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 Circus for a psycho (.Jorgen)

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MessageSujet: Circus for a psycho (.Jorgen)   Ven 10 Juin - 20:37

CIRCUS FOR A PSYCHO

feat Jorgen Ingstad & Aleksi S. Lenaïk
You push me 'til I break and the anger turns to rage. Why can’t you just leave me alone? Got your finger on the trigger. You think that you’re the winner. But you’re gonna get kicked off of your throne. You think you’re gonna hurt me. Get ready to get dirty. You created this beast inside. Pull the noose tighter. And lift a little higher. 'Cause you’re killing me slow. I ain’t ready to die.


Peinte en écarlate sur les murs du monde, l’azur en écho pour effacer le criard au rythme circulaire des lumières du véhicule. Stationner à la volée sur le trottoir, bloquant la circulation. Les badauds attroupés le long des bandes jaunes bloquant l’accès. C’est tout une vie qui grouille au pied de l’immeuble,  le tout-venant accroché aux rambardes de fer forgé, le corps en avant et le nez dans le vent dans l’espoir d’en savoir plus. La curiosité malsaine de l’être humain dans sa plus belle forme, l’avidité de ces animaux enclins à se satisfaire les rétines devant l’horreur d’une scène de crime encore fraîche. Premières sur les lieux, les abeilles de la milice tournent en rond dans l’appartement saccagé. Elles contemplent, remarquent et déjà dans leurs petites têtes tournent les suppositions. Les évidences que les plus téméraires émettent déjà à voix haute, persuadés d’être dans le vrai. La vérité conférée par l’étincelant insigne épinglé sur le torse bombé par la stupidité. Trop peu de neurones en état de marche, regroupé dans une seule et unique pièce, trop peu pour former ne serait-ce que la moitié d’un cerveau humain en parfait état de marche. Alors pour éviter la surchauffe, la troupe d’abeilles alourdies par le sucre et le noir de ces cafés qu’ils ingurgitent pour donner l’impression d’avoir des nuits agitées, remplies de crimes et d’insomnies, quittent les lieux du crime. Ils reviennent se dorer au soleil sous les yeux intrigués des passants attroupés. Laissent planer le mystère quand en fin de compte, ils n’ont plus à rien faire sur place. Hormis maintenir un certain périmètre pour permettre aux autres acteurs de faire leur entrée en scène. L’appel émis d’une radio grésillant à tout va dans les tréfonds de la morgue. Réceptionné à la dernière seconde, juste avant que la voix irritante ne s’éteigne. La relancer pour qu’elle se remette à hurler ses indications avec plus d’ardeur. C’est un grain de sable qui perturbe la mécanique, oblige à tout arrêter pour accourir et servir de renfort à tous ces braves benêts.

La chaleur de la ville en nappe de plomb sur les épaules, l’assassine qui fait courber l’échine et laisse présager le pire une fois entrer dans la pièce. Les frissons dégringolent le long de mon échine, et les sourcils se froncent sous la force de l’agacement. La masse humaine rend le cheminement difficile et hasardeux, le troupeau collé de près et refusant de céder un pouce de la place si durement gagnée. J’étouffe au milieu de tout ce monde, respire enfin lorsque périmètre de sécurité s’étend devant mes pieds. La chaleur se fait moins pressante dans l’antre de la bâtisse, à l’ombre des couloirs il est presque aisé d’oublier l’horreur en sommeil dans un de ces appartements. Elle est là, dans toute sa splendeur macabre. La mort, l’assassine qui se moque de tous ceux venus tourner autour d’elle. L’habitation est un vrai champ de ruine, le terrain d’une lutte violente qui s’est achevée dans le sang. Les traînées sur le plancher circulent entre les meubles, serpentent jusqu’à la chambre. « - Tu suis le sang, le corps est au bout Croque-mort. » La phrase s’accompagne d’une tape sur l’épaule qui manque me faire trébucher. Dans un rire aussi stupide que sa réplique, le Peacekeeper retourne fanfaronner avec ses copains, me laissant seul au milieu du carnage. Les doigts fermement agrippés à la hanse de ma mallette, je reste un moment planté là. Examinant du regard ce qui se dépeint devant moi. L’esquisse de la mort, peinte en rouge sur le sol et sur les murs. En tenue de papier blanc pour ne rien compromettre, j’avance à la manière d’un astronaute malhabile jusque dans la pièce voisine.

C’est un décor plus familier qui se dresse devant moi. La peinture d’un artiste fou, le rouge en couleur favorite, étalée sur les draps et le sol à la hâte. Formant une masse informe où fourmillent les variantes de cette couleur dominante. Le corps mutilé, seule tâche clair de l’œuvre, repose sur le matelas, face contre les oreillers. Rien ne diffère des autres cadavres, des autres meurtres. Hormis la lutte, la résistance que cette demoiselle semble avoir opposée à son assassin. De la bravoure dans le cœur juste avant qu’il ne s’arrête. Le mien se broie face au spectacle, tiraillé entre le besoin pressant de faire demi-tour afin de réprimer la nausée qui me gagne, et la fascination excessivement dérangeante que tout ceci peut avoir sur moi. Poussé en avant par l’attraction, l’hésitation connue dans le salon s’étiole et se mue en une étrange fermeté. Du bout des gants, mes doigts s’apposent contre le visage, tournent légèrement la tête. Le geste est laborieux, pousse les phalanges à poursuivre l’examen et ainsi tenter de déplacer le bras de la morte. Figé dans le marbre, le corps engourdi par les glaces de la mort, il attend depuis des heures que quelqu’un vienne le découvrir. L’ange noir survenu dans les heures sombres de la nuit, avant l’orée du jour. Comme à chaque fois. Le regard rivé sur le visage, les pupilles dévient. Effleurent les courbes et les écorchures, se perdent dans l’ouverture dégringolant le long du dos jusqu’à la chute des reins. Elles m’écœurent, cette créature et sa nudité. Cet amas de chair supposé être séduisant pour certain, quand je me complais dans la contemplation de sa destruction. La beauté féminine qui m’échappe. Celle qui a dû en charmer des cœurs. Et le Sien au passage. Ma gorge se serre, l’inconfort d’une jalousie déroutante se glissant dans mes veines pour me figer à côté du lit. Les sens en déroute, des embruns de fer et de mort au visage, les récifs d’une odeur affreusement familière contre lesquels s’est écrasé le corps de la victime. Miséreuse ayant eu l’audace de tenter le norvégien. Lui et les autres. Mais les autres, je m’en moque totalement.


