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 Bonjour, ce serait pour emprunter mon banquier • Andrew&Perséphone

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MessageSujet: Bonjour, ce serait pour emprunter mon banquier • Andrew&Perséphone   Lun 13 Juin - 20:13


Andrew&Perséphone
 




Ca frôlait l'infarctus à l'intérieur. Ce n'était pas ma faute, c'était l'autre, depuis qu'elle savait ce qu'on allait faire aujourd'hui, elle avait pris le contrôle du bouton ''palpitation'' et en usait toutes les dix secondes. Et dire que je pensais que c'était moi la folle.
Quoi qu'il en soit, je devais faire taire tout ça. Une concentration des plus intenses m'étaient indispensable si je voulais mener à bien ma mission. Et celle-ci était d'une grande importance.

La décision avait été prise il y avait un peu plus d'une semaine, alors que je m'étais réveillée, une fois de plus en sueur dans mon lit.
Encore un rêve. Il fallait croire que même dans mon sommeil ce foutu cerveau ne cessait jamais de me torturer. Et pire, elle ne cessait jamais de me torturer. Seraphina. Il fallait croire que quand elle quittait un instant mes pensées, ce n'était jamais pour aller bien loin ! Mais cette fois-ci, il était là aussi : Andrew, celui qui aurait du être mon mari jusqu'à ce que l'incapacité de se décider pour le repas nous sépare.
Ils se tenaient l'un face à l'autre, ils avaient l'air de se disputer, violemment. Mais je n'entendais pas ce qu'ils disaient, j'étais comme enfermée derrière une prison de verre. Et puis soudain, je fus propulsée en face d'Andrew, prenant la place de ma sœur et c'est là que les choses s'enclenchèrent. Alors même que mon ancien fiancé continuait à me hurler dessus en muet, je vis dans ses yeux cette lueur. C'était une petite flamme de souffrance, de nostalgie. Comme si douloureusement, il pouvait parfois me voir moi en Seraphina. Diable, combien de fois avais-je vu ce regard dans les yeux de papa quand il nous regardait ma sœur et moi. Je ne pouvais pas me tromper.

Alors j'avais lancé la mission. Depuis le temps que j'étais revenue, j'avais toujours retardé ce moment. J'avais peur que le revoir fasse ressurgir l'ancienne moi bien plus que ce que je pouvais gérer. Mais tout ça avait trop durer, je me sentais prête et puis au fil du temps, j'avais appris à ne pas prendre tous les rêves pour des simples fantaisies de mon esprit. Les rêves étaient des éclaireurs, des messages, il ne fallait pas les négliger.
Alors je n'avais peut-être ni vu mon ex futur mari, ni ma sœur depuis mon retour, mais je m'étais renseignée et ce que je savais sur Andrew, c'était qu'il travaillait à la banque.
Bien, j'avais donc pris rendez-vous chez mon banquier en prétextant une histoire de prêt pour un nouvel appartement.

Début de la semaine suivante, j'étais dans le bureau du-dit banquier. La quarantaine, une petite bedaine et des cheveux qui tournaient au poivre et sel. On s'était rarement vu, mais les quelques fois où j'étais passée il m'avait fait l'image d'un homme sympathique qui prend soin de ses clients. Bref, un vrai requin nourrissant ses petites poissons au café.
Et ça n'avait pas manqué : à peine étais-je assise qu'il me proposait déjà leur horrible café dilué dans trois fois plus d'eau que ce qu'il aurait fallut. Enfin soit, j'acceptais, puisque toute mission réclamait des sacrifices...
Puis vint le moment des explications : quel budget pour mes ressources, les taux, les documents dont j'aurais besoin, etc. Il fini par proposer de me dresser une feuille récapitulative et au moment où il faisait pivoter son fauteuil pour récupérer le papier, d'un geste vif, je vidais la petite fiole que je cachais dans mes mains depuis un moment, dans son gobelet en plastique. Ce n'était pas grand chose, pas de quoi le tuer, mais juste pour le clouer au lit pour quelques jours.

