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 Going Under {Esperanza/Rachael}

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MessageSujet: Going Under {Esperanza/Rachael}   Sam 25 Juin - 10:22


« Loterie du RP »



Esperanza & Rachael
featuring



« The time will come, when you'll have to rise
above the best, improve yourself, your spirit never dies!
Farewell, I've gone, to take my throne above
Don't weep for me because
This will be the labor of my love
Here we are, don't turn away now
We are the warriors that built this town
»

C’est une journée comme toutes les autres. Du moins, avait-elle débuté normalement pour vous. Vous déambulez dans les rues, croisez peut-être même la milice. L’endroit vous semble sécurisé, la quiétude relative vous cueillant malgré vous tandis que vous progressez. Vos pensées vagabondent, votre esprit peut-être même s’engourdit quand des silhouettes s’approchent soudainement. Vous ne les apercevez que tardivement. Leurs démarches sont incertaines, ils titubent. Vous n’y prêtez peut-être pas attention avant de les entendre. Des grognements, des râles vous parviennent. Quand l’odeur de putréfaction harcèle ultimement vos sens, la panique vous emporte. Des zombies ont pénétré dans l’enceinte de la ville. Le quartier assiégé par une horde de macchabées, vous n’avez pas d’autres choix que de courir pour sauver votre vie, n’ayant à votre disposition aucune arme adaptée pour une exécution massive. Encerclé, bloqué dans une impasse, il ne vous reste qu’une seule solution pour éviter la mort certaine. La bouche d’égout la plus proche a déjà été ouverte, sans doute par une autre âme passant par là. Il ne vous reste plus qu’à plonger sous terre. C’est ainsi que vous vous retrouvez piégés alors dans un dédale sombre et ragoûtant. Il parait qu’ici on peut croiser toute sorte de créatures, on dit même que c’est hanté. Ou que la résistance en a fait un de ses bastions. Vous n’êtes pas certains d’être plus à l’abri ici qu’à l’extérieur mais c’est votre meilleure chance. Dans votre infortune, vous êtes accompagné d’un autre égaré. Tous deux devez retrouver la surface, vous assurez d'avoir semé les morts vivants. Et tout ça, sans savoir ce qui se terre dans ces entrailles putrides, sans savoir ce que vous pourriez y découvrir ou y affronter.

Ordre de passage:
1 - Esperanza
2 - Rachael



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MessageSujet: Re: Going Under {Esperanza/Rachael}   Lun 27 Juin - 11:55

Going Under

Rachael&Esperanza

A gauche, une ruelle plutôt étroite qui semblait mener tout droit en enfer, à droite, une rue un peu plus large qui donnait plus de perspective. Esperanza ne savait plus. Elle n’affectionnait pas particulièrement cette partie de la Nouvelle-Orléans. Elle n’était plus sûre de son chemin. Forcément il n’y avait aucun badaud à qui elle aurait pu demander sa route. Après un haussement d’épaule, la jeune femme s’engagea dans la rue la moins inquiétante. Elle venait de quitter un de ses clients qui l’avait exaspérée en refusant tout ce qu’elle avait pu lui proposer. Plutôt que de lui enfoncer ses ongles dans les yeux, la styliste avait prétexté une urgence pour s’éclipser. Maintenant il fallait qu’elle se repère. Pour cela Esperanza décida de faire confiance à son instinct et marcha sans vraiment savoir où aller. Il faisait chaud, l’air était moite, une journée classique en somme. Une journée étouffante.

Après quelques minutes de marche, Esperanza se rendit compte que quelque chose n’allait pas. La zone dans laquelle elle venait d’arriver semblait pourtant tout à fait normale. Il y avait peut-être ce groupe de personnes là-bas au loin qui lui paraissait étrange. La métisse tourna sur elle-même dans l’espoir de reconnaître l’endroit. Elle s’était perdue dans ses pensées et avait fini par ne plus du tout prêter attention à sa trajectoire. Une odeur soudaine de mort lui parvint aux narines. Une odeur de chair en putréfaction. Esperanza reporta son regard sur les silhouettes qui s’avançaient vers elle. A y regarder de plus près ils ne marchaient pas droit et se déplaçaient en masse. Et puis des grognements rauques se firent entendre. La jeune femme ne parut pas rassurée. Elle comprit très vite. Des zombis venaient de pénétrer dans l’enceinte de la ville. Comment cela était-ce possible ? Pas le temps de réfléchir que des morts-vivants débarquaient de tous les côtés. Le cœur d’Esperanza se serra dans sa poitrine. Sans réfléchir une seconde de plus, la métisse se mit à détaler. Hors de question de finir déchiqueter par les dents pourries de ces créatures d’outre-tombe. Une course qui fut bien vite stoppée net par la fin de l’impasse qu’Esperanza venait d’emprunter. Elle constata qu’elle n’était pas la seule à s’être faite avoir. Une femme blonde se trouvait déjà là. Esperanza ne l’avait jamais croisée. Haletante, à bout de souffle, la jeune femme s’arrêta puis jeta un rapide coup d’œil par-dessus son épaule. Elles étaient mal, très mal. Les zombis arrivaient, lentement mais sûrement. Faire demi-tour était synonyme de suicide. La masse était énorme et Esperanza ne disposait d’aucune arme. Elle regrettait bien son épée tiens. C’était pratique à son époque, et ça l’aurait sûrement aidé. Pour l’instant à part trouver un moyen de s’échapper.

« Mille sabords ! » lâcha Esperanza en prenant de grandes bouffées d’air.

La jeune femme continuait parfois d’utiliser des expressions d’un autre temps ce qui, dans sa bouche et dans sa tenue actuelle –qui était loin d’être les vieilles guenilles qu’elle portait lorsqu’elle était pirate- donnait une drôle d’impression. Il y avait bien une grille, mais le fer rouillé et les files qui dépassaient rendaient l’ascension impossible et dangereuse. A part ça, il n’y avait rien. Des murs de briques et une benne à ordure. Ce fut en observant cette dernière que la jeune femme remarqua la bouche d’égout ouverte près de la poubelle. « Là ! La bouche d'égout ! » dit-elle en désignant leur porte de sortie. Certes l’idée était loin d’enchanter Esperanza. Elle qui s’était habituée au luxe et aux belles choses ne serait jamais descendue dans les égouts. Mais la jeune femme savait aussi faire des concessions pour sauver sa vie et se rendre à l’évidence lorsqu’elle n’avait pas d’autres choix. Surtout que les créatures se rapprochaient dangereusement dans un grognement  massif qui semblait être un requiem tout droit sorti des enfers. Leur regard vitreux, leur peau pourrie et leurs mâchoires claquantes faisaient facilement passer cette bouche d’égout pour l’entrée du paradis. Esperanza espérait juste que des zombies ne les attendaient pas au bout de l’échelle. Autrement la fin serait inévitable.

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MessageSujet: Re: Going Under {Esperanza/Rachael}   Dim 3 Juil - 17:59



going under

Esperanza & Rachael
featuring

Lorsque la milicienne réalise son erreur, il est déjà bien trop tard pour faire demi-tour : la fin du cul de sac se dresse devant elle, s’incarne sous la forme d’un mur de pierre aux allures de mur de prison. Intérieurement, elle se fustige, se traite de tous les noms d’oiseaux qui lui passent par la tête : ces quartiers, elle les connait comme sa poche ! Combien de fois y a-t-elle patrouillé et intervenu depuis qu’elle officie à la Nouvelle Orléans ?
Beaucoup trop, sans doute, pour pouvoir justifier cet égarement passager et qui ne saurait tomber plus mal.