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MessageSujet: Re: Circus for a psycho (.Jorgen)   Lun 13 Juin - 20:42

La sale besogne. Une tâche ingrate de misérable charognard, offerte sur un plateau à l'expérimenté vautour qui se serait bien refusé cette affaire qu'il jugeait indigne de son rang mais qu'il avait été contraint de saisir d'une mine entendue et surtout résolue. Un simple meurtre, une corvée de peacekeeper avait-il d'abord pensé. Jusqu'à ce qu'il arrive sur les lieux fourmillant de petits officiers et de curieux déplacés et qu'il comprenne que le mot simple n'était pas celui le plus approprié. Qu'il ne s'agissait pas non plus d'un crime exceptionnel mais d'une pierre ajoutée à l'édifice d'une série sanglante qui mettait le feu aux poudres au sein des petits bureaux parce que l'assassin torturé laissait tous ces imbéciles aux uniformes bas de gamme surclassés et sur le qui-vive. Sur la ligne de départ alors qu'il avait depuis longtemps dépassé celle d'arrivée. Et encore Jorgen se trouvait bien gentil, il aurait même été permis de dire qu'il les laissait carrément aux vestiaires ces benêts. Les assassinats étaient d'une barbarie à faire pâlir un bourreau, toujours à l'identique dans cette horreur splendide et commençaient à se faire un peu trop nombreux. Les gardiens de la paix perdaient en crédibilité, les moqueries fusaient et la frayeur tourmentait les coeurs des demoiselles. Le meurtrier était un maître qui devait sans plus tarder trouver le sien, mais les agents désignés pour saisir cette aubaine n'avaient toujours pas la moindre piste, pas un seul petit fil conducteur mis à part le profil des victimes qui laissait poindre l'unique similitude. Et il ne fallait pas être un génie pour dégoter cette trouvaille qui n'était finalement ni plus ni plus moins qu'un nez bien imposant au milieu d'une figure étroite. De nouvelles têtes, peu accoutumées à l'ambiance bureaucratique mais d'avantage à celle du terrain, avait été donc le coup de poker de certaines têtes pensantes hautes placées pour tenter de résoudre cette énigme. Un coup qui aurait pu se révéler gagnant s'il ne s'était pas porté sur le seul homme qui avait plus d'intérêt à taire ses suspicions qu'à les porter au devant de la scène pour se couvrir de gloire. Et pourtant, la gloire, il l'adulait.

Un lien avait échappé à tous ceux qui s'étaient penchés sur ces atrocités. Un lien que seul un esprit ayant suffisamment approché les principaux concernés pouvait suspecter. Cet esprit, Jorgen en était doté. Il avait côtoyé ces frères aux relations complexes, un en particulier. Celui qu'il avait à la fois fait choir et épargné, celui qu'il avait trahi mais aussi sauvé, le tout dans un mutisme qui n'avait laissé éclater au grand jour que sa culpabilité et avait tu sa clémence. Kyran. Ce grand personnage qui avait cumulé les plaisirs de la chair et les conquêtes. Le shadowhunter, à l'époque où la traîtrise n'avait pas encore brisé tout ce qui avait pu les lier par le passé, avait vu certaines femmes à ses bras, puis immortalisées en première page du journal local. Des articles bien sanglants... Malheureuse coïncidence, jusqu'à ce qu'il se mette à penser qu'il n'avait finalement jamais réellement accordé de crédit au hasard. L'amant n'avait jamais été pointé du doigt, Jorgen savait que cette démence meurtrière au paroxysme de la sauvagerie n'était pas vraiment son genre, sûrement pas son cru. Son attention s'était tournée vers un tout autre personnage, un homme qu'il avait aperçu à plusieurs reprises sans sortir de l'ombre. Un homme qui pour une raison qu'il n'expliquait pas était parvenu à le fasciner, d'une manière bien particulière qu'il ne définissait pas encore. L'objet d'un pressentiment. Celui de ses investigations. Un homme qui serait là ce soir, dépêché sur les lieux pour examiner le corps mutilé, ce tableau de sang dont il était peut-être l'illustre peintre. L'artiste qui trompait tout le monde. Et son armure contre les foudres du grand Hogan.

A pas de velours, le shadowhunter pénétra la pièce. Il était là comme prévu, ce légiste affairé et concentré, avec un soupçon d'écoeurement figé sur ses traits, un dégoût que le scandinave jugeait non feint et qui le laissait d'autant plus perplexe. Cet Aleksi était un mystère qui l'attirait dans les profondeurs d'une sombre curiosité. L'intrigue était charmeuse, irrésistible. Le voile à lever tellement captivant. Ensorcelant. Il s'avança d'une démarche légère, la carrure droite et imposante qui incombait à son rang mais contrastait avec ses habits de civil d'une grande banalité, d'un blanc éclatant dans cet univers écarlate. Seule une arme à sa taille indiquait son rôle à jouer dans cette affaire, la raison de sa présence. Sans s'annoncer, sans même saluer l'observateur, le grand blond s'avança vers la défunte défigurée en sortant de sa poche un gant en latex qu'il enfila sur sa main droite. De ses doigts agiles, il effleura le talon de la décédée en masquant le dégoût que son aspect déformé par la tuerie lui inspirait, les fit glisser très lentement le long de sa jambe pour immobiliser sa caresse funèbre à la terminaison de son mollet. Il se paralysa dans cette contemplation. Laissa fuir dans cette ambiance macabre une tirade subtile adressée à l'examinateur, sans lui accorder le moindre regard. « Il paraît que certains meurtriers retournent sur les lieux de leurs crimes pour admirer leurs oeuvres. Cette scène est digne de prendre ce risque, un véritable chef-d'oeuvre pour qui est suffisamment dérangé pour l'apprécier. Je trouve la démarche plutôt maline finalement, car qui soupçonnerait un homme assez fou pour faire cela ? Mais la folie est relative... ».

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MessageSujet: Re: Circus for a psycho (.Jorgen)   Sam 18 Juin - 20:48


Coupé du monde dans les bras de la mort, le légiste seul avec le corps. Il n’y a aucune logique à apprécier ces instants de solitude brute, et pourtant. Seulement le silence étrange qui règne dans une pièce transformée en scène de crime, les bruits alentours comme étouffée par une voile suffisamment épais pour protéger l’homicide. Aucune autorité tournoyant autour de l’instant, apposant sa stupidité dans l’air et irritant les nerfs. Juste mes doigts contre la peau déjà blafarde, la concentration suffisante pour se perdre dans l’examen pourtant superficiel. Il n’est qu’une ébauche de ce qui suivra une fois la dépouille emportée à la morgue. Parce qu’ils sont trop pressés pour attendre. Le schéma est toujours le même, il n’y a plus de surprise. Ils pourraient ressortir un ancien rapport, changer le nom de la victime que le résultat serait le même. Quelque chose dérange pourtant, me pousse à froncer les sourcils et à me pencher encore un peu plus au-dessus du corps. La pièce d’à côté apposait déjà une différence au tableau classique. Et sous les ongles, manucurés et faux, l’un d’eux manquant à l’appel, la chair qui s’agglutine. Comme une évidence étrange, le morceau d’ADN jusqu’à lors manquant. Celui de l’assassin ou de son dernier amant ? La question me tord le ventre, et je me fige. Sa main dans la mienne, mes doigts agrippés au poignet, et le regard rivés sur les ongles. C’est toute une mécanique qui s’ébranle, le doute qui s’installe, pernicieux dans les fibres de mon être. La trace de griffure venue de nulle part et qui sommeille sur mon avant-bras droit. Et ce visage qui me semblait affreusement familier dès le premier regard. Mon monde vacille, se perd dans la brume. Cette impression de n’être plus rien hormis du vide, des bourdonnements dans les oreilles. Et le besoin soudain irrépressible de faire la route en sens inverse. De remuer la boue et la cendre pour tenter de trouver une réponse à une horrible question. Et si ?

