AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 And on your left, some fresh dead bodies • Enya&Perséphone

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Féminin
↳ Nombre de messages : 1399
↳ Points : 386
↳ Date d'inscription : 11/06/2016
↳ Age : 21
↳ Avatar : Blake Lively
↳ Age du Personnage : 30 ans
↳ Métier : Chercheuse pour le Gouvernement, membre de la Falciferae
↳ Opinion Politique : A l'intérieur du Gouvernement il fait bien chaud, c'est cool
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2
↳ Playlist : Heaven Knows - The Pretty Reckless ◊ Do I Wanna Know - Arctic Monkeys ◊ Bad Blood - Bastille ◊ Lose Your Soul - Dead Man's Bones ◊ Born Again Teen - Lucius
↳ Citation : ‹‹ Le seul moyen d'éclore est d'abord de passer sous terre. ››
↳ Multicomptes : Moïra J. Everett
↳ Couleur RP : #00ffcc



Feuille de perso
↳ Copyright: ©Tumblr, ©Bazzart, ©Miki.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: And on your left, some fresh dead bodies • Enya&Perséphone   Dim 10 Juil - 23:01


Enya&Perséphone
 




Faire visiter le Gouvernement. En voilà une drôle d'idée ! Mais alors me nommer ''animatrice de visite'' pour la journée, ça c'était complètement fou ! Certes j'étais rapide dans mon travail et je ne rechignais jamais à faire des heures supplémentaires, m'enfin je n'étais pas la plus ancienne ici, d'autres personnes bien plus qualifiées que moi auraient pu faire ça ! Mais on m'avait dit en me confiant cette tâche qu'on apprenait qu'en s'exerçant. Et puis de toute façon ici, personne n'avait jamais intérêt à dire non au Gouvernement. Donc à partir du moment où ce boulot m'avait été proposé, je n'avais pu qu'acquiescer, enfiler toute de même ma blouse et me planter dans le grand hall de la première tour... Ou la deuxième selon le point de vue.
Bien entendu, la visite serait très encadrée et ce n'était pas moi qui allait la guider. Moi je n'étais qu'une aide en plus qui surveillerait qu'il n'y aurait pas d'écarts. Encore heureux d'ailleurs parce que pour ce que je connaissais du bâtiment, la visite aurait été vite faite. De toute façon, et ça semblait logique, cette visite n'était qu'une nouvelle propagande, une tentative de recrutement de la part du Gouvernement qui n'allait là montrer que sa face la plus brillante -histoire de bien éblouir tout le monde pour qu'ils fassent tous Wow, sans savoir que c'était une guillotine en diamants qu'ils observaient- mettant en avant des métiers dits d'avenir, ainsi que l'architecture luxueuse, savant mélange du passé et du présent. Mais de ce que je voyais du petit planning qu'on m'avait immédiatement remit ce matin (accompagné d'une multitudes de consignes strictes), il y allait avoir un tas d'endroits qui ne seraient pas visités. Abordés, certes, et de la manière la plus embellie qu'il soit, mais pas montrés. Et je le savais, ce n'était pas vraiment pour des raisons de temps... Les laboratoires par exemple ne seraient montrés qu'à moitié (tiens donc), et les choses présentées là bas seraient des études faites sur je ne sais quoi de totalement opposé à ce que nous faisions généralement là bas. Comme si on continuait encore à faire des recherches médicales ici ! Comme si le remède au cancer n'avait pas été découvert depuis des dizaines d'années ! Mais ce genre de maladies rapportait tellement aux hôpitaux, à l'industrie pharmaceutique, à l'économie en général en fait ! Il n'y avait d'intérêt pour personne de trouver une solution à un problème si enrichissant, c'était quelque chose que j'avais appris pendant mes études déjà et qui semblait ne pas changer, peu importe qui avait le pouvoir...
Je jetai un coup d'oeil à la liste des invités d'honneur : étudiants, stagiaires, jeunes travailleurs... Que de la bonne viande bien fraiche pour ce hachoir géant.
Et les jeunes futurs steak hachés, s'ils n'étaient pas séduits par les lustres, le sol de marbre et les salaires doucement susurrés à leur oreille sur fond de violons, auraient de quoi s'engraisser un tant soit peu avec le buffet de fin de visite. Pas de doute, ils savaient comment appâter les jeunes au Gouvernement.

Vers 9 heures moins quart on vint me rejoindre dans le hall. C'était une femme que je ne connaissais pas, elle devait avoir la trentaine, brune, charismatique, parfaite pour faire la pub des lieux.

‹‹ Bonjour, mademoiselle Blackwood, n'est-ce pas ? Je m'appelle Clara, on vous a dit pour votre intervention dans les labos ? ››

Je serrai la main qu'elle me tendait tout en acquiesçant en réponse à la première question. En revanche, mes traits se firent plus tendus à sa seconde.

- Absolument pas.

Mon ''intervention'' ? Parce que j'allais devoir moi même tisser leurs mensonges ? Mais bien sûr, allons-y ! Mode ''veuve noire'' ON et j'allais leur pondre un truc, impossible que les moucherons s'en échappent !
Clara m'expliqua rapidement ce qu'on attendait de moi puis m'invita à attendre ici pendant qu'elle allait conduire nos invités vers moi.
Pendant ce temps, je glissai mon papier d'instructions dans la poche de ma blouse... Puis je décidai qu'il valait mieux être prudente, comme d'habitude, et sortis de mon autre poche un briquet avant de mettre le feu aux instructions puis de glisser les cendres restantes sous le premier tapis que mon pied rencontra. Plus de traces, plus que des cendres. C'était Prudence que j'aurais du choisir comme nouveau prénom, pas Diane, ç'aurait été encore plus explicite... Peut-être trop, quand même...
La jolie guide brune revint bientôt, poussant la grande porte d'entrée du hall pour laisser passer les jeunes visiteurs qui avaient certainement préalablement été contrôlés dans le sasse précédent, juste pour éviter un éventuel attentat, sait-on jamais.
S'arrêtant à ma hauteur, Clara fini de se présenter comme il le fallait avant de me présenter à mon tour.

