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  Messed up world [PV Ayleen]

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↳ Citation : " In order to rise from its own ashes, a Phoenix first must burn. "
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MessageSujet: Messed up world [PV Ayleen]   Mar 17 Mai - 13:14

Messed up world

Back door bitches begging me to behold. All their cash and cars platinum silver and gold. We're like diamonds in the sky that is what we are told. No mountain made of money can buy you a soul, baby. I can see it coming down.  It's a messed up world, what do you get?


Les billets passent d'une main à l'autre méthodiquement. Ses yeux effleurent à intervalles réguliers les coupures et la carcasse qui lui fait encore face. Généralement, on ne la prend pas au sérieux, tout du moins au début. Pour obtenir le respect quand on est une femme, il suffit rarement d’apparaître dans l'encadrement de la porte, même armée jusqu'aux dents. On lui rit au nez d'ordinaire, lui demande souvent si elle s'est perdue. Il faut dire qu'elle n'a rien d'un molosse patibulaire. Pas spécialement petite, pas particulièrement grande non plus. Sa frêle silhouette ne rend simplement pas justice à ses intentions. Trop souvent, elle se voit obligée d'effrayer ses proies, usant et abusant de son plus grand talent. Le tir. La trentenaire bluffe à moitié et montre ses compétences en visant un objet quelconque au plus proche de la cervelle du malfrat résistant. Ça fait mouche une fois sur deux. Elle doit lutter contre les préjugés et le machisme en puissance, faire ses preuves dans l'art de l'intimidation. Mais qui a-t-il de plus satisfaisant que d'obtenir cette frayeur après quelques luttes contre des êtes buttés et fiers ? Que d'arriver à terroriser juste assez ses opposants pour qu'ils coopèrent sans encombre ? Cette impression de contrôle est grisante. Joan s'enivre des résultats obtenus en ce jour. Elle n'a presque pas dû gueuler, presque pas dû cogner non plus. Personne n'a eu besoin de crever. Peut-être qu'elle a eu de la chance, peut-être qu'elle commence à comprendre comment appréhender ses adversaires. L'un dans l'autre, elle s'en réjouit. L'idée de paraître assez menaçante pour grappiller le fric avec plus de facilité ne peut que renforcer son orgueil et valider ses efforts permanents.

La sorcière déploie un sourire sur ses lèvres, le renvoie avec beaucoup de férocité à son assaillant. « Le compte est juste, non ? » s'enquiert ce dernier, inquiet devant ce malsain rictus. Elle hoche de la tête en soupirant, rangeant l'argent dans sa poche. « Ouaip, je peux me tirer. La prochaine fois, aboule le fric en temps et en heure, petite merde. » En passant la porte, la fausse mafieuse renverse le premier objet pouvant se briser à sa portée pour plus de théâtralité. Les fracas la poursuivent dans le couloir tandis que le propriétaire pousse sans doute déjà des injures qu'elle ne perçoit pas. La divorcée dévale les escaliers, gagne les rues malfamées le cœur affreusement léger. L'optimisme en bannière et la légèreté pour seule compagne. Finalement, ils se sont trompés sur elle, elle s'en sort plutôt bien. Dans tes dents, Burty. Le vent claque, force un léger frisson sur son cou dénudé. D'un mouvement rapide, elle retire l'élastique emprisonnant sa chevelure et laisse celle-ci onduler contre ses épaules. Une sensation de liberté rarement éprouvée, s'empare d'elle tandis qu'elle rejoint machinalement le QG pour y déposer le fruit de son labeur. Son regard glisse contre les silhouettes familières qu'elle croise dans l'entrée. Elle les salue d'un geste bref de la tête. Ici, elle préfère s'en tenir au minimum. Parce que de toute manière, personne n'est à même de supporter sa façon d'être ou de s'exprimer. Difficile de se faire des amis. Ce qui rend sa collecte d'informations plutôt misérable d'ailleurs. Peut-être qu'elle ne s'en tire pas si bien que ça en fait. Mais au moins, elle ne s'est pas encore retrouvée dans un caniveau, vidée de son sang. On déniche le positif où on peut après tout.