Elle n’a pas le temps de trouver une réponse. Dans un sursaut, ma main lâche la sienne. Ramené à la triste réalité par une voix venue parasiter mon monde. Je cille, efface les interrogations et la consternation pour me raccrocher aux récifs de mon propre corps. Le temps de plusieurs battements de cœur frénétique, j’ai réussi à oublier où j’étais et pourquoi. Il me faut un court instant avant d’apposer un nom sur cette voix, elle aussi, étrangement familière. Papillonner des cils pour effacer le visage de la morte et laisser mon regard se poser sur le nouvel arrivant. Farfouiller dans les recoins poussiéreux de ma mémoire défaillante pour le reconnaître. Il a les paysages froids du nord inscrits sur son visage. Ce magnétisme polaire qui se glisse sur la peau de ces êtres venus d’ailleurs. Et le malaise se fait violent. La débâcle dans les veines, je me redresse au mieux, n’appréciant qu’à moitié de voir la dépouille souillée par le toucher d’un autre. « - C’est ce que la légende urbaine s’efforce à entretenir. » Je le lâche dans un soupir qui se veut détacher. Retrouver mon rôle quand le doute perdure. Et faire au mieux pour avoir l’air le plus agréable possible quand la présence me dérange au plus haut point. Mon calme vient de mourir, envolé par la fenêtre ouverte. Le reste de l’examen devra se faire en présence d’un spectateur, et ce simple constat me donne envie de le pousser dehors et de lui claquer la porte au nez. La justice en horreur, c’est du meurtre qui agite mon sang et qui se brise contre mes tempes. Entassés tous dans le même panier, celui des incapables et des assassins, les soldats, en gris ou en noir, ils sont tous pareils. « - Il serait aussi bien stupide de revenir admirer son œuvre quand cette dernière se retrouve à la merci des autorités. Je doute que l’assassin soit suffisamment insensé pour agir de la sorte. » Un haussement d’épaule vient ponctuer la réplique, lui offrant une certaine légèreté. Lui qui arrive à passer entre les mailles d’un filet pourtant bien tendu depuis des mois, il serait étranger qu’il revienne hanter le lieu de son crime sous le nez des autorités. Courir un tel risque quand la liberté reste sa meilleure aillée depuis le début de ses tueries.

« - Les Peacekeepers ne sont pas en assez grand nombre pour qu’un Shadowhunter vienne admirer la scène ? L’affaire aurait-elle été mise entre d’autres mains ? » Je m’efforce de faire bonne figure, mais la manière abrupte dans les mots se sont extirpés de ma bouche font clairement comprendre que la présence m’indispose. Un regard vers la main posée sur le mollet de la défunte et les pupilles qui viennent s’ancrer à celle du norvégien. Comme pour lui faire comprendre que le geste est plus que malvenu.  Qu’il n’a pas les compétences, ni le droit de s’approcher. Elle m’appartient, la mort et les restes qu’elle laisse derrière elle. Parce que je suis le seul capable de la comprendre. Parce que ce j’ai pu apercevoir sous les ongles me trouble et représente une étrange menace dont l’origine reste pourtant un parfait mystère. Comme poussé par un étrange instinct, mes doigts viennent effleurer mon avant-bras. Réveillent le feu de la peau abîmée pourtant déjà en train de se réparer. L’écarlate sous le blanc de la blouse. Le trouble au cœur et le malaise dans la gorge.

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MessageSujet: Re: Circus for a psycho (.Jorgen)   Mar 21 Juin - 11:08

Le shadowhunter se détacha du spectacle sanguinolent et défit son gant souillé par la mort d'un geste lent. Extrêmement lent, comme pour donner à l'atmosphère déjà pesante d'avantage de lourdeur. Pour entretenir ce climat tendu pour mieux confondre l'élu de ses suspicions et ce trouble déjà bien présent qu'il tentait pourtant de vainement dissimuler sur la scène. Calculant chaque mouvement, chaque éclat jaillissant de son regard du Nord, il glissa dans sa poche le morceau de latex tout en daignant finalement accorder à ses prunelles le plongeon dans celles du légiste à l'aplomb factice. Il fit face à l'expert sans le moindre malaise dans cette pièce pourtant macabre et suffocante. Dévoila toute l'assurance dont il était doté dans ses traits de marbre, dans son mutisme bref et réfléchi. Sans ne rien laisser entrevoir des émotions qui le parcouraient, il se contenta d'une parole mesurée mais lourde de sous-entendus pour réponse. Fusilla son vis-à-vis de ses yeux glacés dans cette entreprise étudiée, avec l'espoir que le petit jeu dans lequel il comptait l’entraîner le déstabilise suffisamment pour offrir à son ambition d'enquêteur la jouissance de la réussite. « Et pourtant... ». Il laissa au médecin des trépassés le temps de soupeser ces mots à l’apparence dérisoire à laquelle il ne fallait surtout pas se fier, s’achemina jusqu’à l’angle d’un petit meuble que le sang n’avait pas atteint - miraculeusement d’ailleurs - où il prit appui avant de nouer ses bras sur son torse musclé. Jorgen était résolu à ne pas laisser au docteur le profit de la solitude dans cet examen dont il n’avait pourtant que faire - chaque crime n’était plus qu’une copie à la hauteur de son prédécesseur, une contrefaçon sans le moindre défaut qui ne révélait plus de surprise. Bien calé sur le bois sombre du mobilier, après ce silence dérangeant dans lequel il les avait tous deux drapés, il décida qu'il était judicieux de lui livrer toute sa pensée, délecté par la gêne qu'il occasionnait de bon vouloir. « Ne dit-on pas que les légendes ont toujours un petit fond de vérité ? Elles viennent bien de quelque part. Puis ce que vous prenez pour de la stupidité, j'appelle ça un coup de poker de génie moi. Après tout, on ne cherche que ce qui se cache, parce qu'il serait bien insensé de chercher quelque chose qu'on a déjà sous le nez et qui se pavane sans même essayer de se dissimuler non ? »

Le métamorphe en vint ensuite à cette dernière question soulevée de bien moindre importance à laquelle il ne comptait pas offrir de réponse. Rien ne serait révélé à l'homme au regard doré qui l'observait de son air un tantinet irrité. Rien qui n'était pas désiré par le stratège scandinave qui tenait à demeurer le maître de la conversation et amener le suspect uniquement là où il voulait le voir aller. Aussi, hautain, c'est avec dans la voix le timbre du chef d'élite qu'il envoya balader le curieux. « Les mains dans lesquelles l'affaire a été mise ne vous regarde en rien doc'. Il me semble que vous n’êtes là que pour charcuter d'avantage ce corps déjà mis en charpie, le reste n'est pas de votre affaire ». Et il insista bien sur le mot « d’avantage », sans quitter un seul instant des yeux l’interlocuteur chez qui il cherchait la moindre petite faille, le moindre cillement fébrile. Espérait que son esprit qu’on qualifiait d’intelligent note le double sens de ce détail pourtant quasiment imperceptible. Un léger rictus en coin, le guerrier ajouta, le faciès à la fois sombre et amusé. « Sachez simplement que si vous avez envie de voir ce foutu taré qui vous donne tant de boulot démasqué, vous serez peut-être bientôt contenté ». L'homme d'armes était ravi de la tournure qu'avait pris les événements. D'être au coeur de cette intrigue qui lui procurait des sensations étrangères au terrain et à la brutalité pure, de pouvoir laisser la sueur du combat sur la touche et d'user de moyens plus subtiles.

