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 ELLIOT & BURN ۞ nothing's gonna stop us

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MessageSujet: ELLIOT & BURN ۞ nothing's gonna stop us   Sam 1 Déc - 2:55




N O T H I N G ' S . G O N N A
S T O P . U S

Il était pas fini. Sérieusement, il devait avoir un véritable problème psychologique, un trauma ultra-profond impossible à réparer, une fourmi mutante qui lui rongeait les neurones. Il n'y avait pas d'autre explication possible, non, non, non. Sinon, pourquoi serait-il là, planqué derrière un pan de mur à moitié écroulé, cherchant à sauver sa peau – ou tout du moins, ce qu'il en restait ? Eh mais, c'était la faute de ses parents en fait. Aucun doute, sa mère avait du le faire tomber quand il était gosse. Ou alors, c'était la faute de Popo ? Oui, sûrement. La technique infaillible : à la recherche d'un coupable ? Désigner Popo chérie ! En même temps, elle l'avait défié de sniffer de la colle pendant une heure entière quand ils étaient au collège, alors si certaines cellules cerveaulogiques – si ce mot existe, même qu'Elliot l'emploie souvent – étaient kaput, c'était uniquement et entièrement de la faute de cette chère Hepburn.

A ce souvenir, il ne put s'empêcher de sourire. Ils en avaient fait des belles, tous les deux. Une équipe de choc, inséparable, et il avait cru qu'ils resteraient comme ça jusqu'à la fin des temps. C'était sans compter sur ce gouvernement de merde qui l'avait envoyé à l'abattoir, pour finir par stocker ses restes dans la zone quatre, loin de chez lui et des siens. Il avait l'impression d'être un vulgaire jambonneau qu'on se faisait passer jusqu'à trouver un moyen de le couper en tranches efficacement. Pour le moment, personne n'y était arrivé, et c'était tant mieux. Pourtant, c'était pas faute d'avoir essayé, nombreux étaient ceux qui tentait de le réduire en poussière.

L'exemple parfait se trouvait à quelques mètres seulement, d'ailleurs. Trois gros putois aux allures de manchots, avec un visage mi-babouin, mi-rat. Cela faisait un bon moment qu'ils coursaient Elliot à travers cette foutue jungle de la zone quatre. Mais bien évidemment, la vitesse du jeune Matheson était bien hors de leur portée, alors il était en sécurité. Enfin, presque. Il s'était arrêté pour se cacher, le temps de reprendre son souffle – eh oui, il restait un être humain avant tout, vous croyez quoi vous – mais les balourds de service l'avaient rattrapé. Oh, bien sûr, ils ne savaient pas où il se trouvait exactement, mais.. C'était une question de temps.

Et Elliot avait tout sauf envie de se faire trouver. Surtout que le plus âgé d'entre eux était le pire, le plus cruel, le plus inhumain. Celui-là même qui avait marqué le dos d'Elliot à vie, lui laissant la plus grosse de ses cicatrices. La pire. Ce L immonde qu'il haïssait plus que tout au monde – peut-être même plus que le gouvernement en personne, c'était dire ! Mais il n'y pouvait plus rien, comme on dit, ce qui est fait est fait. Alors il devait vivre avec.

Recroquevillé, tentant de se faire aussi petit que possible, il serrait ses genoux contre sa poitrine, les encerclant de ses longs bras. En fait, il ne savait même pas ce qu'il était venu faire ici, dans les vestiges. Fuir, peut-être. Oui mais, fuir quoi ? La mine ? Ses sentiments ? Jared ? Surtout qu'en fuyant une chose, il en avait rencontré une autre, et au final, bah il était toujours en train de fuir, comme l'idiot qu'il était. Mais que voulez-vous, on ne pourrait pas le changer, Elliot ne serait pas Elliot sans sa grande bouche et sa maladresse. Et puis, bon, d'accord, peut-être qu'il n'aurait pas du traiter son bourreau « d'hippopotame attardé à tête de pain sucé qui se tape la guenon qui lui sert de belle-mère ». C'était pas la chose la plus maline qu'il ait faite. Mais, pour sa défense, ledit bourreau avait ouvert les hostilités en lui crachant dessus. Et malgré le fait qu'Elliot y soit habitué, il ne l'acceptait certainement pas. De manière générale, il se taisait et faisait comme si de rien était pour éviter le conflit, mais aujourd'hui.. Aujourd'hui, c'était pas le bon jour. Aujourd'hui, c'était le samedi pharamineux.

Le samedi pharamineux, c'était le premier samedi du mois de décembre, le mois de l'hiver, de la neige, de Noël, et de l'anniversaire de Popo. Et même dans sa tête, Elliot pouvait entendre Burn lui crier dessus. Si elle avait été là, elle lui aurait couru après en menaçant de lui foutre une flèche dans le derrière s'il continuait de l'appeler Popo, et au final, elle lui aurait sauté dessus et serait restée là jusqu'à ce qu'il lui déclame un amour sans fin. Ouais, c'était ça leur rituel du samedi pharamineux. Parce que Burn était née un samedi, elle aussi, et que ça, c'était un truc à fêter, la venue au monde d'une telle folle. D'ailleurs, c'était Elliot qui avait mis en place ce rituel débile quand ils étaient au primaire. Il avait arpenté toutes les pages du dictionnaire pour trouver un mot qui lui semblait franchement compliqué, et voilà, c'était fait. Et chaque année, il cherchait déjà des idées de cadeau pour Popo, sa copine de bac à sable, sa pire adversaire, son mentor et son élève à bêtises, sa meilleure amie, sa sœur de cœur. Ils étaient un peu multifonction, ces deux rigolos, au moins c'était du 100% complet. Mais voilà, maintenant, ils ne pourraient plus le faire. Et ce serait le premier samedi pharamineux pas pharamineux dans toute sa vie – ou presque.

