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 Please save me [Callum & Shae]

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MessageSujet: Please save me [Callum & Shae]   Jeu 14 Juil - 23:58


« Face à la mort celui qui méritera de vivre et celui qui vivra sont deux choses bien différentes. »



Callum & Shae
featuring

« Vous rentrez tard miss Thackery. Faites attention à ne pas vous tuer au travail ! »
« Merci du conseil monsieur Hall, je me surveillerai ! »
Avec un signe de la main, Monsieur Hall disparut derrière sa porte et Shae monta l’étage qui menait à son appartement. C’est vrai qu’elle rentrait tard, ce soir encore. Les clients n’attendaient pas. Certains n’avaient pas ce luxe quand c’était potentiellement le Colosseum qui était au bout du chemin. Alors oui, peut-être qu’elle se tuait à la tâche. Mais si il lui restait un minimum de conscience, il était dans son travail. Ce n’était pas grand-chose. C’était déjà ça.

Elle ouvrit la porte de son appartement, pas fermée à clé, comme à son habitude. Elle avait envie d’un verre de vin. Ou de quelque chose de plus fort. D’un geste, elle déposa son sac près de la porte, et se dirigea vers sa cuisine. Elle n’eut pas le temps d’atteindre la porte du réfrigérateur ; une main se plaqua sur sa bouche, retenant le son du cri qu’elle poussa. Elle commença à se débattre, jusqu’à ce que le métal froid d’une arme se pose sur sa tempe. C’est fou ce que ce genre de sensation peut vous paralyser jusqu’au moindre muscle. La jeune femme se stoppa net, les yeux écarquillés par la peur. Elle ne voulait pas mourir. Pas ici, pas maintenant, pas comme ça. Pas tout court. Elle ne voulait pas retourner à Darkness Falls, ou dans un autre Enfer. Elle ne voulait plus revivre ça.
« Tu bouges ou tu cries, t’es morte. Compris ? », lui cracha l’homme au bout du flingue. La jeune femme acquiesca doucement et la main sur sa bouche disparut en même temps que le froid sur sa tempe. Shae se retourna pour faire face à un parfait inconnu. Elle s’attendait au moins à voir une figure connue. Un client mécontent ou un membre de sa famille, ou au contraire quelqu’un qui avait fait les frais de sa bonne défense. Un membre du gouvernement pas ravi d’une instruction qu’elle aurait mal suivie. Un rebelle –un vrai, ceux qui ne se sont pas foutus à la solde du Gouvernement- qui aurait appris ses petites manigances avec ledit gouvernement. Un amant d’un soir jaloux, soyons fous. Mais non. C’était un inconnu. Un inconnu de toute évidence sacrément en rogne.
« Toi et moi on va parler. Je parle, tu réponds. Voilà comment ça fonctionne ce soir, Thackery. »
Shae grimaça. Quand les gens l’appelaient Thackery, ce n’était pas souvent bon signe. Il n’y avait bien eu que Tom pour l’appeler Thackery de façon affectueuse. Tom qui était mort. Le reste du temps, les gens l’appelaient Thackery parce qu’ils avaient quelque chose à lui reprocher. Elle n’aimait pas ce nom de famille, d’ailleurs. Ca lui rappelait trop ses parents, cette famille avec qui elle n’avait pas réellement eu de liens. Elle aurait peut-être dû en changer en revenant de Darkness Falls, tiens. Enfin, il était un peu trop tard pour penser à ça maintenant. Il valait mieux se concentrer sur l’instant présent et l’inconnu mécontent qui tenait un flingue pointé sur elle. Il lui intima de venir s’asseoir face à lui, ce qu’elle fit sans broncher. Elle savait que le moindre geste maladroit était fatal. Elle avait peut-être une chance de s’en sortir.