Après avoir rendu l'oseille à qui de droit, la jeune femme erre dans l'hôtel avec le vague espoir d'assister à l'un ou l'autre événement, l'une ou l'autre conversation. Son dernier rapport ne comportait que trop peu de renseignements utiles. Elle sait que ça peut lui porter préjudice à long terme et si elle pouvait éviter de se faire emmerder par ses supérieurs pour cette raison, ça serait plutôt une bonne chose. Sa patience déjà naturellement peu élevée, s'amoindrit drastiquement depuis qu'elle effectue la basse besogne de la milice. Déshabituée du cadre strict fourni par son travail originel, elle peine à se plier à la discipline. C'était déjà un souci mais elle craint qu'il ne se soit aggravé. Pourtant, elle ne se voit pas changer de boulot. Pour rien au monde. Porter un flingue et calmer les esprits échaudés, c'est tout à fait ce qu'elle recherche. Un exutoire pour sa rage mal canalisée, un défouloir qui la préserve de la prison et lui fait gagner sa croûte de surcroît. Ses pas la ramènent au hall, bredouille de n'avoir vu ou entendu quoique ce soit d'intéressant. Il lui faudrait une stratégie. Pas son point fort. Pour ainsi dire son point faible en fait. La milicienne s'accole à un mur proche et observe les allers-et-venues durant quelques minutes avant de se résigner à quitter les lieux. Alors qu'elle effectue le premier pas vers la sortie, son regard accroche un visage familier. Son estomac se tord, elle bondit immédiatement. Sa main agrippe abruptement le poignet de la blonde. « Qu'est-ce que tu fous ici ? » beugle-t-elle, sans prendre conscience des quelques personnes qui se sont retournés déjà sur elles. L'américaine n'en a déjà plus rien à faire du décor. Ses prunelles se vissent à celles de son interlocutrice tandis que la prise se resserre sur la chair capturée. Pas elle aussi.

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MessageSujet: Re: Messed up world [PV Ayleen]   Mer 18 Mai - 15:25


Elle caresse du bout des doigts la détente de l'arme qu'elle tient fermement collée contre le front de l'homme devant elle, adossé à un mur à moitié moisi. Ses yeux emplis de larmes supplient la jeune femme de lui laisser la vie sauve et il ne cesse de répéter que sa femme l'attends quelque part, un nourrisson dans les bras. Un fils apparemment, d'à peine deux mois. Comme ci Ayleen en avait encore quelque chose à faire de détruire des vies, d'arracher si cruellement un homme à sa famille. Elle aimait ça, ce sentiment de puissance, décider de qui doit mourir et de qui doit vivre. Elle se sentait importante, vivante, elle qui s'était si longtemps tapie dans l'ombre, elle qui s'était effacée de ce monde.
La skin’ ordonne à l'homme de se taire et appuie un peu plus l'arme contre son front pour le menacer d'avantage. Un silence règne maintenant dans l’insalubre pièce ce qui fait soupirer de soulagement la jeune femme. Écouter les dires de sa prochaine victime devenait de plus en plus embêtant et c’était un réel soulagement de ne plus rien entendre. Cela faisait plusieurs jours qu’elle le suivait, qu’elle scrutait le moindre de ses mouvements pour mettre fin à sa pitoyable existence et le jour J était arrivé. Jamais elle n’aurait crû il y a plusieurs années qu’elle passerait du temps à faire ça, à salir ses mains avec le sang d’innocents. Mais elle avait grandit, terriblement grandit et elle n’était rien de plus qu’un assassin. Mais elle l’avait voulu, personne ne l’avait obligé à faire cela et elle devait assumer jusqu’au bout sans fuir ses nouvelles responsabilités. Elle baisse lentement l’arme et soupire de nouveau avant de tourner les talons et de partir en direction de la porte. Elle ferme les yeux, inspire fortement et se tourne rapidement pour appuyer sur la détente et exploser le crâne de l’homme dont le corps maintenant sans vie s’écrase sur le sol. Le sang domine la petite pièce et Ayleen la balaye rapidement des yeux, cherchant des bijoux, de l’argent ou quoi que ce soit d’autre qui rapporterait un peu de fric.. Son regard s’attarde sur un collier ancien et quelques billets sur une vieille commode. Elle s’avance et les attrape avant de regarder le cadavre au crâne explosé par la rencontre avec la balle. Un de plus..

Elle claque la porte et quitte rapidement cet endroit laissant les rats déguster leur festin de roi. Le vent souffle et elle remonte machinalement le col de sa veste avant de la fermer. Les rues sont calmes, étonnamment calmes. D’ordinaires les quartiers réputés pour être malfamés regorgent de drogués, d’alcooliques ou même de personnes totalement désespérées. Mais la jeune femme est seule au milieu des débris et des bestioles en tout genre. Ses talons claquent contre le bitume tandis qu’elle rejoint calmement le quartier général de la mafia dont elle fait maintenant parti. Elle y entre et salut de la main les quelques personnes qu’elle connaît déjà et qui daignent bien vouloir lui parler. Certaines personnes l’ignore, la fuit comme la peste ; beaucoup sont convaincus que son jeune âge causera sa perte et qu’elle se fera très bientôt attraper par la gouvernement. C’est donc vital pour eux de ne pas l’approcher, de ne pas lui divulguer leurs identités pour éviter de plonger avec elle. La demoiselle affiche un sourire au coin des lèvres devant ces personnes qui attendent impatiemment qu’elle disparaisse subitement. Elle se rends dans la pièce prévue pour déposer les objets trouvés chez les victimes et y dépose alors ceux qu'elle a récolté récemment. Une main se glisse sur son épaule et la jeune femme se retourne alors, apercevant celle qui lui a en quelques sortes appris à tuer avec une certaine classe les personnes ne pouvant rembourser la mafia dans les délais accordés.