‹‹ Et voici Diane Blackwood, elle est chercheuse pour le Gouvernement et vous accompagnera également pendant toute cette visite. ››

Moi ainsi que mes pouvoirs et l'intégralité des caméras de sécurité du bâtiment.
Je saluai chaleureusement mon public tout en parcourant rapidement leur visage de yeux, puis la visite débuta.  

_________________

Say Hello to your Sweetest Nightmare.
© by Sun  



Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t3677-persephone-o-a-l En ligne

Féminin
↳ Nombre de messages : 745
↳ Points : 729
↳ Date d'inscription : 27/04/2015
↳ Age : 22
↳ Avatar : Ellen Page
↳ Age du Personnage : 25 ans
↳ Métier : Interne en médecine aux urgences, animatrice d'une radio pirate
↳ Opinion Politique : Anti-Gouvernement
↳ Playlist : Ellie Goulding - Anything Could Happen
Damien Rice - Prague
Avril Lavigne - Take me Away
Nirvana - Litihum
Skunk Anansie - Hedonism
Damien Rice - The Box
AaRON - Blouson Noir

↳ Citation : L'échec est une formidable force de vie
↳ Multicomptes : Shae Thackery & Duncan Idaho
↳ Couleur RP : #99ccff



Feuille de perso
↳ Copyright:
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: And on your left, some fresh dead bodies • Enya&Perséphone   Jeu 14 Juil - 22:55

Arrivée devant le Government Building, je pousse un long soupir. Je n’ai absolument aucune envie d’être là. Visiter le bâtiment de nos tyrans est probablement dans le top 10 des choses que j’ai le moins envie de faire. Et pourtant je suis là, prête à intégrer un groupe de bons petits citoyens et donner le change pendant une visite interminable. A admirer les locaux d’où les puissants font peser leur joug sur les plus faibles. Et ici, la salle où on a comploté pour élaborer un retour de la Peste Noire. Merci de votre écoute et à une prochaine, si vous êtes encore en vie.

Je m’engouffre à petits pas dans le grand hall, m’annonce à la réception. Enya Rivers, interne en médecine, je viens pour la visite. Tous ces sourires hypocrites qui me suivent alors que je déambule dans les couloirs jusqu’à la salle indiquée. Je ne suis personne pour eux. Juste une petite interne. Eux travaillent pour l’avenir, vous voyez.
Le groupe de visite se forme petit à petit. Des adolescents de première année qui regardent le moindre coin de mur avec les yeux pétillants aux plus vieux qui doivent en être à leur douzième visite, nous formons un groupe hétéroclite. Puis entre une magnifique grande blonde. Elle porte le même sourire hypocrite que tous les autres. Je ne l’aime pas avant même qu’elle ait ouvert la bouche.
‹‹ Et voici Diane Blackwood, elle est chercheuse pour le Gouvernement et vous accompagnera également pendant toute cette visite. ››
Chercheuse pour le Gouvernement. En gros, elle joue les apprenties sorcières pour le compte de la paix sociale. Je n’ai rien contre les chercheurs, après tout, si nous n’avions pas eu de bons chercheurs en médecine, je ne pourrais pas faire mon métier comme je le fais. Mais les chercheurs pour le gouvernement…j’ose à peine imaginer le genre d’expérience qu’ils mènent. On parle d’expériences sur les Skinchangers pour les empêcher de redevenir humains. D’exercices exotiques sur les condamnés à mort. On parle de beaucoup de choses dans les rues. Cette Diane participe-t-elle à ce genre de recherches ? J’en ai froid dans le dos.

La visite démarre et alors que Clara, la pub vivante pour le Gouvernement, nous énumère des tas d’anecdotes sur le bâtiment, mes yeux furettent. Moi aussi je recherche quelque chose. C’est pour ça que je suis là. Pour trouver une pièce et des documents spéciaux. J’aurais pu demander à Timothée de me les sortir en douce, mais il est hors de question de le mettre en danger. Il compte trop. Je préfère faire mon sale boulot moi-même. Je profite du début de la visite pour regarder bien attentivement tout ce qui tombe sous mes yeux. Dossiers, étiquetages, bon sang, certains n’ont aucun sens. Je vois vaguement des noms de médicaments, cherchant ce qu’ils peuvent fabriquer avec. Des noms de personnes, des grades. Des issues de secours, des conduits de ventilation, sait-on jamais. Je suis en mode espionne, amateure, fait maison.
Au détour d’un couloir, je vois ce que je cherche réellement. Je vais devoir me dépêcher, la visite ne va pas être encore bien longue. Je profite d’un virage pour quitter discrètement le groupe et m’engouffrer dans l'une des salles de l'aile du laboratoire. Une salle où se trouve des dossiers concernant des expériences menées par les chercheurs du Gouvernement. Et notamment un qui m'intéresse : une experience menée pour comprendre la métamorphose des Skinchangers. Une expérience pratiquée sur des cobayes humains. Ce n'était pas si exceptionnel que cela, visiblement. Mais celle la impliquait quelqu'un a qui je tenais. Un patient qui était arrivé à l'hopital, paniqué et souffrant de blessures étranges. Il avait parlé de scientifiques qui lui avaient injecté diverses substances. Ils voulaient créer un Skinchanger sans l'aide de mages. Une idée folle. Je n'avais pas compris la moitié de ce que ce pauvre patient avait raconté. Et puis il était mort. Cela faisait des jours que je menais des recherches sur ces experiences, dans l'espoir de ramener des preuves et d'en parler au public. Des jours et pas grand chose à part un numéro de salle. Je m'étais alors décidée à oser la solution la plus risquée. Celle qui m'amenait à une visite du bâtiment gouvernemental au milieu d'autres internes.