« Bon, pour commencer, tu sais qui je suis ? »
La rousse fit « non » de la tête. L’inconnu soupira et déballa une phrase dans une langue qui n’était clairement pas de l’anglais. Une langue européenne. Du scandinave ? La jeune femme n’aurait su le dire. « Je m’en doutais. Tant mieux. A vrai dire, je ne te connais pas non plus, Shae Thackery. T’es un nom sur une liste, tu vois ce que je veux dire ? »
Oui, elle voyait. Elle comprenait. L’homme était inconnu parce qu’il n’avait aucun lien avec elle. C’était juste un exécuteur. Un tueur à gages. Et quelqu’un l’avait engagée pour la tuer. Elle n’avait aucune chance de s’en sortir, en fait. La jeune femme déglutit péniblement. Bien, c’était donc la fin. Elle ne pouvait pas empêcher la panique de s’emparer de chaque cellule de son corps. Elle hocha néanmoins la tête, ce qui arracha un sourire à son futur meurtrier.
« Bien. Je dois dire que la prime était importante. Tu as gêné quelqu’un qui avait les moyens. Ce qui me rend curieux, vois-tu. Alors qui es-tu, Shae Thackery, pour valoir si cher ? »
La jeune femme ouvrit des yeux surpris. Il voulait comprendre ? Il n’allait pas juste la tuer et empocher sa prime. Bien. Il fallait en plus faire la conversation. Réjouissant.
« Je suis avocate. Droit privé. Après, juste une citoyenne, normale, vous voyez, je… »
Elle ne put pas terminer sa phrase. On avait toqué à la porte. L’inconnu se crispa : de toute évidence il n’avait pas prévu cela.
« Tu attendais quelqu’un ? » Shae nia de la tête. Elle n’attendait personne. Mais elle savait qui c’était. « Va ouvrir et tu as intérêt à convaincre ton invité de partir. Sinon ça va mal finir pour vous deux ».
La jeune femme se leva et inspira un bon coup. A cette heure-ci, imprévu, ce ne pouvait être qu’une personne. Et elle savait que ce ne serait pas évident de le faire partir comme ça. On toqua une nouvelle fois, ce qui fit sursauter Shae. Elle entrouvrit la porte.
« Callum. Salut. »




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MessageSujet: Re: Please save me [Callum & Shae]   Mar 16 Aoû - 16:50

“Doyle. Je n’ai pas pour habitude de fonctionner à l’avertissement. Y en a des tonnes des mecs comme toi pour ce poste alors fais pas chier. Ecoute, comprend et intègre les ordres. Avait-il l’air d’être celui qui écoute les ordres ? Cela faisait bien trop longtemps qu’il n’avait pas laissé libre cours à ses propres ordres. Bien trop certainement. Et là, sous son visage impassible, le feu brulait avec autant de puissant que dans l’immeuble qu’ils venaient d’éteindre. La colère se muait de plus en plus rage. Sourde. Enivrante. Presque nécessaire. Ne plus être libre de ses actes s’éveillaient être de plus en plus retord dans un être qui avait l’étrange paradoxe d’apprécier son retour sous le casque du pompier et de détester sa profession. Comme s’il régressait. Ce qui était le cas, d’une certaine manière. Il était loin le lieutenant de son corps d’armée, ou de son escade. Pourtant, s’il était là, retenant le poing derrière une neutralité qui lui coute plus qu’une vie, c’est seulement pour sa fille. L’espoir qu’il concède encore à sa survie. Le besoin qu’il a d’être présentable pour le jour où il la trouvera. C’est d’ailleurs surement pour ça qu’il n’a pas entamé de fouiller chaque école, chaque jardin d’enfants, chaque orphelinat… c’est tout simplement qu’au fond de lui, il sait que le reflet décharné du miroir ferait peur à la seule personne qui mérite ses efforts. L’humain tente de faire sa place alors que le monstre s’installe plus profondément. Ce n’est plus l’indifférence qui marque ses traits lors de ses ennuis, lors de ses bagarres, de ses excès, c’est un plaisir malsain, enraciné dans ses fibres. Malheureusement, comme depuis si longtemps le sang appelle le sang.