Sans bouger de son recoin, le shadowhunter dénoua ses membres pour venir fourrer ses poches de ses mains pâles. Décontracté et entêté à ne pas laisser souffler l’autre, il le contemplait toujours sans que son oeillade n’épouse une seule fois le sol tâché. Entretenait la tension et l’indisposition, avide de le faire craquer, ou simplement de l’ébrécher. Il enchaîna donc les manoeuvres sans aucune intention de le ménager, déterminé et confiant, maître absolu de la partie qu’il avait lancée et qui le régalait. Il en vint à évoquer celui qu’il avait déchu. A pointer du doigt l’homme qu’il pensait être le lien de toutes ces sauvageries, le coeur de cette affaire irrésolue qui laissait depuis trop longtemps la nausée aux bords des lèvres. Il ne savait pas grand chose de la relation que Hogan entretenait avec le légiste, mais comptait sur le meurtrier présumé pour le mener sur le sentier de la découverte. Aussi, habilement, il amena le docteur à croire que la culpabilité du bandit était également dans le viseur des autorités, dans l'unique but d'appréhender la réaction spontanée qui allait émaner du véritable suspect. « Vous connaissez Kyran ?. Un silence, très bref, puis une suite qui ne laissait planer aucun doute. « Bien sûr, suis-je bête... C'est d'ailleurs près de ses petites affaires que nous avons été amenés à nous croiser les premières fois, avant notre petit différend... ». Petit différend... bel euphémisme pour tous ceux qui savaient que Jorgen avait participé à son arrestation et aurait pu le faire tuer si les preuves de ses manigances les plus sombres n'avaient pas disparues dans la nature - ou du moins été brûlées par les soins du grand Ingstad qui avait pour une fois ressenti un brin de remords et de compassion, mais chacun avait son propre lot de secrets. « Et si entre hommes de lois soumis au secret professionnel, si je puis dire, je vous faisais une petite confidence pour me rattraper de mon ton un peu sévère de tout à l’heure ? Il se pourrait bien qu’il ait encore plus à me reprocher d’ici quelques temps, si vous voyez où je veux en venir... Les petits uniformes ne cherchent qu'un coupable, mais peut-être est-ce l'oeuvre d'un duo... ». Il le laissa dériver vers cette pensée qui condamnait Kyran pour des assassinats qu'il n’avait assurément pas commis. Comptait sur le fait que Lenaïk réagisse avec suffisamment d'émotions à cette fausse révélation pour se compromettre, ou la chuchote à Hogan qui pourrait peut-être bien se mêler à ces préoccupations et trahir quelques réalités manquantes à la résolution de tous ces mystères. Tellement de pions à positionner sur cet échiquier...

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MessageSujet: Re: Circus for a psycho (.Jorgen)   Ven 24 Juin - 20:30


Les mots se glissent sur la peau au même titre que ces phalanges. Le manège insupporte et fait courir de la frustration dans les veines. Le silence n’arrange rien et se fait assassin. Tiraille mes nerfs jusqu’à la cassure, le souffle suspendu dans la poitrine et l’attention totalement tournée vers le nouvel arrivant bien que je ne cesse de m’efforcer de ne pas me laisser happer par sa présence. L’ignorer au mieux pour continuer la tâche pour laquelle je suis ici. Les paroles m’insupportent, pour ce qu’elles font se ruer sous ma peau. Le doute, ce malaise déroutant. L’envie de lui rire à la figure parce qu’au fond, c’est stupide. Parce qu’il a peut-être raison, mais que cette option est difficilement envisageable. Tenter de trouver le coupable de ces tueries au milieu de tous ceux qui gravitent autour de chaque scène de crime. Les soldats, les nettoyeurs, ces journalistes qui viennent grappiller les informations à chaque nouveau cas. Le légiste, qui approche d’affreusement près l’horreur de ces morts. Les frissons dégringolent le long de l’échine et mes doigts s’agrippent à mon matériel le temps d’un soupir qui reste coincé dans ma trachée. « - C’est une manière d’appréhender la chose. C’est une tactique que vous ne semblez ne pas appliquer bien souvent. La preuve est qu’il court encore, celui qui a fait ça. » Les doigts s’agitent au-dessus du corps, le désignant dans son entier sans accorder un seul regard au soldat. Se faire remettre en place par un imbécile. Le malaise se change en un souffle de colère assassine, envoie mes dents se fracasser les unes contre les autres, la mâchoire se crispant sous le joug de l’indignation. C’est au prix d’un lourd effort que je m’accroche aux derniers morceaux de calme qui sommeillent sous ma peau. Essaie au mieux d’effacer l’affront et de ne pas m’en formaliser plus que de raison. Au fond, je me moque de savoir qui s’occupe de l’affaire. Lui ou d’autres, le résultat est le même. Rien. Du vent. Des suppositions qui se font démolir les unes après les autres à chaque nouveau cadavre qui vient s’échouer sur le tas déjà conséquent. Le fou qui mène tout un monde à la baguette, qui se moque de la justice et des incapables qui peuvent la servir. L’ironie de la chose me ferait presque sourire si seulement ma mâchoire n’était pas aussi crispée.

« - Evidemment. Je suis seulement là pour remplir un rapport et constituer un dossier qui iront se perdre entre des mains fantomatiques. » Du froid dans la voix, il gratte les cordes vocales pour distiller toute sa rancœur. L’indignation qui suinte de ces mots pour mieux venir s’écraser aux pieds du soldat. « - D’une certaine manière, je serais bien mal placé pour souhaiter son arrestation. Comme vous l’avez si bien dit, il me donne du travail, je ne vais pas me plaindre bien au contraire. Vos fantômes paient bien en plus de ça. » Je le lâche avec désinvolture, offre une ébauche de sourire au norvégien avant qu’il ne s’éloigne. Un froncement de sourcil accueille l’analyse des paroles. L’insistance sur un mot passé, et ce bientôt qui me donne l’impression d’être pris pour un idiot. De me tenir face à quelqu’un qui en sait largement plus sur l’affaire que tous les autres et qui se joue de moi sans la moindre gêne. Le silence me pousse à ne rien dire. Laisser peser sur mes épaules le poids de ce regard qui m’indispose. Faire comme si le gêneur n’était pas là, comme si j’étais seul au milieu du massacre. Reprendre l’examen là où il a été laissé quelques instants plus tôt. S’efforcer d’estomper les tremblements qui s’installent doucement dans mes phalanges. Elles se pressent contre les paupières closes, une inspiration pour remettre de l’ordre dans la mécanique en train de s’emballer. Sans véritables raisons, seulement l’inconfort. Le besoin de solitude et le malaise engendré par les lieux trop fermés. Farfouiller dans ma mallette pour en extirper une seringue afin de procéder à un prélèvement sanguin. Le premier, l’hérésie obligatoire sur le terrain pour satisfaire la milice, trop pressée pour attendre l’arrivée du corps à la morgue. La question me broie les veines. Fige les muscles et m’oblige à rester planté là, à tourner le dos à l’ennemi. Les martèlements dans ma poitrine se font plus violents. Un infime tressaillement de conscience me pousse à sortir de mon immobilisme, me rapprocher du corps afin de procéder au prélèvement. L’exercice se fait laborieux, concentré à ignorer au mieux les paroles j’en oublie mon piteux professionnalisme. Le tube plein, prêt à venir se poser à l’abri dans la mallette, mes doigts s’ouvrent pourtant brutalement. Spasme engendré par  les paroles insensées. Il s’écrase sur le parquet, roule sous le lit pour y disparaître.

« - C’est totalement délirant, comment est-ce que… » La voix s’étrangle piteusement dans ma trachée. Chasser l’inconfort d’un raclement de gorge, s’isoler derrière l’ombre de paupières closes et dans une inspiration, oser faire face au norvégien. « - Bien sûr que je le connais, c’est pour cette raison que je peux affirmer qu’il n’est en rien responsable de ce charnier. De près ou de loin. Vous faîtes fausse route. » Il ment, c’est évident. Sonder son regard, les traits de fer pour essayer de comprendre. De déceler la moindre trace de malveillance, de ce jeu auquel il semble jouer en cet instant. « - Il n’a jamais été question de duo. Ces meurtres sont l’œuvre d’une seule personne. Les autres enquêtes l’ont prouvé. Ce serait ridicule de changer son mode de fonctionnement maintenant, de prendre le risque d’agir avec quelqu’un d’autre. A deux, il y a toujours la possibilité de se faire trahir par l’autre. Votre raisonnement est totalement fantaisiste. » L’aplomb revient se glisser dans mes veines, reforme l’ensemble pourtant sur le point de s’effondrer quelques instants plus tôt. Soutenir le regard pour prouver qu’il ne m’impressionne pas. Que la perte de contrôle n’a été que passagère, le cœur heurtant les récifs d’une panique sourde. Le simple nom de Kyran, le virus qui détruit tout le système. J’ai tout fait pour effacer Ses traces. J’ai été le seul à rédiger les rapports, son nom n’a jamais pu être associé à tous ces meurtres. J’en suis certain. Quasiment. Jorgen dissipe le doute dans les limbes de mon esprit, me plonge dans un étrange inconfort. Et je déteste cette situation.

