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 « This is a portrait of a tortured you and I » Andreï

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MessageSujet: « This is a portrait of a tortured you and I » Andreï   Mar 12 Juil - 11:08

This is a portrait of a tortured you and I

Andreï&Seraphina

« Débrouille-toi Fiona, je m’en fous. Dis lui que c’est un ordre et que c’est urgent. » avait craché Seraphina à sa secrétaire quelques temps plus tôt. La pauvre jeune femme n’avait pas moufté. Elle tenta de masquer la peur qui s’était emparé d’elle mais elle n’y parvint pas. Seraphina s’en contre fichait de toute façon. Autant elle pouvait parfois –très rarement- être aimable avec son employée, autant aujourd’hui, elle n’avait pas vraiment envie de faire des efforts. Elle était hors d’elle. La jeune femme était retournée dans son bureau en fulminant. Plantée devant la baie vitrée du building, Seraphina regardait les gens en bas. Ils avaient l’air de fourmis. Des fourmis que la Daybreaker se serait fait un plaisir d’écraser une à une. Elle avait des envies de meurtres. Les bras croisés contre sa poitrine, Seraphina tentait de se calmer. Elle prenait de grandes inspirations en fermant les yeux. Elle était en colère. Pourtant elle ne devrait pas l’être. Alors pourquoi sentait-elle la rage lui retourner l’estomac ? Agacée, l’architecte retourna s’asseoir derrière son bureau. Elle avait commencé à dessiner des plans mais elle n’arrivait à rien aujourd’hui. Elle était bien trop préoccupée. Et plus elle s’en rendait compte, plus sa rage grandissait.

Encore une fois la cause de son trouble d’humeur était la même : Andreï. Si elle avait pu lui arracher la tête à celui-là, elle ne se serait pas gênée. Sans s’en rendre compte Seraphina s’était mise à triturer son médaillon, le regard perdu dans le vide. Si elle s’était doutée une seule seconde qu’en achetant ce bijou, elle se retrouverait dévorée par la jalousie, elle aurait sûrement porté son dévolu sur un autre collier. Mais le destin lui jouait un mauvais tour. Finalement dans cette histoire elle se retrouvait aussi prisonnière que celui qu’elle avait à ses ordres. Elle n’avait pas voulu le reconnaître mais lorsqu’elle avait vu Andreï avec une autre, Seraphina avait éprouvé une drôle de sensation. Une sensation de malaise. C’était comme si l’air avait commencé à manquer et que sa respiration devenait de plus en plus pénible. Tout ça pendant qu’une main invisible lui pressait le cœur. La main de la souffrance. Seraphina avait rassemblé toutes ses forces pour ne rien laisser paraître mais lorsqu’elle s’était de nouveau retrouvée seule… Seraphina avait fait un carnage, vidant tous ceux qui croisait sa route de leur énergie. En arrivant chez elle, la jeune femme n’avait toujours pas retrouvé son calme. Mais son surplus d’énergie l’avait bizarrement clouée sur place. Elle était donc restée chez elle à se plaindre auprès de son batard aux poils tigrés. Le seul mammifère à être immunisé contre la tornade qu’elle était.

« Il arrive Miss Wilson. » Balbutia Fiona après avoir toqué à la porte.

La pauvre n’avait même pas osé entrer. Peut-être qu’elle avait eu peur de se prendre une agrafeuse en plein visage. Rien n’était à exclure lorsque Seraphina était en colère, et Fiona le savait bien. Quoiqu’il en soit, la patronne avait gardé le silence. La secrétaire n’avait pas insisté. L’architecte restait étrangement calme. Peut-être un peu trop calme d’ailleurs. Elle n’avait plus l’air énervée, son regard clair fixait toujours le vide. En général cela n’annonçait rien de bon. Pour l’instant, la vérité était qu’elle ne savait pas trop comment s’y prendre. Devait-elle directement déverser sa haine et sa rancœur envers Andreï ? Devait-elle avouer que cela la faisait souffrir ? Non sûrement pas. Ça serait avouer qu’elle tenait à lui. Et bien que cela devienne de plus en plus évident chaque jour, la Daybreaker préférait continuer de se voiler la face. Elle n’avait jamais su s’y prendre avec les sentiments et bien souvent, cela l’avait conduit à faire des choses affreuses. Cette fois ci il fallait que ce soit différent. Elle ferait des efforts, ou elle essaierait d’en faire du moins. Mais elle ne s’avait pas comment elle allait réagir en se retrouvant face à Andreï. Voilà pourquoi il avait fallut qu’elle se calme pour ne pas venir lui planter un presse-papier dans le crâne. On toqua. Seraphina se releva et prit une grande inspiration avant de saisir la poignée et d’ouvrir la porte.

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MessageSujet: Re: « This is a portrait of a tortured you and I » Andreï   Lun 18 Juil - 22:59

This is a portrait of a tortured you and I

Andreï&Seraphina

Je ne suis pas vraiment un homme pressé. En fait, j’aurais plutôt tendance à être quelqu’un d’exceptionnellement lent, surtout lorsqu’il n’a aucune raison d’accélérer le pas. Les mauvaises langues diront que je vais à la vitesse de mon cerveau, d’autres qu’au moins, lorsque je fais attention où je mets les pieds, je limite la casse niveau maladresse. Moi je préfère penser qu’aller plus vite ne sert à rien et qu’en prenant son temps, au moins, on peut admirer le paysage. Et en l’occurrence, le paysage, là… je n’en ai clairement pas l’habitude. Central Business District, ça pue le Peacekeeper à plein nez et autant le dire tout de suite, je préfère de loin l’odeur d’un cadavre décomposé à celle que dégage un des membres de l’ordre. Nerveux je suis, nerveux je marche avec une décontraction inversement proportionnelle à ma tension artérielle. Je dois être actuellement le mec le plus décontracté de la Terre. En apparence.

Je suis un rat. Je suis un rat depuis tellement d’années que même maintenant, même alors que le rat n’est plus qu’un fantôme, je me comporte comme tel sans y penser, je le suis jusqu’au fond de mes tripes. Et un rat, ça ne se promène pas sur une place, ça ne se promène pas en plein jour, ça ne se promène pas dans une foule. Un rat, ça reste dans l’ombre pour ramasser les détritus et faire ses petites affaires dans la crasse, dans les recoins, pour quelques bouchées de pain et trois éclats dorés qui trainent sur le sol. Autant Roman n’a rien à faire dans le Treme, autant je n’ai rien à faire dans ce quartier. Mais je suis obligé d’y aller, je suis obligé de m’exposer. Parce qu’elle me l’a demandé. En soi, comme je n’ai aucune certitude que son message a été délivré par elle, je ne suis pas obligé de lui obéir. Je peux jouer avec la faille pour me montrer méfiant et me convaincre que ce n’est pas elle qui en est à l’origine, que c’est un piège, que je n’ai en rien à errer en plein soleil ici. Mais… mais. J’ai encore cette rousse dans mes yeux, j’ai encore un sourire aux lèvres, j’ai encore son corps contre le mien, son sourire aguicheur, sa présence en mémoire. Et j’ai surtout encore le regard de Seraphina qui me brûle la peau, qui me consume, qui tombe sur moi comme de l’acide au goutte-à-goutte, rongeant lentement, comme un supplice, ma patience et mes pensées. C’est pour ça que je suis là. C’est pour ça que j’arrive en bas du bâtiment, dans un soupir. C’est pour ça que je fais un signe à Fiona, la secrétaire de Sera, histoire qu’elle me fasse entrer par la petite porte, vu qu’avec mon jean aussi sale que troué, mon tee-shirt… aussi sale que troué et mon air de crétin, il parait que je ne remplis pas le moindre des critères de classe qui empestent dans tout le rez-de-chaussée. D’ailleurs, je la laisse prendre l’ascenseur, préfère me jeter dans les escaliers pour grimper à petite foulée. Et débarquer en même temps qu’elle sur le palier. Je lui fais un petit clin d’œil, dans un sourire, incapable de m’en empêcher, repoussant au loin l’acide de Sera qui continue de se répandre dans mon dos. Omniprésent. Omniprésente.