Elliot se pencha doucement pour voir où en étaient les abrutis, histoire de jauger s'il pouvait se faire la malle ou non, mais soudain, un truc se posta devant lui. Oui oui, un truc, grand, sombre, et avec des tentacules. Et, étant toujours aussi calme et contenu qu'à son habitude, il.. hurla. Mais c'était un cri très viril, merci beaucoup, il avait passé l'âge de s'égosiller comme une fillette – ou pas. Il s'avéra que le « truc » était en fait sa fameuse, sa pharamineuse Popo, certes grande et sombre lorsqu'elle était à contre-jour, mais nullement pourvue de tentacules, seulement de beaux cheveux bruns. Et évidemment, les gorilles l'avaient entendu crier de cette voix ridiculement aigüe.

« Merde ! Bouge ! » A peine eut-il prononcé ces mots qu'il agrippa la manche de son amie, la tirant de force alors qu'il se mettait à courir, creusant un écart entre eux et les trois abrutis. « Popolipo ! Qu'est-c'que tu fiches ici ?! » Il était toujours en train de courir, mais eh, depuis quand ça empêchait la conversation, ça ? .. D'accord, depuis toujours, mais y avait circonstances atténuantes là. Popo, samedi pharamineux, gorilles, mais surtout : retrouvailles.

(c) charney

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MessageSujet: Re: ELLIOT & BURN ۞ nothing's gonna stop us   Sam 1 Déc - 17:59





«Nothing's gonna stop us»

«We will stand tall and face it all together»

La journée avait déjà commencé fort, pensait la fille Hepburn en crapahutant à travers les bois, cherchant le point d’accès, la faille, qui lui permettrait de changer de zone pour – enfin – rallier la quatre.
Il y avait eu son anniversaire, bien entendu. Le gâteau trop cuit et infect cuisiné par sa mère qu’elle s’était forcée à avaler, par principe, les quelques présents offerts par ses frères à déballer, et cette mine euphorique à afficher alors que son esprit était totalement ailleurs. Ce jour-là, ce n’était pas seulement son anniversaire… C’était un samedi, son samedi. Le samedi pharamineux, comme disait Toto. Déjà qu’elle avait loupé son dernier anniversaire parce que des Peacekeepers l’avaient prise en chasse, elle ne pouvait pas en plus manquer ce jour-là ! Ils avaient une coutume à tenir, quand même !
… Non, franchement, elle se sentirait mal si elle ne pouvait pas bondir sur son best-friend-forever et lui ordonner de lui déclarer son amour le plus profond, avant de lui ébouriffer les cheveux qu’il n’avait pas en poussant un grand rire diabolique et… tout ça quoi !

Aussi s’était-elle glissée, mine de rien et sitôt le repas terminé, hors de sa maison… Du moins jusqu’à ce que… « Attends, attends un peu, tu vas où comme ça, toi ? » l’avait interpellé Siméon, l’attrapant comme le fourbe qu’il était par son épaisse tignasse brune, alors qu’elle allait enfin dépasser le seuil de la propriété. « Bah… Faire un tour… Profiter de la nature, tout ça… » avait alors répondu Burn d’un air un peu trop innocent pour paraître honnête – ce qui n’avait sans doute nullement encourager le jeune homme à la relâcher. « Et tu n’as rien d’autre à faire de ta journée d’anniversaire? Rester à la maison et… Faire des mots-croisés, par exemple ? » Elle s’était laissée aller à un soupir, ayant parfaitement conscience d’être en position bancale et détestant cela – peut-être même encore plus que les mots-croisés, d’ailleurs ! Et pourquoi il avait toujours réponse à tout, lui, d’abord ?! Ok, elle était exactement pareille, mais bon… Elle n’était pas un modèle, après tout, huhu ! « Sim… Tu crois vraiment que les bébêtes de la forêt vont se presser près de la maison à attendre sagement d’être servis en guise de repas du soir parce que c’est mon anniversaire ?! » Ainsi avait-elle cloué le bec au dénommé Sim. Ce dernier n’avait alors rien trouvé d’autre à faire qu’escorter le diable lui servant de petite sœur, avant de lui faire jurer de ne pas se faire tuer, parce que ç’aurait été drôlement moche en cette journée-là. Elle avait répondu avec un sourire radieux, puis avait pivoté sur ses talons non sans maladresse, avant de disparaître dans un amas de boucles brunes.
Et avait cavalé, puisqu’il n’y avait pas d’autres termes, jusqu’au 4.

