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 At Gunpoint ▬ Garry ♥

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MessageSujet: At Gunpoint ▬ Garry ♥   Ven 3 Juin - 22:18




 
 
Garret & Lazlo
featuring


Ne te fais pas tuer. Mohini ne le lui avait pas seulement dit, elle l'avait hurlé dans sa direction, avec toute l'intensité dont était capable son petit corps. Mais qu'y pouvait-il réellement ? Non seulement leur groupuscule s'était enfin réveillé pour mener une mission de récupération, là, extra-muros, mais en plus sa colombe n'était pas revenue depuis des jours, le rongeant d'inquiétude. Et les jambes de Lazlo le démangeaient affreusement, suffisamment pour qu'il lui ait ri au nez en décidant d'y aller seul.

Situé dans une zone anciennement gardée secrète, une sorte de base militaire à la sortie de la ville, désaffectée depuis des années. Il était même surprenant qu'ils n'aient pas encore décidé de visiter les lieux, tout du moins de lancer une ou deux missions de reconnaissance. A croire que leurs chefs s'étaient adoucis depuis quelques temps. Non, pensa Lazlo, glissant dans les ruelles mal éclairées en cette soirée d'orage. Non, ils ne s'étaient pas adoucis, ils avaient décidé d'aller dans le sens du Gouvernement. Une trahison sans bornes, à ses yeux. Ce n'était pas comme si la Résistance n'avait aucune raison de se battre. Ils avaient toutes les raisons du monde, ne serait-ce juste que pour avoir le droit d'être libres. Enfin libres.
Comme une ombre, il se faufila jusqu'à la zone de contrôle. Les Peacekeepers étaient trempés comme des éponges mais restaient vigilants, malgré la pluie épaisse qui menaçait de les écraser, eux comme leurs beaux uniformes. D'un pas de côté, il s'était caché à l'abri d'un angle de mur, tapi dans l'ombre. Bientôt, la relève. Bientôt, il pourrait escalader le mur d'enceinte, ou se faufiler entre les lourds battants de la porte blindée. D'un mouvement vif, il s'assura que ses cordes soient toujours bien attachées à sa ceinture. Ses doigts effleurèrent la crosse de l'arme que Mohini avait glissée d'autorité dans un vieux holster qu'il gardait harnaché à sa cuisse, plus pour le sens du look que par nécessité. Il se mordit la lèvre inférieure. Si effectivement il s'aventurait hors de la zone sécurisée, il courait le risque de devoir s'en servir. Espérons que ce maudit entrepôt ait encore quelques objets dignes d'intérêt. Un peu de nitroglycérine ne serait pas du luxe, mais il avait comme la sensation que c'était peine perdue. Tant pis, de l'engrais suffirait amplement.

Retenant son souffle, il attendit que l'attention des Peacekeepers soit trop focalisée par le changement de garde. Ces cons ne pouvaient pas l'entendre ni le voir, entre la pluie et la pénombre. Tant mieux. A pas vifs, il se dirigea vers le mur d'enceinte, et jeta aussitôt sa corde dans les barbelés pour s'assurer une bonne prise. Un bref coup d'oeil pour s'assurer que les autres ne l'aient pas entendu. Non. Il prit une inspiration et grimpa le long du mur, rapidement, remerciant comme à chaque fois son maudit service militaire. C'était dans des situations comme celle-là qu'il appréciait d'avoir subi ces maudits entraînements. Il avait vraiment intérêt à contenir encore des trucs dignes d'intérêt, cet entrepôt, vu le mal qu'il se donnait pour y accéder.
Les barbelés s'accrochèrent à la toile épaisse de son treillis brun, menaçant de s'y planter alors qu'il passait rapidement ses jambes de l'autre côté du mur. Il pouvait sentir leur morsure dans les gants de cuir qu'il avait aux mains, à deux doigts de déchirer la matière, et murmura une légère prière lorsqu'il sentit une pointe manquer de s'enfoncer dans sa paume. Le coeur battant, il vérifia une nouvelle fois que les Peacekeepers n'aient rien remarqué. Toujours rien. Bande d'incapables. Il remonta rapidement sa corde, pour la laisser glisser de l'autre côté du mur. Encore quelques efforts.

Ses bottes touchèrent le sol dans un bruit sourd, et il resta planté là quelques instants, le temps de reprendre son souffle, le dos contre le mur d'enceinte pour ne pas être vu depuis la tourelle de guet. La pluie et la sueur collaient ses mèches blondes à sa peau, devant ses yeux comme un rideau mais il put discerner la silhouette du garde en haut du mur. Et clairement, il n'avait aucune idée de ce qu'il venait de se passer.
Lazlo pouffa doucement, son rire étouffé par le roulis de la pluie sur les bâtiments. Quels cons. Suivant la structure, il prit la direction de l'entrepôt au petit trot, jetant un dernier regard vers les forces de l'ordre par dessus son épaule.

-Hasta siempre, bande d'abrutis !

Les ruelles dévastées de la Nouvelle Orléans. Elles étaient aussi sombres que dangereuses pour quiconque osait s'y aventurer, et il en connaissait un rayon. Le quartier pour autant ne lui était pas méconnu. Parmi les façades décaties, les bâtiments effondrés, il pouvait reconnaître cette petite supérette dans laquelle il faisait régulièrement ses courses, avant le Grand Chaos. Là, il voyait cet arrêt de bus qu'il avait pris plus d'une centaine de fois pour se rendre à son boulot. Là-bas, un jardin en friche, rongé par les zombies comme la végétation abondante, qui réveilla la sensation d'un baiser sur ses lèvres. Tant de souvenirs réduits au néant, dans son quartier. Et le pire dans tout ça, c'était sûrement qu'il n'avait aucune connaissance de l'existence de ce maudit entrepôt. S'il l'avait su, il aurait fait son voyage le long de Memory Lane bien plus tôt.