La première chose que je vois, ce sont ses cheveux. Blonds. Saisissant. Couleur soleil, qui lui vont bien. Forcément. En écho à la masse de paille dorée qui s’entasse sur mon propre crâne et que j’ai transmis à mon fils. La deuxième chose, c’est son regard. Calme. Clair. Détestablement silencieux. Je fais un pas dans la pièce. Et brutalement, ma crasse et mes fringues usées me sautent au visage pour m’étrangler et me faire comprendre que nous ne sommes clairement pas du même monde. Et que je n’ai rien à foutre là. Ca me met mal à l’aise. Ce qui est suffisamment rare pour être notable. Ça me met mal à l’aise, mon regard devient fuyant, je me retrouve incapable de la regarder dans les yeux. Bizarrement. « Tu voulais m’voir ? » J’ai la voir bougonne d’un gamin boudeur, mais ça convient si bien à mon état d’esprit que je ne fais pas le moindre effort pour changer ça. Ca sonne même comme une accusation, du genre, tu veux me voir ? Et bien me voilà. Et fais pas chier. Je la contourne pour entrer totalement dans la pièce, inspirer un bon coup et laisser tomber ma veste dégueulasse sur un de ses fauteuils hors de prix, histoire de marquer mon territoire. Et de bien gérer la tension. « C’est cosy chez toi, ça pue un peu trop le fric et tout, mais bon, j’imagine qu’on s’y fait. La serpillère n’est pas là ? » Inutile de préciser que oui, je parle de son chat et que non, je ne l’aime pas des masses, l’animal. « Qu’est ce que tu m’veux ? » En général, quand je parle, c’est pour meubler et pour empêcher l’autre de prendre la parole. Le problème, là, c’est que je lui pose des questions et qu’en rajouter me permet peut être de repousser l’inévitable, mais au bout d’un moment, il va forcément falloir que je reprenne ma respiration et là… « T’as besoin de moi pour quelque chose ? Sûrement pas pour ta déco, t’as l’air de t’en sortir. T’as l’air tendue, aussi, tu veux un massage ? »

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MessageSujet: Re: « This is a portrait of a tortured you and I » Andreï   Mar 2 Aoû - 9:25

This is a portrait of a tortured you and I

Andreï&Seraphina

Forcément au moment même où Seraphina aperçut Andreï, la tension fut clairement palpable. Tellement qu’on aurait pu l’attraper à mains nues. Seraphina eut un vague sourire, ou quelque chose qui y ressemblait en tout cas. A peine a-t-elle eut le temps de réaliser qu’Andreï est bel et bien là que la voix du daybreaker résonne. Cela semblait plutôt évident qu’elle voulait le voir. Retenant son sarcasme, Seraphina se décala pour laisser le champ libre à Andreï. Bizarrement ce dernier semblait mal à l’aise dans ce bureau aux allures modernes. La jeune femme l’a bien compris. Elle ne pouvait pas se vanter de le connaître par cœur, mais elle savait remarquer lorsque quelque chose n’allait pas comme d’habitude. L’architecte referma la porte comme on condamne l’accès d’un cachot. Elle entendit vaguement les remarques du blond derrière elle. Elle se retourna en souriant. Un sourire empli de dédain.

« Il a un nom : Ramses. Et vu ta dégaine, je parlerais pas trop de serpillière.» dit-elle en venant s’asseoir sur son fauteuil.

Les hostilités commençaient. C’était déjà un grand pas en avant, Seraphina avait dû tenir trente secondes sans être désagréable. Il fallait aussi dire, pour sa défense, qu’Andreï l’avait bien cherché. De toute façon la jeune femme n’était pas d’humeur à lui faire de cadeau et ça se voyait sur ses traits. Se tenant droite comme un «i» Seraphina jeta un coup d’œil circulaire à la pièce, comme si elle la redécouvrait à l’instant. « Tu aimes ? C’est vrai que je suis assez fière de ce que j’en ai fait. » rétorqua-t-elle d’un ton léger. Bien sûr que la décoration n’était pas le thème principal. Et puis un architecte d’intérieur se devait d’avoir un beau bureau, c’était d’usage pour appâter le client. Pour l’instant, le seul gros poisson qu’elle avait devant elle était Andreï. Une proie qu’elle comptait bien dévorer toute crue. La blonde eut un drôle de rictus lorsque le jeune homme parla de son air tendu. Elle dû faire un effort considérable pour ne pas exploser de colère. Pour cela elle prit une grande respiration et se mit étrangement à sourire.

« Dis moi Andreï, est-ce que tu me prends pour une conne ? Non parce qu’il faut me le dire. Comme ça je serais préparée la prochaine fois que je te verrais batifoler avec la première pimbêche venue. » lança Seraphina en se laissant aller sur le dossier de son fauteuil.

Ses yeux clairs s'étaient plantés dans ceux de son vis-à-vis. Comme deux lames aiguisées. Seraphina espérait ne pas  avoir à en dire plus. Elle espérait qu’Andreï capte parfaitement son message. Mais avec lui rien n’était moins sûr. Il était parfois long à la détente… Seraphina le savait bien. Ces mots et son ton avaient pourtant été sans équivoque et voulaient bien dire « Oui je t’ai bien vu avec cette fille, et oui j’ai des envies de meurtres. » De toute façon à en voir Seraphina, on se doutait aisément qu’elle n’était qu’une bombe à retardement qui ne demandait qu’à exploser. Mais pour l’instant elle faisait preuve de self-control. Si cela s’était produit quelques semaines plus tôt, sûrement que la jeune femme se serait déjà mise à hurler. C’était triste à dire mais Seraphina commençait à avoir l’habitude. C’était un coup classique. Andreï lançait une remarque agaçante et elle partait au quart de tour. Leur petit jeu durait depuis maintenant des mois et la jeune femme se demandait comment cela se finirait. Elle se demandait même si cela finirait un jour. Sûrement que oui. Sûrement qu’elle finirait par lui crever les yeux avec ses ongles ou à le vider de son énergie jusqu’à n’en plus pouvoir. C’était sûrement ce que ça donnait lorsqu’on avait des sentiments pour quelqu’un mais qu’on préférait se couper le bras plutôt que de se l’avouer.

