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 I've drawn regret from the truth ║ Mackenzie

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MessageSujet: I've drawn regret from the truth ║ Mackenzie   Mer 18 Mai - 19:16



I've drawn regret from the truth

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Le visage toujours à terre, la botte du milicien appuyée sur mon visage je jure entre mes dents. Je me retiens de faire trop de vagues, espérant échapper à la taule. Espérant surtout qu'un mec plus con que moi fasse le malin et retienne toute leur attention. Parce que c'est toujours comme ça, il y en a un qui prend pour tous les autres. Un qui se prend la misère du monde et qui sert d'exemple. Un exemple à leur connerie et leur inhumanité, et j'ai déjà donné.

Je passe mon tour pour ce soir.

C'est pas manqué, il suffisait d'être patient. Mes dents grincent les unes contre les autres et finalement le coup brusque qui me fait me relever me fait rouler des yeux. Un mec hurle, assigne un énorme coup à un des mecs et prétend qu'il peut tout faire péter. Je souris. Imbécile. Comme si faire péter ce pauvre bar allait changer la face du monde. Comme si hurler sa résistance allait nous donner de beaux arc-en-ciels pour demain. Connerie. Je soupire alors qu'un des hommes armés hurle à tout le monde de se tirer avant qu'il ne change d'avis.

Faut pas me le répéter deux fois. Je m'éloigne sans retenir mon sourire fier à l'égard de celui qui s'était mangé mon poing dans la figure quelques minutes auparavant et attrape ma veste, ton sac au passage. Je passe les portes et marche sans me retourner. Si il y a bien une chose que j'ai appris, c'est qu'il ne fallait jamais se retourner. Ils avaient toujours le temps de changer d'avis, de courir après nous et nous arrêter pour une raison plus stupide que la première. Quelques rues plus loin, je calme mon pas et commence à ressentir le contre-coup de cette escapade nocturne. Je m'arrête, allume une cigarette et tire dessus alors que mes poumons me crient à quel point je suis con.

Je passe une main sur ma joue et me détend la mâchoire pour vérifier l'étendue des dégâts. J'ai affreusement mal mais sans doute rien de casser. Des hématomes par-ci par là, et sans doute quelques gouttes de sang entre mes lèvres. Mais je m'en fous. Parce que t'es en vie, t'es rentrée, et tu vas bien. Je reprends mon parcours pour te rejoindre. Pas le moins du monde en colère, sans aucune amertume envers cette idée que je savais stupide dès qu'elle avait passée tes lèvres. Je suis juste inquiet. Inquiet de ce que tu as pu ressentir, de ce que tu peux ressentir.

Hors de question que tu te fasses du mal pour un second Ferguson. Les minutes me semblent longues, sans doute parce que mon cœur bat dans mes tempes, que mes os craquent et que mes poumons peinent à se gonfler. Résultat de la fatigue et de la douleur. Je n'étais pas prêt. Je ne suis pas prêt. Et je ne le serai sans doute jamais. Finalement, ta rue, ton appartement se dessine sous mes yeux. D'un coup d’œil derrière moi, je vérifie que personne ne m'a suivi une fois encore. Parano ? Il y a de quoi, non ? Je soupire devant ta porte. Reprends mon souffle, contenance, et cache l'état de mon corps un peu trop amoché avant de passer la porte.

Le bruit du bois sous mes pas, de la porte qui claque derrière moi et toi face à moi. Un déclic, un choc. Un coup en plein dans la poitrine, bien plus violent que tous les autres. Parce qu'encore une fois, je vois tout l'amour qu'il avait pour toi. Je vois dans ton regard tout ce qu'on a perdu et que j'ai failli perdre ce dernier souvenir, ce dernier fragment de vie ce soir. Et pourquoi ? Pour un verre ? Pour se la jouer rebelle, pour montrer qu'on est pas d'accords ?

Connerie. Tout ça c'est un ramassis de connerie.

Je fixe ton regard en y plongeant le mien. Mes blessures battent à l'unisson, la colère montante ne faisant qu'aggraver l'état de mes plaies. Mais je n'en ai rien à faire. Tout ce qui m'importe c'est toi. Maintenant. J'ai perdu mon frère, je ne perdrai pas la seule famille qui me reste.

« Sérieusement, Mack. J'espère que t'es contente là ? T'as failli y passer ! »

Je serre les dents pour retenir mon ton plus violent que je ne le voudrais, et d'un geste vers toi alors que je garde mes distances je continue.

« T'imagines si ils t'avaient arrêtée ? Ils auraient trouvé ton joli petit trafic et ils auraient fait quoi de toi ? Tu crois qu'ils auraient eu pitié ? Tu réalises là ? À quel point c'était con ? Non mais sérieusement, je suis vraiment con de t'avoir suivi. Vraiment. »

Je marque une pause et me retourne, passe une main sur ma mâchoire pour la retirer instantanément sous le coup de la douleur. Putain de merde.

« Plus jamais. Plus jamais tu me fais un coup comme ça. »

Les larmes me montent aux yeux. Larme de colère, de peur, larme de rage. J'ai juré de te protéger, j'ai juré qu'il ne t'arriverait rien. Et ce soir, sous mes yeux, pour une putain de goutte d'alcool dégueulasse, j'ai failli tout briser. Je ne peux pas permettre ça. Je ne peux pas continuer comme ça. Je serre le poing et te regarde à nouveau. Les mots ne passeront pas mes lèvres. Ils sont trop cruels, trop durs. Et j'ai beau être en colère, je ne peux pas te faire ça. Mais tu sais comme moi qu'il n'aurait pas voulu que tu fasses tout ça. Qu'on en arrive là.

Qu'est-ce qu'on fout, putain.

_________________

    I sat alone in bed till the morning I'm crying "They're coming for me" And I tried to hold these secrets inside me My mind's like a deadly disease I'm bigger than my body I'm colder than this home I'm meaner than my demons I'm bigger than these bones And all the kids cried out "Please stop, you're scaring me" I can't help this awful energy God damn right you should be scared of me Who is in control?


Dernière édition par Garret Ferguson le Dim 31 Juil - 1:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I've drawn regret from the truth ║ Mackenzie   Mar 24 Mai - 12:59




La culpabilité la ronge de tous les côtés, la tiraille à chaque pas esquissé sur le bitume. Elle n’aurait pas du le laisser là-bas. Elle n’aurait pas du partir. N’aurait pas du le laisser seul face à la patrouille. Le doute s’empare de son esprit un peu plus à chaque seconde, la poussant à aller et venir sur le chemin, sans vraiment savoir si elle devrait rentrer chez elle, attendre son complice quelque part ou courir le rejoindre. Peu importe ce qui leur arrivera. La décision ne vient pas. Incapable de trancher, elle continue ses allers et retours dans la ruelle sombre qu’elle a empruntée. Il n’aimerait pas ça. L’ordre qu’il lui a soufflé était assez clair pour qu’elle soit sûre de ça, au moins. Mais l’australienne ne peut s’empêcher de penser qu’elle n’aurait pas du prendre la fuite. Ne pas l’écouter, puisqu’elle ne l’écoute jamais. Elle enrage, peste contre elle-même, tourne et retourne le problème dans tous les sens. Les solutions inexistantes percutent l’intérieur de son crâne avant de s’effacer l’une après l’autre, inlassablement. Des esquisses qu’on gomme sans jamais en venir à bout. Sans jamais les achever. Autant de possibilités dont l’impossibilité lui paraît soudain évidente. Cette insatisfaction ne tarde pas à se transformer en colère. De cette colère qu’elle ne peut retenir quand elle se retrouve dos au mur. Privée de sa liberté de mouvements, prisonnière d’une situation qu’elle n’a pas voulue. Les insultes fusent en silence, elle grogne, tourne en rond dans l’obscurité avant de taper une dernière fois du pied sur l’asphalte et de se diriger enfin vers son appartement.