Au bout de cinq petites minutes, je met enfin la main dessus. Victoire ! J’ouvre le précieux document et…rien. Rien du tout. Il n’y a qu’un dossier vide. Merde. Evidemment, j’aurais dû m’en douter. Ce genre d'expériences est top secret. La personne en charge n’allait pas laisser trainer ses informations et résultats dans un bureau accessible par une interne en médecine un peu débrouillarde. Je me maudis quatre vingt quatre fois intérieurement, puis repose le dossier à sa place et referme en vitesse, réfléchissant en même temps. Il va falloir que je trouve un autre moyen. Que je demande à Tim. Que je le soudoie s'il le faut. L’idée ne me plait pas, mais il est mon seul lien avec le bâtiment et il faut que je sache. La tête en pleine ébullition, je ressors à toute allure de la pièce afin de me rattacher au groupe. Rejoins le dernier, lui adresse un sourire et reprend la visite comme si j’avais toujours été là. Personne n’a rien vu, parfait.  Dieu que cette visite est barbante.

_________________


I don't wanna beg you pardon
I don't wanna ask you why
But if I was to go my own way
Would I have to pass you by?


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2422-enya-i-don-t-rea

Féminin
↳ Nombre de messages : 1399
↳ Points : 386
↳ Date d'inscription : 11/06/2016
↳ Age : 21
↳ Avatar : Blake Lively
↳ Age du Personnage : 30 ans
↳ Métier : Chercheuse pour le Gouvernement, membre de la Falciferae
↳ Opinion Politique : A l'intérieur du Gouvernement il fait bien chaud, c'est cool
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2
↳ Playlist : Heaven Knows - The Pretty Reckless ◊ Do I Wanna Know - Arctic Monkeys ◊ Bad Blood - Bastille ◊ Lose Your Soul - Dead Man's Bones ◊ Born Again Teen - Lucius
↳ Citation : ‹‹ Le seul moyen d'éclore est d'abord de passer sous terre. ››
↳ Multicomptes : Moïra J. Everett
↳ Couleur RP : #00ffcc



Feuille de perso
↳ Copyright: ©Tumblr, ©Bazzart, ©Miki.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: And on your left, some fresh dead bodies • Enya&Perséphone   Sam 16 Juil - 21:39


Enya&Perséphone
 




Clara avait une voix agréable qui portait très bien. Tellement bien que même en bout de file j'entendais très clairement ce qu'elle disait. C'était à un tel point que je commençais à me demander si ce n'était pas un robot parfait créer par le Gouvernement qui nous faisait la visite... Quoi qu'il en soit, ce qu'elle racontait était fort intéressant et j'avais déjà appris deux trois choses quand je décidais que mes pensées étaient plus intéressantes que cette visite. Pourtant, Perséphone numéro un aurait voulu écouter mais ce n'était qu'une raison de plus pour moi de ne pas le faire ! J'avais d'autres choses auxquelles penser. La situation avec Seraphina, celle avec Andrew et la soudaine nouvelle faisant ressortir de l'oubliette ce cher Andreï... Mes plans étaient déjà tout élaborés depuis longtemps. Enfin le mot ''longtemps'' est un concept. Quinze ans c'était il y a longtemps, l'ère des dinosaures aussi. Mais j'aimais penser et repenser mes plans, analysant toutes les options, envisageant tout ce qui pourrait arriver et y trouvant à chaque fois de nouvelles solutions pour arriver à mes fins, pour arriver à la destruction de ma jumelle.
Soudain, un mouvement vif attira mon regard. Personne ne faisait de mouvements vifs pendant une visite guidée ! Ce n'était peut-être qu'une impression, mais je devais en avoir le cœur net.
Laissant le groupe passer devant moi, je pris la même direction que l'ombre furtive, juste assez rapidement pour voir une silhouette se faufiler dans une de nos salles d'archives. Ca, je savais ce que c'était puisque c'était une des salles d'archives des laboratoires. Une des salles d'archives fictives des laboratoires pour préciser. Evidemment, les documents officiels contenant les expériences secrètes que nous menions étaient hautement surveillées. Caméras, gardes et autres machines à capteurs thermiques... Même ceux qui travaillaient ici avaient parfois du mal à y entrer, c'était dire ! Il fallait croire que je n'étais pas la seule à avoir une foi sans limite en la prudence. Pourtant, au moment où je passai devant la porte des archives et que j'aperçu cette jeune femme aux cheveux mi-longs et bruns entrain de fouiller dans les dossiers, la curiosité l'emporta sur la prudence. Après tout, je savais qu'il n'y avait rien d'important ici. Que des dossiers factices, voir des dossiers vides. Un jeu tout en son et lumière, voilà ce qu'était le Gouvernement, mais moi, il me permettait de m'amuser et payant mon appartement hors de prix, alors je n'allais certainement pas cracher dessus !
A demi cachée derrière la porte, j'observais discrètement la jeune femme. De toute manière, elle avait l'air extrêmement concentrée dans ce qu'elle faisait. De toute évidence, elle avait du être renseignée pour trouver cette pièce avec autant de rapidité... Mais mal renseignée puisque cet endroit n'était comme dit, qu'une mise en scène. Une mauvaise taupe peut-être ? Quoi qu'il en soit, l'affaire était à suivre de près car cette petite jeune semblait très déterminée, et encore, je ne l'a voyais que de profil !
Tout à coup, après plusieurs minutes d'observation, je la vis saisir un dossier, l'ouvrir, puis le refermer dans une apparente frustration face au néant que contenant le dossier.
Quand la brune prit rapidement la direction de la sortie, je m'estimai heureuse qu'il y avait un angle de mur tout près pour m'y abriter. Une fois que j'entendis ses pas s'éloigner, je sortis rapidement la tête de derrière ma cachette, puis m'engouffrai dans la salle d'où elle venait de sortir. Je repérais le dossier dont j'avais retenu l'emplacement, lu le nom qui y figurait. Je ne me souvenais pas de ce patient, il ne devait pas être un des miens. Mais j'allais pour sûr me renseigner sur lui.
Puis rapidement je rejoins le groupe dont je connaissais forcément le chemin grâce au programme que j'avais sagement brûlé (je le rappel).
Je la repérai immédiatement puisqu'elle s'était comme moi, faufilée à l'arrière des visiteurs, totalement incognito. Me mettant à sa hauteur, je me penchai à son oreille pour qu'elle soit la seule à m'entendre.

