AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 « buried yourself alive » - pv. Stain

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Féminin
↳ Nombre de messages : 2655
↳ Points : 487
↳ Date d'inscription : 19/04/2015
↳ Age : 20
↳ Avatar : Giza Lagarce
↳ Age du Personnage : vingt et un ans.
↳ Métier : croupière au Bones.
↳ Opinion Politique : résistante extrêmiste.
↳ Niveau de Compétences : niveau deux.
↳ Playlist : ocean avenue - yellowcard | cruel - the veronicas | paralyzed - against the current | reckless - you me at six | haunting - halsey | before the worst - the script | doubt - twenty one pilots | anything - hedley | nicotine - panic! at the disco | robbers - the 1975 | just the way i'm not - all time low
↳ Citation : « There's a piece of you that's here with me, it's everywhere I go, it's everything I see »
↳ Multicomptes : Mackenzie Caulfield & Nataliya Clarke.
↳ Couleur RP : #BD5737



Feuille de perso
↳ Copyright: empty gold. & endlesslove & jump-again
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: « buried yourself alive » - pv. Stain   Sam 11 Juin - 12:48



stain & vittoria
Don't blame your death, on the shit in your head that you claimed ate you like a virus for days on end. I watched you decay, watched you waste away. Who'd you think you'd fool, digging your own grave? So go ahead, you just drop dead, and while you're trying to fool the whole world don't forget that you'll decay. And you'll waste away. You can't cheat death when you're digging your own grave. What you give is what you get. And in your case that's nothing but guilt and regret. And all the flames you kept in your brain, came out your lips and sent you straight into your own grave. You were a walking, talking, corpse at best. And I swear I couldn't wait to get you off my chest, and when you asked us why we couldn't look you in your eyes, it's hard to find life in something that's already died. You're out of line, buried yourself alive and expected to be fine. You can't rewind, when you're choking on your own dirt, begging for your life. Your bridges are burning. And all the tables are turning. You started a fire and you're, burning up.
« buried yourself alive »



Les effluves d’une richesse inventée l’atteignent dès qu’elle pose le pied dans ce quartier en dehors des réalités. Les iris neurasthéniques déambulent librement, effleurent les silhouettes de bâtiments déraisonnables. Des extravagances imposées pour mieux camoufler la vérité. Dissimulant la présence intangible d’une pauvreté en expansion, d’un déclin inévitable. Un coup monté pour et contre une population dans le seul but de mieux la manipuler. Elle exècre ces manières de truands, en a marre de devoir les supporter. Les encaisser, sans rien dire. Sans jamais riposter. Sans jamais répondre. Plus maintenant.

Les pas de la rebelle se veulent discrets sur l’asphalte lustré. Tout lui paraît artificiel, inventé. Elle devine toutes les horreurs derrière la beauté. Distingue tous les massacres derrière la grandeur. Grimace à cette seule pensée. Elle qui n’est pas dupe ne comprendra jamais comment d’autres peuvent encore concéder une once de crédibilité à ceux qui les dirigent. Les enferment, un peu plus chaque jour, dans un carcan de plus en plus restreint. Jusqu’à l’étouffement. Elle, suffoque depuis bien longtemps déjà. Le manque d’air ne fait que s’amplifier avec le temps. La contraint à traduire son mal être dans la violence. Le refléter au cœur de cette cause à laquelle elle tient tant. Une rébellion plus que jamais active et activiste. Trahie par d’anciens alliés aujourd’hui achetés et bien payés, elle redevient ce monstre de méfiance qu’elle a pu être autrefois. Dévisage les passants sur les trottoirs, se complaît en inspirant la peur. Une brise légère balaie son visage découvert, elle baisse la tête, replace un mèche de cheveux derrière son oreille. Elle aimerait se faire invisible, pouvoir se mouvoir librement dans les rues sans se faire voir. Surtout pas de ses ennemis, aussi nombreux soient-ils. L’heure matinale et la foule autour d’elle sont une aide précieuse autant qu’un piège. Elle se fond parmi eux, imite leur démarche, leur gestuelle. S’efforce de ne pas ressembler à la fugitive qu’elle est devenue. Les sens en alerte, elle se concentre sur sa destination, garde sa cible en ligne de mire. Ne s’arrêtera qu’une fois sa mission accomplie. Assurément.

Elle s’impose un rythme régulier, une cadence parfaite pour ne pas attirer l’attention. Modifie sa dégaine pour mieux coller à l’ambiance austère et aseptisée de son environnement. Elle en aurait presque la nausée. Les mains dans les poches, elle caresse du bout des doigts l’arsenal qu’elles renferment. Joue avec le petit matériel morbide glissant contre ses paumes. Un demi-sourire se dessine le long de ses joues à la simple idée de l’accomplissement qu’elle pourrait réaliser. Le goût du risque, elle vit pour ça. Ça l’anime de l’intérieur, la fait vibrer toute entière. Et plus encore quand il s’agit de le mettre en pratique pour mettre en péril l’équilibre instable d’un certain Gouvernement. Uns construction fragile, reposant sur des fondations moisies et des éléments rouillés. Corrodés jusqu’à la moelle. Elle n’y a jamais cru. N’y croira jamais. Espère simplement  qu’un jour, elle aura la chance de fouler le sol couvert de leurs cadavres encore brûlants.

Perdue dans son désir de vengeance, elle relève la tête. Remarque immédiatement que la foule se regroupe. La pousse à raser encore un peu plus les murs. Elle cherche du regard ce qui provoque ce mouvement indésirable, mais le doute se dissipe bien vite. Elle peste intérieurement. La brune avait une chance sur deux de croiser la milice. Il faut croire que la chance n’a jamais été de son côté. Les uniformes se dessinent non loin d’elle, imposent leurs ombres sur la rue surpeuplée. Elle, ne s’arrête pas, continue d’avancer sans perturber son rythme de course. Elle ne perd pas de vue son objectif, plisse le front en cherchant une alternative. Une solution lui vient immédiatement. Pas la meilleure, mais la seule. On ne lui laisse pas le temps de réfléchir plus longtemps. Ses prunelles entrent en contact avec celles d’un milicien, qui ne tarde pas à hurler sa présence aux autres. Ils doivent tous connaître son visage maintenant. Une hypothèse qui se confirme, qu’elle redoutait en sachant pertinemment qu’elle était vraie. La voilà recherchée, et repérée. Elle prend alors la tangente, s’enfonce dans une ruelle perpendiculaire, baignée par l’obscurité. Accélérant le pas, elle ne sait pas combien sont après elle mais elle ne prendre pas le risque de les attendre. De leur donner une chance de l’arrêter, une fois de plus.

Un trappe camouflée qu’elle s’empresse de refermer, une échelle dérobée s’enlisant dans le bitume. Elle se retrouve dans les égouts, percutée par une odeur pestilentielle. Elle tousse, de longues secondes lui sont nécessaires pour qu’elle parvienne à respirer dans cet endroit rongé par l’humidité et les rats. Peu importe. Elle se redresse, fronce les sourcils en observant autour d’elle. Elle connaît cet endroit par coeur. A parcouru le dédale de couloirs assez longtemps pour savoir y retrouver son chemin. Et y semer quelqu’un. Elle ne s’attarde donc pas. Un souffle dédaigneux et elle reprend sa course vers la nouvelle arène. Si elle ne peut pas entrer par la porte, elle entrera par la fenêtre. Déplorant le bruit que ses pas engendrent en se posant dans l’eau verdâtre qui tapisse le béton, elle grogne de l’intérieur. Encore plus quand elle perçoit des bruits derrière elle. Des voix qui résonnent. Des corps qui s’agitent là où elle se trouvait il y a quelques minutes à peine. Elle court désormais. Évitant les flaques et les obstacles, elle garde le même cap mais emploie des chemins détournés. Méconnus. Inconnus. Elle ne se pense pas suivie, pas de si près. Pense avoir une longueur d’avance assez grande sur les pions de son grand ennemi. Elle pense avoir raison. Jusqu’à ce que des pas se fassent entendre à quelques mètres d’elle à peine. La fugitive se retourne et c’est son regard qu’elle croise. Des iris qu’elle reconnaîtrait entre milles. « - On t’a demandé d’achever ce que t’as pas été capable de finir la dernière fois ? » Elle s’arrête, provoque ce qu’elle ne devrait pas. Elle, toujours effrontée. Impossible de tromper la mort quand elle creuse sa propre tombe.

_________________
    I've been looking all night watching them empty hours. Invisible to these crowds, always double vision. I've been losing my mind listening to broken speech. Stacking up broken seats, it's a lonely picture. And I hear your voice as it echoes 'round my head. Always that same thing that you said. Get out, get out, while you still can.


Dernière édition par Vittoria K. Bathory le Dim 9 Oct - 16:05, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2372-vkb-you-were-my-

Féminin
↳ Nombre de messages : 9021
↳ Points : 475
↳ Date d'inscription : 28/08/2012
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Barnes
↳ Age du Personnage : 30 ans, 781 en réalité
↳ Métier : Co-gérant du Little Darlings (shadowhunter infiltré)
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
↳ Multicomptes : Aleksi S. Lenaïk & Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #1999b5



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « buried yourself alive » - pv. Stain   Lun 13 Juin - 20:13


En noir sur l’éclatant de l’opulence et de tout ce que les puissants gardent fièrement agrippés à leur doigts crochus, les uniformes se détachent. Faction de l’ombre venue se perdre dans le dédale rutilant d’une artère où bat le pouls de la ville. La splendeur d’un monde qui lui bousille les rétines. Lui qui a été l’amant de l’ombre et de la déchéance pendant des mois. Il a encore du mal à refaire surface, à croire qu’il peut réellement errer dans un tel décor sans que ça ne révèle du pur délire. Habitué à rêver de liberté derrière ces barreaux rouillés, se la prendre en pleine gueule sans aucun rempart lui fait mal. C’est de l’air neuf qui s’engouffre dans ses poumons fatigués, le corps encore meurtri par tout ce qu’il a enduré. En profondeur, dans les méandres de son être quand en surface, le loup a retrouvé la superbe qui était la sienne aux aurores de sa renaissance. Il est revenu des années en arrière, a effacé l’injustice pour mieux se relever. Effacé sans vraiment l’oublier, elle reste accrochée à ses épaules, gratte la peau pour mieux se rappeler à sa présence au moment où elle commence à lui échapper. Le rappel se fait dans les heures sombres de la nuit, quand le sommeil fuit et se cache hors de sa portée. Lorsqu’il se retrouve en présence d’autres soldats, ces imbéciles qui n’ont de cesse de lui coller des étiquettes sur la tronche pour mieux l’enfoncer.  Ils masquent la peur sous de la connerie, le fauve peut la sentir grouiller dans leurs veines décrépites. Elle pue, rend les peaux nauséeuses. Il les dérange, lui l’ancien taulard, parce qu’il est allé là où ils ne veulent pas se rendre. Là où ils ne surviraient certainement pas, ces braves soldats à l’uniforme impeccable, rompu à l’ordre et à l’obéissance. La différence entre l’italien et le reste du monde. Il obéit aux ordres parce qu’il n’a plus que ça pour ne pas se casser la gueule. Se montrer digne de la confiance qu’on lui a difficilement rendue, faire comprendre qu’il n’est pas qu’un déchet qu’il aurait mieux valu laisser pourrir en prison. Il n’y retournera pas, fera tout pour rester droit tout en traçant sa route vers sa vengeance. Elle cogne contre son cœur, le relève lorsqu’il mord la poussière. Détruire le fils de chien qui a rongé sa vie comme un os. Et ne surtout pas lui trouver d’excuses pour le laisser filer. Pas cette fois, plus maintenant.

