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 « see with our own clarity » - pv. Kyran

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MessageSujet: « see with our own clarity » - pv. Kyran   Ven 17 Juin - 19:05



kyran & vittoria
Leeches, you're sucking up the life. Creatures, you're not afraid to fight. We're not letting you steal all that molded us. If you only knew you're only made of dust. We are not your property. See with our own clarity. Ears closed, eyes open, Voice won't be broken. Won't dance within your walls. You'll find us running 'round every town, unchaining all your bounds. Everyone's used to crowd, throwing your words to the ground. We'll do this all our own way. Can't change the storm of a hurricane. We'll dance to our own beat, won't sing to your melody. We don't care if we're the only people swimming in the sea. We'll do this all our own way. Can't change the storm of a hurricane. Don't go change your fold, what happened to being bold. Shaking off what we were told, not feeling to do your own. We'll do this all our own way. Can't change the storm of a hurricane.
« see with our own clarity »



Une nébuleuse incessante. Sur le béton brut, des ombres qui se dessinent. Comme la menace invisible qu’elle a provoquée. Elle n’a de cesse de regarder derrière elle, guettant chacun de ses pas. Ne pas laisser de trace sur son passage. Elle se faufile entre les obstacles qui se dressent devant elle, les évite, les contourne. Cherche des solutions, comme autant de plan B qu’elle se voit contrainte de mettre en place à la va vite. Agir vite, mais pas précipitamment. Réagir, pour mieux se protéger. Elle a abandonné ses talons aiguilles habituels. Les a laissés au placard. Préférant la discrétion d’une paire de vieilles bottines en cuir. Elle se fond dans l’atmosphère ambiante. Ne remue pas les ondes, n’en provoque pas de nouvelles. Un silence qui la rassure autant qu’il l’inquiète. L’air est lourd à cette heure de la soirée, comme s’il retombait en même temps que le Soleil. Quelque chose de pesant en plus, juste là, sur ses épaules. Parcourir les quelques mètres qui la sépare encore de son refuge intemporel lui paraît insurmontable. Mais la brune persiste, consume le temps qui lui est donné en jetant des coups d’oeil rapides dans son dos. Tout autour d’elle. Partout. Elle ne se sent plus en sécurité nulle part. En tout cas pas à la vue de tous, pas dehors. Pas dans les rues. Elle ne sort plus que lorsqu’elle n’en a pas le choix. Le moins possible, pour ne pas se faire voir. Se faire avoir. Pas encore.

Anxieuse, elle presse le pas. Le moindre bruit la fait sursauter. Chaque petit craquement un tant soit peu anormal la fait tressaillir. Elle frissonne à chaque fois qu’un regard se pose sur elle. Méfiante au possible, à la limite de la paranoïa, elle se met à douter de tout. De tout le monde. De partout. Elle n’a plus envie de parler aux gens. Plus envie de faire des efforts, de s’épuiser à rentrer dans un moule qui ne lui convient définitivement plus. Qui ne lui a jamais vraiment convenu. Le Bones est le seul endroit dans lequel elle se sent encore à peu près elle-même. Un coeur battant à vif qui lui redonne l’impression agréable de vivre. Consciente que cette situation de durera peut-être pas, la brune profite de ce toit qu’on lui offre. Apprécie chaque opportunité qu’on lui donne. Aussi pitoyables soient-elles.