- Alors, tu l’as buté cet enfoiré ?

- Et comment que je l’ai buté, son crâne est en pièce et les rats ont déjà dû commencer à manger ses organes encore bien frais.

Un sourire se dessine sur son visage alors qu’elle s’éloigne pour rejoindre l’entrée du QG, histoire de souffler un peu après cette nouvelle mission magnifiquement accomplie. Elle porte ses mains au niveau du visage et se le frotte avant de s’appuyer contre un mur et de regarder les gens entrer et sortir à leur guise. Tout d’un coup, la skin’ sent une forte douleur au niveau de son poignet et se tourne pour trouver face à elle une personne qu’elle n’aurait jamais crû voir un jour en ces lieux. Joan…

- Qu’est-ce que tu fous ici ?

Son ton est autoritaire, comme celui d’une mère parlant à son enfant. Ayleen cligne plusieurs fois des yeux, stupéfaite. Impossible pour elle de mentir, son arme étant encore sur elle. Dans un élan de courage face à une Joan dans tout ses états, Ayleen d’un mouvement sec libère son poignet et se le frotte. Celui-ci est rouge, témoin de la colère de son interlocutrice.

- Joan ? Et toi, qu’est-ce que tu fais là ?! Moi je.. Euh… Pff… Inutile de te mentir, je suppose ? Je… Travaille.


La skin’ fuit Joan du regard, elle n’aurait jamais imaginé pouvoir croiser quelqu’un qu’elle connaissait ici, jamais.. Et malheureusement aujourd’hui, cela s’est produit.. Et pas avec la meilleure personne…


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MessageSujet: Re: Messed up world [PV Ayleen]   Lun 23 Mai - 21:33

Des sursauts d’espoir, des ratures qu’elle n’a pas pu effacer de la marge. Des instincts conservés malgré l’adversité, sa nature profonde s'exprimant de façon inopinée. Celle qui l’a menée à sa perte, celle qui l’oblige à rattraper des chimères encore aujourd'hui. Une loyauté féroce qui s’essouffle trop rarement, qui l’a laissée plus d’une fois en sang et en larmes. Elle s’est juré de ne plus jamais souffrir pour cette raison. Il fût aisé, semble-t-il, d’appliquer ce principe dans les premières années de ces résolutions. Le changement a été radical, la dépression aidant à son acidité, sa solitude et son rejet de tout autre sentiment que le chagrin ou la colère. Le deuil a été fastidieux, pénible et bien qu’elle en voit le bout, les séquelles perdurent. Son serment n’a pas été révoqué mais elle se surprend de plus en plus à faire des entorses aux règles qu’elle s’est imposée. Ses prédispositions à la protection ont toujours été présentes quand bien même, elle ne parvenait pas à se défendre elle-même. Ce besoin viscéral de préserver ceux qu’elle apprécie. Ils se sont toujours faits rares et se raréfient d’autant plus maintenant qu’elle ne laisse de la place à presque personne. Ils se comptent sur les doigts d’une main, ces gens dont elle se préoccupe juste assez pour ne pas faire parler son égoïsme en premier. Elle les maudit trop souvent pour ce motif d'ailleurs mais les accueille toujours plus franchement dans son quotidien, les épaule parfois. Si elle peut justifier la plupart de ses attentions par des liens indéfectibles, comme l'amour fraternel inconditionnel pour Ezekiel, elle ne peut pourtant pas s’expliquer ce rapprochement inopiné avec Ayleen. Ou plutôt, ne le veut pas tellement. Sans doute, a-t-elle d’abord reconnu chezcette gamine en détresse, un peu de ce qu’elle a pu être. Sûrement qu’avec le temps, elle a déversé un peu de cette affection maternelle inutile et encombrante développée à la naissance de Jill. Un vide qu’elle n’a jamais pu combler et qu’elle ne pourra pas remplacer par la blonde. Mais encore faudrait-il en avoir conscience pour pouvoir le réaliser.