Un bruit de cavalcade soudain la fait pivoter d’un bond pour se retourner vers l’entrée de l’impasse, les poings serrés et la posture clairement défensive, prête à défendre chèrement sa peau si les conditions l’exigent. Evidemment, elle n’est pas armée : elle n’est pas en service. Rien de tout cela ne serait arrivé sinon. Les renforts seraient déjà sur place, ou pas loin de l’être, tandis qu’elle-même ne se serait pas privée du plaisir de faire gicler quelques cervelles putréfiées. Sauf qu’il n’y a personne, pas un rat, pas même un regard curieux caché derrière un rideau.
Mais ce n’est qu’une autre femme, à priori tout aussi humaine qu’elle. Rachael, pour autant, ne se départit pas d’une attitude méfiante face à cette inconnue prise dans le même étau qu’elle. Secours inespéré ou part du piège ? Car ces zombies n’ont pas pu pénétrer seuls l’enceinte bien gardée de la ville.
Si le juron d’un autre temps lui fait hausser un sourcil surpris, les paroles qui suivent semblent, elles, beaucoup plus sensée. Soudainement, la bouche d’égout se pare presque d’une aura accueillante alors que les silhouettes ennemies se rapprochent petit à petit et achèvent de refermer la seule rue de sortie possible. La milicienne ne se perd pas en paroles inutiles à l’égard de sa compagne et s’avance aussitôt vers l’entrée souterraine. A côté, la benne à ordure diffuse un avant-goût odorant de ce qui les attend plus bas, mais cela peut-il être pire que cette petite armada de morts vivants qui les a en ligne de mire ? Rachael se saisit des barreaux rouillés de l’échelle qui descend dans l’obscurité et entame une descente rapide dans cette échappatoire nauséabonde. Rapide jusqu’à ce qu’un échelon cède sous son pied et la déséquilibre, accélérant drastiquement son arrivée dans le canal souterrain, heureusement pas réellement profond. Quelques mots fleuris s’échappent de ses lèvres serrées tandis que sa chute l’amène à se retrouver assise dans quelques centimètres d’une texture qu’elle ne préfère pas chercher à identifier. « Méfie-toi, l’échelle est complètement pourrie. » L’autre l’avait sans doute compris, mais une ultime mise en garde ne pouvait pas faire de mal.

Une main en appui contre un mur suintant, elle se relève tant bien que mal alors que ses yeux sont encore en train de s’habituer à l’important changement de luminosité. Elle lève les yeux vers le puits de lumière et la silhouette contrastée qui s’y découpe, s’écarte de quelques pas afin de ne pas rester directement sous l’arrivée de l’échelle puis, à tâtons, elle explore brièvement son corps sans constater de blessure évidente. Toujours ça de pris.
Quelques instants plus tard, l’inconnue est de nouveau à ses côtés et, au-dessus d’elles, les grognements et autres borborygmes sont de plus en plus distincts. Autant ne pas traîner. « J’imagine que tu n’as rien pour éclairer ? » Encore une fois, c’est le tutoiement qui franchit naturellement ses lèvres alors qu’elle n’a aucune idée de la personne à qui elle s’adresse. L’urgence de l’instant présent : qui a le temps de s’embarrasser d’une politesse empesée et futile alors que des créatures cherchent à attenter à sa vie ?
Rachael, déjà, commence à s’aventurer dans le couloir obscur en gardant sa main gauche posée le long du mur. Si elle peut se targuer d’avoir une bonne connaissance des rues en contrehaut, les canalisations de la ville, en revanche, lui sont parfaitement inconnues  ̶  et pourquoi en serait-il autrement ? Vu l’apparence de sa compagne de malchance – du moins vu ce dont elle se souvient, car elle n’a guère pris le temps de la détailler sous ses moindres coutures et l’éclairage actuel ne lui en laisse pas davantage l’opportunité –, elle se doute que celle-ci partage son ignorance quant à leur situation actuelle. Quoique se tromper sur ce point ne lui déplairait pas : au plus tôt elle sera sortie de cet endroit oppressant et désagréable, au mieux elle se portera.  

 
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MessageSujet: Re: Going Under {Esperanza/Rachael}   Jeu 7 Juil - 12:37

Going Under

Rachael&Esperanza

Les deux femmes étaient cernées. Heureusement l’inconnue fut réactive et ne perdit pas de temps avant de s’engager sur l’échelle branlante qui menait aux souterrains de la ville. Esperanza ne se fit d’ailleurs pas prier pour lui emboîter le pas. La jeune femme se stoppa un instant après que la blonde ait chuté. Le métal rouillé n’avait pas tenu le choc. Malgré ça, l’inconnue eut la bonté de la mettre en garde. Esperanza se contenta de sauter les derniers échelons pour atterrir auprès de sa compagne d’infortune. Les égouts. Leurs odeurs nauséabondes, leurs ténèbres et leurs surprises. Jamais Esperanza n’aurait cru mettre les pieds ici, mais en regardant d’où elle venait, elle se dit que ce n’était pas plus mal. Lorsqu’on lui demanda si elle avait quelque chose pour éclairer les lieux, la jeune femme tâta ses poches sans grand succès. « Rien du tout, ça aurait été trop beau. » soupira-t-elle en emboîtant le pas de l’inconnue. La lumière venue d’en haut ne donnait pas grande perspective. Les lieux étaient sombres et humides. On entendait le bruit d’écoulement d’eau et d’autres sons pas vraiment identifiables.
 
« J’comprends pas comment ces créatures sont arrivées jusque là… Les Shadowhunters sont quand même sur entraînés, je n’arrive pas à croire qu’ils aient laissé passer ça. Dois y avoir une explication. » dit Esperanza sur le ton de l’incompréhension.

Il n’y avait aucune ironie dans ses propos. Elle était une fervente supportrice du Gouvernement et ne comprenait réellement pas comment une telle masse de mort-vivants avait pu pénétrer dans l’enceinte de la ville. Pour l’instant le plus important était de s’éloigner de cette zone et de trouver un moyen de remonter à la surface. Un grand bruit sourd fut sursauter Esperanza qui continuait de marmonner. Elle se retourna. C’était comme si on venait de jeter un objet depuis le halo de lumière que représentait la bouche d’égout. C’était en fait un des zombis qui avait dû chuter en stagnant près de là. « Manquait plus que ça. » siffla la métisse. Elle doutait que d’autres ne tombent dans les souterrains mais cette option ne la rassurait guère. Il fallait que les deux femmes s’éloignent d’ici et vite. Mais ce n’était pas évident lorsqu’on ne voyait rien autour de soit. Esperanza imitait sa compagne d’infortune en s’appuyant au mur crasseux. Si elle avait su que sa journée tournerait aussi mal, elle n’aurait jamais quitté sa zone de confort. Elle n’était plus vraiment prête pour ce genre d’aventure houleuse. Surtout que les égouts de la Nouvelle-Orléans étaient source de rumeurs plus ou moins insolites et que personne ne savait exactement ce qu’ils pouvaient contenir.

Le bourdonnement des morts-vivants se faisait de plus en plus lointain. Celui tombé avait dû se briser les jambes et s’était vu contraint de rester sur place, les bras tendus vers ses proies. L’ambiance des lieux fut néanmoins perturbée par des bruits de pas. Quelqu’un d’autre semblait être là. Vu la cadence, on devinait que la personne était entrain de courir. La bonne nouvelle était que, par conséquent, ce n’était pas un zombi mais peut-être bien un humain. Ou quelque chose qui s’en rapprochait. « T’as entendu ? » demanda Esperanza à l’adresse de la blonde devant elle. Bien sûr qu’elle avait dû entendre, elle n’était pas sourde aux dernières nouvelles. Les bruits de pas se firent plus discrets. Quelqu’un était bien là mais dans ce dédale de couloirs poisseux, le manque de lumière et leur manque de connaissance des lieux, il était difficile de définir la source de ce bruit. Peut-être était-ce la personne qui était passé avant elles qui tentait de fuir ? Oui ça devait sûrement être ça. Qui traînerait ici par plaisir ? Personne. Enfin dans l’esprit d’Esperanza, il n’y avait pas d’autres possibilités.

