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 How to train your baby dragon • Windsor & Perséphone

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MessageSujet: How to train your baby dragon • Windsor & Perséphone    Mer 29 Juin - 23:22


Windsor&Perséphone
 




Les Ténèbres.
Rien d'autre qu'un rideau obscure, opaque et instantané.  On s'y sentait comme étouffé, tout à coup perdu dans le noir le plus total. 
Et puis soudain une lumière. Pas la lumière au bout du tunnel hein, mais une tout autour de moi, comme si je venais d'être téléportée dans un autre décor, quittant les ténèbres pour un monde autrement plus sombre. 
Ce n'était pas vraiment que cet endroit était lumineux, au contraire, tout semblait avoir été peint dans des teintes de noir de rouge et de gris, cependant c'était toujours plus clair que le néant. 
Oh mais si j'avais su, j'aurais certainement préféré l'ombre éternelle plutôt que cette lumière là. Et en réalité, je n'allais pas tarder à le savoir...

On aurait dit la Terre, mais la Terre après un gigantesque incendie qui aurait tout détruit sur son passage. Je ne savais pas ce que je faisais là. J'avais déjà à peine compris ce qui venait d'arriver. 
C'était mon mariage. Il y a quelques instants encore j'étais dans une splendide robe immaculée. J'avais attendu ce jour avec tellement d'impatience, ce jour où j'allais épouser celui que j'aimais le plus au monde pour devenir enfin Mme Collins. J'en avais rêvé, de ce jour merveilleux entourée de tous ceux que j'aime, de voir se refléter dans leurs yeux, tels des miroirs, mon bonheur. 
Et puis juste avant que la cérémonie ne commence, Seraphina, ma sœur, m'avait rejoint dans la chambre. Une vague d'appréhension m'avait traversée le jour où je lui avais appris pour mon mariage. J'avais eu l'impression que ma sœur avait eu l'air blessée... Mais les préparatifs, la joie partagée avec Andrew, les sourires de tout le monde... Tout ça avait rapidement eu raison de l'inquiétude que javais pu avoir.  
Mais là, quand je la vis comme ça se tenant devant moi avec cet air sur le visage... Je pris peur. 
Rapidement elle s'était énervée. Violemment, même. Je comprenais à peine ce qu'elle disait tellement sa colère soudaine me pétrifiais. Ensuite sans que je m'en rende compte, s'en était venue aux mains et puis j'avais été propulsée en arrière. Après, je me souviens seulement d'une douleur et puis le noir.

Et maintenant j'étais là, comme dans un rêve. Un cauchemar plutôt. Mais dans un cauchemar on ne sent rien. Or là je sentais une odeur putride. Comme s'il y avait quelque chose en décomposition pas loin. J'en avais la nausée. 
Je ne savais pas où j'étais, ni si j'étais vivante, morte ou entre les deux. 
Je ne savais rien hormis le fait que j'avais peur et que ce n'était pas sans raison. 
Soudain un mouvement attira mon attention. Là, près de moi, derrière ce qui ressemblait à une très vieille carcasse de voiture, une chose apparut. Une créature comme venue de l'au delà et qui aurait fait se convertir n'importe quel non croyant. Elle se redressa comme un humain sur ses deux jambes décharnées et me fixa. Pourtant elle n'avait plus l'air humaine. Je restai pétrifiée l'espace d'un instant et puis soudain, d'autres créatures semblables surgirent derrière la première, alors je me mis à courir. 



Ma vie -si tant est que s'en était encore une- n'était plus qu'une gigantesque course poursuite. Je passais mon temps à m'échapper, à dormir recroquevillée sous des ruines, puis à m'échapper encore. 
Je ne savais pas pourquoi je ne m'arrêtais pas... C'était peut être de l'espoir ou l'habitude. Ma peur de mourir était peut être toujours plus importante que ma lassitude. Mais je savais que la tendance finirait par s'inverser, je le sentais. 
Mais pas aujourd'hui. Pas encore. 
Il n'y avait pas de jour ni de nuit ici, je n'avais plus faim, ni soif, cependant j'avais sommeil. Alors je courais autant que possible, toujours dans la même direction, parfois détournée de mon chemin par les choses qui vivaient ici, dans l'espoir d'arriver un jour au bout de cet enfer. Et puis quand j'étais à bout de forces, je cherchais une ruine et dormais du mieux que je le pouvais. 

Dans ce monde, j'avais perdu la notion du temps, celle de la réalité aussi certainement. 
J'avais beaucoup marché ce jour là quand je trouvai enfin l'endroit où me reposer. On aurait dit les restes d'une vieille église en plein milieu de ce désert de feu. Il faudrait un peu escalader, mais ça valait certainement le coup. 
Arrivée en haut d'un tas de gravas, les mains et les genoux écorchés, je mesurai un instant la distance qui me séparait du mur de l'église. Après avoir rapidement vérifié qu'il n'y avait rien ni personne autour de moi, je sautai. La chute fut plus violente que ce que je pensais et fit aussi plus de bruit que ce que je pensais. Il fallait masquer l'odeur de mon sang qui s'écoulait sur ma peau, ce serait déjà ça. 
Bougeant un peu les cailloux brûlants, j'en saisis un qui rentrait facilement dans la paume de ma main. On cautérisait avec ce qu'on pouvait. Mes plaies ne devaient pas s'infecter et on ne devait pas me sentir. 
Mais soudain un bruit, un glissement de pierres juste derrière moi, d'où je venais juste d'arriver. Les monstres m'avaient-ils vue ? M'avaient-ils suivis ? J'avais pourtant fait attention ! 
Et maintenant j'étais prise au piège dans ma propre cachette. Quatre murs et rien pour me cacher. Je reculai vers le mur opposé. Quasiment par réflexe, je me saisis d'une pierre et attendis, les yeux rivés vers là où j'étais passée quelques instants plus tôt.

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MessageSujet: Re: How to train your baby dragon • Windsor & Perséphone    Mar 19 Juil - 23:37

La réalité s’échappe, comme chaque matin, comme chaque jour. A chaque seconde, elle s’échappe davantage, lui rappelle sa présence ici et l’éphémère d’une vie alors que l’enfer semble s’étaler devant lui. Le temps n’a pas d’emprunte si ce n’est celle de la lassitude des carcasses qui luttent encore contre ce sort qui les consume. D’autres abandonnent, peut être est-ce une solution ? La meilleure ? L’ancien sorcier, l’ancien roi du « nouveau monde » aimerait s’en persuader pour disparaitre définitivement. Chaque matin, il s’éveille avec le brouillard laissé par la réalité qu’il aimerait voir de ses yeux. Chaque matin, il suffoque en silence. Le simple fait de ne pas ressentir la faim lui transperce l’âme. Lui qui a toujours su se distinguer par ses choix culinaires. Un bon vin, il en rêve. Ses yeux parcourent ce ciel rougeâtre. Cela fait plus de 200 ans qu’il parcourt cette terre et jamais le ciel ne lui parut moins sombre qu’au premier jour. Il reste le même, rouge, gris, obscure. Aucun soleil alors que la chaleur ne fait qu’assécher sa peau. Chaque matin, il se sent revenir ici avec le même dégout mêlé, au fil du temps, à l’excitation. Comme s’il avait appris à aimer ce qu’il faisait. Comme si se battre, tuer et décimer était une activité ludique. L’ancien sorcier aimerait abandonner, accepter une autre mort mais il est bien trop fier pour cela. La vie, qu’importe la forme qu’elle ait aujourd’hui, lui va tellement bien. Et puis, que ferait sa femme s’il ne revenait pas ?


L’homme serre son poing, crispe sa mâchoire et se redresse enfin. Avec el temps, son dos a appris à se satisfaire d’un sol glacial et inconfortable, son corps s’est développé pour abriter des muscles saillants et ses sens se sont assez aiguisés pour se satisfaire d’une anticipation salvatrice. Ses prunelles s’attardent sur le campement de fortune, se posent sur chaque individu. Ici tout le monde a changé de nom pour un surnom plus misérable encore. Intégrer ce groupe c’était abandonner à la fois sa vie de vivant et sa vie de mort ambulant. C’était appartenir à un collectif d’hommes et de femmes réunis pour survivre et imposer leurs voix. Ou plutôt, la sienne, ce type à sa droite. Craint, admiré mais surtout craint, il était le plus sanguinaire de tous. Un réel sociopathe qui avait fait d’eux une autre espèce de monstre peuplant ces terres. « Rede, on va poursuivre vers l’est. » L’ancien sorcier se tourne vers ce type qu’il sait que trop bien redouter. Hochant la tête, il se redresse, tape sur ses vêtements et enfile les sangles qui maintiennent ses armes. Rede, c’est lui, Luke Armstrong. Un nom qui veut dire « discours », en plus de 200 ans le surnom a su évoluer passant de Niedrig (faible), kleine Scheißer (petite merde), kleine kraft (petite force), kopf (tête) pour finir sur « Rede » le jour où il est parvenu à éviter une mort certaine à son chef. Il lui arrive de s’en vouloir, peut-être aurait-il dû le laisser se faire tuer ? Pourquoi sauver celui qui l’a armé pour devenir le monstre qui parcourt ce monde ? Peut-être par loyauté, un concept qu’il avait lui-même tant fait appliquer sur ses hommes.

Rapidement le campement se lève et s’active pour prendre la route indiquée. Echapper aux monstres et aux prisons n’ont rien de reposant pourtant, une forme de lassitude s’est déjà installée en chacun d’eux. Certains plus encore qu’hier, présents dans ce monde depuis trop longtemps. Il n’est pas rare d’en voir un disparaitre au détour d’une ville morte, se laissant emporter par le démon qui voudra bien écourter son existence ici. Ce jour là, ils sont 21 dont 7 sont les mêmes depuis que Luke les a rejoint ou peu après. 7 à avoir semé le désordre dans le chaos. 7 à avoir sacrifié les plus faibles. 7 à avoir fait le choix de suivre les ordres de Bal en fermant les yeux, oubliant l’humanité pour ceux qui en possédait une. Dans son imaginaire, Luke est restée lui-même, cruel mais absout des morts qu’il peut avoir causé. Dans son imaginaire, Luke est un homme bon. Dans son imaginaire, Luke est en vie. Pourtant, sa réalité est loin de celle-ci, sa vision du passée s’est progressivement troublée. L’hypocrisie lié au besoin de trouver un fil conducteur solide et pouvant lui permettre d’avancer lui a offert la folie nécessaire pour devenir cette arme sanguinaire. Tuer est un réflexe. Tuer est un besoin. Ecouter les ordres est synonymes de survie. La lassitude ressentie par le groupe (passé et présent) s’est transformée en un jeu bien macabre : la chasse. Chasser « l’autre » pour le plaisir, ne laisser que les plus forts et les enfermer, les mater, les intégrer au groupe. Tuer, Manipuler, imposer.

Alors ces trois individus lâchés peu avant le départ ne doivent pas être bien loin et la chasse est ouverte. Le but est simple : trouver et tuer. Le mieux et d’en ramener la preuve. S’il y a des témoins c’est tant mieux et à ce moment là libre aux chasseurs de choisir leur sort. La seule complexité se situant dans le jugement de Bal : s’il juge la personne sauvée digne de le rester, tant mieux, sinon elle meurt et le chasseur l’ayant laissé vivre peut soit mourir soit avoir une « séquelle ». Des codes barbares pour un monde barbare. Si l’objectif était de punir les mages noirs pour leurs pêchés, ce n’était pas totalement réussi puisqu’au final, ce monde est devenu la terre des péchés, encore et encore. Chasse ouverte, l’ancien sorcier, devenu simple homme de sang part à la suite des 20 autres chasseurs. Il ne peut que l’avouer, chaque jeu le rend plus impatient du suivant. Un simple laps de temps ces terres prennent un visage presque attrayant, où il n’est plus le larbin d’un sociopathe mais le maitre de ses propres actes. Un laps de temps bien trop court. Puisqu’en trouvant sa proie, il redevient le monstre qu’on a fait de lui et c’est avec un certain plaisir qu’il entame une danse entrainant nécessairement la mort. Rares sont les occasions de faire preuve d’humanité.

Il la voit. Cette fille aux cheveux blonds, crasseux. Elle se glisse au milieu d’une église. Quelle bonne idée, comme si celle-ci pouvait l’aider en quoique ce soit. Alors Il la suit, grimpe les roches et se laisse choir en hauteur avant de se jeter littéralement sur elle. Elle ne le sent qu’au dernier instant et arme ses bras pour le repousser. Ceci ne fonctionne pas. Le sorcier a pris en force et en carrure, il ne ressemble plus vraiment à celui qu’il était dans l’autre vie. Dans ses yeux se mêlent l’excitation, la folie et la tristesse. Un mélange bien étrange et pourtant si banale dans l’obscurité rougeâtre de ce bout de monde. Il faut s’y faire, il y a des règles et c’est Bal qui s’en occupe. Qu’elle le sache ou non, qu’elle s’en doute ou non. Les duos roulent au sol et bien vite, l’ancien sorcier prend la main. Ce n’est qu’un coup de pied rageur qui le fait reculer. Il titube en grognant, les yeux rouges de colère et s’enfonce dans un renfoncement des gravas. Lorsqu’il se ravance, un mouvement attire son regard. Caché dans l’obscurité, un être vivant. Rede alias Luke (alias Windsor) fronce les sourcils pour s’adapter à la noirceur environnante. « Une autre petite souris…. Ce la devrait pimenter la journée… ou la faciliter… » Pourtant, au lieu de l’attirer dans l’obscurité, en un fragment de seconde, il pause son index sur ses lèvres et lui intime de rester dans l’ombre. Il s’éloigne alors, observe la jeune femme recroquevillée sur le côté. L’hésitation est là, laquelle des deux mourra ? Une question qui ne tarda pas à être posé à voix haute, par Bal en haut des gravas. « Un colisée au milieu d’une arène en ruine, que c’est attrayant…. N’attendons pas les autres et commençons par celui-là. Rede, je te laisse lui apprendre les règles de notre terre. »

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MessageSujet: Re: How to train your baby dragon • Windsor & Perséphone    Mer 20 Juil - 20:05


Windsor&Perséphone
 




La Folie ne vient pas toute seule. Et elle est forcément déjà là. Quelque part, tapie dans l'ombre, attendant le moindre faux pas pour prendre le contrôle. Elle le fait peu à peu, elle s'insinue lentement, partout, laissant sur son passage une trace indélébile, brisant toutes les lignes droites pour en faire de complexes enchevêtrements de nœuds. La Folie est patiente et elle est joueuse. Elle est capable d'attendre de longs moments pour se manifester. Elle laisse varier l'intensité de ses actes, elle peut faire semblant de disparaître... Mais au fond, une fois qu'on y a mit un pied, on n'en ressort plus jamais.