Lorsqu’il sort de la caserne, il sait déjà où aller. Il sait parfaitement comment ôter cet étrange sentiment d’impuissance à la fois face à sa haine mais aussi face à cette espèce d’obligation personnelle de tenter l’humanité plutôt que la monstruosité. Il hésite. Il oscille et ne peut se permettre d’abandon l’un des combats. Incapable de choisir. Incapable d’être l’un sans être l’autre. Incapable de se sentir plus Callum que celui du miroir. Comme s’il avait besoin de ces deux faces d’une même pièce pour exister. Aujourd’hui, plus encore qu’hier, il n’est qu’une bombe en cours de préparation. Façonné à la fois par l’Homme et par le mystique, l’assassin est en suspens au-dessus de ce vide qu’il fait en sorte de ne pas voir. Le mélange peut alors péter à tout moment. « Callum. Salut. » Shae. Ses yeux cherchent à s’enterrer dans ceux de la rouquine. Une fois encore, il a besoin d’elle, de ces minutes où le temps s’égrène. Juste pour rappel. Juste un rappel qu’il vit et que l’humain reste ici, logé en lui. L’homme est loin de se l’être encore avoué, mais c’est de se conscientiser dont il a besoin. S’assurer que sa quête bien qu’inavoué peut encore aboutir. Et Shae, quoiqu’il puisse en dire est un socle sur lequel il peut s’installer. Croire encore. Même en une illusion. Shae. Lui parler n’est pas nécessaire même si c’était sa nouvelle règle, « ne pas rentrer tel un animal…la considérer comme un être humain… ». Au début, il trouvait ça stupide mais au final, se rapprocher d’une interaction normale avait plutôt de bons effets. Cependant, pas ce soir. Il voulait juste l’attraper au vol, la poser contre sa table, ôter ses vêtements, posséder son corps. Alors l’amant pousse la porte qui ne s’entrouvre pas. « Pas le temps pour les politesses… » Sans résultat. Lorsqu’elle lui demande de partir, qu’elle ne se sent pas bien, il fronce les sourcils. Cela fait combien de temps ? Combien de temps qu’ils se fréquentent ? Combien de temps qu’il se pointe ainsi sans prévenir, s’imposant ? Combien de temps qu’il se fout de son bien être puisqu’il sait –autant qu’elle- qu’ils se font du bien ? qu’ils ont besoin de ces irruptions qu’importe l’état de la journée effectué ? « Personne ne peut me faire plus de mal que toi, ducon. » Que lui. Oui. « Okay.. je vois… excuse-moi pour.. » Un centième de seconde. Juste assez pour un peu de flottement. Juste assez pour lui faire croire à elle et à l’autre qu’il s’en va. Juste assez pour un peu de relachement. Juste assez pour le coup face encore plus mal. Alors il s’excuse encore, en lui-même pour la blessure qu’elle aura mais certainement pas pour ce qui va suivre.

Il a alors reculé pour mieux armer son pied. La porte s’est ouverte, c’est certain, elle a fauché la tête de Shae au passage qui a rebondi sur celle de son agresseur. Dire que Callum avait relâché la pression. Dire qu’il pensait la menace supprimée. Dire que… il bouillonne. Vif, habitué aux combats corps à corps autant qu’aux gestes de premier secours. Il attrape Shae avant qu’elle ne s’écroule, la pose au sol en s’écartant de l’enfoiré qui se relève. « Je suis désolé….je m’en occupe maintenant. » Dans un deuxième temps, il se place devant de Shae et lui sourit. Un grand sourire. Pourquoi ? Parce que là, il le sent : plus besoin d’être humain. Plus besoin de se contrôler. Plus besoin de faire semblant. Plus besoin de croire qu’il peut revenir en arrière, être un autre. Non. Là, il le sait, il va lui exploser la face. Il va lui faire payer. Lui faire payer pour ses propres erreurs. Lui faire payer le relâchement dont le pompier avait fait preuve. Alors les coups qu’il recevra à partir de cet instant ce ne sera que des caresses et ceux qu’il va donner, là… ce sera au centuple. « Le prince charmant…. Désolé, mais tu ne devrais pas t’en mêler… » Et le pompier agrandit son sourire, laisse échapper son rire. « Le problème c’est que nous avons un accord, elle et moi… je suis le seul à pouvoir lui faire du mal. Donc… tu vas crever. »

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MessageSujet: Re: Please save me [Callum & Shae]   Mar 30 Aoû - 23:09