Les passants se poussent sur leur chemin, la marée s’ouvrant pour mieux les laisser passer. Le respect dans les yeux qui se baissent, les questions et l’inquiétude sur les visages. La présence des Hunters n’est jamais une bonne chose, ils le savent, tous autant qu’ils sont. On les a traîné là à cause d’un murmure. D’une brise venue lécher les oreilles de ces rats qui servent d’informateur. Les infiltrés de l’autre monde revenant voler près de leur maître dès que le besoin s’en fait sentir. La Résistance semble se réveiller, sortir doucement de son hibernation pour reprendre les hostilités. Buter du rebelle, il n’attend que ça. L’appel du sang marqué au fer ronge contre ses entrailles, le besoin de destruction violemment  agrippé à son cœur. Assassiner la volonté des autres pour oublier ses propres failles. La rage au ventre, les phalanges de l’italien n’ont de cesse de s’ouvrir et de se fermer. Au rythme des battements de son cœur, la symphonie silencieuse de la destruction qui s’apprête à voir lieu s’ils venaient à tomber sur des rebelles égarés. D’une tape sur la poitrine, le soldat devant lui alerte la meute en silence avant d’hurler la présence du fauteur de trouble. Obligeant alors le loup et les autres à porter leur attention sur un point précis. En direction de la proie qui aperçoit bien rapidement la menace. Buter sur un battement, hésiter un moment avant de repartir, la danse hasardeuse dans sa poitrine le fait soupirer. D’un inconfort qui se dresse devant lui. Il l’a reconnu, la brunette à qui il a sauvé la peau deux fois déjà. La pauvre créature ayant joué le rôle du cobaye le temps d’une représentation morbide. Où il aura tenu le premier rôle, abîmant la peau de la malheureuse sous prétexte qu’il exécutait les ordres. Les autres s’élancent déjà mais lui reste sur place. Tiraillé entre le besoin viscéral d’accomplir sa tâche et celui de laisser les autres faire. De se tenir en spectateur devant le drame qui ne tardera pas à se jouer sous ses yeux. Dans un soupir, Stain s’engage pourtant à la suite des autres. Entame la poursuite, avant qu’elle ne s’arrête sur du vide. Les benêts pris au piège dans une rue vide, cillant sous le soleil avant de penser à baisser le nez pour voir la plaque remise en place de manière bancale. Il est le dernier à poser les pieds dans les égouts. Plissant le museau devant l’accueil olfactif qui se presse face à eux. Les autres râlent, toussent et s’agglutinent dans l’espoir de repousser l’agresseur invisible. Le loup s’en fout et profite de la débandade pour passer devant.

Scrutant les ténèbres de ses prunelles sombres, le chemin emprunté par la renégate se dresse sous ses yeux. Filon invisible d’une odeur que le fauve a fait passer au-dessus des autres. C’est un autre qui suggère la séparation, couvrir le plus de terrain pour la retrouver avant qu’elle ne fasse une connerie. L’ordre est adopté dans un hochement commun de tête, et Stain s’engouffre dans l’ouverture béante d’un canal désert sans émettre le moindre bruit. L’avantage d’avoir un fauve dans le bide, la traque devient un jeu dans lequel il excelle, contrairement aux autres. Malgré les cloisons et les bruits environnants, le vacarme que peut provoquer leur avancée ne cesse de venir vibrer contre les tympans de l’italien. Plus discret tu meurs sans déconner. Il lève les yeux au ciel et se remet en route, la piste ne cessant de se faire plus forte à mesure que les pas s’enchaînent. Les murmures d’une autre démarche finissent enfin par lui parvenir, étouffés d’abord pour finalement devenir aussi net que le grouillement des rats à ses pieds. Sur le fond grisâtre qui se dessine devant lui, la silhouette de la demoiselle s’affiche enfin. La provocation fait naître l’ombre d’un sourire sur les lippes du loup. Brave petite. « - On m’a demandé d’essayer de retrouver la merdeuse qui semblait avoir envie de faire une connerie. » Lâche-t-il dans un souffle, avant d’agiter la main dans sa direction. « - La merdeuse, c’est toi hein. » Au cas où elle n’aurait pas compris l’allusion. Le Hunter esquisse un pas en avant, un autre sur le côté histoire de poser son regard au-dessus de l’épaule de Vittoria. Pour se repérer au mieux. A la surface, ils se tenaient à l’ombre du Colosseum, à quelques rues de l’imposante arène. Sans en être certain, il imagine qu’ils se tiennent dans le ventre de la bête. Les jurés et les fauves s’agitant au-dessus de leur nez.

« - C’est quoi l’idée ? Attirer tous les rats des égouts en sifflotant pour les lâcher dans l’arène ? » Il reporte alors son attention sur sa voleuse d’énergie. Les pupilles inquisitrices la détaillant sans gêne, cherchant à deviner les intentions sans vraiment y parvenir.

_________________


flesh and bones

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t55-squirrel-s-hunter-

Féminin
↳ Nombre de messages : 2655
↳ Points : 487
↳ Date d'inscription : 19/04/2015
↳ Age : 20
↳ Avatar : Giza Lagarce
↳ Age du Personnage : vingt et un ans.
↳ Métier : croupière au Bones.
↳ Opinion Politique : résistante extrêmiste.
↳ Niveau de Compétences : niveau deux.
↳ Playlist : ocean avenue - yellowcard | cruel - the veronicas | paralyzed - against the current | reckless - you me at six | haunting - halsey | before the worst - the script | doubt - twenty one pilots | anything - hedley | nicotine - panic! at the disco | robbers - the 1975 | just the way i'm not - all time low
↳ Citation : « There's a piece of you that's here with me, it's everywhere I go, it's everything I see »
↳ Multicomptes : Mackenzie Caulfield & Nataliya Clarke.
↳ Couleur RP : #BD5737



Feuille de perso
↳ Copyright: empty gold. & endlesslove & jump-again
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « buried yourself alive » - pv. Stain   Ven 24 Juin - 16:19




Macabre que se veut le sourire qui se dessine sur ses joues de porcelaine. Les lippes étirées le long de son teint de poupée lui octroient cet air malsain qui ne fait que la satisfaire. Elle jubile, de la plus cynique des manières. Stoppée dans sa course par la seule bête qu’elle redoute vraiment. Une forme de crainte qu’elle exècre, déteste ressentir. Amplifiée par le doute et l’incompréhension. Des mots qu’elle ne parvient pas à formuler. Des gestes qu’elle ne saisit pas. Ne sachant toujours ce qu’elle est censée penser de l’animal à ses trousses. Un allié dans des habits ennemis. Ou l’inverse. Le doute a germé depuis bien longtemps dans son esprit. Il a même eu le temps de croître, de grandir. Jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus le maîtriser. Le milicien l’intrigue à un point qu’elle ne s’explique pas. Et la provocation qu’elle initie n’est que le fruit de son incertitude. Il se dresse non loin d’elle, l’interpelle. Répond au pitoyable affront. Mais la brunette ne se démonte pas. Repousse la peur et l’appréhension. Les dissimule bien loin derrière ce masque qu’elle a pris l’habitude de porter. Se pare de cette dureté caractéristique pourtant presque invisible. Des attraits qu’elle se trouve fière de porter, considérant le contexte dans lequel elle a choisi d’évoluer. Bien consciente que le mur en face d’elle est autrement difficile à contourner. Elle rit quand le petit surnom qu’il lui réserve percute ses tympans. Puéril, vraiment. Un gamin n’aurait pas fait mieux. Et c’est en cela qu’il ne la déçoit pas. Fidèle au souvenir bleuté qu’il lui a laissé.

« - Un compliment à mes oreilles. Je suis flattée qu’on déploie autant de moyens pour me retrouver » L’ironie la fait tiquer. Elle ne quitte pas le Shadowhunter des yeux. Détaille chacun de ses mouvements, examine les pas qu’il esquisse sur le sol humide. Se prépare à encaisser les coups quels qu’ils soient. Les mains dans les poches, c’est la suspicion qui transparaît sur le visage de la jeune hongroise. L’attente de la sentence. Celle qu’on lui réserve depuis un bout de temps et qui tarde à venir. Celle à laquelle elle échappe à chaque fois, de justesse. Mais rarement seule. Souvent grâce à lui. Grâce à Stain. « - Ta perspicacité m’éblouit », lâche-t-elle subitement. Le tout dans un souffle incontrôlé. Ses épaules retombent alors que les iris se croisent, se blessent rien que dans l’intention. Il la cherche, comme il cherche à savoir ce qu’elle prépare vraiment. Déguise ses soupçons pour mieux lui arracher la vérité. Elle, reste persuadée qu’il a très bien compris. Il n’est pas plus con que les autres. Même s’il peut en avoir l’air. « - Mais les rats que je vise n’ont pas grand chose à voir avec les pauvres bestioles qui vivent ici. Ils n’en restent pas moins nuisibles. Tu saisis, ou il faut que je sois plus explicite ? » Elle penche la tête sur le côté, hausse un sourcil. Feint l’interrogation sans attendre de réponse. Espère pourtant une réaction digne de celui qui la retarde. Doucement, la rebelle recule, s’enfonce un peu plus dans l’infâme couloir glissant sous l’arène. Prolonge la distance qui la sépare de son geôlier et réduit celle qui l’empêche d’accomplir sa mission. Des pas, à peine perceptibles sur le béton verdâtre.