Mon faux pas à moi avait été Darkness Fall et tout ce que j'y avais fait. Mais ça, pour le moment, je ne le savais pas encore...

Presque au bout de la ruine, mon arme de fortune dans les mains, je redoutais à chaque instant de voir se profiler la silhouette d'une de ces créatures en haut du tas de gravas. Puis soudain, au moment où je pensais avoir atteint le bout du bâtiment, je découvris une brèche. Etroite certes, mais encore assez grande pour que je puisse m'y faufiler. Ce que je fis rapidement, m'écorchant certainement encore une fois puis je me retournai vers la source de bruit juste à temps pour voir une femme blonde apparaitre. Je ne la voyais qu'à moitié de ma cachette, mais j'en voyais assez pour discerner son air effrayé. C'était peut-être elle qui rapportait les créatures...
J'aurais voulu dire qu'avant que j'aperçoive un autre mouvement derrière elle j'avais eu le début d'un geste altruiste pour lui signaler ma présence... Mais non, rien, pas un mouvement de ma part. Et pourtant je n'avais pas l'impression que c'était la peur qui me tétanisait. La méfiance plutôt. Ici j'étais en sécurité, si je bougeais, je ne le serais plus.
Contrairement à mes attentes, ce n'était pas une créature qui surgit au dessus des ruines... Tout du moins pas la créature à laquelle je m'étais attendue... Celle-ci était bien plus massive et bien moins décharnée que celles dont j'avais l'habitude. Plus vivante aussi peut-être... C'était un homme et il bondit sur la jeune blonde comme l'aurait fait un animal sauvage. A hauteur du sol, ils disparaissaient un instant de mon champ de vision. Je n'entendais plus que des bruits de luttes et des cris mêlant rage et peur à peine étouffés de la femme qui se rapprochaient peu à peu.
Tout allait tellement vite que je n'avais même pas le temps de m'étonner de la situation. Si vite d'ailleurs que bientôt je vis le corps de l'homme propulsé dans mon coin. J'étais à découvert, il pouvait me voir ! Si j'arrivais à reculer encore un peu, je serais à l'abri de nouveau. J'esquissai un mouvement, avant de m’immobiliser quand son regard croisa le mien. Mon cœur rata un battement, alors que je m'attendais à ce que l'une des mains puissantes de l'homme se referme sur moi pour me jeter loin de ma zone de sécurité. Pourtant, une fois encore je m'était trompée car il ne se passa rien de tel.

« Une autre petite souris…. Ce la devrait pimenter la journée… ou la faciliter… »

Je ne comprenais pas vraiment ce qu'il voulait dire par là, mais sa voix avait un drôle d'effet apaisant sur moi. Immédiatement après, il me fit signe de rester là, m'étonnant une fois encore, puis il sorti retrouver l'autre fille que j'apercevais de nouveau à présent.
Une autre voix retentis soudain, me faisant tourner la tête vers sa source.

« Un colisée au milieu d’une arène en ruine, que c’est attrayant…. N’attendons pas les autres et commençons par celui-là. Rede, je te laisse lui apprendre les règles de notre terre. »

C'était encore un homme qui avait l'air d'être sorti du même moule musculaire que celui qui s'appelait apparemment Rede, mais le nouveau venu avait l'air bien plus menaçant que celui qui venait sûrement de me sauver la vie.
J'étais entrain de penser à l'étrange nom Rede, quand une violente brûlure à la jambe me foudroya. Je tirais prestement mon pied devant moi pour voir une grande plaie ouvrir tout un bout de mon mollet en deux. Je me mordis la lèvre presque douloureusement pour ne pas gémir et me tordis pour voir la source de ma blessure. Au moment où je compris, mon cœur faillit me lâcher une seconde fois aujourd’hui. Là, au fond de ma cavité il y avait en fait un large trou qui menait à l'extérieur de l'ancienne église et de là un homme avec un long couteau me saluait en agitant joyeusement sa main qui tenait l'arme blanche. Ma stupeur n'était pas encore passée qu'on sauta juste devant ma cachette. L'instant d'après, on m'en arrachait à deux mains pour me jeter en plein milieu de la caillasse.

‹‹ Alors petit lapin, on jouait à cache-cache ? ››

Un sourire carnassier, une vraie réplique de méchant, si je n'avais pas eu le sentiment de me retrouver au beau milieu d'une chasse à l'homme organisée par des cinglés, j'en aurais certainement ri.
J'avais l'impression qu'un silence de mort venait de tomber sur l'ancienne bâtisse religieuse. Encerclée, prise au piège, je sentais au moins une demi douzaine de regards posés sur moi, incluant celui de Rede, de la femme en cavale et de l'homme qui ne m'inspirait rien de bon.
Une envie de me redresser pour avoir plus de contenance face à tout ce beau monde me prit, mais au moment où je posais mon second pied à plat sur le sol, la douleur brûlante de mon mollet ouvert se raviva et manqua de me faire perdre l'équilibre. J'essayais d'exprimer le moins possible ma douleur, je savais que ce genre de personne se nourrissaient de ça. De ça et de n'importe quel sentiment négatif émanant des autres. Je tentais donc de garder aussi pour moi tout signe de haine que je pouvais avoir pour ce genre d'ordures.

‹‹ Elle est blessée à la jambe, elle ne nous servira à rien. ››

La force qu'il me fallut pour ne pas lancer un regard meurtrier à celui qui m'avait intentionnellement affaiblie me coûta cher en énergie. De toute façon je ne comptais pas le chercher des yeux, je préférais me contenter de fixer des points invisibles devant moi en attendant que ma sentence tombe.

‹‹ Si blondie a encore de l'énergie pour tenir debout, elle en a encore pour ce battre ! ››

‹‹ Hum, j'ai toujours rêvé de voir un combat à mort entre belles blondes. ››


Le silence retomba soudain. Il me semblait avoir vu celui que j'estimais maintenant être le « chef » de toute cette organisation faire un mouvement. L'autre blonde le fixait aussi. J'en profitais pour jeter un coup d'oeil à Rede, l'homme qui avait tenté de me sauver quelques minutes plus tôt. Je voulais voir son visage, pour une raison que je ne comprenais pas trop, je voulais voir si lui aussi il obéissait aveuglément à ce fou. Il y eu un autre geste puis la femme en cavale se tourna vers moi, me faisant porter mes yeux vers elle en retour. Dans son regard je vis que quelque chose avait changé : à la place de la peur de mourir, j'y voyais maintenant une rage de vivre. Malheureusement mon corps n'était pas assez vif que mon esprit et dans une fraction de seconde, je me retrouvais jetée au sol alors que la proie était devenue chasseuse. Les coups s'abattaient sur mon visage, je n'avais jamais été dans une situation pareille. Je n'avais jamais été du genre à me battre et dans ma petite vie tranquille illuminée par ma passion pour la science et la sorcellerie, je n'avais jamais trouvé aucun sport de combat utile. Alors j'avais beau avoir passé ce qui me semblait une éternité ici, c'était essentiellement mon endurance que j'avais entrainée et je n'avais visiblement pas la force de ma concurrente. D'autant plus qu'à chaque coup je perdais un peu plus de ma conscience. Il fallait que je réfléchisse et rapidement ! Je n'étais peut-être pas douée pour le combat mais j'étais forte en science, j'avais étudié le corps humain, je savais comment neutraliser quelqu'un.
C'était elle ou moi.
Mais dans cette position je ne pouvais rien. Il fallait que j'ai de l'élan, peu importe la méthode que je voulais utiliser, il m'en fallait !
Quoi que...
A demi inconsciente, ma main se mit quasi-automatiquement à fouiller dans le sol. Je savais où taper, je devais juste le faire de toutes les forces qu'il me restait, c'était ma seule chance. Une pierre, enfin. Mes doigts se refermèrent difficilement sur ma nouvelle arme.

- Hé !

Juste un moment de surprise déclenché par mon cri avait suffit à la faire s'arrêter l'espace d'un instant pour que je puisse viser sa tempe. La pierre frappa son visage avec plus de puissance que ce dont je m'étais cru capable. Sur le visage de la blonde, la surprise se lisait encore alors qu'elle bascula comme une masse. Normalement cette technique devait seulement rendre l'adversaire inconscient... Mais il devait sûrement être prévu qu'ensuite il tombe sur quelque chose de mou comme un tatamis alors que là, tout le poids du haut de son corps alla s'exploser contre les lourds morceaux de pierre. Elle était morte sur le coup. Je n'avais pas besoin de le vérifier.
Comme dans un rêve, je me dégageai du poids de ses jambes et me redressai. Mes mains se portèrent à mon visage et quand je les abaissais à nouveau, elles étaient complètement tâchées de sang. J'étais là, à nouveau debout au milieu de toute le monde, semblant pourtant avoir oublié qu'on m'entourait au profit de ce mal de crâne qui occupait maintenant quasiment tout l'espace dans mon esprit.
J'avais tué quelqu'un. Et je l'avais tué si facilement... Oui c'était sa vie ou la mienne, mais je n'avais jamais imaginé aller vraiment aussi loin un jour. Bien sûr il y avait ce que j'avais fait pour être ici, mais je m'étais arrêtée avant ! Il n'était pas mort ! Je n'aurais pas pu franchir la ligne... Alors que maintenant... C'était si simple. Si fascinant... Je disais n'importe quoi. C'était le mal de tête. Relevant enfin les yeux, semblant me souvenir de pourquoi j'avais fait tout ça, j'osais enfin regarder le chef de toute cette mascarade en face. Attendant une nouvelle fois mon jugement, presque comme s'il ne s'était rien passé entre temps...


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Dernière édition par Diane P. Wilson le Jeu 25 Aoû - 10:47, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: How to train your baby dragon • Windsor & Perséphone    Mer 24 Aoû - 16:02

Il existe des moments imprévus. Des instants qui éveillent la vie ou la mort. Des instants qui brûlent par leur surprenante arrivée et d’autres qui ne font que s’enfoncer dans le corps, profondément. Telle une marque au fer rouge. Pour elle, la petite souris, c’est ce jour-ci. C’est cet instant présent. Il le sait, se revoit presque dans cette même situation à des kilomètres à l’est d’ici. Le maitre du nouveau monde pensait encore trouver la sortie. Espérer découvrir une porte, une incantation, un plan, une explication pouvant le mener au cœur des bras de sa femme. Pendant un temps, il avait même occulté les raisons de sa mort, le couteau dans sa peau, encore et encore. Cela n’avait pas duré longtemps. L’abysse de ses souvenirs n’avait eu de cesse que de lui lécher la peau, se rappelant à lui encore et encore. Comme une ritournelle enfantine, pourtant, la fin devenait le commencement de l’enfer. Le véritable. Pour lui en tout cas. Et certainement pour elle. Elle qui ne parvient pas à se maintenir debout. Elle qui n’a pu être assez discrète. Elle qui n’a su entrevoir son avenir, définitivement stoppé en cette journée. Peut-être a-t-elle de la chance. Peut-être est-ce une bonne chose qu’un chasseur l’ait débusqué après Rede. Peut-être est-ce une meilleure mort, ici, maintenant avec cette autre blonde, cette autre femme poussée à tuer. L’ancien maitre n’écoute déjà plus les paroles de ses compères. Il en est usé. Usé de devoir écouter leurs réflexions venant d’un autre monde, d’un autre temps. Assez de vivre au fond du sable, dans les profondeurs des plus pernicieux, des plus fous, des plus violents et voraces. Ce monde n’a fait qu’exacerber le plus sombre de chacun d’eux. Et c’est ça qu’il aime, Bal. C’est pourquoi les noms changent. C’est une renaissance. Cet instant où l’esprit a fait ce choix et que le reste, le corps, l’âme, se soit mis au pas. Cet instant où l’humanité civile, civilisée et civilisante, s’estompe au profit d’un son plus encré dans les racines de l’humanité, de la terre. Le désir de vivre. D’être encore debout. Le futur ministre recule d’un pas pour s’adosser à l’un des murs. Les bras croisés contre son torse, il observe les deux jeunes femmes s’éviter du regard. Lui aussi, il doit l’avoir, attend cet instant. Un jour, il en a même compris tout l’attrait que peut en tirer Bal. Une compréhension qui sommeille en lui, s’étire certains jours, s’anime puis disparait derrière les rêves toujours plus illusoires du bourgeois. Alors il le voit, hoche la tête d’un petit millimètre et tourne le regard vers Bal. Celui-ci se lèche les babines, et d’un simple frisson autorise sa troupe à s’exalter face au combat. Comme Rede s’en doutait, c’est la blonde qui a fait son choix en première. Rapide, forte, agile et beaucoup moins blessée, la voilà qui frappe encore et encore. L’autre, la petite souris, Blondie, ne fait que se défendre, difficilement.

