais envie de jouer. Ses remarques à mes mots avaient agrandies mon sourire peu à peu. Le fil de la conversation était chaotique, sans doute du à nos états respectifs.

Les propositions farfelues, les mots qui s'enchaînent, mes chaînes qui se lâchent, et mes poumons qui respirent. Ma langue se délie et elle lui parle franchement, sans plus de peur dans la voix. Je ne réfléchis pas aux conséquences de mes mots, ni même de mes actes. Je ne réfléchis à rien, parce qu'enfin je suis bien. Je l'observe gesticuler pendant que les verres se vident et se remplissent. Le temps passe lentement ou trop rapidement et il réagit finalement à ma remarque, rentrant les deux pieds dedans. Je ris, lève mon verre et d'un regard plus provocateur que je ne le voudrais j'ajoute. « Try me. » C'était stupide et irréfléchi. C'était même pas vraiment une pensée. Juste une remarque d'un gamin idiot qui redécouvre le bonheur de l'alcool et ses conséquences.

Le contact de ses doigts sur ma peau me fait avoir un léger sursaut. Ses doigts chauds sur mon front me font sourire. C'était une preuve de plus que j'étais vivant. Une preuve de plus que tout cela était réel. Cet instant de bonheur existait. Il était vrai. Tellement vrai qu'il aurait pu m'effrayer. Mais j'étais trop saoul pour ça. Alors je souriais juste, sans bouger d'un pouce. Ses mots m'atteignent plus que je ne le voudrais. Parce qu'il n'y a plus de vêtements, plus de peau. Il y a de la chair à vif et chaque mot, chaque geste me touche au plus profond de moi.

Juste moi.

Je ris un peu nerveusement, sans savoir quoi dire. Mes yeux se plantent sur son visage et le regardent. Il a ce visage un peu abîmé, un peu trop fissuré, mais tellement vrai. Il est pas un conte de fée. C'est pas un rêve qu'on se plaît à faire, il est bien vrai. Lui et ses petites marques, ses cernes un peu marquées. Et moi, j'observe chacun de ses mouvements, ses micro expressions, et je me demande. Comment est-ce possible ? Comment quelqu'un d'aussi vrai, d'aussi beau, peut vivre dans ce monde ? Je n'ai vu que des gens avec des masques, ou des gens trop abîmés pour être vrais. Et lui, il est là, face à moi. Il est fissuré, mais il a gardé sa beauté. Sa simplicité, cette vérité dans le fond de ses pupilles. Comment est-ce qu'il a fait ?

Il se recule et je baisse les yeux, le temps de me recevoir un coussin dans la figure et de l'attraper pour le glisser sur ma poitrine avec un sourire plus réservé. Plus gêné. Plus authentique, avec ce soupçon de peur qui m'anime qui n'est plus dissimulé. Il répond finalement à ma remarque d'il y a trop longtemps pour que je m'en souvienne. J'acquiesce en levant mon verre. Il n'a pas à dire merci. Surtout pas. Je serre les dents à sa révélation. Je fais partie de ceux qui ont eu le choix, lui pas. J'ai eu un enseignement décent sur ce que ma condition amenait, lui pas. Je soupire et lui glisse d'un regard fixant ses prunelles. « Je serai là, si t'as besoin, quand tu voudras. » C'est pas une question, pas même une obligation. Une simple information. Valable à vie, à mort ou que sais-je encore.

Je refuse de croire que le mec qui avait réussi à me faire entrevoir la vie parmi les morts souffrent à cause d'un connard égoïste qui s'en était servi comme cobaye. Le bruit du liquide qui s'éclatent contre les parois de verre me fait me redresser, dos droit, pour attraper le contenant et passer à autre chose. Je ne voulais pas le mettre mal à l'aise. Mais je ne voulais pas qu'il soit seul. Vraiment pas. Et j'espérais que le message était passé. Il reprend finalement, me propose un joli programme de spectacle qui me fait éclater de rire et je le regarde alors qu'il me demande de choisir. Dans un silence voulu exagérer, d'une main sur le menton, dans un air théâtrale à souhait j'attends.

J'hésite. Parce que je ne sais pas ce que je veux. Je veux m'amuser, et rire avec lui. Je veux que ce moment ne se termine pas. Je ne veux pas qu'il y ait de demain. Ni même de jour d'après. Je veux son rire et de la Vodka. Je veux sa vision idyllique du monde pourri dans lequel on vit et du Rhum généreusement servi. Je veux que la nuit continue, ne pas faire de faux pas. Je ne veux pas que cet instant s'arrête. Je ne veux pas qu'il s'en aille, ni même le perdre.

C'est stupide, je viens de le rencontrer. Un pote de beuverie comme j'aurais pu en croiser tant d'autres. Mais le Ievseï avait ce quelque chose que les autres n'ont pas. Et ce n'était pas clairement sa tendance à draguer joliment, parce qu'il n'était pas le premier gay ou bi que je croisais. Ce n'était pas ça, même si ça n'avait rien de déplaisant. Non. C'était lui, tout entier. Il était cette flamme qui brûlait et qu'on voulait toucher. Il était ce qui manquait au monde et qui pourtant existait. Ce que le gouvernement n'avait pas réussi à étouffer. Il était cette bouffée d'air frais que l'on voulait encore et encore.