« - Est-ce que je suis censée me considérer chanceuse que ce soit toi qui m’ait trouvée et pas un de tes petits copains ? » Elle s’arrête un instant, plisse le front et plonge ses prunelles neurasthéniques dans celles du Hunter. « - Ou est-ce que, au contraire, je devrais avoir peur ? » La brune formule enfin ce doute qui ne la quitte plus. Malgré le fait qu’elle doute encore plus d’obtenir une réponse satisfaisante. Contrainte de remplir ce silence pesant qui les entoure avec tout ce qui lui passe par la tête, elle jubile intérieurement. Réjouie de pouvoir enfin se confronter à ce qu’elle n’a jamais réussi à mettre au clair. « - Non parce que, jusqu’à maintenant, on peut pas dire que tes intentions envers moi aient été hyper précises. Sur ce coup, j’ai besoin de tes lumières, si c’est pas trop te demander » Le flot de paroles échappe à sa gorge, franchit la barrière de ses lèvres plus vite qu’elle ne l’aurait imaginé. Le néant qui les entoure à quelque chose de rassurant. D’inquiétant aussi. Sa méfiance la pousse à ne pas se laisser aller dans les entrailles de la ville, ne pas se laisser engloutir par leur immensité. Pour ne pas se laisser surprendre par ce qu’elle ne soupçonnait pas. Des ombres qui flottent sur les murs décrépis. Des bruits qu’elle croit entendre, des chuchotements dans son dos qui n’existent pas vraiment. Elle se prépare au pire, son inquiétude accrue par le raisonnement de bottes qui s’écrasent contre le ciment. Un écho, traitre à son ouïe, qu’elle ne peut pas croire.

« - Alors tu vas faire quoi, hein ? Je te préviens, c’est pas la peine de me passer les menottes. Je retournerai pas là-bas en vie » Plantée sur ses deux jambes, elle interpelle l’animal du regard. Là-bas. Entre les quatre murs de ce laboratoire au cœur duquel elle a cru mourir. Au nom d’une cause perdue. Pour des expériences vendues comme révolutionnaires. Destinées à faire le bien, le mieux. À lui infliger le pire. Au regard de tous, ils ont tout osé. Outrepassé toutes les barrières. Toutes les limites du droit commun. Elle se pince la lèvre inférieur alors que les images de sa séance de torture refont surface, de la plus douloureuse des manières. Quand elle y pense, ce qu’elle a encaissé de plus pénible n’a pas été les injections dans son organisme meurtri, les aiguilles à travers son échine, les lames de scalpel proférées en menaces. Mais bien ce qu’il lui a fait. Lui. « - On a que trois solutions. Soit tu me descends maintenant, soit tu me laisses partir et faire ce que j’ai à faire, soit on meurt tous les deux », énonce-t-elle posément. Le regard doucereux et autoritaire en guise de promesse, elle remue le bras droit. Extirpe une main de la poche de sa veste, écarte les doigts jusqu’à laisser apparaître son arsenal personnel. Un petite grenade améliorée glisse entre ses phalanges, roule le long de sa paume. Et elle, se tient prête à la dégoupiller.

_________________
    I've been looking all night watching them empty hours. Invisible to these crowds, always double vision. I've been losing my mind listening to broken speech. Stacking up broken seats, it's a lonely picture. And I hear your voice as it echoes 'round my head. Always that same thing that you said. Get out, get out, while you still can.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2372-vkb-you-were-my-

Féminin
↳ Nombre de messages : 9021
↳ Points : 475
↳ Date d'inscription : 28/08/2012
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Barnes
↳ Age du Personnage : 30 ans, 781 en réalité
↳ Métier : Co-gérant du Little Darlings (shadowhunter infiltré)
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
↳ Multicomptes : Aleksi S. Lenaïk & Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #1999b5



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « buried yourself alive » - pv. Stain   Dim 26 Juin - 20:14


Se sentir con devant une gamine. Ne pas savoir quoi faire, quelle attitude adopter. Il oscille entre le besoin de se racheter un nom, une réputation, et donc faire son boulot. En parfait soldat, exécuter les ordres et pas réfléchir plus que ce que lui permettent ses deux pauvres neurones. Ce serait la meilleure chose à faire, mais malgré tout, sa sympathie envers la gamine l’empêche d’agir. L’oblige à garder son cul entre deux chaises, comme à chaque fois que la situation dégénère en présence de Vittoria. C’est peut-être parce qu’il est incapable de savoir de quelle manière la considérer qu’il lui suave la mise à chaque fois. Si elle n’était à ses yeux qu’une vulgaire rebelle comme les autres, ces parasites qu’il faut coffrer ou éliminer sans sourciller, il ne serait pas là en train de s’arracher la tête à savoir quoi faire. Instincts de merde qui l’ont poussé à se ruer dans cette direction et non dans une autre, parce qu’il savait qu’au bout du tunnel il tomberait sur la demoiselle. Au milieu de la puanteur s’élevant de la flotte et des poils des rats, en parfait désaccord avec le décor, l’odeur de la résistante se collait sur son pif pour mieux le guider dans ce noir pas si parfait. Les autres doivent se cogner la tronche contre les murs, ou faire les cons avec leur lampe de poche. Imaginer la scène le fait sourire, bêtement, le temps d’une inspiration avant que le sérieux de circonstance ne vienne se reposer sur sa trogne. Elle se fout ouvertement de sa gueule, et ça l’agace. Le loup gratte sous la peau, met les entrailles en lambeau avec la frénésie d’un fou. Les nerfs à vif, ça devrait pourtant être là une raison suffisante de la coffrer. Elle se foutait de sa gueule, affront à un soldat en plein exercice de ses fonctions. Ca sonne bien et en plus ça fera classe sur le rapport. En sentence pendant le jugement dans l’arène. Un éclair noir vient briller dans les yeux sombres, comme une menace engendrée par cette simple pensée. Il ravale l’idée dans un raclement de gorge, et laisse l’ébauche d’un rire cynique s’échapper de ses lippes.  « - T’as vu un peu. Il faut bien vous donnez l’impression que vos menaces sont prises au sérieux. » Il agite les doigts dans le vide avant de lever un sourcil. Fait mine de se concentrer pour tenter de comprendre le sous-entendu dissimuler dans la réplique. « - Je pense… Je dirais pas non à un dessin, pour être bien sûr de tout comprendre. » L’imbécile qui s’enlise encore plus dans son rôle de joli con. Il en esquisse un sourire niais à l’adresse de la résistante, le sérieux en morceaux de glace dans son regard qui refuse de la lâcher une seule seconde.

« - Ca dépend qu’elle est ta définition de "chanceuse". J’ai plus tendance à vouloir parlementer que les autres, mais je sais pas si dans ton cas c’est une bonne chose. » Il répond avec une fausse légèreté. Ignore quelle véritable réponse il doit lui offrir. Parce qu’il avance en plein brouillard lui aussi, et qu’il n’a pas vraiment envie d’en sortir la tête, lui qui est habitué à osciller entre deux options. « - Je dois avouer, tu me fous dans une drôle de situation. Je t’aime bien, tu m’as l’air d’être une demoiselle bien sympathique, si on enlève ce côté chieuse. Mais d’un autre côté, t’es aussi belle fouteuse de merde, et ça j’ai un peu du mal à l’accepter. J’aurais dû te laisser crever chez les barges en blouse, c’est ça ? Ca aurait été plus précis comme intention ? » Il hausse les épaules, taquin. Le soldat n’aurait pas eu à expliquer pourquoi une des cobayes avait réussi à foutre le camp. A se faire voir comme un imbécile, capable de se faire avoir par une gamine. Il ne dira pas qu’il l’a sauvé parce que ce qu’elle a subit, lui aussi l’a connu. Le loup ne supportant pas de voir s’étaler sous ses yeux les traces d’une souffrance gratuite au nom d’une science incapable. Les remords lui bouffent le bide, d’avoir frappé pour mieux faire passer la comédie pour une réalité. De l’avoir abîmer alors qu’elle ne le méritait pas. Stain baisse un instant les yeux, dissimule le malaise derrière ses cils avant de reporter son attention sur la voleuse d’énergie. Elle recule et les paroles le laisse perplexe. Il bat des paupières un moment, avant de vraiment comprendre. Un élan d’angoisse crispe ses traits lorsque l’arme se dessine sous ses yeux. Il chasse le doute dans un soupir las, et se passe la main sur la tronche comme si ça pouvait faire disparaître ce qu’il vient de voir.

« - Si tu tiens tant à te faire sauter, ça peut s’arranger. T’es pas trop vilaine, ça devrait le faire. Les égouts c’est pas trop mon délire, mais bon, à chacun ses fantasmes. » Il le lâche dans un soupir aguicheur, son plus beau sourire collé sur ses lèvres. Il n’y a pas de place au sens-entendu, la délicatesse a été laissé de côté. « -Déconne pas, Vitt’. Tu crois sérieusement qu’avec un truc aussi minuscule tu vas réussir à faire un trou assez grand pour les faire tomber dedans ? Tu vas te prendre de la poussière sur la tronche et abîmer le crépi, mais c’est tout. » Le loup hausse une épaule, et esquisse un léger pas sur le côté, laisse son épaule venir caresser le mur humide pour s’y appuyer un moment. Le remue-ménage des autres soldats lui agresse les tympans, parasite son cerveau pour l’empêcher de considérer la situation calmement. « - Range-ça, c’est pas la peine d’en arriver là. Je te passerais pas les menottes. J’ai pas non plus l’intention de te descendre. C’est salissant, à moins que tu m’y obliges mais bon. Je peux pas non plus te laisser filer pour que tu fasses une connerie, désolé. » Ou l’art de se retrouver coincé. Si les trois options qu’elle lui a énoncées sont les seules qu’elle veut bien lui donner, le milicien est dans une belle merde. S’il la sort de son trou, c’est l’arène à tous les coups. Et avoir la mort de la gamine sur la conscience, il n’en a pas envie. Il en a déjà bien assez.

« - J’admire ton cran, mais sérieusement, t’y crois toi à ton plan ? » Il est sincère dans ses paroles. Une part de lui l’admire, de se tenir seule devant la dictature et d’être prête à se sacrifier pour la voir tomber. Lui serait certainement incapable de faire un truc pareil. Déjà qu’il est pas foutu de se suicider correctement, alors une opération kamikaze, c’est sûr qu’il la fera foirer.