Ce combat n’est pas intéressant. L’exaltation n’est pas à son apogée. Blondie est sentie perdante et s’il lui était autorisé, Rede serait déjà parti à la recherche des deux autres. Ceci dit, quelque chose d’autre attire son regard. La petite souris endure. Endure longtemps. Sa main fouille le sable et un cri plus tard, le corps s’étale. Inerte. Le voici ce moment où l’humanité s’effrite pour la première fois. Bal s’en lèche les babines, satisfait de la fin inattendue du combat. Si elle n’était pas blessée et donc, inutile, il la garderait. Rede en est certain. Ne serait que pour le plaisir de revoir cette microseconde où elle a fait son choix et l’autre où elle l’a compris. Le futur ministre cache un soupire. Il aimerait pouvoir se complaire dans la tristesse que ce choix lui inspire mais une forme de satisfaction, de joie s’installe. Le voici toujours sur cette ligne qui traverse le plaisir pervers et la tristesse humanisante. Mais l’est-il seulement encore, humain ? Et elle ? Cette petite souris ? Bien bien. La lapine s’est avérée plus coriace que la renarde… Les yeux claires de Bal transpercent la jeune femme. C’est étrange de voir la clarté de ses pupilles et de ressentir toute l’obscurité quelles dégagent. Armstrong pourrait en ressentir ce léger picotement de torpeur et de profonde inquiétude. Aujourd’hui, même si le craignait toujours, il connaissait suffisamment bien le leader pour en éviter le courroux. Son talent pour l’observation, le mimétisme et la déduction le sauvait encore, même ici. A croire que son dernier obscurcissement lui avait appris que n’importe qui peut devenir bien plus loup que lui : merci à sa femme. Tu es faible. Faible et blessée. Tu n’es d’aucune utilité… tu ne survivrais pas à un autre combat. Alors, sans distraction et sans force… tu devrais mourir. Il sursaute alors, comme s’il venait d’avoir une bonne idée et se tourne vers ses sbires. A moins qu’il y est un acquéreur ? Le silence se gagne mais très vite, plusieurs hommes se mettent à parler entre eux tout en détaillant la jeune femme d’un regard mal avisé. Bras croisés, Rede resserre ses doigts autour de ses biceps. Ce qui se trame n’est pas dans ses mœurs, moins encore que de tuer. C’est étrange pour un homme tel que lui mais ceci vient probablement de son passé, de sa femme… qu’importe le viol c’est son refus. Un refus qu’il n’exprime pas au risque de devoir le pratiquer à son tour tel un sport d’ici bas. Sans se battre, elle a des atouts non négligeables… Un autre saute auprès d’elle, pose ses mains et mime s’en vergogne d’assouvir ses bas instincts. Armstrong sent son sang bouillir mais l’impassivité se fixe sur ses traits. Il ne saura d’aucun secours et comptait bien sur les règles érigées par Bal pour la protéger de cet avenir en lui donnant la mort. Les gueux qui s’agitent lui donne des envies de meurtre, la rage qui est née en lui et s’y est installée ne demande qu’à s’extirper de ses abysses. Les empaler. Leur trancher la gorge. Exhiber leurs tripes. De la même manière qu’ils rêvent d’exhiber cette femme à leur cou, à leur parti… comme un trophée. Ces êtres abjects. Cette fourmille provenant des bas fond de la société, de l’histoire humaine. Le viol n’est pas toléré ici. Qu’un seul de vous pourra l’avoir et vous en connaissez le prix. Le prix. Parce qu’il y en a toujours un comme il y en a toujours eu un. Le monde des vivants fonctionne ainsi et celui des morts n’a aucun intérêt à changer de régime. Certains n’ayant plus eu de « compagne » se propose après une hésitation. Bal les observe puis regarde la jeune femme, le silence se fait. La blessure est un problème et l’envie d’assouvir son pouvoir le rendant paranoïaque, il pourrait tout aussi bien lui envoyer un couteau dans la tête ou dans celle d’un des camarades « pour faire un changement ». J’en ai marre. Allons chasser les deux autres. Alors l’ancien maitre du nouveau monde, attrape son couteau et saute rejoindre la petite souris, arme à la main, tranchant sous sa gorge. Rede. Elle est pour toi. Le futur ministre s’arrête, fronce les sourcils pendant que des objections se font entendre. Lui, il comprend très bien la manœuvre. Il sait très bien comment Bal peut justifier ce choix puisque Rede n’a pas eu de « compagne » depuis … longtemps. Il est de fait le plus légitime mais celui qui en veut le moins. Étonnant pour un homme envoyé en enfer pour avoir « trompé » sa femme à « plusieurs reprises » ? Merci mais je la préfère morte que de devoir payer le prix. Elle est inutile. Elle mourra. Bien. Dans ce cas, à toi de faire en sorte que ce ne soit pas le cas… Le couteau s’abaisse. Le soupire est profond et se niche dans les prunelles de la blonde qui n’a, assurément, rien compris à ce qu’il venait de se passer. En avisant la jambe de la jeune femme, il regrettait déjà son acte. Regrettait déjà son choix. Là c’est un peu d’humanité qui a soupiré sur ses neurones. Le futur ministre passe derrière elle pendant que les autres s’éloignent de l’église en ruine –non sans avoir piquer les effets de la gamine morte sous les yeux de la petite souris-. Ce monde est charmant n’est-ce pas ? Si la petite souris veut garder ses effets, elle devra s’adapter et vite. Son ton est dur et à juste titre, il s’était foutu dans une sacrée merde pour elle ou à cause d’elle. Si elle ne survivait pas… lui non plus.



~~~~~~~~~~



Pourquoi ? Ils sont là, à 500 mètres du camps de fortune. Ils entendent d’ici les cris de joie au milieu des plaintes. Le feu de camps semble bien se passer. Ils sont là, dans la poussière, recouverte de sable et de boue, transpirant sous ce soleil rougeâtre invisible. La chaleur est aussi mordante que les nuits glaciales. Il n’y a plus que deux poids, deux mesures. Soit le glaciation soit l’incandescence. La souris lui a touché le bras, elle s’améliore mais lentement. Trop lentement. Qu’importe sa blessure. Qu’importe ses raisons, ses états d’âmes, ses espoirs, ses cauchemars… elle apprend trop lentement. Et si sa vie ne valait pas grand-chose à ses yeux, celle de Rede, elle en valait bien plus que la peine. Il ne comptait pas recevoir un quelconque sévices ou mort à cause de l’incompétence de la blondinette. Tu saurais peut être la réponse à ta question si tu avais plus de souple pour la poser entièrement. Soit précise auquel cas, une question large pourrait valoir ta mort. Et cela n’arrangera pas mes affaires.  D’un geste de la main, il l’invite à revenir à la charge et c'est sans problème qu’il la repousse et l’envoie chatouiller le sol, n’hésitant pas à frapper là où ça fait mal. Protège ta faiblesse ou plutôt … tes faiblesses. Tu devrais te les noter dans un cahier… Demain il vaut mieux que tu sois prête sinon, je te tue. Le dédain qu’il accorde à chaque mot n’est là que pour inspirer médiocrité et rage, rage de vivre, rage de se battre. Si elle n’en a pas la capacité, elle mourra demain lors d’une de ces chasses. Puisqu’ils sont tous séparés selon les volontés de Bal. Puisqu’elle devra chasser à son tour. Puisqu’elle risque de devoir se battre de nouveau, tuer de nouveau… Cela fait 3 semaines qu’elle vit avec eux mais ne participe pas aux chasses ni aux combats. 3 semaines bien trop longues pour Bal. Aujourd’hui il veut voir quel prix sera versé.

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MessageSujet: Re: How to train your baby dragon • Windsor & Perséphone    Mer 31 Aoû - 21:12


Windsor&Perséphone
 




Un jour, Seraphina et moi avions trouvé un oisillon mourant. Il était tombé de son nid et comme nous étions trop petites pour l'y remettre, nous l'avions ramené à la maison. Nous avions prit un pot dans la cuisine, des cotons démaquillants de notre mère dans la salle de bain et nous avions mit la petite créature nue à l'intérieur. On l'avait surveillé pendant des heures, cette petite chose quasi immobile aux grosses paupières gonflées dont la vie était terriblement en péril. Régulièrement, je posais un doigt sur le corps de l'oisillon pour sentir les petites pulsions de son cœur. A un moment, alors même que je surveillais ses battements, ils s'étaient soudain arrêtés. Une panique sourde m'avait saisie, alors qu'une fièvre glaciale m'assaillait. J'avais déplacé mon doigt de quelques millimètres mais il n'y avait plus de vie, il n'y avait plus rien. A la fois effrayée et fascinée, j'étais restée un moment interdite en me repassant encore et encore ce moment irréversible. Je n'avais pas pleuré, mais j'étais juste restée à songer pendant un long moment, profitant de l'absence de ma sœur dont la patience avait fini par arriver à bout depuis un certain temps déjà, pour m'abandonner à mes émotions. J'avais essayé d'analyser ce que je ressentais sur le coup, la fascination du passage de la vie à la mort avait rapidement prit le pas.
Un esprit de psychopathe peut-être, de scientifique sûrement.
C'était la première fois que je m'étais retrouvée face à la mort et aujourd'hui, c'étaient les mêmes émotions qui avaient ressurgis, quand bien même cette fois-ci, la mort était venue de mes propres mains.  

‹‹ Bien bien. La lapine s’est avérée plus coriace que la renarde… ››


La voix grave eu sur moi l'effet d'un réveil. Mon crime avait été commis, mon plaidoyer prononcé et j'ouvrai maintenant les yeux sur un tribunal effrayant tout prêt à me juger. Les dés étaient jetés, j'avais fait ma part du travail. Je ne m'étais jamais vu comme un gentil soldat prêt à tuer à tout ordre, peut-être aussi parce que je ne m'étais jamais réellement trouvée dans une situation pareille. En revanche, je n'avais jamais sous-estimé l'instinct de survie humain. Et le mien à cet instant ne me faisait clairement pas défaut.

‹‹ Tu es faible. Faible et blessée. Tu n’es d’aucune utilité… tu ne survivrais pas à un autre combat. Alors, sans distraction et sans force… tu devrais mourir. ››


Une nouvelle fois la sentence tombait comme un couperet. Et une nouvelle fois on allait décider de mon avenir pour moi. Mon esprit d'analyse encore plus ou moins intact à cet époque tentait de trouver un échappatoire, une faille ou bien une logique à cette situation, mais je ne trouvais rien. J'étais au beau milieu d'un Enfer indescriptible, entourée d'une bande de sanguinaires qui venaient de me faire commettre mon premier meurtre et qui allaient maintenant mettre fin à mes jours ici parce qu'un de leur partisans avait trouvé judicieux de m'entailler la jambe... Y avait-il un autre Enfer pire encore que celui-là après ? Ou pourrais-je enfin rejoindre le calme infini du néant ?

‹‹ A moins qu’il y est un acquéreur ?  ››

Je ne comprenais pas pourquoi ce mot là m'avait fait frissonner alors que l’évocation de la mort m'avait paru douce et apaisante. Peut-être que j'y étais arrivée, à ce moment où la lassitude prend le dessus sur l'envie de vivre et ce combat n'avait été que l'équivalent du Dernier Jour, celui où les malades semblent soudain débarrassés du mal qui les ronges et ainsi, heureux et libérés, ils passent une dernière journée heureuse avant que la maladie ne les emporte.
L'idée de l'homme avait apparemment fait son chemin dans les esprits de ces sauvages et les discussions allaient bon train. J'avais le sentiment d'être une précieuse relique lors d'une vente aux enchères. Mais ces enchères là risquaient d'être bien sombres et malsaines. Et je ne tardai pas à en avoir la confirmation lorsque l'un des hommes au regard avide s'approcha de moi et posa ses mains sur ma peau tout en mimant des gestes obscènes. J'aurais voulu m'écarter de lui tout en envoyant voler mon poing dans sa mâchoire, mais je savais qu'au lieu de me sauver, ce geste ne ferait que les exciter d'avantage. Alors je subissait, une fois encore, tandis qu'un goût amer de répugnance et d'écoeurement emplissait ma bouche. Cracher ma répulsion à son visage m'était impossible mais qu'est-ce que j'en avais envie ! J'espérais seulement qu'il n'irait pas plus loin que des mimes parce qu'il avait déjà atteint ma limite du supportable.

‹‹ Le viol n’est pas toléré ici. Qu’un seul de vous pourra l’avoir et vous en connaissez le prix. ››

Des règles barbares pour les sauvages qu'ils étaient. Alors le fait qu'un homme m'achète et fasse de moi ce dont il voulait n'était pas considéré comme un viol dans la mesure ou il était seul ? J'avais l'impression de me sentir vaciller face à toute cette folie. J'aurais de loin préféré mourir plutôt que d'être vendue au plus offrant pour devenir sa chose. L'espace d'un instant, toutes mes pensées se tournèrent vers Andrew... Si seulement j'avais pu rester à ses côtés... Les larmes menacèrent un instant de couler mais je les ravalais aussi sec : ça non plus je ne pouvais me le permettre.
Les hommes se proposaient, les uns après les autres. Je supposai que celui qui m'avait entaillé la jambe était lui aussi de la partie, mais je ne le voyais pas car je fixais leur chef des yeux. C'était lui dont mon sort dépendait pour l'instant.

‹‹ J’en ai marre. Allons chasser les deux autres. ››

C'était l'homme qui avait tenté de me sauver la vie plus tôt, Rede. Ou tout du moins de la préserver. Il était resté silencieux jusqu'à là et j'avais du mal à définir s'il était contre ce qui se passait ou s'il était juste ennuyé par le manque d'action.
A sa réplique s'ensuivit soudain un nouveau silence, le chef descendit de son piédestal et s'approcha de moi dans une démarche rapide et assurée. Son couteau fut bientôt sous ma gorge. Alors il avait changé d'avis ? Il voulait à nouveau me tuer ? J'étais effrayée et en même temps, j'avais presque envie de m'appuyer encore davantage contre la lame glacée. Qu'il en finisse, enfin, j'étais tellement impatiente d'être finalement débarrassée de l'horreur humaine que allait bientôt me tuer pour la deuxième fois...

‹‹ Rede. Elle est pour toi. ››

S'ils continuaient à me balancer ainsi entre la vie et la mort, j'allais bientôt finir par m'y perdre. Mes émotions étaient maltraités, elle n'arrivaient pas à se fixer plus d'une dizaine de secondes tellement les éléments s'enchainaient rapidement.

‹‹ Merci mais je la préfère morte que de devoir payer le prix. Elle est inutile. Elle mourra. ››


Apparemment me sauver était plus simple pour l'homme quand cela consistait seulement à ne pas ébruiter ma présence. Quel était donc ce prix à payer qui ne vallait pas une vie humaine ? Je sentais toujours la lame du couteau contre ma chaire. Si je mourrais à cause de Rede, je voulais le regarder en face alors que la vie quittait mon corps. Mais soudain, l'arme blanche s'abaissa.

‹‹ Bien. Dans ce cas, à toi de faire en sorte que ce ne soit pas le cas…  ››

Pourquoi s'acharner à garder une personne en vie alors qu'elle ne le voulait même pas ? Le chef ainsi que toute sa bande déçue s'éloignèrent pour laisser place à Rede dont l'air ennuyé ne laissait pas de place au doute. Il n'avait pas l'air ravi de m'avoir à sa charge et honnêtement, ravie je ne l'étais pas non plus ! Pourtant, il y avait quelque chose qu'il dégageait qui me redonnait une certaine force. Comme si, de retour sur les bancs des écoles, je n'avais pas envie de décevoir mes maîtres. Et honnêtement, ça avait rarement été le cas.

‹‹ Ce monde est charmant n’est-ce pas ? Si la petite souris veut garder ses effets, elle devra s’adapter et vite.  ››

J'hochais donc la tête, prise d'une envie de croire que ce monde n'était peut-être pas si désespéré que ça et que j'avais peut-être quelque chose à en apprendre. Si j'avais su...






J'étais en vie. Combien de temps était passé depuis le premier jour avec le clan de Bal ? J'aurais dit quelques jours, quelques semaines peut-être. Tout était de toute façon passé beaucoup trop vite... Et il y avait toujours un tas de choses que je ne savais pas, un tas de questions auxquelles je n'avais pas de réponses... Or, pour la scientifique que j'avais été, il était parfois difficile de contenir ce besoin de savoir. L'humain à la base étant déjà curieux... Il y avait un peu de ça pour Eve quand elle avait croqué dans la pomme. On n'en serait pas là si la retenue avait prédominé sur la curiosité !