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MessageSujet: Re: Going Under {Esperanza/Rachael}   Dim 17 Juil - 19:38



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Esperanza & Rachael
featuring

L'incompréhension de l'inconnue fait écho à celle de la milicienne qui, elle non plus, ne parvient pas à justifier qu'un nombre de zombies aussi important ait pu passer les frontières de la ville afin de se balader impunément à l'intérieur de l'enceinte sans que personne n'intervienne. « Evidemment qu'il y a une explication. » La réplique claque, plus sèche que prévue. « C'est pas comme si ça se ratait facilement, un groupe de mort-vivants en pleine balade touristique. On peut pas vraiment dire qu'ils se fondent dans la masse. » Le bruit sourd et caractéristique d'une chute lui fait jeter un œil machinal vers leur point d'entrée, mais il lui est difficile de distinguer quoi que ce soit de précis, bien qu'il ne lui soit pas difficile de déduire ce qui venait de se passer. « Refermer derrière toi aurait été une bonne idée. S'ils sont plusieurs à piquer une tête, on sera pas à l'abri d'une bonne surprise dans les mois à venir… » Un remake à la sauce apocalyptique des alligators navigant dans les égouts de New York.
Néanmoins, Rachael n'amorce pas l'ombre d'un demi-tour et l'idée de joindre le geste à la parole ne l'effleure que brièvement. Soyons honnêtes, elle n'a pas envie d'affronter à mains nues celui de leurs poursuivants qui est tombé, quel que soit son état, et encore moins tous ceux qui doivent s'agglutiner à l'extérieur. La milicienne est suffisamment lucide pour savoir que cela signerait son arrêt de mort, et il se trouve que mourir ne figure pas dans les plans qu'elle a établi pour sa journée de repos.

Ainsi la progression laborieuse des deux femmes continue et bientôt elles se sont suffisamment éloignée de la bouche d'égout pour ne plus entendre les signes de présence de ceux qui les attendent encore là-bas. Pendant un temps, le silence presque total de leur environnement – exception faite des égouttements d'eau et du trottinement de quelques rongeurs souterrains – transforme leur péripétie inopinée en promenade de santé à l'aveugle. Rachael et sa compagne n'échangèrent guère, ayant sans aucun doute quelques préoccupations bien plus importantes comme, par exemple, tenter d'avancer sans trop se prendre les pieds dans les détritus inidentifiables qui encombrent leur trajectoire.
Le bruit de course en est d'autant plus assourdissant qu'il brise ce calme fragile.
La milicienne se fige aussitôt, interrompant tout net son avancée afin de tenter d'identifier la direction d'où parviennent les sons, mais les murs concaves les diffusent et les amplifient tant et si bien qu'il devient compliqué d'en deviner la provenance exacte. « Cela vient de la droite. » Elle n'en donnerait pas sa main à couper, mais entreprend tout de même de patauger précautionneusement dans la vase afin de rejoindre le côté opposé du tunnel dans lequel elles évoluent, longe le mur sur deux petits mètres et se retrouve interrompue par un embranchement qu'elle signale à voix basse à sa coéquipière. Leur individu mystère, quant à lui, se garde bien de se manifester ouvertement. Ce qui pourrait parfaitement se justifier s'il pense avoir affaire à des poursuivants mal intentionnés. Pour autant, Rachael se garde bien de lancer un appel à haute voix dans l'espoir de l'amadouer : dans un lieu aussi glauque et peu fréquenté, on n'est jamais vraiment sûr de ce qui peut vous tomber sur le coin de la figure. Or pour avoir grandi au sein de cette ville elle n'a, gamine, pas été épargnée par les rumeurs fantasques et autres histoires d'épouvantes diverses ayant pour thème central de réseau des canalisations. Si elle n'a jamais accordé beaucoup de crédit à ce genre de bêtises, elle n'est pas sans ignorer qu'il y a bien souvent un fond de vérité derrière toute invention macabre.

« On a deux possibilités. » La milicienne s'est de nouveau rapprochée de sa compagne, préférant ne pas avoir à trop élever le ton de sa voix. « On continue tout droit dans l'espoir de dénicher une sortie d'ici pas trop longtemps. » Car en soit, il y a bien peu de chance qu'elles continuent à errer indéfiniment dans ce dédale sans jamais trouver leur sortie de secours. « Ou bien on prend à droite et on tente de trouver le propriétaire de ces bruits de pas. Il est peut-être tout aussi paumé que nous, mais peut-être pas : on l'a entendu courir. » De là à savoir s'il s'agit d'une personne bien intentionnée… mais elles n'ont aucun moyen de le deviner tant qu'elles ne lui auront pas mis la main dessus. Et des fois que le sous-entendu ne soit pas assez clair, Rachael rajoute : « Je préfère aller en direction de ces bruits qu'entendre quelqu'un marcher derrière moi sans savoir de quoi il retourne. »

 
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MessageSujet: Re: Going Under {Esperanza/Rachael}   Lun 1 Aoû - 11:36

Going Under

Rachael&Esperanza

S’il y avait bien une explication à ce flot de morts-vivants, personne ne semblait au courant. Esperanza l’aurait bien fait remarquer d’ailleurs, si la chute d’un des zombis ne l’avait pas interrompue. Aussitôt, une remarque file. Esperanza fronce les sourcils. Elle a juste l’impression d’être une gamine qui se fait engueuler par sa mère. « Bien sûr j’aurais pu refermer derrière moi et me faire arracher les mains par leurs dents pourries. Après tout ce n’est pas comme si on était dans l’urgence totale. » rétorque la jeune femme avec sarcasme. Malgré son agacement, Esperanza espère que d’autres ennemis ne feront pas le grand saut, auquel cas il faudra se mettre à fuir sans savoir où aller et c’était toujours compliqué surtout quand on y voyait pratiquement rien.

La blonde devant elle stoppe sa marche. Bien qu’Esperanza se soit concentrée de toutes ses forces pour essayer de déterminer la source du bruit, elle n’a aucune idée d’où ce dernier peut bien venir. Heureusement pour elle, sa compagne d’infortune a l’air d’avoir l’ouïe plus développée. A droite donc, le bruit viendrait de la droite. Esperanza se demande un instant comment elle peut sembler si sûre d’elle mais son instinct la pousse tout de même à lui faire confiance. Finalement les deux femmes arrivent près d’un embranchement. Bien sûr que cela aurait été trop facile sans des complications du genre. Alors qu’Esperanza pense au moment où enfin elle sortira d’ici, la blonde se rapproche de nouveau. La métisse l’écoute attentivement en hochant la tête. Elle distingue à peine les traits de la femme qui est entrain de lui parler. L’Hellraiser aurait bien aimé sortir d’ici au plus vite, mais d’un autre côté, elle ne souhaitait pas se faire déchiqueter en morceaux par un cinglé. Personne ne retrouverait leur corps dans un endroit pareil, ou sûrement qu’on les prendrait pour des zombis arrivés là par hasard. La deuxième solution s’avère donc être la meilleure.

« Allons à droite, on a pas entendu d’autres bruits de pas, le fuyard ne doit pas être bien loin. » suggère-t-elle en joignant l’acte à la parole.

Le silence de mort est revenu, brisé par les bruits de l’eau croupie dans laquelle progressent les deux femmes. Esperanza est loin d’être rassurée. Elle n’est pas de nature peureuse, simplement elle n’a rien pour se défendre. Si ce n’est peut-être ses nouveaux dons qu’elle ne sait absolument pas contrôler. Alors qu’elle reprend une bouffée de cet air nauséabond, un bruit de respiration la fait se stopper. « Attends. Il y a quelqu’un…» Esperanza se rapproche de son acolyte. Elle ne sait pas trop comment s’y prendre. Ne sait pas trop comment appréhender la situation. Mais tandis qu’elle s’approche de ce qu’elle pense être la source du bruit, elle est violemment projetée en arrière et manque de tomber. Le fuyard vient de la pousser en sortant de son trou en courant. Il détale. Esperanza ne sait pas si elles ont à faire à un homme ou une femme, jusqu’à ce qu’une voix résonne contre la pierre.

« Arrière créatures, vous ne m’aurez pas. » hurle ce qui est visiblement un jeune homme terrorisé.

L’hellraiser peste puis hausse les épaules. A quoi sert de courir lorsqu’on ne sait pas où on va ? A rien. C’est ce que pense Esperanza en tout cas. D’ailleurs elle s’apprête à s’indigner à haute voix lorsqu’une lueur apparaît derrière elle. La métisse se tourne. Au loin une silhouette se dessine. L’inconnu tient une lampe à huile. « Mh, ça c’est bizarre. Tu crois qu’on devrait la suivre ?» demande-t-elle. Mais à peine a-t-elle dit ça que la silhouette en question se met à tourner dans leur direction. Sûrement attirée par le cri du jeune fuyard. Ami ou ennemi, cette personne semble en tout cas bien connaître les lieux. Après tout, qui se promène avec une lampe à huile accrochée à la taille de nos jours ?