Le mouvement brutal observé par son acolyte, l’oblige à retirer sa prise sur le poignet. Son regard se fait assassin, furieux tandis que la vérité se dévoile sans plus de résistance. La peur se mêle à la rage. A vouloir toujours lui tirer la tête hors de l’eau, elle n’obtient de toute manière qu’un résultat inexistant. Cette fille ne l’écoute pas, n’entend rien. Forcément, c’est pratiquement son double. Aussi insolente que fougueuse, désobéissante. Mais bien plus branchée autodestruction que la brune ne l’est désormais. L'inexpérience allié à la solitude, un parcours sans nul doute chaotique. Un ricanement lui échappe tandis qu’elle visse ses yeux à ceux de son vis-à-vis. « Ça te regarde pas, la mioche. » réplique-t-elle sèchement. Affolée pourtant de la savoir ici pour gagner de l'argent. Heureusement, la métamorphe ignore son métier d’origine et Joan s’en félicite. Voilà qui aurait pu mettre à mal sa couverture. « Ouais, évite de te foutre de ma gueule. J’ai déjà bien pigé que tu faisais encore de la merde. Putain, Ayleen, t’en as pas marre de foutre ta vie en l’air ? » La hargne laisse filtrer un peu d’attachement. Elle s’en veut presque aussitôt. Les réprimandes sont essentiellement visuelles ensuite, des coups d’œil rageurs qu’elle propulse à plusieurs reprises sur la silhouette de sa protégée et ensuite, vers les témoins de son emportement. La trentenaire se retient de congédier l’assemblée, consciente de ne pas devoir chercher la bagarre inutilement. Sa position délicate la rend dès lors plus agacée encore.

L’effroi survient bien plus ardemment. La divorcée s’écoute déjà anticiper le pire. Elle se rapproche abruptement de la serveuse, pose une main fébrile sur son bras. « Et tu bosses de quelle façon hein, bordel, tu te fous toujours dans les pires emmerdes du monde, comment ça se passe ? » La fureur atteint son apogée, elle se met à la secouer brièvement comme pour lui remettre les idées en place inutilement. « Me dis pas que tu fais la putain ? T’es pas assez conne pour faire le trottoir, hein ? » Elle la relâche aussi sec, serre ses poings et continue à déverser un chapelet d’injures entre ses dents serrées. Sa maîtrise plus ou moins réussie jusqu’alors de son impétuosité, s’est totalement fendue, démantelée. Ce n’est pas le lieu pour ce règlement de compte mais la milicienne ne parvient pas à contenir un centième de cette révolte qui court sous sa peau et l’oblige à élever la voix, à redevenir cette irascible personne qui ne supporte rien, personne et qui entend bien le clamer.

Elle ne peut surtout pas encaissé le comportement de quelqu’un qu’elle cherche vainement à sauver. Elle sait que la rebelle ne lui a jamais rien demandé, qu’elle s’est mêlée de son existence sans réelle motivation rationnelle. La sorcière n’est pas altruiste, encore moins patiente. Elle tient un rôle qui ne lui va plus vraiment, qu’elle exécute mal de surcroît. Elle endosse une responsabilité qu’elle exerce et le reproche allégrement à celle qui ne l’a même pas souhaité. Ce lien n’a aucun sens si ce n’est celui qu’elle s’acharne à lui donner. Peut-être qu’elle a besoin de voir qu’elle peut tirer quelqu’un vers le haut, peut-être qu’elle a juste envie d’être la personne qu’elle aurait aimé avoir à ses côtés quand elle subissait les sévices d’Isaac. Peut-être que pour une fois, elle a envie de croire qu’il y a un peu d’espoir quelque part, peut-être qu’elle veut le créer. Une idée folle qui va sans doute se retourner contre elle. Si ce n’est pas déjà fait.

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MessageSujet: Re: Messed up world [PV Ayleen]   Ven 3 Juin - 13:36


Un rat, une souris voir même un oiseau, c'est ce qu'Ayleen aurait voulu être à ce moment-là. Pouvoir s'enfuir dans un trou et y rester jusqu'à ce que la colère de Joan s'évapore ou s'envoler dans les cieux échappant également à cette fureur. Elle ne comprenait pas vraiment sa réaction, après tout Ayleen ne devait lui rendre aucun compte, elle faisait ce qu'elle voulait de sa vie, de son temps libre quitte à risquer de mourir à chaque instant. D'ailleurs plus rien ne la retenait ici, elle avait tout perdu le jour où elle s'était défendue tuant de ses propres mains son agresseur depuis plusieurs mois. La mort ne lui faisait aucunement peur, au contraire c'était peut-être ce châtiment ultime qu'elle cherchait à acquérir, cette libération suprême, sans en avoir réellement conscience.
Mais d’un autre côté, la présence de Joan était un soulagement pour la jeune Skin’. Elle lui rappelait sa mère, toujours derrière elle à faire attention que sa fille ne gâche pas sa vie pour des personnes qui n’en valait pas la peine. Elle s’en voulait terriblement de ne pas avoir pu lui adresser un dernier au revoir avant sa fugue, les derniers instants de sa mère s’étaient passés dans la tristesse, l’angoisse, la peur, et c’était uniquement de la faute d’Ayleen. Mais elle ne pouvait plus reculer, elle s’était trop enfoncée dans une boucle infernale et était obligée de faire face à tout ses regrets. Elle avait changé, grandit et avait dû tirer un trait sur l’ancienne Ayleen bien trop faible et fragile pour vivre dans un monde comme celui-là.