Il était une drogue vivante, et la première dose vous rendait accroc. Parce que je ne voulais plus voir un monde sans lui, il semblait fade, triste, et usé. Le monde sans cette flamme était sombre et me dégoûtait à chaque bouffée. Je passe une main sur mon visage, stupéfait de mes pensées d'homme désinhibé. J'ai honte, et je n'ose pas parler. Mais finalement, un verre cul sec après et mes lèvres s'ouvrent pour parler alors que je serre un peu plus le coussin qu'il m'a lancé contre ma poitrine.

« Je sais pas si on te l'a déjà dit, mais t'as un don pour rendre à l'aise les gens. » Un peu trop à l'aise, même. « T'as ce quelque chose que les autres n'ont pas Mikkel, et ne laisse personne éteindre ta flamme. Qu'on t'ait forcé à être ce que tu es aujourd'hui ne change rien. Tu en vaux plus la peine que la plupart de cette ville, ne laisse personne te faire croire le contraire. »

Mon regard océan se plante dans le sien et d'un sourire tendre, j'ajoute en haussant un sourcil plus taquin. « Mais pour le spectacle... surprends-moi» Les mots glissent sur mes lèvres, dans un danois natal qui me revient sans que je ne le réalise. Même s'il ne comprenait sans doute pas les mots eux-mêmes, l'idée était claire. Je ris aux éclats, lui serre un nouveau verre tout en marchant sur la table pour venir m'asseoir sur le canapé à ses côtés.

Il avait tout l'appartement pour faire un show, il avait tout ce qu'il voulait devant lui. Je tends les bras vers cette décoration apocalyptique qui nous entoure et lui dis avec un large sourire. « Tiens, tout est à toi, promis je serai bon spectateur. Fais tout ce que tu veux. T'as même le droit de casser des trucs si tu veux. Mais bon, fais pas sauter la maison, j'en ai qu'une tu vois. Alors si tu fais exploser le tout, on va devoir dormir à la rue. Et ce serait bien dommage tu crois pas ? Tu me tiendrais chaud dans ton pelage ? »

Je ris en lui donnant un coup de coude. Il était le premier à avoir parler de chacal, je n'avais rien dit. Je rebondissais juste légèrement. Parce que ça faisait partie de lui, que c'était important. Mais je refusais de le mettre mal à l'aise en en parlant plus sérieusement. Alors en me penchant sur la table pour attraper une cigarette et la glisser entre mes dents, je lui demandais d'un œil curieux.

« Alors, qu'est-ce que t'attends ? »

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Dernière édition par Axl N. Hartley le Lun 12 Sep - 4:37, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: /!\ Now that I've lost everything ▬ Mikkel.   Ven 17 Juin - 20:34


«Now that I've lost everything»



Axl & Mikkel
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Mes pensées allaient et venaient dans mon esprit, divaguant paisiblement sans que je ne cherche à les trier tandis que je me complaisais dans mon ivresse comme un pacha dans ses coussins. Avec tout le sang que j'avais dans ma vodka – où l'inverse mais ne soyons pas tatillon – le rhum avait fait monter le niveau d'alcool dans mes veines de plusieurs degrés supplémentaires. Mais loin de me résoudre à faire gaffe pour limiter les dégâts, je surfais sur ma lancée, levant le coude avec application pour vider verre après verre, les yeux remplis d'une joie pétillante face à mes propres conneries. De son côté, Axl n'était pas en reste et je constatais non sans plaisir qu'il était réellement de compagnie agréable en dépit de tout ce qu'il m'avait raconté sur sa vie. Il aurait pu tirer la gueule, se vautrer misérablement dans son bordel en s'enfonçant dans sa douleur, il aurait pu laisser l'alcool accroître ses émotions négatives comme c'était souvent le cas pour les gens malheureux. J'en connaissais beaucoup comme ça, qui avaient l'alcool triste. Non pas que ça m'aurait réellement dérangé, je ne m'en étais même pas inquiété, chacun son humeur, ça ne faisait pas varier la mienne d'un iota. Mais en attendant, ses rires en échos aux miens flattaient d'autant plus ma gauloiserie. Try me ? S'il voulait que je l'essaie, il ne faudrait tout de même pas me le dire deux fois. Ce genre d'invitation me permettait d'oublier assez vite mes scrupules pour les balancer derrière mon épaule. Bourré ou pas, Axl était un grand garçon.

Je l'observais dans un demi-sourire en le voyant manifester sa nervosité par un rire qui me semblait s'envoler entre nous comme des bulles de savon colorées. Sur le moment, en le voyant baisser les yeux avec réserve, j'eus envie de le bouffer sur place, comme le grand méchant loup et je le couvai d'un regard alléché. Un élan comme j'en avais de temps en temps, motivé par l'alcool, par sa bouille trop attendrissante, par ses mines aussi drôles que foutrement mignonnes. Son silence et ses hésitations lui donnaient un air cute and shy des plus appétissant. Mes mots étaient sans doute lâchés dans le désordre, parce que je les laissais échapper selon les aléas de mes pensées et de mes impulsions. Je regrettais de les avoir prononcés, parler de cette histoire me dégoûtait. Et dans le même temps, je décidai que je m'en fichais éperdument et que mon affaire de malédiction n'était juste qu'un gag de plus. Je me contentai d'abaisser les paupières dans un sourire quand il me promit qu'il serait là pour moi, en cas de besoin. Je ne m'attardais jamais sur ce genre de promesses, jamais je ne croyais à ces choses là. Même si concernant Axl j'étais convaincu qu'il était sincère. Du moins, sur le moment. Quelle importance ? L'indépendance ne m’effrayait pas. La solitude non plus. Oh yeah, Mikkel est un homme, un vrai ! Un dur à cuir, un solitaire !