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MessageSujet: Re: Going Under {Esperanza/Rachael}   Ven 5 Aoû - 17:08



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Esperanza & Rachael
featuring

Et leur avancée à l'aveuglette de continuer, donc, jusqu'à ce que sa compagne lui souffle de s'arrêter et s'avance à priori vers la source du bruit qui a échappé à Rachael. De là, tout se précipite, une silhouette sombre jaillit de sa cachette comme un diable de sa boîte et leur passe sous le nez sans que l'une ou l'autre n'ait le temps ni le réflexe de l'attraper. Puis il leur parle, ou plutôt leur hurle dessus et le son de sa voix rebondit contre les murs, déformé et d'autant plus percutant qu'il paraît totalement déplacé en ces lieux. Plus loin, la lumière, encore quelqu'un ? Bizarre, en effet. « Je ne sais pas, je ne pensais pas que les égouts étaient autant peuplés. » Comme si c'était le moment de faire de l'humour.
Mais le nouvel individu s'avance vers eux, peu pressé à l'inverse de l'autre qui a détalé comme un lapin, et sa lampe à huile diffuse un halo jaunâtre autour de lui. D'une main posée sur l'épaule de l'autre femme, la milicienne lui intime de reculer le plus silencieusement possible, retourner sur leurs pas en restant dans l'ombre jusqu'à ce qu'elles soient de nouveau de retour à l'intersection. Pas un mot de plus n'est prononcé tant qu'elles ne sont pas à l'abri derrière l'angle du mur. « Sa lumière fait de lui une cible et tant que nous ne savons pas ses intentions, mieux vaut le traiter comme tel. » Elle a beau chuchoter sur le ton le plus bas possible, Rachael ne peut se départir de la désagréable impression que ses murmures se font écho et vont filer directement dans l'oreille de l'étranger qui se rapproche. « Quand il sera pratiquement arrivé à l'intersection, tu y verras suffisamment pour traverser en courant et lui passer devant. Entre le bruit et ta silhouette, il tournera dans ta direction. J'arriverai par derrière et je l'immobiliserai. On verra bien ce qu'il a à dire ensuite. » Habituée de longue date à ce genre d'exercice, elle ne réalise pas que l'assurance dans ses propos peut sonner pour de la suffisance quant à ses capacités, pas plus qu'elle songe que l'autre femme n'a pas forcément envie de jouer le rôle de l'appât et de goûter au danger qui va avec. Car après tout, dans le schéma que Rachael vient de lui proposer, c'est elle qui prend tous les risques et non la milicienne, qui restera bien planquée dans l'obscurité jusqu'à ce que vienne le moment d'agir. « Il est peut-être armé alors s'il te demande de faire quoi que ce soit, obéis sans discuter. » Et si cela n'arrive pas, si sa compagne refuse de s'exposer ou que l'autre ne prenne pas la direction attendue ?

Pendant ce temps, aucun signe du fuyard. S'est-il trouvé une nouvelle planque à deux pas de là et de laquelle il a tout écouté, ou bien a-t-il pris ses jambes à son cou et essayé de mettre le plus de distance possible entre lui, les deux femmes et le troisième larron ? Impossible de savoir dans l'immédiat mais quel que soit le choix qu'il a fait, Rachael espère qu'il ne va pas contrarier le plan qu'elle essaye de mettre en place, ni qu'il n'a dirigé ses pas vers la sortie la plus proche et le zombie tombé dans le réseau des canalisations. Quoique dans la mesure où elles n'ont pas entendu de cri, il y a peu de chance que cela se soit produit.

La milicienne ne s'interroge pas sur la raison qui l'a poussée, instinctivement, à se ranger du même côté que le vagabond effrayé et se méfier de l'autre inconnu. Est-ce dû au fait que celui-là, avec sa lampe et sa tranquillité apparente, semble trop à l'aise dans ces lieux glauques pour ne pas être louche ? Car pour ce qu'elle en sait, il pourrait tout aussi bien être un agent du gouvernement tout comme elle, et l'autre un délinquant traqué pour une cause juste. Mais pourquoi alors s'être adressé à elles en les traitant de créatures ? Rachael n'apprécie pas spécialement nager dans l'incertitude sans avoir la moindre idée de ce qui se trame. Entre les morts-vivants qui n'ont rien à faire dans la ville et ces deux personnes dont elles ignorent tout et qui ne sont certainement pas des citoyens lambda, cela commence à faire beaucoup de questions sans réponse, un peu trop à son goût par ailleurs.

En attendant, le halo de lumière se rapproche et les pas se font de plus en plus audibles.

 
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MessageSujet: Re: Going Under {Esperanza/Rachael}   Jeu 11 Aoû - 12:22

Going Under

Rachael&Esperanza

Une main sur son épaule, Esperanza n’eut d’autre choix que d’imiter sa comparse en reculant à son tour. Elle espérait ne pas trébucher. Par réflexe elle mit sa main devant sa bouche pour ne pas être trahie par sa respiration. Une fois à bonne distance et cachée dans un coin, la métisse écouta attentivement ce que la blonde lui disait. Elle hocha la tête. Elle avait raison. Pour l’instant Esperanza acquiesçait, bien que sa comparse ne puisse pas réellement le voir. Vint enfin le moment où sa compagne d’infortune lui indiqua la marche à suivre. La jeune femme comprit bien vite qu’elle devait jouer les appâts. Esperanza réfléchit un instant. Cette femme en avait dans le crâne et devait souvent se retrouver dans ce genre de situation pour que les idées fusent aussi vite. Étrangement, la métisse avait envie de lui faire confiance. Et puis elle n’était pas une poule mouillée. Derrière ses manières de princesse frôlant la garce pourrie gâtée, Esperanza avait un jour eu, dans une vie lointaine, une vie d’aventurière écumant les mers. Elle n’avait pas peur du danger. Malgré ça elle espérait de toutes ses forces que la silhouette qui se rapprochait d’elles ne serait pas la raison de sa seconde mort.

« D’accord, d’accord. Mais n’en profite pas pour détaler dans l’autre sens. Si j'y passe, je te retrouverais quand même. » dit-elle comme une gamine qui ronchonnerait.

Le halo jaunâtre de la lampe se rapprochait. On entendait désormais les pas de la drôle de silhouette. Esperanza avait le cœur qui battait à mille à l’heure. Cela faisait un moment qu’elle n’avait pas sorti sa casquette d’aventurière. Elle se demandait si elle n’était pas rouillée. Mais l’inconnu était presque là, la jeune femme n’avait plus le temps de penser, elle devait agir. Serrant les poings, Esperanza traversa la route de l’étranger histoire d’attirer l’attention. Ce qui fut concluant puisque la lampe tourna sur la droite. Esperanza fit volte-face pour se retrouver face à la personne qui la suivait. Désormais la lumière éclairait parfaitement le visage de l’inconnu. Et ce n’était pas beau à voir. L’étranger avait les traits d’un homme d’un certain âge, sa peau grise était cireuse comme si elle n’avait pas vu la lumière du soleil depuis des années. L’homme avait un œil visiblement aveugle, il était gris comparé à l’autre qui brillait d’un vert émeraude. Il releva sa lampe, venant presque la coller au visage d’Esperanza qui se recula d’un pas.

« Que faites vous là jeune fille ? Ce n’est pas très prudent de traîner par ici. Ce n’est pas un endroit très fréquentable à ce qui parait commença l’homme d’une voix rocailleuse et puis c’est un vrai labyrinthe… Qu’est-ce que tu veux, sale petite fouineuse ? Vous n’êtes tous que des fouineurs. » répéta l’homme avec démence.

Esperanza quant à elle n’avait pas bougé d’un cil. Elle se contentait d’espérer que la blonde n’avait pas fichu le camp et qu’elle s’occuperait de ce vieux fou. En attendant, sentant que l’inconnu était passablement irrité, Esperanza tenta de garder son calme.