Elle regrette déjà sa décision lorsqu’elle franchit le pallier de sa pitoyable demeure. Elle referme la porte derrière elle mais les doigts s’attardent sur la poignée, hésitent le temps de quelques secondes avant de la relâcher. C’est trop tard maintenant. Elle ne peut plus rien faire pour lui. Elle ne peut qu’espérer qu’il ait eu de la chance. Assez de chance pour s’en être sorti sans trop de dommages. Elle souffle, peste encore un peu plus, traine les pieds contre le plancher, jette les clés sur le premier meuble qui croise son regard haineux. Le bruit effarant des pièces de métal qui s’écrasent sur le buffet l’incommode et elle se déteste d’avoir fait ça. Comme elle se déteste d’être partie. Comme elle se déteste de l’avoir laissé dans ce bar. Elle ne s’arrête plus de faire les cents pas dans son petit appartement. À tel point que le parquet doit garder la trace de ses passages incessants. L’inquiétude finit par prendre le pas sur tout le reste quand les minutes s’éternisent et qu’il ne se montre pas. En proie à des sueurs froides, elle ne sait pas quoi faire, n’a de cesse de passer ses doigts dans sa chevelure d’opale. De plus en plus fébrile, elle se balance sur ses jambes, semble perdre l’équilibre qui la maintient difficilement debout. Elle croit rêver quand elle entend la porte claquer. La dealeuse fait volte face, s’avance vers Garret qui la fixe déjà en serrant les dents. Elle prend le temps de l’examiner, l’observe de haut en bas, le détaille sous tous les angles. Un examen sommaire qui l’amène à une conclusion qu’elle a du mal à comprendre. À assimiler. Il va bien. Du moins, il en à l’air.

Elle ouvre la bouche pour lui exprimer son soulagement de le voir débarquer entier, sans être trop amoché. Elle n’a cependant pas le temps d’articuler quoi que ce soit. Il l’interrompt dans toute son impulsivité et sa colère, ne s’approche pas non plus. Garde ses distances, comme pour ne pas montrer toute la véracité de ce qu’il ressent. Elle souffle, fronce les sourcils en se frottant les tempes. Les mains sur les hanches, elle le laisse déblatérer sa rage, crier à l’injustice alors que sa mâchoire bleuit déjà. Il ne se rend même pas compte de ce qu’il dit. Qu’il la blesse sans même le savoir. Le visage pâle de la mafieuse se ferme, perd de son empathie. Les nerfs s’échauffent mais elle ne laisse rien paraître. Se retient de laisser échapper sa propre colère. D’exprimer son soulagement ou de divulguer son ressentiment.

« - C’est ça ouais t’es vraiment con, ça fait aucun doute » Les prunelles noisettes se plongent dans celles du photographe. Un air sévère, écorché s’empare de ses traits fatigués. S’il croit vraiment qu’elle n’a pas conscience des risques qu’elle encourt, il a tout faux. Il a vraiment tout faux. Il s’obstine pourtant à la prendre pour une gamine sans foi ni loi qui se fout des autres, qui se fout d’elle-même. Des conséquences et de tout ce qui va autour. Si seulement il savait. « - Ça y est t’as fini ? Tu vas me prendre la tête encore longtemps ? » Désabusée, l’agacement transpire par tous les pores de sa peau diaphane. Elle croise les bras, penche la tête sur le côté, n’attend pas de réponse. Aimerait seulement qu’il prenne conscience de sa connerie. Il la fuit, lui tourne le dos. Il a vraiment osé. « - Non mais qu’est-ce que tu crois ? Que j’ai appelé la milice pour qu’elle vienne nous foutre une raclée ? Que je l’avais prévu ? Sérieusement Garret, tu crois que c’est ma faute ? On était au mauvais endroit au mauvais moment, c’est tout, alors va te faire voir » Elle laisse exploser sa rage, pour la première fois depuis longtemps, se met à crier. Sa voix se brise à de nombreuses reprises mais elle n’y prête pas attention. La furie qui la guide n’a de cesse de la porter un peu plus loin. Un peu plus fort. Elle peste une dernière fois, lève les bras, les yeux au ciel avant de s’échapper vers la cuisine. « - Assieds-toi », lui balance-t-elle sèchement en s’éloignant. Elle refait surface dans le salon à l’allure grisâtre, un torchon rempli de glaçons entre les mains. C’est la moindre des choses qu’elle puisse faire. Il a beau lui taper sur les nerfs à longueur de temps, elle se soucie de lui, aujourd’hui plus que les autres jours. « - Tu va me laisser t’aider un minimum ou t’es trop borné pour ça aussi ? » Ou trop con. Elle se plante là devant lui, lui laisse tout le loisir de choisir. Un test dissimulé à la va vite qu’elle espère positif. Une nouvelle bataille qu’elle espère gagner.

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MessageSujet: Re: I've drawn regret from the truth ║ Mackenzie   Sam 4 Juin - 4:59


Je m'énerve, tourne sur moi même. Mes plaies et bleus commencent à taper de plus en plus mais je m'en fous parce que je suis toujours aussi énervé. Et puis t'as ce don, ce don qui m'a toujours irrité, de dire pile ce qu'il ne faut pas. Tu me demandes si j'ai fini et je soupire en te regardant. J'en ai marre. Marre d'avoir peur pour toi, marre de cette vie de merde. Marre d'avoir fait tout ça.

J'en peux plus de pas pouvoir faire un pas sans me demander si tu vas pas finir dans une de ces foutues arènes pour tes conneries. Parce que t'as toujours dit merde à la vie, tu lui as dit que tu étais plus forte qu'elle, mais la vérité, c'est que moi, je te vois mortelle. Bien trop mortelle. Et je ne supporte plus cette idée de pouvoir te voir disparaître d'une seconde à l'autre. Alors pour un foutu verre. C'est une blague. C'est pas possible. Je bouillonne et tu continues. Je ris jaune à ta remarque. Parce que t'en rajoutes. Comme si j'avais dit ça. Comme si j'avais pu penser ça. Évidemment que je sais que ce n'est pas de ta faute. Mais je ne peux pas m'en empêcher. « Mauvais endroit au mauvais moment. Le truc qui arrive bizarrement quand on fait quelque chose d'illégal, Mackenzie. » Je ne t'appelle jamais par ton prénom, mais là, on est en train de jouer au plus con.

C'est absolument stupide et ça ne nous mènera à rien. On le sait toi comme moi. Mais je suis trop énervé pour faire un pas en arrière, trop amoché pour me calmer là maintenant. Je fais les cent pas alors que tu t'éloignes dans la cuisine. Je sais pertinemment que tu es partie chercher de quoi me nettoyer, me soigner. Parce que t'es comme ça. T'as crié et tu t'en veux sans doute. Ta voix brisée m'a écorchée plus que les coups. Je déteste te faire mal, mais pour autant, je peux pas faire autrement. Parce que j'ai peur pour toi. J'ai trop peur pour toi pour ne pas m'énerver.

Et je ne sais pas m'exprimer autrement, j'en suis désolé. Alors que je ne te vois plus, mes pas se calment, ma respiration aussi. Mon visage se tord lentement de douleur et je soupire alors que j'hésite à m'asseoir. J'hésite à baisser les bras. Mais pourquoi pas ? De toutes façons, tout cela ne mène à rien. Et toi, petit frère, où que tu sois, tu souffres de voir ça. Et je déteste encore plus cette idée là. Mais je ne sais pas comment faire. C'est un ouragan, c'est impossible de la retenir, de la protéger. Elle dévaste tout, elle n'a pas peur de se dévaster elle-même. Mais j'ai peur pour elle. Je sais pas quoi faire. Si seulement t'étais là, si seulement tu pouvais me dire comment faire. Avec toi elle était tellement plus douce, tellement plus apte à se poser des limites. Comment tu faisais ? Je soupire, alors qu'elle m'ordonne de m'asseoir. Je suis fatigué.