De toutes façons, il n'avait pas le temps de s'arrêter bien longtemps pour laisser revenir les souvenirs. Il avait une mission, et comptait s'y tenir. Le message codé indiquait que l'objet de sa quête se trouvait entre Marbles', un magasin de jouets, et un petit cinéma de quartier où il avait posé ses fesses plus d'une cinquantaine de fois. Déguisé en maison classique, mais pourtant complètement creuse. Un de ces miracles de l'architecture militaire, personne ne pouvant se douter de l'office réel du bâtiment. Même lui avait été surpris. Il l'avait été encore plus en apprenant que les Peacekeepers avaient fait leur travail, et nettoyé le secteur récemment. Le danger était toujours présent, mais moindre. Une aubaine.

D'un coup de pied, il enfonça la porte en bois vermoulu et s'engouffra dans le bâtiment. Ses yeux s'agrandirent de surprise, comme ceux d'un enfant devant le jouet qu'il voulait depuis toujours. L'entrepôt comblait les trois étages du bâtiment sans aucun souci, bien plus grand de l'intérieur que de l'extérieur. Le sol en béton avaient beau s'être craquelé sous l'effondrement du plafond, il était encore praticable avec aisance. Un sourire enfantin sur le visage, il jeta un regard circulaire aux lieux, fasciné par la préservation presque surréelle du cadre. Certes, la nature avait rongé pas mal de ce que les Hommes avaient pu construire, laissant le soin aux intempéries de ruiner le reste. Mais les grosses caisses en métal, laissées à moisir depuis des années par les militaires, semblaient encore vierges de toute effraction.
Une putain d'aubaine.

Le coeur battant, son sourire jusqu'aux oreilles, Lazlo progressa jusqu'au fond du bâtiment. Sur les étagères, de nouvelles caisses plus petites, au bois assombri par la pluie. Et trois lettres peintes en noir qui ne trompaient personne.

-Viens-là, ma belle...

Lors de sa chute, le plafond avait réussi à emporter une partie du béton armé, non loin de là, creusant un trou peu profond mais suffisamment pour révéler l'armature du sol. Scrutant les décombres, il finit par repérer une tige en métal assez grande, et encore assez solide pour faire pression sur la caisse et révéler son précieux contenu. Si la dynamite était humide, ce n'était pas un gros problème. Il trouverait une solution. Il y avait toujours une solution.
Il venait tout juste d'enfoncer la tige dans une fissure de la première caisse quand il entendit un bruit, à l'autre bout de l'entrepôt. Quelqu'un venait de pousser les restes de la porte, dans un grincement sordide, mais surtout sonore. Un errant ? Il n'espérait pas. Dans le doute, ses mains se resserrèrent sur la tige de métal. S'il fallait frapper, il saurait le faire. Surtout alors que les pas, lents, retenus, se rapprochaient de lui.

Jugeant qu'il avait le temps de continuer à s'échiner sur la caisse, il força de tout son poids pour faire grincer le bois, détachant planches et clous dans un craquement. Les pas avaient pris en vigueur, leur propriétaire ayant très certainement entendu le bruit. Rapidement, il attrapa deux pleines poignées de dynamite et les fourra dans le trou de la doublure de son trench-coat. Il sentit les pans du vêtement s'alourdir sous leur poids, tombant sur le béton à travers les plis du tissu. Mais les pas n'en finissaient plus de s'approcher. Et la tige de métal avait sauté de ses mains quand le bois avait fini par céder. Alors il soupira et tira le pistolet de son holster, le pointant aussitôt sur l'intrus.

-Georgina, putain, tu vois pas que Papa est occupé ?
 


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MessageSujet: Re: At Gunpoint ▬ Garry ♥   Sam 4 Juin - 4:14



at gunpoint

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Les yeux dans le vide je me tourne et me retourne. Encore une nuit sans sommeil, encore une nuit à me demander, me rappeler. Quand je ferme les yeux je te vois, je vois tes yeux si heureux et je me rappelle que tu n'es plus là. Parfois, je me demande si il y a une solution pour ne pas rêver. Une solution pour oublier sans t'oublier. Mais j'ai trop peur, j'ai trop peur qu'en perdant la douleur je te perde aussi dans mon cœur. Alors je ne dors pas vraiment, et je m'en contente. Je me dis que c'est un petit prix à payer. Tellement petit.

Le soleil se lève et s'incruste dans mes prunelles fatiguées. Nouvelle Orléans de merde. Apocalypse de merde. Je soupire et me lève du lit en m'étirant lentement. Une journée de plus sans réelle importance. Il devient urgent que je me trouve un but, quelque chose pour quoi me battre. Je vais péter un plomb sinon. Exploser de tout mon intérieur. Je passe dans la salle de bain, me débarbouille et m'habille et me voilà de retour face au monde. Je hausse un sourcil, j'ai gagné le droit de rejouer, je me suis levé ce matin. J'ai envie de me traiter moi-même d'idiot. Je m'abstiens et me dirige vers le journal pour écrire de nouveaux articles. Faire mon travail bien sagement et surtout rester dans ce milieu neutre dans lequel je ne me retrouve absolument pas.