« T'es un ange. Tu regretteras d'avoir dit ça le jour où je frapperai à ta porte à 3h du mat', complètement pété,  pour te demander ton shampoing. » Je lui offris un sourire lumineux. En tous les cas, si je pouvais profiter de son hospitalité de temps en temps, j'allais sacrément pas m'en plaindre.

Je m’esclaffai en voyant son air concentré, tel le penseur de Rodin. Mes propositions avaient l'air de l'interpeller en tout cas ! « C'est dur comme choix, je sais ! »Tout en me poilant, je manquai de renverser mon rhum avant d'en jeter une nouvelle gorge derrière ma glotte. Il était mieux là plutôt que sur le tapis de Axl, pauvre rhum. Il était de bonne qualité en plus, et vu comme c'était rare de trouver de l'alcool de nos jours, je m'estimais heureux qu'il ait eu l'idée de le partager avec moi ! Il semblait vachement pensif en tous cas. Je haussai les sourcils d'un air faussement impatient face à son silence, profitant de celui-ci pour vider consciencieusement mon verre. Ils étaient petits, normal pour des verres à rhum, mais ça me contraignait à les remplir plus souvent, au vu de la vitesse avec laquelle ils se vidaient. Alors, je me contentai d'attendre dans un sourire jouasse qu'il se décide, jusqu'à ce qu'enfin, sa voix douce ne brise le silence.

En l'écoutant me dire ces choses, je plissai doucement les yeux d'un air moqueur avant de rire plus doucement. Ses compliments avaient beaux être sympa, ils me rentraient par une oreille pour mieux ressortir par l'autre. J'avais beau être fameusement éméché moi-même, je savais encore reconnaître les déclarations affectives des mecs bourrés. Pas que j'aimais pas ça, c'était plutôt marrant et même agréable à entendre, mais pour le coup, je ne m'arrêtais pas une micro-seconde à ce genre de truc. Je les prenais pour ce qu'elles étaient : des sucreries très douces qui flattaient l'égo sur le moment mais sans plus. Ce qui n'empêchait pas Axl d'être un mec cool. Pas la peine de le détromper en lui apprenant que j'étais le roi des connards, il risquerait d'être déçu, le pauvre.

« T'es vraiment cute toi décidément, tu l'sais ça ? Mais grave attend, j'suis le roi de la ville, c'est la moindre des choses de te mettre à l'aise, mon cher. Fais comme chez toi, surtout, my home is your home, t'sais bien. Hé attend, on est chez toi justement. » Je lui offris un sourire de chacal bourré avant de ricaner « Et concernant le spectacle… oho tant que ça hum ? Dans ce cas là, j'vais improviser, tu l'auras voulu.»

Je n'avais pas compris à ce qu'il avait ajouté mais les mots étaient assez bizarres pour être du danois. En tous les cas, il me laissait donc imaginer n'importe quoi, ce qui signifiait que j'avais le champ libre pour toute tentative et je me frottai les mains d'un air machiavélique. Parfait. L'observant bondir sur la table pour mieux la traverser et me rejoindre, je pouffais à nouveau, suivant le geste de ses bras pour admirer son palace. « Alors là, si j'ai tous les droits, j'vais pouvoir m'en donner à cœur joie ! Mais arrête, dis tout de suite que j'ai une gueule de brise-fer ! » J'en riais toujours en ramassant mon verre pendant qu'il me rejoignait avant de laisser échapper un glapissement, à moitié fait exprès, sous son coup de coude. Le corps vacillant, je tentais de ne pas me ramasser sur le sol en me penchant pour échanger mon verre contre ma clope qui se consumait toujours dans le cendrier. Revenant vers lui, je me redressai sur mes genoux pour le contempler en inspirant une bouffée de cigarette et la faire rougeoyer  un moment, les cendres s'éparpillant sur ma chemise sans que je m'en soucie. En me penchant doucement, je me permis ainsi d'allumer la sienne qu'il venait de se glisser entre les dents, en me posant tout contre son visage, collant l’extrémité de ma clope à la sienne dans une inspiration. Je reculai sans le lâcher des yeux, dans un murmure, presque grave, mon ton redevenu sérieux.

« Mon putain de pelage, tu parles… j'ai le niveau maxi pour le coté doux et soyeux, alors tu sais. T'auras chaud ça c'est clair. Très chaud. » J'empruntais une voix suave en le dévisageant, mes lèvres près des siennes, soufflant la fumée dans son cou dans un sourire avant de me reculer pour sauter à bas du fauteuil.