Les secondes défilent, lui paraissent durer une éternité. Et les mètres qui s’égrainent devant ses prunelles amères lui paraissent des dizaines de kilomètres. L’épreuve n’en est que plus dure à surmonter pour la jeune hongroise dont les nerfs commencent sérieusement à s’échauffer. Les mains dans les poches, elle se recroqueville sur elle-même, aborde la distance qui lui reste à parcourir la boule au ventre. Manifestation directe de son état d’anxiété général. Une appréhension principalement due à son statut de fugitive, mais pas seulement. La perspective d’une entrevue avec son oncle ne la rassure en rien. Le doute la tiraille. Elle n’est toujours pas parvenue à prendre une décision concernant tout ce qu’il s’est passé récemment dans sa misérable vie. Est-elle supposée lui en parler ? La question la rend folle, incapable de trouver une réponse tangible et recevable, elle l’a mise de côté pendant un temps. Mais désormais, elle ne peut plus reculer l’échéance. L’horloge tourne, ne laissant plus de place à l’hésitation. C’est le front plissé et l’air contrarié qu’elle pénètre dans la librairie miteuse. Après en avoir franchit la porte, la rebelle se détend immédiatement. Un sentiment qu’elle ne s’explique pas prend possession de son esprit troublé à l’instant même où le pallier se retrouve derrière elle et qu’elle se glisse dans l’arrière boutique. Quelques marches dévalées et la débauche se dessine devant ses yeux. Elle souffle, ne peut cacher le soulagement d’avoir atteint son objectif. Quelques mots adressés au barman, elle s’inquiète de savoir où se trouve Kyran. La réponse la laisse sceptique mais elle ne fait mine rien. Remercie l’employé d’un sourire et prend la direction du sous-sol sans plus s’attarder.

« - On m’a dit que t’étais là. Tout va bien ? » La banalité lui échappe à la vue de son patron. Elle l’observe un instant, le détaille. Il a l’air soucieux, de cet air qu’il ne semble jamais quitter. Cet air qu’elle a toujours connu sur son visage blafard de mafieux déchu. Elle, s’approche doucement. Ne parvient pas à retrouver la légèreté qui la caractérise d’ordinaire, bien trop préoccupée par sa situation précaire. Les épaules rigides, elle s’avance, déambule entre les cages qui meublent l’endroit. Des cellules temporaires qu’elle a pour habitude de voir peuplées par des créatures inhumaines. Des monstres. Des bêtes qui sont parvenues à la changer en profondeur. À peu de choses près semblables à ce qu’elle est devenue. « - Elles sont pas censées être pleines toutes ces cages ? » La démarche nerveuse qu’elle entame sans même s’en rendre compte traduit son anxiété. Elle joue avec ses doigts en faisant un inventaire visuel de la pièce. Presque toutes les cages sont vides. Chose anormale et étrangement inquiétante pour un endroit comme le Bones, supposé abriter des jeux morbides mettant en scène ces monstre de chaire. « - J’ai l’impression que certains ne font pas leur boulot, ces derniers temps. Y’a du laissé aller, si tu veux mon avis. Mais je suis sûre que t’en as pas grand chose à foutre, alors fais comme si j’avais rien dit » Un certain en particulier. Qu’elle ne nommera pas. Pas pour l’instant. Elle cherche la réaction, provoque l’amertume pour mieux mettre en relief son aigreur. Les prunelles neurasthéniques se plongent dans celles de l’oncle inconnu alors que les doigts fins de la rebelle se mêlent aux barreau d’une des prisons éphémères. Elle caresse le métal froid, contraste flagrant avec le sang déjà en ébullition dans ses veines. Jusqu’à ce que la sentence tombe.

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Dernière édition par Vittoria K. Bathory le Dim 21 Aoû - 12:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « see with our own clarity » - pv. Kyran   Jeu 7 Juil - 19:40

Les pas pèsent lourdement contre le bitume sale, résonnent contre la ferraille rouillée. Les prunelles ternes s’accrochent aux barreaux d’acier avec inquiétude. Il détaille les zombies dans les cages, les compte comme si leur nombre ridicule pouvait subitement tripler. L’agacement griffe ses entrailles, remonte lentement mais surement pour s’agripper à sa gorge. Le déplaisir du travail mal fait. L’impression désagréable de s’être montré faible en manquant de sévérité. D’avoir laissé quelqu’un en profiter. Le semblant de quiétude qu’il était venu chercher en se mêlant aux monstres lui semble désormais complètement hors de portée. Il a déjà tout perdu, il ne peut pas se permettre de voir couler le Bones, et de voir disparaitre de la sorte sa source la plus régulière de revenus. Son seul espoir d’étendre un jour à nouveau son trafic, sans être à la botte d’une rouquine incendiaire. Mais aussi son meilleur moyen de se décharger de ses pulsions de mort, en manquant de se faire arracher la carotide à chaque combat avec les créatures affamées. Il en a besoin, plus que de n’importe quelle drogue. Cruellement. Viscéralement. Même s’il rentre chaque soir couvert de plaies sordides, et qu’il passe parfois des heures cloué au lit par la fièvre. Les doigts trop trempés dans le carmin pour ne plus baigner dans ces démonstrations de violence gratuite. Tant pis si la peau d’ivoire marque un peu trop, si les ecchymoses et les crevasses s’y amoncellent par-dessus les vieilles cicatrices.  