- Ça te regarde pas, la mioche. Ouais, évite de te foutre de ma gueule. J’ai déjà bien pigé que tu faisais encore de la merde. Putain, Ayleen, t’en as pas marre de foutre ta vie en l’air ?

La skin’ relève les yeux et fronce les sourcils. Affronter Joan est signe de folie, d’envies suicidaires mais elle se devait de répondre, elle devait se défendre face à cette femme en furie, elle devait montrer que malgré son jeune âge, elle était consciente de tout ce qu’elle accomplissait.

- Parce que tu crois qu’on a encore une vie dans ce monde de merde ? Tu crois que j’fais ça parce que ça me plaît ? Si j’avais encore de l’espoir en moi, peut-être que j’arrêterai direct de faire ça, mais on va tous crever t’façon ! Alors j’ai pas envie de rester dans mon coin à chialer sur mon sort j’ai envie de faire quelque chose de ma vie, même si c’est pas forcément une conduite exemplaire !

Ayleen serre les dents ainsi que les poings et jette un regard noir aux spectateurs de cette dispute. Ils sont là, comme des rapaces à attendre que les choses dégénèrent un peu plus, comme pour égayer leur journée. Mais Ayleen était tout sauf ici pour se battre avec Joan, elle tenait quand même à elle, à sa manière.

- Et tu bosses de quelle façon hein, bordel, tu te fous toujours dans les pires emmerdes du monde, comment ça se passe ? Me dis pas que tu fais la putain ? T’es pas assez conne pour faire le trottoir, hein ?

- Et qu’est-ce que ça pourrait te foutre que je donne mon cul à droite à gauche hein ? C’est le mien j’en fais ce que je veux j’ai pas à te demander la permission pour faire quelque chose ! J’aime les emmerdes, j’aime me fourrer dans des situations pas possibles, j’aime cette adrénaline qui me traverse le corps quand j’fais une connerie ! Et alors ? Hein ? Mais si tu veux savoir, je bute des gens à longueur de temps rien que pour du fric et j’adore ça, cette puissance ! Mais toi, t’es là aussi non ? Tu te mets dans une merde pas possible aussi ? Donc t’as pas à me faire de leçons de moral !


Quelque peu essoufflée par cet élan de courage et de rage, Ayleen tente de se calmer, de reprendre son souffle et surtout d’enlever les larmes qui commencent à se montrer au niveau de ses yeux. C’est un de ses points faibles ; de pleurer quand son énervement atteint son apogée. Les gens ont,à cause de cela, tendance à la prendre pour une «victime», pour une fille que l’on peut facilement manipuler ou faire souffrir. Mais elle devait montrer qu’elle ne reculait devant rien, qu’elle existait, qu’elle était capable de se défendre seule et de survivre en solitaire, sans l’aide de personne même sans Joan…
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MessageSujet: Re: Messed up world [PV Ayleen]   Jeu 9 Juin - 0:07

Le hall de l’hôtel devient sans le moindre avertissement ou signe avant coureur, le centre d’une tempête qu’elle contrôle à peine. Cette rage la domine. Comme trop souvent, les émotions brutalisent sa patience déjà éviscérée par le temps et les épreuves. Chaque sentiment devient une pulsion destructrice qu’elle doit balancer dans l’air, doit communiquer d’une manière ou d’une autre. Le spectre émotionnel généralement limité cependant. Il n’y a pratiquement aucune nuance entre chaque couleur, tout est vif. Surtout le rouge. Les sens détraqués après la chute, réarrangés quand elle a appris à se relever. Les teintes intermédiaires ne l’intéressent plus. Trop souvent, elle leur a accordé un crédit bien trop important, se délectant de la clarté pour en effacer la noirceur. Idéaliser ce monde en égarant le regard dans les gris déployés et en refusant de croire que l’ébène profond puisse un jour tout à fait exister. Il a fallu tomber très bas pour conscientiser des vérités qu’elle ne souhaitait pas concevoir. Désormais, il ne reste que le noir et le blanc. Elle tranche plus vite, juge plus simplement et ne déniche que la moralité qui lui sied. Toute son existence s’en retrouve simplifiée. Pourtant, elle se tient devant une complication avérée, enchevêtrée dans les ennuis, piégée entre une apparence à conserver et un des rares éléments pouvant perturber son indifférence exacerbée. Si elle échoue avec Ayleen, elle gâche une chance inouïe de rattraper finalement le bras d’une gamine en détresse. Si elle perd la métamorphe, elle reperd Jill. Des transferts toujours plus terrifiants, un vide bien encombrant et toujours trop d’espace vacant qui permet aux souvenirs de s'immiscer dans le peu de silence à engendrer.