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MessageSujet: Re: « This is a portrait of a tortured you and I » Andreï   Lun 8 Aoû - 1:57

This is a portrait of a tortured you and I

Andreï&Seraphina

J’ai comme l’impression que je vais passer un sale quart d’heure, moi, avec une Seraphina qui me fait face clairement pas de bonne humeur. Bien sûr. Il me suffit d’un regard et d’un pas dans la pièce pour sentir la tension devenir électrique et me brûler l’épiderme. Bon sang, si un regard pouvait tuer un Daybreaker, je ne serais qu’un cadavre déjà refroidi à l’heure qu’il est. Quelques pas, je prends mes aises dans le bureau pour mieux contrôler le malaise qui me submerge devant l’évidence : je n’ai rien à faire dans un tel milieu. Et j’aurais peut être pu m’habiller un peu mieux. Mes habits, récupérés dans les affaires de mon fils et customisé par mes activités bien trop illégales, détonnent bien trop dans ce bureau impeccablement décoré et organisé. Le contraste est saisissant. Et même un mec aussi peu éduqué que moi peut le sentir. C’est cosy chez toi, je ne parle que pour occuper l’espace et le temps, ma veste en cuir se perdant sur un fauteuil pendant que je visite les lieux pour dissiper ma nervosité. Je parle, je parle, je la suis du regard quand elle se déplace dans un sourire qui me glace le sang. Oui, je vais passer un sale quart d’heure. « Il a un nom : Ramses. Et vu ta dégaine, je parlerais pas trop de serpillière.» J’hausse les épaules avec cette désinvolture qui me colle un peu trop, et un peu trop bien, à la peau. « Qu’est ce qu’elle a ma dégaine, elle te revient pas ? Si tu veux, je peux me casser aussi… » Je serre les dents, me contraignant à une respiration aussi posée que calme pour vraiment garder un contrôle sur ma nervosité. Pour qu’elle ne s’aperçoive pas, aussi, à quel point tout ça me déstabilise. « Tu aimes ? C’est vrai que je suis assez fière de ce que j’en ai fait. » Je lève les yeux au ciel avant de faire un demi-tour sur moi-même pour lui tourner le dos et surtout faire semblant d’observer la porte avec attention. Je m’en rapproche même, en bon comédien, mes doigts glissant le long des montants. « Ah ouais, c’est bien ce qu’il me semblait… » Je reviens vers elle, tranquillement, me passant une main dans les cheveux puis dans ma barbe, avant de faire une moue assez impressionnée. « Tu as même prévu la porte adaptée à ta grosse tête, c’est du beau travail. » A quoi elle s’attendait, aussi, de ma part ?

Il faut que je garde le contrôle de la discussion. Que je meuble l’atmosphère, aussi, que je repousse le plus loin possible le moment où elle abordera le sujet de notre entrevue, sujet sur lequel j’ai déjà une petite idée, il ne faut pas se le cacher. Mais ce n’est pas pour autant que j’ai envie d’en parler, loin de là, parce que je n’aurai pas envie d’en parler tant que mon esprit ne sera pas clair à ce sujet et ça… ça ne risque pas d’arriver avant un bail. Mes questions se succèdent, dans une innocence naïve provoquée. Et il faut bien que j’arrête de parler pour respirer. Sans compter que son regard et son visage me dissuadent fortement de reprendre mon monologue qui s’apparente plus à du babillage qu’à autre chose. « Dis moi Andreï, est-ce que tu me prends pour une conne ? Non parce qu’il faut me le dire. Comme ça je serais préparée la prochaine fois que je te verrais batifoler avec la première pimbêche venue. » Je ferme les yeux avant de me pincer l’arête du nez. Voilà. On y est. C’est étrangement bien ce que je pensais mais en même temps…

Quoi ? Ses yeux restent plantés dans les mains, j’attends autre chose. D’autres questions, des réponses à mes propres questions, peut être, voire un peu plus d’agressivité, tout ça… Mais non. Elle reste silencieuse. De toute évidence, elle doit penser qu’elle a tout dit… et pourtant, moi, j’attends encore, bêtement, qu’elle reprenne, qu’elle continue. Une seconde de flottement, mon immobilité tranchant avec mon agitation précédente, dans un échange de regard qui me donne envie de lui dire que… que quoi au juste ? Je finis par lâcher un soupir avant de me laisser tomber dans un fauteuil sans aucune élégance. Comme si je pouvais en avoir. « Et alors ? Qu’est ce que ça peut te bien te faire que je batifole avec la première venue ? Tu es jalouse ? Tu voulais qu’on se fasse un truc à trois ? C’est quoi ton problème, Sera ? » Ma mauvaise fois est si évidente que je me demande comment je peux moi-même croire que ça va passer. Je n’arrive pas à savoir ce qui me dérange le plus dans cette affaire : qu’elle réagisse comme ça ou qu’elle réagisse tout court. Et je ne sais même pas ce qui la dérange le plus aussi. « De toute manière, c’est pas comme s’il y avait quelque chose entre nous, non ? » Pourtant il y a eu, quelques temps, une attente cordiale, et une entente qui s’est déplacée jusqu’au lit. Et il y a eu, aussi, ses lèvres sur les miennes, mon souffle raccourci, mon inquiétude grandissante pour elle, ma colère, sa jalousie, ma jalousie… « J’ai rien fait de mal, moi. »

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MessageSujet: Re: « This is a portrait of a tortured you and I » Andreï   Mar 16 Aoû - 9:38

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Andreï&Seraphina

C’était reparti pour un tour. A peine ces deux là ensemble, les piques fusaient. C’était impressionnant de voir à quel point Andreï et Seraphina ne pouvaient se retenir de se piquer à chaque fois qu’ils se retrouvaient l’un à côté de l’autre. La jeune femme se contenta de serrer les dents. Oui il pourrait se casser, mais pas avant qu’elle ne l’ai décidé. En attendant ce moment, Andreï allait devoir faire preuve de patience.  Bien trop énervée pour réagir à la remarque puérile de son vis-à-vis, l’architecte avait pris place dans son fauteuil luxueux. Il était vrai que comparé à d’autres en ville, elle n’était pas des plus mal lotis. A entendre Andreï on aurait dit que sa réussite était un reproche. Mais jamais Seraphina ne se sentirait coupable d’avoir atteint son objectif. Elle avait travaillé dur pour ça mine de rien.

Après quelques minutes de chamaillerie, Seraphina mit les pieds dans le plat. Elle aborda le sujet qui la tracassait depuis quelques jours. Un sujet qui pour elle était délicat. Un sujet qu’elle était loin de prendre à la légère. Quelque chose qui avait eu le don de la mettre hors d’elle. Et pourtant… Une fois que la bombe fut lâchée, un silence gênant s’installa. Seraphina continuait de fixer Andreï qui ne disait pas un mot. Et alors ? Il avait avalé sa langue ou quoi ? La blonde fut quelque peu agacée. Pourquoi la regardait-il avait cet air ahuri ? En même temps, qu’espérait-elle d’autre de sa part ? Finalement Andreï retrouva la parole. Ce fut au tour de Seraphina de rester muette. Après tout Andreï avait raison. Qu’est-ce que ça pouvait lui faire après tout ? Ils n’avaient pas signé de contrat, n’étaient pas mariés. Pire, ils n’étaient même pas ensemble. Ce qu’ils étaient –si toute fois ils étaient quelque chose- n’était pas vraiment défini. Alors est-ce que Seraphina avait le droit de réagir comme ça ? Peut-être que non. Le fait était que voir le blond avec une autre l’avait mise hors d’elle. Elle ne pouvait pas vraiment l’expliquer, pourtant il fallait bien qu’elle réponde, histoire de ne pas perdre la face.