Oui mais y a pas de bonne solution. Y a pas de bon côté. Y a un très mauvais côté, celui qui a failli me faire crever. Et puis y a l'autre côté, celui qui mène à rien. Qui sauve rien. Et moi je passe ma tête entre mes mains et je soupire sur ce fil duquel je ne me décide pas à tomber. Parce que j'ai beau vouloir un but, il faut qu'il en vaille la peine. Et j'en vois pas. J'en vois pas putain, et ça me tue ça. Que tu sois mort pour rien, qu'on vive dans tout ça. Qu'elle vive dans cette merde, sans toi. Je soupire, pour la centième fois de la journée au moins. Et puis le temps passe et le temps change. Il devient affreux. Vraiment dégueux.

Tu te serais foutu de ma gueule parce que j'ai jamais aimé la pluie qui rend le sol boueux. Je l'ai toujours trouvée agressive et moche. J'avais l'habitude de te dire qu'elle déformait le paysage et que ça me gonflait. Que quand j'observais, j'aimais bien voir les choses correctement, j'avais pas des yeux sans problème de vue pour que cette conne déforme ma vision sans me demander. De toutes façons je cherche toutes les excuses du monde pour penser à toi, j'essaie de me souvenir de tout, et surtout du mieux. Alors que je sors de l'enceinte du bâtiment, le temps n'a pas changé. Je l'observe dans un regard blasé et me mets à marcher sous la pluie. Parce que même si je la déteste elle me fait penser à toi. Que chaque goutte d'eau à quelque chose qui est un peu toi, et qu'elle a beau être lourde et pesante sur ma veste en cuir, j'accepte ce poids. Le tien, celui des maux que j'ai pas su accepter. Celui de tes larmes auxquelles j'ai pas pu résister. Et je marche, je ne regarde même pas devant moi.

De toutes façons, à ce stade ça relève plutôt de l'errance. Parce que sincèrement, marcher sans but, j'en connais pas vraiment d'autre définition. Cette rage au ventre me manque. Cette adrénaline qui me rend en vie, qui me fait vibrer, je dois la trouver. C'est sans doute pour ça qu'au lieu de me retrouver chez moi, je me retrouve par hasard derrière des gens avec une allure louche. Ils ont quelque chose à cacher, c'est évident. Et mon instinct de journaliste, ou peut-être juste celui qui cherche l'adrénaline se met à les suivre sans un bruit, capuche de sweat-shirt trempée, complètement inutile, relevée sur la tête qui couvre mon visage. Mon cœur qui bat doucement alors qu'on passe bien trop près à mon goût des forces de l'ordre. Des résistants. C'est forcément ça.

Alors pourquoi je continue à les suivre ? Pourquoi je les suis hors du périmètre de sécurité ? Pourquoi je poursuis des gens qui ont un but qu'ils n'atteindront jamais ? Je sais pas. Peut-être parce que même si ça mène à rien, c'est mieux que le néant le plus total. Mon cœur se met à battre dans ma poitrine doucement, mes yeux plus alertes, malgré la pluie. J'ai aucune arme. Rien pour me protéger. Je suis parmi des gens auxquels je n'appartiens pas, et je risque de me retrouver entre eux et une horde d'infectés affamés. C'était peut-être pas l'idée du siècle, mais c'est bien trop tard pour reculer, alors de toutes façons. Autant continuer.

De temps en temps des voix, des ordres, des directives. Je les suis sans un mot, telle une ombre derrière eux. Et puis ils se séparent, pour fouiller les décombres dans lesquels on se retrouve. Je tourne les yeux et me dirige vers l'un d'eux, gardant toujours une certaine distance. L'adrénaline monte et mon cœur bat un peu plus fort. La porte déjà enfoncée, j'avance avec prudence dans un bâtiment complètement affaissé, brisé. Je regarde un instant autour de moi, ce massacre, témoignage bien réel de l'état actuel du monde. Parce qu'on a beau dire, on a beau voir, mais dans nos petits murs on s'habitue. On se dit qu'il y a pire. On se dit qu'on a peut-être exagéré. Mais la vérité c'est qu'on oublie. On oublie ce qu'on a laissé derrière nous, et là, face à moi, j'ai l'horreur d'un monde qui a pleuré, qui a hurlé. J'ai l'horreur d'un monde qu'on a oublié. Et je l'observe en me disant qu'au final, je ne suis pas si caché. Vraiment pas. Je passe un doigt maladroit sur une surface et touche la poussière du doigt. La poussière du monde d'autrefois. La poussière que t'as connu toi.

J'en avais oublié le mec que je suivais. J'en avais un peu oublié tout le monde autour. J'étais concentré sur les vestiges du passé et les hurlements qu'on pouvait entendre si l'on écoutait bien. Alors forcément j'étais moins prudent. J'étais plus du tout prudent. J'avançais et un bruit me fit sursauter. Un bruit plutôt inquiétant. Réflexe stupide, au lieu de me barrer en courant je me dirige droit vers ce dernier. Quel était l'intérêt ? Ces mecs n'allaient certainement pas me protéger et je n'avais aucun intérêt à ne pas partir d'ici en courant, qui sait ce qu'il avait pu attirer. Mais je ne pouvais pas laisser quelqu'un mourir.

Pas comme ça.
Pas après toi.

Alors que je me retrouvais face à un tableau bien étrange. Très apocalyptique, c'est pas un blessé mais un homme bien en forme qui se trouve face à moi, et qui me pointe d'une arme en sortant une phrase qui me passe bien au dessus de la tête. Réflexe, j'enlève ma capuche et passe mes mains au dessus de la tête. De toutes façons, si il voulait tirer il le ferait. Mais je parle quand même. J'ouvre la bouche de ma voix qui sort de sa nostalgie et de mon cœur qui bat vraiment de plus en plus violemment. Si j'avais des doutes, je suis bien vivant.