L’instant salutaire de solitude est brisé par une démarche féline, familière. Il la reconnait avant même de poser ses yeux sur elle. La brune revêche qui appartient à sa famille, même si le sang maudit des Hogan ne coule pas dans ses veines. Elle est chanceuse, d’avoir été chérie par la meilleure d’entre eux, sans la fatalité désastreuse de leur famille accrochée à son patrimoine génétique. Il en est convaincu, que l’écarlate sous leur épiderme est une ignoble tare. Que c’est la cause principale de tous leurs malheurs. C’est marqué, c’est inscrit quelque part dans leurs misérables carcasses et ça dicte leurs instincts les plus vils. Leur capacité à détruire tout ce qu’ils touchent, y compris eux-mêmes. C’est plus simple de le croire, que de se dire qu’il est l’unique responsable de ses cuisants échecs. « - Comme tu le vois. » L’ours bourru se contente de grogner à moitié, peu loquace. Elle est maintenant habituée à son caractère rude, il sait qu’elle n’en prendra pas ombrage. Il n’a pas vraiment envie d’avoir une gamine dans les pattes à l’heure actuelle, mais Vittoria a droit à tous les privilèges. Elle comble en partie le vide qu’a laissé sa mère adoptive dans son cœur, le manque qu’il n’a jamais pu cesser de ressentir depuis qu’il l’a chassée de sa vie. Il veille sur la louve à travers la rebelle. Cherche au fond à se rattraper pour les tourments qu’il a pu infliger à Ange, pour l’avoir reniée injustement. Il ne pourra jamais pleinement se faire pardonner, mais il peut toujours essayer.

Sa nièce enfonce des portes ouvertes, remarque à son tour que la plupart des bêtes manquent à l’appel. Le constat renforce son irritation, l’empêche de fermer les yeux sur le laxisme volontaire de son plus fidèle employé. C’est forcément Lui qu’il blâme, même sans avoir le fin mot de l’histoire. Il sait que la réserve de cadavres animés provient en grande partie de la morgue, et que le finlandais n’y met sans doute pas toute sa bonne volonté. Il lui a relâché la bride depuis son passage traumatisant dans l’arène, désireux de le laisser se remettre après avoir été marqué si profondément par les sévices endurés. Il ne peut que remarquer avec amertume que la trêve a trop duré et que leur rapport de force a pris du plomb dans l’aile. « - En principe mais visiblement je vais devoir les remplir par moi-même. » Peste-t-il, profitant de l’occasion pour exprimer à voix haute son mécontentement. « - T’as l’air bien fouineuse et informée pour quelqu’un qui ne travaille ici qu’en tant que croupière. Tu vises quelqu’un en particulier ? » Un semblant de sourire se glisse sur ses lèvres gercées alors qu’il détaille la jeune femme, scrute ses traits fins. Il sent que quelque chose cloche, la tracasse. Peut-être à cause de la lueur d’anxiété dans son regard noir, ou du démon qui semble l’habiter depuis qu’elle est entrée. La pile électrique n’a fait qu’arpenter nerveusement la pièce sombre, jouer avec ses phalanges. « - Tu voulais me voir pour cracher ton venin sur tes collègues ou juste pour le plaisir ? » Le sarcasme s’extirpe naturellement hors des lippes, sans contenir pourtant la moindre once de reproche. Qu’elle critique ses subordonnés lui est égal, il préfère mettre des noms sur les coupables pour remettre de l’ordre dans ses affaires. « - T’as pas des ennuis au moins ? » La question qui lui brûle les lèvres finit par venir polluer l’air vicié et il sort de son immobilité pour s’approcher d’elle. Venir plus près pour déceler plus aisément les failles, les éventuels mensonges. Ou la dissuader de s’y hasarder avec lui.