« Tu n’aurais jamais assumé de toute manière… dit-elle en parlant du plan à trois mon problème c’est toi. »

Et c’était vrai. Seraphina se pensait débarrassée de tous ses soucis. Perséphone n’était plus là pour lui voler la vedette, Julian était mort et enterré, son père était porté disparu… Au moment même où elle fermait son chapitre « vengeance » le chapitre « emmerdes » s’ouvrait dans une ruelle sombre. Au début quand elle avait vu ce blond lui raconter cette histoire hallucinante, elle avait préféré en rire. Et puis lorsqu’elle avait compris qu’elle avait gagné un esclave, elle s’était réjouie. Et puis il avait fallu que tout se mélange. Que l’esclave devienne amant et que tout parte en vrille. Parce que Seraphina s’était étrangement attaché à cet homme. Elle ne savait pas vraiment pourquoi. Elle n’était pas le genre de femme à faire des crises de jalousie concernant les hommes. Puisqu’elle ne s’était jamais réellement attachée à eux. Qu’ils n’avaient été là que quand elle en avait eu besoin. Elle avait toujours su garder le contrôle. Et partager n’était pas son genre. Alors forcément, voir le seul homme qu’elle appréciait réellement dans les bras d’une autre l’avait mise dans une rage folle, et qu’il lui demande quel était le problème n’arrangeait rien. Ah… Donc pour lui Seraphina n’était rien. Bien qu’elle tente de ne rien laisser transparaître, Seraphina venait d’être mise K.O. Andreï gagnait ce premier round sans problème.

« Bien sûr que non, tu n’as rien fait de mal… Et justement, qu’est-ce qu’il y a entre nous ? Parce qu’il faudrait être clair Andreï. C’est facile de me faire passer pour une hystérique. La dernière fois tu m’embrasses et après tu me traites comme une pestiférée comme si je t’avais forcé. Et après je te vois avec une pétasse dans la rue. Et là t’as le culot de me demander quel est le problème. C’est moi qui suis folle c’est ça ? Et attention à ce que tu dis, je ne suis vraiment pas d’humeur. Et en général ça ne donne rien de bon. Ma sœur en a fait les frais. » dit-elle en bouillonnant de rage.

C’était la première fois que Seraphina évoquait sa famille depuis qu’elle connaissait Andreï. Bien sûr elle sauterait le passage dans lequel elle tue sa jumelle pour prendre sa place le jour de son mariage. Ce n’était pas le sujet. Pour l’instant Seraphina voyait rouge. Sans même s’en rendre compte, elle avait planté ses ongles dans les accoudoirs de son si beau fauteuil. Parce que c’était la daybreaker qui commençait à prendre le dessus. Et qu’un daybreaker énervé n’est pas forcément beau à voir. Seraphina en avait étripé pour moins que ça, mais ça aussi, elle le garderait pour elle.

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MessageSujet: Re: « This is a portrait of a tortured you and I » Andreï   Dim 21 Aoû - 21:05

This is a portrait of a tortured you and I

Andreï&Seraphina

La belle et le clochard. Lorsque je jette ma veste sur le fauteuil, lorsque je fais un tour du propriétaire, lorsque je considère Seraphina avant de considérer ma propre tenue, c’est finalement la première chose à laquelle je pense. La belle et le clochard. L’un des rares disney que j’ai pu regarder, avec mon fils sur les genoux. La belle et le clochard, avec la romance en moins et les crachats en plus. Il ne nous faut pas grand-chose, il ne me faut pas grand-chose de plus qu’un malaise pour entamer les hostilités, et il ne lui faut pas grand-chose à elle non plus pour qu’elle y réponde sans plus tarder. Le ton monte en un rien de temps. Forcément. Je sais pourquoi je suis là. Et j’en ai trop rapidement la confirmation. Je me laisse tomber sur le fauteuil avant de répondre sur le même ton, avec un peu plus d’agressivité, avec un peu plus de provocation, après un temps de silence destiné à m’éclaircir les pensées et à tenter de comprendre la situation. Non, pas la situation. A tenter de comprendre. Qu’est ce qu’elle me reproche, au juste ? D’aller voir ailleurs ? Qu’on ne l’ait pas invitée ? De toute manière, c’est pas comme s’il y avait quelque chose entre nous. Rien de concret du moins. Rien de bien défini. Rien de… J’ai rien fait de mal, et m’entendre le lui affirmer, c’est comme avouer que je me sens étrangement coupable de quelque chose, bien malgré moi. « Tu n’aurais jamais assumé de toute manière… « Pardon ? » Qu’est ce que je n’aurais jamais assumé ? Elle et moi ? Qu’il se passe quelque chose entre elle et moi ? Bien sûr que non, je ne l’aurais jamais assumé. Parce que… parce que je n’en sais rien mais mon regard est éloquent. Mes yeux qui ne parviennent pas à se fixer sur elle aussi. Mon problème c’est toi. » Je ferme les yeux. « Ah ben… ça a le mérite d’être clair. » Et pour être clair… Je me lève aussi tôt, pour récupérer ma veste. « Si tu veux, je dégage, hein, pour te laisser respirer, tout ça… » Il est hors de question que je me casse. Pas dans ce genre de circonstances.

Debout, ma veste en main, je lui fais face, avec clairement pas l’intention de bouger vers la sortie, en totale contradiction avec ce que je viens de dire. « Bien sûr que non, tu n’as rien fait de mal… Et justement, qu’est-ce qu’il y a entre nous ? » Qu’elle se rassure, je me pose la même question. « Parce qu’il faudrait être clair Andreï. C’est facile de me faire passer pour une hystérique. » Je lève les yeux au ciel. « La dernière fois tu m’embrasses et après tu me traites comme une pestiférée comme si je t’avais forcé. Et après je te vois avec une pétasse dans la rue. » Cette fois, c’est une grimace qui déforme mon visage. Qu’il doit être facile de savoir ce que je pense, à la seule lecture de ma tronche d’imbécile qui réagit à chaque phrase crachée par Sera. « Et là t’as le culot de me demander quel est le problème. C’est moi qui suis folle c’est ça ? Et attention à ce que tu dis, je ne suis vraiment pas d’humeur. Et en général ça ne donne rien de bon. Ma sœur en a fait les frais. » Sa sœur ? J’ouvre la bouche pour rétorquer une connerie mais un sursaut d’intelligence m’oblige à me retenir. De justesse. Pour rester silencieux une nouvelle fois pendant non pas plusieurs secondes, mais plusieurs minutes. Que j’occupe à rester immobile devant Seraphina, que j’occupe à la regarder, à la dévisager, à soupirer, à fixer le plafond et à fermer les yeux, que j’occupe à tout sauf à réfléchir. Parce que je ne sais pas quoi penser de tout ça. Ce qui explique vraisemblablement mon « D’où t’as une sœur ? » qui m’amène immédiatement à penser à l’autre meuf du Gouvernement pour qui j’ai bossé. Et à me faire la remarque que ce n’est peut être pas ce que la blonde attendait de ma part. « Je veux dire… » J’inspire comme je peux. « Je sais pas où on en est. ‘Fin je veux dire… » Je ne sais même pas ce que je veux dire. Et ça doit se voir. « T’es toi aussi un putain de problème dans ma vie, Seraphina… Un problème comme tu n’as pas idée ! Même quand je veux pas de toi, tu es toujours là, quelque part, t’as toujours une influence sur moi, y’a ton ombre sur mon dos… » Elle bouillonnait de colère en parlant ? Je ne suis pas beaucoup plus calme. Bien au contraire, plus je parle, plus je me contrains au calme pour ne pas dépasser les bornes, sans trop de succès. Parce qu’en parlant d’ombre, la mienne s’est détachée de mon corps, sans que je ne le veuille et s’affiche menaçante face à celle de Seraphina, comme une matérialisation de ce que mon inconscient désire. Comme l’étrangler par exemple. Ou l’embrasser. Je crois que même mon ombre ne sait pas quoi choisir. C’en est désespérant. « Réponds-moi sérieusement : qu’est ce que tu veux, toi, au final. Quand je t’embrasse, tu as plutôt envie de me baffer ou de continuer ? Quand tu me vois, t’as plutôt envie de m’étrangler ou de m’embrasser ? Tu peux rien attendre de moi si tu n’es pas claire de ton côté ! Et de quoi on est en train de parler au juste ? J’ai plus le droit de regarder une fille dans la rue quand tu es à côté ? Ca veut dire qu’on est un couple ? Une connerie dans le genre ? Mais si c’est le cas, dégage ton PUTAIN DE MEDAILLON ! » Oui, je viens de gueuler. Oui je viens de hurler. Oui je veux de lui balancer ma veste –crade – à la tronche. Mais il faut qu’on me pardonne, parce que je suis incapable de réfléchir proprement donc je laisse tout filer sans la moindre censure.