« Okay.. je vois… excuse-moi pour.. »
Shae n’entend pas la suite. Un coup violent lui heurte le crâne, puis c’est le noir. Elle se réveille plus tard. Beaucoup plus tard. Le soleil est déjà levé. Bon sang, elle a dormi tout ce temps ? Sa tête lui fait mal comme si on s’amusait à percer des trous de l’intérieur, elle ouvre les yeux avec peine. Elle est sur le sol de chez elle. Il lui faut bien trois secondes pour se rappeler pourquoi elle est sur le sol, ce qui est arrivé juste avant.
« Callum ». Un murmure à peine audible, sa voix est aussi embrumée que son esprit. Elle essaie de se souvenir. Il y avait un homme. Il était là pour la tuer. Et puis Callum a frappé à sa porte. Il allait s’en aller. Mais elle est tombée sur le sol. Des images floues lui reviennent en tête, des images de Callum et de l’homme. Elle ne sait même pas si ce sont de vrais souvenirs ou des images fabriquées. Bordel, elle a mal.
« Cal’… ». Elle l’appelle encore, essayant de se relever. Qu’est-ce que qu’elle fait dans son lit en chemise de nuit ? Elle ne se rappelle pas être allée au lit. Elle tourne la tête, cherchant une réponse à ses questions, et tombe nez à nez avec Cal, qui ouvre les yeux et lui adresse un grand sourire.
« Qu’est-ce que…. On a… »
La jeune femme est confuse, plus que confuse même. Elle aurait passé la nuit avec Callum, se serait endormie, sans aucun souvenir ? Et qu’est devenu l’homme qui voulait la tuer ? Où est-il ? Elle est morte déjà ? Non, si elle était morte, elle serait soit en Enfer, soit dans une autre vie meilleure que celle qu’elle avait. Et dans les deux cas, Callum ne serait pas dans son lit, clairement. C’était donc la réalité. Mais une réalité qu’elle ne comprenait plus. Elle se redressa tant bien que mal pour se mettre en position assise, les yeux toujours rivés sur Callum, l’air toujours aussi ébahie. Elle était même trop ébahie pour poser les yeux sur les formes décidément très appétissantes de son partenaire. C’est dire.
« Il y avait un homme, Cal’ ! Il était chez moi, il...il voulait…où est-il ? Tu l’as fait partir ? Comment tu l’as fait partir ? »
C’était impossible. Callum était certes un pompier et il était bien en muscles, mais l’autre était un tireur expérimenté, qui en avait fait son métier. Et il avait un flingue, ce qui lui conférait un avantage non négligeable. Impossible que Callum ait pu le maitriser et le faire partir. Quelque chose clochait dans toute cette histoire. Quelque chose clochait sérieusement. Et pourtant Callum lui lance un regard surpris, avec sourcil arqué et tout le package. Comme s’il ne comprenait pas de quoi il s’agissait.

Alors la jeune femme s’énerve et se lève, malgré la douleur, pour se précipiter dans le salon. Il n’y a personne. Personne dans l’appartement, à part elle et Callum. Son incompréhension lui procure encore plus de colère, et sa voix monte dans les aigus tout en augmentant de volume.
« Je te dis qu’il y avait un homme ! Je suis rentrée et il m’a mis un flingue sur la tempe ! Et ensuite il était assis là » - elle montre le canapé-« et il m’a dit qu’il était payé pour me tuer. Pour me tuer, Cal’ ! Ca n’a rien de drôle. J’allais mourir ! Et ensuite, tu as toqué, et il m’a dit de te renvoyer sinon il nous tuerait tous les deux. Et ensuite j’ai…. » Elle cherche, se tourne d’un côté, puis de l’autre, vers la porte, vers le canapé. Puis elle se prend la tête dans les mains. « Je sais plus….je ne m’en souviens plus…. ».
Sa tête lui fait tellement mal. Tout son corps la fait souffrir. Et elle a mal à son ego, aussi. Mal de ne pas comprendre. Mal de ne pas se souvenir. Mal que Callum ne comprenne pas. Elle relève les yeux vers lui, la voix devenue soudain plus implorante.
« Mais il était là…je te jure qu’il était là… »
Elle ne sait pas pourquoi il n’est plus là. Elle aurait dû mourir hier soir. Elle en tremble rien que d’y repenser. Elle a envie d’en pleurer. Elle a eu la peur de sa vie et il n’en reste plus rien ce matin. Plus une trace de ce qu’elle a enduré pendant ces longues minutes. Il ne reste que ses souvenirs flous. Des souvenirs flous de Callum se battant avec un homme. Un Callum qu’elle n’a jamais vu, qui ne ressemble en rien au Callum qu’elle connait.