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MessageSujet: Re: « see with our own clarity » - pv. Kyran   Dim 28 Aoû - 11:14




Les phalanges s’articulent difficilement. Endolories par l’angoisse permanent auquel la brune est soumise. Plus ou moins volontairement, elle se plonge dans un état de léthargie similaire à celui dans lequel elle se trouvait des années auparavant. Les doigts se crispent autour des barreaux d’’une des cages désespérément vide alors que pendant un instant, elle se remémore cette période sombre de sa vie. Contrainte de se cacher, de vivre recluse, jusqu’à ce qu’on l’enferme. Jusqu’à ce qu’elle soit faite prisonnière d’une cellule à peu de chose près égale à celles peuplant la pièce assombrie par le manque de lumière. Elle secoue la tête, reprend ses esprits avec difficulté. Elle peine à maintenir ce masque d’indifférence qui lui sied tant d’ordinaire. Les choses ont changé dernièrement et elle ne peut le nier. Elle ne peut même pas feindre le contraire tant cette situation la bouffe. La consume, peu à peu. Jusqu’à la rendre folle. Jusqu’à la faire sombrer toujours plus loin dans les plaines abyssales de son esprit rongé par l’anxiété. La culpabilité. La voix de son oncle la ramène tout droit sur terre, dans cette réalité qu’elle préférerait fuir. Peu loquace, il ne la renvoie pas non plus à la niche. Elle apprécie l’homme sans pouvoir se l’expliquer pour autant. Il lui rend bien jusque là. Mais la jeune hongroise craint fort que cela ne change après leur entrevue. Toujours indécise quant à la meilleure chose à faire. Avouer ou se taire. Le choix pourrait avoir des conséquences plus graves que ce qu’elle imagine et elle ne se le pardonnerait pas.

« - Je ne vise que le succès et la prospérité du Bones, Kyran. Tout comme toi, n’est-ce pas ? » La voix tente de feindre l’assurance quand elle n’en a plus aucune. Elle évite le regard du mafieux le plus possible. Se concentre sur des détails auxquels elle n’accordait pas d’important jusque là. Le plafond craquelé trouve soudain grand intérêt aux yeux de la rebelle. Tout comme les fissures courant le long des murs décrépis de la cave macabre. Elle tourne en rond, s’éloigne d’une cage pour s’approcher d’une autre. L’examine sans vraiment la regarder. Trouve de quoi occuper ses mains inutilement. « - Entre nous, tu sais très bien de qui je veux parler. On dirait que ton petit protégé a décidé de se rebeller. Dommage » Elle ne prend même pas la peine de camoufler le venin dans le sucre de sa voix. Se contente de réagir, de répondre impulsivement comme elle le fait toujours. Si elle ne s’est pas donné toute cette peine pour déverser son poison sur Aleksi, elle ne dit pourtant pas non à cette bonne occasion de souligner le caractère bien trop changeant du hacker. Bien trop instable à son goût. Douce ironie au cœur de laquelle elle trouve un semblant de joie. Du moins, de quoi lui occuper l’esprit. D’effacer ses contrariétés le temps d’un instant. Mais le divertissement qu’il lui apporte se dissipe bien vite. Rappelée à la raison par son patron qui semble avoir décelé son malaise, à raison. Il s’approche, plante son regard acéré dans les prunelles neurasthéniques de la jeune hongroise qui stoppe immédiatement son petit manège incessant. La question la frappe. La réponse, elle ne peut lui donner.