_________________


flesh and bones

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t55-squirrel-s-hunter-

Féminin
↳ Nombre de messages : 2655
↳ Points : 487
↳ Date d'inscription : 19/04/2015
↳ Age : 20
↳ Avatar : Giza Lagarce
↳ Age du Personnage : vingt et un ans.
↳ Métier : croupière au Bones.
↳ Opinion Politique : résistante extrêmiste.
↳ Niveau de Compétences : niveau deux.
↳ Playlist : ocean avenue - yellowcard | cruel - the veronicas | paralyzed - against the current | reckless - you me at six | haunting - halsey | before the worst - the script | doubt - twenty one pilots | anything - hedley | nicotine - panic! at the disco | robbers - the 1975 | just the way i'm not - all time low
↳ Citation : « There's a piece of you that's here with me, it's everywhere I go, it's everything I see »
↳ Multicomptes : Mackenzie Caulfield & Nataliya Clarke.
↳ Couleur RP : #BD5737



Feuille de perso
↳ Copyright: empty gold. & endlesslove & jump-again
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « buried yourself alive » - pv. Stain   Dim 24 Juil - 12:38




Lâcher les chiens jusqu’à ce les crocs se plantent dans la chair de leur proie. Atteindre la cible en ligne de mire pour ne plus la lâcher. Jusqu’à ce que la menace soit éradiquée. Pour de bon, ou momentanément seulement, peu importe. C’est ce qu’elle se décide à faire. Jugeant cette approche comme la meilleure à adopter face au Hunter qui lui tient la jambe. S’il était vraiment la pourriture qu’il se dit être, elle serait déjà en train de moisir sur le béton verdâtre, rongée par les rats affamés. Au lieu de ça, il préfère lui faire la causette. Il la cherche, la titille, à chaque phrase un peu plus. Ils s’enfoncent dans leur stupidité pour ne pas dire ce qu’ils savent tous les deux. Une situation impossible, insolvable. À laquelle il va pourtant falloir trouver une issue. « - Te fatigues pas à jouer au plus con avec moi, t’as gagné la partie depuis longtemps déjà » Un air faussement railleur ancré sur ses traits fins, elle ne prend plus la peine de retenir ses pensées. Elle remue les doigts encore dans le fond de ses poches, en arrive à faire craquer ses phalanges à force de trop les serrer autour de l’arsenal qu’elles renferment.

« - J’imagine que tu préfères "parlementer" avec moi quand je suis attachée à une chaise, hein ? Je devais te paraître autrement plus docile. T’as pris ton pied au moins ? J’espère que t’en as bien profité parce que crois-moi, l’occasion se représentera plus jamais » C’est la colère qui transparaît désormais sur son visage. Une nouvelle sévérité qui s’impose d’elle-même. Alors que les réminiscences douloureuses de cet épisode macabre refont surface, elle tente de les éloigner à force de volonté. « - Non mais sérieusement, tu crois que j’en ai quelque chose à foutre que tu me trouves sympathique ? Franchement, ça me fait une belle jambe et ça change pas le fait que tu m’emmerdes un peu plus à chaque fois qu’on se croise » Les bribes d’explications qu’il lui fournit la laisse perplexe. L’incompréhension est loin d’être levée, tout comme le brouillard qui continue de les entourer. Une brume de plus en plus épaisse qui se mêle à l’odeur pestilentielle qui flotte dans l’atmosphère empoisonné des goûts. Il a le don de l’énerver. Vraiment, un talent incontestable de lui chatouiller les nerfs. Nul doute qu’il jubile de l’intérieur à la voir se débattre de la sorte avec son impulsivité. Elle recule pour que la distance lui apporte la force nécessaire de retrouver son calme. Les prunelles avelines ne quittent pas celles du Hunter. Elle guette le moindre de ses mouvements, examine chacune de ses réactions. Pour mieux anticiper ce qu’elle redoute. Les représailles qui tardent encore à venir mais qui ne manqueront pas le rendez-vous, ça elle en est certaine.

« - Essaie seulement de t’approcher un peu trop près », articule-t-elle en lui rendant le sourire aguicheur qu’il lui lance. La résistante se ferait un plaisir non dissimulé de lui bouffer toute son énergie, sans aucune doute. La grenade au creux de la main, désormais dévoilée, elle ne déguise plus ses intentions. Même s’il semble douter grandement de l’efficacité du plan qu’il devine. Ou pas. Visiblement, le loup n’a aucune idée de ce qu’elle s’apprête à faire. Et c’est tant mieux. L’ignorance de son adversaire est un cadeau qu’elle entretient avec vigueur. « - Je te demande pas ton avis. Je sais ce que j’ai à faire et je le ferai avec ou sans ta bénédiction » Les yeux roulent dans leurs orbites. Qu’il la sous-estime, elle et son attirail lui importe peu. Pour ne pas dire pas du tout. Il nage en plein délire et ça la réjouit. La brune le suit du regard quand il appuie une épaule contre le mur humide mais elle, ne bouge pas d’un cil. « - Il va falloir que tu choisisses ou que tu trouves autre chose de satisfaisant parce que je compte pas rester plantée là éternellement. Ne le prends pas mal mais ta compagnie est loin d’être agréable » Elle penche la tête en lui jetant ce regard dédaigneux dont elle a le secret. Qu’il le prenne mal ou non, ça lui passe au dessus de la tête, pour être tout à fait honnête. À ce moment précis, elle n’a qu’une envie. Tourner les talons et continuer le chemin sur lequel elle était lancée. Mais visiblement, le milicien en a décidé autrement.

« - De quel plan tu parles exactement, hein ? » Elle soupire en levant les yeux au ciel. « - T’as aucune idée de ce que j’ai prévu de faire et compte pas sur moi pour te donner des détails » Des mots, toujours des mots. Il parle trop, ça l’agace. Elle entame des efforts énormes pour ne pas laisser transparaître son exaspération mais plus le temps passe et plus elle perd patience. Maintenant certaine qu’il a bien vu ce que sa main cachait, elle se permet de la remettre au fond de la poche de sa veste en cuir, dissimulant à nouveau par la même occasion, l’arme sujet de discorde. « - T’as l’air de penser que j’agis seule. Peut-être que tu te trompes. Peut-être que mon rôle était précisément d’attirer la milice ici. De faire diversion. Peut-être que t’es pas au bon endroit, finalement. Que tu loupes le spectacle et les feux d’artifices » Les pupilles se mettent à briller. En écho à la perspective qu’elle s’offre, un sourire malsain apparaît le long de ses joues. Reflet incontestable de la rage qui l’habite. « - Ou peut-être pas. Qui sait ? Certainement pas toi » Elle secoue la tête pour mieux appuyer ses propos. « - Tu ne sais rien. Tu sais même pas quoi faire de moi, c’est dire à quel point t’es ignorant » Elle insiste sur chaque syllabe pour rendre le venin encore plus toxique. Elle recule encore un peu plus, s’éloigne du Hunter pour mieux se rapprocher de son objectif. Tout se joue à quelques millimètres pour l’instant et elle n’est pas prête d’abandonner. « - Alors, on fait quoi ? On la joue à pierre, feuille, papier, ciseaux ou tu vas enfin prendre une décision ? » La rebelle hausse un sourcil, l’interroge faussement du regard. Cherche à provoquer une réaction. N’importe quoi pour débloquer la situation. Plongée dans l’incertitude, elle caresse le danger pour mieux s’y retrouver confrontée.

_________________
    I've been looking all night watching them empty hours. Invisible to these crowds, always double vision. I've been losing my mind listening to broken speech. Stacking up broken seats, it's a lonely picture. And I hear your voice as it echoes 'round my head. Always that same thing that you said. Get out, get out, while you still can.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2372-vkb-you-were-my-

Féminin
↳ Nombre de messages : 9021
↳ Points : 475
↳ Date d'inscription : 28/08/2012
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Barnes
↳ Age du Personnage : 30 ans, 781 en réalité
↳ Métier : Co-gérant du Little Darlings (shadowhunter infiltré)
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
↳ Multicomptes : Aleksi S. Lenaïk & Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #1999b5



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « buried yourself alive » - pv. Stain   Mer 27 Juil - 20:02


C’est une partie qu’il joue depuis trop longtemps pour que d’autres viennent lui voler le premier rôle. Il en connait tous les coups, toutes les démarches et toutes les surprises. L’art d’être con, il le maîtrise comme personne. Un semblant de fierté qui se mêle à un accablement honteux. Il n’a pas toujours été comme ça, mais ce rôle lui colle si bien au cul, le caractérise avec tant d’entrain qu’il a fini par se dire que s’en défaire était une perte de temps. Personne ne se méfie de la connerie, on en rigole et on la rejette, et c’est tout. Il esquisse une ébauche de sourire à l’adresse de la résistance, son plus rictus de benêt comme pour appuyer ses jolies paroles. Lui donne raison pour ne pas la laisser cogiter plus sur son cas. « - C'est plus facile, là au moins je sais que tu feras rien de trop con. » Lâche-t-il avant de sentir la caresse de l’irritation venir lui chatouiller les nerfs. Le soldat lâche un soupir chargé de son tourment, détourne un instant le regard les pupilles pleines de ténèbres. Il hausse finalement une épaule, chasse l’ombre dans un geste las de la main. « - Cette manie que vous avez tous, de croire que je prends mon pied dès qu'il est question de docilité et d'attaches. Sérieusement, faut arrêter ça devient cruellement vexant. » Il le souffle en levant légèrement un sourcil, le regard déviant à nouveau en direction de la voleuse d’énergie, l’énigme d’un sourire sur les lippes du fauve. Il se décide quand même à lever une main, agitant les doigts contre du rien, en signe de bonne volonté. Il ne bougera pas, aussi charmante soit-elle, Stain n’a aucune envie de sauter avec elle. Finir sa vie en morceaux contre un mur pourri et humide. Qu’on le confonde avec un bout de la résistante et que d’autres tentent alors de le recomposer comme un puzzle. L’idée pourrait le faire marrer, il s’y perd un moment, imaginant la tronche de ceux qui s’amuseront à gratter les restes de parois pour les délester des restes humains accrochés dessus. Le boulot franchement dégueulasse, ces types à qui il manque une case qui ont choisi de faire les nettoyeurs ou les découpeurs de cadavre. Il ne comprendra jamais ce qui pousser vers cette voie-là.