- Alors on n'a pas trouvé ce qu'on cherchait ?

On entendait assurément mon sourire dans ma voix, même si au fond, cette situation ne m'amusait pas tout à fait. Je n'aimais pas qu'on menace ma tranquillité, que ce soit de près ou de loin.

- Vous allez rester là à la fin de la visite, j'ai à vous parler... Et croyez moi que je ne vais plus vous lâcher, vous feriez mieux de vous tenir tranquille.

En même temps, je devais tout de même pas oublier de surveiller les autres. Même si les pièces les plus importantes du bâtiment étaient totalement inaccessibles à quiconque d'extérieur même s'ils possédaient un diplôme d'appartenance à Mission Impossible, il pouvaient tout de même trouver des choses compromettantes dans d'autres salles, sait-on jamais. Et cette fille là pouvait n'être qu'une distraction pour une manœuvre beaucoup plus large de la part des rebelles par exemple... 

_________________

Say Hello to your Sweetest Nightmare.
© by Sun  



Spoiler:
 



Dernière édition par Diane P. Wilson le Mar 26 Juil - 17:08, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t3677-persephone-o-a-l En ligne

Féminin
↳ Nombre de messages : 745
↳ Points : 729
↳ Date d'inscription : 27/04/2015
↳ Age : 22
↳ Avatar : Ellen Page
↳ Age du Personnage : 25 ans
↳ Métier : Interne en médecine aux urgences, animatrice d'une radio pirate
↳ Opinion Politique : Anti-Gouvernement
↳ Playlist : Ellie Goulding - Anything Could Happen
Damien Rice - Prague
Avril Lavigne - Take me Away
Nirvana - Litihum
Skunk Anansie - Hedonism
Damien Rice - The Box
AaRON - Blouson Noir

↳ Citation : L'échec est une formidable force de vie
↳ Multicomptes : Shae Thackery & Duncan Idaho
↳ Couleur RP : #99ccff



Feuille de perso
↳ Copyright:
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: And on your left, some fresh dead bodies • Enya&Perséphone   Lun 25 Juil - 23:12

« Alors on n'a pas trouvé ce qu'on cherchait ? »
Je sursaute à la voix dans mon oreille et me retourne d’un coup. Ah. La chercheuse blonde. Zut. Ma sortie n’a donc pas été si discrète que ça. Et il fallait que ce soit Miss America qui me repère…Je m’efforce de lui lancer un sourire poli. J’ai perdu, autant accepter ma défaite, c’est moins douloureux ainsi. Tout ça pour un dossier vide, en plus. Mais elle ne m’a pas dénoncé à la sécurité, je n’ai pas encore des menottes autour des poignets ou une balle dans la tête. C’est plutôt rassurant, vu les circonstances. Et un peu effrayant aussi : que me réserve-t-elle ?
« Vous allez rester là à la fin de la visite, j'ai à vous parler... Et croyez moi que je ne vais plus vous lâcher, vous feriez mieux de vous tenir tranquille. »

Bien que je n’aie pas spécialement envie de lui parler, ni de rester jusqu’à la fin de la visite, je hoche la tête, signe que j’obtempérerai. Ai-je réellement le choix, d’ailleurs ? Je suppose que si je fais un pas de travers, je ne ferai pas long feu. Alors je suis gentiment le groupe, écoute Clara nous vanter les installations du bâtiment gouvernemental, nous parler des options de carrière au sein de la structure. Le salaire est alléchant, les avantages également. Je peux tout à fait comprendre que les jeunes internes en médecine postulent ici, s’assurent une sécurité financière et un avenir prometteur. Même si cela veut dire vendre son âme au diable et mener des expériences plus que discutables. Un choix que je serais bien incapable de faire, pour ma part. J’aime l’Adventist Hospital. Il ne paie pas très bien, je fais beaucoup d’heures supplémentaires, mais j’ai l’impression d’être vraiment utile. De soigner des gens qui en ont besoin, de rendre la vie un peu meilleure. Est-ce que les gens qui travaillent ici ont l’impression de rendre la vie meilleure ? Est-ce cela qu’on leur met dans l’esprit quand on leur fait un lavage de cerveau à la sauce tyrannie gouvernementale ? Je ne suis même pas sûre de vouloir le savoir.

Diane Wilson est toujours à côté de moi. Je sais qu’elle me surveille. J’essaie donc de me tenir aussi bien que possible, bien que mon esprit tourne à plein régime en cherchant un moyen de me sortir d’ici. Il n’y en a pas, évidemment. Mon plan ne comportait pas d’issue de secours. A moins d’un prince charmant sur son destrier blanc, je ne vois pas bien comment échapper à la chercheuse. J’aurais dû y réfléchir à deux fois, bon sang. Je me tourne vers elle, un nouveau sourire poli sur le visage.
« Si je vous dis que je me suis perdue, ça n’aura aucune crédibilité, pas vrai ? »
Je connais déjà la réponse, c’était plutôt pour faire un peu d’humour. Détendre l’atmosphère un peu, autant que ce soit possible. Clara et son sourire éclatant continuent la visite, étrangers à ce qui se passe dans le fond du groupe. La visite approche de la fin, je le sens. Ce qui ne sens pas très bon pour ma petite personne. Je pourrais peut-être m’enfuir en courant et tenter de semer Diane Wilson…non, ça ne semble pas un bon plan. Je me retourne une seconde fois vers elle, plus sérieuse cette fois-ci.
« Ecoutez, docteur Wilson, j’ai fait une erreur, je suis d’accord. Je n’avais pas le droit d’être dans cette pièce. Mais de toute façon je n’ai rien pris, et le dossier était vide, je n’ai aucune information, quoi que ce soit. On ne pourrait pas…je ne sais pas, passer l’éponge, m’interdire l’accès au bâtiment à perpétuité, et vous me laissez partir ? Je ne ferai plus de vagues »
C’est assez faux, en fait. Des vagues, j’en fais, avec ma radio. Et je suis décidée à trouver la vérité. Mais ce que je veux dire, c’est que je n’essaierai plus de m’introduire dans une pièce du bâtiment gouvernemental. Ce qui est déjà plutôt bien comme promesse, non? Je ne  souhaite réellement pas me retrouver en tête à tête avec Wilson. Elle va me poser des questions auxquelles je n’ai absolument pas envie de répondre. Je n'ai pas envie de parler de ce dossier que je cherchais. Je n'ai pas envie de parler de moi. Je n'ai surtout pas envie de parler de la façon dont j'ai su où aller. D'ailleurs, il faudrait peut-être que j'aille voir ma source pour lui dire que ses infos sont mauvaises. Ou alors que je n'aille plus la voir, elle comprendra d'elle-même, sûrement.