« - Non. Je pense pas. Enfin, pas encore. J’en sais rien ! » Elle laisse échapper sa nervosité dans un soupire éreinté. Passe une main dans ses cheveux de jais en se mordant les lèvres. Les bras retombent le long de la silhouette féline entretenue par des années de cavale. Elle continue de douter. Se pose des milliers de questions. Sans obtenir de réponse claire. Rien ne semble l’aider à se décider et ça la ronge de l’intérieur. Elle craint de ne pas faire le bon choix, s’il y’en a un. L’allure autoritaire adoptée par son oncle ne l’aide en rien. Au contraire. Il ne fait qu’accentuer ce sentiment de culpabilité qu’elle sent bruler au fond de ses tripes. Elle pourrait mentir. Inventer quelque chose. N’importe quoi qui lui évite des représailles qu’elle imagine déjà terribles. Mais à quoi bon ? La vérité finit toujours par éclater et perdre la confiance du mafieux n’est pas envisageable pour le moment. « - Je voulais pas te le dire, parce que ça te regarde pas. Et puis, je me suis rendue compte qu’en fait, si. Je veux pas mettre le Bones en danger, tu comprends ? » La question lui échappe. Franchit la barrière de ses lèvres avant qu’elle ne puisse faire quoi que ce soit pour l’en empêcher. Solliciter une once de compréhension de la part du Hogan, elle n’est pas certaine que cela soit utile et encore moins probable. Kyran n’est pas Ange et Ange n’est pas Kyran. Heureusement pour elle, cela dit. Mais ça ne change rien à son problème. « - J’ai fait quelque chose et depuis, je deviens parano. J’ai l’impression d’être suivie, observée. D’être constamment épiée. J’entends des bruits, ça me bousille le cerveau. Comme si on allait me tomber dessus à chaque coin de rue » Ne pas en dire trop pour le moment. Juste assez, cependant. Elle peine à décrire assez fidèlement la sensation qui la hante à chaque seconde depuis l’attaque qu’elle a perpétré. Un nouveau souffle dépasse ses lippes rosées, contrastant avec son teinte de plus en plus pâle. « - Je préfère que tu sois au courant. Si ça tourne mal » Si l’on considère que les choses peuvent aller encore plus mal que ça. Elle recule machinalement, instaure de nouveau de la distance entre son patron et son échine déjà meurtrie. Comme pour éviter une potentielle gifle. La sentence qu’elle attend. La réaction qui tarde. Elle s’attend à tout. Au pire, surtout.

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MessageSujet: Re: « see with our own clarity » - pv. Kyran   Mar 27 Sep - 21:08

Un simple hochement de tête accueille la question de sa nièce. Il ne vit que pour ça en vérité. Pour redonner à sa réputation ses lettres de noblesse, en s’assurant que le Bones passe du statut de commerce florissant à celui de mafia régente. S’y atteler lui permet la plupart du temps de moins se focaliser sur tout ce qu’il a perdu. Son manoir, l’estime de beaucoup de ses hommes, sa fortune. Son amour-propre, accessoirement. Mais surtout sa plus fervente alliée. Il ressent la mort de Sanjana jusque dans ses os, son absence le meurtrit sous la peau. Il s’accroche désespérément à son trafic pour se convaincre que sa mort n’a pas été vaine. Il s’interdit de reprendre son souffle pour réaliser qu’il ne reste plus que des ruines de ce qu’ils ont construit ensemble. Des cendres partout où ses rétines claires peuvent se poser. Il ne veut pas l’admettre. Sa dégringolade n’est pour lui qu’un vulgaire contretemps. Un choix stratégique. Revenir dans l’ombre pour étendre ensuite de plus belle son empire. Presque un passage obligatoire.