J'inspirai une nouvelle taffe en traversant le salon d'un pas allègre pour en faire le tour et inspecter les environs. Je farfouillai ainsi joyeusement, tombant au grès de mes fouilles sur une radio dissimulée dans un coin que j'allumai pour laisser échapper un filet de musique dont je montai un peu le son. « On va pas faire sauter la maison, j'ai pas de dynamite. Par contre... ferme les yeux et attend de voir la surprise. Ça t'empêchera pas de fumer.» Je revins alors vers lui, vérifiant qu'il m'obéissait avant de pousser le canapé avec Axl dessus, sans me soucier de le faire grincer contre le carrelage. Il n'était pas si lourd et j'avais de la force, aucun problème. « Bouge pas surtout ! Voilààà ! » Une fois le canapé poussé contre un mur, on y voyait déjà plus clair et je commençai à pousser tous les autres meubles, les uns après les autres, ma clope toujours au bec. Le rythme de la musique agrémentait la séance de déménagement pendant que j'agençais son intérieur à ma manière.

« Alors maintenant, faudrait un truc cool pour mettre contre ton grand mur blanc là. C'est vide sinon.» Je venais en effet de déplacer l'armoire qui avait dévoilé une belle couche de poussière et de moutons ainsi qu'une multitude d'objets hétéroclites qui avaient glissé par dessous. « Ah, si tu cherchais ton rouge-à lèvres, il était là. » Dis-je en apercevant ce truc au sol, réalisant dans le fin fond de ma tête qu'il appartenait peut-être à sa sœur disparue. Je le ramassais aussitôt, une idée germant aussitôt dans mon crâne alcoolisé. Armé du bâton de rouge, j'entrepris alors de dessiner un chacal hilare sur le mur de son salon dans un style de bande-dessinée, avec les yeux en accents circonflexes, de grandes babines retroussées et de longues pattes. « Il a une grosse queue évidemment. » Dis-je d'une voix grave pour moi-même, tout en ajoutant l'appendice caudal touffu de grande envergure, dans un symbole qui me faisait honneur. Je le valais bien. J'inscrivais ensuite "CHEERS !" en grand, en guise de légende avant de me retourner pour rejoindre le canapé et le rhum. Je n'avais plus qu'à terminer mon verre entamé pour admirer mon œuvre de plus loin avant de jeter un coup d’œil à Axl. « Tu peux ouvrir tes mirettes ! Tadam !» Le laissant contempler les changements, je poursuivis d'un ton léger. « J'adorais faire ça quand je vivais seul, je changeais de place les rares meubles de mon studio au moins une fois par mois. Et ici y'a de la place donc les possibilités de variations sont infinies ! Avec le tapis au centre… putain ça a de la gueule. »

Je revins alors m'affaler dans un soupir de satisfaction dans le canapé à ses cotés. J'avais dû oublier ma clope quelque part dans la pièce mais aucune importance. Je subtilisai celle de mon hôte pour en tirer une taffe avant de la balancer dans le cendar. « Bon. Il y a une chose que je devais tester. » Il ne fallait pas croire que j'oubliais ce genre de chose. Je l'observai un moment, à travers la brume de mon regard. Je commençais à voir double et même triple mais ses lèvres ne me paraissaient pas si difficiles à localiser. Mon regard les caressa un moment. Posant doucement ma main contre son épaule, je rapprochai mon visage du sien tout en faisant glisser mes doigts jusqu'à atteindre sa nuque. En le regardant, des questions étranges s'allumaient dans mon esprit divaguant. Ce mec était un tueur. Il avait encore des marques contre ses phalanges qui prouvaient qu'il avait tabassé quelqu'un de manière violente. Comment ça pouvait bien être possible ? Je ne l'imaginais tellement pas faire ça… C'est sans réfléchir que j'articulai mon incompréhension tout haut, dans un léger murmure, mes yeux dans les siens. « Sans dec, p'tit prince, t'es un gars surprenant. » Un sourire revint pourtant assez vite éclore sur ma bouche. « Et maintenant, tu préfères que je danse le kazatchok ou que j'te fasse un massage russe ? » L'un n'excluait pas l'autre bien que j'avais tendance à fortement personnaliser ces prestations, toutes russes soient-elles.



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MessageSujet: Re: /!\ Now that I've lost everything ▬ Mikkel.   Sam 30 Juil - 3:13



now that i've lost everything

 
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Un ange, la bonne blague. Je souris à la réponse, un court instant. J'ai rien d'un ange et il le sait déjà. Il a vu mes mains pleines de sang, il a vu l'état de l'appartement, mais l'intention est gentille. Je ne relève pas, reste là, dans un rire fin, à être persuadé que je ne regretterai pas non. Parce que pour un shampooing, pour une clope, peu importe. Vu la vie que procure sa compagnie, j'étais prêt à ne plus dormir pour lui donner tout ce qu'il voulait quand il voulait. C'était quand même sacrément débile, un poil démesuré.

Mais il a cet effet là, celui du mec qui met à l'aise, qui met en confiance. Celui qui redonne vie à tout ce qui est mort, celui qui met des couleurs dans les films des années 30. Et j'avais pas envie de me passer de ça alors que je venais à peine de le trouver. Vraiment pas. Je ris, passe sur ses remarques, fait des avances sans les faire. Je tends une main sans savoir si je veux qu'il la saisisse. Je joue avec le feu sans savoir pourquoi. Sans doute pour me sentir en vie, encore un peu. Sans doute pour être encore moi, juste moi, sans violence. Entouré d'alcool et de rire. De son odeur, de ses humeurs. Tout ça, pour toujours, si seulement. Avec une seule nuit, sans promesse de lendemain, sans promesse de quoi que ce soit. Pas même celle de se revoir. Pas même celle d'être amis. Je laisse cette main, laisse son rire envahir la pièce à mes diverses propositions.