Et j'ai trop mal pour lutter plus longtemps. Alors je m'assoie, me mords les lèvres et relève un peu mon tee-shirt pour voir l'état de mes côtes. L'une d'entre elle est sûrement cassée. Je passe une main sur ma figure contusionnée, sens les bosses qui commencent à se former. Alors qu'elle arrive à nouveau face à moi, je soupire en ne la quittant pas des yeux. J'ai des tas de choses à lui dire qui ne sortiront jamais, parce que j'en suis incapable. Et puis viens la question. Logique, mais agressive. Faut dire que je ne l'ai pas volé. Je la regarde en haussant un sourcil et dans un soupir, un regard ironique au coin des yeux, je ne peux m'empêcher de dire. « Non, je préfère me laisser crever dans ton salon, je ferai sans doute un meilleur tapis qu'ami. »

Les mots sont durs et froids, et tristement, ne me ressemblent pas, je pose ma tête dans mes mains, plus calme, plus posé et finis par dire sans oser te regarder, d'un ton bien plus calme, d'une voix plus cassée. « Je suis désolé, Mack. Je... j'ai eu vraiment peur pour toi et... et merde quoi. »

Ça, c'était un beau discours. Je ris à ma propre incapacité de m'exprimer correctement pour finalement planter mes yeux dans les tiens et dire. « Bon... les mots c'est pas mon truc et tu le sais comme moi, alors me refais plus une peur comme ça. Au cas où t'aurais oublié, j'essaie plus ou moins de veiller sur ta p'tite tête. Non pas que t'en aies besoin, mais c'est comme ça. »

J'enlève douloureusement mon tee-shirt pour que tu vois l'étendue des dégâts. Je te regarde, sans regarder mon corps moi-même. J'ai pas envie de voir ce que ces connards ont réussi à faire de mon corps trop fragile pour en être fier. Alors que je baisse la garde, que tu sais pertinemment que tu peux m'approcher et me soigner, dans l'idée de ne pas me concentrer sur la douleur qui va forcément venir avec tes soins je parle, en regardant derrière toi.

« Mack écoute, je sais que c'est pas toujours facile avec moi mais... t'es ma seule famille. » Pourquoi parler de ça ? Peut-être que c'était le contre-coup de la douleur, la fatigue, et cette peur vraiment oppressante d'avoir failli te perdre. « J'ai pas envie de te perdre, pour rien, mais surtout pas pour des conneries. Alors je suis désolé si je me suis emporté mais... » Je marque une pause pour te regarder, toi et ta chevelure qui a changé tant de fois avec les années. Un sourire sur mon visage se dessine et je continue. « T'as toujours donné des coups dans la gueule de la vie, tu t'es toujours battue et t'as toujours pu t'en sortir. J'suis fier de toi, tu sais. De ce que t'es devenue. Mais j'ai pas envie qu'un jour, ce soit la vie qui te batte. C'est tout. »

Je suis mal à l'aise, je déteste ce genre de discussion. J'ai toujours détesté ça. Un regard vers le plafond, le ciel, un regard vers mon frère qui doit se foutre allègrement de ma gueule de là haut et je me reprends en me raclant la gorge pour changer rapidement de sujet. « Bon, ils ont fait de moi un punching-ball ou ça va ? Je crois que j'ai une côte un peu abîmée mais bon.. J'crois que j'sens pas tout. Et j'ai l'impression d'avoir la gueule d'un Boxeur qui a salement perdu. » Je pourrais demander des médicaments, mais je ne le ferai pas. Le médical et moi, c'est pas trop ça. Alors je m'étale un peu sur la chaise dans cette moue douloureuse qui ne me quitte pas pour ajouter. « Je peux me lever prendre un verre d'eau ou tu comptes m'attacher à une chaise jusqu'à ce que madame ait fini de me tripoter ? »

Un sourire d'abruti sur le coin des lèvres, putain ce que ça fait mal. Mais il faut. Rester calme, rester léger. Parce qu'il ne reste plus que nous. Et que je ne veux pas perdre ça. Non, je ne veux surtout pas perdre ça.

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MessageSujet: Re: I've drawn regret from the truth ║ Mackenzie   Ven 10 Juin - 13:09




Le système nerveux en ébullition, elle ne le quitte pas des yeux. Le confronte à sa bêtise à travers le regard assassin qui lui est adressé. Il s’obstine à vouloir la faire plier. Croit pouvoir lui faire voir ce à quoi elle reste aveugle. S’enfonce vainement dans une bataille perdue d’avance. S’épuise à essayer, se contente de remuer dans le vent, devant les prunelles irisées de la dealeuse désabusée. Prisonniers d’une impasse, ni l’un ni l’autre ne cèdera. Tout ça pour un verre. Un putain de verre qui les déchire. Il lui fait mal avec ces reproches, la touche avec mots qu’il doit déjà regretter. La voix qui s’élève un peu trop la met mal à l’aise. Elle n’aime pas crier. Exècre la colère qui l’habite. Des pulsions qu’elle contrôle pourtant de moins en moins bien. Renflouées par cette présence infernale qui n’a de cesse de la troubler. De lui faire perdre pieds.

« - Ça, c’est pas très compliqué en soi. T’as juste à la fermer pour de bon et c’est réglé. Mais je suis pas certaine que ça fasse partie de tes capacités » Elle continue de la provoquer alors qu’il finit par lui obéir et prend place sur une chaise. Elle ne sourit pas. Rien sur son visage ne peut traduire le sarcasme de sa voix. Elle se joue de lui autant qu’elle joue avec lui. Ne fait que répondre à ce qu’il a initié. Il veut jouer au plus con, elle ne lui donnera certainement pas raison. Bien décidée à lui renvoyer à la figure chacun des reproches qu’il se réjouit de faire. Il la rend amère à se comporter de la sorte. Ne fait que grossir le trait de cette personnalité qu’elle ne reconnaît pas. Des piques, comme autant d’aiguilles chargées de venin, qu’elle balance dans l’air pour masquer tout ce qu’elle ne dit pas. Tout ce qu’elle n’avouera jamais. Tous les mots qu’elle ne prononcera pas. Les vérités cachées qu’elle ne formulera pas. Le front plissé, elle soupire. Les traits tirés, le visage fermé, elle s’agenouille. Elle aurait pu le foutre dehors, l’envoyer balader. Mais ce n’est pas elle. Pas avec lui. Au lieu de ça, elle lui applique avec les plus grande délicatesse l’étoffe remplie de glaçons sur la mâchoire. Guide sa main masculine pour qu’il la retienne sans qu’elle n’aie à le faire, alors qu’il continue de parler. Attentive, elle le fuit du regard. Regrette déjà tout ce qu’elle a pu dire. Autant que ce qu’elle s’apprête à confesser.

« - Comment veux-tu que j’oublie quoi que ce soit ? C’est pas comme si ta simple présence me rappelais tout ce que j’ai fait ou pas fait » Les syllabes échappent à ses lèvres maladroitement. Un murmure à peine audible qui franchit sa muqueuse sans la moindre hésitation, mais la remplit de remords indicibles. « - Désolée. C’est pas ce que je voulais dire » Elle s’empresse de rectifier le tire. En vain, elle le sait bien. Elle n’a pas demandé ça. N’a pas souhaité qu’il se sacrifie pour elle, et pourtant, le voilà amoché pour une cause qu’il ne comprend pas. Ne veut pas comprendre. Désolée, elle baisse la tête. Ne veut pas croiser ses iris assassines. Presque honteuse alors que les réminiscences d’un passé qu’elle pensait révolu refont douloureusement surface. Des images à l’allure doucereuse qu’elle n’apprécie pas forcément de revoir, mais qui la gorge d’une nostalgie plutôt agréable. Une dualité qui la perturbe. Un mélange des temps qu’elle n’aurait jamais pensé possible et qui pourtant la travaille au corps, un peu plus chaque jour. Elle se plonge dans un mutisme significatif de son état mental. Incapable de lui répondre quoi que ce soit de construit pour le moment. Plus atteinte par ce qu’elle a osé dire que ce qu’elle aurait imaginé. « - Tu vas presque me faire passer pour quelqu’un de bien à force de parler comme ça. Arrête un peu, on sait tous les deux que c’est pas le cas » Elle articule à peine, s’adresse au photographe sans vraiment le faire. Parle autant pour elle que pour lui. Son regard s’attarde sur le torse nu du journaliste. Les esquisses bleutées qui s’y dessinent lui arrachent une grimace de douleur. Lui rappelant ses propres blessures, le parallèle est vite fait.