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MessageSujet: Re: « This is a portrait of a tortured you and I » Andreï   Jeu 1 Sep - 12:21

This is a portrait of a tortured you and I

Andreï&Seraphina

Dans un geste dramatique, Andreï se leva. Seraphina le fixa alors sans bouger. Si elle voulait qu’il dégage elle l’aurait jeté dehors elle-même. Pour l’instant elle voulait qu’il reste et faisait tous les efforts du monde pour ne pas se lever à son tour. Un combat de fauve s’en serait sûrement suivi. Après les hurlements, le silence d’Andreï eut le mérite de calmer la jeune femme. Il n’avait eu pratiquement aucune réaction et restait planté devant elle, sa veste à la main sans décrocher un moindre mot. Seraphina lui rendait les quelques regards qu’il lui lançait sans comprendre ce qu’il attendait pour lui répondre. Et enfin, lorsque réponse il y eut, comme d’habitude elle fut à côté de la plaque. Depuis quand avait-elle une sœur ? Seraphina roula des yeux en soupirant. Pourquoi fallait-il encore que Perséphone s’incruste dans une situation pareille alors qu’elle était morte et enterrée depuis des années ? La blonde se maudissait déjà d’avoir évoqué son existence. « Elle est morte. » se contenta de dire Seraphina car Andreï enchainait enfin sur le vif du sujet. Et puis vint au tour du daybreaker de poser des questions. Des questions auxquelles Seraphina ne s’était pas vraiment attendue. Des questions qu’elle n’avait jamais osé se poser à elle-même alors qu’elle savait que cela deviendrait inévitable avec le temps.

Déstabilisée, Seraphina s’était levée de son fauteuil et avait commencé à faire les cent pas en silence. Ce fut à ce moment là qu’elle remarqua que l’ombre d’Andreï s’était dangereusement rapprochée de la sienne. Elle y vit là un moyen intéressant de gagner du temps, de repousser le moment où elle devrait à son tour donner une réponse à son vis-à-vis.

« Dégage ton ombre de là ! Qu’est-ce que tu comptes faire hein ? » grogna-t-elle en faisant le tour de son bureau pour venir près d’Andreï. Elle gardait un œil sur le danger potentiel, prête à y donner un coup de pied si cela était nécessaire.

Le blond avait hurlé ses dernières paroles avec hargne. Décidément, la pauvre Fiona devait se demander ce qui se tramait dans le bureau de sa patronne. La secrétaire était malheureusement bien trop habituée aux sauts d’humeur de Seraphina pour s’alarmer. Surtout depuis qu’Andreï était rentré dans sa vie. Les yeux plantés dans ceux du jeune homme, Seraphina entrouvrit les lèvres. Ses joues avait pris une teinte rosée si bien qu’on aurait dit une poupée de porcelaine. Mais étrangement ses iris ne renvoyaient plus de la haine mais du désarroi. Pire encore, des larmes étaient venues border ses paupières. Seraphina était-elle alors capable de ressentir autre chose que de la colère et du mépris ? Mordant sa lèvre inférieure, on aurait dit que la jeune femme étai à deux doigts de sombrer dans un déluge de larmes. C’était comme ci la dernière part d’humanité qui se terrait en elle depuis des années abattait ses dernières cartes pour prendre le dessus.

« Bien sûr que j’aime quand tu m’embrasses. Quand tu t’inquiètes pour moi, enfin je crois… Mais comment tu veux que je comprenne quelque chose quand tu fais que me repousser, t’agis comme un schizophrène. Si j’enlève ce médaillon tu partiras, comme tout le monde elle haussa les épaules et se mit dos à Andreï pour ne pas qu’il voit ses larmes couler j’me suis toujours débrouillée seule alors peut-être que j’devrais l’enlever mais j’ai trop peur que tu partes. »

Seraphina s’en voulait déjà d’avoir craqué. Du revers de la main elle essuya ses larmes et repris consistance. Les traits de son visage se durcirent de nouveau, comme si la Seraphina qui venait de parler venait de mourir et que la daybreaker reprenait le dessus. « Et puis je fais ce que je veux après tout. » dit-elle d’une voix beaucoup plus assurée en triturant le bijou qui ornait son cou. Après avoir repris une grande inspiration, elle fit volte-face, envoyant valser sa chevelure blonde et revint planter ses yeux dans ceux de son interlocuteur. « Soit honnête maintenant. Et arrêtons ces conneries. Je crois qu’on a plus le temps pour ça. Mais n’attends surtout pas de moi que je te libère de mon emprise aussi facilement. Ou alors il faudra me tuer. » assura-t-elle en jouant avec la chaîne de son bijou d’un air machiavélique. Finalement dans l’histoire, c’était peut-être elle la schizophrène.