« Je ne suis pas venue fouiner… Je me suis retrouvée ici par hasard et je me suis perdue… D’ailleurs je trouverais la sortie toute seule. » assura-t-elle en commençant à reculer.

L’homme ne semblait pas décidé à la laisser partir. Certes Esperanza avait entendu toutes sortes de choses sur les égouts. Les histoires classiques : qu’on pouvait y trouver des monstres, des alligators, des rebelles ou bien des communauté s’étant retiré de la civilisation pour vivre sous terre. Mais elle se demandait bien ce que ce vieillard avait à cacher dans un endroit comme celui là. Peut-être un trésor ? Dans ce cas là Esperanza pouvait le comprendre, elle n’aurait pas aimé qu’un vieux loup de mer vienne lui prendre son butin, à l’époque. Pour l’instant elle avait surtout besoin que sa comparse agisse avant de se prendre un coup de lampe dans le crâne.

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MessageSujet: Re: Going Under {Esperanza/Rachael}   Mer 17 Aoû - 12:52



going under

Esperanza & Rachael
featuring

Biche capturée dans la lumières des feux, la jeune femme bondit sous le nez de l’étranger et se réfugie de l’autre côté du tunnel, celui qu’elles n’ont pas encore exploré. Pendant un millième de seconde, Rachael visualise le pire : qu’il les a entendu discuter, qu’il va se tourner vers elle et la piéger au sein du halo de sa lampe, qu’il est armé et n’attend qu’une bonne occasion pour tirer, que le fugitif est en fait son complice et qu’ils vont leur jouer un sale tour… mais non. Jusqu’à présent, tout se déroule comme elle l’avait espéré.
La voix rauque s’élève, la voix d’un homme plus bien habitué à l’utiliser. Le ton méfiant, agressif, laisse augurer que son propriétaire n’est pas forcément animé des meilleures intentions qui soient. Et la milicienne se déplace, profitant des éclats sonores pour camoufler le son de ses pas et du fait qu’il soit tout accaparé par sa comparse. Se colle contre son corps, serpent, s’enroule autour de lui pour l’empêcher de tenter la fuite, glisse un bras contre sa gorge et commence d’y exercer une pression peu tendre. Surtout ne songe pas à l’odeur nauséabonde. L’homme empeste pire que les égouts. « Tu te débats, t’étouffe », elle lui grogne à l’oreille, la hargne instinctive tentant déjà une percée à la surface tandis qu’elle marque ses propos en appuyant davantage sur sa trachée. « Ton choix. » Elle sent l’homme se ramasser dans son emprise, sait qu’elle ne pourra guère tenir cette position éternellement sans arme pour faire pression et sans effectivement passer en phase offensive. Son autre main, celle qui est encore libre, se faufile jusqu’à celle qui tient la lampe et la lui arrache en profitant qu’il est encore sous l’effet de la surprise, pour ensuite tendre le trophée à sa compagne. La lumière sera pour elles désormais. Au moins le temps qu’elles soient fixées sur le type de rencontre auquel elles sont en train de faire face. « J’vais te lâcher maintenant. Tu fais un seul geste menaçant, t’es fini. Je suis de la milice, j’ai vraiment pas besoin d’une excuse pour buter un rat d’égout comme toi dans ce trou puant. » Evidemment sans arme cela risque de poser problème, mais l’intimidation est tout ce qu’elle a ici. Ce qu’il ignore ne peut pas lui nuire. Quoique…
L’homme acquiesce dans un grognement et elle lâche sa prise, pas mécontente de s’écarter de cette carcasse nauséabonde, pour revenir se ranger aux côtés de sa camarade sans le quitter du regard un seul instant. Il les observe toutes deux avec une haine clairement lisible dans son œil valide, mais s’abstient de l’insulte qui semble à deux doigts de franchir ses lèvres : pour l’instant, le bluff semble avoir été efficace. C’est toujours ça de pris.

« Bien, maintenant que nous sommes repartis sur de bonnes bases, tu vas pouvoir répondre à quelques questions. A commencer par ce que tu fous ici et ce que tu foutais avec le gars qui s’est barré. » Rachael croise les bras et ne se départit pas de son expression fermée, n’ayant pas spécialement l’envie de sympathiser avec cet homme qui les regarde de la même manière qu’un renard affamé fantasmant sur des poules qu’il ne peut pas croquer. « Un fouineur, comme vous », il crache, peut coopératif. « Z’avez rien à foutre ici, à fourailler dans des affaires qui vous concernent pas. C'est pas vos oignons. » La milicienne ne demande qu’à lui donner raison, néanmoins elle ne peut se départir de l’impression qu’il ne leur indiquera pas sagement la sortie si elles le lui demandaient : le cas échéant, c’aurait déjà été fait lorsque sa compagne avait posé la question quelques minutes plus tôt. Là, ils sont plutôt partis pour se regarder en chiens de faïence jusqu’à… jusqu’à ce qu’un bruit d’éclaboussure se fasse entendre derrière les deux femmes.
Instinctivement, Rachael se tourne dans la direction alors même qu’elle ne risque pas d’y voir grand-chose. Mauvaise idée car ce faisant, elle ne voit pas la lumière de la lampe se refléter dans le couteau que leur vis-à-vis vient de sortir d’entre ses guenilles.


 


Dernière édition par Rachael Miller le Sam 27 Aoû - 21:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Going Under {Esperanza/Rachael}   Lun 22 Aoû - 11:09

Going Under

Rachael&Esperanza

L’air devint un peu plus irrespirable, ou peut-être n’était-ce que l’appréhension qui donnait cette impression à Esperanza. Elle retrouva son calme lorsque la blonde sortit de sa cachette. L’homme était fait. La métisse ne put retenir une légère grimace. Ce rat d’égout la dégoutait et rien que l’idée de le toucher lui donnait des hauts-le-cœur. Mais ce n’était pas le moment de faire des manières. Esperanza attrapa la lampe tendue avec un petit sourire satisfait au coin des lèvres. Ce vieux fou ne savait visiblement pas à qui il avait à faire. Et la métisse non plus. Lorsque la blonde assura appartenir à la milice, Esperanza eut une drôle d’impression. Peut-être n’était-ce qu’un leurre pour berner le dément ou peut-être que non. La deuxième solution semblait être la bonne aux yeux de la jeune femme. Sa compagne d’infortune avait certains réflexes qui ne trompaient pas. Cela expliquerait aussi son agacement lorsqu’Esperanza s’était interrogé sur le troupeau de morts-vivants qui avaient pénétré la ville.

Tenant la lampe assez haute, Esperanza dévisageait l’homme avec dédain. Elle voyait bien qu’il avait envie de les tuer et peut-être même de faire d’elles son prochain repas… L’homme ne semblait toujours pas vouloir coopérer. D’ailleurs il continua de les traiter de fouineuses. Comme si ces égouts renfermaient un trésor insoupçonné dont ce cinglé serait le gardien. Le manque de lumière avait dû l’atteindre sérieusement.

« Mais qu’est-ce qu’on viendrait lui prendre à ce vieux fou ? Je me de… » commença-t-elle.

Sa réflexion fut interrompu par un bruit venant de derrière. Esperanza imita la femme à côté d’elle et détourna le regard. Malheureusement, elle ne vit rien puisque la lampe n’éclairait pas grand-chose derrière elles. L’homme quant à lui profita de cette diversion pour sortir une arme. La métisse reporta son attention sur le dément au moment même où ce dernier brandissait son couteau. Dans un rire démoniaque, l’homme parvint à frôler son avant-bras. Par réflexe Esperanza lâcha la lampe qui s’effondra au sol dans une résonnance incroyable. Par miracle l’objet ne se brisa pas. En revanche, la peau autour de la plaie d’Esperanza commença à devenir noire. La jeune femme écarquilla les yeux. Elle n’avait jamais été blessée depuis que le parasite qui faisait d’elle une Hellraiser s’était réveillé. Elle se dit qu’elle était entrain de rêver et que tout ceci ne devait être qu’un horrible cauchemar. Mais lorsque l’homme tenta de réitérer son attaque envers la blonde cette fois, Esperanza se saisit de son poignet de sa main valide. Un autre drôle de phénomène se produisit alors. La peau de l’assaillant sembla tout d’un coup pourrir à l'endroit où Esperanza la touchait. Il n’y avait aucun doute c’était bien la jeune femme qui faisait ça. L’homme se mit à hurler de terreur.