Le trajet était toujours exténuant, aussi elle n’en faisait qu’une petite partie – notamment l’ultime – à pied. Elle avait quelques tuyaux entre chaque zone, et avait de quoi faire l’aller-retour aisément – aucune inquiétude à avoir donc. Elle ne mourrait pas aujourd’hui, parce qu’aujourd’hui était le samedi pharamineux, et qu’une comète pouvait toujours bien lui tomber dessus qu’elle en réchapperait ! … Certes peut-être pas entière, m’enfin ça, c’était un détail ! … Oh, et puis ce ne serait pas plus mal, non plus, si ça arrivait après son entrevue avec Elliot. Ou pas du tout, d’ailleurs. Ouais, ça pourrait être cool, aussi !

Bref. Burn venait de déceler son passage habituel et s’y faufila avec l’aisance d’un ouistiti affamé. Elle se dissimula immédiatement derrière un arbre, en digne amatrice de films d’espionnage, puis reprit sa route avec de vieux airs de James Bond girl. Elle connaissait le chemin par cœur, et ne pouvait s’y tromper. Même si Toto ne s’attendait pas à voir sa meilleure topine débarquer de nulle part pour faire une méga fiesta d’anniversaire, elle le trouverait. Elle le trouvait toujours, de toute façon, il était incapable d’être discret !
Oh, d’ailleurs, c’est qui le p’tit bonhomme, là, recroquevillé derrière un mur à deux doigts de tomber en ruines ? Burn sentit son sang de super-héros ne faire qu’un tour et hurler à la révolte. Ce pauvre homme était sans doute poursuivi par d’immondes assaillants – des Peacekeepers, peut-être même ! -, et cherchait à s’en débarrasser ! Pas de soucis, elle volait à sa rescousse !

Dans un cri – silencieux – guerrier, la jeune femme fendit les derniers mètres la séparant de l’individu et se planta devant lui d’un air très fier, se redressant de toute la hauteur de ses… un mètre soixante-et-onze, haha ! Et en plus elle avait des cheveux, ou plutôt une énoooorme touffe de cheveux, pour la rendre d’autant plus impressionnante face aux méchants !
Baissant les yeux vers la victime, alors qu’elle se tenait toujours les poings sur les hanches d’un air magistral, elle croisa son regard… et hurla en même temps que lui. Crise cardiaque en reconnaissant le jeune homme en question, vin Diu. Lui, là ?! Mais quel boulet ! Heureusement qu’elle était toujours là pour lui sauver la peau, même lorsque c’était son anniversaire ! Haha, je ne vous explique même pas le sentiment de puissance dont elle était emplie alors ! … Sentiment que brisa légèrement ce Toto de classe internationale en hurlant un « Merde ! Bouge ! » qui arracha une grimace contrariée à Burn. Non mais oh, c’était son anniversaire, elle lui faisait une super surprise et lui sauvait même la peau, et… il l’accueillait comme ça ?! Mais quel goujat !
Totalement indignée, elle s’apprêtait à protester avec une véhémence typiquement Burnesque lorsque Toto la tira vers l’avant, la contraignant à repartir de là où elle venait en courant ! Non, mais… « Ils te courent après ces gens ? Non, j’veux dire, si t’as invité des copains, fin des gorilles, fin j’ai rien contre les gorilles mais… Si tu les a invité à notre super fiesta, t’aurais pu me prévenir quand même, qu’on fasse des aménagements ! Surtout qu’ils ont l’air qu’à moitié sociables, hein ! » balança-t-elle avec de gros yeux, alors qu’elle venait d’apercevoir les trois balourds sur leurs talons.

Elle évita un arbre de justesse, hurla en voyant un minuscule oiseau s’envoler sous leurs yeux, puis reprit leur échange comme si de rien n’était, dévisageant son meilleur ami en constatant qu’il portait – encore – des marques de coups. Il aurait pu se faire beau pour ce samedi, quand même ! « Popolipo ! Qu'est-c'que tu fiches ici ?! » La première réaction de la jeune femme fut de manquer de s’étouffer… et la seconde, de fusiller son compatriote du regard. « T’as de la chance que je n’aie pas mon arc, Elliot Matheson, parce que je te garantis que je t’aurais planté une flèche là-où-tu-sais si jamais tu osais m’appeler encore une fois comme ça ! Et une deuxième pour oser demander ce que je fais là, naméoh ! » S’efforçant de prendre un air digne – et tout ceci en courant, s’il vous plaît ! – elle attrapa subitement l’épaule de son ami Toto et le tira derrière un autre arbre, plus volumineux cette fois, qu’elle fixa en fronçant les sourcils « Savent monter aux arbres, tes copains ? Non mais parce que je connais tes talents en matière de lancer de pommes de pin, m’enfin s’ils nous choppent, je doute que ce soit très utile… Bordel Toto, faut absolument que tu te sociabilises ! » conclut-elle en soupirant, commençant à légèrement manquer de souffle à cause de pareils discours… Enfin il faut dire aussi que Burn, elle a toujours été très bavarde, surtout avec son petit-Elliotounouchet-rien-qu’à-elle, et puis que c’est son anniversaire, et que de toute façon elle n’a jamais aimé les anniversaires trop calmes, et que… Voilà, quoi !