« - Je suis pas médecin Garret, juste chimiste. Dans le meilleur des cas » Elle se relève, se redresse en soufflant longuement. « - Mais je suis quand même en mesure de te dire que tu vas survivre, t’en fais pas » Elle s’éloigne en lui réservant un regard plus léger. Retrouve une certaine constance dans sa gestuelle. Plus proche de celle dont elle a l’habitude. La mafieuse se retrouve à fouiller dans un tiroir. Plonge les mains dans l’un des compartiments d’un gros meuble décorant la pièce. Elle en ressort des bandages et un tube de pommade. Sourit en pensant à la situation similaire qu’elle a vécu. Sourit en pensant à Elias. Elle se ressaisit bien vite, secoue la tête en fermant le tiroir et s’approche de nouveau du blessé léger. « - Tu vas simplement devoir t’habituer à voir ta gueule de boxeur dans le miroir. Et éviter de faire des mouvements brusques pour ménager tes côtes. À part ça, juste quelques bleus. Ça devrait aller non ? Tu dois pouvoir supporter ça sans trop grogner » Le timbre se fait plus joueur. S’accorde à la légèreté employée par son interlocuteur. Elle imite son état d’esprit, répond à l’unisson pour que sa voix résonne au mieux. « - Je compte t’attacher nulle part. Tu peux bien attendre deux secondes que je termine ce que j’ai commencé. Tu pourras t’enfuir après » Elle s’active tout en parlant. Déploie ses doigts fins sur le flanc abîmé de l’écorché. Applique soigneusement la pommade en quantité généreuse. Une odeur de médicament ne tarde pas à les enrober tout entiers mais elle ne s’en offusque pas. Quelque peu habituée à vivre dans cette atmosphère. Elle achève son œuvre en enroulant le bandage autour des côtes mises à mal, prend soin de ne pas lui causer plus de douleur qu’il n’en supporte déjà, bien que la tâche sévère plus difficile qu’il n’y paraît. Elle conclut en fermant le pansement du mieux qu’elle peut. Soupire en pensant déjà à la suite. S’il y en a une.

« - À toi de m’écouter maintenant » Le confort de ses genoux sur le sol dur et froid ne se prolonge pas plus longtemps. Elle se voit contrainte de se relever pour prendre place sur la deuxième chaise trônant dans la pièce. « - Je suis contente que tu sois là, avec moi. Qu’on soit arrivés là ensemble. Vraiment. Ça me rassure de savoir que t’es pas loin, même si des fois, tu m’emmerdes profondément pour des conneries » Incisive et plus sérieuse, elle le toise, passe une main dans le bleu de ses cheveux. « - Je suis sincèrement navrée pour ce qu’il s’est passé aujourd’hui. Tu sais bien que si j’avais pu t’éviter ça, nous éviter ça à tous les deux, je l’aurais fait sans hésiter » Plus douce, elle répète son regret, le formule autrement. Plus calmement. « - On a peut-être des vies de merde, dans un monde de merde. Mais il faut faire avec. Tu peux pas me reprocher d’essayer en faisant ce je sais faire de mieux. Et j’arrêterai pas. Tu pourras bien dire ce que tu veux, c’est comme ça. Et jusque là, j’ai pas à me plaindre » Non, elle ne se plaindra pas et pourtant elle aurait de quoi. Le mensonge qu’elle est la première à croire. Pendant une seconde, le silence reprend ses droits. À court d’arguments, elle ne sait pas quoi ajouter de plus pour justifier cette situation. Puisque c’est de ça qu’il s’agit. Alors, elle se met à sourire. De ce sourire rassurant qu’elle réserve à un nombre de personnes plutôt restreint. « - C’est toi le chat noir de l’histoire. J’aurais pas du t’inviter à sortir, ouais ça c’est clair. T’es un vrai poissard. À chaque fois que le hasard entre en compte, tu peux être sûr que ça va te retomber dessus » L’australienne se lève en riant, agite ses mains dans le vent, cherche à redonner de la légèreté à leur entrevue qui a déjà mal tourné. Instaure de la distance entre leurs organismes blessés. « - Et je suis certaine que tu traînes ta guigne depuis un moment déjà. Le connaissant, ton frère devait bien te charrier » Elle se laisse tomber dans les coussins du canapé verdâtre occupant l’endroit. Ça fait mal de le dire. Ça la déchire de penser à lui. Mais trop fière pour se laisser aller, elle camoufle sa peine omniprésente derrière un demi-sourire. Elle aurait tellement aimé qu’il soit là. Mais pas pour voir ça.

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MessageSujet: Re: I've drawn regret from the truth ║ Mackenzie   Dim 26 Juin - 7:04

Ses mots m'atteignent comme jamais. Ils se répercutent sur un coin de ma figure et sont bien plus douloureux que les hématomes qui se forment sur mon corps. Je passe au dessus, je n'ai pas relevé, mais malgré tout j'ai entendu. Mon cœur s'est serré, parce que ses mots sont emplis de vérité. Ce n'est pas ce qu'elle a voulu dire mais c'est ce que l'on pense autant l'un que l'autre. Il n'y a que nous, pour te maintenir vivant, il n'y a que nous, pour nous blesser en se regardant. Et pourtant, je ne peux plus partir, pas la laisser. Pas te laisser. L'inverse est sans doute tout aussi vrai. J'ai mal de cette vérité, j'ai l'impression de faire partie de ces gens qui font preuve d'égoïsme et qui ne veulent pas admettre la solution parce qu'elle leur fera plonger la tête un peu plus dans l'eau avant de remonter.

Mais je suis incapable de te laisser. Je finis par sourire, laisser cela de côté. Elle n'a pas changé. La glace qui anesthésie ma mâchoire me laisse échapper un rire qui se passe de douleur, me fait finalement la voir avec ce calme qui revient, ce cœur qui saigne moins. Elle a tort, elle le sait, je la vois comme elle est, comme tu la décrivais à longueur de journée. D'un regard appuyé, je préfère me taire, la conversation n'aurait pas d'intérêt, elle sait juste ce que je pense. Je finis par détourner les yeux quand je la vois grimacer. Je n'aime pas ça. Préférerais de loin qu'elle ne me voit pas dans cet état. Mais le mal est fait.

« Tant que j'survis alors. » Les mots sont complètement inutile, le sourire qui les accompagne aussi. Mais je m'adoucis de force, je me contrains à ne pas répéter les mots en boucle, à rester calme pour toi, pour elle, pour ce qu'il nous reste. Je l'observe trifouiller sans plus de mot, retrouve le silence qui me va bien, et profite de son inattention pour jeter un œil à l'état de mon corps. Un soupir muet, et une grimace douloureuse prend place sur mes traits. Ces cons m'ont quand même pas loupé. Mais le bruit de ses pas se retournant sur le tiroir qu'elle ferme me laissent poser les yeux sur elle, me dire que heureusement, elle n'a rien. Je l'écoute à nouveau, accueille sa dernière remarque avec un haussement de sourcil de principe plutôt qu'autre chose et répond du même ton qu'elle. « Tu t'ennuierais sans mes grognements. » C'est idiot. Un reproche que tu m'as toujours fait. Qu'elle a toujours fait.

Je déglutis au son de ta voix dans ma tête, me concentre à nouveau sur la jeune femme en face de moi et roule des yeux à sa nouvelle intervention. Je n'avais fui qu'une fois, un des plus gros regrets de ma vie. Et elle savait pertinemment que je n'irai nulle part désormais, incapable de m'éloigner d'elle. Ma seule famille, la seule qui me reste. Ce lien que je déteste autant que je l'aime. Elle est trop précieuse pour que je vive une vie tranquille, elle est trop précieuse pour que je vive ma vie sans ses pupilles. Je retiens mes grimaces alors que je la laisse me soigner, soupire et laisse un murmure douloureux s'échapper de mes lèvres de temps à autres, rien de bien particulier.