« Démon ! Sorcière ! Lâche moi tout de suite sale garce. » cracha-t-il en se débattant de toutes ses forces, faisant tomber son couteau dans l’eau croupie.

L’homme faisait un vacarme épouvantable et avec toute cette agitation, s’ils n’étaient pas les seuls dans les environs, il leur serait désormais impossible de passer inaperçus. Esperanza avait mal. Sa coupure était superficielle mais laissait tout de même couler quelques gouttes de sang contre  son avant-bras. Elle se sentit soudainement perdre le contrôle, comme si le parasite qui partageait son âme prenait peu à peu le dessus. Ses sourcils se froncèrent et un sourire machiavélique courba ses lèvres. D’un geste vif elle plaqua ses deux mains contre le visage de l’homme. Sa peau commença à noircir. Dans un cri de douleur et d’un pas branlant, le vieux fou se recula. Esperanza détourna son regard vers la blonde.

« Le couteau ! » dit-elle avant de retirer ses mains du visage de l’homme.

C’était bien la première fois que ce genre de chose se produisait. Esperanza n’arrivait plus vraiment à penser. Elle se contentait de regarder ses mains comme si ces dernières venaient d'apparaître. Elle ne savait pas trop si elle trouvait ça fascinant ou effrayant. Et surtout, qu’est-ce que l’autre femme en penserait. En attendant, la métisse n’avait même pas prêté attention à ce qui s’était passé autour d’elle et si le bruit qu’elles avaient entendu s’avérait être une fausse alerte ou non.

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MessageSujet: Re: Going Under {Esperanza/Rachael}   Sam 27 Aoû - 22:16



going under

Esperanza & Rachael
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Le bruit de la lampe qui choit est similaire à celui d’une explosion dans cet univers qui habille d’écho jusqu’à la plus petite des éclaboussures. L’attention distraite ne ramène pas immédiatement la milicienne dans l’instant présent et l’affrontement naissant, elle marque un temps de retard, un temps très bref mais suffisant pour que tout prenne place sous ses yeux et sans elle. Car ce qui arrive… eh bien cela la tétanise tout autant que le vagabond qui hurle à la sorcellerie, Rachael n’a jamais rien vu de pareil et pourtant ses yeux ne sont plus vierges d’horreurs depuis bien longtemps.
Lorsque sa camarade évoque le couteau tombé à leurs pieds, elle s’ébroue finalement et retourne enfin à l’action, s’accroupit dans l’eau croupie et plonge ses mains dans les immondices, tâtonnant à l’aveuglette jusqu’à sentir ses doigts se refermer sur le morceau de métal. La suite est dictée par son instinct de soldat, son instinct de tueuse qui a laissé ses états d’âme derrière elle depuis un bon nombre d’années déjà : l’homme se redresse, atrocement défiguré par ce que lui a fait sa compagne, évoquant parfaitement l’image d’un mutant rôdant dans les entrailles de la ville à la lueur jaunasse de la lampe à huile, et Rachael s’abandonne à l’action, commet l’irréparable, le meurtre. Sous la précision de l’habitude, la lame s’enfonce dans le cou et déchire les chairs en un geste létal. La lutte se termine sur cette note abrupte. 

Tandis que l’homme tente désespérément d’entraver l’échappée du fluide vital, elle recule hors de sa portée et laisse échapper une bordée de juron qui résument très bien sa pensée sur ce qui vient de se passer. Son regard quitte l’agresseur, qui finit par s’effondrer face contre le sol et achève de noyer ses borborygmes dans les déchets flottants, pour se fixer sur l’autre femme. La main toujours bien ancrée sur le manche du couteau, elle ne se départit pas de sa position de garde, prête à attaquer une seconde fois si cela s’avère nécessaire. « Ce que tu lui as fait… c’était quoi putain ?! » La méfiance alourdit son regard accusateur et elle prend le soin de rester suffisamment à distance d’elle pour ne pas se laisser prendre au dépourvu. « Une illusion ? Dis-moi que c'était une illusion. » Mais même elle n’y croit pas vraiment, et le ton de sa question le dénonce nettement : si elle sait d’expérience qu’une illusion bien maniée peut s’avérer très convaincante, cela ne correspond pas à ce qu’elle a vu ici, la manière dont cela s’est passé et surtout l’attitude présente de la brune face à ce qu’elle a fait. L’impression curieuse qu’elle est tout autant prise au dépourvu que Rachael devant ses actes. La milicienne ne s’en sent pas plus attendrie pour autant, certainement pas décidée à baisser sa garde devant le danger dont elle ignore la véritable nature.
Difficile de savoir comment se comporter, comment réagir correctement face à une manifestation aussi étrange. L'incertitude le dispute à ses mauvais réflexes qui commandent de se débarrasser au plus vite de toute menace potentielle. Elle n'a pas peur, elle ne sait plus ce que c'est la peur, mais elle ne comprends pas, et elle n'aime définitivement pas ça.
L’ironie est savoureuse ici : elle la traite en monstre alors que dans l’affaire, ce n’est pas la brune qui vient d’ôter une vie. « J’avais entendu des rumeurs sur ça… mais… » Mais ce n’étaient que des rumeurs invérifiées galopant parmi la myriade d’autres qu’entretenait la ville. Elle n’y avait pas accordé beaucoup de crédibilité, ayant déjà bien d’autres soucis sur lesquels se pencher.

« Il est mort ? » La voix surgit de l’obscurité derrière sa compagne et Rachael sursaute, ayant déjà oublié le fugitif. Elle fait un pas en avant pour récupérer la lampe miraculeusement intacte et la brandit en direction du tunnel trop sombre pour découvrir ce qui s’avère être un adolescent au teint hâve et à l’air famélique. Un mioche, putain ! Elle ne lui donnerait guère plus d’une quinzaine d’années, certainement pas un âge pour se retrouver dans ce genre d’endroit.
Et s’il les regarde avec une crainte non camouflée, son attention est toute dirigée vers le cadavre à leurs pieds et le sang qui forme une mare plus sombre autour de lui. Il n’a visiblement pas saisi toutes les nuances de la lutte qui a pris place ici-bas ou bien les deux femmes ne le terrifient pas autant que l’homme qui en avait après lui.


 
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MessageSujet: Re: Going Under {Esperanza/Rachael}   Mar 6 Sep - 10:02

Going Under

Rachael&Esperanza

L’homme n’avait plus rien d’humain. Son visage défiguré et ses grognements lui  donnaient un air bestial et pitoyable. Si Esperanza l’avait déjà bien amoché sans vraiment avoir contrôlé ses gestes, ce fut l’autre femme qui lui asséna le coup de grâce. La blonde enfonça la lame du couteau dégoulinante d’immondices dans le cou de l’ennemi. Un geste vif et précis. Visiblement elle n’en était pas à son coup d’essai et savait pertinemment ce qu’elle était entrain de faire. Esperanza quant à elle avait légèrement reculé en regardant le vieille homme se débattre contre la mort pourtant inévitable. Lorsqu’enfin il cessa de bouger, la jeune femme dût reprendre ses esprits. Sa compagne d’infortune la prenait désormais pour cible. La métisse ne pouvait la blâmer pour ça. Le seul souci était qu’elle ne pouvait pas réellement répondre à sa question. Esperanza ne savait pas, elle ne comprenait pas et ne voulait pas comprendre. C’était sa nouvelle nature, ce parasite qui lui pourrissait la vie depuis des mois. L’air tout aussi perdu, Esperanza s’éloigna un peu de l’autre femme.

« J’en sais rien ! C’est comme ça, je contrôle pas… Et puis il allait nous tuer. » fit-elle remarquer.