« - Ca je n'en doute pas. Le truc c'est que j'ai pas envie de crever aujourd'hui tu vois. C'était pas au programme, alors ta petite crise de rébellion, je m'en passerais bien. »
Lâche-t-il dans un soupir, un semblant de lassitude gratouillant sa gorge. Il hausse une épaule, une moue désinvolte sur la gueule. Il a beau essayer de voir comment la tirer de son délire sans que l’affaire finisse en ratatouille, rien ne lui vient. Les autres imbéciles ont du se paumer quelque part dans les boyaux souterrains et décider qu’il valait mieux retourner se dorer le cul au soleil. Parce qu’elle finirait par sortir. Un Hunter à chaque issue, chaque bouche d’égout, et attendre. Que la souris vienne bouffer son gruyère. Sauf que la bestiole ne retournera pas à la surface aussi facilement. Et prendre le risque de se faire chopper une fois au grand air ne fait pas partie non plus de ses plans. Il lâche un nouveau soupir, et vient presser ses doigts contre l’arrête de son museau, fronçant les sourcils au passage. Pourquoi j’ai pas laissé un autre lui courir derrière ? La question lui gratouille le cerveau et il ne comprend toujours pas pourquoi il s’acharne à vouloir lui sauver le cul. Qu’elle a joli c’est un fait, mais quand même. « - Je pense rien, je vois juste que t'es seule dans un égout super sombre, que tu dois pas voir grand-chose et que tu brasses de l'air. Tu crois qu'il y a que nous? Sérieusement, ça grouille là au-dessus, si tu as des potes qui veulent jouer aux plus malins, ils se feront repérer tout aussi rapidement que toi. » Il agite les doigts en direction du plafond, désigne par le geste la surface et les rues grouillantes au-dessus. « - Je vais le demander gentiment, file-moi ton jouet. Tu me le donnes, je te traîne dehors et tu te tires. » Il le lâche avec son sourire le plus charmant. Qui détonne pourtant avec le noir de ses pupilles. Elle a eu beau planquer sa grenade, la menace reste bien réelle, et le soldat n’a plus envie de jouer. Elle l’insulte ouvertement et le loup gratte. Hurle sous la peau, peu enclin à se faire traîner de débile plus longtemps. L’italien a la patience dans le trognon, les nerfs qui s’effritent au moins pet de travers avec une facilité encore plus déconcertante qu’avant son séjour en taule. Et la voleuse d’énergie fait tout pour lui lessiver les nerfs.

« - M'oblige pas à trouver quoi faire de toi, t’aimerais pas la décision que je finirais par prendre. » Elle s’éloigne, se perd encore plus dans les ténèbres du tunnel. Se rapproche peut-être aussi d’une cible qu’elle est la seule à connaître. Stain tend l’oreille, profite de ce léger silence pour essayer de repérer ses camarades. Mais rien ne lui vient. Seulement les petites pattes des rats sur le sol, les gouttes de flotte qui s’écrasent à rythme régulier. « - Ok, ça suffit. » Le fauve sort de son immobilisme, des fourmis dans les pattes. La distance se rompt en quelques enjambées rapides. Aussi nerveuses que la main qui se tend et qui s’accroche au bras de la rebelle. Il serre, s’y agrippe jusqu’à faire mal, éloigner le membre du corps pour la tirer en arrière. « - T’as assez joué à la grande Traviata, on va arrêter les conneries. Je suis pas d’humeur pour le théâtre. » Crache-t-il, hargneux, tout en revenant sur ses pas. Tirant toujours son paquet quitte à lui arracher le bras.

_________________


flesh and bones

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t55-squirrel-s-hunter-

Féminin
↳ Nombre de messages : 2655
↳ Points : 487
↳ Date d'inscription : 19/04/2015
↳ Age : 20
↳ Avatar : Giza Lagarce
↳ Age du Personnage : vingt et un ans.
↳ Métier : croupière au Bones.
↳ Opinion Politique : résistante extrêmiste.
↳ Niveau de Compétences : niveau deux.
↳ Playlist : ocean avenue - yellowcard | cruel - the veronicas | paralyzed - against the current | reckless - you me at six | haunting - halsey | before the worst - the script | doubt - twenty one pilots | anything - hedley | nicotine - panic! at the disco | robbers - the 1975 | just the way i'm not - all time low
↳ Citation : « There's a piece of you that's here with me, it's everywhere I go, it's everything I see »
↳ Multicomptes : Mackenzie Caulfield & Nataliya Clarke.
↳ Couleur RP : #BD5737



Feuille de perso
↳ Copyright: empty gold. & endlesslove & jump-again
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « buried yourself alive » - pv. Stain   Lun 12 Sep - 11:37




Les cartes d’un jeu moisi se dévoilent unes à unes, sans pour autant laisser place à une once de victoire. Pas la moindre trace d’abandon, d’échec, de la part des deux joueurs. Quand bien même elle aimerait croire le contraire. Le visage de la rebelle se transforme à mesure que la voix du loup la frôle, s’enroule autour de la silhouette féline, pour mieux la traverser. Il la pense certainement plus bête qu’elle ne l’est vraiment. Moins effrontée qu’elle ne veut bien le montrer. Plus courageuse qu’attachée à la vie. Ou peut-être pas. Peut-être qu’il continue de jouer, lui fait voir ce qu’il choisi de dévoiler. Le front plissé, elle examine son détracteur, sans trop prêter attention aux mots vides de sens qu’il laisse échapper. Un rire profond, rauque, lui échappe. Un éclat qu’elle ne contrôle pas, en grande partie provoqué par la remarque faussement cinglante du petit soldat non loin d’elle. « - Faut croire que c’est écrit sur ta face, que t’aime ça » Elle le crache avec toute la haine qu’elle peut ressentir à son égard. Ne prend même pas la peine de camoufler un tant soit peu son esprit vindicatif. À quoi bon ? Ce type est une vraie plaie dans sa vie. Comme autant de choses qu’elle ne s’explique pas, il persiste à y faire des apparitions, toujours au plus mauvais moment. Toujours pour y foutre sa merde et lui retourner le cerveau. Mais visiblement, cette fois, les choses risquent de prendre une tournure encore inconnue. Différentes de toutes les autres fois. La brune ne peut s’empêcher de préparer le pire, de s’y attendre. Puisque rien ne laisse présager de ce qu’il peut se passer, elle reste en alerte, tout en esquissant quelques pas vers l’arrière. Repoussant un peu plus sa position, pour mieux atteindre son objectif. Une cible, qui lui paraît encore bien loin. Trop loin. Presque inaccessible.

« - Dommage que j’en ai rien à cirer de ce que t’as prévu. T’avais qu’à rester planqué dans ta niche, surtout si t’es pas capable de faire ton boulot sans trouver à redire » Elle le provoque du regard. Écarte les bras pour mieux les laisser retomber le long de ses courbes, histoire de bien souligner le fait qu’elle se contrefiche de ce dont il peut bien avoir envie ou non. Elle secoue la tête, agacée par son interlocuteur et l’entrevue qui s’éternise. Devenant même insupportable. Elle souffle, manifeste son impatience de la manière la plus crue et perceptible qui soit. Le timbre masculin résonne une fois de plus contre les murs délabrés, venant heurter le béton verdâtre et humide. Elle, bouillonne intérieurement mais ne réagit pas. Elle le laisse exposer sa théorie, agiter les doigts pour la rendre plus réelle, sans rien ajouter pour infirmer ou contredire sa parole. Elle préfère l’ignorer, ne pas lui accorder l’importance à laquelle il s’attend. Les mains toujours plongées au fond de ses poches, elle l’observe sans vraiment le regarder. Cherche les failles qui ne lui apparaissent pas encore. Avant que l’évidence ne se dévoile. « - Pourquoi tu m’as couru après tout seul si t’es si bien accompagné ? » Elle penche la tête, accentue le ton amer de sa question en fronçant les sourcils. Les doigts se serrent autour de l’arme dissimulée dans sa veste alors qu’elle cherche comment l’atteindre, lui. « - Je parie qu’ils peuvent pas te blairer, tes petits copains. Toi et ta gueule de petit connard grincheux. Je suis sûre qu’ils rêvent de pouvoir te la démolir, si ça a pas déjà été fait » Elle le dévisage, plonge ses prunelles neurasthéniques dans les yeux lupins qui la défient. Un écho malsain au cœur duquel elle tire sa dose de satisfaction. « - J’ai raison, hein ? » Elle appuie le constat, exagère et remue un peu plus le couteau dans la plaie. Elle le voit perdre patience, à raison. Une réaction qui se fait attendre, pourtant. Avant qu’il ne déclenche l’irréparable.

Les enjambées s’enchainent bien trop vite à son goût et elle n’a le temps de rien. Pas même de fuir, ni de penser ou de réfléchir. Il l’empoigne et elle grimace de douleur, l’emprise autour de son bras bien trop forte pour qu’elle ne s’en défasse. Bien trop solide pour qu’elle ne la brise. Elle tente pourtant de résister, de ralentir l’avancée par la sortie qu’elle pense évidente. « - Tu fais chier, Stain », crache-t-elle presque machinalement alors que ses talons raclent contre le sol du tunnel assombri. Elle essaie, tant bien que mal, de ralentir le Hunter bien décidé à la maitriser. En vain. Elle ne fait pas le poids contre lui, inutile de perdre son temps et ses forces dans une lutte déjà perdue d’avance. Ce n’est pas cette carte là qu’elle doit jouer. Bien que son jeu s’amenuise ridiculement. S’amaigrisse jusqu’à faire peur. Les possibilités qui s’offrent à elles se font rares et elle peine à décider quoi faire. Jusqu’à envisager de se laisser faire. Jusqu’à s’imaginer qu’il ne l’emmène pas droit vers sa perte mais vers une porte de sortie. Jusqu’à s’imaginer qu’il lui vienne en aide, encore une fois. Avant d’oublier tout ça. Toutes ces absurdités qu’il serait bien stupide d’accomplir. S’il lui reste une once d’intelligence, ce n’est pas ce qu’il devrait faire. Alors elle se ressaisit. Secoue la tête et se mord la lèvre inférieure pour oublier la douleur qu’il lui cause. Brusquement, elle empoigne la petite sphère se baladant encore au creux de sa veste et l’en sort. « - Je t’avais prévenu », lâche-t-elle dans un souffle. D’une main, elle la porte à sa bouche, dégoupille à l’aide de ses dents et balance l’arme de toutes ses forces vers le tunnel dans lequel elle s’enfonçait avant d’être interrompue. Le tout enchaîné en quelques secondes à peine. Elle ne regarde pas où elle met les pieds, bien trop concentrée sur sa main. La chute est inévitable, la brunette ne tarde pas à trébucher. Elle retient un cri de douleur alors que déjà, la détonation se fait entendre, résonne partout autour d’eux. Le souffle de l’explosion la plaque au sol et elle croit mourir quand le silence l’envahit et que la poussière recouvre son échine meurtrie. Comme enterrée vivante.

_________________
    I've been looking all night watching them empty hours. Invisible to these crowds, always double vision. I've been losing my mind listening to broken speech. Stacking up broken seats, it's a lonely picture. And I hear your voice as it echoes 'round my head. Always that same thing that you said. Get out, get out, while you still can.