_________________


I don't wanna beg you pardon
I don't wanna ask you why
But if I was to go my own way
Would I have to pass you by?


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2422-enya-i-don-t-rea

Féminin
↳ Nombre de messages : 1399
↳ Points : 386
↳ Date d'inscription : 11/06/2016
↳ Age : 21
↳ Avatar : Blake Lively
↳ Age du Personnage : 30 ans
↳ Métier : Chercheuse pour le Gouvernement, membre de la Falciferae
↳ Opinion Politique : A l'intérieur du Gouvernement il fait bien chaud, c'est cool
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2
↳ Playlist : Heaven Knows - The Pretty Reckless ◊ Do I Wanna Know - Arctic Monkeys ◊ Bad Blood - Bastille ◊ Lose Your Soul - Dead Man's Bones ◊ Born Again Teen - Lucius
↳ Citation : ‹‹ Le seul moyen d'éclore est d'abord de passer sous terre. ››
↳ Multicomptes : Moïra J. Everett
↳ Couleur RP : #00ffcc



Feuille de perso
↳ Copyright: ©Tumblr, ©Bazzart, ©Miki.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: And on your left, some fresh dead bodies • Enya&Perséphone   Mar 26 Juil - 23:57


Enya&Perséphone




Un de mes avantages était que j'étais sur mon terrain, ici elle ne pouvait clairement pas avoir le dessus. Et il était certain que si elle ne me détestait pas déjà pour ça, elle ne tarderait pas à le faire !
Ce n'était pas très juste pour quelqu'un précisément à la recherche de justice comme moi de profiter d'une telle situation, mais je ne pouvais pas laisser faire la jeune femme, après tout c'était pour ça que j'avais été engagée aujourd'hui. Et puis finalement, parfois la ligne entre la justice et la revanche était bien mince... De toute manière, je me voyais mieux avec la cape de la grande faucheuse qu'avec celle de SuperGirl...

« Si je vous dis que je me suis perdue, ça n’aura aucune crédibilité, pas vrai ? »


Sympathique, nous aurions certainement pu nous apprécier si je ne la considérais pas comme une éventuelle menace et visiblement une fauteuse de troubles. Elle avait vraiment l'air de la fille qui jette le cailloux dans la mare. Et l'expérience m'avait malheureusement appris à me méfier de ce genre de personnage, peu importe à quel point ils ressemblaient à une petite souris perdue dans DisneyLand.
Je lui répondis donc uniquement avec un sourire, un peu plus ironique mais moins sincère encore que le sien.

« Ecoutez, docteur Wilson, j’ai fait une erreur, je suis d’accord. Je n’avais pas le droit d’être dans cette pièce. Mais de toute façon je n’ai rien pris, et le dossier était vide, je n’ai aucune information, quoi que ce soit. On ne pourrait pas…je ne sais pas, passer l’éponge, m’interdire l’accès au bâtiment à perpétuité, et vous me laissez partir ? Je ne ferai plus de vagues »


Peut-être qu'à force, c'était moi qui voyait le mal partout. Mais j'avais franchement l'impression que la jeune femme devant moi avait la crédibilité et l'innocence d'un lion tenant la carcasse d'un petit zèbre dans la gueule.
Encore un sourire de ma part.

- Oh c'est trop tard, vous m'avez rendue bien trop curieuse à votre sujet. Maintenant tenez vous tranquille et souvenez vous de ce que je vous ai dit avant.

La visite s'était poursuivie dans toutes les parties du Gouvernement prévues pour finir vers les laboratoires, vidées à l'occasion de la visite. C'était maintenant à moi de prendre la parole et comme je l'avais promis à la jeune femme, je ne la lâchais pas un instant du regard. Le début de mon speech avait été un peu difficile parce qu'avec ce qui venait de se passer je n'avais pas vraiment eu le temps de penser à tout ce que j'allais dire. Mais le mensonge étant devenu une seconde nature et comme j'étais quand même une bonne scientifique, il n'avait pas été difficile de leur servir des salades parfaitement crédibles et assaisonnées à la sauce « rejoignez nous » et « on a des cookies pour après les salades ». Après tout, j'avais été entraînée à la bonne école pour les mensonges... Mais ça, c'était une autre histoire.
Une fois mes histoires finies, je laissai à Clara l'honneur de clore la visite et d'inviter tout le monde au pot de fin.
Me rapprochant de nouveau de la jolie brune, je lui intimai de me suivre, laissant ainsi tout le groupe s'en aller vers le buffet tandis que je conduisais le jeune femme dans un des laboratoires vides, histoire de pouvoir nous installer tranquillement, au cas où ça prendrait un peu de temps. Mon seul regret étant de ne pas pouvoir profiter du buffet.
Prenant place derrière le bureau installé à cet effet, je désignai l'autre chaise pour qu'elle puisse s'asseoir en face de moi, bien que quelque chose me disait que c'était le genre d'esprit rebelle à ne pas trop aimer les ordres.

- Alors Mademoiselle...

Laissant volontairement un blanc, j'attendais de pouvoir mettre enfin un nom et un prénom sur ce visage.
Ma voix était calme, totalement normale, je ne donnais certainement pas l'impression d'être menaçante ni de lui donner des ordres, mais je le savais, les émotions cachées étaient parfois plus inquiétantes que celles évidentes et je comptais également sur l'ambiance toute particulière du Gouvernement pour s'occuper de l'ambiance froide et oppressante.