« Désolé. Désolé. Je ne veux pas de problème. »

C'est indéniablement absurde comme remarque. Et puis, en quoi ça allait m'aider. Est-ce que quelque chose pouvait vraiment m'aider ? Je tourne les yeux face au chaos et redirige mon regard dans celui de l'homme qui me fait face avec une légère moue je lui demande gentiment. « Tu veux bien arrêter de pointer ce truc sur moi s'il te plaît ? Si tu veux que je me casse, bien, mais j'ai pas besoin de sortir en sang, si ? », je marque une pause en descendant mes mains contre ma veste par réflexe et finalement j'ajoute, avec un regard un peu trop provocateur. « À moins que tu ne veuilles me donner en pâture aux zombies pour être sûr de rentrer en sécurité, auquel cas, me rate pas d'accord ? J'ai pas envie d'agoniser pendant qu'ils me bouffent, mes services à la communauté ont des limites. »

Je suis vraiment con quand je m'y mets. Mais c'est trop tard, c'est fait et dit. Je baisse les yeux, affligé de ma propre attitude qui peut me mener à bien des ennuis. On pourrait croire que devenir l'objet du gouvernement vous aura donné une leçon, vous aura appris à fermer votre gueule. Mais non. Dès que ce con de palpitant se manifestait, dès qu'il y avait de l'adrénaline dans mes veines c'était raté. C'était comme ça, je cherchais. Un but, un coup. Peu importe. Je cherchais la vie, et en ayant des ennuis, on avait toujours la sensation d'être envie.

C'est bien ça qu'on avait appris à mesure de la vie. C'est bien ça qu'il me restait. Chercher les ennuis quand j'aurais du fermer ma gueule. Mais y avait mon cœur qui battait, y avait ta voix qui résonnait. On peut pas m'en vouloir pour ça, j'espère que tu m'en veux pas de ça.

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    I sat alone in bed till the morning I'm crying "They're coming for me" And I tried to hold these secrets inside me My mind's like a deadly disease I'm bigger than my body I'm colder than this home I'm meaner than my demons I'm bigger than these bones And all the kids cried out "Please stop, you're scaring me" I can't help this awful energy God damn right you should be scared of me Who is in control?
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MessageSujet: Re: At Gunpoint ▬ Garry ♥   Sam 4 Juin - 12:22



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Le canon de pistolet toujours pointé sur l'intrus, il prit un moment pour le détailler. Par chance, ce n'était pas un zombie. Encore heureux, il se voyait mal devoir se frayer un passage vers la Nouvelle Orléans à la seule force de son poignet. Mais ce gars, comment était-il arrivé là ? Sûrement pas par la force du Saint Esprit. Et s'il avait un but caché, ou si c'était un Peacekeeper déguisé en civil, il n'était pas sorti du sable. Autant rester précautionneux, se dit-il. Déjà qu'il avait été assez idiot pour se laisser suivre, autant l'abattre en bonne et due forme, ce gars à l'air un peu paumé, s'il s'avérait faire partie de ces chiens du Gouvernement.

-Si tu l'dis Georgina, lève tes mains bien haut que je puisse les voir, comme j't'ai dit Papa est occupé et n'aime pas vraiment que des sales gosses matent ce qu'il fabrique. Qui sait, j'aurais pu être en train d'envelopper ton cadeau d'anniversaire, ça aurait été dommage de te gâcher la surprise, hein ? Allez poupée sois gentille, me force pas à sortir la machine à fessées.

D'un mouvement de son arme, agitant son canon dans la direction générale du nouveau venu, il l'incita silencieusement à s'expliquer. Des explications qui vinrent, à peine assourdies par le bruit de la pluie sur les dernières tuiles de l'entrepôt. Des explications qui poussèrent le Résistant à hausser un sourcil goguenard devant l'aveu dissimulé qu'en gros le mec n'avait aucune idée lui-même de ce qu'il foutait là. L'idée générale était là, au moins. Le mec ne voulait pas d'emmerdes, une intention fort louable surtout dans la conjoncture actuelle. Si en plus de ça il l'avait clairement énoncé, il avait une répartie qui plaisait à Lazlo. Un mec qui ne se laissait pas démonter, ça lui parlait. Les commissures de ses lèvres se creusèrent dans une ombre de sourire, effleurant sa barbe alors qu'il baissait à peine le canon de son arme.

-]L'idée m'a effleuré l'esprit, de te jeter en pâture à nos amis affamés, mais je vais passer pour cette fois. Juste parce que t'as des couilles et que j'aime ça, les mecs qui ont des couilles.

Pourtant l'homme avait baissé ses mains vers sa veste, provoquant un léger sursaut nerveux dans la main qui tenait l'arme. Le regard rivé sur ces mains, tentant d'évaluer si la veste en question pouvait contenir, elle aussi, une arme quelconque, il finit par soupirer et se rapprocha de l'autre, son propre pistolet toujours pointé sur la poitrine de l'inconnu.

-]Mais j'ai beau a-do-rer les mecs qui en ont une grosse paire bien pendante, on est jamais assez prudent. Mesure de sécurité, tout ça, tu comprends bien.