Prêt à me rhabiller, partir et faire comme si de rien n'était. Trop peureux d'en rajouter alors que la tension s'est finalement apaisée, c'est elle qui se met à parler, me laissant inquiet de ce qu'elle peut bien avoir à dire. L'un comme l'autre n'étions pas de grands bavards, et lorsqu'on décidait de discuter, c'était rarement bon signe. L'observant, tenant toujours fermement les glaçons contre ma mâchoire contusionnée, je l'écoute alors qu'elle s'assoit finalement. C'est un sourire qui se dessine sur mon visage, léger, fin, que seuls elle ou toi êtes capables de percevoir. De toutes façons, mon sourire n'est que pour vous. C'est sans doute aussi rassurant, de savoir qu'une part d'elle me veut ici. Parfois j'en doute, tu le sais. Parfois je me dis qu'elle serait bien mieux sans moi. Mais je ne dis rien.

Je ne dis jamais rien.

Je baisse les yeux. Je sais très bien qu'elle a raison, qu'elle ne l'a pas cherché, encore moins voulu. J'irai même jusqu'à croire qu'elle avait tout fait pour que cela n'arrive pas. Et je m'en veux, regrette d'autant plus mes mots, soupire doucement, sans plus oser la regarder. Je suis tellement con des fois. Mais elle continue, me rappelle qui elle est, qui je suis. Qui l'on est, ce qu'il reste de nous, ce qu'il reste de tout. Je passe ma main libre derrière ma nuque dans un mouvement atrocement douloureux qui me stoppe et me fais reposer cette dernière sur ma jambe. Sa dernière phrase, pourtant, me fait relever les yeux. Je plante mes iris dans les siennes et cherche la vérité.

Elle est comme toi, elle n'a jamais à se plaindre. Elle est écorchée jusqu'à ne plus avoir de peau, mais elle n'aura jamais à se plaindre. Et c'est bien ce qui me fait peur, un peu trop peur même. Ses cheveux bleus, cet air malicieux, ses bras d'honneurs à la vie n'y changent rien. Parce que la vie elle t'a eue toi, et que j'ai pas envie qu'elle gagne au poker une seconde fois. Je me tais pourtant, serre simplement le poing, ne veux pas envenimer la situation en te ramenant sur le terrain. Parce qu'elle n'a pas besoin de ça. Je ne peux pas l'empêcher de s'écorcher, mais je peux éviter d'y contribuer.

Je me terre dans ce mutisme, incapable de choisir les bons mots alors qu'elle arbore ce sourire, celui que tu aimais tant. Je lui rends sans même m'en rendre compte, me retrouve un peu plus vivant en une simple seconde. Mais c'est elle qui parle de toi, et mon sourire change légèrement, sans doute pas assez pour qu'elle ne le voit. Je la regarde s'étaler et laisse un rire prendre place entre nous. Simple et léger.

« T'es sérieuse ? Moi poissard ? Pour ton information, je suis sorti ces derniers temps, et je compte le refaire, et quand t'es pas dans le coin, bizarrement je finis pas avec la gueule en arc-en-ciel. Tu sais que j'adore tes cheveux, mais si tu voulais me coller un peu de couleur, y avait d'autres moyens non ? »

Mon frère. En parler ou ne pas en parler. Je me lève, m'éloigne dans la cuisine, vais me chercher ce verre d'eau dont je rêve, poser les glaçons qui fondent entre mes doigts dans l'évier. Mon cœur est encore serré, et ta présence de plus en plus oppressante. Mais les mots sortent alors que je ne peux plus les retenir. « Mon frère passait son temps à dire que j'étais le plus chanceux des poisseux. J'me retrouve toujours dans la merde en y sortant quasiment indemne. Il trouvait ça marrant, si tu veux tout savoir. Il s'amusait même à nous foutre exprès dans une situation complexe pour voir comment j'allais en sortir. J'étais un peu un cobaye tu vois. »

C'est plus facile de parler de toi alors que nos regards ne se croisent pas. Mes mains posées contre l'évier, mon sourire nostalgique se dessine alors que je suis incapable de l'assumer face à elle. Ça fait du bien de parler de toi, aussi difficile que ce soit. Je soupire, me sers ce verre et continue de parler. « Mais, le connaissant, mon frère devait sans doute te charrier sur ta capacité à trouver le truc le moins sûr pour toi. Pas la peine de prétendre le contraire, il le répétait tout le temps. » Je souris, me vois trembler légèrement. Je m'avance à l'entrée de la porte, observe cette chevelure électrique et dans un soupire je continue.

« Il parlait que de toi de toutes façons. Et il adorait que tu vives comme tu le fais, même si ça m'emmerde de l'admettre. » Une vérité qui fait mal, finalement avouée. Parce que c'est vrai. Trop vrai. « Il a toujours dit que si on t'avait rencontrée plus tôt, on aurait eu une vie bien plus facile. » Je détourne le regard, me retourne vers la cuisine et ajoute dans un murmure plus cassé, fatigué. « Moi j'crois surtout qu'on aurait eu plus de bleus, et pas que sur les cheveux. »

Je cherche à rattraper le tir, rendre la situation plus légère, enlever ce poids qui pèse entre nous dès qu'il s'agit de toi, tout en mourant d'envie de me rappeler encore et encore de ta présence. Mais incapable de l'imposer, de l'admettre, je me referme et demande d'un ton plus calme. « Tu veux boire un truc ? Et sinon, ton p'tit sourire en attrapant les bandages... je suis certain qu'il n'était pas pour moi, me dis pas que tu comptes faire carrière dans le médical ? C'est pour ça que tu m'as fait casser la gueule, pour t'entraîner ? »

Je connaissais son sourire, je l'avais vu avant. Pour toi. Et je savais aussi qu'elle ne disait rien, parce qu'il y avait justement toi. Mais je connais tes mots, tes derniers regards, aussi durs soient-ils, tu veux son bonheur, dans cette vie, même si t'es plus là pour la vivre avec nous.

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MessageSujet: Re: I've drawn regret from the truth ║ Mackenzie   Jeu 28 Juil - 15:16




Le reflet qu’elle perçoit dans les prunelles voisines la rassure. Comme la réponse qu’elle attendait, un écho qui se faisait attendre et qui tarde à arriver. Mais qui est bien là, résonne jusque dans ses tripes. Alors qu’elle achève son discours, elle fronce les sourcils en croisant le sourire léger, à peine perceptible qu’il lui adresse. Un de ces sourire qu’elle n’a pas vu depuis longtemps. Qu’elle refuse de voir. Depuis des mois, des années. Elle ne veut pas se retrouver face à ce rictus, plus maintenant. Pas depuis qu’il est parti. Parce que ça le ramène à la vie. Ça le raccroche à la réalité. Ça le rapproche de tout ce qu’elle a décidé d’abandonner. Et ça lui fait mal. Ça la ronge de l’intérieur. Ce sourire qu’ils partagent tous les deux, qui dessine des traits similaires sur leurs visages déjà si familiers, il l’a détruit. La consume à petit feu. Et quand elle pense à sa vie d’aujourd’hui, elle n’a pas envie de se laisser aller à l’auto-destruction. Pas comme lui. Elle n’a pas envie de finir dans le même état que lui. Les images d’une période plus sombre encore refont surface, alors que le vagabond baisse les yeux. Elle l’imite, ses iris avelines percutent le parquet élimé, usé. Rongé jusqu’à l’os. Comme elle. Une sensation de fatigue la rattrape. L’accable jusqu’à faire plier ses genoux, jusqu’à faire céder ses rotules. À tel point qu’elle se sent obligée de se relever. Avant de se laisser submerger par les réminiscences de ce passé qu’elle ne voudrait revivre pour rien au monde. Avant de se laisser engloutir par les souvenirs doucereux et les photographies amères qui persistent dans son esprit dérangé. C’est à se demander si ce qu’il pense, ce qu’il dit, à propos d’elle est une vulgaire plaisanterie. Elle cherche la vérité dans les propos du photographe, sans la trouver. Il lui prête des atouts qu’elle ne voit pas. Qu’elle n’a pas l’impression de posséder. Elle, à juste l’impression de vivre un jour après l’autre. Elle prend les problèmes un par un, trouve les solutions les unes après les autres. Ça l’a peut-être menée jusque à aujourd’hui. Mais à quel prix ?