Mais voilà, c'était ainsi, les questions gagnaient toujours sur le silence et il fallait dire que j'arrivais tout doucement aux limites de ma patience. Or, la seule personne à qui je pouvais demander quoi que ce soit était Rede et il était bien trop rare que nous nous retrouvions seuls et dans la capacités d'avoir une vraie discussion. En général, notre temps était rythmé par le sommeil et les chasses. Une danse incessante dont il était difficile de se reposer réellement. Les chasses étaient aussi agités que nos sommeils trop courts, mais il fallait croire que je m'étais prise au jeu, bien que ne participant pas encore aux chasses, je les suivait, me laissant portée par une vague nouvelle, conduite essentiellement par celui qui m'avait sauvé la vie plus d'une fois ici.

- Pourquoi ?

Maintenant que nous étions seuls avec Rede, la question m'avait échappée. Tant de choses que je voulais savoir et un pauvre pourquoi que j'arrivais seulement à exprimer. Enfin une soirée de tranquillité et peut-être un moment de réponses, car il me fallait des raisons ça tout ça. C'était bien le mot, raison, comme raisonner et quand bien même on opposait la raison à la folie, certaines raisons pouvaient être folles.

‹‹ Tu saurais peut être la réponse à ta question si tu avais plus de souple pour la poser entièrement. Soit précise auquel cas, une question large pourrait valoir ta mort. Et cela n’arrangera pas mes affaires.  ››

Parfois, le beau brun me fatiguait. Il me faisait penser à un grand frère moralisateur qui m'avait péniblement à sa charge. Sa réponse m'agaça tellement que je fonçai sans réfléchir et manquai lamentablement mon coup. Quand nous avions un peu de temps, Rede aimait à m'entrainer au combat et habituellement je préférais rester concentrer plutôt que de lancer la conversation... Pas aujourd'hui. Pourtant j'aurais certainement du faire des efforts car j'étais loin d'être au niveau attendu par mon entraineur et je voyais bien que ça le contrariait beaucoup. Mais je savais qu'il me manquait quelque chose, un déclic. Il me fallait un élément de motivation que je n'avais pas. Certes je survivais, mais c'était tout. Je me contentais uniquement du nécessaire et une force mentale manquait au développement de ma force physique.
Il me provoquait, m'encourageait presque à frapper plus, plus vite, mieux. Je savais ce qu'il attendait de moi, j'étais juste incapable de le lui donner. Et à chaque fois qu'un coup partait, il me filait entre les doigts comme s'il n'avait été qu'un courant d'air, ce qui contrastait pourtant totalement avec son impressionnante carrure.

‹‹ Protège ta faiblesse ou plutôt … tes faiblesses. Tu devrais te les noter dans un cahier… Demain il vaut mieux que tu sois prête sinon, je te tue.  ››

- Et on ira acheter tout ça demain au supermarché, j'imagine ?

Je me relevai difficilement de ma dernière chute, pleine de colère. Je ne marchais pas au bâton moi, je marchais au sucre, et tant qu'il me frapperait (au sens propre comme figuré), je ne ferais que reculer et non avancer ! Sa voix m'agaçait, son comportement m'agaçait et ma frustration ne faisait que remplir mon cerveau de plus de questions et ralentir davantage mes mouvements. Je le savais, mais je ne pouvais simplement pas le lui expliquer.

- Et pourquoi tu ne m'as pas tué depuis le premier jour ? Pourquoi tu n'as jamais saisi la chance de me tuer depuis ? Ou pourquoi tu ne me tuerais pas maintenant, tiens ?

Mon souffle était court mais tout devait sortir, maintenant que la chaleur et la douleur avaient fait tomber mes dernières barrières mentales et que la fatigue prenait le dessus.

- Qu'est-ce que je suis pour toi ? Un passe temps ? Ou bien si je meurs toi aussi ? Sérieusement, qu'est-ce qu'il pourrait y avoir de pire que ce monde merdique infesté d'humains plus pourris les uns que les autres.

Et comme pour bien appuyer le fait que je ne parlais pas que des zombies, je fis un large geste en direction du feu de camp où se trouvait le reste du groupe.

- Tu crois que c'est toi qui me motive à rester en vie ? Ou bien ma dignité qui m'empêche de me laisser tuer ? Je ne sais pas ce qui m'a prit le premier jour mais ça y est, c'est fini. Je n'ai plus de peine à être mise en pièce devant des gens comme vous. Ca m'est égal, je n'ai plus que ma vie à perdre et elle n'a plus grande valeur.

J'écartai les bras comme dans un signe d'invitation.

- Tu veux me menacer de me torturer sans fin ou de me faire prostituer ou bien tu vas te décider à te débarrasser de ce pauvre boulet que je suis devenue pour toi ? Je t'en prie, tu n'auras qu'à dire que c'était un accident !

Un petit sourire, un air provocateur, je n'aurais jamais cru pouvoir dire tout ça, mais c'était fait.




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MessageSujet: Re: How to train your baby dragon • Windsor & Perséphone    Sam 3 Sep - 19:31

Et ce prix, il n’est pas envisageable que ce soit sa tête. Sa tête à lui. A cet ancien roi d’une mafia lui allant très bien. Il n’est pas près à mourir et encore moins pour avoir aidé une femme dans un moment de pure bonté d’âme. Depuis quand en avait-il une ici ? A croire que ce monde tirait son être dans deux sens bien opposés, bien éloignés, espérant la déchirure qui façonnera un nouvel être. Dans son Amérique, Rede n’aurait jamais offert sa vie pour qui que ce soit, si ce n’est sa femme mais il n’aurait jamais été dans une position comme la sienne puisqu’à l’époque c’était ses règles pas celle de Bal. Il faut savoir s’adapter et son adaptation l’a poussé à oublier une morale bien particulière qui n’appartenait qu’à lui. La première ligne de morale qu’il a dû abattre fut : ne jamais tuer personne de ses mains. Non, toujours demander à quelqu’un d’autre. Non seulement pour éviter de se faire arrêter et devoir payer des pots de vins – le temps c’est de l’argent et l’argent pour payer moins de temps… - mais aussi parce qu’il se complaisait dans son intolérance à la violence physique pure. Il a toujours considéré que c’était un mal qui touchait le peuple en bas de l’échelle. Manque d’éducation. Manque de force. Manque de culture. Manque d’amour propre. Manque d’argent. Oui, surtout ça. Pour de l’argent ces gens étaient capables de tout accepter alors pourquoi s’en priver ? Utiliser la misère humaine n’a jamais été un problème, agir comme eux ? Certainement pas. Le voila pourtant à apprendre à se battre à une jeune débarquée. Lui qui n’aurait jamais cru devoir apprendre à se battre, après tout il payait des gens pour sa sécurité. Ici, on paye de sa vie par manque de sécurité. Ici, on paye de sa vie par bonté d’âme. Les règles a suivre sont celles du bas de l’échelle et celui qui est en haut, n’est pas toujours de bonne éducation. Il peut s’agir d’un sociopathe… tout simplement. Ce dernier n’attend qu’une erreur, cela fait bien trop longtemps que Rede survit paisiblement. Bal fonctionne par la lecture de la crainte dans le regard d’autrui, par la lecture de cet âme qui s’obscurcie et disparait dans les tréfonds d’un corps qui fonctionne lui que par reflexe animal. Rede s’est petit à petit habitué aux règles et parvient à s’en jouer ce qui ne plait pas. Alors voila, la souris est une arme toute choisi. Quant à Rede, lui, espère que son choix ne lui fera pas perdre ce pourquoi il est devenu un monstre : la vie. « Et on ira acheter tout ça demain au supermarché, j'imagine ? » L’homme sent le sarcasme, en sourit mais n’en comprend pas totalement le sens. Il connaissait le marché mais le « supermarché » n’avait pas d’existence dans son monde ni dans son souvenir. Probablement un très grand marché ? Qu’importe, c’était un nouveau terme du monde des vivants comme celui des « cahiers » qui remplaçaient les livrets ficelés ou le papier. La frustration que le monde avance et lui stagne l’encerre et l’étouffe sans qu’il n’y montre rien. Un jour, si elle survit, s’il survit à ce choix, il finira par en apprendre davantage. D’une manière ou d’une autre.

Et pourquoi tu ne m'as pas tué depuis le premier jour ? Pourquoi tu n'as jamais saisi la chance de me tuer depuis ? Ou pourquoi tu ne me tuerais pas maintenant, tiens ? La colère se lit sur son visage, l’incompréhension aussi ou la frustration. Peut être la fatigue a sa place dans toute la colère qu’elle crache. Ses questions s’extirpent de ses tripes pour bousculer son entraineur. Elles se veulent dures, violentes. Elles veulent s’imposer là où il n’y a aucune place à question ou à colère. Le monde ici n’est qu’un enfer pour certaines personnes de l’autre monde. Le mal ronge tous ceux qui peuplent ces terres et elle ne sera, en effet, par la première ni la dernière. Elle est ici pour une raison qu’elle seule connait et la mort, définitive, ne lui apportera probablement pas mieux. Qui sait ce que devienne les autres ? Ceux qui se laissent disparaitre ou qui sont trop faibles ? Vu ce lieux, il n’y a aucune raison pour que l’étape suivant soit plus appréciable. Du moins, c’est ce qu’il se dit, lui. L’ancien roi a longtemps cherché des réponses. Il a erré en quête de celle-ci puis s’est retrouvé au milieu de Bal, des autres. Il a changé ses questions en exclamations. Aujourd’hui il ne peut rien faire. Aujourd’hui, il ne peut qu’avancer mais un jour… il l’espère, ça changera. « Des humains plus pourris que les uns que les autres… » Le futur ministre sourit, hausse un sourcil. Humains. Son ignorance et sa volonté de garder le meilleur d’elle-même en est presque touchante. Sa dernière renaissance n’est pas encore effective, non, Bal attend plus et ça elle va le comprendre bientôt. Elle n’a pas le choix. Elle n’a définitivement pas le choix. « Tu veux me menacer de me torturer sans fin ou de me faire prostituer ou bien tu vas te décider à te débarrasser de ce pauvre boulet que je suis devenue pour toi ? Je t'en prie, tu n'auras qu'à dire que c'était un accident ! »

Son bras se lève, son corps s’avance et d’un geste rapide, ses doigts agrippent le cou de la blonde. Le mélange de rapidité et de force, la fait chuter sur le sol après un petit saut. Les doigts toujours sur sa peau, il la maintient contre le sol. Son regard s’impose dans celui de son vis-à-vis. L’ombre qui peuple ses prunelles scintille dans l’espace rougeâtre. Une veine à sa tempe ressort dangereusement. Que crois-tu gamine ? Que l’envie ne me démange pas quand je vois ton incapacité à parcourir ce monde sans trébucher ? Il me serait très facile de rompre ce cou. Il serait facile pour tout le monde de libérer ta pauvre carcasse ne comprenant pas ce qu’elle fiche ici. Facile. Exaltant même. Il resserre davantage la prise. « Mais je suis garant de toi. Le prix que j’ai payé est ma vie. Une vie pour une vie. » Il relâche la pression, lui permet de respirer et se relève en reculant. « Tu es vraiment pitoyable. Encore déchet du monde. Ici il y a les plus pourris mais pas des humains…. Des sorciers. Comme toi. Comme moi. Oui princesse, tu fais partie de ces pourris alors explique moi pourquoi on te mettrait ici à ta mort pour te permettre de t’échapper d’ici sans souffrance ? Es-tu prête à risquer cette souffrance pour une autre ? » Pour calmer cette rage qui monte sans qu’il ne parvienne à en trouver les causes, il sort son couteau, le fait tourner. Lui-même tournant tel le lion qu’il est, enfermé dans une cage. Une grande cage mais si étroite. « Ici, on ne choisit pas ses combats mais on choisit ses armes. Les miennes sont des lames, des couteaux. Amusant pour quelqu'un qui a été tué par des couteaux, et par sa femme. » Il se rapproche, si proche que leur souffle se touche, que ses prunelles peuvent très bien transmettre la foudre qui les parcours. « Trouve la cause. Trouve ta haine et alimente-la. Alimente ton besoin de vengeance. Deviens plus pourrie encore parce qu’on aura une deuxième chance ». Il soupire. « Si tu veux crever, offre un beau spectacle sinon avant de te tuer ton viol sera largement autorisé et puis, ça m’évitera de regretter mon choix. »

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MessageSujet: Re: How to train your baby dragon • Windsor & Perséphone    Mer 7 Sep - 10:48


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La chaleur me tapait sur le crâne et mes idées déjà fort mélangées semblaient l'être de plus en plus. L'absence de repère était ce qui, ici, aidait le plus rapidement à désorienter, à mener à la folie. On ne savait pas quelle heure il était, on ne savait pas où on était ni comment différencier le nord du sud... Il n'y avait pas de saison, pas d'années, pas de mois, pas de jours. Et j'en étais épuisée. J'étais tellement épuisée que j'étais prête à abandonner ce qu'il me restait de vie... Et à bien y réfléchir, ce n'était pas un grand sacrifice !
Puis soudain, Rede s'approcha de moi et de ses gestes fluides et rapides, me plaqua au sol. J'osai espérer qu'il allait mettre fin à mes jours immédiatement, mais quelque chose me disait qu'il allait plutôt me raisonner et malgré son air menaçant, un petit soupire de lassitude parvint à s'échapper d'entre mes lèvres.

‹‹ Que crois-tu gamine ? Que l’envie ne me démange pas quand je vois ton incapacité à parcourir ce monde sans trébucher ? Il me serait très facile de rompre ce cou. Il serait facile pour tout le monde de libérer ta pauvre carcasse ne comprenant pas ce qu’elle fiche ici. Facile. Exaltant même. ››

La pression de ses doigts autour de ma peau manquait de me faire étouffer et à vrai dire, j'avais certainement perdu une partie de son discours tandis que mon cerveau s'était concentré sur le manque d'oxygène. Pourtant, je continuais à le fixer d'un regard insistant, presque insolent, comme pour le soutenir dans sa démarche, pour m'assurer qu'il n'allait pas manquer de me tuer. Si j'avais pu bouger ma tête, j'aurais certainement hoché la tête pour l'encourager encore davantage. Il fallait croire que le niveau de folie dans un corps était inversement proportionnel à l'oxygène présent...

« Mais je suis garant de toi. Le prix que j’ai payé est ma vie. Une vie pour une vie. »


Et voilà, c'était dit. Il était obligé de me garder en vie parce qu'il voulait sauver sa pauvre peau. Un nouveau soupire s'échappa après ma quinte de toux résultant de la libération de mon cou par ses mains. Je me redressai, résignée à en finir avec cette vie moi-même dès qu'il aurait le dos tourné.

« Tu es vraiment pitoyable. Encore déchet du monde. Ici il y a les plus pourris mais pas des humains…. Des sorciers. Comme toi. Comme moi. Oui princesse, tu fais partie de ces pourris alors explique moi pourquoi on te mettrait ici à ta mort pour te permettre de t’échapper d’ici sans souffrance ? Es-tu prête à risquer cette souffrance pour une autre ? »

Des sorciers. Alors ainsi c'était un Enfer de sorciers... Quoi qu'il en soit, vu comment nos pouvoirs avaient disparu à l'instant même où l'on avait foulé ce sol, je me demandais quel était l'intérêt de préciser. Après tout, sans pouvoirs, nous étions tous redevenus des humains tout ce qu'il y a de plus banal.

- Oh ça va j'avais dérapé une seule fois et ce n'était rien de grave, je n'ai tué personne ! S'il y avait quelque chose à expier, je pense que c'est fait depuis longtemps...

Mes mots me semblaient soudain étranges, mon attitude même, inhabituelle. En réalité, je n'avais jamais été aussi calme et peu préoccupée face à mon propre sort. Un nouveau flegme était apparu qui éclipsait tout sentiment de peur et d'appréhension. Même quand l'homme sorti le couteau de sa poche je l'observai avec une attitude totalement détachée, plus impressionnée par son agilité à le faire tourner entre ses doigts que par le fait qu'il pourrait me l'envoyer d'un seul coup de main en plein cœur. Tout m'était égal. J'étais prête à écarter les bras si ça pouvait l'encourager d'avantage à venir planter l'arme blanche, je voyais bien que ça le démangeait...

« Ici, on ne choisit pas ses combats mais on choisit ses armes. Les miennes sont des lames, des couteaux. Amusant pour quelqu'un qui a été tué par des couteaux, et par sa femme. »