En soit il s'en foutait que l'autre soit armé, en réalité. C'était le cadet de ses soucis, mais ça ne l'empêcha pas de palper rapidement la veste de sa main libre, puis les hanches puis les cuisses de son nouvel ami, histoire de s'assurer qu'il n'ait pas d'autres surprises en réserve. Parce que si Georgina faisait partie des Peacekeepers, il n'aurait pas d'autre choix que de l'abattre sans sommation. Ca l'emmerdait prodigieusement, la répartie du jeune homme étant après tout fort récréative. Mais un homme devait survivre, quel qu'en soit le coût. Surtout quand il était en train de piller une réserve militaire en prévision d'un nouvel assaut de la Résistance. Ne te fais pas tuer. Mohini avait été assez claire dans sa requête, et même s'il ne lui avait pas dit directement, Lazlo lui en avait fait la promesse en prenant la route. Pas comme ça. Pas maintenant. Pas alors qu'il venait tout juste de retrouver un semblant de stabilité dans sa vie, pas alors qu'ils allaient monter une nouvelle affaire qui ferait parler d'elle pendant des mois. Pas alors que ses petits protégés l'attendaient sagement sur le toit de son immeuble, pas alors que Dita la Blanche n'était toujours pas revenue.
Son inspection achevée, il recula de deux pas, son arme toujours braquée sur l'intrus avant de la ranger tranquillement dans le holster harnaché à sa cuisse.

-Georgina tu m'épates. Sortir comme ça, dans la pénombre, sous la pluie, sans un seul moyen pour te protéger, je trouve ça incroyable. Rien que pour ça t'as toute ma confiance, et tu vas avoir le droit de ressortir de là à peu près indemne. A peu près, parce qu'au final tu vas même avoir une utilité, si t'as rien d'autre de prévu.

De ce qu'il avait pu comprendre lors de son inspection, le jeune homme en face de lui avait les épaules assez solides pour lui donner un coup de main. Taillé comme un Dorito, l'intrus avait des vêtements assez amples pour pouvoir donner le change, et, s'il avait autant de prestance qu'il s'en donnait l'air, pouvait tout aussi bien lui servir de moyen d'accès facile et crédible pour passer le poste de sécurité et rejoindre ses pénates. Un bon deal, à son sens. Restait qu'effectivement le nouveau venu ait suffisamment de jugeote pour comprendre où était son intérêt, à savoir leur intérêt. L'opportunité faite reine. Avec un peu de chance le mec serait aussi partant pour l'accompagner dans son exploration des tréfonds de l'entrepôt, et pourrait l'aider à transporter d'autres marchandises au passage. La curiosité lui rongeait les jambes, pour tout dire. Quelles autres merveilles pouvaient-ils encore trouver ? Mohini lui avait donné six heures de battement, et ensuite elle lui enverrait un pigeon pour s'assurer qu'il était toujours vivant. Et si l'espoir était là que son nouveau compagnon ait une demi-journée à perdre avec lui à fouiller dans les décombres, on n'était jamais assez prudent. Alors Lazlo fourragea à nouveau dans la caisse défoncée et lui déposa quelques bâtons de dynamite dans les bras, pour ne pas les laisser ballants plus longtemps.

-]Tiens, fourre ça dans tes poches, ça va t'occuper. Et en plus si jamais y'a des infectés dans le coin, j'aurai juste besoin de te foutre le feu et tu vas péter comme au Jour de l'Indépendance. Ca sera sympa.

Bien conscient de passer pour un psychopathe en disant ce genre de choses, il lui adressa un clin d'oeil et tapota tranquillement le torse ferme de son nouveau compagnon. Qu'on n'aille pas dire qu'il n'annonçait pas la couleur. Soit tu marches avec moi, soit je t'élimine. Aussi simple que ça. Même si en soit c'était du bluff, ses poches étant entièrement démunies d'une bonne boite d'allumettes. Avec un sourire mutin, il attendit que l'autre ait une main libre pour tendre la sienne dans sa direction, en gage de bonne foi.

-]Je m'appelle Janus, au fait. C'est quoi ton p'tit nom ? Et comment t'es venu jusqu'ici, d'ailleurs ? Parce que je suppose que tu n'étais pas là juste pour le plaisir de t'offrir un footing adrénaline avec une horde d'infectés au train.

Son ton était résolument joueur, amusé qu'il était d'avoir vu l'expression de son nouveau compagnon de jeu changer en voyant la dynamite être fourrée ostentatoirement dans ses bras. Pour autant il lui laissait quand même la possibilité de s'enfuir à tout moment, sachant parfaitement qu'il n'aurait pas autant de facilités à rentrer chargé de dynamite que s'il n'en avait pas. Son seul air béat ne suffirait pas à convaincre les Peacekeepers.
Georgina avait besoin de lui, et il avait besoin de Georgina. Une raison suffisante pour copiner un peu plus avant de s'enfoncer d'avantage dans les entrailles du bâtiment, et lui faire recracher tous ses trésors.

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MessageSujet: Re: At Gunpoint ▬ Garry ♥   Jeu 23 Juin - 7:30



at gunpoint

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J'obéis, bêtement, sûrement. J'ai beau vouloir avoir le cœur qui bat, j'ai pas spécialement envie de crever aujourd'hui, encore moins parce que j'ai suivi une lumière. Et putain, quelle lumière, sérieux, j'étais de moins en moins sûr de mon choix. Et l'autre qui fait que m'appeler Georgina, et je t'entends rire tout au fond de moi. Je relève les yeux vers lui à mesure qu'il parle et ne peux pas empêcher le sourire qui se dessine sur mon visage. C'est pas n'importe qui ce type, et surtout pas la moitié d'un. La pluie qui nous accompagne, le mauvais temps qui fait rage, ne font aucune différence.

J'ai envie de me marrer, ce mec me fait marrer. Mais je me tais, histoire de pouvoir rire encore quelques jours après. Je l'écoute, sagement, gentiment. Lorsqu'il admet que la perspective de faire de moi de la pâté pour zombies l'a effleuré, j'incline légèrement la tête. Même si c'était loin d'être une idée qui me plaisait, vraiment loin, fallait être con pour ne pas qui avoir pensé. Le fait qu'il laisse cette merveilleuse idée de côté pour un je-ne-sais-quoi qui peut me qualifier lui vaut un sourire de remerciement. Pour une fois que ce n'est pas vers les emmerdes, que ma nature me pousse, ça valait limite des applaudissements. Mais on passera pour cette fois.