- Vous avez deux minutes pour m'expliquer ce que vous vouliez apprendre ici sur Monsieur... Eric Lens, n'est-ce pas ? Et me convaincre de ne pas faire remonter votre nom en même temps que le mot résistante.

Je lançai un rapide coup d'oeil à ma montre pour vérifier l'heure et commencer correctement le chrono puis me remis à la fixer, attendant de voir son niveau de capacité à mentir et ce que je pourrais bien en tirer.

_________________

Say Hello to your Sweetest Nightmare.
© by Sun  



Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t3677-persephone-o-a-l En ligne

Féminin
↳ Nombre de messages : 745
↳ Points : 729
↳ Date d'inscription : 27/04/2015
↳ Age : 22
↳ Avatar : Ellen Page
↳ Age du Personnage : 25 ans
↳ Métier : Interne en médecine aux urgences, animatrice d'une radio pirate
↳ Opinion Politique : Anti-Gouvernement
↳ Playlist : Ellie Goulding - Anything Could Happen
Damien Rice - Prague
Avril Lavigne - Take me Away
Nirvana - Litihum
Skunk Anansie - Hedonism
Damien Rice - The Box
AaRON - Blouson Noir

↳ Citation : L'échec est une formidable force de vie
↳ Multicomptes : Shae Thackery & Duncan Idaho
↳ Couleur RP : #99ccff



Feuille de perso
↳ Copyright:
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: And on your left, some fresh dead bodies • Enya&Perséphone   Dim 31 Juil - 23:28

« Oh c'est trop tard, vous m'avez rendue bien trop curieuse à votre sujet. Maintenant tenez vous tranquille et souvenez vous de ce que je vous ai dit avant. »
Bien, donc j’étais définitivement dans la mouise. La chercheuse ne me lâcherait pas d’une semelle tant qu’elle n’aurait pas ses réponses. Or je n’étais pas vraiment disposée à lui fournir ces informations. Mais je me tins tranquille le temps de la visite, que Clara menait rondement bien, avec l’hypocrisie, les sourires et les promesses. La chercheuse prit la parole le temps de présenter les labos. Ceux-ci étaient bien vides, d’ailleurs. De toute évidence, on ne voulait pas que quelqu’un puisse voir quoi que ce soit sur les recherches en cours. Pour un gouvernement qui n’avait rien à cacher à ses citoyens, et encore moins à ses potentielles futures recrues, c’était assez louche. Diane était au final aussi hypocrite que Clara, et elle débita son joli discours probablement très bien préparé. Si c’était de l’improvisation, je dois dire que la jeune chercheuse méritait de remonter dans mon estime, car elle délivra le discours de la parfaite employée dans le parfait job. Cela me hérissait le poil.
Puis vint la fin de la visite, Dieu soit loué. Ils avaient même prévu un petit buffet garni avec classe et abondance afin d’appâter les internes. Comme des canards qu’on gave avant d’emmener à l’abattoir, au final. Mais je n’eus pas le plaisir d’être un canard, puisque la chercheuse m’emmena discrètement dans un des laboratoires vides, puis s’assit sur une chaise, avant de me désigner celle d’en face. L’envie de rester debout se fit énorme, mais j’avais néanmoins appris un minimum de diplomatie, aussi je lui adressai un sourire et posai mes fesses sur la chaise froide et inconfortable, attendant l’interrogatoire qui ne manque pas d’arriver.

« Alors Mademoiselle... »
Rivers. Mademoiselle Rivers. Enya étant le prénom, Enyou pour les amis, mais donc on va s’en tenir à Enya aujourd’hui, voulez-vous. Je ravale mon sarcasme et fais mine d’attendre la suite.
« Vous avez deux minutes pour m'expliquer ce que vous vouliez apprendre ici sur Monsieur... Eric Lens, n'est-ce pas ? Et me convaincre de ne pas faire remonter votre nom en même temps que le mot résistante. »
Je soupire et baisse la tête. Deux minutes, ça va être un peu court, j’en ai peur. La chercheuse a pris un ton autoritaire, mais je dois avouer qu’il s’accorde très mal avec son visage de jeune première. Et pourtant, je sens que sous la couche de sourires et de visage d’ange, la jeune femme sait comment obtenir ce qu’elle veut. Elle ne serait pas à ce poste sinon, après tout. Mais j’ai aussi des forces sous mon mètre cinquante. C’est sûr qu’être fichée comme résistante, cela signifie en règle générale un aller simple pour le Colosseum et l’arène, et une mort souvent douloureuse. Je n’ai pas très envie d’être signalée comme telle. Mais après tout, n’est-ce pas un peu ce que je suis ? Je m’oppose aux règles, je les dénonce, je m’élève à ma toute petite échelle. C’est résister, ça, non ? Alors oui, Mademoiselle Wilson, je suis une résistante. Vous devriez, vous aussi, si vous n’étiez pas aussi aveuglée par les paillettes du Gouvernement.

« Eric Lens est décédé, dans des circonstances étranges. J’essayais d’avoir des réponses étant donné que quand j’ai demandé, personne n’a voulu me répondre autre chose que des conneries. »
Je souris, amère, presque en colère.
« Vous êtes consciente de ce que fait le gouvernement à ses citoyens ? Vous êtes consciente que vous travaillez pour les mauvaises personnes ? Ou alors justement, vous êtes du genre, la science à n’importe quel prix ? »
Si ça tombe, la pauvre Diane Wilson n’y est pour rien dans cette histoire. Si ça tombe, elle n’a absolument jamais mené d’expériences sur de pauvres gens. Elle fait peut-être des recherches en agrobiologie, ou sur l’énergie solaire, qu’en sais-je. Mais elle est la seule chercheuse que j’ai sous la main pour passer mes nerfs. Je suis frustrée de ne pas avoir trouvé les réponses à mes questions. Je suis frustrée de m’être faite attraper comme une gamine qui aurait tenté de voler des bonbons. Je suis frustrée d’être jugée par une femme qui est dans le camp opposé et qui semble ne pas se soucier de qui je suis. Je suis frustrée rien que d’être dans ce foutu bâtiment. Alors ma frustration se ressent bien malgré moi.
« Peu importe », je finis par dire, « de toute façon je n’ai rien trouvé, tout ce qu’on a vu pendant la visite était faux, une mascarade montée de toute pièce. Une jolie mascarade ceci dit. Donc je peux y aller ? »
J’espérais un peu qu’elle dise oui. Que je sois libre de partir, de rentrer chez moi, et d’oublier Eric Lens, ou bien de trouver un autre moyen de découvrir la vérité.