Je suis saoul, fatigué, usé d'être seul. De n'être que moi. Évidemment, il y avait cette fille et son souvenir. Mais c'était bel et bien un souvenir. Je ne savais rien d'elle et elle ne savait rien de moi. La vérité c'était qu'il ne restait que la solitude, que moi. Et le seul qui me sortait de tout ça c'était Mikkel en cet instant. Et mieux que ça, il connaissait des parts de moi que personne ne voyait, et il n'avait pas fui. Il ne s'était pas barré. Et pour ça, je m'enivrais un peu plus. Renforçait mon courage nommé rhum pour perdre toute honte de moi. Continuer dans la lancée et ne pas tout gâcher. C'est tout ce qui compte.

Je passe une main derrière ma nuque alors que c'est à son tour de jouer aux compliments, rentrer dans le jeu, et montrer ses cartes. Je ris, clope et verre à la main. Je suis loin d'être cute mais je n'ai pas envie de le contredire. Parce que pour ce soir, je me fous de ce que je suis vraiment, de ce qu'il est vraiment. Je me fous de tout. Je suis simplement vivant. Je ris à sa remarque sur l'appartement, lève mon verre. C'était en effet chez moi, mais je ne m'étais pas senti autant à ma place depuis des jours.

Et c'était bien grâce à lui. Alors cheers to that. J'avale une nouvelle gorgée du verre qui se vide et se remplit sans même que je ne le réalise, de ma voix qui devient rocailleuse avec les cigarettes qu'elle enchaîne et qui se glissent dans mes poumons. Je ris, une fois de plus avant d'ajouter, dans un anglais bien accentué, plus proche de ma langue natale que depuis des années. « J'assume. » Et c'était vrai, j'assume. Je veux qu'il improvise. Sans savoir de quoi, comment, je veux le voir faire. Je veux qu'il reste. Je veux qu'il soit là. Peu importe pour quoi. Je verrai bien, après tout.


Finalement installé près de lui, j'observe ce lieu qui ne me semble pas totalement mien et l'écoute répondre à mes propos dans un rire que je ne cache pas. D'un geste approbateur, je lui laisse la place sur l'avant de la scène, l'avant de l'appartement et c'est son approche, un peu différente, plus tendre, plus provocatrice qui me laisse un sourire au coin des lèvres. Inspirant pour que la cigarette s'allume je me prends à fixer son regard et le voir pour plus que ce que je ne le voyais jusque là. Pas Mikkel, mais bien un homme, plus désirable que précédemment. Non pas qu'il ne l'était pas, mais l'interdit passant à la trappe avec la quantité d'alcool ingérée il n'y avait plus de doute. Et pour être honnête, c'était bien loin de me déranger. Je me délecte de l'instant, de la sensation, de cette vie un peu différente de juste avant. Et mes yeux glissent sur ses lèvres alors qu'il reprend mes propos. Je souris à sa remarque. Même si son ton était différent, il n'en restait pas moins que ses mots n'avaient rien d'agressif, de vexé. Je m'approche de lui, quelques centimètres qui nous séparent. Son souffle dans ma nuque et mon sourire prenant un air légèrement différent. « Je ne crois que ce que je vois... » Plus question du chacal. Plus question de tout ça, sous entendu plus ou moins subtil alors qu'il s'éloigne et que mes yeux se baladent sur son corps avant de prendre une nouvelle bouffée de nicotine.

J'observe ses mouvements, cherche sans chercher ce qu'il peut bien vouloir faire. Croise les bras en m'étalant dans le canapé. Je m'en fous. Tant qu'il reste. Ce jeu me plait. Il trouve des trésors, des choses que j'ai délaissé depuis le départ de ma fratrie et j'en souris. Pas une once de regret, pas d'amertume. Parce que c'est Mikkel. Je souris, gigote doucement au rythme de la musique en buvant une nouvelle gorgée et plongeant mes iris dans les siens. « Tant que ça m'empêche pas de fumer. » Je ris à ma propre réflexion et ferme mes yeux sous ses ordres tout en fumant, sentant d'un coup un mouvement brusque. Un haussement de sourcil mais rien de plus. Tout en confiance, j'écoute le bruit, l'écoute lui, laissant libre court à mon imagination quant à ses actes et la clope se consumer entre mes doigts, une fois de plus.

« À tes ordres. » Un sourire joueur, et j'ouvre finalement les yeux pour me trouver dans un coin différent de la pièce, la redécouvrir comme si elle m'appartenait un peu plus. Je pose mes yeux sur lui et dans un rire non feint, j'acquiesce doucement. C'est sans doute bien mieux que tout ce que j'aurais pu faire de mes dix doigts. Et enfin, j'ai l'impression de ne pas être un intrus dans cet appartement. J'étais presque sûr qu'il allait s'arrêter là. Presque sûr que c'était tout pour ce soir. Mais la voix du russe s'élève à nouveau, et je fixe le mur dont il parle en penchant légèrement la tête. « Oui t'as pas tort... mais j'ai rien ici. » C'est des mots qu'il n'écoute de toutes façons pas, pris dans son truc, continuant dans ses idées, me laissant spectateur de ce réaménagement. Je souris à sa remarque, le rouge à lèvres dans ses mains.