Elle finit par briser le silence de plus en plus pesant. Tente, presque en vain, de réinstaller un peu de légèreté entre eux. Et lui, ne tarde pas à rebondir, se saisir de l’occasion pour en faire de même. Il parvient même à élargir son sourire, à lui arracher un rire cristallin auquel elle même de s’attendait pas. Mais le simple fait d’évoquer son absence détruit tout ses efforts. Elle le sent défaillir à la seconde où les paroles maladroites de la dealeuse franchissent la barrière de ses lèvres. Elle regrette déjà d’en être arrivée là. D’en être arrivée à parler de lui. Du fait qu’il n’est pas là. Qu’il n’est plus là, plus avec eux. Le manque se fait cruellement ressentir alors qu’elle atterrit dans le canapé usé trônant au milieu de la pièce assombrie par les rideaux fermés. Il n’a pas tout à fait tort dans ce qu’il dit. Et ça la bouffe de l’admettre. C’est peut être elle le chat noir. Et cette simple pensée lui tort l’estomac, surtout quand elle commence à extrapoler sur la ligne de conduite. Si il n’était pas sorti avec elle ce soir là, il n’aurait peut être pas fini avec cette gueule de boxeur. Peut-être s’en serait-il mieux sorti si elle ne s’était pas préoccupée de lui à sa sortie de l’arène. Peut-être seraient-ils tous les deux encore en vie si ils ne l’avaient pas connue. Peut-être serait-il encore en vie. Elle secoue la tête quand la voix du journaliste résonne depuis le fond de la cuisine. Pendant quelques secondes, elle se trouve désorientée, regarde autour d’elle comme si le décor avait changé. Comme si elle n’était pas tout à fait à sa place. Avant de se rendre compte que si. La place qui lui convient le mieux. Elle a engrangé cette discussion macabre et le regrette déjà. Il continue à parler de lui. De Jayden. De son frère dont la mort lui reste encore sur la conscience. Il tente de la faire sourire. Et ça marche. Ce qu’il lui décrit lui rappelle de meilleurs souvenirs. Du temps où il n’était pas malade. Du temps où il allait bien. Où tout allait bien. C’est tellement son genre.

La voix masculine lui paraît de plus en plus lointaine, comme un murmure qu’elle perçoit parce qu’elle le veut bien. Un bruit qui vous tire d’un mauvais rêve. C’est comme ça qu’elle le voit, Garret. Celui qui la ramène à la réalité. Aussi dure soit-elle. Le bruit du robinet qu’on actionne la perturbe et elle plisse le front avant de comprendre. Le timbre rocailleux lui parvient moins clairement soudain, comme brouillé, perturbé par ce bourdonnement éphémère. Avant de revenir à la normale. Elle se met à rire, la main devant la bouche, pour ne pas qu’il l’entende. Comme si c’était interdit. Comme si elle n’avait pas le droit d’en rire. Elle l’entend s’approcher, se ressaisit en passant une main entre ses mèches bleutées. Les vérités s’accumulent sans qu’elle ne parvienne à toutes les encaisser en même temps. Elles s’alignent dans son esprit, comme une file d’attente horriblement longue. Une file d’attente qui n’avance pas.

« - Si tu continues à me bassiner avec cette histoire de bleus, je vais finir par remplacer ton shampooing avec de la teinture. Tu devrais te méfier » Les premiers mots qu’elle s’autorise depuis les derniers qu’elle juge encore tragiques. « - Je vois pas ce qu’il y a de si particulier avec la façon dont je vis. Non, vraiment. Y’a rien à adorer, rien à envier. Au contraire. Et crois-moi, me rencontrer plus tôt aurait été une grave erreur… » Elle s’enfonce un peu plus dans les coussins, comme une enfant un peu boudeuse, croisant les bras sur son abdomen. L’australienne ne veut même pas chercher à comprendre le message qu’il essaie de lui faire passer. S’il y en a un. Elle sait qu’il tente de ne pas rendre les choses encore plus compliquées qu’elles ne le sont déjà mais elle ne peut s’empêcher de penser qu’il aime à ressasser le passé. Pourtant, elle sait pertinemment que ce n’est pas le cas. Comment pourrait-il ? « - T’es sérieux là ? On va vraiment parler de ça ? Évidemment que ce sourire n’était pour toi, pour qui tu me prends ? Ramène moi un verre au lieu de poser des questions, Sherlock. Quelque chose de fort, de préférence », articule-t-elle en soupirant, les mots noyés dans un rire à peine dissimulé. Elle déteste l’alcool. Plus que n’importe quoi d’autre et pourtant, elle ressent ce besoin viscéral de sentir sa gorge brûler. De sentir quelque chose. N’importe quoi. N’importe quoi qui la fasse se sentir en vie.

« - Je compte pas parler de ça avec toi quoi qu’il arrive mais puisque je sais que tu me lâcheras pas avant d’avoir eu une réponse, sache j’ai sourit tout simplement parce que… » Elle cherche ses mots. Cherche comment formuler tout ce qui se bouscule dans sa tête quand elle pense à Elias, sans pour autant en venir à prononcer son nom. Dire, mais pas trop. Juste assez pour rassasier son interlocuteur. Pas assez pour conserver cette part d’intimité à laquelle elle tient. « - Parce que je me suis souvenue de quelques chose, c'est tout. Quelque chose en rapport avec ces bandages. Voilà tu sais tout, c’est pas la peine d’insister je dirai rien de plus » Elle se redresse sur le bord du canapé, souffle longuement, comme satisfaite par sa réponse. « - Y’a rien d’autre à dire de toutes façons, c’est une histoire compliquée » Il n’a aucune idée à quel point. Elle aimerait qu’il en soit autrement, pourtant. Que les choses soient simples, pour une fois. Rien qu’une fois. « - Il faut croire que j’aime ça, les choses compliquées. Toi et ton frère vous êtes pas mal non plus, dans le genre » L’emploi du présent la fait tiquer. Elle se pince la lèvre inférieure immédiatement. Comme pour retenir les mots au fond de sa gorge alors qu’il est déjà trop tard. Un soupire s’en suit, témoin néfaste de cet éternel regret.

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MessageSujet: Re: I've drawn regret from the truth ║ Mackenzie   Lun 8 Aoû - 22:17

Les mots de Mackenzie roulent, comme une douce routine. Un peu comme si c'était normal. Un tacle amical, comme il y en a toujours eu. L'idée me réchauffe le cœur, un court instant, parce que c'est qu'une illusion tout ça. Une sale illusion qu'on se taquine et que t'es dans le coin, dans ses bras si je tourne la tête vers elle. En train de la chatouiller, la regarder et te foutre de ma gueule. En train de l'appuyer, et lui donner plus ou moins raison. J'aurais roulé des yeux, et ça aurait pu durer des heures. Mais la vérité c'est bien loin d'être ça. La remarque n'est pas suivie, il n'y a rien de plus. Juste les mots de celle qui devrait être entourée de tes bras et pas toi.

Plus toi. Je déglutis, heureusement elle parle, elle comble le vide et les pensées. Elle comble le manque qui se creuse et la culpabilité qui grandit. Elle me fait oublier les idées noires qui s'installent, les visions qui reviennent. Je roule des yeux à sa remarque, on aurait pas du la rencontrer plus tôt. J'ai envie d'intervenir, dire que de toutes façons, on s'est tous un peu sauvés. Surtout vous deux, mais pire que ça, que l'important c'est que t'aurais eu plus de temps avec elle. Et tu serais peut-être encore en vie, parce qu'on aurait eu plus de temps. Mais c'est des idées vides, des coups que je me mets seul, parce que j'arrive pas à assumer. Encore moins près d'elle. Parce que j'arrive toujours pas à le croire encore moins le vouloir. Pourquoi toi, pourquoi pas moi. C'était quand même pas compliqué comme choix.