_________________


I don't wanna beg you pardon
I don't wanna ask you why
But if I was to go my own way
Would I have to pass you by?


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2422-enya-i-don-t-rea

Féminin
↳ Nombre de messages : 1399
↳ Points : 386
↳ Date d'inscription : 11/06/2016
↳ Age : 21
↳ Avatar : Blake Lively
↳ Age du Personnage : 30 ans
↳ Métier : Chercheuse pour le Gouvernement, membre de la Falciferae
↳ Opinion Politique : A l'intérieur du Gouvernement il fait bien chaud, c'est cool
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2
↳ Playlist : Heaven Knows - The Pretty Reckless ◊ Do I Wanna Know - Arctic Monkeys ◊ Bad Blood - Bastille ◊ Lose Your Soul - Dead Man's Bones ◊ Born Again Teen - Lucius
↳ Citation : ‹‹ Le seul moyen d'éclore est d'abord de passer sous terre. ››
↳ Multicomptes : Moïra J. Everett
↳ Couleur RP : #00ffcc



Feuille de perso
↳ Copyright: ©Tumblr, ©Bazzart, ©Miki.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: And on your left, some fresh dead bodies • Enya&Perséphone   Lun 8 Aoû - 21:57


Enya&Perséphone
 




Le Gouvernement n'était pour moi qu'une aide supplémentaire. Je me fichais complètement de savoir s'il était bon ou mauvais, de toute manière, ces mots n'avaient pas vraiment de sens dans l'absolu puisque chacun pouvait en avoir sa propre interprétation... De plus, de tout temps, il y avait toujours eu des partisans et des opposants, satisfaire tout le monde avait depuis toujours été impossible. Moi j'aimais me situer entre les deux, je n'étais ni pour, ni contre, je me servais juste de ce qui pouvait m'être bénéfique et peut-être que si tout le monde avait fait comme ça, il y aurait eu bien moins de problèmes. C'était pourtant simple : dans toute situation il y avait de bons et de mauvais côtés et les connards seront toujours des connards et il n'y avait pas non plus moyen de tous les éliminer. Donc dans la résignation il fallait savoir s'en sortir intelligemment.

Le fait qu'elle ne m'ait pas donné son nom n'était pas un problème et je n'allais pas insister. Il serait très facile pour moi de retrouver la liste des invités d'aujourd'hui et de mettre un nom sur son visage d'une façon ou d'une autre. La Nouvelle-Orléans était devenu un trop petit terrain pour pas que les gens se connaissent entre eux.
Pendant qu'elle commençait à me parler, je lançai une recherche sur l'ordinateur à côté de moi.

« Eric Lens est décédé, dans des circonstances étranges. J’essayais d’avoir des réponses étant donné que quand j’ai demandé, personne n’a voulu me répondre autre chose que des conneries. »

Je répondais en souriant en attendant qu'elle me donne ce que je voulais. Pour une résistante s'en était une sacrément déterminée ! Si ça ne s'entendait pas dans sa voix, ça pouvait très aisément se lire sur son visage. On aurait presque dit qu'elle était à deux doigts de me cracher sa haine pour le système en place au visage ! Ma parole si je voulais la livrer aux autorités, là, elle était toute prête à être cuite. Ca devait être des gens comme ça dont ils avaient eu besoin pour mener à bien la Révolution en France !

« Vous êtes consciente de ce que fait le gouvernement à ses citoyens ? Vous êtes consciente que vous travaillez pour les mauvaises personnes ? Ou alors justement, vous êtes du genre, la science à n’importe quel prix ? »

Un rire s'échappa d'entre mes lèvres.

- Alors vous si vous n'êtes pas une résistante pure et dure je veux bien me faire couper les deux mains ! Vous devez en mettre des efforts, des heures et de la sueur dans votre petite entreprise ! Il y a peut-être même une mafia là derrière ?

Je devinais seulement, que des suppositions. Mais c'était ainsi que ça fonctionnait chez eux, des mafias pour être plus forts. Et si ce n'étaient pas des gens comme elle qu'ils engageaient dans ce genre d'entreprise alors qui était-ce ?

« Peu importe, de toute façon je n’ai rien trouvé, tout ce qu’on a vu pendant la visite était faux, une mascarade montée de toute pièce. Une jolie mascarade ceci dit. Donc je peux y aller ?»

J'haussai les épaules.

- La liberté d'opinion, que voulez vous que je vous dise ?

Ce genre de personne ne gobait pas ce qu'on leur crachait comme mensonges. J'en étais maintenant persuadée : j'aurais pu lui sortir un exposé, une preuve par A plus B, elle n'aurait pas cessé de camper sur ses positions, je le savais, je connaissais ce genre de personnes. Alors tout ce que je pouvais lui dire ne pouvait être que des indices de plus dont la jeune femme pourrait se nourrir. Mieux valait donc aller dans son sens, comme si moi et le Gouvernement que je représentais n'avions absolument rien à nous reprocher.

- Vous pouvez y aller, vous avez largement comblé ma curiosité.

Effectivement, j'en avais assez pour ouvrir tout un dossier sur elle, pour la livrer au Gouvernement et la faire flamber comme du polystyrène, cette femme était une rebelle et tout son corps l'exprimait plus encore que ses mots si c'était seulement possible. Pourtant, avant qu'elle ne sorte et juste après avoir jeté un rapide coup d'oeil à l'écran devant moi, je l'interpellai encore une fois.