Deux jours plus tard je me représentais à l'accueil.

- Bonjour, ce serait pour voir M. Mc Gregor concernant mon emprunt.

‹‹ Vraiment désolée Mlle Blackwood, M. Mc Gregor est alité depuis deux jours... ››

Je copiais la moue désolée de l'hôtesse mais avec bien plus de crédibilité que cette piètre joueuse ennuyée.

- Quel dommage ! Il me faudrait seulement quelques informations. Et si je ne les ai pas rapidement, je ne sais pas comment je pourrais avoir mon appartement. Vous savez, c'est vraiment dans un immeuble magnifique, la peinture...

Parfois, je bénissais (façon de parler) la disparition d'internet. A une autre époque, on aurait très bien pu m'envoyer chercher mes informations sur le net mais là, joie et bonheur, si je continuais à la saouler avec mon laïus et si elle voulait se débarrasser de moi, elle allait bien finir par devoir céder. Ce qu'elle fit après un temps plus long que ce que je pensais (j'en étais au tapis des toilettes tout de même)...

‹‹ Bien, bien, je mesure l'importance de la chose. Nous pouvons peut-être vous trouver un autre conseiller pour cette fois-ci ? ››


C'est ça, accouche vieille chouette !
A mon sourire entendu, elle se mit à énumérer les quelques banquiers disponibles dans l'après-midi. Il n'y en avait pas plus de quatre, mais un seul d'entre eux m'intéressait et quelle chance qu'elle me l'ait proposé, sinon j'aurais du inventer un nouveau mensonge !

- M. Collins peut-être ? Je crois avoir entendu qu'il était très doué dans ce qu'il faisait... Et qu'il était plutôt bel homme.

A ces mots, je vis l'expression ennuyée de la femme changer pour se muer en un visage presque outré et totalement rouge écarlate. On aurait dit que je venais de hurler la couleur de ses sous-vêtements à qui pouvait bien l'entendre.
Quoi qu'il en soit, l'hôtesse se reprit bien vite, passa un coup de téléphone, puis m'indiqua d'un coup de tête l'escalier en me proposant de m'installer dans la salle d'accueil du haut en attendant que M. Collins vienne me chercher.

En montant les marches, la pensée me traversa que j'aurais aussi très bien pu simplement demander à changer de conseiller... Mais tout bien réfléchis, c'était quand même moins drôle que d'empoisonner quelqu'un. Et puis la discrétion était le maître mot, tout devait toujours paraître accidentel.

La salle d'attente était aussi vide qu'un cadavre après le passage d'une fourmilière. Ce qui me laissait tout le loisir de choisir parmi ces dizaines de magazines tous plus idiots les uns que les autres... Oh de toute manière, l'idiotie avait toujours un petit quelque chose d'amusant. Et puis ça me changerait les idées, quand bien même ils n'étaient plus d'actualité depuis bien longtemps. J'attrapai donc une revue people quand un magazine de sciences, qui était avant planqué en dessous attira mon regard. La maîtrise de ma curiosité n'avait jamais été mon fort et c'est donc avec ce magazine là que je m'assis sur l'une des nombreuses chaises inconfortables qui meublaient la pièce.
A chaque pas que je percevais dans le couloir, j'avais du mal a retenir l'ancienne Perséphone qui ruait dans les brancards et essayait sans cesse d'actionner les leviers ''catastrophe'' et ''crise de panique''. Je lissais donc machinalement et de façon régulière le bas de ma robe moulante bleue nuit. Ce mouvement répété avait quelque chose d'apaisant. Et c'est donc ainsi que quand la porte s'ouvrit sur la silhouette d'Andrew, j'évitai la crise cardiaque. En apparence en tout cas parce que quelque part à l'intérieur de ma tête, des tonnes de guirlandes multicolores s'étaient allumées.
Diable pourquoi ne pouvais-je donc pas vivre toute seule dans ce corps ?
Reposant calmement la revue scientifique sur la pile, je me levais pour contourner d'un pas calme et assuré la table qui me séparait encore de lui. Je tendis la main et lui servis un sourire des plus radieux.