Mais je m'en foutais, je m'en foutais totalement de ses armes puisque je voulais mourir. MOU-RIR. Il ne l'avait pas compris ? Il n'avait pas vu ma détermination ? Il pensait qu'il était le seul à pouvoir m'ôter la vie ? Il suffisait que je retourne au campement, que je provoque quelqu'un en combat et que je me laisse tuer. C'était aussi simple que ça et ces sangs chauds sans cervelle n'allaient certainement pas passer à côté d'une telle opportunité !
Ceci dit, je bloquai un instant sur sa dernière phrase qui m'intéressait plus que tout ce qu'il avait pu dire précédemment. Tué au couteau par sa propre femme... En voilà un qui n'avait pas du être très sage !

- Laisse moi deviner : adultères ?

Provocatrice, une fois encore. Bien qu'à vrai dire, j'avais réellement envie de savoir si j'avais tapé juste... La curiosité, comme toujours, en toute situation...
Rede se rapprocha soudain à quelques centimètres de mon visage.

« Trouve la cause. Trouve ta haine et alimente-la. Alimente ton besoin de vengeance. Deviens plus pourrie encore parce qu’on aura une deuxième chance. Si tu veux crever, offre un beau spectacle sinon avant de te tuer ton viol sera largement autorisé et puis, ça m’évitera de regretter mon choix. »

Et là, je fus touchée par la grâce divine.
La première parti de son laïus arriva à mes oreilles comme une douce mélodie qui y faisait écho, encore et encore tandis que la seconde partie se perdit à jamais dans l'oubli sans que jamais je ne l'entende. Pourtant une part de doute subsistait encore, il fallait qu'il réponde encore à quelques questions pour achever ma conversion.

- Tu crois qu'on va ressortir d'ici un jour ? Pourquoi ?

Un faible espoir était né. Presque mort dans l'oeuf à la pensée que si nous ne sortions jamais de cet Enfer, la haine, la force, que je pourrais trouver ici ne serviraient à rien d'autre qu'à me détruire plus encore si seulement c'était possible.

- C'est quoi toi, ce qui te fait tenir ici ?

L'expression de mon visage avait changé, ma voix avait changé. J'étais plus ouverte qu'avant, plus intéressée et quelque chose me disait que quelque part, cette discussion pourrait avoir plus d'impact sur moi que tous les entrainements physiques que nous avions faits auparavant.
Et il me fallait ces réponses, juste pour finir de déclencher un mécanisme mis en place depuis bien longtemps déjà mais dont je n'avais jamais eu conscience.

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MessageSujet: Re: How to train your baby dragon • Windsor & Perséphone    Jeu 8 Sep - 0:17

Adultères. Ses poings se serrent. Ses phalanges craquent. Non. Il se refuse. Refuse d’offrir à la cause de sa mort le doux repos d’une autre explication. Sa mort, il la doit à sa femme. C’est simple. Il n’y a pas d’autres options, d’autres alternatives, d’autres explications. Comment penser sa mort par une faute qu’il aurait commise ? Comment fouler le sol ? Comment donner la mort ? Encore et encore. Comment vivre ici sans le moteur qu’elle est devenue ? Elle, sa tueuse. Son poison. Sa mort. Elle était sa raison d’aimer. Elle est devenue sa raison d’haïr. Elle est un tout qui s’échappe dans ses songes. Un tout qui dessine les contours d’une réalité presque palpable, enivrante, nécessaire. Elle est un tout qui se mue à chaque réveil. Elle est un tout destructeur et nécessaire. Une inspiration et une expiration. Un souffle. Un soulagement. Une peur irascible. Elle est l’arme et l’armure. La folie et la raison. L’adultère n’est rien si ce n’est une erreur, l’égarement sur un chemin pourtant tout tracé et certainement pas arrêté par quelque chose de si futile et détestablement définitif que la mort. « Tu crois qu'on va ressortir d'ici un jour ? Pourquoi ? » Le regard perçant du futur ministre s’agrippe à celui de sa coéquipière. Un espoir. Après l’effritement de son humanité, l’abandon dans cette mort lugubre, voila l’espoir. Doux. Futile. Ephémère mais incroyablement moteur. Nécessaire. Vorace. Vorace du temps si long qui passe inlassablement mais si lentement. Vorace de l’humanité. Vorace de l’amour. Vorace. L’espoir se nourrit de toute forme de sentiment ne faisant aucune distinction entre joie, peine, amour, haine, désir, crainte. Il se nourrit, créé un mur, érige un édifice et s’étire dans l’inconscience pour se muer dans nos premières pensées. Vagabonder à d’irrésistible stratagème pour revenir, finir ce commencement inachevé, venger cette fin trop proche. L’espoir est en elle, l’étincelle s’élève, brille. « C'est quoi toi, ce qui te fait tenir ici ? » Et maintenant l’huile. Celle qui maintient l’éclairage, disperse l’ombre dans une danse qui transforme l’être dans ses tréfonds. Un leurre qui obscurcie bien davantage l’humain mais qui le sert avec aisance.

Ses cheveux frisés ondulent sous le vent. Délicatement, imperceptiblement. Ses yeux se jouent de la lumière dans un plissement qui fait naitre une ride entre ces dernières. Son sourire s’étend en un rire cristallin. Sa peau s’agrippe, caresse, s’étale. La lumière fait naitre la pureté de ce métissage, de ce regard, de ce sourire, de cette joie. Les rires s’enlacent, raisonnent, s’animent, s’aiment. Les peaux s’entrechoquent, s’embrassent, se caressent, s’inspirent. Les yeux se parlent, s’exhibent, livrent leur secret, se découvrent encore et encore. Elle est là, en lui, indéfectible, enivrante, douce, souriante, téméraire, franche, magnifique. Marie. « L’amour. » Elle est là, en lui, indéfectible, destructrice, maligne, jalouse, perfide, téméraire, sanguinaire, violente. Marie. « La haine. » Son regard se redresse, s’installe dans son vis-à-vis. Le couteau s’élève dans les airs avant d’être rattrapé. Une fois. Deux fois. Trois fois. Ton huile c’est à toi de la trouver. La peur d’une pire souffrance. L’amour d’un proche. La colère d’être ici, d’avoir perdu ta route. Le besoin de ressentir… la jalousie qu’une autre puisse vivre ta vie, la haine de ne plus être maitre de ton destin. La haine d’avoir été conduit là par autrui ou par soi même. Un désir de revanche sur la vie mais surtout la mort… » Il soupire en levant les yeux au ciel. Il y a le choix. Tout le monde peut trouver son huile et devenir la mèche. Devenir l’arme pour avancer, patiemment. Puis prendre le reflexe, apprendre à se satisfaire de ce monde. Attendre. S’habituer. Finir par apprécier. C’est un monde comme un autre, c’est ce qu’il se dit, toujours dans l’attente. « Tu es ici. Il n’y a que deux chemins pour en sortir. Mourir une nouvelle fois pour Dieu sait où pour Dieu sait quelles souffrances nouvelles. Vivre. Vivre et attendre qu’une erreur se fasse de l’autre côté. Cela arrivera, nous ne sommes pas entre deux pour rien, il y a un retour pour reprendre nos routes. Supprimer qui doivent l’être. » Marie. Marie. Mon Amour. Et elle le paiera. Elle comprendra. Elle verra, soudainement ce que son acte a fait de lui. Elle verra d’une manière ou d’une autre que son monde ne peut fonctionner sans lui au centre. « Maintenant à toi de prouver que tu n’es plus une souris ou une lapine. » [/color]

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MessageSujet: Re: How to train your baby dragon • Windsor & Perséphone    Mer 14 Sep - 22:44


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La réponse verbale à ma question manqua. Et pourtant, ne pas répondre était tout de même une réponse. C'était un certain Watzlawick qui le disait : on ne peut pas ne pas communiquer. Je gardais donc mon jugement pour moi et concluais qu'il avait bien commis un adultère (ou plusieurs), vilaine créature qu'il était. D'autant plus que si ses mots avaient été absents, ses mains quant à elles n'avaient pas manqué de se serrer en deux poings de colère juste après ma question... Il n'en fallait pas plus pour me convaincre de ma bonne déduction. Mais le silence comme trop peu de bruit amenaient à de nouvelles questions, surtout chez une personne comme moi pour laquelle la curiosité n'avait que trop peu de limites... Pourquoi avoir trompé sa femme ? Avec qui ? Combien de fois ? Etait-il mort lentement ? Douloureusement ? Avait-ce été un couteau de cuisine du type à couper les légumes ou un couvert de table ? Mais toutes mes questions ne pouvaient pas avoir des réponses... Pas encore tout du moins. Le moment était trop critique, trop haletant et il me manquait encore quelques bousculades décisives pour briser enfin mon équilibre.

« L’amour. »

La réponse aurait pu me désespérer plus encore tellement elle était banale, tellement elle sentait le chocolat chaud à la guimauve... Pourtant elle me parlait, tout me parlait depuis qu'il avait émit l'étrange possibilité de sortir d'ici. Je ne savais pas pourquoi j'y croyais, c'était juste qu'avant qu'il n'évoque cette hypothèse, je n'y avais jamais songé. J'avais toujours cru être enfermée ici pour l'éternité à ne plus jamais revoir ni famille ni amis... Mais si c'était possible... Alors ça changeait tout. Et après tout, avec tout ce que j'avais vu jusqu'à là, qui étais-je encore pour décider de ce qui était possible ou non ? L'âme était une chose incroyable et la mort avait perdu tout sens pour moi Normalement j'aurais du ne plus être, m'éteindre et disparaître dans le néant... Pourtant, pour une morte, je trouvais que j'avais encore pas mal d'énergie... Alors qui savait ce qui était encore possible ? Moi qui pensais avoir perdu mon amour à jamais, moi qui croyais ne jamais le revoir parce que pour sûr, jamais l'homme que j'aimais n'irait en Enfer... Mais si on sortait de là, si on trouvait un moyen, alors peut-être que je le reverrais. L'amour, oui, pour lui je pouvais faire ça.
Le chemin se mettait en place, les pièces formaient doucement une image et dans ma tête, un désordre organisé finissait de prendre place.

« La haine. »

Et ma sœur, si je pouvais m'en venger. Venger... Le mot laissait encore un goût amer sur son passage mais j'avais le sentiment qu'il allait doucement se faire une place à force d'être répété assez régulièrement.

‹‹ Ton huile c’est à toi de la trouver. La peur d’une pire souffrance. L’amour d’un proche. La colère d’être ici, d’avoir perdu ta route. Le besoin de ressentir… la jalousie qu’une autre puisse vivre ta vie, la haine de ne plus être maitre de ton destin. La haine d’avoir été conduit là par autrui ou par soi même. Un désir de revanche sur la vie mais surtout la mort… »

Mes yeux étaient fixés sur l'homme qui me faisait face et je buvais ses paroles comme de l'eau dans le désert. Il n'avait pas eu à faire grand chose, juste à faire naitre l'espoir. Un espoir plus destructeur que ce que je pensais encore à cet instant car je n'avais pas encore souffert de toutes les douleurs de ce monde et je ne savais pas encore tout ce que ma soeur avait fait, j'avais même encore secrètement l'espoir que tout ça n'avait été qu'un accident... Mais ça allait venir, plus vite encore que ce que j'aurais pu imaginer et la haine serait alors un moteur bien plus puissant que mon amour.

« Tu es ici. Il n’y a que deux chemins pour en sortir. Mourir une nouvelle fois pour Dieu sait où pour Dieu sait quelles souffrances nouvelles. Vivre. Vivre et attendre qu’une erreur se fasse de l’autre côté. Cela arrivera, nous ne sommes pas entre deux pour rien, il y a un retour pour reprendre nos routes. Supprimer qui doivent l’être. »


Entre deux... Je ne savais pas comment il savait tout cela, mais étrangement, moi qui avait toujours été du genre à avoir besoin de voir pour croire, je prenais tous ses mots pour la Sainte Parole. Nous allions pouvoir sortir. Un jour ou un autre nous pourrons rejoindre notre monde, comme si de rien n'était. L'idée me paraissait folle et pourtant je l'avais totalement intégrée. Peut-être que mon instinct de survie avait repris le dessus, peut-être que j'avais vu trop de choses incroyables pour ne plus être ouverte d'esprit.

- Je... Je crois que je peux faire ça. Je peux faire ça.

Quelque chose avait changé, je le sentais. On m'avait comme ôté un poids. Mon regard était plus franc, ma voix plus assurée. Je croyais ce que je disais parce qu'il avait réussit à faire renaitre un réel désir de vivre en moi.

- Je suis prête pour demain. Je ne te décevrai pas, Rede. Mais avant ça...

Je me mis en position de combat, un sourire joueur sur le visage comme je n'en avais jamais eu depuis bien longtemps.

- Je pense avoir encore besoin de quelques coups pour bien dormir.

Encore un combat mais bien différent cette fois car il serait plus léger, plus souple, libéré de toute précédente fioriture. J'étais réellement prête et j'allais le prouver. Et quoi qu'il faudrait faire, je n'avais plus rien à perdre, je le ferais.

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MessageSujet: Re: How to train your baby dragon • Windsor & Perséphone    Jeu 29 Sep - 22:33

« Je... Je crois que je peux faire ça. Je peux faire ça. » Le regard perce le visage de la jeune femme, cherche les détails pour se souvenir du changement. C’est en cela qu’il se rapproche de Bal, en cette capacité à capter la passation d’un état à un autre et de s’en satisfaire. Outre le fait que cela marque un pourcentage de survie plus important, cela marque également sa véritable naissance dans ce monde ci. Peut-être deviendra-t-elle une alliée, un pion à façonner à sa manière ? Pour cela, elle devra vivre demain et ce n’est pas la conviction qui permet de conserver sa vie, pas ici. L’ancien roi ne saurait dire le terme « vie » est bien applicable ici, dans ce lieu de sang et d’obscurité mais quel terme employer pour définir son cœur qui bat et la douleur qu’il peut ressentir ? La mort ? Peut être. Pourtant sa mort lui semble bien longue, bien trop vivante. C’est surement pour ça qu’il se complet dans sa propre vision des choses : l’existence d’un entre deux. Cela lui permet d’accepter ses rêves et le constat de sa nouvelle réalité aux allures d’un cauchemar éternel. Se dire que mourir ici ne peut être que pire pour la suite. Et s’il n’y avait rien ? Absolument rien ? Au moins ici, au réveil, découvrant des éléments du monde qui continue d’avancer a-t-il l’impression d’être proche d’eux, les vivants de la terre. D’elle. Sa croyance le fait vivre, matérialise un espoir et la force de répudier tout ce qu’il fut auparavant et accepter ce qu’il est aujourd’hui. Enfin, accepter… avec modération. Juste ce qu’il lui a fallut pour apprendre à se battre, à manier l’arme, à torturer, à débusquer, à tuer. Juste le nécessaire. Juste l’indispensable : Apprendre à chérir cette mort pour ne pas subir plus. Apprendre à haïr, à fermer les yeux, à s’obscurcir. Apprendre à oublier l’humain puisqu’ici ce n’est pas de l’humanité qu’on fabrique mais bien du monstre, de l’horreur. C’est une prison qui alimente la démence, la folie, la tyrannie. Où qu’elle soit, elle finira par le comprendre, par le regretter. Il se l’est promis il y a près de 3 siècles et n’en démodera jamais. C’est impossible.

« Je suis prête pour demain. Je ne te décevrai pas, Rede. Mais avant ça... Je pense avoir encore besoin de quelques coups pour bien dormir. » Garde levé, elle attend. L’homme l’observe, impose son jugement sur chaque trait de son visage et de son corps. « Si tu y parviens, que la souris marque les esprits, peut être te tuerais-je moi-même en cas de mauvais sort… » Il ne peut que lui offrir une mort rapide si jamais elle se retrouve tout de même blessée. Il peut lui éviter la torture et le viol. Et il ne pourra que si elle montre d’elle le meilleur de l’animal voulant vivre. Toutefois, le chasseur doit se l’avouer, la curiosité le mord, l’agrippe et fabrique l’espoir qu’elle puisse s’en sortir et vivre. Non seulement pour sa propre survie mais aussi… pour celle de la jeune femme. Alors le poing se serre et s’étend vers elle, rapidement pendant que le second prépare déjà la prochaine attaque. Le premier est évité mais le problème reste le second, comme à chaque fois. L’attaque arrive avec une pirouette et l’avant bras passe en n’ayant de contact qu’avec l’air autour deux.

Elle l’a évité.

Il sourit.