La vie est une chienne. Mais le sujet change, la douleur s'efface lentement et on prend place dans le présent. On efface les traces de ce passé, un peu comme ces plages de sable qu'on verra jamais. On efface les ressentiments comme les vagues dans la mer, parce qu'on peut pas empêcher le courant, qu'on a pas réussi à retenir les vagues et que maintenant on les attend. Simplement. Alors on parle de son sourire, celui qui lui va bien. Il est plus pour toi, mais je sais que tu lui en veux pas, loin de là. Moi non plus d'ailleurs, tout ce qui compte c'est son bonheur. Le sourire au bout des lèvres, sa réaction agrandit mon rictus. J'acquiesce. Silencieux mais très sérieux. On va vraiment parler de ça, parce que c'est définitivement mieux que tout ce dont on parle jusque là. Je lève les mains sous ses ordres dans un, « Bien, Watson» taquin, mais un peu surpris. Je ne cherche pas à la reprendre.

Elle n'est pas comme ça d'ordinaire, à boire un verre qui brûle la gorge, elle ne l'a jamais été. Elle se foutait de nous quand on buvait. Mais cette soirée n'est pas normale, pas plus que le monde dans lequel on évolue. Alors je ne peux rien dire. Je comprends, d'une façon étrange, ce besoin de ressentir un truc, qu'on aime ou pas. Encore plus ce soir. Encore plus maintenant. Je m'avance, me déplace et fais comme chez moi. Ça ne l'est pas, mais un peu comme chez une sœur, ce dont elle se rapproche le plus. Je sors deux verres, et donne un coup sec sur une planche d'un des placards avant d'en observer les bouteilles. Des moues douloureuses parsemées ci et là, je n'y prête plus trop attention. Je suis habitué à crever de douleur, mais pour une fois, j'ai plus tant de haine. Plus tant de rage. Je suis fatigué, et j'ai juste envie de passer un bon moment. Aussi tordu et compliqué qu'il soit. Aussi foutus et explosés qu'on soit.

Je sers les liquides transparents, du schnaps qui se verse, l'odeur du fruit sans doute dissipée avec celle de l'écriture sur l'étiquette. Les deux verres assez remplis, je me vois hésiter une seconde. Les verres dans la mains et les phalanges encore rougies. Elle l'a demandé, elle est majeure et bien responsable de ses actes. Mais pourtant, une part de moi ne veut pas lui donner. C'est illégal, ça peut la foutre tellement dans la merde. Puis je me ravise, comme si c'était ce verre qui allait faire la différence, comme si c'était la bouteille derrière cette planche délicatement remise qui allait changer la donne.

Je m'avance finalement vers elle, sans avoir posé mes lèvres sur le liquide presque aussi transparent que l'eau de quelques minutes avant mais bien plus fort, bien plus prenant. Le verre qu'ils nous ont empêché de prendre. La soirée qu'on nous a empêché de passer, dans mes mains, là, comme ça. Plus simplement, comme si de rien n'était. Je la vois galérer, et y éprouve un certain plaisir. De cette gêne, cet aveu, parce qu'elle me connaît bien, sait que je ne laisserai pas tomber mais ne creuserai pas non plus réellement. Juste de quoi la charrier, c'est amplement suffisant. Prenant un temps interminable pour lui tendre son verre et venir m'asseoir face à elle alors qu'elle se redresse et continue. Je m'enfonce dans le siège, non pas pour créer une distance mais bien pour tenter de calmer les coups qui ne cessent de frapper mes côtes.

Je soupire, soulagé un court instant et porte le verre à mes lèvres dans une douleur nécessaire alors qu'elle continue. Je me pince les lèvres et souris à sa grande révélation. Autant dire qu'elle n'a rien dit, et elle s'enfonce, la douce aux cheveux océan, parce qu'elle dit que c'est tout mais que c'est compliqué. De toutes façons, ce n'est jamais tout. Je le sais comme elle le sait. Je l'observe patauger dans un sourire en coin et avale une nouvelle gorgée. Pas encore sûr de comment continuer, de la titiller encore un peu ou pas chercher. Faut dire que si avant les c'est compliqué n'étaient jamais réellement graves, notre vie aujourd’hui nous apprend à y aller avec des pincettes. On ne sait jamais ce qu'on déterre et sur quoi on tombe. Pourtant, j'ai envie de savoir, pas vraiment par curiosité, mais juste pour être sûr qu'elle va bien.

Sa dernière phrase ne m'atteint pas directement, comme une normalité. Une vérité que je n'ai pas envie de rattraper. Le verre dans ma main, le liquide qui reflète la pièce tournoyant à mon geste fin, et je finis par lever les yeux sur elle. Mal à l'aise comme pas possible. Le temps passe, mais les choses ne changent pas. On te cherche toujours entre nous, même si on sait pertinemment que t'es plus là. On souffre de ton nom, de ton absence, et on est pas foutus de prétendre que c'est rien. Parce que t'es pas rien, et tu seras jamais rien. Bougeant sans vraiment bouger, je pose réellement mon regard sur son visage, relève inconsciemment le menton pour me donner du courage et continuer la conversation.

« Faut dire que la vie en toute simplicité, c'est chiant. », c'est un début, des mots qui m'arrachent la gorge plus que l'alcool que je n'ose plus porter à mes lèvres, soudainement plus à ma place, comme si tout avait basculé. « Mack... t'as pas à te sentir mal de parler de lui comme ça. Je... », déposant le verre à mes lèvres à nouveau, dose de courage comme on dit si souvent je reprends sans perdre son regard. « Je sais que c'est pas évident. Ni toi ni moi on veut remuer le passé, mais faut qu'on arrive à en parler. Pas de ce qui s'est passé. » Surtout pas de ce qui s'est passé. « Mais de lui, de nous. De tout ça. Faut qu'on arrête de coller cette foutue gêne entre nous parce que... »

Parce que quoi au juste ? C'est pour quoi, cette discussion ? Ça va nous mener à quoi ? Changer quoi ? Comme si des foutus mots que je suis incapable d'aligner correctement vont dissiper tout malaise. Comme si tout ce qui est une énorme barrière de noirceurs, secrets et peines pouvait disparaître d'un verre et d'un claquement de langue. N'importe quoi. Pourquoi je me suis lancé dans ça. Vraiment, dis-moi toi, pourquoi ?

« J'en ai marre. » Voilà pourquoi. « J'en ai marre qu'on doive marcher sur des œufs. Je me fiche qu'on s'engueule et que tu préfères me voir mort et lui en vie la moitié du temps au minimum. Moi aussi de toutes façons. Mais j'en ai marre Mack. J'en ai marre parce qu'on a essayé de rester loin l'un de l'autre. » Mensonge. J'ai essayé. « Et ça marche pas. On sait même pas combien de temps on a sur cette terre de merde. Alors on peut passer au dessus de ça ? Et au moins profiter des moments qu'il nous reste ou je sais pas. »

Je sais pas. Non, je sais vraiment pas putain. « J'en ai marre, j'ai envie qu'on puisse parler pour de vrai c'est tout. » Ça veut tout dire et rien dire mais c'est ce que je ressens, pour une fois, simplement. Je baisse les yeux dans un soupir, crache une moue douloureuse du fond de mes poumons encore fraîchement contusionnés et avale le reste du verre d'une traite. Tout aurait pu être simple, mais cette soirée était tout le contraire. De la minute depuis laquelle j'ai mis ma veste à cet instant. C'était le karma sans doute.

