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 You'll shake and shudder in surprise.

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MessageSujet: You'll shake and shudder in surprise.   Lun 13 Juin - 0:42

Un Temps lourd s'était abattu sur la Nouvelle-Orléans. L'Eastern n'y échappait pas, et Aerith commençait sérieusement à suffoquer. Une longue jupe noire, fendue sur toute la longueur de sa cuisse, battait l'air en même temps qu'elle trottinait pour accélérer l'allure. Il était tard, bien plus tard que l'heure à laquelle elle s'autorisait à rentrer d'ordinaire. Alourdie par le sac qui battait sa hanche à intervalles irréguliers et d'autant plus pénible, elle haletait, comme si ses poumons peinaient à débusquer l'air à travers les couches d'humidité de plus en plus insupportables, véhiculées par l'atmosphère. Une ambiance désagréable planait sur la ville. Une ambiance qu'elle n'arrivait pas à transformer en mots, qu'elle ne parvenait pas à décrire ou à conscientiser autrement que par un ressenti aussi moite que la sueur qui recouvrait sa lèvre supérieure, la surface de son front ou la peau fragile entre ses jambes. Elle se hâtait pour plusieurs raisons. D'abord, parce que rester dehors trop longtemps avec un tel pressentiment dans le cœur lui semblait d'une incroyable stupidité. Avec le temps, la jeune femme avait appris à s'écouter et à respecter les ondes mauvaises qui la contaminaient par une peur irraisonnée. Ensuite, parce que son frère ne manquerait pas de lui passer un savon mémorable s'il la prenait sur le fait. Telle une adolescente immature prise en flagrant délit de débauche, il la sermonnerait jusqu'à ce qu'elle crie grâce, qu'elle reconnaisse là tout son manque de prudence à s'aventurer là où Lui passait les trois quarts de ses nuits, vaquant à ses éternels trafics et litiges. Enfin, parce qu'elle approchait de la cathédrale St. Louis, et que le bâtiment impressionnant l'inquiétait aussi sûrement que sa réputation était devenue malodorante. Ce n'était certainement pas le moment de commencer à penser à des choses pareilles, mais il était trop tard pour reculer, désormais. Si elle voulait rentrer au plus vite, elle n'avait pas d'autre choix que de passer par là. Les manches légères de son débardeur sombre volèrent davantage, accompagnées par le claquement de ses semelles contre le bitume. L'ombre de l'édifice religieux planait désormais sur elle, et Aerith se mit à serrer les dents, comme si elle s'apprêtait à tout moment à ce que quelque chose ou quelqu'un n'interrompe sa course avec violence. Pourtant, rien ne se produisit. Redevenue une enfant durant quelques trop longues et cruelles secondes, cette peur juvénile s'atténua légèrement une fois dépassée l'esplanade, lui préférant des ruelles plus étriquées, mais curieusement plus rassurantes.

Elle décida de faire une pause, le temps de sortir une bouteille d'eau de son sac, en avalant trois longues gorgées. Elle aurait préféré se sentir totalement délivrée du poids de ce fameux pressentiment, et pourtant il n'en était rien. La chair de ses bras était en effet recouverte des dômes typiques de ces frissons qu'on ne s'explique pas, d'une peur latente, immatérielle, mais présente quoi qu'elle tente d'en faire abstraction, tout autour d'elle. Se faisant violence, elle reprit sa marche, mais s'interrompit bien vite de nouveau. Des bruits de pas chaotiques s'annonçaient, au devant de sa silhouette bien seule, dans cette nuit pesante.
Ses doigts se refermèrent avec nervosité sur les lanières de son sac, tandis que ses yeux plissés tâchaient de percer l'ombre de la rue étroite et mal éclairée. Lorsqu'un homme apparut, visiblement dans un état discutable et titubant, l'idée qui lui traversa l'esprit fut de rebrousser chemin et d'opérer un détour inutile. Trop tard, néanmoins. La curiosité fut la plus forte, d'autant qu'il n'était peut-être pas aussi dangereux que son instinct visiblement en proie au pessimisme le plus entamé l'imaginait. Elle continua d'avancer, misant sur le fait qu'il ne lui accorderait même pas un coup d'oeil.
Mais plus la distance entre eux s'étrécissait, plus elle se rendait compte qu'il était jeune. De son âge, peut-être. Elle ignorait si ce détail agissait comme un facteur positif, mais elle tâcha de longer le mur opposé, gardant la tête baissée. Elle ne voulait pas d'ennuis. Les ennuis, il l'en attendait suffisamment chez elle.