- Diane Blackwood, enchantée.

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Dernière édition par Diane P. Wilson le Mar 14 Juin - 12:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Bonjour, ce serait pour emprunter mon banquier • Andrew&Perséphone   Lun 13 Juin - 23:22

Il parait que lorsque l'on croise le véritable amour, on le reconnaît...


Your faith was strong but you needed proof You saw her bathing on the roof Her beauty and the moonlight overthrew you


Perséphone...Elle était la femme de sa vie, celle avec laquelle il avait fait des projets, celle qu'il devait épouser et avec qui il devait fonder une famille. Perséphone, elle était sa vie, elle le complétait. Il l'avait aimé comme personne auparavant et comme il n'aimera jamais plus. Cela faisait près de deux ans que Séraphina s'était dévoilée. Il n'en revenait toujours pas de ne pas l'avoir compris avant.  Des mois, il avait passé des mois avec cette femme sans se rendre compte de la supercherie, mettant ses élans de colères sur le compte de la perte de sa sœur. Il n'y avait sans doute rien de pire qu'un mariage endeuillé, du moins c'était ce qu'il pensait avant de réaliser qu'en plus, Séraphina avait fait preuve d'une perversion et d'un sadisme inimaginables. Se briser sur les rochers en sautant du haut d'une falaise ne lui aurait pas fait plus mal que cette atroce vérité, que le visage de Séraphina, triomphante, qui lui assénait le coup de grâce en lui crachant au visage ce qu'elle avait fait. Jamais il ne comprendrait pourquoi. L'explication, ou du moins un semblant d'explication, elle le lui avait donné mais cela ne l'avait pas convaincu. Si elle voulait de l'attention, lui et Perséphone pouvaient la lui donner, du moins, sa jumelle car lui, il avait du mal à la supporter il fallait bien l'avouer. Sachant cela, c'était d'autant plus étonnant qu'il n'ait rien remarqué.

Toujours est-il que depuis ce jour, il avait repris sa vie. Il avait fait une demande de divorce mais la procédure était extrêmement longue et il se voyait mal débarquer chez Séraphina pour lui demander de le signer. Il verrait bien mais il espérait être débarrassé de cette partie de son passé, débarrassé d'elle, même si au fond, elle serait toujours présente en lui à la fois parce qu'elle était le portrait craché de celle qu'il avait aimée, qu'il l'avait épousée malgré tout et qu'elle avait fait de lui ce qu'il était devenu. Cette idée le révulsait plus que tout et il n'avait de cesse de se souvenir de la soirée avec Tristan où il avait été obligé d'utiliser ses pouvoirs s'il voulait s'en sortir vivant. Ce qu'il avait fait ce soir là était innommable mais c'était lui ou cet homme alors...Le choix avait été fait assez rapidement si choix il y avait. Depuis, c'était assez paradoxal. Il se torturait l'esprit d'avoir fait ça mais d'un autre côté, absorber l'énergie de cet homme l'avait soulagé de cette faim, de cette envie irrépressible qui l'assaillait dès qu'il entrait en contact avec quelqu'un et qu'il refoulait du mieux qu'il pouvait. Depuis qu'il avait fait cela, il s'en voulait mais se sentait également mieux, il avait un peu plus le contrôle de lui-même, ou du moins de ses pouvoirs car il avait bien senti la noirceur du démon qui l'habitait prendre de plus en plus de place en lui. S'il évitait toujours de toucher les gens, un contact furtif, en étant concentré, lui était possible.  

Il sortit de son bureau alors que l'hôtesse à l'accueil l'avait prévenu qu'une des clientes de monsieur Smith était présente et avait besoin de voir quelqu'un urgemment. Ayant un créneau de libre, il lui demanda de la faire patienter, il n'en avait que pour quelques minutes. Une fois libéré de son précédent rendez-vous, il alla donc à la rencontre de mademoiselle Blackwood, il lui serra la main furtivement lorsqu'elle tendit la sienne vers lui.  