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MessageSujet: Re: « This is a portrait of a tortured you and I » Andreï   Sam 17 Sep - 23:27

This is a portrait of a tortured you and I

Andreï&Seraphina

Pas besoin d’être une lumière pour se rendre compte qu’on est en train d’avoir la conversation qu’on laissait trainer dans un coin sans oser s’y pencher depuis un bail. Je ne sais pas si c’est une bonne nouvelle mais c’est un fait et je suis presque certain que je ne vais pas aimer ce qui va en sortir. Déjà, je n’aime pas vraiment ce qu’elle m’oblige à faire, ce qu’elle sous-entend, ce qu’elle m’oblige à dire. Déjà, je n’aime pas ce malaise qui m’asphyxie, je n’aime pas son attitude, je n’aime pas la tournure que prend cette discussion. En un rien de temps, elle arrive à me faire taire, et à m’énerver suffisamment pour que j’en oublie de réfléchir. Pas que ça change nécessairement des masses avec l’habitude mais… je suis sur la défensive, je suis agressif, je suis une bête sauvage acculée qui montre les dents à défaut de parvenir à comprendre si c’est un allié ou un ennemi qui se trouve face à elle. Ma sœur. Depuis quand est ce qu’elle a une sœur, elle ? Question stupide, mais… « Elle est morte. » Je fronce les sourcils, hausse les épaules dans un « Dommage pour elle » qui me vient spontanément. Une sœur. Amusant, lorsqu’on sait que j’ai tendance à voir en Diane des ressemblances avec la harpie devant moi. Amusant, presque aussi amusant que mes réponses qui perdent en cohérence au fil des mots. Je ne sais pas où on en est : voilà le résumé parfait. Je n’ai pas envie de réfléchir à nous parce que déjà, je me demande depuis quand il y a un nous, et je me demande surtout s’il y en a vraiment un. Son problème c’est moi, mon problème, c’est elle. Et tout est dit. Je commence à m’agiter, en même temps qu’elle, qui se lève et déambule en silence. Je commence à m’agiter, mon ombre aussi. Une ombre qui s’enhardit hors de mon contrôle, pour rendre plus concret mes envies les plus profondes. L’étrangler. L’embrasser. Peut être les deux. Surtout les deux. « Dégage ton ombre de là ! Qu’est-ce que tu comptes faire hein ? » Ce que je compte faire ? Je n’en sais rien, bordel, c’est si compliqué à comprendre ? Qu’elle réponde sérieusement à mes questions, qu’elle dégage son putain de médaillon, au lieu de s’inquiéter pour une ombre sur laquelle je n’ai strictement aucun contrôle de toute manière ! Je hurle mes derniers mots avant de faire un geste rageur en direction de mon double de ténèbres qui joue à chat avec celle de Seraphina.

Et soudain, j’ai l’impression que tout s’arrête. Elle entrouvre les lèvres, je me demande si j’ai réussi l’impossible : la prendre au dépourvu. Voire la faire taire, lui couper le sifflet. Non. Pire. Je la regarde fixement, sans savoir comment réagir face à ses yeux qui ne renvoient rien de ce à quoi j’ai été habitué. Son désarroi me déstabilise. Ma colère dégringole, douchée par la larme inexplicable qui perle à sa paupière. « Seraphina… » Ta gueule, Andreï. « Bien sûr que j’aime quand tu m’embrasses. Quand tu t’inquiètes pour moi, enfin je crois… Mais comment tu veux que je comprenne quelque chose quand tu fais que me repousser, t’agis comme un schizophrène. Si j’enlève ce médaillon tu partiras, comme tout le monde Je cligne des yeux, elle se retourne, je suis incapable de faire le moindre pas. Tu partiras ? J’aimerais lui dire que non mais le fait est que… j’me suis toujours débrouillée seule alors peut-être que j’devrais l’enlever mais j’ai trop peur que tu partes. » Je fais un pas en avant, un pas avorté par un mouvement de sa part. « Et puis je fais ce que je veux après tout. » Je soupire. J’ai encore loupé le coche.

Ce n’est plus la peine de faire un pas en avant, elle est déjà inaccessible. Hors d’atteinte. Ses larmes, elle me les a dissimulées, son désarroi, elle l’a poignardé d’une inspiration pour mieux reprendre le contrôle d’elle-même. « Sois honnête maintenant. Et arrêtons ces conneries. Je crois qu’on a plus le temps pour ça. Mais n’attends surtout pas de moi que je te libère de mon emprise aussi facilement. Ou alors il faudra me tuer. » Je serre les dents. Je secoue la tête, aussi. Elle veut que je sois honnête ? Et bien tant pis pour elle si elle n’aime pas ce qu’elle va entendre. De toute manière je n’ai pas le choix. « Et après tu dis que c’est moi le schizophrène… » Je siffle entre mes dents. « Que je sois honnête ? Mais parce que tu crois que je suis quoi, là, quand je te pose ces questions ? Parce que tu veux peut être que j’y réponde à mon tour, c’est ça ? Et reviens ici, toi, arrête de draguer ! » Oui, je viens de donner un ordre à mon ombre sans faire la moindre pause dans ma réponse. Sans trop savoir comment je m’y prends, j’arrive de justesse à me faire obéir et elle revient à mes pieds en cessant de tripoter celle de Seraphina. « Quand je t’embrasse, je me sens vivant. Quand je te vois, je suis partagé entre l’exaspération et l’amusement, entre l’attirance la plus détestable et la méfiance la plus absolue. » Etrangement, je ne vais pas chercher à répondre à la question du qu’est ce que tu veux, pour la simple raison que je n’ai pas de réponse. « Je ne pourrai pas être honnête avec toi, je ne pourrai savoir ce qu’il y a entre nous tant que tu auras ce machin autour du cou. » Je laisse mes bras retomber le long du corps. « Je suis pas schizo, je me souviens juste à chaque fois un peu tard que tu as tout pouvoir sur moi, et désolé, mais moi, ça me dérange. Tu veux savoir ce qu’il y a entre nous ? Rien. Strictement rien. Parce que ce machin empêche quoique ce soit d’arriver. Mets-toi ça dans le crâne. » Je fais volteface pour mieux sortir de la pièce, et je n’en ai rien à foutre qu’elle ne soit pas d’accord : tant qu’elle ne le dira pas explicitement, je considèrerai que je n’en sais rien.

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MessageSujet: Re: « This is a portrait of a tortured you and I » Andreï   Mer 21 Sep - 8:46

This is a portrait of a tortured you and I

Andreï&Seraphina

Les mots fusaient. La conversation que ces deux là reportaient depuis des semaines avait finalement lieu. Les voix résonnaient de rancœur et d’incompréhension. Andreï et Seraphina ne se comprenaient pas. Ne s’écoutaient pas. Ils ne faisaient que s’adonner à un drôle de jeu. Un jeu dangereux qui les avait conduits sur une pente glissante. Un chemin de non-retour. Seraphina s’en voulait car elle avait laissé la situation prendre le dessus. Elle avait laissé Andreï devenir plus qu’une simple distraction agréable. Pourtant elle le savait, elle savait qu’elle ne devait s’attacher à personne. Car chaque individu ayant compté dans sa vie avait fini par lui faire du mal et à faire d’elle la garce qu’elle était aujourd’hui. Les joues de Seraphina étaient légèrement rouge, la colère sûrement. Ses sourcils restaient froncés, elle regardait l’ombre d’Andreï chahuter avec la sienne d’un air désespéré. Même son ombre il ne savait pas quoi en faire. Après son moment de faiblesse, Seraphina était redevenue de glace. Elle aurait voulu en finir. Elle avait l’impression de suffoquer sous le regard clair de son vis-à-vis. Un regard rempli d’émotions auxquelles elle ne voulait faire face. Finalement Andreï reprit le contrôle sur son ombre, Seraphina la toisa un instant avant de reporter son attention sur le blond. C’était à son tour de parler.