Il continue, et le sourire sur mon visage ce vaut de plus en plus grand. Quel con d'avoir baissé les mains, manquait plus qu'il ait la main baladeuse. Je soupire doucement, je comprends, me laisse faire et perds mon sourire. C'était pas spécialement ma tasse de thé de me faire tripoter par un inconnu. Et si certain d'entre nous auraient pu y trouver une part de romantisme, avec cette poussière qui rappelle les chaumières et cette pluie qui nous trempe et nous rend plus nus qu'on ne le voudrait, j'avoue que je ne le vois pas trop comme ça. Mais peu importe. Finalement, après un temps relativement long, les pas lourds de Papa se font entendre et ses mains disparaissent de ma surface corporelle. Je me retourne lentement et l'observe ranger son arme non sans un rictus de côté.

L'homme ouvre à nouveau la bouche, souligne d'un trait bien gros ma connerie. Cette dernière qui pour une fois me vaut toute confiance, je hausse un sourcil et souris à ses mots, intrigué d'une quelconque utilité autre que la pâté pour zombies. « Merci Papa, ça fait plaisir de te voir si fier de moi. » Mon regard n'est plus provocateur, simplement joueur. Pour la première fois depuis longtemps, j'ai trouvé plus taré que moi. Et ça fait du bien. Putain ce que ça fait du bien.

Il ne lui faut pas bien longtemps pour me montrer l'utilité que je pouvais avoir. Les bâtons de dynamites posés dans les mains, je lève les yeux vers lui avant de dire dans un souffle un brin ironique. « Papa, t'as dit que tu voulais pas faire de moi de la pâté à Zombie, m'enfin, des p'tits bouts de céréales c'est pas forcément mieux tu sais. » C'est une phrase dans le vide, je sais pertinemment qu'il n'a pas pour but de faire de moi une nourriture ou une autre pour les bestioles sans cervelle. Si je n'avais eu aucun doute quant au fait de suivre la résistance, j'étais désormais certains de ne pas suivre ceux qui le faisaient de chez eux.

Outre mon scepticisme vis à vis de l'impact de cette dernière, j'en restais curieux. Et devant moi, c'était la meilleure façon d'apprendre ce qu'ils étaient capables de faire ou non. Alors je ravale mes questions et obéis une fois de plus. Pour m'occuper, c'est certain que ça va m'occuper. Si on m'avait dit ce matin que je me trouverai avec des bâtons de dynamite dans les poches quelques heures plus tard, j'y aurais vraiment, mais alors vraiment pas cru. Sa dernière remarque lui vaut du tac au tac. « J'croyais qu'on avait établi un périmètre de confiance, tu parles déjà de me faire sauter. »

Son clin d’œil et sa tape amicale me font rire. Même si tout cela restait plutôt bon enfant, il n'en restait pas moins qu'on était pas dans la merde si on se retrouvait face à un groupe d'infectés. La main tendue, je la prends directement et la serre aussi fermement que lui. Papa avait un nom, plutôt original d'ailleurs. Ses questions me laissent échapper un rire d'entre les dents et j'attends une seconde, observe les alentours avant de lui répondre.

« Oh, moi qui trouvais que Papa t'allait bien. Enchanté, j'm'appelle Garret, m'enfin, tu peux t'en tenir à Georgina si tu préfères, j'veux pas te contrarier. » Je souris une fois de plus, le cœur battant plus solidement que ces dernières années. Et j'ajoute. « J'vous ai suivi, enfin, je t'ai suivi. J'suis plutôt attentif comme mec, et un peu trop curieux. »

Triste constat, une seconde je m'imagine que le fameux Janus aurait tout aussi bien pu me trancher la gorge sans y réfléchir. On ne sait pas de quoi on est entouré, encore moins de qui, et je suis un peu trop bien placé pour le savoir. Avant de me perdre dans mes pensées, je reprends toujours du même ton, une main sur la mâchoire et ayant finalement récupéré la deuxième. « La horde d'infectés au train, non pas vraiment. Le footing pour adrénaline, comment te dire ? Écoute Papa, j'suis pas un enfant très sage, et pas trop prudent,  j'ai vu ta jolie bouille, j'ai pas pu résister, j'ai voulu savoir où t'allais. Histoire de pouvoir jouer les preux chevaliers si jamais t'étais en danger tu vois. »

N'importe quoi. Absolument ridicule et sans aucun sens. Je soupire et secoue légèrement la tête. Au fond de moi, t'es toujours là, avec ce cœur qui bat, tu te fous de moi, parce que tu te doutes qu'il va continuer de m'appeler Georgina. Je sens le sang couler dans mes veines, j'me sens vivant à rire avec un inconnu des bâtons de dynamites plein les poches. J'ai pété un plomb. C'est pas possible. Mais c'est un peu tard. Tant pis, j'y suis et j'ai pas trop moyen de faire demi-tour. Alors je me concentre à nouveau sur Papa, le regarde dans les yeux, cherche à y voir ce qu'il y cache et demande finalement.