Les silhouettes se pressent de chaque côté tandis que ses cris fusent. La milicienne perd davantage sa lucidité et la réserve nécessaire à sa mission quand son vis-à-vis se permet de répliquer. Les yeux s’écarquillent, le ricanement sinistre s’élance et ses phalanges craquent sous la pression exercée. « Arrête, tu vas me faire chialer. Putain, j’hallucine. Tu vas longtemps te planquer derrière des excuses de merde ? Tu crois que jouer la dépressive désabusée ça va fonctionner peut-être ? T’as quoi vingt ans à tout casser, tu crois que t’as tout vu, tout vécu ? T’es complétement paumée, ouais. Si tu veux t’offrir une vie, sors toi les doigts du cul et barre-toi d’ici, bordel ! Tes parents t’ont rien appris ? » Cette hargne viscérale ne se dissipe pas même quand elle crache ses mots. La peur la noue littéralement à ses tripes. « T’es une foutue suicidaire. Tu nous fais ta crise d’ado à retardement ? C’est de l’attention que tu recherches petite ? Non mais laisse-moi rire. Tu vas vraiment te mettre à chialer en plus de couiner comme une imbécile ? » Sa méchanceté et ses provocations ne l’amèneront nulle part, pas plus que cette petite scène insensée ne l’aidera à conserver sa place au sein de la mafia. La sorcière balaie les environs du regard, réalise la précarité de cette situation volcanique et interpelle avec acidité à l’un des plus proches témoins de cette confrontation. « Tu veux ma photo aussi du con ? » Avant qu’il ne puisse réagir, elle attrape le poignet de sa protégée et la tire violemment jusqu’à la première pièce libre à proximité. Une chambre abandonnée dans laquelle elle la pousse abruptement avant de fermer la porte derrière elle à clé.

Au moins à l’abri des regards mais les murs ont peut-être des oreilles. Sa paranoïa l’oblige à laisser ses prunelles courir sur les parois afin de mieux appréhender cet environnement tandis qu’elle reprend son monologue. « Je suis pas ici parce que mon grand rêve dans la vie, c’est de me foutre le feu aux fesses pour me donner l’impression que je vis. T’as un putain de souci mental ! C’est un psy que tu devrais voir. Tu crois qu’en butant des gens, tu vas faire un truc de ta vie ? Puis la ramène pas, je t’ai sauvé les miches. Tu crois que ça me fait plaisir de te voir les risquer à nouveau comme une conne ? » L’attention se repose sur la jeune femme qu’elle détaille avec froideur avant d’agripper son menton pour accrocher les iris adverses. « C’est de fric que t’as besoin ? Ou c’est d’une bonne claque sur la gueule hein ? Putain Ayleen, t’es trop jeune pour te foutre dans un tel merdier et croire que tu vas en ressortir indemne. C’est pas qu’une question de pas finir à l’hosto, t’as pensé à ce que ça faisait de buter quelqu’un ? Fais pas genre t’as pas de conscience, une môme qui se met à vouloir pleurer pour quelques cris, ça peut que s’encombrer de bons sentiments. » Un sourire mauvais se hisse sur ses lèvres. « T’as encore beaucoup à apprendre de la vie et c’est pas dans ce putain d’hôtel miteux que tu vas piger quoique ce soit. C’est crever que tu veux ? » Le sérieux rehausse son expression jusqu’alors un peu moqueuse. Parfois, elle voit en elle, l’enfant perdue. Parfois, elle se voit juste elle. Et dans les deux cas, ça lui fait mal. Mal de la voir se détruite sans rien pouvoir y changer.

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MessageSujet: Re: Messed up world [PV Ayleen]   Mer 15 Juin - 13:40


- Arrête, tu vas me faire chialer. Putain, j’hallucine. Tu vas longtemps te planquer derrière des excuses de merde ? Tu crois que jouer la dépressive désabusée ça va fonctionner peut-être ? T’as quoi vingt ans à tout casser, tu crois que t’as tout vu, tout vécu ? T’es complètement paumée, ouais. Si tu veux t’offrir une vie, sors toi les doigts du cul et barre-toi d’ici, bordel ! Tes parents t’ont rien appris ? T’es une foutue suicidaire. Tu nous fais ta crise d’ado à retardement ? C’est de l’attention que tu recherches petite ? Non mais laisse-moi rire. Tu vas vraiment te mettre à chialer en plus de couiner comme une imbécile ?

Elle en  avait envie, terriblement envie que la vie daigne enfin lui offrir le repos éternel et la soulager de tout ses maux. Elle était jalouse de tout ceux à qui elle avait ôté la vie puisqu’ils ne souffraient plus, ne pensaient plus à rien, n'avaient plus à faire maintes actions pour sauver leur peau. Il n’y avait plus qu’un trou noir, rien d’autre. Si elle avait su, elle n’aurait jamais quitté les siens et aurait laissé l’apocalypse faire son travail ; la tuer en une fraction de secondes, la libérer, lui rendre un immense service pour lui éviter de devenir ce qu’elle est aujourd’hui.