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MessageSujet: Re: Circus for a psycho (.Jorgen)   Mar 28 Juin - 23:42

L'affront fut difficilement digérable mais le scandinave n'en montra rien. Ce « vous » qui englobait à la fois des soldats de son calibre et tous ces incapables qui gravitaient autour des chairs pourries comme de vulgaires mouches écervelées était intolérable. Eux n'avaient pas été fichus de trouver le moindre indice fiable les menant jusqu'au lever du voile de l'assassin, et Jorgen ne se formalisa pas de leur incompétence pointée du doigt par le légiste trop friable. Il n'appartenait aucunement à cette foule perdue dans les ruines des mystères laissés par le fou aux penchants trop sanglants. Il lui était supérieur, ou du moins se sentait-il tel quel, parce qu’il avait accès à un savoir qu’elle ne pouvait même pas soupçonner et dont il pouvait user à sa guise pour pousser le meurtrier à se révéler. Une connaissance plus poussée qui lui offrait d'avantage d'assurance qu'il en possédait déjà et le poussait à se pavaner le torse gonflé devant toute cette flicaille paumée en se gaussant silencieusement de l'avance dont il jouissait. Il serait celui qui résoudrait l’énigme à l’apparence insoluble et qui réussirait là où tous les autres avaient lamentablement échoué. Tous ces autres pourtant censés être formés et expérimentés qui erraient dans l’incompréhension depuis longtemps - depuis le premier cadavre découvert finalement - alors que l’homme de combat se mêlait seulement depuis quelques heures aux tracas de cette sombre affaire. Il passa sous silence ses opinions et la réplique qui lui brûlait pourtant les lippes, préféra préserver pour un peu plus tard cette riposte un tantinet menaçante qui lui traversait l'esprit et rabattrait le caquet de ce médecin irritant qui avait ébréché sa fierté. Il partagerait sa pensée lors d'un moment qu'il jugerait plus propice. N'avait de toutes façons ni l'envie ni le temps de débattre sur le sérieux ou le ridicule de ses pitoyables confrères qui jouaient dans une moindre catégorie, ni de ce qui se déroulait derrière les bureaux des plus hauts placés qui dépêchaient tout ce monde en uniforme sur les lieux ensanglantés qui les laissaient toujours choir dans l'incompréhension. Ne comptait pas encore trahir toute sa connaissance qu'il pensait acquise et qui mettrait fin beaucoup trop tôt au stratagème finement préparé dans lequel il baladait son suspect.

Il délaissa sa position confortable pour venir s'accroupir tout près du lit et se pencha suffisamment pour chercher du regard le flacon qui s'était glissé dans l'ombre de ce tombeau improvisé. Prenant soin de ne pas se tâcher du sang de la victime, il se plaqua presque sur le sol pour récupérer le contenant avant de se relever d'un geste bien agile. Habilement, il fit passer le tube qui avait résisté au choc d'un doigt à l'autre, tout en accostant les yeux dorés d'Aleksi avant de les soutenir quelques instants dans un lourd silence. Puis de le briser de sa voix prépondérante. « Vous m’avez l’air quelque peu... troublé dirais-je ». Il accorda une oeillade à l’objet toujours en mouvement avant de se concentrer de nouveau sur son vis-à-vis. « Ou peut-être simplement maladroit ? » lui demanda t-il sans conviction, un léger rictus gravé sur les lèvres, avant de se tourner vers la dépouille mise en charpie sans se défaire de son sourire. « Mais je ne doute pas que vous soyez plus habile avec une lame entre les mains ». Enième sous-entendu qu'il laissa planer dans l'air tout en tendant le tube à son propriétaire. Il fit ensuite quelques pas jusqu'à l'unique fenêtre, souleva légèrement le rideau et observa les hommes et femmes affairés à l'extérieur qui attendaient patiemment que le docteur aille jusqu'au bout de sa tâche avant d'oser l'importuner. Faussement perdu dans cette contemplation, il fit sereinement avancer d'autres pions sur l'échiquier. « Je suis d'accord avec vous sur un point, se salir les mains avec tant de bestialité, ce n'est pas vraiment le genre de Kyran. Mais vous savez, je n'ai jamais mentionné qu'il y avait deux personnes qui tenaient les armes, ni même qu'elles étaient deux présentes sur les lieux des crimes. Mais une personne tuant pour une autre, ou bien à cause d'une autre, c'est une hypothèse qu'il ne faut pas négliger je crois ».

Il laissa mollement retomber le tissu avant d'en revenir au légiste. Il était peut-être grand temps de se dévoiler d'avantage et de bousculer plus fortement le meurtrier présumé. « Doc', laissez-moi vous dire que vous auriez bien tort de croire que je suis du même panier que tous ces imbéciles qui se dandinent dehors avec leurs airs découragés. Ces gens là sont largués et n'ont pas la moindre piste, ce qui n'est pas mon cas. C'est que je déteste perdre mon temps. Si j'ai accepté cette assignation, ce n'est pas un hasard... ». Ses premières cartes dévoilées, il jugea qu'il avait le luxe d'en jeter de nouvelles sur le tapis avant même de laisser Lenaïk jouer son tour. Plus les secondes défilaient, plus le shadowhunter était sûr de son coup. Aussi, sans citer de nom ni même de titre, il fit l'offrande de ses pièces de puzzle qu'il était parvenu à rassembler. « L'assassin aurait peut-être dû s'arranger pour que les visages de ces femmes soient méconnaissables, parce que certains les ont certainement aperçues à des bras malencontreux, puis reconnues... A sa place j'aurais également privilégié quelque chose de moins... chirurgical, au risque d'avoir un peu moins de classe dans les journaux c'est vrai. Mais mettre un corps dans cet état n'est pas donné à tout le monde, et il n'est pas bien difficile de faire un tri parmi les potentiels meurtriers, puis de faire le lien entre ces femmes une fois ces dernières reconnues et le suspect présumé... Ne reste que le mobile qui demeure mystérieux, en partie du moins... ». Après cette longue tirade emplie de préoccupations toutes destinées à Aleksi, l'enquêteur apprenti le foudroya d'un regard noir. Son timbre était glacé pendant qu'il finissait de s'adresser au sanguinaire suspecté. « Qu'en pensez-vous, docteur ? Suis-je encore trop fantaisiste ? ». C'était une question purement rhétorique.