~~~~~~~~

Ses yeux parcourent le sable, une étendue s’échouant sur les bâtisses détruites qui ont fleuri avec les siècles mais qui n’apparaissent ici qu’en ruine. Lui qui a toujours aimé l’art, la musique et l’architecture, le voila bien entravé dans cette passion du beau. L’obscurité ne trouve de beauté que dans son plus sombre dessein comme ici, entre les mains de Bal expliquant les règles de cette nouvelle chasse. Rede ne l’écoute déjà plus et observe, distrait, ce que son regard aimerait parcourir de pleins pieds dans une réalité où les couleurs se déclineraient de milles teintes. Les immeubles doivent être immenses chez les vivants. Immenses. Majestueux. Sublimes. Le genre de bâtisse dans lequel il rêverait installer son bureau, lui qui possédait déjà une magnifique bâtisse pour ses affaires. Le chasseur sourit face au constat perpétuel de cette situation. Piégé, la vie se montre face à eux d’une manière bien étrange et danse devant leurs yeux sans jamais faiblir de malice pour les enraciner dans cette atmosphère rougeâtre. De son vivant, bien que protestant, il avait imaginé sa mort comme une simple obscurité, un néant n’ayant pas besoin d’issu. Une simple fin. Un point à la fin d’une saga de roman qu’aurait été sa vie. Simple. Jamais il n’aurait imaginé pouvoir contempler les vestiges d’un monde en évolution derrière une vitrine macabre sur des centaines d’années ni côtoyer des individus venant de ces époques inconnues et pourtant observées. « Que la chasse commence ! » Et le groupe se divise. Rede lance un regard à sa souris, hoche la tête. Un encouragement sobre pendant qu’il rejoint une femme aux cheveux roux et un homme à la balafre très peu réussie. Aucun des deux n’atteint son intérêt alors qu’ils cherchent clairement l’approbation de Rede. Une situation qui satisfait le chasseur retrouvant l’ombre de sa place de naissance : celle du dominant. Un instant, il en oublie presque avoir été longtemps comme ces deux charognards ; craintif, terrifié puis violent, dangereux, assoiffé et curieux.

Ce n’est que deux heures plus tard qu’un drapeau blanc est brandit dans le ciel accompagné d’un étrangement grondement sonore. L’annonce d’un combat. Attirer les êtres immondes de ces terres n’est plus inquiétudes pas parce qu’il n’y en a plus mais parce que se battre est devenu un jeu. Mourir est une faiblesse, vivre est une force entrainant une reconnaissance, un statut, un grade. Alors chaque combat est un moyen de briller. Est un moyen d’exister. Rede le sent lui-même dans ses entrailles. Ses mains se resserrent sur ses armes, sa langue passe sur ses lèvres et en courant, il rejoint le lieu de l’arène improvisée pour y découvrir le casting.

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MessageSujet: Re: How to train your baby dragon • Windsor & Perséphone    Sam 8 Oct - 22:22


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Le tout était de donner du spectacle. D'en mettre plein les yeux, de se cacher derrière le sang et les artifices. Je le savais, je l'avais compris, il ne restait plus que la mise en pratique. En gros, j'avais passé mon code et maintenant il me fallait mon permis. Heureusement que j'avais fait la conduite accompagnée.
Regroupée avec ceux qui me servaient plus membres de clan que de compagnons, j'écoutai attentivement les consignes distillées par Bal quand bien même j'avais du mal à comprendre que des barbares pareilles puissent avoir une liste aussi longue de règles. Si on me l'avait dit j'aurais prolongé mon sommeil de quelques minutes encore ! Non, évidemment que cette réunion n'était pas à rater. On m'aurait certainement tué dans mon sommeil... Ou pire.