(c) Spinelsuns
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MessageSujet: Re: ELLIOT & BURN ۞ nothing's gonna stop us   Lun 3 Déc - 14:45




N O T H I N G ' S . G O N N A
S T O P . U S

Elliot savait pertinemment que Burn était contrariée par son accueil peu chaleureux, et peut-être un peu trop brusque, et il était certain que s'ils n'étaient pas forcés de courir, elle lui aurait sauté dessus pour le bouffer. « Ils te courent après ces gens ? Non, j’veux dire, si t’as invité des copains, fin des gorilles, fin j’ai rien contre les gorilles mais… Si tu les a invité à notre super fiesta, t’aurais pu me prévenir quand même, qu’on fasse des aménagements ! Surtout qu’ils ont l’air qu’à moitié sociables, hein ! » Rah, mais elle était obligée de parler quand ils couraient ? Déjà qu'Elliot devait se concentrer sur là où il mettait les pieds histoire de ne pas trébucher sur une racine, un caillou ou même une poussière microscopique ; et aussi sur les branches qui tentaient de l'attaquer pour lui dérober un œil – et les borgnes c'est pas franchement sexy, merci beaucoup – sans oublier sur son rythme soutenu, bah elle aidait pas vraiment, là. Il était pas doué, ne l'avait jamais été, et c'était un secret pour personne. Ne pas se casser la figure dans leur course effrénée était déjà compliqué, pas la peine d'en rajouter une couche en le forçant à tenir la conversation ! Et elle le savait en plus, cette crétine.

« Des copains ? Hé mais t'es devenue aveugle pendant que j'étais pas là ? C'est des babouins croisés avec des ogres, et ils puent encore plus que Shrek ! J'suis pas copain avec des trucs comme ça ! Même toi t'es pas comme ça ! Et pis tu sais bien que l'samedi pharamineux, c'est sacré. J'inviterais pas des gens, même s'ils étaient trop sexys, parce que c'est sacré et que c'est toi et moi et pis c'est tout. » Ou comment résumer leur amitié en une simple petite phrase. Depuis tous petits, ils étaient plus ou moins alliés tous les deux contre le reste du monde, partant dans leurs délires de conquêtes inter-galactiques en mangeant des pots de glace entiers dans le jardin, emmitouflés dans leurs manteaux, bonnets et écharpes entre deux batailles de boules de neige, parce qu'ils sont assez étranges – ou barges ? – pour faire des trucs comme ça.

Bien sûr, les trois abrutis continuaient de les courser, et Elliot était surpris de voir qu'ils arrivaient à maintenir la distance, malgré l'écart conséquent entre eux et Popo et lui – d'habitude, ses bourreaux ne tenaient pas plus de quelques mètres, laissant tomber en proférant diverses insultes et menaces. « T’as de la chance que je n’ai pas mon arc, Elliot Matheson, parce que je te garantis que je t’aurai planté une flèche là-où-tu-sais si jamais tu osais m’appeler encore une fois comme ça ! Et une deuxième pour oser demander ce que je fais là, naméoh ! » Et voilà, il l'avait bien dit qu'elle voudrait lui foutre une flèche dans le derrière ! C'était toujours l'endroit qu'elle visait, allez savoir pourquoi.. A croire qu'elle était fétichiste des fesses Elliotiennes ? Ça méritait une enquête, il lui demanderait dès que la situation le permettrait, c'était certain. « Mais si tu t'fais choper tu vas te faire assassiner ! D'ailleurs ça m'étonne qu'ils aient pas essayé avant, vu tes émissions. En fait, si, ils ont du. Ils ont essayé ? Y a des gens qui ont voulu te faire la peau ? T'façon j'suis sûr que c'est eux qui ont fini en mauvaise posture, tu fais vachement peur quand tu t'y mets ! Hein, Popolipo ? »

Il faisait bien évidemment exprès d'insister sur ce prénom débile, qu'il affectionnait tant. C'était trop ridicule et trop mignon, et puis ça lui allait tellement bien ! Il fallait bien qu'il lui rappelle de temps à autres qu'il l'avait vue en couche culotte – et moins si affinités – avant qu'elle ne devienne la jolie jeune femme – complètement tarée – qu'elle était maintenant. Parce que bon, fut un temps, ils avaient partagé doudous, jouets et même quelques vêtements – oui, Elliot avait porté un t-shirt à l'effigie de la petite sirène piqué à Burn ; il avait toujours trouvé Ariel magnifique et totalement à l'ouest et il l'adorait, alors fuck ceux qui s'étaient foutu de sa poire, au moins, lui, il avait pas peur d'affirmer ses goûts, même gamin ; et puis le t-shirt était bleu, donc c'était pas non plus aussi ridicule que s'il avait été rose bonbon, hein.