Dernière édition par Vittoria K. Bathory le Dim 25 Sep - 10:47, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2372-vkb-you-were-my-

Féminin
↳ Nombre de messages : 9021
↳ Points : 475
↳ Date d'inscription : 28/08/2012
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Barnes
↳ Age du Personnage : 30 ans, 781 en réalité
↳ Métier : Co-gérant du Little Darlings (shadowhunter infiltré)
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
↳ Multicomptes : Aleksi S. Lenaïk & Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #1999b5



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « buried yourself alive » - pv. Stain   Mer 14 Sep - 21:03


Il perd son temps. L’évidence lui fend le crâne à lui en coller la migraine. Pas grand-chose à faire pour qu’elle change d’avis. A part la tirer par le derrière, ou le bras, comme il est en train de le faire. Les quenottes serrées à s’en péter la mâchoire, Stain ravale la bile qui lui chatouille le gosier. L’envie de serrer le petit bras pour qu’il explose entre ses doigts, et que la petite idiote ferme sa gueule. Il ne sait pas pourquoi il s’est engagé à ses trousses, envoyant les autres débiles dans un autre trou de gruyère. Parce qu’il est con. Qu’il se raccroche un peu trop à ce semblant de gentillesse qui est en train de d’agoniser dans son bide. De la connerie qui le fout dans une situation impossible. Il fait chier, oui, c’est ce qu’on lui dit. Souvent. Ces prétendus collègues de boulot qui le regardent de travers, peut-être à cause du panneau collé sur son front. Taulard. Connard. Les deux. Il n’en sait rien et il s’en fout. Il les emmerde. Tous sans exception. Et elle aussi, parce qu’il ne sait pas quoi faire d’elle. « - T’as raison, ils peuvent pas me blairer. Mais ça tombe bien, moi aussi. Et honnêtement, ce qu’ils peuvent bien rêver dans leur petit cerveau, j’en ai rien à foutre. » Il devient vulgaire mais ça aussi il s’en fout. C’est tout ce qui peut sortir d’entre ses lèvres serrées. Tout son venin envers l’humanité et ce qu’elle lui inspire. Le loup parle à travers l’homme. Le fauve qui a passé sa vie à côté des humains, à les regarder de ses yeux d’or. Contempler la merde et la sauvagerie, violence gratuite et nombrilisme affirmé. Il fait pareil, singe ce qui a été son quotidien pendant des siècles. Le noir inscrit dans ses gênes, bouillant dans ses veines. Il a lutté contre ce qu’il est, pendant trop longtemps. Laissant le tas de pourriture enfler à tel point qu’il a fini par lui exploser à la gueule. Prendre le dessus et tout enfouir. Racler servirait à rien, il le sait. Et il n’en a pas envie. Alors il tire un peu plus fort sur le bras de sa captive. La traîne à sa suite avec la ferme envie de remonter à la surface. Se tirer de sous les pieds du monde. Il en devient presque malade, le fauve qui n’est pas fait pour rester enfermé. Les poumons en plomb, l’impression de manquer d’air qui l’oblige à inspirer à s’en péter les côtes.

Le souffle qui lui chatouille la nuque fait ralentir l’allure. Comme un mauvais présage qui s’écrase sur sa gueule, Stain n’a pas le temps d’anticiper. Pas grand-chose à faire non plus, si ce n’est laisser s’échapper un non gueulard qui se fait bouffer par le ploc de la grenade heurtant le sol. Trop rapide pour qu’il suive, qu’il réalise vraiment ce que la merdeuse vient de faire. Elle trébuche et lui fait perdre l’équilibre. L’animal qui se jette à terre pour éviter de se faire démolir par la détonation qui lui vrille déjà les tympans. Elle résonne dans sa carcasse, contre les parois de son crâne à lui en coller la migraine. Après le tumulte de l’explosion, le silence lui fait peur. Affreusement bruyant. Dans une quinte de toux rêche, le soldat bat des paumes sur le sol humide. S’écorche les mains sur les débris venus se coller alentour. Dégringolade du haut de ses épaules, la poussière devant les yeux et dans les narines. Il cille, et braque son regard en direction du désordre. L’éboulement qui bloque un morceau du boyau, ferme une porte de sortie. Le plafond et les zébrures qui menacent de s’effondrer au moindre éternuement. Ca hurle au-dessus, la panique engendrée par un simple boum, ça le laisse perplexe. Dans le monde qui est le leur, les bruits de ce genre devraient être considérés comme normaux. Depuis le temps. Il lève un sourcil, et tourne le museau de l’autre côté. Rien ne bouge. Pas de pas, ni de voix. Seuls dans leur cercueil. Les sourcils se froncent et la colère vient se calquer sur sa trogne. « - Putain mais t’as rien de le crâne ma parole ! » Il se relève, agrippant à nouveau le bras de Vittoria sans la moindre douceur, et la tire comme une vulgaire poupée pour la remettre sur ses pieds. Il s’en fout, qu’elle se casse la gueule au passage, qu’elle soit pas capable de tenir sur ses pieds. C’est bien fait pour sa pomme, elle l’a cherché. « - Ca t’avance à quoi ce bordel ? Hein ? Vous êtes devenu aussi con dans la résistance pour jouer les kamikazes ? » Il crache, vide son sac et toute sa haine envers ce troupeau d’imbéciles qui ne lui inspire plus grand-chose. Pour avoir fricoté avec eux, il a compris qu’ils ne serviraient à rien de plus que le Gouvernement place. « - Bouge ton cul ! » Il la tire de nouveau en avant, crève d’envie de la hisser sur ses épaules comme un vulgaire sac de pommes de terre pour arriver plus vite au-dehors. L’italien n’en aura pas la force, la sensation de manquer d’air s’est renforcée avec l’explosion, la poussière qui lui gratte le nez et la gorge pour titiller ses nerfs déjà dans le rouge.

« - Tu m’avais prévenu… Contre quoi ? Ta connerie ? Tu sais quoi, je me demande encore ce qui m’a pris de te courser tout seul. Ma gentillesse peut-être. J’avais envie de te sauver les miches, encore une fois. » Le râleur s’enlise dans son monologue, laisse ses sens les guider dans leur fuite improvisée. Il tourne au détour d’un nouveau boyau, patauge dans de la flotte saumâtre. Bifurquer pour ne pas tomber sur les autres. Il les entend dans leur dos, les godasses qui font frémir le sol. Parasites attirés par le bruit de la brunette. Minuscule et aussi discrète qu’un éléphant enrhumé. Au détour d’un nouveau virage, Stain la lâche, avance de quelques pas avant de s’immobiliser. Le nez en l’air à fixer du noir, et la trappe qui se dessine devant ses rétines. « - Je fais chier mais t’es pas mieux dans ton genre. C’est pathologique ou quoi, ce besoin de te foutre dans la merde comme ça ? » Souffle-t-il en se tournant vers elle. Connard qui se fout de la gueule du monde, lui qui attire les emmerdes depuis des siècles. Hors compétition, c’est peut-être pour ça qu’il se permet de se sortir du lot dans lequel il vient de jeter la rebelle.

_________________


flesh and bones

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t55-squirrel-s-hunter-

Féminin
↳ Nombre de messages : 2655
↳ Points : 487
↳ Date d'inscription : 19/04/2015
↳ Age : 20
↳ Avatar : Giza Lagarce
↳ Age du Personnage : vingt et un ans.
↳ Métier : croupière au Bones.
↳ Opinion Politique : résistante extrêmiste.
↳ Niveau de Compétences : niveau deux.
↳ Playlist : ocean avenue - yellowcard | cruel - the veronicas | paralyzed - against the current | reckless - you me at six | haunting - halsey | before the worst - the script | doubt - twenty one pilots | anything - hedley | nicotine - panic! at the disco | robbers - the 1975 | just the way i'm not - all time low
↳ Citation : « There's a piece of you that's here with me, it's everywhere I go, it's everything I see »
↳ Multicomptes : Mackenzie Caulfield & Nataliya Clarke.
↳ Couleur RP : #BD5737



Feuille de perso
↳ Copyright: empty gold. & endlesslove & jump-again
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « buried yourself alive » - pv. Stain   Dim 25 Sep - 12:16




Succession de douleur qu’elle encaisse plus ou moins bien. Elle traîne des pieds derrière le milicien qui ne lui accorde que très peu de considération, lui agrippant le bras assez fort pour en couper la circulation sanguine. Elle peste de toute ses forces en silence, injures intérieures qu’elle ravale au profits d’efforts physiques inutiles pour se libérer de l’emprise du loup. Les talons glissent à plusieurs reprises contre le béton humide et la mousse verdâtre qui tapisse le sol des égouts. Tunnels pestilentiels dans lesquels il l’entraîne, mais dont la destination lui reste encore inconnue. Elle s’attend au pire. L’exécution de la mission première lui revient en tête. Celle du Shadowhunter d’abord, la sienne ensuite. Tout s’enchaîne dans sa tête et la seule chose qu’elle retient c’est qu’elle ne veut pas retourner là-bas. Non, pas cette fois. « - Ça nous fait au moins quelque chose en commun alors » Le souffle murmuré, à peine articulé. Un constat fait autant pour elle-même que pour susciter une réaction quelconque chez le petit soldat. Un rire pitoyable échappe à sa trachée, franchit la barrière de ses lèvres alors qu’un éclair la frappe. Une idée stupide qu’elle met à exécution dans l’instant. La grenade dégoupillée à la sauvage, un mouvement de bras vers le lointain et les voilà tous les deux plaqués au sol par le souffle d’une explosion qu’elle-même avait certainement sous-estimée.

La chute est brutale. La cheville se brise sous le poids de la maladresse et elle finit par se fracasser les rotules contre le plancher crasseux. Elle a agit sans réfléchir, c’est un fait. Un fait qu’elle assume pleinement bien que peu encline à en accepter les conséquences. Pas pour l’instant. Après le vacarme, le bruit sourd de l’explosion qui lui perfore les tympans, c’est le silence qui s’impose. Pesant, synonyme de mauvais présage. À plat ventre, les mains relevées au dessus de sa tête, elle grogne de douleur. Couverte de poussière, elle se met à tousser, évacue les résidus qui sont parvenus à s’infiltrer dans son organisme meurtri. Quelques secondes s’écoulent sans que rien ne se passe. La rebelle en profite pour se retourner, s’allonge sur le dos en grimaçant. Elle se tient les côtes, endolories et sensibles. Des gestes maladroits tentent de disperser la poussière qui s’est accumulée sur ses vêtement, sur son visage, dans ses cheveux. Quand elle ouvre les paupières, elle prend conscience des dégâts. Un éboulement fermant le tunnel qu’elle visait. Une sortie condamnée. Une entrée complètement bouchée. Un rictus se dessine finalement le long de ses traits alors qu’elle repose sa tête contre le sol. Ne se souciant plus des moisissures ou de l’humidité qui pourraient la toucher. Les yeux collés au plafond, elle croise du regard les fissures qui s’esquissent dangereusement. Une menace pesant directement sur eux. Un danger bien réel, qu’elle se réjouit d’avoir provoqué.