Le manège de son alliée lui déchire légèrement les nerfs. Ses prunelles métalliques la suivent d’une cage à l’autre, s’accrochent au moindre de ses gestes. Il sent qu’elle n’est pas dans son état normal, mais ne pas en connaitre le motif émiette sa patience. Elle lui donne le tournis. Ton petit protégé. Le surnom déforme ses traits d’une grimace bien trop expressive, lui ronge les tripes. Ce n’est un secret pour personne. Il a lui-même fait en sorte que cela se répande pour être certain qu’il ne lui arrive rien. Pour le rendre intouchable. Mais son manque de bonne volonté tourne désormais le tyran en dérision. Lui taille une réputation de patron laxiste. Sa faiblesse et son manque d’autorité sont exposés aux yeux de tous. « - Je vais me charger de lui remettre les pendules à l’heure à celui-là, t’en fais pas pour ça. » Grogne-t-il, fermement décidé à rétablir l’ordre. A ne plus le laisser piétiner impunément son œuvre sous prétexte qu’Il détient un morceau imposant de l’organe tapi entre ses côtes. Il se doute que si la hongroise se permet de le dénoncer, elle n’a cependant pas dû mâcher ses mots devant Aleksi non plus. Il l’imagine parfaitement lancer des piques acérées au légiste, le titiller pour lui faire perdre son calme assassin. La vision de la jeune femme mutilée, pendue avec ses propres lambeaux de chair, s’impose un instant dans sa cervelle amochée. Un frisson glacial lui lacère l’échine. Il ne le supporterait pas. Pas plus elle que sa demi-sœur. Et pourtant. Etre attachée à elles ne sert qu’à les mettre en danger. Qu’à en faire des cibles potentielles pour le barbare affreusement possessif. « - Tu veux me faire une faveur en revanche ? Reste éloignée de lui. Il semble inoffensif comme ça, avec son allure de maigrichon fâché avec son peigne, mais il est plus… instable qu’il n’y parait. Surtout lorsqu’il est contrarié. » Le norvégien ne peut s’empêcher de rajouter sa mise en garde, pour la regretter aussitôt. En procédant ainsi, il risque seulement d’attiser sa curiosité. De la rendre plus virulente encore à l’encontre de son amant caché.

La nervosité apparente de son employée le pousse à se rapprocher, à sonder ses billes sombres pour en arracher le mal qui la ronge. Les révélations finissent par déborder hors de ses lippes, se déversent sur lui sans attendre. Comme si elle n’attendait qu’une perche pour soulager enfin sa conscience. Il la laisse terminer ses aveux sans prononcer un mot, se force à conserver un visage plus ou moins impassible pour ne pas trahir sa propre anxiété. Il prend bien plus à cœur qu’il ne le pensait la promesse faite à la louve. Se montrer digne de sa confiance est un besoin viscéral, logé trop profondément au creux de ses tripes pour en être délogé. Il a perdu et déçu trop d’êtres chers pour se permettre d’échouer avec la résistante aussi. Sa détresse l’affecte sincèrement. « - Qu’est-ce tu as fait exactement ? Et quand ça ? » Interroge t’il avant d’oser poser la question qui se précipite contre ses lippes abimées. « - Est-ce que ta mè… » mère est au courant ? Inachevées, les paroles se meurent contre sa langue, et il se la mord en représailles. Si la brune incendiaire est au courant du lien qui l’unit à l’ancienne porte-parole du Gouvernement, elle ne l’a jamais montré. Elle lui semble même trop avenante avec lui pour l’être. Il ne fait aucun doute pour lui qu’elle le haïrait si elle apprenait tout le mal qu’il lui avait fait. Même s’il n’était qu’un gosse à l’époque. Un adolescent trop fier et blessé pour raisonner correctement. Pour tenter de rattraper sa monumentale erreur. Pour seulement l’envisager.

Dans l’espoir de faire oublier sa bourde, le malfrat se détourne et se dirige vers le coin de la pièce où est entreposé du matériel. Il enfile ses gants en cuir, attrape les clefs de la camionnette. Puis, toujours dans le silence le plus complet, il attrape deux perches utilisées pour attraper des zombies et les ramener. Il revient vers la voleuse d’énergie et lui lance l’une des tiges de fer lorsqu’elle se trouve à une distance respectable, en comptant sur ses réflexes pour l’attraper. « - Et si tu venais avec moi remplir ces cages ? Il n’y aura pas assez de bétail pour le spectacle de ce soir. En chemin, tu pourras peut être m’expliquer ce que tu as de si terrible à te reprocher… » Lui occuper les mains et l’esprit, tout en la poussant à se livrer à lui. Il ne voit pas comment procéder autrement, plus vraiment habitué à rassurer ou à servir de confident. Un rôle qu’il ne jouait qu’avec son frère autrefois, lorsqu’il était encore assez petit pour ne pas être répugné par son déchet d’ainé. Lorsqu’il ne s’éloignait pas volontairement de lui pour ne pas se faire happer par ses ténèbres personnelles. « - J’ignore qui t’effraie autant Vittoria, mais je te promets qu’on va trouver une solution. Il y a forcément quelque chose à faire pour arrêter tout ça. » Ses phalanges libres se posent maladroitement sur son épaule, la pressent pour lui insuffler un semblant de réconfort, au risque qu’elle trouve le contact déplacé.