Andrew Collins, enchanté. Si vous voulez bien me suivre.

Il n'avait pas trop fait attention jusqu'alors, il avait vu une silhouette, une attitude, une jeune femme dans sa globalité. Lorsqu'il se fut présenté, il regarda son visage un instant et croisa son regard. Un étrange sensation s'empara de lui, un trouble qu'il ne parvenait à comprendre. Il tâcha de n'en rien montrer et de chasser cela au plus vite. Il l'emmena jusqu'à son bureau et l'invita à s'installer alors qu'il allait à sa place.

Je vous écoute, quelle est la raison de votre visite mademoiselle Blackwood ?


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MessageSujet: Re: Bonjour, ce serait pour emprunter mon banquier • Andrew&Perséphone   Mar 14 Juin - 14:02


Andrew&Perséphone
 




Il était encore plus beau que dans mes souvenirs. C'était fou comme le temps rendait les images de notre mémoire ternes et insipides... Ou était-ce l'effet de Darkness Fall ? Ses yeux étaient tellement profonds et en même temps il y avait dans son regard quelque chose de différent, quelque chose que je n'y avais jamais vu. Dans tous les cas, j'aurais pu me noyer dedans, comme avant... Merde Perséphone ! Ce n'était qu'un bout de viande comme les autres avec quelques vaisseaux sanguins et quelques muscles... Diable ces muscles... Tellement de muscle. Oh tais toi ! Dobby doit être sage, sinon Dobby va devoir se frapper la tête contre le mûr et Dobby n'aura pas l'air très malin !
J'avais beau aimer les belles choses, les hommes gentils, doux et fidèles n'étaient bons qu'à pervertir. Alors si j'arrivais à faire taire ma Perséphone intérieure, tout irait bien.
Pourtant, au contact de la main si douce d'Andrew, je la sentis frémir. Ou était-ce moi qui avait frémis ? Je chassais rapidement cette pensée de mon esprit.
Je le suivais dans son bureau et prit place. Mes yeux parcoururent rapidement le bureau des yeux à la recherche d'une photo ou de quoi que ce soit de personnel. Rien.

‹‹ Je vous écoute, quelle est la raison de votre visite mademoiselle Blackwood ? ››


Comme quelques jours plus tôt, je présentais mon projet bien monté d'appartement, rajoutant quelques questions de ma voix calme et douce.
Mais mes pensées étaient ailleurs. Heureusement que j'avais un mode pilote automatique.
La haine que j'avais pour ma sœur était née peu à peu à Darkness Fall. Comme un mal qui ronge de l'intérieur. Au début il n'y avait que la tristesse d'avoir été tuée par cette personne que j'aimais tant et la peur de cet environnement aride et violent qui représentait tout ce que j’abhorrais avant. Ce n'était que Mauvais, désolation et horreur. Mais j'étais une guerrière, d'une certaine façon j'en avais toujours été une. Avant je me battais avec le savoir et maintenant... Peu importait. J'avais tout fait pour être le moins affectée possible par ce monde et finalement, si les monstres n'avaient pas eu mon corps, ils avaient eu mon esprit. Et la rage que j'avais alors développé pour ma sœur aurait été suffisante, mais quand j'étais sortie de cet Enfer, enfin, il avait fallut que j'apprenne ce qu'elle avait fait après ma mort. C'est à ce moment là que je n'avais plus eu envie de la tuer, mais de la faire souffrir, tellement souffrir...
Me renseigner n'avait pas été difficile, les gens parlent. Les gens ont toujours parlé. Même dans ce monde post-apocalyptique, parler, faire des histoires, semblait apaiser, avoir un goût de vie normale. Alors j'avais appris. Andrew Collins et Perséphone Wilson s'étaient mariés m'avait on dit. Enfin non, Seraphina Wilson, la sœur jumelle de Perséphone, on avait corrigé. Un frisson m'avait traversé toute entière.  Mais ils étaient en divorce maintenant à ce qu'on disait. La vague de colère avait été plus forte que jamais. Ma sœur allait souffrir. Elle allait perdre, tout perdre ! Elle pouvait prendre ma vie, mais pas Andrew. Pas l'homme que j'avais aimé plus que n'importe qui !
J'avais déjà une idée de comment elle s'y était prise, mais ce n'était qu'une hypothèse et je n'avais pas la vraie version. Il me la fallait cette version, il fallait que je sache si je pouvais l'avoir de mon côté à nouveau. Dans un but utilitaire, bien entendu. Rien de plus.