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MessageSujet: Re: Circus for a psycho (.Jorgen)   Jeu 30 Juin - 21:04


S’efforcer de faire bonne figure, rester impassible quand le trouble se fait violent sous la peau. J’esquisse un léger pas sur le côté lorsque le soldat abandonne sa zone de confort pour revenir près de l’autel mortifère. Se pencher pour s’y glisser et faire ressurgir de l’ombre le tube si stupidement lâché. Les doigts se relèvent, esquissent le geste pour reprendre l’échantillon mais se ravisent nerveusement. Je ne peux m’empêcher de suivre les gestes du regard, anxieux de voir une nouvelle fois le récipient tomber à terre par maladresse. Le regard qui pèse sur mes épaules me plonge un peu plus dans les tréfonds de mon malaise. Me pousse à lever le nez pour le soutenir  un pauvre instant avant d’aller se perdre dans la contemplation d’autre chose. A la gêne se mélange doucement les notes de la colère, et d’un agacement qui gratte les couches sombres de ma piteuse carcasse. L’être qui se détériore et s’abîme. Le rictus qui s’appose sur les lippes opposées me donne envie de les ravager. Les saigner jusqu’à ce qu’elles ne soient aptes à esquisser le moindre sourire. Ni même à s’ouvrir pour laisser le souffle s’en échapper et les paroles assassines s’en distiller. J’en frissonne, perturbé entre la délectation et l’horreur qui se mélangent sous la peau. L’union des opposés pour semer le chaos dans un esprit déjà en proie à l’indécision. Plus brusque que je ne l’aurais voulu, je récupère l’échantillon lorsqu’il se tend dans ma direction et m’empresse alors de le ranger à l’abri dans ma mallette. Tournant ainsi le dos au soldat. « - Je n’ai jamais aimé travailler en étant surveillé. Ca me rend nerveux, et du même fait, maladroit. » Il y a du reproche dans ma voix. De la glace qui ne laisse aucun doute quant à l’état de mes nerfs. Trop facile à lire, je m’étiole au fil du temps. Les minutes qui passent me sont défavorables et brisent mes tentatives pour rester le plus hermétique possible face à cette présence malvenue. J’ouvre la bouche, prêt à lui demander de quitter les lieux avant de la refermer aussitôt. Les mots assassinés sur ma langue lorsqu’il devient évident qu’une telle demande serait prise comme un nouveau morceau de malaise. Un besoin de solitude pour justifier quelque chose.

Le silence en guise de réponse à la tirade qui est en train de faire s’affoler mon pauvre cœur. Ces silences que l’officier dépose entre chacun de ses paroles cisaillent ma patience. Elle m’échappe, glisse entre mes doigts pour me laisser seul avec ce tourment qui est en train de prendre son essor dans ma poitrine. « - Vous savez, hors de la morgue, je suis un peu perdu. Pour moi, tous les militaires sont les mêmes. Les policiers étaient certes plus benêts du temps où ils étaient encore utiles, mais ce n’est remplacer de l’inutile que par une nouvelle forme de superflue. » Je le lâche dans un reniflement acerbe, l’aversion envers les forces de l’ordre en évidence sur les traits. Pour leur inutilité, pour tout ce qu’ils m’ont fait. Ses doutes me donnent l’impression d’être un accusé à qui l’on tente de soutirer des aveux. L’adolescent paumé tiré du sommeil une nuit de décembre auquel on s’adresse pour essayer de comprendre. Accuser son amant et sa sœur pour le faire parler, menacer mes proches pour me voir céder. Que Kyran puisse seulement être mentionné dans cette affaire, comme un complice ou un élément déclencheur m’insupporte. Les doigts s’enroulent sur eux-mêmes en une pauvre tentative pour rester de marbre. Je secoue la tête, fronçant les sourcils et offrant une réponse négative à tout ce qui vient de m’accabler. « - Il n’y a nul besoin de s’y connaître en chirurgie pour faire une telle chose, navré de vous décevoir. Ceux qui pratiquaient ce rituel n’étaient pas chirurgiens mais juste d’habiles guerriers. Frapper au bon endroit, tout le monde sait le faire. » Un haussement d’épaule pour ponctuer le raisonnement. Démanteler les suppositions pour dissiper les doutes qui peuvent s’immiscer dans le cerveau du soldat. S’il est certain que des connaissances en logistique humaine peuvent être bénéfiques pour accomplir ce genre de saccage, elles ne sont pas non plus obligatoires. Inconsciemment pour regard revient se poser sur la dépouille. L’analyse comme si je la voyais pour la première fois. Habitué à contempler la mort, je sens pourtant la nausée poindre dans ma trachée. Le cœur soudain retourné par ce spectacle pourtant devenu familier. Dans un raclement de gorge fragile, je pique du nez dans mes affaires, farfouille pour y chercher je ne sais quoi. Seulement faire diversion, occuper mes mains pour camoufler les infimes tremblements qui commencent à les agiter.

« - Je ne m’avancerais pas sur un tel débat, je suis juste là pour "charcuter" un peu plus les corps qui sont laissés en arrière. Mais avec de telles suppositions, et un raisonnement aussi aboutis, j’imagine que vous avez déjà des noms ? Des suspects déjà en train d’attendre d’être interrogés ? Vous allez faire la fierté de vos employeurs si vraiment vous réussissez là où tous vos amis ont échoués. » Je me moque éperdument de la réponse, il est seulement question de maintenir la conversation. D’en apprendre plus sur ses intentions, sur ce qu’il sait ou pense savoir. Parce qu’inconsciemment, j’ai la sensation que cet assassin que personne ne parvient à arrêter, aux yeux du norvégien, c’est moi. Le légiste qui œuvre dans l’ombre à l’abri dans sa morgue. Poussé par une jalousie sourde à assassiner toutes celles qui oseraient combler les désirs de son amant. Ce qui semble être une idée totalement saugrenue m’apparaît pourtant comme une douloureuse réalité. Là où les pièces du puzzle commencent à s’assembler, la migraine fait son entrée en scène. Me brise le crâne et me fait soupirer de douleur. Je connaissais tous les visages, de toutes ces femmes, persuadé de ne jamais les avoir croisés. J’avais tort, cruellement tort. Les ombres commencent à se dissiper et me plongent dans une horreur sans nom. La stupeur face à ce que j’ai pu faire, la peur se rue dans les veines, violente elle détruit tout sur son passage. L’horreur en sueur de glace sur la peau devenue blafarde.

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MessageSujet: Re: Circus for a psycho (.Jorgen)   Dim 25 Sep - 15:21

Tension toujours palpable. Nervosité de coupable. Exécration bien mise en évidence pour les hommes de son rang. Le docteur avait bien du mal à contenir les émotions qui le traversaient et Jorgen ne manquait pas de noter chaque détail de tout cela. Conscient qu’il était à l’origine de tous ces troubles, il n’en ressenti que d’avantage de confiance et de résolution. Il avait mis à mal le légiste, fait impensable si le shadowhunter observateur n’avait pas pointé du doigt la culpabilité de ce dernier. Un innocent n’aurait ressenti que de l’indifférence. Plus ils échangeaient et plus la détermination de l’homme de guerre montait en grade. Sûr de lui et de son pressentiment, il décida donc d’arrêter de jouer, mis un terme à toute cette mascarade surjouée et ces sous-entendus. Foncer dans le tas, prendre le taureau par les cornes et terminer d’achever le vis-à-vis d’ores et déjà damné, voilà tout ce qu’il avait en tête à cet instant. Parce qu’il manquait aussi de temps pour poursuivre cette partie d’échecs - ils ne pourraient demeurer infiniment sur les lieux, il poindrait l’heure de l’achèvement du travail médical et de leur séparation - le roi se devait de s’écrouler de suite. Jorgen doutait qu’il puisse reprendre contact de si tôt avec le tueur désigné et ne pouvait se permettre de laisser cette conversation en suspend. Il jeta un dernier regard derrière la fenêtre puis se dirigea vers la porte d’un pas feutré tout en balançant à un Lenaïk qu'il ne prit même plus la peine de vouvoyer. « Ce n'est pas le simple fait que je sois présent qui te trouble autant doc', c'est ce que je sous-entends ». Il s’assura que le couloir était toujours désert avant de s’approcher derechef du scientifique, sans toutefois s’éloigner trop du corridor qu’il fallait  surveiller. Cette discussion devrait à tous prix rester privée, Jorgen ne tenait pas à ce que sa trouvaille tombe dans les mains des autorités qui lui feraient perdre la seule corde qu’il avait encore à son arc face à un Kyran qui ne devait certainement rêver que de représailles pour sa traîtrise. Hogan était puissant, quand bien même le guerrier avait eu l’occasion de l’anéantir complètement sans pour autant la saisir, cet atout s'avérait donc précieux.