Et puis tout d'un coup, Popo le tira derrière un arbre dont le tronc était incroyablement large, assez pour les planquer pendant un moment. Il étouffa un cri, surpris par la soudaine manœuvre experte de sa keupine, ne s'y attendant pas le moins du monde – lui, il aurait continué à courir des kilomètres et des kilomètres, jusqu'à atteindre le bout du monde ! « Savent monter aux arbres, tes copains ? Non mais parce que je connais tes talents en matière de lancer de pommes de pin, m’enfin s’ils nous choppent, je doute que ce soit très utile… Bordel Toto, faut absolument que tu te sociabilises ! » Tournant son attention sur Burn, il écarquilla les yeux. Elle suggérait vraiment d'escalader l'arbre ? Elle avait conscience de l'identité de son interlocuteur ? Coucouuuu, il s'agissait d'Elliot Logann Matheson, le mec le moins doué et le plus malchanceux de la Terre. Il était pratiquement sûr qu'en tentant de grimper sur ce truc gigantesque – sérieux, c'était quoi ça, le haricot magique de Jack ? – il se casserait les bras ou les jambes ou tout en même temps, et ce serait franchement pas cool, quand même.

Il secoua vivement la tête, un rire nerveux lui échappant. « Nope. Non, no way. Je monte pas là-dessus. Pas maintenant, pas demain, pas dans un million d'années. En plus t'as vu les spécimens ? C'est des babouins, j'suis sûr qu'ils arriveraient à monter ! On reste en bas, et pis ils nous choperont pas si t'arrêtes un peu de faire du bruit, crétine ! » Puis il s'appuya plus ou moins confortablement contre l'arbre, bras croisés sur sa poitrine, baissant la voix pour éviter de se faire repérer par leurs assaillants dont les pieds imposants martelaient le sol, se rapprochant peu à peu. « Et j'me sociabilise pas avec des machins comme ça, leurs cerveaux doivent faire la taille d'un de mes grains de beauté – et encore, j'suis gentil. » Il leva les yeux au ciel, se léchant machinalement la lèvre inférieure, là où elle était entaillée. Pour une fois, ses traces de coups étaient majoritairement réparties sur tout son corps, ce qui faisait que seul lui pouvait les voir – bah oui, personne d'autre le voyait tout nu hein. Sa face était relativement indemne, mis à part cette entaille à sa lèvre et un bleu sur la partie droite de son visage. Tant mieux, il n'avait pas envie que sa meilleure amie s'inquiète trop pour lui, ou pire, qu'elle pose des questions sur ces foutues marques. Elle ne connaissait pas non plus l'existence de ce L ignoble dans son dos, et Elliot espérait bien qu'elle ne le découvrirait jamais.

(c) charney

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MessageSujet: Re: ELLIOT & BURN ۞ nothing's gonna stop us   Lun 3 Déc - 21:27





«Nothing's gonna stop us»

«We will stand tall and face it all together»

Et ils couraient, et ils se tapaient la causette d’un air des plus naturels… Du Burn/Elliot dans le texte, quoi. Faut dire que les deux jeunes gens n’avaient jamais eu une amitié très conventionnelle. C’étaient un peu les deux aliénés du coin, les incompris qui s’insultent à coup de répliques de Star Wars ou filent l’un chez l’autre après les cours… Mais pas pour faire leurs devoirs hein, plutôt pour tracer des anges dans la neige, ou faire un bonhomme de feuilles sur modèle humain – à savoir, l’un ou l’autre. C’était quand même plus marrant, non ?
Bref, voilà, ils cavalaient à travers les bois et la jeune femme était à deux doigts d’en exploser de rire. Franchement, c’était tordant, comme anniversaire, Toto ne lui avait encore jamais fait le coup de viens-on-se-fait-poursuivre-par-des-balourds-préhistoriques… Pis de toute façon, vu la différence de gabarit, ils ne la rattraperaient pas de si tôt. Elle n’était pas une gazelle pour rien, après tout !
Ah ouais, mais il y avait… Elliot. Et lui, Elliot, bah il s’approchait plus du koala tombé de sa branche en pleine sieste que de l’antilope. Manquerait plus qu’il s’étale par terre, tiens. Hey, je déconne ! lui balança-t-elle mentalement en faisant les gros yeux, alors qu’elle gagnait du terrain sur son propre ami. « Des copains ? Hé mais t'es devenue aveugle pendant que j'étais pas là ? C'est des babouins croisés avec des ogres, et ils puent encore plus que Shrek ! J'suis pas copain avec des trucs comme ça ! Même toi t'es pas comme ça ! Et pis tu sais bien que l'samedi pharamineux, c'est sacré. J'inviterais pas des gens, même s'ils étaient trop sexys, parce que c'est sacré et que c'est toi et moi et pis c'est tout. » Elle soupira, et regretta ne pas avoir son arc ou ne pas pouvoir piler subitement pour lui sauter dessus et tenter de lui arracher le peu de cheveux surplombant sa boîte crânienne rencontrant à priori des moments d’absence. « VOICI MON TOTOCHOU ! » s’écria-t-elle pourtant. « Ta capacité à faire des compliments remarquables restera, je crois, une de tes plus belles qualités. Et t’as raison d’abord, les samedis pharamineux c’est rien qu’à nous, et puis d’abord c’pas vrai, que j’aime les gorilles ! » brailla ensuite la jeune femme en se frayant un chemin entre les branchages – et en priant intérieurement pour qu’aucune mèche de sa tignasse n’ait l’idée d’y rester accrochée.