- Tout ce que vous m'avez dit là... Vous savez que j'en sais pas mal sur vous maintenant, ça pourrait vous porter préjudice... Mais disons que cela peut rester entre nous, pour le moment. On ne sait jamais, je pourrais avoir besoin de vous un jour. D'accord, Mademoiselle Rivers ?

Les trombinoscopes, une invention du Diable en personne sûrement...

_________________

Say Hello to your Sweetest Nightmare.
© by Sun  



Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t3677-persephone-o-a-l En ligne

Féminin
↳ Nombre de messages : 745
↳ Points : 729
↳ Date d'inscription : 27/04/2015
↳ Age : 22
↳ Avatar : Ellen Page
↳ Age du Personnage : 25 ans
↳ Métier : Interne en médecine aux urgences, animatrice d'une radio pirate
↳ Opinion Politique : Anti-Gouvernement
↳ Playlist : Ellie Goulding - Anything Could Happen
Damien Rice - Prague
Avril Lavigne - Take me Away
Nirvana - Litihum
Skunk Anansie - Hedonism
Damien Rice - The Box
AaRON - Blouson Noir

↳ Citation : L'échec est une formidable force de vie
↳ Multicomptes : Shae Thackery & Duncan Idaho
↳ Couleur RP : #99ccff



Feuille de perso
↳ Copyright:
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: And on your left, some fresh dead bodies • Enya&Perséphone   Jeu 25 Aoû - 22:36

Mon petit laïus sur les intentions du Gouvernement n’arrache qu’un rire à Diane Wilson. Elle trouve ça drôle ? Parfait, cela ne va pas tellement m’aider à l’apprécier. De toute évidence elle se fichait bien que son employeur soit pourri jusqu’à l’os. Il y avait des gens comme ça. Tant qu’ils étaient payés et qu’on ne posait pas trop de questions, ils faisaient leur travail sans trop en poser non plus. Le docteur Wilson était de toute évidence de ces gens-là. Je ne l’étais pas du tout. Travailler pour le Gouvernement comme elle le faisait m’aurait rendue malade depuis longtemps. Mais enfin, je n’avais aucune chance de la raisonner. Alors pourquoi m’embêter de toute façon ? Autant laisser tomber ça, et passer à ce qui importait vraiment : sortir d’ici en un seul morceau et me faire oublier.

«  La liberté d'opinion, que voulez vous que je vous dise ? »
J’arque un sourcil. La liberté d’opinion ? Elle me parle de liberté d’opinion ? La bonne blague. Personne n’a plus droit à la liberté d’opinion ici. On est obligé de se cacher et de capter une fréquence pirate pour avoir une liberté d’opinion. On est obligé de mentir et de dévier les conversations pour avoir une liberté d’opinion. La liberté est devenue une belle utopie. L’utopie d’un monde passé, mort, enterré, dont les cendres n’ont donné naissance qu’à une tyrannie implacable. Mais qu’en savait-elle, elle ? Elle faisait partie du manège. Juste un pion.
« Vous pouvez y aller, vous avez largement comblé ma curiosité. »
Enfin une bonne nouvelle. Soulagée, j’adresse enfin mon premier vrai sourire à la jolie blonde. Bien, il était donc temps pour moi de rentrer chez moi, maudire le gouvernement et la chercheuse, et tenter de trouver un moyen d’éclaircir la mort d’Eric Lens.

« Tout ce que vous m'avez dit là... Vous savez que j'en sais pas mal sur vous maintenant, ça pourrait vous porter préjudice..
Elle avait le chic pour casser la fête, tout de même, la chercheuse. Certes, elle en savait assez pour me porter préjudice. Parce que la liberté d’opinion, justement, était un délit désormais. Parce que j’étais trop, comment pourrait-on dire, trop franche ? Trop libre ? Trop quelque chose en tout cas pour plaire au gouvernement et ne pas me porter préjudice. J’ignorais si sa remarque était une simple remarque ou une menace à peine subtile. Je devrais peut-être regarder derrière moi dans les jours, semaines, mois, années, vies à venir.
« Mais disons que cela peut rester entre nous, pour le moment. On ne sait jamais, je pourrais avoir besoin de vous un jour. D'accord, Mademoiselle Rivers ? »
Avoir besoin de moi ? Cela s’annonçait définitivement passionnant. Et en plus elle connaissait mon nom. D’ici quelques jours on s’appellerait Didi et Enyou en buvant un jus de fruit au bar du coin, tant qu’à faire. Mais avais-je réellement le choix ? Il faudrait serrer les dents et faire semblant. Alors j’adresse un nouveau sourire, bien hypocrite celui-là.
« Bien sûr, vous n’aurez aucun mal à trouver où j’habite de toute façon. N’hésitez pas ! Mais en attendant, si ça vous va, je vais sortir d’ici et rentrer chez moi. Ce fut un plaisir de vous rencontrer, évidemment. Et si un jour vous cherchez un boulot un peu plus moral, bien que moins payé, faites-moi signe, on cherche du monde à l’Adventist. »
Je me lève et fait volte face au plus vite avant de sortir d’un pas rapide du bâtiment. Les autres sont encore nombreux au buffet. Dire que certains rejoindront les rangs des chercheurs du Gouvernement. Ca me donne envie de vomir. Je n’aurais jamais dû venir ici. Je rentre chez moi aussi vite que je peux, ferme à clés toutes les portes et me repenche sur le dossier Eric Lens. Il doit bien y avoir une réponse qui n’inclut pas de recroiser Diane Wilson et sa tête de Miss Monde.

_________________


I don't wanna beg you pardon
I don't wanna ask you why
But if I was to go my own way
Would I have to pass you by?


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2422-enya-i-don-t-rea
 

And on your left, some fresh dead bodies • Enya&Perséphone

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Left 4 Dead : Le Gros Guide Tactique
» Steam Community: Groupe Le CBNA
» Gang Red Dead Redemption
» [Bannière] Red Dead Redemption[pittchoune]
» Ajouter 2 images (left et right) à coté du logo

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Third Chapter: New Orleans :: Western New Orleans :: Government Building-