Vixen. Une pensée. Une seconde et elle est effacée. Je le regarde une fois de plus, dans son monde à lui, étalant le rouge sur mon mur blanc. Je referme les yeux, ne voulant rien me spoiler de ce chef d'oeuvre qui m'attend. Alors que j'attrape le verre pour en boire une énième gorgée, la remarque de Mikkel me fait pouffer dans mon verre. Mon imagination me laissant croire à tout et n'importe quoi sur ce mur, que, avouons-le, je ne laverai sans doute pas. Le poids du brun brusquement proche de moi, j'attends l'ordre d'ouvrir les yeux pour me tourner vers le mur en arquant un sourcil avant de pouffer de rire et m'enfoncer un peu plus dans le canapé. Alors celle-ci, vraiment. C'était un sacré souvenir. J'observe les meubles désormais tous à une place différente mais surtout le chacal qui trône au mur, comme la signature de celui qui a rendu la vie à ce lieu. Je l'écoute parler, le laisse finir en tournant mon visage vers lui pour l'observer dans un sourire. « C'est vrai que ça a de la gueule. Et t'as un talent indéniable en dessin. Merci, mec. » Les derniers mots glissent un peu, comme une suite à cette situation, comme un sous entendu que je ne cherche pas honnêtement à faire. Ses doigts à quelques centimètres de mes lèvres m'arrachent la cigarette entre mes dents et pour toute réponse il a un sourire et un pincement de lèvres.

Le voyant la jeter dans le cendrier, je l'observe d'un œil cette fois-ci interrogateur, fixé sur lui, ne comprenant pas vraiment ce qu'il voulait, prêt à la récupérer alors qu'il se met à parler. Je l'écoute, intrigué, ne bouge plus, me contente de cet air sur mon visage qui cherche à avoir la réponse à sa remarque. La curiosité qui me ronge et mon cœur qui se serre légèrement. Je cherche son regard, instinctivement, voulant voir ce qu'il y voit. Déglutis, gêné de ne pas savoir agir, de ne pas pouvoir prendre les devants. De ne pas savoir quels devants il faut prendre ou non. Rester là, sans un bruit, seules nos respirations respectives alors que l'alcool fait bien trop effet rend l'instant encore plus intense. Je me mords l'intérieur de la lèvre alors que je perds son regard, pose mes yeux dans sa nuque.

Plus de réflexion. Plus capable de penser, de savoir ce que je veux et ne veux pas. De savoir ce que l'alcool veut et non pas moi. Je respire lentement, comme pour ne pas casser ce qui se tisse entre nous. Sa main sur mon épaule me fait frissonner et mes yeux se perdent un instant à observer ses doigts, sa main. L'azur de mes pupilles remontent le long de son bras pour retrouver sa nuque à nouveau. Et son visage se rapproche sans même que je ne le réalise, sans doute dû à l'alcool qui a pris largement sa place. Un léger soupire qui s'échappe de mes lèvres alors que ses doigts sur ma nuque sont loin de me laisser indifférent. Mes pupilles remontent dans les siennes, sans bouger. Sans agir. Incapable de passer le pas. De le franchir.

Et à quelques centimètres de mon visage, il parle à nouveau. Ses lèvres se changent en un sourire alors que je n'ose plus bouger, peureux de tout arrêter. Il parle à nouveau, rends la situation plus légère, me laisse la porte de sortie. Et j'hésite, le fixe. J'observe ses yeux, sens ses doigts dans ma nuque. Mon regard le quitte, observe son cou, son artère qui y bat de plein fouet. Je respire lentement, suis le trait de son épaule pour retrouver son bras. En une seconde, sans même m'en rendre compte, je lève le mien, le dépose du bout du doigt sur le sien, d'une douceur que je ne me connais plus. Je glisse lentement, faisant le chemin inverse de mes yeux. Ma main se retrouvant dans sa nuque puis sur sa joue, elle embrasse l'os de sa mâchoire alors que mon pouce descend le long de son menton et que mon regard retrouve le sien. Plus profond, plus bleu, moins saoul d'une certaine façon.

Et sans même m'en rendre compte, le pas est franchi. Je l'observe avant de murmurer de cette voix cassée de mec en soirée. « Et si on changeait les règles. » Mon visage s'approche du sien à mesure que je parle, nos souffles s’emmêlent et alors que je frôle ses lèvres et ajoute lentement, d'un claquement de langue clairement évocateur. « … On pourrait plutôt jouer à deux. Mais à une condition. Et j'y tiens. » Je glisse mes doigts dans ses cheveux, comme pressé d'en finir avec les mots, les sous-entendus, et sûr de ce que je veux. « Peu importe ce qui se passe ce soir, il est hors de question que ça change quelque chose entre nous. Je tiens bien trop à ta compagnie pour la perdre même si... » Même si je ne suis pas sûr de pouvoir passer outre quelque soit ta réponse.