« Que la chasse commence ! »

Par automatisme, à ces mots, je tournai la tête vers mon maître d'armes... Si je pouvais appeler mes petits poings des armes... Un sourire léger sur le visage, je pris son signe vers moi comme un ultime encouragement avant de partir en direction de ce qui devait être les très anciens restes d'une ville. Dans la même direction que moi, deux hommes et une jeune femme à qui j'avais eu l'occasion de parler à quelques rares reprises. Je ne savais pas vraiment ce à quoi je devais m'attendre mais si la vie m'avait appris quelque chose c'était que tout était indiqué. Comme des flèches invisibles qui nous guidaient encore et encore. On se lève le matin, flèche vers la salle de bain, flèche vers la douche, flèche en dehors. Moi mes flèches menaient actuellement à travers des décombres gigantesques qui formaient comme une forêt de ruines. Et je savais pertinemment que quand viendrait le moment, je saurais quoi faire. Instinct, destinée, chance, qu'un ensemble de mots pour décrire ce qui nous arrivait et pourquoi. Peu importaient les mots à présent, il s'agissait seulement d'actions.

La chaleur était étouffante, pourtant, les grands restes d'immeubles nous auraient portés dans leur ombre s'il y avait eu là un soleil. Mais de toute façon, dans ce monde, la chaleur comme l'horreur semblaient venir de partout et nulle part à la fois. Impossible d'y échapper donc...
Nous allions à une allure plutôt pressée, sans pour autant courir. Je suivais mais compagnons de chasse improvisés bien qu'un peu en retrait, histoire d'avoir tout le monde bien en vue. Pas que je ne leurs faisait pas confiance mais... Voilà. Soudain, un des deux hommes bifurqua vers la droite, dans ce qu'on pouvait deviner avoir autrefois été une ruelle. Comme un seul homme nous suivîmes tous le mouvement. Il avait tellement eu l'air d'un chien de chasse mis sur une piste aussi, il aurait été bête de ne pas marcher dans ses pas. Enfin, c'était apparemment ce que c'était dit le troupeau de moutons que nous étions...  Pourtant il y avait quelque chose dans la configuration de la rue qui me donnait l'impression d'un étaux qui se refermait et j'aurais espéré que ce soit sur nos cibles éventuelles et non sur nous. Mais rapidement, un cri aigu retenti. La femme. Où était la jeune femme ? Le premier homme aussi avait disparu alors que mes yeux scrutaient chaque décombres l'un après l'autre. Le mouton restant et moi nous lançâmes un petit regard avant de prendre rapidement la direction des cris. Et cette dernière semblait être celle d'un ancien garage. C'était comme si du bâtiment il ne restait plus que les étages sous terrains dont le premier était à moitié découvert mais ne nous permettait pourtant pas d'apercevoir le reste de notre groupe. Il fallait descendre, une curiosité malsaine nous y poussait.
Nous nous enfonçâmes donc dans les entrailles sombres du bâtiment duquel une chaleur digne d'un four s'échappait.
Ils étaient là. Acculés dans un coin du garage où des cadavres de voiture moisissaient. Apparemment ils avaient trouvé une cible, mais les zombies les avaient trouvés en même temps. Surement que le petit lapin au cheveux bruns qu'ils avaient pourchassé était allé se réfugier ici et que les créatures avaient été attirés par le bruit de la lutte.
Je ne savais pas si l'homme avait continué de me suivre ou s'il avait prit la fuite. Moi j'avais continué à avancer... Sans trop savoir pourquoi d'ailleurs. Qu'est-ce que je foutais ici ? J'aurais du me barrer et continuer ma chasse mais... Aucune idée. Il y avait une bonne ambiance ici ! Le temps que je me rapproche la femme s'était déjà faite attrapée par une des créatures.
Il ne restait qu'un groupe de deux monstres autour de l'homme du clan de Bal qui faisait des gestes circulaires avec son couteau pour tenir les monstres à une certaine distance et le jeune homme qui devait être la cible avait lui, grimpé sur le toit d'une carcasse de voiture et était encerclé par cinq bêtes qui tendaient avidement leurs bras décharnés vers lui. Tournant rapidement sur moi même, je constatai que l'homme avait effectivement déserté et que la seule arme qui se présentait à moi était un espèce de fil de fer qui devait faire partie de la structure du bâtiment et dont j'allais devoir me contenter pour le moment. Ramassant l'arme de fortune, je m'avançai vers le corps de la jeune femme qui était entrain de servir de buffet à trois zombis. Heureusement, ce genre de machin avait une intelligence inversement proportionnelle à l'horreur qu'ils inspiraient. Je pu donc les éliminer les uns après les autres sans trop de problèmes, bien que le fait de faire entrer puis sortir la barre de fer de leurs cranes quelques peu plus difficile que je pensais. Au second, je visais l'arrière de la tête, là où il y avait bien plus de chaire que d'os. Si je sortais d'ici, il allait falloir que je me souvienne de remercier ma sœur de m'avoir tué après la sortie de Bienvenue à Zombieland. Ceci dit, la facilité avec laquelle je venais de faire ça m'interloquais tout de même... Peut-être l'habitude de manipuler les grenouilles. Je veux dire, après tout, une fois que c'est mort c'est mort... Quoi qu'il en soit, maintenant accroupie près du cadavre de la jeune femme, je distinguai enfin ce que j'étais venue chercher : un couteau. Laissant tomber la barre métallique je saisis l'arme blanche.

- Merci, c'est bien aimable à toi.

Avant d'enjamber les corps pour passer au cas suivant.
L'homme avait réussis à se débarrasser d'un des zombies et était maintenant au corps à corps avec l'autre. Pas que l'envie de le laisser ici me manquait mais disons que c'était un des miens et que je n'étais pas totalement devenue pourrie non plus.  
Alors qu'il se débattait avec la créature, je saisi cette dernière par l'épaule avant de faire glisser la lame derrière son crâne. La chose s'effondra sur le sol. J'étais tremblante d'excitation, je transpirais à grosses gouttes et avais seulement besoin d'une douche et de 48 heures de sommeil. Mais il fallait continuer. Encore et toujours.
Mon regard se tourna vers la voiture qui servait de refuge provisoire au jeune brun.

- Allons lui donner un coup de main.

Mon vis-à-vis paru ne pas être d'accord avec mon plan. Mais je ponctuais ma phrase d'un clin d'oeil. Personne ne résiste aux clins d'oeil. Un clin d'oeil ça voulait toujours dire « t'inquiètes, tu vas kiffer ». Alors il me suivit.

- Fais distraction un instant, tu veux ? Je te promet que tu vas aimer.

‹‹ Je ne sais pas ce que tu prépares mais ça a intérêt à être bien rodé ! ››


J'acquiesçai rapidement. Puis il s'avança de quelques pas et se mit à agiter les bras en hélant les créatures.
Les créatures quittèrent leur met inatteignable pour se concentrer sur celui beaucoup plus vif et facile à atteindre que consistait mon compagnon. Dès que les créatures furent éloignées je longeai la façade arrière du bâtiment pour rejoindre la voiture. Une main tendue je pris une voix douce.

- C'est bon, tu peux descendre, tu n'as plus rien à craindre. On a eu assez de morts pour aujourd'hui.

Son air était suspicieux, il doutait. J'aurais fait pareil à sa place.

- Tu ne peux pas rester ici, tu as plus de chance avec nous, viens ! Le temps presse !

Il sembla se méfier encore un instant, puis attrapa ma main et descendit du véhicule. Je le laissais passer devant moi, comme si je voulais qu'il sorte en premier de là en passant à côté de mon collègue qui distrayait les zombies un peu plus loin sur la gauche. Mais à peine arrivé à sa hauteur, je fit un bon en avant, saisi le gamin au visage et tranchais sa gorge avec la volonté d'un boucher... Mais certainement pas sa précision... Enfin bref, le résultat était là. Le sang jaillit et l'homme s'affaissa entre mes bras. Je reculai rapidement, comme effarée de ce que je venais de faire. Puis je m'agitais.

-  Hé ! Reviens par là !

Mon collègue jeta un coup d'oeil, vit le cadavre à mes pieds et attira les zombies ici, comme prévu. Il ne nous restait qu'à faire passer les créatures devant la chaire encore fraiche pour qu'elles fondent sur la facilité et se jettent sur leur repas. Il ne nous restait alors qu'à les tuer comme je l'avais fait au dessus du cadavre de la femme. Ca y était. C'était fini. Enfin. Je relevai là tête vers la sortie.


Ils étaient tous là. Tout le clan de Bal et lui y compris. De regarde je cherchai immédiatement Rede comme par réflexe. Je ne les avais même pas vu ni entendus, ils s'étaient juste installés là vers l'entrée du garage comme dans une salle de théâtre et je n'avais rien remarqué ! J'avais clairement encore des soucis d'attention à corriger !
Je me retournai vers mon collègue de travail. On avait fini. On avait tué un ennemi et pas mal de zombies en prime. Je pense qu'on avait le droit à un bonbon et une bonne douche ! Merde.
Je l'avais vu tout à coup sur son bras, les autres ne pouvaient pas le voir d'où ils étaient. Ils étaient trop loin. Il avait été griffé. Je ne savais pas si les mêmes lois sur les zombies s'appliquaient ici et dans les films. Mais je ne pouvais pas prendre de risque. Il suivi mon regard. Il compris. Sa réaction fut plus rapide que la mienne et sa lame se leva dans les airs. J'eus cependant le temps de me reculer tout en ayant le réflexe crétin de mettre mon bras devant moi. La lame fendit ma chair dans un éclair brûlant et je lâchai un cri. L'esquive passée, ce fut à moi de bondir en avant. Ma technique n'était pas encore précise, ni propre, juste sauvage et rapide. C'était le mieux que je pouvais faire pour le moment et heureusement, ça suffit. En sautant sur l'homme avec autant de rage que pouvait contenir mon corps, je réussis à le faire basculer. L'instant de surprise suffit et une fois que nous fumes tous les deux au sol, je pu ouvrir sa gorge avant de planter mon couteau dans son crane. Juste par précaution.
Je me redressai quelque peu difficilement. La chute avait pas mal tapé dans mes genoux, puis je franchis les dizaines de mètres qui me séparaient du reste du groupe, laissant derrière moi une petite montagne de cadavres. Arrivée devant eux je m'arrêtais un instant avant de hausser les épaules.

- Il avait été griffé.

Comme si ça expliquait tout. Ou comme si cette bande de sauvages avait besoin qu'on justifie les morts causées.
Et mon regard le chercha encore, Rede, parce qu'en fait, ils pouvaient bien avoir aimé ou non le spectacle, son avis à lui restait toujours le plus important.

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MessageSujet: Re: How to train your baby dragon • Windsor & Perséphone    Jeu 20 Oct - 0:00

Le regard azur du ministre se pose sur les carcasses de machines dont il ne verra probablement jamais l’utilité. Des machines d’un autre temps. Le passé pour certains d’entre eux les ayant utilisé et l’avenir pour ceux découvrant, comme lui, ces nouveautés inconnues. Le passé, le présent, le futur. Tout se mêle dans ces terres arides et rougeâtres. Il n’y a pas réellement de temps qui s’égraine, pas comme le commun des mortels l’entend. Pas comme lui l’entendait. Tout est si lent. Tout est si rapide. Le futur ministre n’aurait probablement jamais vu ces machines s’il n’avait pas fini ici. Si sa femme n’avait pas eu la sauvage idée de retourner à ses bas instincts pour l’affubler d’une mort aussi pitoyable que le meurtre passionnel, il n’aurait sans doute jamais vu ce que l’Homme pouvait créer. Ce que l’Homme pouvait apporter de bons et quelque part, de dévastateur à leur monde. Ici ce n’était pas l’innovation ou la beauté qui se rendait visible mais la noirceur et la stagnation à ce que l’être humain pouvait faire de pire. Que fait la société de l’homme ? un être civilisé ou un être conscient ? est-ce les deux ? Ou est-ce que l’homme nait bon ? Ici la réponse n’est pas bien complexe. De ses prunelles, il contemple déjà la misère humaine et constate depuis des siècles ce que l’être humain peut être prêt à faire pour se sauver. Rare sont ceux qui abandonne ou se disent incapables de se battre pour son propre salut. Et ceux là, les autres les éliminent. L’Homme récupère le contrôle là où il le peut tant qu’on le laisse agir comme bon il lui semble. Tant qu’un être un temps soit peu charismatique étale un puit de fausses sciences. Une simple folie en réalité.

Et là dans ce bâtiment éradiqué par ce monde, la naissance de la petite souris se veut plus ardente, plus féroce. Elle se nappe bien volontiers dans les règles du monde de Bal, accepte les règles, s’en joue et y prend un plaisir clairement malsain. L’humanité s’étiole. La monstruosité de l’Humain se rappelle dans ses fibres comme un battement nécessaire sa vie, comme une goute de sang dont elle est la propriétaire. Elle est la lame qui s’enfonce dans cette gorge. Elle est la cause de ce sang qui coule. Elle est cette sensation de puissance, cet étrange amusement que l’esprit affiche pour compenser l’acte qui vient d’être produit. Le reflexe commence à s’installer. La dureté et pourtant simplicité de la mort chatouille ses phalanges comme en écho avec celles du chasseur. La scène face à son regard azur n’a rien d’effroyable pour ces habitués mais pourrait aisément choquer de nombreuses chaumières comme lui-même eut du mal à les supporter ses premières nuits. Mais la faiblesse ne fait plus partir de son vocabulaire. Son arme, il la tient tout comme la souris s’est munie d’une arme pouvant la faire occulter un temps soit peu tout ce qu’elle va vivre à partir de ce jour. Si « vivre » est le mot approprié. Rien n’est moins sûr. Bal reste silencieux jusqu’à ce qu’il claque des mains en riant, il la complimente sur son ardeur. Rede, lui, se contente de voir la blessure sur son bras, un reflexe qui aurait pu lui couter la vie alors qu’elle venait de s’offrir le luxe d’un souffle de vie parmi eux. Alors qu’elle venait de lui éviter, à lui aussi, une douloureuse compensation. Le leader frappe l’épaule de futur ministre, celui-ci répond d’un sobre hochement de tête. Ca ne lui a jamais plus mais Rede s’en fiche. Il n’est plus là pour se conformiser aux visions de Bal, plus en ce qui concerne ses attitudes. De plus, Bal savait au combien il avait correctement façonné la pièce « rede ». Une belle pièce, brillante, robuste et tranchante. Il avait fait d’un homme contre sa propre violence, un homme assujetti à celle-ci. Il s’était battu lui-même à sa vision du monde, de l’être humain, de ce qui était ou non « digne ». Bal l’avait brisé puis façonné. Le futur ministre était un pantin bien incapable de quitter son jouge.