Je continuais à converser, l'air très intéressée par tout ce que pouvait me dire Andrew. Et en réalité, j'étais très intéressée. La courbe de ses lèvres, le son de sa voix. Ca m'avait manqué. Enfin ça lui avait manqué. Elle était de retour aux commandes. Mais il fallait qu'elle dégage, la partie sérieuse commençait maintenant.

L'air ravie du fait que M. Collins ait brillamment répondu à toutes mes fausses et inutiles interrogations, je me levai pour lui serrer la main une fois encore, le remercier avec un magnifique sourire puis me diriger vers la porte.
Au dernier moment, je me retournai vers lui avec un regard curieux.

- Je suis désolée... Ca va sûrement vous paraître totalement déplacé mais...

Je tournais maintenant totalement le dos à la porte. Pendant tout l'entretien, j'avais usé et abusé de la politesse et des airs que l'ancienne Perséphone aurait pu avoir, je devais tenir encore un peu.

- Vous êtes le mari de Mlle Wilson, n'est-ce pas ?

Mademoiselle Wilson. Je ne voulais rien préciser de plus. Rien que sa réaction devrait m'apprendre beaucoup. A ce moment là, je priai tous les Dieux des Enfers pour que les manières douces et calmes de Perséphone aient encore le même effet sur lui qu'avant. Mais je n'en avait aucune certitude, il semblait avoir changé. Quelque chose en lui en tout cas avait changé. Et ce n'était pas seulement la tristesse dans son regard, il y avait autre chose... Et bizarrement, ce quelque chose m'intriguait. Ca m'intriguait moi, pas l'ancienne moi, et ça c'était très curieux...

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MessageSujet: Re: Bonjour, ce serait pour emprunter mon banquier • Andrew&Perséphone   Jeu 23 Juin - 21:30

Il parait que lorsque l'on croise le véritable amour, on le reconnaît...


Your faith was strong but you needed proof You saw her bathing on the roof Her beauty and the moonlight overthrew you


Il l'avait invitée à prendre place en face de lui et elle lui exposa bientôt la raison de sa venue. L'achat d'un appartement...La dernière fois qu'un client lui avait demandé un rendez-vous pour ce genre de chose, il avait bien failli se faire tuer, mais là, dans son bureau, il ne risquait rien et son interlocutrice n'avait rien d'une dangereuse psychopathe...En apparence du moins. On ne peut jamais savoir après tout. Lui même avait changé et tâchait de cacher au maximum cette nouvelle nature qui rongeait peu à peu celui qu'il était, qui détruisait lentement son humanité. Et il avait peur de ça. Il craignait ce qu'il devenait, ce qu'il était à présent capable de faire. Ça le tourmentait, ce qu'il s'était passé dans cette maison, le fait de devoir entrer en contact avec les gens, il avait sans cesse peur...De lui même et ça devenait de plus en plus difficilement vivable même s'il tâchait de ne rien montrer.