Alors qu’elle continuait à cavaler, avec de toute évidence l’air de bien s’amuser, elle se permit une inspection des lieux. « Mais si tu t'fais choper tu vas te faire assassiner ! D'ailleurs ça m'étonne qu'ils aient pas essayé avant, vu tes émissions. En fait, si, ils ont du. Ils ont essayé ? Y a des gens qui ont voulu te faire la peau ? T'façon j'suis sûr que c'est eux qui ont fini en mauvaise posture, tu fais vachement peur quand tu t'y mets ! Hein, Popolipo ? » Jeta un œil aux gorilles, soupira silencieusement en se demandant comment Elliot pouvait bien les confondre avec des hybrides mi babouins mi ogres, ne remarqua même pas qu'il l'avait encore appelé Popolipo, bifurqua derrière un arbre, faillit s’en payer un, balança sans le vouloir une branche derrière elle, qui manqua sans doute de très peu son compatriote, et reprit leur petite discussion civilisée et parfaitement adéquate comme si de rien n’était. « Ils m’ont envoyé des trouuuuuusses de Peacekeepers ! Un peu genre tes copains-pas-copains, mais en mode molosse enragé. Pas très sympathique tout ça. Fin ils avaient pas le physique requis pour m’attraper. Et puis je leur ai fait le coup des cheveux tentacules, là, t’sais, bah ils ont tellement peur qu’ils ont fait demi-tour ! … A moins que ce soit puisque je commençais à leur tirer dessus avec mon arc. mais j’pense pas, hein, ils marchent pas comme ça ! » affirma-t-elle avec un grand sourire un peu niais. Bien sûr qu’elle savait qu’ils voulaient la tuer. Elle avait dû se jeter à l’eau, un jour, pour leur échapper, mais passerait cet épisode peu glorieux. Un autre, elle était restée prostrée en haut d’un arbre jusqu’à la tombée du jour, mais bon, ça non plus ce n’était pas la peine d’en parler… Elle préférait faire croire à Elliot qu’elle était toujours une terreur des bacs à sable et une cascadeuse hors-pair plutôt que lui avouer qu’elle avait déjà songé à arrêter tout ça, ne serait-ce que pour sa famille. Et puis comme ça, elle s’en convainquait aussi, au passage.

Elle comprenait ce à quoi faisait référence Toto lorsqu’il lui disait qu’elle pouvait faire peur. C’était vrai qu’énervée, elle n’était qu’à moitié sociable, la Burn. Lui l’avait déjà vu, taper dans à peu près tout ce qu’elle trouvait et jeter des taille-crayons à la tête de ses camarades – on ne dirait pas mais c’est redoutable ce genre de trucs ! – avant de traiter le monde entier de crétins névrosés ayant sans doute bouffé trop d’poissons périmés depuis trop longtemps… En fait, il l’avait sans doute déjà vu à travers toutes les phases qu’elle pouvait être amenée à traverser selon les circonstances. Faut dire aussi que ça faisait quoi, pas loin de deux décennies ? qu’ils étaient collés l’un aux basques de l’autre. Elle se souvenait à peine de sa vie avant sa rencontre avec Elliot. La vie, c’étaient toutes les conneries qu’ils avaient faites ensembles, ouais, c’était ça la vie !

Oooooh, un arbre géant, genre Grand-Mère Feuillage ! Le capteur de bonnes planques de Burn s’était déclenché subitement et elle traina son acolyte derrière l’arbre en question. Parfait. Elle était fière d’elle là, autant le dire !
Alors, elle suggéra d’escalader cet arbre énormissime, et crut tout d’abord en voyant l’air offensé de Toto-Chou qu’il symbolisait son indignation face à l’idée de gravir un arbre sacré – Pocahontas, tu me le paieras ! – puis elle se souvint de qui il s’agissait. Le koala tombé de sa branche, bah ouais. « Nope. Non, no way. Je monte pas là-dessus. Pas maintenant, pas demain, pas dans un million d'années. En plus t'as vu les spécimens ? C'est des babouins, j'suis sûr qu'ils arriveraient à monter ! On reste en bas, et pis ils nous choperont pas si t'arrêtes un peu de faire du bruit, crétine ! » Soupir las. Sérieusement, il était encore sur son affaire de babouins ? Non mais il allait être temps de voir la vérité en face et de se remettre les yeux en face des narines ou elle ne savait plus quoi, hein ! Et… Il l’accusait vraiment de faire du bruit ? Vraiment ?!
Elle lui servit son regard le plus rugbymanesque possible.