Et le groupe sort de cette bâtisse. Rede ralenti le pas pour que sa nouvelle comparse parvienne à sa hauteur. Dans le silence, il attrape son bras, observe la blessure puis relâche son attention. Un mince sourire nait sur son visage. Est-elle pour autant devenu un rat ?

------

« c’est bien étrange de fouler le sol de cette bâtisse. Je parcours ces terres depuis des siècles à présent et je n’ai jamais eu l’occasion de la revoir… » Il la ressent même ici sous la faible lumière de sa torche. Cette présence est encrée dans les murs malgré les siècles à moins que ce ne soit que les résurgences de son propre encrage à un passé mort depuis autant de temps ? Il n’en sait rien, referme ses doigts souillés par le sang sur le manche de son couteau et laisse ses yeux parcourir le mobilier. Celui-ci n’a rien à voir mais les ornements semblent s’être figé dans le temps. A croire que l’être humain a su reconnaitre la splendeur des bâtisses de son époque de gloire. Son regard se pose sur la souris avec une intensité nouvelle. Lui-même ne saurait dire ce qui le dévore : la curiosité, la peine, la souffrance, l’amour, la haine, le désarroi… En arrivant dans ce monde il n’aurait jamais cru remettre les pieds dans le lieu de sa mort, dans le lieu de sa vie, de ses affaires… Un courant d’air lui donne alors l’illusion de la présence de sa femme ou du moins de son arrivée dans ce bureau dans lequel ils avaient passé tant de temps complices. Un frisson le parcourt et son couteau s’envole vers le bureau, légèrement sur la droite, là où elle s’asseyait. Juste sur le coin du bureau, elle se penchait vers lui, posait un pied délicat sur sa cuisse qu’elle caressait avant de s’approcher de son entrejambe. L’homme d’affaire finissait toujours par sourire, s’accommoder de la tension qui naissait entre eux avec ce besoin salvateur de vivre une partition à deux. Mais aujourd’hui, la réalité est bien différente. Le sable a emporté son monde. Le temps a modifié son histoire, son empreinte sur le monde et sur sa vie. Et puis… Marie…. Marie l’a tué. Marie a fait ce choix et l’a envoyé dans ce monde où l’avenir du vivant se glisse dans sa paume pour filer entre ses doigts resserrés. Ce n’est qu’une illusion de croire que le temps se rattrape. Que le temps peut de nouveau se saisir alors qu’il n’existe plus. Elle lui a tout enlevé. Tout.


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MessageSujet: Re: How to train your baby dragon • Windsor & Perséphone    Mer 9 Nov - 22:42


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La seule raison pour laquelle je pu apprécier la réaction de Bal fut parce qu'il était juste à côté de Rede. Il avait l'air content. Fier même. Il jubilait. Mais ce n'était pas pour lui que j'avais fait tout ça. C'était pour moi. Peut-être un peu pour mon mentor aussi. Il était vrai que je venais juste de lui épargner une mort terrible... Ou quelque chose du genre...
Tout le monde autour de lui avait réagit en même temps que Bal. Pour moi, le temps passait encore avec la rapidité de l'excitation et avant que j'ai pu tout analyser, tous avaient déjà fait demi tour et avaient repris leur marche vers l'extérieur. Tous sauf Rede, un peu en retrait. Je le rejoignis bientôt alors que l'adrénaline disparaissait peu à peu de mon sang. J'attendais encore un signe, un regard... Ce fut un sourire que je découvris quand bien même il venait de jeter un regard comme un reproche à ma seule blessure. Ce sourire suffit à mon contentement.



Il planait dans la bâtisse un silence comme religieux. Ou peut-être que c'était juste le silence pesant qui habitait généralement les maisons hantées...
Je suivais Rede sagement en laissant mes yeux détailler les restes de ce qui devait, dans une autre réalité, à une autre époque, avoir été d'un goût des plus rafinés.

« C’est bien étrange de fouler le sol de cette bâtisse. Je parcours ces terres depuis des siècles à présent et je n’ai jamais eu l’occasion de la revoir… »


En tout ce temps je n'avais jamais songé à essayer de retrouver ma maison. Et même maintenant que j'y songeais... Qu'est-ce que ça pouvait bien m'apporter que de voir mon chez moi version château hanté ? A part des regrets et des souvenirs ternis par la mort et affublés du goût amer de la nostalgie... Cependant, cet intérieur qui m'était totalement inconnu mais qui ressemblait le plus à un chez soi de tout ce que j'avais pu voir ici depuis le début, m'apaisait. Quand bien même les couleurs semblaient avoir déteint comme tout ici, quand bien même l'atmosphère était aussi lourd qu'à l'extérieur, je me sentais étrangement bien. Mes yeux se perdaient dans ce tableau qui m'entourait, pour la première fois depuis très longtemps, j'avais l'impression d'être ailleurs qu'en Enfer.
Je me laissais portée par cette vague, doucement, évitant les mouvements brusques de peur de me réveiller de ce rêve. Et puis, finissant de tourner sur moi-même, je me retrouvais de nouveau face à des décombres. Ca y était, j'étais tombée du lit. Et je n'avais pas fait semblant. La réalité me rattrapa avec l'horrible vitesse dont elle était capable. Il n'y avait de tout le bâtiment certainement plus que cette partie d'entrée et puis... Cette pièce où Rede venait de disparaître. J'allais le rejoindre doucement, comme pour ne pas le déranger, mais j'entendis soudain un bruit sourd. Un bruit qu'avant de reconnaître comme un couteau se plantant dans une surface dure, je reconnus comme alarmant et entrais donc dans la pièce à toute vitesse.
Cela ressemblait à un bureau et lui se tenait là, en plein milieu, avec comme seul ennemi apparent une planche de bois parallèle dans laquelle était planté son couteau.
Il me tournait le dos mais tout chez lui indiquait une tension apparente. Une colère sourde, presque palpable. Comme s'il était visiblement entouré d'une aura sombre.
Je n'avais pas peur, j'étais juste inquiète. Je m'approchais doucement de lui, tout en faisait quand même assez de bruit pour annoncer ma présence.

- Rede...

Je le contournais l'homme, passant derrière lui avant de poser une main sur son épaule puis de la laisser glisser sur son bras. Quand nous nous étions échappé du groupe lors d'un instant de repos, je ne m'étais pas attendue à ce qu'il me fasse l'accompagner dans son ancien chez lui. Et je n'avais pas eu un seul instant pour songer aux sentiments qui pouvaient le traverser à la vue de ces éléments du passé.

-Tout va bien.

Il avait l'air si en colère. Je l'avais rarement vu ainsi malgré tout ce que nous avions vécu et tout le temps que nous avions passé ensemble. J'essayais de faire sonner ma phrase plus comme une affirmation que comme une question mais moi-même je n'étais sûre de rien et mais réplique semblait dépasser largement les barrières de notre situation actuelle comprenant un Rede énervé, un bureau meurtrie et moi.
Lentement je retirai ma main qui avait glissé jusqu'à son poignet dans l'espoir qu'il desserre ses poings. Puis je m'avançai vers le bureau d'où je retirai la lame bien enfoncée dans le bois, avant de me retourner à nouveau vers Rede.

- Un problème particulier avec ce bureau ?

Je tentais un faible sourire en lançant un regard au grand brun tandis que je faisais tourner la lame froide entre mes doigts. Tant que je n'étais pas sûre qu'il irait mieux, l'arme resterait dans mes mains. A vrai dire, essentiellement pour que je puisse jouer avec et garder mon calme afin de compenser son manque évident de paisibilité que j'essayerais par dessus tout de lui rendre...


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MessageSujet: Re: How to train your baby dragon • Windsor & Perséphone    Mer 23 Nov - 20:55

Une tornade s’infiltre et au lieu de détruire davantage les murs de son esprit, elle transforme sa vision, décore l’espace, l’alimente d’un passé qui lui donne l’amer impression d’être encore conjugué au présent. Son regard se pose sur sa grande chaise de bureau, était-il si éclatant ce vert ? Puis les tableaux lui sautent yeux dont un en particulier qu’il avait acheté pour Marie. Il se souvient du pétillement de ses yeux en découvrant la toile, de ses mots pour la décrire sans y parvenir, de l’électricité qui jalonnait sa peau en désirant tant toucher les traits de la peinture… Il se souvient d’être retourné chez le propriétaire puis de lui avoir racheté et expédié sur ce mur. Luke lui avait choisi cette place pour que sa femme puisse se sentir ici, chez elle. Elle était son bras droit. Elle était son arme. Elle était sa flamme. Elle était son plus grand joyau. Sa plus belle réussite. Son plus grand amour. Elle avait su surpasser le pouvoir pour qu’il risque tout à en faire sa femme. L’unique. L’unique quoi qu’elle en ait dit plus tard. Quoique son acte est voulu faire passer comme message. La tornade s’infiltre, va jusqu’à déposer l’encrier et la plume sur le bureau, sa collection de livre sur l’immense bibliothèque, l’étrange cheval en bois sur la table basse accompagné d’un globe terrestre. Pour sur, il pourrait ouvrir le petit meuble sur la droite et y trouver du scotch. L’idée lui semble si alléchante, que Rede s’avance puis s’arrête en sentant une main sur son épaule. Son regard s’accroche à son vis-à-vis. Marie. L’illusion est totale. Elle lui sourit, passe un doigt délicat sur sa mâchoire et s’éloigne dans une démarche féline. Lorsqu’elle parle, il ne l’entend pas. Elle se répète, rit mais le son ne lui parvient pas. La frustration gagne son corps, ses poings se serrent de nouveau. Pourquoi ne l’entend-t-il pas ? Un instant il en oublie la supercherie. Un instant, il en oublie la mort, ce désert sans fin, ses années d’errance, ses années à tuer… inlassablement. Puis tout explose. La rage s’installe dans les prunelles tant aimées, l’arme se lève et s’échoue contre lui. Elle parle, il n’entend plus. Il cherche. Il cherche à respirer. Il cherche à revenir. Mais rien y fait, le sable pique ses yeux, glisse entre ses doigts alors que la douleur s’installe avec violence et amertume. Croyait-il parvenir à s’en défaire en venant ici ? Peut être. Son regard azur divague dans ce bureau appauvrit de l’âme qu’il lui avait donné avec sa femme. Il cherche. Il cherche le fauteuil vert. Il cherche la bibliothèque remplie de livres anciens. Il cherche le tableau de Marie. Il cherche l’encrier. Il cherche le cheval en bois. Il cherche le globe terrestre. Il cherche le contact de cette paume contre lui. Il cherche…. Il cherche à conjuguer le passé au présent. Encore.

« Un problème particulier avec ce bureau ? » Rede. Rede. Rede. Laissant son esprit le rappeler, le chasseur pose ses yeux sur la petite souris, laisse échapper un soupire et desserre les poings. Ses épaules roulent dans leur cavité, faisant craquer les os en surplus de tension. Ses pas dissolvent le silence qu’impose ce lieu afin de rejoindre Persé à hauteur du bureau. Ses doigts se posent sur celui-ci avec une hésitation, comme s’il craignait se bruler ou vivre une nouvelle illusion. « Tes yeux ne peuvent toucher le problème de ce lieu… les miens ne le peuvent pas plus alors que je la sens de partout ici… » Encore une fois, il détaille la pièce dans un frisson dont il ne saurait la cause. « 230 ans dans l’abysse, 230 ans de séparation, 230 ans de meurtre impuni et je la ressens encore ici… est-ce ça la faiblesse humaine ? Ne devrions nous pas être absout de telles réminiscences sentimentales lorsque nous sommes ici ? » Pourtant, sa peau les appelle, ces doigts fins sur sa peau. Pourtant, son ouïe les appelle, ces rires cristallins. Pourtant, ses doigts les appellent, ces courbes délicates. Pourtant ses yeux les appellent, ces sourires et ces souvenirs. Pourtant, son corps l’appelle, Elle. Marie. Il veut tout avoir. La retrouver. L'aimer. puis;.. puis la posséder. La serrer. L'étouffer. La défaire de cette emprise qu'il sent en lui. L'amener ici. Lui faire comprendre. Lui redonner l'arme. L'obliger à frapper, encore et encore. Qu'elle prenne conscience de ce qu'à impliquer sa mort. La mort de Luke. La mort de son âme. La mort de son souffle. La mort de sa conscience. La mort de ses idéaux. La mort.

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How to train your baby dragon • Windsor & Perséphone

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