Ça l'effrayait parce qu'Andrew était quelqu'un de bien, à la base. Il était doux et gentil, il ne comprenait pas que les gens puissent faire le mal, il comprenait encore moins que certains puissent aimer cela et pourtant, avec Séraphina, il avait été servi. Il n'oublierait jamais ce soir là, quand Julian lui raconta tout, quand il rentra chez lui et la retrouva...Elle ne s'était pas démontée au début, il avait douté, il ignorait s'il ne faisait pas la plus grosse connerie de sa vie et elle s'était finalement dévoilée. Il était tombé de haut, de très haut. Si Julian l'avait préparé, l'entendre de sa bouche lui avait fait terriblement mal et il n'avait jamais vraiment réussi à faire son deuil au vu des circonstances. Maintenant, il se retrouvait en plein divorce. En réalité, il avait fait la demande. Il ignorait même si elle avait reçu les papiers ou non. Tout ce qu'il voulait, c'était être débarrassé d'elle une bonne fois pour toutes. Elle l'avait trop fait souffrir. Tuer Perséphone, prendre sa place...Apparemment, cela ne suffisait pas. Il avait fallu qu'elle lui envoie ses sbires et qu'ils le transforment...Il la détestait, il se détestait...Même s'il tâchait de retenir tout sentiment, toute pulsion négative qui l’entraînerait encore plus dans cette sombre décadence.

Alors quand sa cliente s'éloigna, prête à quitter les lieux et qu'elle lui posa cette question, un léger sourire pincé s'afficha sur ses lèvres. Son mari...Pouvait-il réellement se considérer ainsi vu ce qu'il s'était passé ? Il ne l'avait jamais vraiment été, pas même au début. Il avait cru que c'était le deuil qui avait entaché leur mariage, mais c'était cette usurpation. Combien de fois avait-il voulu la retrouver et la faire souffrir comme elle, elle l'avait fait. Mais il s'était raisonné, il avait laissé son humanité parler tant qu'elle avait encore assez de pouvoir pour le faire, chose qui devenait de plus en plus difficile.

J'étais...Enfin...Nous sommes en plein divorce. Parfois on croit connaitre une personne et...Je ne vais pas vous ennuyer avec ça. Vous la connaissez ?


Il n'avait pas envie de s'étendre sur tout ça. Comment expliquerait-il la situation ? La seule chose qu'il puisse dire était qu'elle n'était pas celle qu'il avait cru. Outre cela...Il avait gardé tout cela pour lui, personne n'en savait rien hormis Julian qu'il avait revu quelques temps après, lui confirmant ses doutes et ses soupçons. Il avait repris sa vie, comme si de rien n'était, en apparence du moins. Depuis tout ce temps, il était resté seul, il avait changé d'appartement, de travail, il avait fait en sorte de ne rien garder qui puisse lui rappeler ces quelques mois de sa vie. Il en avait déjà un souvenir trop fort pour accepter que quoi que ce soit le lui rappelle même si en l'instant, il y avait bien quelque chose qui lui rappelait son mariage, ou celui qui aurait du être : le regard de la jeune femme en face de lui. Elle le troublait bien qu'il soit incapable de dire pourquoi, incapable de comprendre ce qu'il y avait chez elle qui lui était si familier et pourtant, il ne la connaissait pas. Ça le mettait assez mal à l'aise en réalité, car il avait un étrange ressenti envers elle. Une attraction dont il ignorait la cause. Il finit par se hasarder à lui poser une question.

On ne s'est pas déjà rencontrés ?

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MessageSujet: Re: Bonjour, ce serait pour emprunter mon banquier • Andrew&Perséphone   Ven 24 Juin - 8:10


Andrew&Perséphone
 




Qu'est-ce qui avait tant changé ? J'avais beau devoir me concentrer sur ma tâche, je ne pouvais m'empêcher d'essayer de comprendre ce qui me pouvait bien me déranger à ce point. C'était peut-être ce comportement distant face à cet homme que j'avais si bien connu... Non, il y avait autre chose... Comme s'il était plus sombre. Qu'est-ce que cette furie avait bien pu lui faire ?