« Primo, ce ne sont pas des babouins. Franchement, tu les as regardés, Toto ?! Tu vois bien que ce sont des derrières d’orang-outang, non ? … Tu me déçois, là. Et pis de ce que j’en sais, même si on n’a pas des fréquentations poussées, les derrières d’orang-outang tous seuls sont incapables d’escalader un arbre. Deuxio, de là-haut, on va pouvoir faire la java et se remplir le ventre de baies à moitié empoisonnées qui nous rendront malades pour la semaine, et balancer des coquilles d’œuf aux derrières d’orang-outang qui ne comprendraient pas leur vie. Et treizio-ou-je-sais-pas-quoi, j’peux t’aider à monter, j’aurai qu’à te faire la courte échelle, ou te pousser, ou… Allez quoi, t’sais bien que j’suis super costaud et que t’es incapable d’être super discret ! » Pour la peine, elle troqua son regard noir contre celui du Chat Potté. Il ne pouvait quand même pas lui résister quand elle tirait une bouille pareille, uh ? Quand ils étaient petits, elle parvenait à le convaincre de lui offrir un autocollant collector de ses paquets de gâteau rien qu’avec cet air de chien battu. Ça ne pouvait que marcher, donc ! « Rappelle-toi qu’un jour, j’ai été te chercher chez la vieille Robbins. » conclut-elle d’un air théâtral. Bah ouais, quand même, la vieille madame Robbins quoi, la bonne femme la plus acariâtre du 2 ! Un jour qu’ils jouaient au frisbee ou une autre subtilité du genre, Elliot était passé chez cette horrible bonne femme pour un pari. Et lorsqu’elle avait menacé de l’agresser avec son plumeau dernière génération, c’était Burn qui avait bondi pour lui sauver la vie, et personne d’autre ! Haha.

Elle se souvint alors qu’Elliot avait indiqué, quelques secondes auparavant, alors qu’elle le rappelait à l’ordre sur l’espèce de leurs poursuivants, qu’il ne se sociabilisait pas « avec des machins comme ça », leurs cerveaux devant faire la taille d’un de ses grains de beauté – et encore. Elle demanda alors, dans un sourire espiègle « Et bien c’est plutôt flatteur pour eux, alors. T’en avais pas un énorme, par là… ? » avant de lui attraper énergiquement les deux joues, à la façon des arrières grand-mères collantes mais toujours pleines d’argent, pour scruter son visage. « Ne me dis pas que tu l’as fait enlever sale traître, j’veux pas être la seule multi-grains-de-beauté du pays ! » murmura finalement la jeune femme en secouant énergiquement la bouille de son meilleur ami… parce que non, quand même, elle ne se remettrait pas d’être la seule au monde à avoir une immooooonde tâche brune sur le menton. Et dans le sourcil droit. Et…


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MessageSujet: Re: ELLIOT & BURN ۞ nothing's gonna stop us   Sam 8 Déc - 14:07




N O T H I N G ' S . G O N N A
S T O P . U S

« VOICI MON TOTOCHOU ! Ta capacité à faire des compliments remarquables restera, je crois, une de tes plus belles qualités. Et t’as raison d’abord, les samedis pharamineux c’est rien qu’à nous, et puis d’abord c’pas vrai, que j’aime les gorilles ! » Elliot fronça les sourcils, accélérant la cadence – Burn, c'était peut-être la seule personne qu'il réussissait pas à semer. En même temps, petits, ils faisaient toujours la course et celui qui perdait avait des gages ignobles genre se rouler en petite tenue dans la neige, donc ouais, ils étaient entraînés à courir vite. Elliot était devenu encore plus rapide que jamais, et il n'avait pas trouvé d'adversaire à sa taille – mis à part Burn. M'enfin, il aurait préféré s'être amélioré parce qu'il avait continué ses jeux débiles avec sa keupine, pas parce qu'il courait quotidiennement pour sauver sa peau.. « Je sais, je sais, j'ai plein de qualités magnifiques ! Et pis j'ai jamais dit que tu les aimais, hein, et c'est des babouins, j'te signale ! » Courir en tergiversant comme des gamins de six ans. Du grand art Apolliotesque. Elliburnesque ? Popolliotesque ? Ellynetesque ? Oh bref, vous avez compris l'principe, quoi.

Et pis sa keupine, bah elle était bel et bien tarée. Il était clair qu'elle s'amusait beaucoup, et Elliot avait toujours su qu'elle était pas normale – pas pour rien qu'ils étaient meilleurs amis – mais de là à trouver cette course-poursuite pourrie attrayante, y avait d'la marge quoi. Mais bon, après tout, plus rien ne l'étonnait ! « Ils m’ont envoyé des trouuuuuusses de Peacekeepers ! Un peu genre tes copains-pas-copains, mais en mode molosse enragé. Pas très sympathique tout ça. Fin ils avaient pas le physique requis pour m’attraper. Et puis je leur ai fait le coup des cheveux tentacules, là, t’sais, bah ils ont tellement peur qu’ils ont fait demi-tour ! … A moins que ce soit puisque je commençais à leur tirer dessus avec mon arc. mais j’pense pas, hein, ils marchent pas comme ça ! » Il ne put s'empêcher d'éclater de rire, se baissant juste à temps pour éviter une branche. Bizarrement, quand il courait, il était très agile et ne trébuchait ou tombait jamais. C'était comme quand il avait une batte de baseball en main – ou un truc similaire. Au final, il avait deux talents, c'était pas si mal ! Ah non, trois ! Si on rajoute sa capacité à sauver sa peau en parlant et parlant et parlant jusqu'à embrouiller le cerveau de l'ennemi. Imparable. « Ils font peur tes cheveux, mais à mon avis c'est plus les flèches qui les ont fait fuir ! Surtout si tu visais les fesses, je sais comment t'es sadique à c'niveau là. »