Toujours aussi pourri celui là. Et je repense à la phrase, toute bête, innocente qui m'a amené à ce déballage idiot de sentiments ou je ne sais trop quoi. Alors d'un ton plus calme, plus doux, je reprends dans un air moins fermé, moins brisé. « On aime les choses compliqués, ouais. Mais on a toujours réussi à finir heureux. Et aussi compliquée que soit ton histoire, c'est tout ce que je te souhaite, qu'elle t'amène à un bonheur. Même bordélique. De toutes façons, on en connaît pas d'autre je crois. »

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    I sat alone in bed till the morning I'm crying "They're coming for me" And I tried to hold these secrets inside me My mind's like a deadly disease I'm bigger than my body I'm colder than this home I'm meaner than my demons I'm bigger than these bones And all the kids cried out "Please stop, you're scaring me" I can't help this awful energy God damn right you should be scared of me Who is in control?
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MessageSujet: Re: I've drawn regret from the truth ║ Mackenzie   Sam 17 Sep - 19:56




Les repères qu’elle s’était trouvés s’effondrent autour d’elle, comme autant d’indices, de preuves qui partent en fumée. Qui n’ont plus lieu d’être. Ne devenant que des non sens, aux antipodes des évidences qu’elles représentaient jusque là. Affalée dans son canapé élimé qui en a au moins autant vu que sa propriétaire, si ce n’est plus, elle soulève les problèmes les uns après les autres, sans même s’en rendre compte. À croire que c’est cet effet là que le photographe a sur les gens. Sur elle surtout. Le pouvoir de la faire parler, sans qu’elle ne puisse rien contrôler. Bien qu’elle tente par tous les moyens de retenir les aveux dangereux qui pourraient lui échapper. Elle persiste et insuffle une nouvelle vague de brouillard entre leurs deux esprits alors qu’il s’éloigne. Instaure une nouvelle distance salvatrice pour la dealeuse qui laisse échapper un souffle. Comme soulagée d’avoir une instant de répit. Juste quelques secondes, quelques minutes tout au plus, durant lesquelles elle n’a pas à calculer le moindre de ses gestes. Durant lesquelles elle n’a pas à réfléchir à la manière de dire telle ou telle chose. Il se fait taquin, en réponse à sa provocation, mais elle perçoit simplement le malaise qui persiste malgré tout. Malgré tout leurs efforts pour le dissiper. Malgré toute leur bonne volonté pour le faire disparaître.

Elle perçoit les claquements de porte, les tintements du verre et les bruits sourds qui s’en suivent. Elle les reçoit de très loin. D’aussi loin que le journaliste le veut bien. Sans vraiment y prêter attention cependant. Le bras posé sur l’accoudoir, la paume de sa main contre le front pâli, elle se mord la lèvre inférieure. La situation lui paraît tellement irréelle. Surréaliste. Comme si ni l’un ni l’autre n’apprenait de leurs erreurs. De leurs maladresses. Des enfants qui jouent encore au plus malin. Qui testent leurs limites, jouent avec le feu sans jamais s’arrêter. Sans jamais pouvoir calmer leurs ardeurs. Alors qu’ils ont déjà tant perdu à ce petit jeu. Noyée par l’illégalité, elle ne la voit même plus venir. Ne distingue plus le vrai du faux, le bien du mal. La raison de la folie. Les limites s’affinent entre les deux mondes. Se brouillent, jusqu’à disparaître totalement à ses yeux fatigués. Les paupières se ferment une seconde, reposent les prunelles avelines avant de se retrouver confrontées à la réalité. Alors que la lumière refait surface tout autour d’elle, le regard se pose sans le chercher sur un morceau de miroir juste en face d’elle. Immédiatement face à face avec l’horreur qui l’habite, le reflet satanique qu’elle ne s’explique pas la dégoûte. Elle ravale un cri, un hurlement sourd planqué au fond de sa gorge, qu’elle retient de toutes ses forces. Déjà, la silhouette masculine refait surface et elle camoufle son mal être du mieux qu’elle peut. Évite soigneusement de retrouver la monstruosité voisine pour se concentrer sur un présent de plus en plus pesant.

Elle achève son discours mal constitué sur une note amère. Elle déglutit tant la saveur qu’elle lui laisse est désagréable. Reporte son attention sur le verre qui lui est destiné. La trafiquante se redresse, mollement au bord du canapé alors que les phalanges se posent autour du récipient transparent. Elle ne prend même pas la peine de demander quel breuvage interdit il a bien pu y verser. Elle n’en a pas grand chose à faire, à vrai dire. Tant que l’effet escompté est là, elle peut bien avaler n’importe quoi. Le silence reprend doucement ses droits alors qu’elle porte la transparence interdite à ses lèvres, les trempe en plein péché, renouvelle l’illégalité avant qu’une grimace ne fende son visage blafard. Elle hoche la tête, acquiesce à la première phrase de son invité. Un début timide auquel elle ne répond pas. Parce qu’elle n’en a pas la force. L’alcool lui brûle l’œsophage mais elle ne réagit pas. Anesthésiée par l’entrevue. Par lui. Par ces mots qu’il se met à prononcer sans vergogne. Il devine son malaise permanent quand il est avec elle, ressent la même chose qu’elle, ou presque. Pourtant, elle a l’impression qu’il ne comprend pas. Qu’il ne comprendra jamais. Le timbre rauque s’énerve. Elle, ne réagit pas. Ou pas vraiment. Il s’éternise. Pose ce qu’il retenait jusque là alors qu’elle évite soigneusement de croiser son regard si poignant. Si perçant. Les syllabes s’enchaînent et elle parvient à peine à les assimiler. Sourcils froncés, elle reste amorphe, éteinte. Les doigts jouant avec le verre toujours entre ses mains.

« - Si tu veux mon avis, ça sert à rien d’en avoir marre. C’est pas ça qui va changer quoi que ce soit » Un souffle ponctué d’une nouvelle gorgée encore plus difficile à avaler. Elle repose le verre sur la table non loin d’eux, un claquement sonore retentit et la dealeuse se replonge au fond de son canapé. Un air défait planté sur son visage. « - Je suis d’accord avec toi, tu sais ? Sur toute la ligne. Je trouve même ça bizarre que ce soit toi qui me fasse la leçon, pour une fois. Le truc c’est que, je sais pas comment faire pour changer ça. Pour pas sentir mon cœur se serrer à chaque fois que je prononce son nom, à chaque fois que je pense bêtement à lui. À Jayden, puisqu’il faut le nommer. Et je sais pas non plus de quoi on est censés profiter. Regarde-nous franchement » Elle lève les yeux au ciel. Articule sa pensée par des gestes plus lassés les uns que les autres. Il achève son verre, elle grimace en le voyant dégoûté par l’alcool. Rien n’a jamais été simple entre eux et ça n’est visiblement pas près de s’arranger. Non pas qu’elle est essayé. « - Pourquoi t’es comme ça, hein ? Aussi positif, d’un coup ? Désolée de te le dire mais ça te ressemble pas. T’es plutôt le genre de mec à te laisser mourir au fond de ton lit alors qu’est-ce qui t’arrive ? » Cette fois, elle le percute du regard. Le front plissé, elle le confronte un peu plus. Appuie son observation massacrante en croisant ses bras sur son abdomen. « - Mon histoire est peut-être compliquée mais j’ai l’impression que c’est pas la seule. Je me trompe ? T’as quelque chose à me dire, toi aussi ? » Elle s’adoucit finalement. Retrouve ce demi-sourire qui lui sied si bien au teint. La moue joueuse, elle hausse un sourcil, interroge l’autre du regard sans jamais le quitter des yeux. « - T’avise pas de me raconter des salades, je suis un détecteur de mensonge sur pattes tu le sais très bien » La vérité dans toute sa splendeur, elle laisse échapper un rire cristallin, à peine perceptible. Elle a toujours été douée, pour déceler le faux dans les yeux des autres. Un de ses talents cachés, bien connu des deux frères sur qui elle s’est souvent pratiquée. « - Je vais pas te lâcher tant que tu m’auras pas donné un nom, t’es grillé Ferguson » À son tour de vider son verre cul sec. Habitée d’une nouvelle vivacité, elle se lève, retourne dans la cuisine et en revient avec une bouteille à moitié vide. Ou à moitié pleine, peu importe. Elle remplit les deux vasques de quelques centimètres de liquide transparent, en boit une gorgée avant de planter son regard le plus interrogateur dans les prunelles du photographe. Aussi interrogateur, que joueur, taquin. Innocemment bienfaisant.

_________________
    All we do is drive ◇ My hands wrapped around the stick shift swerving on the 405, I can never keep my eyes, Off this. My neck, the feeling of your soft lips. Illuminated in the light, bouncing off the exit signs I missed. It's so simple but we can't stay. Overanalyze again, would it really kill you if we kissed?
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I've drawn regret from the truth ║ Mackenzie

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