Aerith était persuadée d'avoir échappé au pire, quand une douleur lui fit pousser un cri perçant. Elle comprit que quelque chose avait agrippé ses cheveux pour lui infliger une tension innommable. Le sac de vieux cuir tomba à terre, tandis qu'elle essayait de se saisir en retour du bras de son agresseur.
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MessageSujet: Re: You'll shake and shudder in surprise.   Lun 27 Juin - 1:49



you'll shake and shudder in surprise

 
Escape



Au détour du cimetière, le sang plus très frais sur les doigts, je profite de cette sur-puissance pour me balader. Je marche, découvre le poids de l'air, le poids de la chaleur. J'observe mes doigts, la nature, reste fasciné de ce monde duquel je suis encore bien extérieur. Je ne fais pas attention à mes pas, je marche sans marcher, vis dans les détails plus que dans la réalité.

Mes pas me semblent lourds sans pour autant que je ne les entende. Je ne fais pas attention, je ne me préoccupe pas de mon impact dans cette nuit silencieuse. J'ai ma place, enfin ma place. J'ai le droit d'exister dans ce monde, et je fais mes marques avec la délicatesse qui me décrit. Dans un rictus malsain, je respire cet air pesant qui me fait me sentir vivant. Et finalement je la vois, au loin, une simple ombre. Une silhouette dans la nuit, une inconnue parmi les autres. Mais pour une fois, ce n'est pas un ordre, pas une obligation. Ni même une pulsion. Simplement mes yeux azurs se plantent sur elle et je m'avance doucement. Au détour d'une rue, d'une simple rue. Ça aurait pu être une autre, n'importe quelle autre. Mais c'était elle, face à moi. À mesure de mes pas, sa chevelure et les traits de son visage se dessinent.

Ma violence se dessine dans mes veines, prends place dans chacun de mes muscles et pour une fois, me fait me sentir différent. Je ne veux pas la tuer, je ne la tuerai pas. Je n'ai pas d'ordre, elle est l'inconnue de cette nouvelle équation dont je fais partie. Mais j'ai envie d'apprendre, me surprendre. Savoir qui je peux être, ce que je peux être. Comment je peux être.

Si la rencontre avec Hope me reste dans un coin de l'esprit, je me dois de prendre le dessus, me prouver que je n'ai pas la faiblesse de mon alter-ego et que je suis capable d'être violent juste parce que je le veux. Peu importe qui se trouve face à moi. Peu importe le pourquoi. Lorsque son corps se pose sur le mur qui nous oppose, instaurant une distance qui indique une méfiance, je souris d'autant plus. Craque ma nuque discrètement, sors mes mains de mes poches. Sa tête baissée, sa chevelure comme simple interlocutrice, je profite de cet effet pour me glisser à pas de loups devant elle. Le seul reflet de la lune dans ses cheveux fins me fait sourire, et d'un geste précis et brusque, j'attrape sa chevelure pour redresser son visage face au mien.

Et enfin, je la vois. L'observe s'agiter, n'y prête aucune attention alors que la lune lui donne cette peur plus éclatante dans le regard. Relâchant ma prise, je l'attrape de ma seconde main pour la plaquer contre ce mur qu'elle semble tant affectionner. Mes yeux se perdant toujours sur les traits de son visage, je serre sa gorge sans lui faire réellement mal, juste pour augmenter le sentiment d'oppression qu'elle doit déjà connaître. Celui que je vis au quotidien dans cette cage intérieure que je subis.

Les micro-expressions face à cette situation me laissent perplexe. L'humain est faible. « Pathétique. » Je soupire, las, détourne les yeux vers cette main qui cherche à m'attraper et continue de ce ton froid qui casse toute l'atmosphère. « Dis-moi jeune fille, tu te balades toujours seule en pleine nuit, à proximité des cimetières et autres cathédrale en évitant le regard du premier venu comme si tu avait quelque chose à cacher ? » Je resserre mon emprise, approche mon visage du sien, à quelque centimètres seulement, pour sentir la peur dans ces narines qui m'appartiennent enfin. « Si j'étais un tueur, un violeur, ou tout ce que vous, vous trouvez négatifs, tu serais bien mal en point, n'est-ce pas ? »

Mais heureusement, ce n'est que moi. Ces mots que je tais m'arrachent malgré tout un rire alors que j'éloigne à nouveau mon visage pour la laisser respirer. Je vis, enfin, ma violence jusque dans sa nuque, choisie et maîtrisée. La peur que je décide et non pas qui l'anime lui. Je souris, de ce sourire qui ne doit avoir rien de rassurant, au reflet de la lune qui doit montrer quelques gouttes de sang restantes.

Oups. « Donne-moi une raison de te laisser partir. » J'allais de toutes façons le faire, mais la peur était un sentiment fascinant, la colère, tout ce qui anime les êtres humains me plaît, et je m'en délecte. Encore et toujours. C'est un hasard. Un bon pour moi, un mauvais pour elle. Une simple rue, une simple minute, et tout aurait été différent. Mais plus maintenant.

_________________
why do i keep coming back to you ?
Don't wanna be with nobody, just wanna make it with you. Caught up in all of my feelings, baby, why don't you feel like I do? And I wonder what you're thinking right now, no, I never can tell, and I wonder why we're doing this now.
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