« C'est vrai, j'ai un nom, mais ce n'est pas les applaudissements de mes supérieurs qui m'intéressent dans cette affaire ». Il n'en dit pas plus. Le suspect n'avait pas à connaître les aboutisants, ce qu'il comptait faire de cette information ne regardait que lui. Il enchaîna donc sans offrir à l'assassin le temps de réfléchir. « Et frapper au bon endroit, évidemment c’est aussi à ta portée ». La première bombe était lâchée, il n’y avait plus qu’à attendre son explosion. Soucieux d’abattre le légiste sans lui laisser la moindre chance de survie, le métamorphe en lança une deuxième sans tarder. « Ces femmes, ce n’est pas sur leurs lits de mort que tu les voyais pour la première fois. N’est-ce pas, Aleksi ? ». Un fin rictus étirait ses lippes. Un sourire noir et victorieux. Il fixa l’autre dans cette attitude condescendante quelques instants puis jeta une nouvelle oeillade vers la sortie. Toujours aucune âme qui vive à l’horizon. « Elles ont toutes sûrement joui sous les coups de reins de Kyran mais je ne t'apprends rien ». A moins qu'elles ne se pavanaient comme des poules de luxe aux côtes de Hogan simplement pour se donner un bref instant d'importance mais Jorgen ne croyait pas une seconde en la véracité de cette possibilité. Connaissant l'homme, la première hypothèse était sûrement la plus plausible.

Sans tenter de camoufler son geste, le shadowhunter d'élite remonta légèrement son tee shirt du côté de sa hanche droite et le fit passer derrière la cross de son revolver. Habillé en civil certes, mais tout même un minimum "couvert". Il laissa ainsi son arme bien en vue, juste au cas où ce docteur un peu dérangé déciderait de commettre une énième folie. Il fourra ensuite ses mains dans ses poches et reprit son discours d'un air décontracté, mais pensif, un tantinet dubitatif. « Cela dit, pourquoi les tuer et mettre autant de coeur à l'ouvrage... Je ne vois pas ». Ses lèvres se pincèrent dans une moue qu'il voulait exagérément perplexe, il haussa les sourcils pour appuyer son sentiment surjoué. « Si tu pouvais satisfaire ma curiosité ? Ca m'intrigue énormément tout ce foutoir ». C'était intriguant, mais aussi très excitant ! Jorgen n'avait pas mis les pieds dans n'importe quelle affaire, il s'agissait de celle du siècle et être le premier à peut-être découvrir le fin mot de l'histoire lui offrait le goût d'une satisfaction très intense, presque indescriptible. Il n'y avait plus qu'à espérer que le légiste ne tente pas de lamentablement se défiler au moyen d'un détournement trop brouillon pour être gobé, qu'il cesse de faire comme s'il ne comprenait pas ne serait-ce qu'un tout petit peu là où le guerrier voulait en venir. Qu'il assume d'avoir été dévêtu de son incroyable couverture.

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MessageSujet: Re: Circus for a psycho (.Jorgen)   Ven 30 Sep - 11:56


C’est un jeu que je suis en train de perdre. L’évidence me heurte et m’effraie. Je perds une partie que je n’avais pas envie de jouer, déjà terrassé par les propres doutes qui m’assaillent et me brisent. La distance s’étiole, vole en éclat quand le vouvoiement disparaît. Cette familiarité me rebute, tant elle ne me dit rien de bon. Rapprochement dangereux, le réflexe de reculer pour se sentir en sécurité que je détruis avant même de l’exécuter. Rester droit, ne pas bouger pour ne pas lui offrir plus d’occasions encore de douter de mon innocence. La première accusation tombe, du froid sur la peau et le cœur qui commence à s’affoler. L’impassible sur le visage, je m’accroche à un flegme fragile. M’efforce au mieux de rester le plus vide possible. Faire front malgré la migraine qui me détruit le crâne, les images déroutantes se pressant contre mes pupilles. L’afflux soudain de souvenirs sanglants et morbides. Comme un rappel qui se fait au mauvais moment. Pourquoi ici, face à lui ? Je flirte avec le danger, plus que jamais et malgré l’étrange adrénaline qui se rue dans mes veines, ça me fait peur. De sentir ma liberté menacée, la fin de mes errances funestes. Incrusté dans ma peau depuis plus d’un an, le meurtre en seconde raison, une nouvelle addiction qui se colle aux autres. Je ne suis qu’un assemblage de dépendance, en enlever une et c’est toute ma raison qui menace de s’effondrer. Et ce petit soldat est en train de s’échiner à tout démanteler. Pauvre imbécile avec son air supérieur, cette certitude qui se peint sur sa figure comme s’il venait de trouver le Graal. L’envie sourde de lui faire ravaler son sourire, lui déchirer le visage et le mutiler comme le cadavre qui trône derrière moi. La pensée est plaisante, affreusement tentante, mais il est certain que je serais le seul coupable cette fois. Pauvre âme ayant été autorisée de rester en tête à tête avec la morte, un nouveau corps serait aussi lourd de sens que mon nom gravé sur la peau des corps que je laisse derrière moi.

« - Ce que fait Kyran de son temps libre, et avec qui, ne regarde que lui. Je ne vois pas ce que vous cherchez en l’incluant dans cette conversation. Ni ce que vous pouvez chercher en me reliant à lui. » J’ignore ce qu’il sait, et cette évidence me donne un tour de retard. Qui il est pour Kyran, les doutes et certitudes qu’il peut avoir à son sujet. Que je sois en danger, prompt à retourner derrière des barreaux me tétanise. Mais qu’il puisse entraîner le norvégien dans ma chute me révulse. Sa présence dans cette sombre équation m’oblige à redoubler de prudence. Réfléchir le plus rapidement possible quand mon cerveau semble ne plus vouloir fonctionner. Figé par la crainte, terrassé par les battements frénétiques de l’organe tapis dans ma poitrine. La vision de l’arme appose une couche de malaise supplémentaire. Ecrase le cœur, qui perd le rythme de sa course le temps d’une inspiration dérangée pour reprendre de plus belle. « - C’est vous le soldat, c’est à vous de comprendre pourquoi l’assassin agit comme il le fait. Je ne fais qu’examiner les corps qu’il abandonne dans son sillage. » Un haussement d’épaules qui se veut désinvolte pour accompagner les mots. Faire comprendre que malgré tout ce qu’il peut penser, je ne suis pas plus avancé que lui. Mentir pour me protéger, y croire pour rendre la vérité trafiquée recevable et dissiper les doutes. Même si je suis persuadé qu’il n’en fera rien. Les êtres de son espèce ne changent jamais d’avis, pas temps que la source de leur obsession n’est pas enfermée derrière des barreaux ou totalement hors d’état de nuire. Le silence revient se glisser entre nous et j’ai pendant un instant la crainte qu’il puisse entendre la débâcle qui se heurte contre mes côtes. « - Vous attendez quelqu’un peut-être ? Du renfort pour mieux m’arrêter ? Sans preuves d’ailleurs. » Les mots s’extirpent sans que je ne parvienne à les retenir. En violent réflexe, le besoin constant de provoquer même dans une mauvaise passe.