‹‹ J'étais...Enfin...Nous sommes en plein divorce. Parfois on croit connaitre une personne et...Je ne vais pas vous ennuyer avec ça. Vous la connaissez ? ››

Elle l'avait fait, la garce ! Elle m'avait remplacée. Alors c'était vrai... Et pour le divorce aussi... Au moins une chose qui me rassurait. Mais il y avait encore tellement de points à éclaircir. Est-ce que tout le monde savait qu'elle était Seraphina et non Perséphone ? Ou l'avait-il quitté en pensant que c'était moi qui avait prit son caractère de monstre ? Pourtant quand je m'étais présentée à son cabinet d'architecte, c'était bien le prénom de ma sœur et non le mien qui y figurait... Et puis si elle avait tout révélé combien de temps avait duré son petit manège ? Combien de temps avaient-ils passer dans les mêmes draps, chaque nuits ? A quel point avait-il souffert à cause d'elle ?
Oh non je ne pouvais pas y penser ! Je contrôlais mes pouvoirs, mais pas mon double intérieur et il ne fallait pas la réveiller, pas maintenant, sinon elle dirait tout, or maintenant c'était à moi de parler, on aurait qu'à discuter ce soir elle et moi.
J'avançai d'un pas vers lui, presque timidement, comme si j'avais peur de lui faire confiance. J'avais peur de lui faire confiance. Mais pas pour les mêmes raisons que Diane, parce que Diane disait des mensonges, Diane disait des mensonges comme elle respirait et Diane respirait bien !

- Je vois, oui...

Bon, ça ce n'était pas un mensonge. La suite l'était, mais pas ça. Parce que moi aussi j'avais vécu ça avec Seraphina. Moi qui pensais la connaître autant que je me connaissais... Que s'était-il donc passé quand j'avais cessé de passer ma vie avec elle pour la consacrer à Andrew ? Est-ce que j'avais eu tort de vouloir avoir ma propre histoire ? Est-ce que tout ça était arrivé parce que je l'avais négligée ?
Peut-être que c'était ce qu'elle se disait. Moi je voyais seulement que la gentille Perséphone était morte et que maintenant, j'étais là pour la venger. Et bizarrement, de plus j'en apprenais sur ma sœur, de plus mon désir de la brûler vive et à petit feu grandissait.

- Oui je la connais... Enfin... Pas exactement... Je ne sais pas si...

Je m'étais figée, faisant mine d'hésiter à continuer. Mes yeux semblaient chercher quelque chose au sol. En réalité, c'était surtout parce qu'il fallait que je croise ses yeux le moins possible, seulement quand c'était vraiment nécessaire... Encore cinq secondes, puis je laissais mon regard recroiser le sien.

- Dites... Je peux vous faire confiance, n'est-ce pas ?

Comme je devais sembler désarmée... Mais il me fallait aussi une pointe de courage, je ne devais pas non plus avoir l'air désespérée et prête à la défenestration, c'était pour ça que je me forçais maintenant à soutenir son regard.

‹‹ On ne s'est pas déjà rencontrés ? ››

Merde. C'était tellement plus facile quand c'était ma sœur qui m'avait posée cette question. A ce moment là je n'avais pas eu cette irrépressible envie de me blottir entre ses bras...
Si, bien sûr qu'on s'était déjà rencontrés. Et c'était il y avait tellement longtemps...
Je fis mine d'être décontenancée par la question, comme si je ne comprenais vraiment pas pourquoi il me demandait ça, là, maintenant.

- Je ne crois pas... J'ai toujours eu le même banquier ici... Enfin avant à New York peut-être …

Vague, toujours rester vague. Pas d'affirmations trop rapides. Dans tous les cas il ne pouvait pas savoir. Il ne pouvait pas deviner. Comment le pourrait-il ?
Et pourtant même si tout était sous contrôle pour le moment, je ne m'étais jamais sentie aussi peu sûre de moi depuis que j'étais revenue de Darkness Fall. J'avais l'impression que face à lui je ne pouvais pas me cacher. Mais ce n'était qu'une impression, je ne devais pas flancher. Il. Ne. Pouvait. Pas. Savoir. Sauf si je le lui disait... Mais je ne devais pas. Surtout pas.

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