Le silence, bien vite altéré par le timbre rocailleux du milicien. Elle crache encore de la poussière directement sortie de ses poumons quand il agrippe de nouveau son bras. La colère est bien réelle, ce qu’elle peut comprendre. Il ne lui a pourtant pas laissé le choix. De son point de vue, de moins. Contrainte et forcée de se remettre sur pieds, elle gémit quand il l’a bouscule, l’oblige à se redresser et à tenir debout. Elle se retrouve de nouveau à traîner les pieds derrière le Shadowhunter. Mais cette fois dépourvue de toute arme menaçant de leur exploser au visage. Elle n’a plus rien. Aucun moyen de pression. Vidée de toute énergie et de tout sens de la raison. Elle souffle, soupire et grogne, mais ne résiste pas. Elle en est bien incapable de toutes façons. Le teint blanchit par la poussière qui lui tapisse les traits, sa respiration se saccade. Elle tente d’inspirer profondément, sans y parvenir. L’impression d’étouffer toujours un peu plus alors que les bruits qui lui parviennent lui paraissent tellement lointains. Tellement sourds, ponctués d’un sifflement aigu qui ne semble pas vouloir s’estomper. Elle le suit sans penser à la finalité. Ne se préoccupe de rien, à vrai dire. Qu’ils aillent tous se faire foutre. Lui en particulier. Il l’entraîne dans le dédale, s’infiltre dans un nouveau tunnel. Elle manque de trébucher à nouveau, se reprend de justesse en se mordant les lèvres. Et lui, comme guidé par des instincts qu’elle ne comprend pas, finit par la lâcher au détour d’un dernier couloir.

« - C’est la question que je me pose depuis la première fois. J’attends encore la réponse mais visiblement même toi t’en as aucune putain d’idée » Nouveau constat qu’elle pose sans rien attendre en retour. Elle a arrêter d’attendre. De chercher à comprendre depuis belle lurette. Chose bien inutile quand l’interlocuteur est un dénommé Stain. Le bras libéré de son emprise, elle se frotte l’échine pour mieux répartir l’hémoglobine qui n’y passait plus. La rebelle se pince les lèvres en se retenant de geindre comme une gamine. « - Tu dois bien le regretter à cette heure ci et je peux pas dire que ça me déplaît » Elle ricane brièvement en suivant le regard du changeur qui se dresse vers le plafond. Elle n’y voit rien, elle. Alors elle s’approche, s’avance de quelques pas vers le loup déguisé en fronçant les sourcils. Elle plisse le front pour dissiper le flou permanent de ses prunelles. La silhouette est encore approximative mais elle croit bel et bien distinguer une trappe non loin d’eux. « - Mais qu’est-ce que ça peut te foutre que je sois dans la merde ou pas, à la fin ? Pourquoi il a fallut que tu t’en mêle, hein ? » Elle peste en laissant éclater son agacement. La voix est basse, sourde, pour ne pas attirer les renforts qui les traque encore, elle en est sûre. La brune assassine l’autre du regard, lui fait volontairement face. « - Qu’est-ce que tu veux ? Que je te dise merci ? Non mais je t’ai rien demandé, bordel. T’avais qu’à t’occuper de ton cul, point barre » Elle s’arrête, croise les bras sur son abdomen comme une enfant boudeuse. « - Non mais tu m’as vue, franchement ? Tu crois vraiment que j’en ai quelque chose à carrer de crever maintenant ou plus tard ? J’ai rien du tout, Stain. Quedalle. Alors tu peux bien faire ce que tu veux, mais quoi que ce soit, fais-le vite » Elle s’adoucit et sa voix se brise. Interpelle l’homme du regard en désignant la silhouette de ses bras fébriles. Les gestes sont saccadés et elle peine à articuler. Persiffle entre ses dents pour tenter de lui faire entendre ce qu’elle ne parvient pourtant pas à formuler. Elle finit par se passer une main dans les cheveux. Souffle longuement et tente de se reprendre. « - Tu sais où ça mène, ça ? » Souffle la rebelle en désignant la trappe d'un coup d’œil rapide. Elle efface les aveux précédents par une banalité mortelle. Les gomme maladroitement. La jeune hongroise encaisse difficilement la vérité sur laquelle elle vient de mettre des mots. Comme si sa réalité venait de prendre une toute autre dimension. Aussi brutalement que possible.

_________________
    I've been looking all night watching them empty hours. Invisible to these crowds, always double vision. I've been losing my mind listening to broken speech. Stacking up broken seats, it's a lonely picture. And I hear your voice as it echoes 'round my head. Always that same thing that you said. Get out, get out, while you still can.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2372-vkb-you-were-my-

Féminin
↳ Nombre de messages : 9021
↳ Points : 475
↳ Date d'inscription : 28/08/2012
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Barnes
↳ Age du Personnage : 30 ans, 781 en réalité
↳ Métier : Co-gérant du Little Darlings (shadowhunter infiltré)
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
↳ Multicomptes : Aleksi S. Lenaïk & Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #1999b5



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « buried yourself alive » - pv. Stain   Jeu 29 Sep - 11:00


Elle l’agace. A couiner par-dessus les horribles bourdonnements qui lui bousillent les oreilles. De la poussière plein les fringue, les poumons enseveli sous un tas presque aussi haut que l’amoncellement de gravas se dressant dans leur dos. Elle vient de foutre en l’air une possibilité de sortie. Explosant un morceau du souterrain sans même réfléchir aux conséquences. C’est toute la rue au-dessus de leur tête qui menace de leur tomber dessus. Les failles qui se creusent dans le crépi moite et moisi ne sont qu’une illustration de ce qui les attend s’ils traînent trop. Ca l’agace, au plus haut point. Parce qu’il aurait pu ne pas s’en mêler. Il aurait dû ne pas s’en mêler. Stain et sa tendance à vouloir s’occuper d’autre chose que de son cul. Après tout, il le voit tous les jours celui-là, autant allé voir si celui des autres n’a pas des soucis. Il s’en souviendra pour la prochaine fois. La brune est un aimant à emmerde presque aussi violent que lui. Le soldat ne prend pas la peine de se montrer aimable ou de lui laisser le temps de reprendre ses esprits, fallait réfléchir avant de balancer la grenade. Comme ça, pour le côté chouette de l’exercice. N’importe quoi. Il la sent traîner des pattes, manquer de se casser la trombine, mais sa poigne la retient. Le fauve bourru  ajuste peur de se retrouver avec un bout de bras dans sa main et plus rien au bout. La merdeuse le nez dans la flotte poisseuse et lui qui traîne un bout de bras dépourvu de corps. D’une certaine manière, ça l’amuse. Cette vision grotesque qui se colle sur ses pupilles alors qu’il s’engouffre dans les profonds de ces égouts dégueulasses. Loin du champ de ruines qui va rameuter tous ses potes. Ca lui laisse le temps de savoir quoi faire ensuite, la laisser partir ou lui démolir sa jolie bouille contre le sol. Pour qu’elle s’abstienne de refaire le même genre de connerie la prochaine fois qu’un type en uniforme essayera de lui sauver les miches. « - Tu peux pas arrêter de la ramener deux secondes. » Lâche-t-il brusquement tout en lui lâchant le bras avec la même douceur. Les sens du loup en éveil, l’alerte à son maximum et le museau levé vers la voute difficilement visible pour un animal lambda. Trop occupé à se retenir de fermer le clapet de Vittoria, il a oublié de compter ses pas. S’assurer qu’il s’éloigne bien de la zone du carnage plutôt que de l’envoyer se faire plumer dès que sa trombine pleine de poussière apparaîtra à la surface. Il a fait plus que sa part du boulot, qu’elle s’estime heureuse qu’il prenne la peine de bien vouloir encore l’aider à s’enfuir quand elle mériterait qu’il la vende au Colosseum et aux bestioles qui s’y agitent joyeusement.

« - Le but de la manœuvre, tu vois, c’est d’essayer au mieux d’éviter ce genre de connerie. Toi ou un autre de ta bande, ça aurait été pareil, je m’en serais mêlé. Mes boss apprécient pas que vous voutiez la merde dans leur joli monde. »
Il le balance sans délicatesse. Agite les mains pour la désigner elle, englober de ce fait la résistance et tous les sans-cerveaux qui œuvrent son nom. Continue son manège en montrant le plafond, pour illustrer ses supérieurs et leurs culs bien posés sur leurs sièges dorés. Envoyé les rats se taper le sale boulot pour mieux leur tapoter sur la tête en suite. Stain ne dit plus rien, la taule lui ayant fait comprendre qu’il était inutile de la ramener et que le poste qu’il occupe est certainement la meilleure chose qui puisse lui arriver. La résistance, il a déjà donné, et ça a pas servi à grand-chose. S’il a passé un temps à les admirer, tous, plus il constate leurs dégâts et plus il a envie de tous les démolir de ses dix doigts.  « - Ca pourrait être un bon début. » Le fauve ne prend même plus la peine de masquer son irritation. Bourru et de mauvais poil, sa voix se fait cassante, ronronne d’accents froids. « - Et te laisser tout faire sauter et me retrouver la gueule sous les décombres à cause de toi ? Sûrement pas. Pardon d’avoir un semblant d’instinct de survie. Tu devrais essayer de t’en trouver un quelque part, ça t’aiderait. » Il se fout de sa gueule, sans fard. Un sourire narquois sur sa tronche, Stain baisse les yeux sur la gamine, les bras croisés sur sa poitrine. Ce qui s’arrache de la bouche de la petite peste le laisse perplexe. Après lui avoir craché son venin à la figure, c’est des aveux qu’elle lui balance. Les sourcils se froncent et malgré lui, les traits du loup s’adoucissent. Compassion d’un fou qui l’espace d’une inspiration, se voit dans les paroles de la brunette. La certitude pour elle, un doute encore présent pour lui. Il ne sait pas s’il a encore quelque chose qui le retient. Peut-être ce truc qui bat dans sa poitrine. Encore et toujours, inlassablement. Jamais fatigué malgré toutes les fois où il a failli arrêter sa course. Le cœur en sursit et pourtant en lambeaux. C’est un étrange malaise qui vient se coller sous sa peau, le pousse à fourrer les pognes dans ses poches et à regarder un moment ailleurs.  « - Bien, ça nous fait un autre point commun. On se fait une soirée entre solitaires, un suicide en duo, mais sans grenade et truc qui saute, ça te branche ? » Le sourire du comique de service sur la trogne, il hausse une épaule, les prunelles sombres revenant se poser sur la résistante. Pas foutu de se démolir tout seul, peut-être qu’avec quelqu’un, il est plus assuré d’avoir ses chances. Il a de la haine dans le ventre pourtant, celle qui pousse en avant, maintient en vie. En mode survie plutôt. Ca devrait lui suffire pour se bouger et pourtant. « - Sois pas bête Vitt’. » Souffle-t-il doucement. Le murmure qui s’arrache de sa trachée, qui s’adresse à la voleuse d’énergie mais pourrait se retourner contre lui. Roi des cons qui se borne dans sa médiocrité quand il pourrait s’en sortir s’il en avait vraiment envie. La hargne du fauve, fracassé quelque part sur le lino d’une prison pourrie  jusque dans ses fondations.  