- Et toi, avec ta grande gueule, tu crois qu’on a pas compris ton petit jeu ? Tu fais celle que personne ne peut atteindre mais au fond t’es autant paumée que moi ! Laisse moi entreprendre ma vie comme je l’entends et essaye de faire quelque chose de la tienne aussi ! Parce que tu me fais ta petite leçon de morale mais t’es aussi ici ! Tu fais autant de conneries que moi, t’as autant une vie de merde alors fout moi la paix !

La colère de Joan semble atteindre son apogée alors qu’elle insulte le plus proche témoin de l’altercation avant de conduire de force Ayleen dans une pièce adjacente pour continuer la discussion dans l’intimité la plus totale. La pièce abandonnée est emplie de toiles d'araignée et froide, ce qui fait frissonner la jeune skin’. L’ambiance y est pesante, angoissante. Si on l’avait conduite ici la nuit, Ayleen n’aurait pas tenu plusieurs minutes dans cette pièce. Elle était ce genre de personnes à détester les jeux et films d’horreurs, à ne pas pouvoir se balader dans le noir le plus total, à sursauter au moindre bruit dans la nuit… Ce qui était totalement contradictoire avec ce qu’elle laissait paraitre d’elle.

- Je suis pas ici parce que mon grand rêve dans la vie, c’est de me foutre le feu aux fesses pour me donner l’impression que je vis. T’as un putain de souci mental ! C’est un psy que tu devrais voir. Tu crois qu’en butant des gens, tu vas faire un truc de ta vie ? Puis la ramène pas, je t’ai sauvé les miches. Tu crois que ça me fait plaisir de te voir les risquer à nouveau comme une conne ?  

- Je ne t’ai jamais demandé de m’aider, de me sauver ! Tu crois que tu m’as rendu service en faisant ça ?! T’aurais dû me laisser crever, putain que ça m’aurait fait plaisir !  Lâche moi bordel, va faire c’que t’as à faire et laisse moi !

Ayleen regarde longuement Joan avant de sentir celle-ci lui agripper le menton pour se rapprocher un peu plus d’elle et lui montrer sa supériorité. En plongeant ses yeux dans les siens, la skin' peut distinguer toute la haine et la colère qu'éprouve Joan à son égard. Elle ne savait pas pourquoi la jeune femme s’inquiétait autant de son sort, après tout, Ayleen n’était rien pour elle. Elle l’avait sauvée par hasard, rien de plus. D'ailleurs, la peacekeeper n’avait pas l’air d’être le genre de personne à se soucier des autres. Elle donnait l’impression de ne penser qu’à elle, de se sauver avant de sauver les autres. Et pourtant, elle était là, à réprimander de toutes ses forces Ayleen pour mettre en permanence sa vie en danger et la gâcher.

- C’est de fric que t’as besoin ? Ou c’est d’une bonne claque sur la gueule hein ? Putain Ayleen, t’es trop jeune pour te foutre dans un tel merdier et croire que tu vas en ressortir indemne. C’est pas qu’une question de pas finir à l’hosto, t’as pensé à ce que ça faisait de buter quelqu’un ? Fais pas genre t’as pas de conscience, une môme qui se met à vouloir pleurer pour quelques cris, ça peut que s’encombrer de bons sentiments. T’as encore beaucoup à apprendre de la vie et c’est pas dans ce putain d’hôtel miteux que tu vas piger quoique ce soit. C’est crever que tu veux ?

- Depuis que je suis arrivée ici j’ai fait que des choses qui ne m’ont pas laissée indemne ! Tout le début de ma vie ça a été une succession de conneries ! Si tu crois que je sais pas ce que ça fait de buter des gens, tu te trompes, ça me bouffe en permanence depuis mon premier meurtre où j’ai tout abandonné pour échapper à ma sentence. J’ai choisi de venir ici, je reviendrai pas en arrière, ma vie est déjà foutue depuis que j’suis partie de chez moi ! Essaye pas d’me sauver une deuxième fois Joan, tu y arriveras pas, je suis foutue d'avance c’est tout comme la plupart des gens ici d'ailleurs, comme toi !    
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MessageSujet: Re: Messed up world [PV Ayleen]   Sam 18 Juin - 12:31