« Je présume que même si j'ai pourri tes plans, la confiance entre nous – et accessoirement la dynamite dans mes mains, nous lient l'un à l'autre pour un moment ? Puisque t'as l'arme, et que, c'est toi l'Papa, je te laisse m'expliquer ce qui va se passer, et je te suis sagement, c'est ça le programme ? »

Question stupide, pour changer, au moins, il devait être absolument certain que je n'avais rien à voir avec le gouvernement maintenant parce qu'ils enverraient jamais quelqu'un d'aussi con en mission. Je dois avouer que je suis loin d'être mécontent à l'idée de ne pas pouvoir être associé à ces psychopathes. Je regarde autour de nous, et la pluie qui se fait de plus en plus lourde est en train de pourrir tout ce qu'on pourrait entendre arriver ou non. Un instant, me voilà moins rassuré, loin d'avoir envie de me faire bouffer.

« J'espère que tu sais ce qu'on fait, parce qu'avec le temps qui fait dehors, j'présume qu'il va falloir qu'on réagisse vite si jamais. » Je ne dis rien de plus, observe autour de nous, et au loin, une lumière m'attire l’œil. Je me décale lentement vers Janus, lui tape doucement l'épaule et d'un coup de menton lui montre ce qui me paraît ne pas coller au décors. Dans un mouvement de lèvres plus délicat et surtout plus silencieux, je finis par dire. « Et ça là bas, c'est quoi au juste ? »

Question honnête, calme. Papa semble en savoir beaucoup plus que moi sur ce qui peut rester de l'ancien temps, et j'ai envie d'apprendre. La peur doit pouvoir se lire dans mes pupilles, mais non sans curiosité, au contraire, elle est bien dominante. Et ce palpitant, qui bat, dans mes oreilles, au rythme qu'il n'a connu qu'avec toi. Je sais que t'es encore là.

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    I sat alone in bed till the morning I'm crying "They're coming for me" And I tried to hold these secrets inside me My mind's like a deadly disease I'm bigger than my body I'm colder than this home I'm meaner than my demons I'm bigger than these bones And all the kids cried out "Please stop, you're scaring me" I can't help this awful energy God damn right you should be scared of me Who is in control?
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MessageSujet: Re: At Gunpoint ▬ Garry ♥   Lun 31 Oct - 15:53

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Georgina. Douce et fragile Georgina. Il avait pourtant été persuadé d'avoir tout fait dans les règles de l'art pour s'éviter d'avoir quelqu'un dans les pattes, et pourtant. Et pourtant Georgina, de son vrai nom Garret, avait réussi à déjouer toutes ses tentatives pour être peinard, était passé outre sa propre zone de confort pour entrer dans celle du Résistant, et en plus ouvrant sa grande gueule. Et si Lazlo préférait encore l'appeler Georgina, parce que ça lui allait mieux, il n'avait pu que hausser un sourcil amusé dans la direction de son comparse improvisé. Non seulement parce qu'il avait des couilles. Mais parce qu'il était aussi clairement barré que lui.
Quelles que soient les intentions du jeune homme, le Résistant ne le sentait pas hostile. Peut-être juste un de ces mecs paumés qui sans le savoir sont en quête de ce petit soupçon d'adrénaline dû au danger du monde extérieur, sans jamais oser franchir le pas. Et qui, une fois ledit pas franchi allègrement, ne savent plus trop où donner de la tête. Georgina lui faisait penser à un de ces oisillons encore couverts de duvet tombés du nid bien trop tôt. Et même si jouer les baby-sitters n'était pas dans ses prérogatives pour la journée, il n'y voyait pas d'inconvénient. Ne serait-ce qu'avec la quantité de conneries qui étaient capables de sortir de sa bouche. Il serait un allié non négligeable qui lui permettrait au moins de passer sa journée de récupération en se marrant.
Et qui sait, peut-être même qu'il pourrait en faire un allié à la Cause, à proprement parler. Une idée qu'il avait caressée affectueusement en tapotant les bâtons de dynamite qu'il avait glissés dans les poches de sa veste alors que l'autre continuait de tergiverser, s'improvisant preux chevalier sauveur de damoiselles en détresse. Lazlo pouffa.

-Laisse-moi deviner, c'est la barbe qui t'a induit en erreur, non ? J'veux dire, tout le monde sait que c'est pas les cheveux longs qui caractérisent les princesses, c'est démodé tout ça. Mais la longue barbe de Raiponce, ça, ça rend tous les hommes complètement fous. Donc je peux comprendre pourquoi t'as été persuadé que je sois une pauvre donzelle en détresse. Mais en tant que femme forte et indépendante, c'est un concept que je réprouve. On est en 2016, putain !

Au moins le nouveau venu ne se prenait pas autant la tête que quelques unes des dernières recrues qu'il avait pu voir passer dans les rangs de la Résistance, dernièrement. Une bouffée d'air frais dans ce monde de brutes. Profitant que l'accord soit scellé d'une bonne poignée de main, Lazlo était retourné à sa caisse. Il y avait encore suffisamment de dynamite pour son entreprise personnelle, mais même avec le soutien inattendu du dénommé Garret, ils n'auraient pas les moyens de tout porter. Alors il referma consciencieusement la caisse et la remisa à l'arrière de l'étagère, la planquant sous quelques planches histoire d'y revenir plus tard.
Content de son travail, il se retourna vers son interlocuteur. Un regard énigmatique suivi d'un sourire en coin, et il lâcha tout simplement :

-Parce que tu crois sincèrement qu'il y a un plan ?