Et comme pour finir ma phrase, comme pour conclure tout ça, comme pour lui donner une réponse que je veux dans tous les cas. Le souffle à peine repris que ma main se resserre et mon corps entier s'avance vers lui pour finalement coller mes lèvres sur les siennes. Dans un baiser plus passionné que je ne l'aurais pensé. Ma seconde main se posant sur son torse alors que mes dents viennent agripper lentement sa lèvre inférieure. Mes yeux se posent à nouveau dans les siens pour finir par dire dans un sourire. « C'est à toi de voir maintenant, je suis tout à toi. »

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MessageSujet: Re: /!\ Now that I've lost everything ▬ Mikkel.   Mar 20 Sep - 14:50


«Using my emotions? Caring about yours? Nah, tomorrow… maybe»



Axl & Mikkel
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L'alcool c'est comme l'essence. Tu prends un Mikkel, tu fais le plein de rhum high quality et tu le lances sur la place publique : feu d'artifice assuré. Nous avions toute une nuit constellée d'étoiles devant nous, autant dire l'infini. J'étais presque extatique devant mes propres exploits, prêt à chanter haut et fort une ode à moi-même et à mon génie, prêt à me faire une holà à moi-tout seul en levant les bras très haut dans un hurlement débridé. Le monde était beau, riche, merveilleux, j'avais tant de choses à vivre, de personnes à connaître avant que l'aube ne se lève. Ce soir, j'avais fait plus intimement connaissance avec Axl, ce mec que je fréquentais depuis un moment sans réellement savoir qui il était vraiment. Et j'avais sincèrement apprécié ce que j'avais découvert en lui, toutes ces émotions qu'il m'avait livrées avec une confiance touchante, cette vulnérabilité, cette délicatesse qu'il dégageait… mais également toute cette part sombre et morbide qui le dotait d'un charme ténébreux. Je comptais bien profiter de chaque seconde de cette soirée en sa compagnie avec intensité. Et si je mourrais demain, ce serait sans regrets. Ces formidables émotions n'étaient qu'une nouvelle fable qui aurait suffit à me faire rire, dans un glapissement lugubre.

« J'te le fais pas dire. T'sais cette œuvre d'art là, c'est un modèle unique. La valeur de ta baraque a doublé, si tu veux mon avis. »

Et Axl n'était pas contrariant, c'était appréciable qu'il soit aussi bon public, décidément. Mon enthousiasme percutait le sien avec une facilité déconcertante et cette ambiance ne faisait qu'accroître mon humeur jouasse, me donnant envie de rire aux éclats. Et puis, il y avait cette musique qui envahissait la pièce, quelque chose de léger mais de chaleureux à la fois, comme les vapeurs de rhum qui brouillaient mon esprit. En cet instant précis, alors que je plongeais dans le bleu de son regard, l'envie de lui voler ses lèvres me taraudait. Pourtant, je n'en faisais rien, me contentant de lui lancer des perches plus ou moins subtiles, grisé par le plaisir du jeu, du simple flirt, du plaisir de le caresser du regard, d'observer les plus infimes réactions de son corps, de son souffle, de son expression. J'agissais selon mon impulsivité, sans réfléchir, sans voir plus loin, profitant juste de l'instant présent. Et j'aimais cet instant, celui où l'alcool nous rendait insouciants, à l'abri dans cette bulle confortable, à nous regarder sans plus un mot, cet instant où les frissons du désir s'allumaient en moi sous la caresse de sa main, et cette douce incertitude de ce qui allait se passer ensuite.

Je soutins la gravité de son regard, sans l'interrompre, me mordillant les lèvres à ses allusions équivoques, jusqu'à hausser les sourcils à l'écoute de la suite. « Une condition, ah bon vraiment ? » J'étais bien curieux de connaître laquelle, entre amusement et délectation, les yeux rieurs, un demi-sourire pervers accroché aux lèvres. Pourtant ce qui suivit semblait tout à fait sérieux et si j'en fus vaguement surpris, je m'exhortai à retrouver un certain sérieux en hochant la tête pour le rassurer, sans que je sache pour autant exactement ce qu'il cherchait à me demander. Qu'est ce qui pourrait bien changer entre nous ? Personnellement, je n'aurais jamais pensé à me poser ce genre de questions et dans l'état où je me trouvais, j'avais d'autant plus de mal à réfléchir pour comprendre le cheminement de ses propres pensées. « C'est promis, tu ne me perdras pas, t'inquiète paupiette. » Du délire, de la dérision, de la connerie, toujours avec moi. Je lui offris un clin d’œil goguenard, sans être certain de ce que je venais de promettre. Je ne voyais pourtant pas de raison de me disputer avec ce mec ou de décider un beau jour de ne plus jamais lui parler, pourquoi je ferais ça ? Mais j'imaginais que ses paroles n'étaient dues qu'à ces nombreux verres d'alcool qu'on avait partagé et je ne m'en inquiétai absolument pas, les oubliant déjà à peine quelques secondes plus tard, dès qu'il se fut rapproché de moi.

La surprise me paralysa quelques secondes, je n'avais pas prévu une telle intensité de sa part, mes yeux s'écarquillèrent légèrement avant de se fermer dans un soupir de plaisir. Je ne prévoyais jamais rien mais je m'adaptais vite. Ses lèvres étaient douces, je les accueillis avec chaleur, entourant naturellement ses épaules de mes bras pour l'enlacer. Mes pensées étaient légères, elles se prélassaient dans un océan de ouate, avec langueur et désinvolture. J'appréciais sa manière d'embrasser, avec une ardeur peu commune qui laissait présager de choses très intéressantes dont je m'aurais fait un plaisir de profiter.  La délicate morsure me fit me cabrer doucement vers lui alors que je retrouvais son regard et ensuite, le sourire avec lequel il s'offrait à moi. Cette répartie me fit rire doucement, me plaisant et m'égarant à la fois. Comme un gamin à qui on offre carte blanche dans une confiserie, j'avais le champs libre et je ne savais pas par quoi commencer. Ça aurait été plus facile pour moi si j'avais su ce qu'il aimait, ce qu'il désirait mais là il me fallait improviser, comme un artiste qui devait faire ses preuves. Je n'aurais pas été capable de l'exprimer consciemment mais c'était sans doute ce que je ressentais, un genre de trac mêlé d'enthousiasme devant ma prochaine prestation. Sauf que je n'étais pas au spectacle, sauf qu'on ne me demandait pas de jouer un rôle. Parfois, je ne savais même plus qui j'étais.