La pièce exiguë accueillant la suite des hostilités,semble rapetisser à mesure que l'affrontement se poursuit. La colère sourde de la milicienne la force à ne voir, n'entendre et ne considérer que son interlocutrice. Une gamine affreusement paumée qui pense pouvoir s'orienter dans une nuit bien trop noire. C'est dans ce genre d'état qu'elle se trouvait elle-même le jour où Isaac est entré dans son existence. Tellement facile d'être manipulée quand on ne réussit pas à évoluer seule dans l'obscurité. Au moins avait-elle une main dans laquelle glisser la sienne. Plus jamais seule, plus jamais perdue. Si elle avait su alors ce que cette idylle lui réserverait. Elle ne sait même pas si ça l'aurait arrêté. Sans doute ne l'aurait-elle pas cru. Idéalisant son prétendant, en faisant le centre de son univers. Les séquelles s'allongent toujours plus, autant de spectres pour tatouer sa peau d'ombres. Invisibles mais ancrées. Son regard échoue une fois de plus sur sa protégée. Elle se demande de combien d'autres mauvais choix, elle devra l'en préserver. On ne peut pas dire que la jeune femme tolère ce que la furie lui divulgue ou accepte de l'écouter à défaut de lui obéir immédiatement. Toutes les actions menées par la trentenaire sont vouées à l'échec. Une frustration qui ne fait que la rendre plus revêche, plus instable aussi. Déshabituée de cette sensation, cette envie de s'intéresser aux autres et de tendre la main pour les relever. Désillusionnée par essence, lassée des attentes à fonder pour des personnes qui n'en valent pas la peine. Mais une fois de plus, sa démarche n'est purement qu'égoïste. Elle ne veut pas sauver Ayleen pour ce qu'elle est mais pour ce qu'elle représente. Dès lors, il ne s'agit pas de faire le bien autour de soi mais pour soi.

Joan accuse très mal la plaidoirie de son vis-à-vis. Elle ne supporte déjà plus les mots employés, la force désespérée avec laquelle elle exprime sa détresse. La sorcière éprouve plus d'une difficulté à toiser cette peine qui était autrefois la sienne. Quand elle fixe la métamorphe, elle se voit sans nulle doute cette fois-ci. Et à ce fantôme, elle n'accorde pas la moindre pitié. Alors que le point final est posé par la réplique adverse, sa main part vers l'avant. Sans qu'elle n'ait vraiment réfléchi ou anticipé ce geste. La gifle claque avec force contre la joue de la blonde, le bruit se répercutant contre les parois d'une façon tout à fait macabre. Sans se laisser dérouter par la spontanéité de cet acte, la fausse mafieuse attrape le col de la suicidaire pour mieux la secouer en tout sens. « Ta vie est foutue parce que tu le veux bien. Tu crois que c'est comme ça qu'on réagit quand la vie nous encule ? Tu crois que c'est la bonne façon de faire ? Tu cèdes à la facilité comme une pauvre conne. Tu refuses de te battre, t'es qu'une putain de lâche. Bouge toi les fesses, bordel ! T'as toute la putain de vie devant toi. Et fis pas genre t'as un truc contre moi, gamine. Parle pas de ce que t'es pas en mesure de comprendre ! Moi je suis pas une putain de meuf paumée, je prends pas mon pied à butter des connards. Je sais très bien ce que je veux dans la vie, je fais pas comme toi qui attend qu'on te lacère la peau pour que tu te sentes en vie. » Elle la rejette violemment, les épaules heurtant un mur proche. La divorcée respire bruyamment sans la lâcher des yeux, incrustant sa détermination dans la pupille voisine.

Un ricanement désarçonne le silence relatif de la salle. Elle rassemble ses mains contre son visage une seconde pour calmer ses nerfs à vif. « On peut dire que t'as des couilles pour me juger. T'es même pas fichue de te comprendre mais tu crois pouvoir le faire avec les autres ? Laisse-moi rire. C'est ça que tu vois pour ton avenir, un putain de job de merde qui te fera crever avant tes trente ans ou au mieux te fera faire un petit tour en prison. T'as envie de retrouver ta gueule dans l'arène ? Si t'as si envie de mourir que ça, suffit d'aller baisser le froc d'un mec de la milice. Il se fera un plaisir de te foutre une balle entre les yeux. Et problème réglé. T'es pas ici parce que tu veux crever, nan. T'es là parce que tu veux vivre, désespérément. Et que le seul putain de moyen que t'aies trouvé, c'est ça. L'adrénaline, la sensation de supériorité que ça te procure de butter une pauvre sous-merde. Ouais, t'es complètement paumée. Et t'as pas envie de t'en sortir. » Une conclusion qu'elle scelle en roulant des yeux. « Tu te sens seule au monde aussi peut-être ? Putain mais secoue-toi. Tu me saoules. T'as aucune volonté. » Un grognement. Tout ce discours, on aurait dû lui servir quand il était encore temps de replier bagages et de fuir sa misère avec Jill dans ses bras. Mais personne n'a pu lui jouer cette scène. Parce qu'elle avait écarté tout le monde, qu'il ne restait absolument pas le moindre individu, ami pour la faire réaliser. Il avait bien réussi son coup le salaud. On pouvait lui reconnaître ça.

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Messed up world [PV Ayleen]

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