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Feuille de perso
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MessageSujet: Re: « see with our own clarity » - pv. Kyran   Lun 24 Oct - 12:48




T’en fais pas pour ça. Le grognement arraché à son oncle ne parvient pas à la rassurer. Au contraire. Elle s’imagine déjà le pire quand il met l’accent sur ce point en particulier. Souligne le fait que le favori du mafieux ne doit pas l’inquiéter. Qu’en est-il de tout le reste ? Tout ce qu’elle ne lui a pas encore dit. Pas encore avoué. Et si les vérités ne tarderont certainement pas à éclater, elle n’est pas encore prête à tout abandonner. Tout ça pour une erreur commise à la va vite. Tout ça pour la survie d’un autre. Un acte sincère, généreux, dont elle ne se croyait plus capable. Portée par des choses qu’elle ne pensait plus pouvoir ressentir pour personne. Elle s’est laissée aller, un peu trop sûrement. Et aujourd’hui, elle paie le prix fort pour avoir laisser autre chose que sa tête guider ses gestes. On ne l’y reprendra plus. C’est certain. Une note à elle-même qu’elle à soulignée de mille couleurs pour être certaine de ne jamais l’oublier. De ne jamais revivre la même situation. Les conséquences sont bien trop importantes pour s’y risquer une fois de plus. Et elle n’en a pas encore vu la moitié, de ça elle en est persuadée. Les conclusions qu’elle en tire sont surtout brodées de haine et de colère. Un fil sanguinaire et malsain duquel elle tisse un véritable désir de ce qu’elle appelle justice. Pour le moment, faire profil bas semble la meilleure solution. Juste le temps qu’elle trouve quelque chose de plus tangible. De plus efficace aussi. Mais cette bonne résolution ne saurait durer. Elle ne dure jamais.

Le timbre rocailleux de son oncle la tire de sa torpeur amère. Elle secoue la tête avant de plonger son regard profond dans celui du norvégien. La rebelle plisse le front, interpellée par le ton plus que sérieux de celui qu’elle considère comme son allié. Elle devine son inquiétude à travers les mots employés. « - J’imagine que je peux bien t’accorder ça », articule-t-elle en haussant les épaules, un rictus discret venant fendre son visage. Faussement indifférente à la faveur demandée, elle perçoit la gravité de la demande et ne cherche pas à la contourner. « - Tu le connais mieux que moi après tout. C’est dommage… Je m’amusais bien avec lui. Je trouverai quelqu’un d’autre à emmerder. Il paraît que c’est ce que je fais de mieux » Une moue boudeuse, elle lève les yeux au ciel en soupirant. Retrouve ses airs d’enfant privée de son jouet préféré avant de reprendre son sérieux. Certes, l’oncle à attisé la curiosité de la résistante, mais elle est loin d’être folle et elle comprend parfaitement que si ce dernier prend la peine de la mettre en garde contre Aleksi, c’est qu’il a toutes les raisons de le faire.

Elle finit par enchaîner les aveux sans vraiment les contrôler. Ne pas trop en dire non plus, en prévention de la réaction à laquelle elle s’attend. Violente, surtout constitué de cris et de remontrances. C’est pourtant tout autre chose que Kyran lui réserve. Il a l’air sincèrement affecté par la détresse apparente de la rebelle et ça la touche profondément, elle-aussi. Anxieuse à l’idée de devoir confesser sa bêtise, de mettre des mots sur ce qu’elle a fait, sur les conséquences plus ou moins graves que cela pourrait avoir, ça la ronge de l’intérieur depuis des jours. Et si elle se sent déjà mieux à l’idée d’avoir quelqu’un dans la confidence, elle redoute encore plus les heures et les semaines à venir. Encore incertaine de son sort. « - Je m’attendais pas à ce que tu te montres aussi calme. Je dois avouer que ça me surprend. Beaucoup » Un nouvel aveu qu’elle ne déguise pas. Qu’elle ne cherche pas à masquer, d’une quelconque manière. La spontanéité dont elle fait preuve la laisse elle-même perplexe mais elle ne le connaît pas si bien après tout. Et elle se complaît à le découvrir encore un peu plus à chaque fois qu’ils se croisent. Cette fois-ci plus que toutes les autres fois. Parce que ce moment est spécial et qu’il regorge de pièges dans lesquels elle ne veut pas tomber. Comme se penser plus maligne que le norvégien. Un jeu qu’elle perdra à coup sûr si elle le commence. Et ce n’est pas ce qu’elle veut. Recherche même le contraire. En total opposition avec ses premiers réflexes. La brune se contente en revanche d’éluder la seconde question, feignant ne pas l’avoir entendue en passant une main dans ses cheveux de jais.