« J'aime ça, ta fougue… j'vais bien m'occuper de toi. »

Axl aurait pu me mettre un gros râteau, je m'en prenais au moins dix par jour si pas plus, quelle importance ? Mais il ne l'avait pas fait. Me penchant vers lui, j'entrepris de dégrafer sa ceinture doucement, sans le relâcher des yeux, sans attendre, décidé à ne pas laisser retomber cette ardeur qui émanait de lui, de poursuivre sur cette lancée grisante qui nous mènerait dieu savait où. Je prenais mon temps, mes gestes étaient assurés, nullement ankylosés par l'ivresse, même si mes prunelles brillaient encore, toujours envahies par cette brume délicieuse de mon état modifié de conscience. Ma paume massait son entrejambe, par dessus ses fringues, glissant sur mes genoux pour mieux me pencher vers lui et embrasser son ventre, découvert d'un geste leste. Sa peau était tiède, ses abdos assez fermes et j'y laissai courir mes lèvres avant que mes doigts ne s'introduisent par delà sa braguette pour mieux affermir ma prise. A la recherche de son membre chaud, de sa peau contre ma paume, j'y pressai enfin ma main jusqu'à ce que mes lèvres le rejoignent pour l'en envelopper aussitôt, l'emprisonner, le relâcher, le reprendre encore. J'attendais ses réactions quelles qu'elles soient pourvu qu'elles existent, frémissements, bruits de gorge, élans de son corps ou de sa voix, je m'en serais délecté. Et lorsqu'il se serait laissé aller, au comble de sa satisfaction, je laisserais couler la saveur salée jusqu'au fond de ma gorge, sans en perdre une once.

J'étais saoul et lui aussi mais quelle importance ? Même sobres, nous n'étions tous deux pas du genre à nous soumettre à de quelconques règles, à courber l'échine et accepter ce sinistre destin qui nous était imposé. Que nos malédictions soient le fruit d'un amour inconsidéré ou du triste hasard, elles nous appartiendraient pour toujours. Corbeau, chacal, animaux décadents qui puaient la mort et la ruine, ils pourraient croasser et glapir de concert, en un défi fièrement craché envers le monde. Nous n'allions pas nous laisser dominer par le gouvernement ni par notre passé, ni par quoi que ce soit, nous serions plus forts que ça. En dépit des déceptions, des abandons, des insultes, nous ne les écouterions pas. Voilà ce que j'aurais été capable de hurler en cet instant : allez tous vous faire foutre ! Je resterais ce mec superficiel et délirant qui rit d'un rien et se moque de tout. Axl quant à lui serait cette ombre discrète et silencieuse qui hante les cimetières et sème la mort. Je serais ce mec qui plonge dans le bruit et l'excès mais reste seul, même entouré de mille personnes. Il serait celui qui pleure dans le noir et sourit face aux autres. Pourquoi pas ? Mais aucune loi, aucune règle, aucune prohibition ne pourrait nous asservir, parce qu'en dépit de nos personnalités opposées, nous étions libres, nous étions… éternellement révoltés contre l'oppression.

« Mec, dis moi ce que t'aimes. » Dis moi que tu aimes. « Demain on oubliera tout ça, s'tu veux, c'est pas grave. On fera comme tu voudras. »

Ma voix était pâteuse, trop engourdie, trop perdue dans les limbes de ma conscience. Pourtant, mes mots étaient sincères, s'ils voulait qu'on oublie cette séance, je n'en aurais pas été vexé. J'étais pas du genre à me vanter de mes coups, simplement parce que je n'en éprouvais pas le besoin alors il ne devait pas craindre de trahison de ma part. Par contre, je glissai salement dans une brèche où je sombrais trop souvent, cette fissure de mon narcissisme, cette horreur, ce gouffre. Il pouvait profiter de moi, je n'étais bon qu'à ça. « On va dans ta chambre. » Le canapé était confortable mais un peu étroit. Je me redressai pour l'attraper par la main et l’entraîner à ma suite, en quête d'un nid plus large où étaler notre luxure avec honneur. L'attirant contre moi, je gloussai contre son cou, relâchant mes rires de mec bourré sans m'en soucier en palpant ses fesses par dessus son pantalon ouvert, mes lèvres venant happer le lobe de son oreille, murmurant un souffle dans le creux de celle ci. « J'vais te bouffer, Axl. » Bouffe-moi.



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The Jackal comes, blood lust on his lips. He craves the dead, our lives in his grips. He's after our hearts, he'll chew and swallow. Blood pours from his mouth, our lives will soon follow. Death comes to those who wait, He feels this. Eyes wide. We try to run from our past, but the truth we cannot hide.
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