Elle n’était pas vraiment convaincante. En même temps elle s’effrayait elle-même, bien sûr qu’elle n’irait pas attaquer la blonde. Mais entre elles deux, Esperanza commençait à se demander qui était la plus dangereuse. Après tout elle ne savait rien d’elle, si ce n’est qu’elle était peut-être de la milice. En attendant tout ce qu’elle pouvait affirmer était qu’elle était une meurtrière et qu’elle la menaçait d’un couteau. Il n’y avait pas beaucoup de solutions qui s’offraient à Esperanza. Soit elle devrait prendre la fuite et se perdre dans ce dédale de couloirs puants. Soit elle tentait de sauver sa peau en se justifiant. Le plus simple pour elle aurait été de partir, pourtant la jeune femme ne bougea pas. Elle pouvait comprendre la peur et la surprise qui animaient la blonde en face d’elle.

« Ce ne sont pas des rumeurs, certaines personnes comme moi existent. Mais j’ai pas choisi ça… En attendant si j’avais voulu te tuer je l’aurais fait depuis un bail tu crois pas ? Pose ce couteau. Et puis c’est quoi ton excuse à toi pour avoir crevé le vieux ? » demanda-t-elle.

Esperanza n’attendait pas de vraie réponse. Elle se fichait bien que le vieillard ait rendu l’âme. Sûrement qu’il ne manquerait à personne d’ailleurs. Non la métisse cherchait simplement à rassurer son vis-à-vis histoire qu’elle cesse de la menacer comme si elle était un monstre. Une voix immature vint interrompre leur conversation. La blonde se saisit de la lampe et éclaira le visage de l’inconnu. Esperanza leva les yeux au ciel. Un gamin, voilà de quoi elles s’étaient méfiées. Visiblement l’adolescent était terrifié à la vue du cadavre de l’homme qui gisait dans l’eau croupi. Dieu seul savait la peur qui avait dû le saisir lorsque ce monstre des ténèbres lui avait couru après en hurlant que lui aussi devait être un fouineur. Mais que faisait-il ici ? Dans les bas-fonds de la ville à son âge.

« Oui il est mort. T’inquiète pas ce fou ne menacera plus personne. Qu’est-ce que tu fais là ? » questionna Esperanza.

Le jeune garçon mit un instant avant de détacher son regard du cadavre puis enfin il observa les deux femmes qui se trouvaient en face de lui. Légèrement éblouit par la lumière qui émanait de la lampe, il hésita un instant avant de répondre. Comme s’il avait peur de se faire réprimander.

« Je… J’étais en ville et puis ces zombis m’ont coincé. Alors je suis descendu dans les égouts. Y’en avait partout… Et puis cet homme est venu. Il a dit que j’étais qu’un fouineur, qu’il allait m’tuer. » répondit-il visiblement perturbé par ce qui venait de lui arriver.

Esperanza quant à elle avait jeté un regard à la blonde d’à côté. Se méfiait-elle toujours ou avait-elle compris que la métisse ne lui ferait aucun mal ? Tout ce que voulait Esperanza pour le moment était de sortir de cet endroit dont l’air nauséabond mêlé à l’odeur du sang lui donnait la nausée. Surtout qu’au loin, on entendit de nouveau le bruit d’une chute et les clapotis de l’eau. Qui pouvait dire que ce vieux fou était un solitaire ? Qui pouvait affirmer que les légendes urbaines parlant de monstres des souterrains étaient fausses ? Personne.

« Ne restons pas là, allons-y, grouillons nous. On a fait du bruit et avec la lumière on est repérable à des kilomètres. » murmura-t-elle.

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MessageSujet: Re: Going Under {Esperanza/Rachael}   Ven 9 Sep - 21:44

HRP : désolée t'as pas beaucoup de matière pour rep, je t'avoue que je commence à être à court d'idée pour faire avancer le schmilblick. Du coup si tu veux qu'on clôture bientôt hésite pas ♥


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Esperanza & Rachael
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Une excuse ? Elle a besoin d'une excuse ? « Tu l'as dit : il allait nous tuer. C'était pas le moment de se montrer miséricordieuse avec un gars foutu de attaquer dans le dos. » Rachael hausse les épaules, en façade parfaitement indifférente devant ce qu'elle vient de faire. Plus habituée à devoir justifier son geste par l'habitude, la terrible habitude du métier. Parce que même à ça on peut s'y faire une fois qu'on est bien formaté, surtout lorsque sa propre vie est en jeu.
Peu convaincue par les propos de l'autre femme mais bien obligée néanmoins de lui reconnaître qu'elle aurait pu s'en prendre à elle depuis longtemps, la milicienne convient de baisser sa garde. En revanche, hors de question de reposer le couteau : qui sait ce qui pourrait bien arriver ensuite ?
Puis le gosse qui se ramène. Et qui leur avoue que sa présence ici est due aux mêmes raison qu'elles deux. Plutôt curieux quand on y pense : trois personnes arrivant de trois horizons différents et coincées ici pour la même raison. Néanmoins, on n'a guère le temps pour plancher sur la curieuse coïncidence. A croire que ces réseaux de canalisations débordent de vie en dehors des rats qui y pullulent, d'autres bruits se sont fait entendre. Ou bien cela vient-il de l'entrée où les zombies se sont agglutinés ? Difficile de déterminer l'endroit exact à cette distance, d'autant plus avec les échos qui déforment tout. « Doit y avoir quelque chose planqué dans le coin pour qu'il s'acharne sur nous comme ça. » Sa voix fait état d'une curiosité qu'elle se garde cependant bien de laisser prendre les devants sur l'urgence de la situation. Plus tard, peut-être, mais en attendant sa compagne a bien raison : s'attarder ici relève purement de l'inconscience.

Sans se départir complètement de la méfiance qui l'a investie à l'égard de l'autre femme, Rachael acquiesce et lui tend une seconde fois la lampe. « Prend-la. Et évite de la faire encore tomber, elle résistera sans doute pas à un nouveau choc. Tu vas ouvrir la route. » La milicienne s'oriente naturellement vers l'autorité et donne des ordres comme si l'inconnue faisait partie de ses gars. En vérité, c'est plus simple pour elle ainsi : elle se concentre sur ce qu'il faut faire et ente de chasser de ses pensées ce qu'elle a vu. Les questions ne sont laissées de côté que le temps qu'elles et le gosse parviennent à sortir de ce dédale obscur. Elle s'efforce de les ranger dans un coin de son cerveau pour les ressortir plus tard, lorsque la petite troupe hétéroclite sera de nouveau sous la lueur naturelle de l'extérieur.
Leur fuyard, quant à lui, n'a pas l'air de vouloir faire de vague et semble plutôt bien disposé à se laisser porter là où on l'emporte pourvu que ce soit loin du cadavre encore chaud. Ou alors il joue très bien la comédie et fait office de leurre, ce n'est pas exclu non plus lui souffle la voix de sa suspicion. « Allez on se bouge. » Elle essuie la lame poisseuse de sang sur le tissu de son pantalon, ce dernier déjà bien trop souillé par l'eau sale dans laquelle ils pataugent tous pour qu'elle se soucie des dégâts supplémentaires qu'elle y occasionne, puis le coince dessous sa ceinture. Au moins s'ils doivent faire face à de nouveaux problèmes, elle n'aura pas complètement les mains vides cette fois.

Tandis qu'ils progressent laborieusement dans cette eau pestilentielle qui leur monte parfois jusqu'aux genoux, difficile d'ignorer les bruits d'éclaboussures qui se font entendre par intervalles irréguliers derrière eux. Trop peu rapproché pour une personne se déplaçant rapidement, la milicienne en arrive à la conclusion que ce doit être un zombie. Et même s'ils se tiennent bien à l'écart, il ne fait aucun doute qu'ils forment pour la créature une cible alléchante et on ne peut plus aisé à suivre.
Les murs qui se courbent sur eux ont cette sensation oppressante qui collent à la peau de la milicienne et l'amène dans un état où elle en vient à se demander si les bruits qu'elle entends ne seraient pas que les fruits de son imagination exacerbée à force d'être emprisonnée dans cet endroit aussi glauque. Elle n'est pas spécialement nerveuse, mais elle ne se sent pas bien.