Elle souffle longuement, joue avec ses phalanges alors qu’à de nombreuses reprises, les mots s’écrasent derrière ses dents. Incapable de les articuler. De les laisser sortir, prendre le dessus sur tout le reste. Elle esquisse une nouvelle tentative alors que l’oncle s’éloigne. Se plonge dans l’obscurité d’un coin de la pièce pour y enfiler des gants en cuir. Il ne dit. Pas un mot quand il se saisit d’un trousseau de clé qu’elle n’avait même pas remarqué et de deux perches dont elle devine aisément l’utilité. Elle tend les bras pour attraper celle qu’il lui lance, avec succès. L’invitation lui fait plaisir mais elle n’est pas certaine de la mériter. Elle n’est plus certaine de rien, à vrai dire. « - Attends, je… » Elle hésite. Se reprend, baisse la tête et fixe le sol alors qu’il s’approche de nouveau. Elle devine ce qu’il essaie de faire. La pousser à l’aveu en lui occupant les mains et l’esprit avec tout autre chose. C’est intelligent, mais ce n’est pas ce qu’elle veut. Elle n’a pas envie de balancer sa vérité sans s’en rendre compte entre deux coups de bâton à des zombies. Elle n’a pas envie de se laisser avoir par cette tactique, parce qu’elle n’est pas une enfant qu’on piège ainsi. Bien qu’elle respecte l’initiative de son oncle. Elle veut avouer, ce qu’elle a fait, et en assumer les conséquences parce que c’est ce qu’elle mérite. Après avoir agit comme elle l’a fait. « - J’espère que t’as raison mais honnêtement, j’y crois pas » Elle resserré sa prise autour de la tige en ferraille. Ses doigts blanchissent sous la pression exercée par la rebelle alors qu’elle tente de formuler une phrase claire et concise dans son esprit torturé. Elle relève finalement la tête en plongeant ses orbes neurasthéniques dans celle de Kyran. Prête à parler. Prête à entendre la sentence. « - J’ai attaqué un van du Gouvernement pour faire libérer un prisonnier », lâche-t-elle sans ménagement en réponse à l’interrogation du mafieux dans l’attente d’explications. Ça fait du bien de le dire, mais ça lui ronge les nerfs encore plus. Elle se mord la lèvre inférieure alors que sa vérité lui paraît soudain insignifiante. Il doit la trouver bien ridicule à se ronger les sangs pour ça mais depuis, les cauchemars s’enchaînent à chaque fois qu’elle ose fermer les yeux. Elle se sait traquée, épiée. Recherchée. Pour ce qu’elle a fait et ce qu’elle est encore prête à faire. « - T’as le droit de me foutre à la porte. Ce serait justifié », ajoute-t-elle en laissant échapper un petit rire essoufflé. Elle se mettrait bien des baffes tant elle se trouve pathétique. Incapable de gérer elle-même ses problèmes. Jamais elle n’est est arrivée à un tel stade et ce qui l’effraie le plus, c’est qu’elle ait pu entraîner le Bones et la Némésis avec elle. Et ça, elle ne pourra jamais se le pardonner.

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    I've been looking all night watching them empty hours. Invisible to these crowds, always double vision. I've been losing my mind listening to broken speech. Stacking up broken seats, it's a lonely picture. And I hear your voice as it echoes 'round my head. Always that same thing that you said. Get out, get out, while you still can.
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« see with our own clarity » - pv. Kyran

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