Sans grande surprise, les accusations fusèrent. Seraphina avait croisé les bras, presque boudeuse. Elle serrait les dents. Elle aurait presque eu envie de l’étrangler pour le faire taire. De planter ses ongles dans sa gorge pour qu’il cesse de parler. Mais elle se contenait. Elle se retenait. Elle l’écoutait, attentive malgré ses envies morbides. Après qu’Andreï eut fini de parler, Seraphina passa une main dans ses cheveux, silencieuse. Ses yeux étaient plissés. Le problème était donc le médaillon. Andreï voulait être libre. Croyait-il sincèrement que Seraphina allait lui rendre le bijou sans moufeter ? Pourtant il n’était pas fou, il connaissait la femme qui se trouvait face à lui. Il savait sa méfiance envers le genre humain, sa peur de l’abandon. Qu’était-elle censée faire ? Retirer le bijou, lui remettre et espérer que peut-être, il décide de rester auprès d’elle ? Soudain, Seraphina se mit à pouffer de rire. Un rire nerveux qui se transforma presque en fou rire. C’était officiel, elle pétait un câble. Andreï l’avait rendue folle. Encore plus qu’elle ne pouvait l’être. Mais contre toute attente, la jeune femme –une fois calmée- passa ses mains dans sa nuque pour défaire l’attache du bijou.

« Très bien Andreï. Je retire le médaillon elle tenait le bijou dans le creux de sa main droite mais je le garde dans un endroit secret. Je ne le remettrais pas jusqu’à temps que tu saches ce que tu veux. Sinon tu ne seras que mon esclave et on oublie toutes ces histoires, au final ça serait sûrement plus simple. » conclut-elle dans un soupire.

Seraphina serra le bijou dans sa main avec une telle force que s’il avait été en verre, il se serrait sûrement brisé. C’était comme si elle avait peur qu’Andreï bondisse pour se saisir de l’objet. Pour s’accorder lui-même sa liberté. La jeune femme glissa la main qui tenait le bijou dans son dos. Elle avait accepté un compromis. Pour elle c’était un effort considérable. Elle regardait Andreï avec un scepticisme peu dissimulé. Venait-elle de se faire avoir comme une débutante ? Est-ce que tout ceci n’était qu’une mascarade ridicule pour lui faire retirer le bijou? Après tout, qu’est-ce qui retenait le daybreaker de l’assommer et de reprendre le médaillon ? Presque prise de panique, Seraphina retourna se mettre à l’abri derrière son bureau. Son ombre quant à elle était restée près d’Andreï. Comme si elle servait de dernier rempart entre les deux blonds. L’architècte ne cachait pas sa crainte ni sa méfiance. Après tout qui aurait pu la blâmer ? Elle venait de prendre sur elle, il ne fallait pas trop lui en demander d'un coup. Elle n’était pas prête à faire plus pour le moment. Elle ne le serait sans doute jamais d’ailleurs. Ne restait plus qu’à espérer qu’Andreï se plie aux nouvelles règles du jeu. Auquel cas Seraphina se transformerait en ouragan, rien ne la retiendrait cette fois.

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MessageSujet: Re: « This is a portrait of a tortured you and I » Andreï   Lun 3 Oct - 20:50

This is a portrait of a tortured you and I

Andreï&Seraphina

Ce n’est pas que le jeu auquel je joue soit un chouias dangereux, c’est qu’il est mortel. Et que je ne sais pas encore si je vais en assumer les conséquences ou si je vais plutôt les ignorer superbement en refusant de les voir. Ma capacité à me plonger dans un déni des plus complets me laisse perplexe à chaque fois que je l’éprouve, tout en réussissant à m’impressionner par son caractère illimité. Même là, alors que le ton monte, alors que les questions se formulent sans trouver de réponses satisfaisantes, même là, alors que je serre les poings, que mon ombre échappe à mon contrôle, ne se soumet à mes ordres - jetés dans la conversation d’un ton aussi agressif que désespéré - qu’avec une mauvaise volonté évidente, même là, alors que Seraphina voit son masque de glace se fendiller pour s’empresser de se reconstituer, même lorsque cette larme que je lui ai arraché sans comprendre comment ni même pourquoi s’évapore sous sa colère, même là, alors que je m’étonne de ces reproches que je m’entends lui adresser, de ces questions auxquelles je m’entends lui répondre, même là, je refuse d’assumer pleinement mes mots et ce qu’ils sous-entendent. Tant qu’elle aura autour du coup cette chaîne, et qu’au bout de cette chaîne se trouvera le médaillon tatoué sur mon omoplate, je refuserai de les assumer, de me les approprier. Tant qu’elle n’acceptera pas de me rendre ma liberté, il n’y aura rien d’autre entre nous qu’un conflit explosif et une colère corrosive.

Je fais volte-face pour sortir de la pièce. Rien à faire qu’elle ne soit pas d’accord avec ça, rien à foutre qu’elle ne m’ait pas autorisé à me casser: qui ne dit mot consent, et cela me suffit amplement. La seule chose qui me retient lorsque ma main se glace sous le contact avec la poignée de porte, c’est son rire. Un rire aussi blessé que spontané. Un rire qui dégouline sur mes épaules comme la menace du fil d’un couteau ou du canon d’un flingue posé entre mes omoplates. Un rire qui m’irrite bien plus que je ne veux l’admettre, qui me pousse à me retourner pour lui demander d’une voix cassante ce qu’elle trouve de drôle dans tout ça. Un rire qui se calme avant que je n’aie pu dire un mot, un rire qui me cueille à l’estomac d’une main dans la nuque défaisant une attache. « Très bien Andreï. Je retire le médaillon Je plisse les yeux, à la recherche d’un piège. mais je le garde dans un endroit secret. Je ne le remettrai pas jusqu’à temps que tu saches ce que tu veux. Sinon tu ne seras que mon esclave et on oublie toutes ces histoires, au final ça serait sûrement plus simple. » Mes yeux restent plissés, totalement suspicieux, rivés sur Seraphina, rivés sur sa main, revenant sur son visage. Le rat me hurle d’en profiter, de lui sauter à la gorge, d’envoyer mon ombre la bousculer pour qu’elle le lâche et que je puisse l’écorcher vive et me libérer, enfin, de mes chaînes.