Sans attendre vraiment de réponse, je lui tourne volontairement le dos, fait mine de chercher de quoi continuer l’examen si stupidement laissé en plan. « - Vous vous méprenez à mon sujet. Ce n’est pas parce que je côtoie la mort que j’éprouve un plaisir quelconque à la donner. » Murmure qui s’arrache difficilement. Une vérité que je pensais inébranlable, l’attrait pour le meurtre laissé en arrière, enfermé dans une cellule d’une prison éventrée et à la merci des glaces. « - J’ai du travail à faire, si cela ne vous ennuie pas, j’aimerais continuer ma tâche, seul. » Lâché à demi-mots, comme si j’avais peur de le froisser. C’est le cas d’une certaine manière même si j’ai conscience que le mal est fait. Que ces doutes qu’il a volontairement posés sur mes épaules ne partiront pas. Je reste le meilleur suspect à ses yeux, la plus belle plaidoirie n’y changera rien, et c’est bien ça qui me dérange. Pousse les rouages fatigués à envisager sa mort pour ne pas éventer ma culpabilité.

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MessageSujet: Re: Circus for a psycho (.Jorgen)   Dim 9 Oct - 23:21

Après un lever de rideaux qu'il avait jugé grandiose, ce fut pour le shadowhunter l'heure de le tirer, tout aussi majestueusement il l'espérait. Le légiste continuait de s'avachir dans la dénégation, poussant l'homme de guerre à devoir mettre fin à ce petit jeu qu'il savait malgré tout avoir remporté. La tension qui habitait le scientifique n'était pas des plus discrètes, bien qu'il avait tenté de la dissimuler avec une comédie respectable. Il ressortait de ces échanges quelques prouesses d'acteur qu'il fallait applaudir. Si Jorgen n'avait pas été aussi sûr de la culpabilité du criminel en ligne de mire, il aurait pu aisément passer son chemin, convaincu par les feintes et l'indifférence, par l'ignorance factice formidablement mise en scène. Avec toujours ce sourire présomptueux et satisfait sur son visage anguleux, le géant du Nord rendit d'avantage d'espace au docteur de la mort, s'acheminant nonchalamment jusqu'au cadre de la porte avant de s'y adosser les bras croisés sur sa poitrine, puis de croiser les jambes d'un geste sans vigueur. Un rire léger, très bref, s'échappa d'une manière très calculée. Son regard d'un bleu tranchant, pétillant à souhait, vint ensuite capturer la silhouette du meurtrier plus que présumé. « Tu as raison sur un point, je n’ai aucune preuve. Pour l’instant du moins. Mais un jour l’assassin méticuleux que tu es laissera une trace derrière lui, parce que le genre humain n’est pas infaillible. Tu commettras une faute Aleksi, vous commettez toujours une erreur... Et ce jour là je serai là pour la relever. Je serai là pour toi et tu auras beau continuer de nier avec un certain brio, ça ne te sauvera pas. Kyran non plus d’ailleurs ne pourra plus rien pour toi ». Parce que le grand Hogan n’était pas un imbécile, ni un homme du genre à se terrer dans un trou coupé du monde, il avait forcément connaissance de tous ces homicides à l'allure sauvage et de l’identité des victimes. Il savait et, d’une certaine manière, par son silence, protégeait leur taré d’auteur. Kyran n’était pas le tueur, mais il n’était pas non plus immaculé. Finalement, avec une preuve tangible à apporter à ses suspicions, le soldat d’élite aurait pu faire tomber les deux d'une pierre deux coups si telle avait été son intention. Néanmoins d’autres plans avaient germé doucement. Des objectifs bien plus complexes et subtiles. Confiant pour l'avenir, il ajouta, certain d’avoir touché un point sensible. « Comme tu ne pourras rien faire pour lui. Si tu plonges, il plonge... ».

Des pas lourds vinrent marteler le couloir, accompagnés de voix masculines plutôt rocailleuses et vieillissantes qui bavardaient sans se préoccuper du dérangement qu'elles pourraient occasionner. Deux silhouettes prirent formes dans le couloir, habillées d’uniformes aux teints passés. Les petits employés venaient prendre note de l’avancée du travail du légiste - ou plutôt de la stagnation étant donné toute la perturbation causée par le guerrier -  sans accorder trop d'attention à la présence inopportune qu'ils saluèrent avec indifférence d'un léger mouvement de tête. Jorgen ne pourrait continuer cette conversation qui de toutes façons touchait à sa fin. Le scientifique n'avouerait rien aujourd'hui, tout comme le soldat n'en dirait pas d'avantage. Chacun avait dévoilé la totalité de ses cartes pour cette première partie, sans savoir de quoi serait faite la deuxième. Tension en suspend qui ne finirait pas d'agiter le docteur et d'allécher le changeur. Il avait semé le trouble qu'il n'avait plus qu'à laisser suffisamment germer avant de récolter les fruits de son labeur. Nul doute qu'Aleksi recroiserait sa route, peut-être bien plus tôt que prévu. Cette affaire n'était qu'un préambule qui méritait un final à la hauteur de leurs ambitions et de leurs talents. Ni l'un ni l'autre ne laisseraient les choses en l'état, parce que les risques n’étaient pas encore possibles à considérer. De quoi étaient-ils capables et jusqu'où chacun d'eux pouvaient aller pour obtenir ce qu'ils convoitaient ? Le tueur pour préserver son sanglant secret et le shadowhunter sa carte à jouer vis-à-vis de Kyran. « Messieurs les enquêteurs, veuillez excuser le bon docteur Lenaïk pour son petit retard sur votre planning, j’en suis le fautif ». Admit-il en s’adressant aux deux gardiens de la paix de petite envergure d’un ton bien insouciant. « Et vous-êtes ? » demandèrent-ils enfin en zieutant suspicieusement l’arme à sa ceinture toujours mise en évidence. Il était temps qu’ils lui accordent un minimum d’attention. « Personne d'important » affirma t-il avec un rictus un tantinet railleur, tout en dissmulant à nouveau le revolver sous son tee-shirt. « Pas encore du moins, - il s’adressait au médecin, laissant planer la menace, puis revenait aux compères - juste un collègue parmi tant d’autres ». Le goût du mensonge lui restait en bouche lorsqu’il se redressa fièrement. « Cher docteur, ce fut un véritable plaisir que d’échanger tant de bonnes informations avec vous. Ca nous sera sûrement très utile pour la suite, en espérant grandement que cette pauvre fille soit la dernière du genre que vous examiniez. Nous ferons tout pour en tout cas, n’en doutez pas ». Puis, comblé par les événements récents et l’ultime message qu’il venait de faire passer, persuadé qu’il reverrait sous peu l’assassin en des circonstances sûrement bien différentes, il quitta la scène de crime d'une démarche silencieuse, les mains fourrées dans les poches. De dos, il laissa finalement filer une tirade improvisée, ultime piqûre de rappel. « Vous passerez le bonjour à notre bonne vieille connaissance de ma part ».

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it's a perfect denial
Pour les rassurer, Pour te rassurer,Tu leur dis, Tu te dis, Que tout cela est un jeu, Que tu la quitteras, Quand tu le voudras, Demain tu seras courageux. Viens je t’accepte comme ennemie, Viens je te donne ma vie, J’embrasse tes souffrances, Je réclame tes offenses © ziggy stardust
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Circus for a psycho (.Jorgen)

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