« - Dehors, apparemment. » Réponse à la con, pas utile mais ça lui fait du bien. Libère un peu ses épaules du poids qui est en train de peser dessus. « - A vue de nez, je dirais qu’on doit être assez loin du Colosseum. Si tu sors par-là, tu devrais pouvoir te tirer sans tomber sur une patrouille. Avec ton bordel, t’as du attirer tous les corbeaux du coin. Malin comme idée. » Le soldat plisse du nez, manifeste là son mécontentement. Râleur de base qui n’en rate pas une pour donner son avis, même quand il sert à rien. « - Je m’occuperais des autres, si jamais ils posent des questions. C'est pas comme si c'était la première fois que j'ai à le faire à cause de toi. » Mais il est persuadé qu’ils diront rien. Un coup d’œil au tas de grava, laissant supposé que la folle de la grenade est de l’autre côté, tranquille en train de se tirer. Ca les agacera c’est sûr, mais c’est tout. Ils remettront à la surface pour constater les dégâts, mais la présence de Vittoria sera rapidement oubliée.

_________________


flesh and bones

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t55-squirrel-s-hunter-

Féminin
↳ Nombre de messages : 2655
↳ Points : 487
↳ Date d'inscription : 19/04/2015
↳ Age : 20
↳ Avatar : Giza Lagarce
↳ Age du Personnage : vingt et un ans.
↳ Métier : croupière au Bones.
↳ Opinion Politique : résistante extrêmiste.
↳ Niveau de Compétences : niveau deux.
↳ Playlist : ocean avenue - yellowcard | cruel - the veronicas | paralyzed - against the current | reckless - you me at six | haunting - halsey | before the worst - the script | doubt - twenty one pilots | anything - hedley | nicotine - panic! at the disco | robbers - the 1975 | just the way i'm not - all time low
↳ Citation : « There's a piece of you that's here with me, it's everywhere I go, it's everything I see »
↳ Multicomptes : Mackenzie Caulfield & Nataliya Clarke.
↳ Couleur RP : #BD5737



Feuille de perso
↳ Copyright: empty gold. & endlesslove & jump-again
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « buried yourself alive » - pv. Stain   Dim 9 Oct - 15:56




Les cliquetis de l’eau crasseuse qui ruisselle non loin d’eux lui parviennent comme un décompte macabre. Une horloge improvisée qui détaille chaque seconde de sa lenteur frustrante. Projetant sur elle la menace qui pèse et ne tardera pas à s’abattre. Elle n’est pas encore certaine d’où elle viendra, mais elle est sûre qu’elle finira par montrer le bout de son. Stain, ou ses acolytes. L’un ou l’autre achèvera la roche si ardemment entamée, elle en reste convaincue. Si ce n’est pas aujourd’hui, alors ce sera plus tard. Un autre jour. Un autre soir. Dans d’autres circonstances ou sur l’instant. Quelle importance, après tout ? La fin reste la même. Elle n’accorde que très peu de considération à l’intermédiaire. Ou à l’instigateur. Ce qui reste dans son esprit torturé, c’est la manière. La raison de ce sacrifice à venir. Puisqu’il finira par venir. Et le milicien a l’air bien décidé à lui donner raison. Un manque de délicatesse qu’elle apprécie. Impression dérangeante, malsaine. Mais il ne l’a jamais prise pour une poupée fragile - pas comme tant d’autres qu’elle côtoie - et ça, elle doit bien lui accorder. Le reconnaître. Elle sait qu’elle l’agace. Lui tape sur le système par son comportement et son esprit loquace à l’air insatiable. Mais la rebelle ne peut s’empêcher d’en retirer une certaine satisfaction. Satisfaction qu’elle a de plus en plus de mal à camoufler. À garder recluse au fond de sa trachée. Elle gratte contre les parois de sa gorge et finit par engendrer un rictus. Demi-sourire esquissé discrètement derrière sa tignasse brune.  

« - Tu penses pas un mot de ce que tu dis », lâche-t-elle sans réfléchir. Sans même penser. Elle grimace en se frottant le haut du bras malmené par le soldat. De quel joli monde il parle, au juste ? Il agite les bras pour se donner contenance mais ça ne lui inspire qu’un profond soupire désolé. Les billes sombres de la jeune hongroise roulent dans leurs orbites alors qu’ils désigne les-dits supérieurs à travers la voute qui les surplombe. Elle ne prend pas la peine de suivre le geste du regard. Ne lui donnera pas ce plaisir. Puisqu’elle n’éprouve rien que de la haine et de la pitié pour les gens de là-haut. Des culs véreux tous plus corrompus les uns que les autres. Corrompus, incompétents ou feignants. Surtout bien installés dans leurs fauteuils en cuir, derrière leurs bureaux lustrés en dessous desquels des petites catins s’agitent pendants qu’ils ratifient leur dernière trouvaille obscène. Une belle brochette d’enflures qu’elle aimerait pouvoir pendre sur la place publique à la première occasion. Chose qu’elle ne se gênera certainement pas de faire le jour venu. Et elle fera bien évidemment tout pour qu’il vienne. Pour le voir, pour le vivre. Pour se trouver en première ligne. « - Fous-moi la paix avec mon instinct de merde et contente toi de sauver ta peau la prochaine fois » Elle se mord la lèvre. Regrette déjà ses mots alors qu’il pourrait très bien changer d’avis à la jeter en pâture à ses complices. Ou pire. La conduire directement en plein cœur de l’arène. Livrée à elle-même face à la sentence qu’on lui réservera. La pire de toutes, ça c’est certain. « - J’espère simplement que y’aura pas de prochaine fois. Tu comprends, voir ta gueule me réjouit pas plus que ça. Aussi mignonne soit-elle » Elle s’enfonce encore un peu plus dans l’insolence. Se plaît à lui irriter l’échine. Elle le voit tiquer et hoche la tête dans sa direction pour mieux l’interpeller. Avant de se laisser aller. Brisée.

« - Peut-être bien que je le suis vraiment, au final. Complètement tarée », souffle-t-elle en le fuyant du regard. Les pupilles se perdent contre les parois, longent les murs tailladés sans destination précise. C’est peut-être tout ce qu’elle a toujours été, au final. Bête. Une petite idiote qui aurait mieux de rester tranquille en Hongrie au lieu de vouloir jouer à la grande en quittant le nid familial. Elle n’aurait jamais quitté Aaron non plus et ils auraient certainement mieux vécu le peu de temps qu’il leur restait que toutes les années qu’elle vient de passer à galère comme une conne. Des regrets soudains qu’elle n’a pas vu venir mais qui la frappent de la manière la plus brutale qui soit. Une frisson lui saisit la colonne et lui remonte tout le long du dos, jusqu’à la nuque. Elle se met à trembler, secoue la tête et se racle la gorge pour retrouver l’équilibre. Un équilibre perdu depuis longtemps, pourtant.

La question formulée à la volée. Une réponse qu’elle connaissait déjà mais qui achève de la convaincre. De la rassurer, même. Quelque part plus prisonnière de sa propre personne que de Stain, ou de l’endroit qui les enferme. Les informations fusent et elle plisse le front pour mieux les digérer, la tête reliée vers la trappe qui s’offre à elle. Une fois de plus, il la laisse délibérément s’enfuir. Lui offre une porte de sortie. La laisse s’échapper, sans même chercher à déguiser quoi que ce soit. Quand elle le comprends, elle tourne la tête vers le milicien, intriguée. Plonge les prunelles neurasthéniques dans celles du soldat. Cherche une réponse à la question éternelle, sans la trouver. « - Je sais toujours pas pourquoi tu fais ça mais je vais pas m’en plaindre. » Un remerciement masqué. Elle hausse les épaules mollement en soupirant. Pose de nouveau son regard sombre sur la porte minuscule à quelques mètres seulement. « - Tarée et opportuniste, je cumule les défauts décidément » Un rire nerveux franchit la barrière de ses lèvres alors qu’elle se passe une main dans les cheveux en s’approchant de l’échelle qui serpente le long du mur grisâtre. La rebelle se met à tousser, punie pour son insolence, peut-être. Conséquence de l’explosion et de la poussière qui s’est accumulé dans ses poumons, certainement. Elle pose un pied sur le premier barreaux, s’agrippe aux autres un peu plus haut de ses deux mains meurtries par les éclats. « - Sérieusement, reste loin de moi la prochaine fois. Si y'en a une. Je voudrais pas que tu te retrouves encore dans la merde à cause de mes conneries » Elle penche la tête, constat à peine amer. Ayant parfaitement conscience de ce qu’elle fait et de ce qu’elle est encore prête à faire. Un conseil dans le vent, qui ne sera certainement pas suivi, mais peu importe. La résistante ne se fait pas prier plus longtemps, entame son ascension jusqu’à la trappe en mettant à profit son agilité et rejoint l’extérieur. Heurtée par la lumière et le vacarme ambiant causé par son action désespérée mais néanmoins désirée, elle s’enfuit en rasant les murs. Rabat le col de sa veste contre ses oreilles et disparaît dans l’ombre. Libre pour cette fois. Jusqu’à son prochain coup.

⎟TOPIC TERMINÉ

_________________
    I've been looking all night watching them empty hours. Invisible to these crowds, always double vision. I've been losing my mind listening to broken speech. Stacking up broken seats, it's a lonely picture. And I hear your voice as it echoes 'round my head. Always that same thing that you said. Get out, get out, while you still can.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2372-vkb-you-were-my-
 

« buried yourself alive » - pv. Stain

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Squirrel's Hunter ⊕ Stain
» Fight For All The Wrong Reasons {Stain/Cora}
» micahel-ana arya sansa lasheras × i wanna feel alive again
» [terminé] Rouge Comme la colère d'un homme quand il voit s'en aller tout ce qu'il a construit, tout ce qu'il a aimé... [pv Stain Greyjoy]
» That’s how you stay alive. When it hurts so much you can’t breathe. That’s how you survive... By remembering that one day, Somehow... impossibly... It won’t feel this way, it won’t hurt this much † Stydia

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Third Chapter: New Orleans :: Western New Orleans :: Whispering Cave-