 
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MessageSujet: Re: Going Under {Esperanza/Rachael}   Mar 13 Sep - 22:54

Going Under

Rachael&Esperanza

Les deux femmes s’accordaient au moins sur une chose : le vieux fou comportait une menace. Il avait fallu l’éliminer. Comme dit l’adage : tuer ou être tué. Néanmoins aujourd’hui ce n’était pas Esperanza qui avait porté le coup fatal mais la femme blonde qui l’accompagnait. D’ailleurs lorsqu’elle expliqua son geste, la métisse comprit que cela ne lui avait fait ni chaud ni froid. Dans le fond Esperanza ne la blâmait pas, elle avait soulevé ce point pour répondre aux accusations et aux questions que lui avait posée l’inconnue. Pour toute réponse, la jeune femme se contenta de hausser les épaules. Elle remarqua que la blonde avait baissé son couteau. L’ancienne pirate parut soulagée. Et puis l’intervention du gamin coupa court à ses explications.

Sûrement que ces égouts renfermaient un mystère. Un mystère pour lequel le vieillard avait perdu la vie. Esperanza, quelques siècles en arrière, se serait volontiers lancé dans cette chasse au trésor. Mais l’eau croupie dans laquelle baignaient ses chevilles et l’odeur nauséabonde des lieux ne lui donnaient qu’une envie : sortir d’ici. Elle tendit le bras et prit la lampe que l’autre femme lui tendait. A sa remarque, Esperanza roula des yeux, comme une adolescente à qui on faisait une remontrance. « Oui chef ! » dit-elle en prenant une direction qu’elles n’avaient pas encore exploré. Le garçon restait silencieux et disposé à suivre le mouvement. La lumière pâle de la lampe se diffusait à peine. Les ténèbres étaient partout. Esperanza avançait le bras tendu, histoire de voir où le trio évoluait. La jeune femme grimaçait de temps à autre lorsque le niveau de l’eau montait. Ses vêtements étaient fichus… Le point positif dans cette galère était qu’à part les bruits d’éclaboussures lointains, le silence semblait maître des lieux. Ca en devenait presque glauque. Ce dédale de couloirs pouvait s’avérer être un piège mortel quand on y pensait. Esperanza se demanda soudain si affronter les zombis n’aurait pas été une meilleure idée. Mais rien qu’en imaginant la masse de morts-vivants qui l’attendait à la surface, elle se ravisa.

Après de longues minutes de marche hésitante, un filet de lumière apparut au loin. « Là-bas » s’exclama Esperanza dont la voix glissa contre les murs humides. Un large sourire courba ses lèvres. Elle avait l’impression qu’elle allait finir par fondre à force de marcher dans cette eau répugnante. L’odeur devenait de plus en plus insupportable. L’adrénaline fit accélérer l’allure de la métisse. Elle continuait de tendre son bras bien qu’à mesure qu’ils approchaient, la lumière du jour éclairait les lieux. La délivrance approchait. Bientôt il n’y eu plus d’eau et l’air sembla un peu plus frais. La sortie était là. Cela s’apparentait à l’entrée d’un tunnel. Esperanza ne savait pas du tout dans quel endroit de la ville ils se trouvaient. Peut-être près du bayou et des marécages… Ce qui comptait pour le moment était qu’il s’en étaient sortis. Presque ébloui par la lumière du jour, la métisse plissa les yeux avant de se tourner vers ses camarades. Ainsi elle put distinguer clairement le visage de l’adolescent. Ce dernier était rond et parsemé de tâches de rousseurs. Ses cheveux tiraient vers le blonds vénitien et ses yeux vers le bleu clair.

« Merci.  Sans vous j'serais mort là dedans.» se contenta-t-il de dire.

Esperanza eut un bref sourire. Ce qui l’inquiètait était la coupure que le fou avait fait sur son bras. On voyait autour que la peau semblait nécrosée et noire. Glissant son bras blessé derrière son dos, la jeune femme lança la lampe un peu plus loin. « Plus besoin de ce truc. » dit elle avant d’inspirer une grande bouffée d’air frais. Son jean était trempé et tirait vers le marron. Le regard d’Esperanza s’attarda un instant sur la blonde en face d’elle. Non seulement son pantalon était trempé aussi mais en plus il était tâché du sang poisseux du vieillard. Ne cherchant pas forcément à subir un interrogatoire de la part d’une milicienne, Esperanza lui adressa un dernier sourire. « Bon et ben nos chemins se séparent ici je crois… Je m’appelle Esperanza. Esperanza O'Connell. Si tu pouvais ne pas parler de ce que tu as vu ça serait bien. Je veux bien répondre à tes questions en échange… Tu n’auras qu’à retenir mon nom si un jour tu as besoin d’informations. » tenta-t-elle en haussant les épaules.



HRP : On peut clore le sujet ici. Si jamais tu ne veux pas répondre tu n'auras qu'à m'envoyer un MP

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It's a thief in the nigt to come and grab you. It can creep up inside you and consume you. A disease of the mind it can control you. I feel like a monster sign by Solosand
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MessageSujet: Re: Going Under {Esperanza/Rachael}   Lun 19 Sep - 23:15


going under

Esperanza & Rachael
featuring

Après un cheminement qui lui semble interminable, le trio finit enfin par ressortir à l'air libre. La lumière du jour baigne la peau de la milicienne et elle a alors l'impression que c'est la meilleure sensation qui soit. Elle a connu des meilleures manières d'utiliser ses journées de repos.
L'adolescent les remercie et prend congé rapidement, il a tôt fait de disparaître au coin de la rue. Elle l'observe partir tandis que la jeune femme se présente tout en amorçant elle aussi son départ. Néanmoins, Rachael n'en a pas encore tout à fait terminé avec elle et elle ne se gêne pas pour le lui signaler. Ce qui s'est passé là-bas, en dessous... difficile de faire comme si ça n'avait pas eu lieu ou que c'était quelque chose de parfaitement banal, alors elle ne peut pas simplement hausser les épaules, tirer un trait dessus et repartir de son côté. Des questions, elle en a en effet. Un joli bouquet. Inutile d'aller s'asseoir dans un coin pour en discuter cependant : en dehors du fait qu'elle se voit mal s'installer quelque part vu son état et celui de sa compagne, la conversation qui suit est, de toute façon, relativement brève. Si Esperanza ne rechigne pas à la renseigner, elle n'a pas non plus des secrets d'érudit à lui apprendre et, très vite, elle arrive au bout de ce qu'elle sait à propos de ce qu'elle est, ses capacités pour le moins étranges et déroutantes. Vient alors le temps de se séparer.
A son tour, Rachael a également donné son nom : un rendu pour un donné. Elle assure qu'elle ne dira rien de ce qu'elle a vu, ce n'est pas son genre sans compter qu'elle ne voit pas l'utilité de ce genre de délation. Mine de rien, elle lui en doit une, à sa camarade d'infortune. A deux, elles se sont bien épaulées là-dedans, pas sûr qu'en étant toute seule la conclusion aurait été la même. Elles ne se reverront peut-être pas, mais elles se doivent sans doute la vie et cette éventualité mérite bien de faire silence sur les événements étranges.

La milicienne salue et finit par tourner les talons. Dernière touche pour finaliser en beauté cette journée, elle doit à présent aller signaler ce qui se balade librement dans les égouts et au-dessus. Revenir ici pour guider quelques personnes plus à même de procéder à l'élimination des nuisibles que deux femmes perdues et désarmées. Elle n'en a certes pas la moindre envie mais il faut croire que son sens du devoir prédomine sur l'idée fort séduisante de rentrer chez elle et finir sa journée en tête-à-tête avec sa contrebasse.
Le chemin du retour lui paraît long, surtout dans cette tenue qui donne l'impression qu'elle s'en est donnée à cœur joie pour ce qui est de se rouler dans la boue. Rachael prend tout de même le temps de faire étape par chez elle pour prendre une douche et porter des vêtements plus décent, se débarrasser de cette odeur putride tout en ruminant les propos que lui a tenu Esperanza. De bien curieux événements qui auront de quoi lui tenir l'esprit occupé et sa curiosité en éveil jusqu'à tant qu'elle les nourrisse de manière convenable. Dieu sait qu'elle n'a pas l'intention de s'en tenir à ça, et qu'elle va mettre ses compétences de fouille-merde au service de son besoin de connaissances, même si elle peut déjà pressentir que fourrer son nez là-dedans ne lui apportera pas que des bonnes choses.




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Going Under {Esperanza/Rachael}

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