Son sourire passa de narquois à angélique alors qu'il se redressait pour s'étirer, enroulant sa colonne vertébrale comme un chat. L'entrepôt devait probablement regorger d'autres trésors cachés de cet ordre là, et si la dynamite avait été une aubaine, le Résistant avait l'intime conviction qu'ils n'étaient pas au bout de leurs découvertes.
C'était sans compter la main qu'il sentit sur son épaule, et l'interrogation de son partenaire improvisé. Lazlo fronça les sourcils dans la direction que montrait Georgina, marmonnant un juron à travers sa barbe. D'un index dressé contre ses lèvres, il intima à Garret de fermer sa grande bouche et se recourba, longeant une des étagères à pas de loup. Une silhouette se dessinait à l'entrée de l'entrepôt, massive, tout juste éclairée par les quelques éclairs qui accompagnaient l'orage. Se rapprochant un peu, aux aguets, le Résistant se concentra pour déterminer si l'intrus était mort ou vivant. Comme pour répondre à son interrogation, une voix masculine, assourdie par la pluie, se manifesta.
L'homme était bien vivant. Pire, il n'était pas seul.

Rapidement, il rejoint Garret qu'il avait laissé sur place, et attrapa la barre à mine qu'il avait laissée au sol. Sans lâcher la silhouette du regard, il se pencha vers son partenaire. Sa voix était basse, son ton nettement plus sérieux qu'il ne l'avait jamais été. Et surtout, il fourra d'office la barre à mine dans les mains de Georgina, sans autre forme de procès.

-Bon, comme tu l'as dit, c'est moi le Papa. Et apparemment t'as ramené toute la cour de récré avec toi en me suivant. Donc d'une je vais engueuler ta mère parce que la garde alternée, c'est pas pour rien, et de deux, va falloir que tu m'aides. Parce que si c'est des Peacekeepers, on l'a dans le cul.

L'adrénaline revenait, vibrante, dans tout son corps. Ce léger frisson extatique qui faisait de la vie qu'il menait actuellement LE vrai trésor inestimable qu'il possédait. Fouillant dans les poches de son treillis, il attrapa un couteau papillon qu'il fit tourner entre ses doigts avant de l'empoigner fermement, surveillant toujours les alentours. De sa main libre, il poussa le torse de Georgina pour qu'il s'adosse à l'étagère, le rendant moins voyant depuis la porte d'entrée.

Deux hommes s'engouffrèrent dans l'entrepôt désaffecté, vêtus de sombre, mais pas de l'uniforme caractéristique de la Milice de la Nouvelle Orléans. Lazlo plissa les yeux pour mieux les observer à travers les gouttes de pluie qui s'engouffraient par le trou béant dans la toiture, tentant de définir s'ils étaient armés. Mais si ses sens étaient en alerte, ils n'étaient pas suffisant pour savoir si tel était le cas. Tout comme son ouïe était bien trop basique pour comprendre un traître mot de ce qu'ils racontaient. Si seulement il avait des pouvoirs surnaturels, lui aussi. Il aurait pu être un sorcier qui trouait le cul comme Tristan. Ou aurait pu être un de ces mecs capables de cracher du feu avec leur cul. Bref.
Deux autres hommes suivirent le duo d'intrus, semblant éprouver un malin plaisir à rester sur le pas de la porte, leur bloquant toute possibilité de s'enfuir sans devoir se battre. D'un bref coup d'oeil, les rouages de son esprit s'activant aussi vite que possible, il évalua Garret. S'il était caréné, il n'avait probablement pas son expérience dans le combat rapproché. Il valait probablement mieux trouver une autre sortie, quelque chose, qui puisse leur permettre de foutre le camp.

-On part au fond. C'est là que doivent être les bureaux, ou au moins les WC. Donc on doit pouvoir trouver une sortie ou une connerie dans le style. Suis-moi bien, Georgina, et fais attention à là où tu marches.

Toujours courbé en avant, il ouvrit la procession, longeant souplement l'étagère qui leur servait de couverture en direction du fond du bâtiment. Forcément, il était parti sans se préparer, ni sans évaluer la configuration des lieux. Et grand comme était le bâtiment, militaire de surcroît, il était fort à parier qu'ils n'étaient pas au bout de leurs surprises. Il avait déjà eu l'occasion de "visiter" un édifice de la sorte, lors d'une de ses échappées belles. Et il avait atterri non seulement dans un entrepôt, mais aussi dans une sorte de QG secret achevé sur un bunker souterrain. Les militaires de l'ancien temps ne savaient plus quoi inventer pour protéger leurs magouilles.
Précautionneusement, il poussa la porte qu'il avait déjà aperçue quelques minutes plus tôt. Le grincement sinistre qu'elle lâcha, abandonnée à la rouille depuis bien trop longtemps, fut heureusement étouffé par la pluie. Tout du moins il l'espérait. La maintenant ouverte, il fit de grands signes à Garret pour qu'il s'y engouffre, et le suivit aussitôt. Avec lenteur, il referma la porte derrière eux, les plongeant dans une immense pièce aux fenêtre étroites, fichées à deux mètres du sol, qui laissait passer un froid de canard.
Mais surtout, devant eux, s'étalait une douzaine de machines. Les yeux de Lazlo s'écarquillèrent, ses pupilles se dilatant de convoitise.

-...Une usine de production de munitions...

Si les Résistants parvenaient à mettre la main sur ce bijou, ils n'auraient plus aucun souci à se faire quant à la Milice, au Gouvernement, ou qui que ce soit d'autre. Une aubaine, mais compte tenu des quatre clampins qui remuaient des caisses à l'arrière, il était fort à parier qu'ils n'allaient pas lâcher l'occasion aussi facilement une fois qu'ils auraient eux-mêmes trouvé cette pièce.
En attendant ils devaient agir.

-Les fenêtres sont trop hautes pour qu'on grimpe comme ça... Et la pièce trop exposée pour qu'on puisse se tirer comme des fleurs si jamais ils arrivent ici. Tu vois quelque chose toi ? Une sortie, de préférence ?

Après tout, ils étaient deux dans cette galère. A deux ils pourraient bien trouver une solution, non ?

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