D’ailleurs, ce n’est pas très compliqué, même pour moi, que de voir que c’est effectivement ce qu’il y a de mieux à faire. Pas de témoins pour récupérer le médaillon, pas de maître, plus de maître. Ce serait simple, si simple. Elle a beau se mettre à l’abri en contournant la table, elle a beau laisser son ombre entre elle et moi, ça reste simple, si simple. Trop simple. « Où est le piège ? » Mes doigts crèvent de ne pas pouvoir se refermer autour de mon 9mm. « Tu acceptes de l’enlever. Pour moi. Parce que je te le demande. Comme ça. » Je ne vais pas jusqu’à dire sans contrepartie mais je le pense fort, si fort, que ça doit bien s’entendre d’une façon ou d’une autre. Je ne la crois pas, je sens le coup fourré sans être pour autant capable de le voir. A mi-voix, je m’efforce de répéter ses mots, pour les peser un à un, dans un russe aussi suspicieux que rassurant, d’une certaine manière. « Je ne le remettrai pas jusqu’à temps que tu saches ce que tu veux » Mes yeux s’obstinent dans un plissement qui les ferme presque. « Si je comprends bien… si je dis que je veux… hum... » Je ne trouve pas d’expression qui me convienne. « … sortir avec toi, si c’est comme ça qu’on dit… tu vas remettre...  » Je n’ai pas besoin de terminer la phrase pour que lumière se fasse - enfin - dans mon esprit. « Tu ne me fais pas confiance. Tu veux me faire croire que tu me fais confiance, mais quoique je dise, quoique je fasse, tu me garderas comme esclave. Je suis totalement dépendant de ce que toi, tu veux. » Je soupire, complètement las de toute cette histoire. « Je me trompe ? » Ce n’est pas une question, évidemment. « Bien sûr que je ne me trompe pas. » Mes jambes me démangent, j’ai besoin d’occuper mes mains moites de nervosité. « Au final, tout dépendra toujours de ce dont toi tu auras envie, et comme entre nous deux, c’est visiblement toi la plus instable, je suis mal barré. » Je lui lance un coup d’oeil, en continuant mes allers-retours devant son bureau, pour mieux le longer inlassablement. « Quoique je dise, quoique je fasse, ce sera toujours toi qui auras le dernier mot. Que tu l’enlèves, c’est déjà un premier pas, mais ça ne me rend pas mon libre-arbitre, Sera, j’espère que tu t’en rends bien compte. Ce que je veux… » Tiens, nous y voilà. J’arrive enfin à formuler ce que je veux, à savoir ce que je veux, ou quelque chose s’approchant de ça. « … j’aimerais juste être ton amant, et rien d’autre. Et j’arrive pas à ignorer qu’avec le machin que tu caches derrière ton dos, bah… je suis condamné à être forcément autre chose. Tu comprends ça ? » Mon ombre bouscule celle de Seraphina à ma demande informulée. Je commence à maîtriser ce tour de passe-passe lorsqu’elle est d’accord avec moi, lorsque je le veux suffisamment, lorsque mon esprit ne se concentre pas sur l’ordre que je donne à mon ombre mais sur ce que je veux la voir faire. « En fin de compte, on ne pourra aller nulle part tant que tu ne seras pas claire dans ta tête. De quoi t’as peur, Sera ? De moi ? Je te fais peur ? » Elle n’a qu’à claquer des doigts pour me réduire à quedal, alors je doute très sincèrement d’être un jour capable de l’effrayer. « Pose-le sur la table. Et embrasse-moi. Mais pose-le d’abord. Garde-le à portée de main si tu veux, mais pose là. Je te veux toi. Mais je veux pas de ce machin. Reste à savoir ce que toi, tu veux. »

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MessageSujet: Re: « This is a portrait of a tortured you and I » Andreï   Jeu 6 Oct - 10:39

This is a portrait of a tortured you and I

Andreï&Seraphina

Et voilà ils y étaient. Seraphina aurait bêtement pensé qu’enlever le médaillon réglerait quelques problèmes mais non. Andreï semblait encore plus suspicieux qu’elle. Seraphina tenait sa position, droite derrière son bureau. Ses iris clairs plantés dans ceux de son vis-à-vis, ses doigts fermement serrés autour du médaillon. Elle l’avait enlevé et cela lui avait demandé autant d’efforts que si elle avait dû donner un rein. Et pourtant Andreï  n’était toujours pas satisfait. Il demanda où était le piège, enfonçant le clou, vexant la jeune femme qui soupira en levant les yeux au ciel. « Oui comme ça, c’est pas ça que tu voulais ? T’es encore pire que moi ma parole…» s’agaça Seraphina en croisant finalement les bras. L’architecte se tenait droite comme un « i » son visage était fermé. Son regard suivait les allers et venues que le russe exerçait devant son bureau. Elle le laissa continuer de parler mais elle ne fut pas vraiment préparée à ce qu’Andreï avait à dire.

Ses mots furent comme de véritables poignards. Non seulement Seraphina n’avait jamais été amoureuse mais en plus de ça, elle ne faisait confiance à personne. Etait-ce de sa faute si elle était comme ça ? Etait-ce de sa faute si elle avait une peur maladive de l’abandon ? De ne pas être à la hauteur ? Pourquoi est-ce qu’Andreï ne pouvait pas comprendre ça ? Bien sûr qu’au jour d’aujourd’hui elle n’était plus tout à fait humaine de part sa nature. Mais avant ça, avant que son esprit ne déraille, avant qu’elle ne tue sa sœur par accident, Seraphina souffrait. Et c’était toute cette souffrance qui l’avait rendue ainsi. Toute cette souffrance que personne n’avait jamais reconnue puisque tout le monde n’avait fait que la prendre pour une garce sans cœur et meurtrière. Mais est-ce que quelqu’un avait-il seulement cherché à comprendre le pourquoi de son attitude ? Non.  Et Andreï n’échappait pas à cette règle. Seraphina serrait les dents. Il ne voulait être que son amant. Elle pouffa de rire. Un rire électrique. Et puis enfin, Andreï demanda tout haut ce que Seraphina se demandait tout bas. Etait-elle prête à l’admettre? Rien n’était moins sûr. De quoi avait-elle peur ? Dans son esprit c’était parfaitement clair, même si ça lui faisait mal de le reconnaitre. Elle avait peur de ne pas être à la hauteur, comme toujours. Et puis le russe demanda l’impossible. Seraphina décroisa ses bras. Elle tenait toujours aussi fort le médaillon dans sa main droite. Pourtant on put lire de l’hésitation sur son visage. Elle approcha sa main, prête sans doute à lâcher le bijou. Prête peut-être à faire confiance à quelqu’un dans sa vie. Et puis son regard fut attiré par l’ombre du blond qui bousculait la sienne et là, elle recula vivement.

« T’as faillis m’avoir cette fois. Tu peux pas me demander de laisser le médaillon, je peux pas tu comprends. Je l’ai enlevé putain… Qu’est-ce que tu veux de plus ? Tu m’en demandes trop je peux pas. Nous deux ça marchera jamais étrangement au fur et à mesure qu’elle parlait, sa voix s’enraya. La jeune femme sembla comprendre que leur avenir était réduit à néant. Où iraient-ils tous les deux ? Lui homme volage qui aimait sa liberté et qui ne supportait pas le mauvais caractère de Seraphina. Elle, terrorisée par l’abandon, paranoïaque, ne faisant confiance à personne. Le tableau ne donnait rien d’idyllique. Pourtant Seraphina aurait pu prendre se risque. Elle n’appelait que très rarement Andreï pour des services. Ce bijou n’était en fait que l’assurance qu’il resterait auprès d’elle. Et sans cette garantie, la jeune femme se sentait démunie, perdue. Elle se sentait incapable de faire ce geste. « Je suis désolée Andreï. Mais tu m’en demandes trop. Je suis pas si bête tu sais. Je sais que tu serais parti à l’instant même où j’aurais posé ce médaillon. J’ai été conne… Conne de croire que quelqu’un en aurait voulu plus avec moi sans contrainte.» les derniers mots furent murmurés, à peine audibles. Seraphina secouait doucement la tête. Elle hésitait entre éclater en sanglots ou exploser de rage. Mais ce fut son ombre qui agit à sa place en venant étrangler celle d’Andreï, la secouant dans tous les sens. Pourtant la blonde n’avait donné aucun ordre, n’avait rien dit. Ses émotions avaient pris le dessus et elle avait tout simplement perdu le contrôle.

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Throw on your break lights, we're in the city of wonder. Ain't gonna play nice, watch out, you might just go under. Better think twice,
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