Mais au fond, même si les propos de Burn l'avaient fait rire, il était inquiet. Pour elle. Pour sa vie. Il savait ce que pouvait faire le gouvernement, il savait combien ils aimaient briser les gens qui leur posaient problème – ou même les autres. Il en avait été victime, quelque part. Et chaque jour, il ruminait sa haine. Mais elle ? Non, ils pouvaient pas lui faire ça. Ils avaient pas l'droit. Si jamais ils touchaient ne serait-ce qu'à un cheveu de sa meilleure copine, sa sœur de cœur, Elliot jurait qu'il deviendrait leur adversaire le plus redoutable. Et contrairement à ses airs de pauvre petit chiot martyrisé, quand il était en colère et dans un stade de haine avancé, Elliot devenait véritablement dévastateur. Qu'ils essaient de briser Burn, et ils signeraient la fin. De quoi ? La fin de tout, bien sûr.

« Primo, ce ne sont pas des babouins. Franchement, tu les as regardés, Toto ?! Tu vois bien que ce sont des derrières d’orang-outang, non ? … Tu me déçois, là. Et pis de ce que j’en sais, même si on n’a pas des fréquentations poussées, les derrières d’orang-outang tous seuls sont incapables d’escalader un arbre. Deuxio, de là-haut, on va pouvoir faire la java et se remplir le ventre de baies à moitié empoisonnées qui nous rendront malades pour la semaine, et balancer des coquilles d’œuf aux derrières d’orang-outang qui ne comprendraient pas leur vie. Et treizio-ou-je-sais-pas-quoi, j’peux t’aider à monter, j’aurai qu’à te faire la courte échelle, ou te pousser, ou… Allez quoi, t’sais bien que j’suis super costaud et que t’es incapable d’être super discret ! » Le jeune Matheson foudroya Popo du regard. De quel droit elle osait le contredire ? Nan mais oh ! « C'est des BABOUINS, okay ? Je sais mieux que toi, j'les vois tous les jours à la mine, et crois moi qu'je sais différencier les spécimens avec qui je bosse ! » Ouais, il était au moins aussi têtu qu'elle. Voir peut-être même plus. « Et je monte pas dans ton arbre tout pourri qui ressemble à un vieux baobab ! J'suis pas un singe, moi, j'suis une gazelle, ou Batman, ou la p'tite sirène ! Eh... J'suis Batsirènelleman ! Ou Gaziratman ? Nan, ça fait vieux prout celui-là. Batazielman ? … Ça te dérangerait de m'aider ?! » Et voilà qu'il repartait dans ses délires à deux balles. Franchement, deux cas désespérés ces idiots, j'vous jure !

Oh non. Pas ça. Pas les puppy eyes. « Rappelle-toi qu’un jour, j’ai été te chercher chez la vieille Robbins. » Rah, elle était vraiment ignoble de l'prendre par les sentiments ! C'était pas du jeu, là ! « Espèce de tricheuse ! » Et, et, et.. Et what ? Elle faisait quoi là, elle s'était prise pour Tata Roberte ou bien ? Non mais franchement, à lui choper les joues comme ça, elle allait lui déformer le visage cette idiote ! « Et bien c’est plutôt flatteur pour eux, alors. T’en avais pas un énorme, par là… ? Ne me dis pas que tu l’as fait enlever sale traître, j’veux pas être la seule multi-grains-de-beauté du pays ! » Et en plus elle appuyait sur son bleu qu'il avait récolté deux jours plus tôt, elle était aussi sadique que ça ou juste aveugle ? Allez savoir. « Aïïïeuh, arrête ! Tu fais mal, attardée ! » Il repoussa vivement les mains de Popolipo, frottant doucement son bleu avec une grimace. « Et t'as Alzheimer ma parole, j'te rappelle que mes gros grains de beauté, ils sont dans mon cou et mon dos ! Y a que toi qu'a des pustules sur le visage, sorcière ! » Et il ricana comme la fée Carabosse, se souvenant des fois où il le faisait dans le passé quand Burn le cherchait trop. Quand ils étaient gosses, ça lui faisait peur, même si Elliot avait jamais compris pourquoi. Elle avait pas peur de la vielle Robbins, mais du rire de sorcière d'Elliot, si. Elle était pas normale, j'vous dis !

Et puis les airs de chien battu croisé avec un merlan frit eurent raison du pauvre Elliot, qui était décidément trop faible face à sa meilleure copine. Il allait devoir travailler là-dessus, c'était plus possible. « Bon, d'accord, d'accord, arrête de faire ta morue ou je sais pas quoi là. Mais j'te préviens, si je tombe de l'arbre, j'te fais un procès et j'te force à m'aider à aller aux toilettes jusqu'à la fin d'tes jours, parce que ça sera ta faute si j'finis dans un fauteuil roulant ! » Levant les yeux au ciel, il regarda à nouveau l'arbre, qui était décidément gigantesque. Mais pourquoi il s'engageait toujours dans des galères pareilles, lui ?

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ELLIOT & BURN ۞ nothing's gonna stop us

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