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MessageSujet: Re: Please save me [Callum & Shae]   Mer 14 Sep - 21:23

Crever. Oui. C’est bien la seule solution et c’est évident que la pierre tombale ne sera pas affublée de son nom. Certainement pas, il doit d’abord s’occuper de ce miroir, cet autre assassin. Il doit d’abord s’assurer qu’elle va bien. Il doit d’abord s’assurer qu’elles vont bien, toutes deux. Alors la mort en fauchera un, l’autre le comprend bien vite. Ce dernier espère juste que ses techniques vont le sauver, que sa soif de vie sera plus forte que la soif de meurtre de son vis-à-vis. Il a tort. Assurément tort. Cet homme n’est rien face à la décharge de rage qui explose les veines du pompier. Ce soir, il n’est d’ailleurs rien de tout ça. Callum reprend le visage de l’horreur avec délectation. Son cou craque lorsqu’il l’agite en cercle lentement. Son sourire s’agrandit. Ses yeux se nourrissent de la certitude qui nait dans ceux de son homologue. Ce soir, un assassin mourra. Ce soir la mort en sauvera peut être d’autre, qui sait ? Alors le verbe prend des tournures de douces berceuses à ses oreilles. Sa langue passe sur ses lèvres et c’est sans attendre qu’il fonce, frappe le premier, grogne à certains coups. Un instant il parvient à le bloquer avec une clé de bras mais l’anguille s’échappe d’un coup de coude bien placé, frappe Callum au visage. Celui-ci se met à rire et devine une similarité dans le comportement de son adversaire. Le sang appelle le sang. On ne fait pas ce métier pour rien et sans que celui-ci impacte l’âme, la transforme, la fait évoluer vers des contrées lointaines mais présentes en chacun. Il est clairement loin le jeune militaire enrôlé au nom d’un meilleur ami disparu trop tôt. Très loin et ça peu de personnes le savent, ne connaissant pour beaucoup que l’ombre qui traverse son regard depuis bien longtemps. Cette même obscurité qui s’étale toujours plus dans ses fibres. Cette même obscurité qui lui enlève l’indifférence pour lui faire ressentir qu’il avait pourtant tant fait d’éradiquer. N’était-ce pas pour ça qu’il avait accepté la torture à bras ouverts ? Oublier. Ne plus ressentir. Etre une pierre. Etre une arme qui libère les autres de cette douleur qu’il avait ressentie à sa mort. A leur mort. Aujourd’hui, pour une raison qu’il ignore, le voila affubler de la crainte, de la rage, du regret, de la peur, de l’inquiétude, de la joie. Il parvient en déterminer les causes et sent lorsque l’ensemble est mal dirigé. Lorsque l’ensemble ne ressemble pas à ce qu’il était par le passé. Une compréhension qui ne l’empêche pas de contempler avec amusement le visage qui s’agite dans le miroir et se brise bientôt sous le poids de l’assassin.

Des mots s’échangent. Des râlent se difusent. Des souffles coupés. Du sang. Pas mal de sang mais pas celui de Callum. Croit-il du moins. A croire qu’il est bien incapable de passer une journée sans se blesser. Mais qu’importe, il rit et explose son poing contre les côtes de son adversaire. C’est là qu’elle émerge, pronnonce son prénom, ouvre les yeux. Une première fois puis bientôt une autre fois, luttant pour émerger. Un début de conscience qui inquiète le pompier. D’une part, l’assassin se souvient alors de sa mission initiale et d’autre part, Callum le ressent… il ne veut pas qu’elle découvre…ça. Lui. Qui il est. L’assassin attrape un couteau tombé plus tôt sur le sol et se lance vers Shae. Le pompier plonge à son tour, le plaque au sol à côté de Shae, attrape son poignet, le brise. Non. Plus jamais. Pas une attaque contre elle. Jamais. Il récupère l’arme et sans une hésitation perfore la cage thoracique de l’homme. Une fois. Deux fois. Trois fois. 6 fois. Chaque coup accompagné d’un grognement puis d’un dernier cri lorsque la rage semble flotter devant lui et non en lui. Son sourire s’élargie. Sa main tenant le couteau passe sur son visage pendant que son corps s’étend sur le côté, le souffle rauque, les images du combat devant ses yeux. Il apprécie. Il savoure. Sentir ce corps mort le satisfait au plus au point. Oui. Callum… Electrochoque. Un troisième murmure. Il se redresse, pose son regard sur une rouquine blessée, assommée et définitivement inconsciente. Un soupire s’échappe, retombant au sol. Le plafond lui semble d’une belle contemplation lorsque, rapidement, un rire s’échappe, le sien. Il s’élance dans la pièce se partage avec lui-même, avec ce reflet dans le miroir, ce reflet décharné. Puis il disparait tout aussi subitement. Ses mains passent devant ses yeux, ils les tournent et retournent. Elles sont recouvertes de sang. Encore. Le pompier pose son regard sur son comparse d’assassinat, un instant, il croit se voir. Et il sait ne pas avoir tort. Il sait, quelque part, que ce jeu, ce gout pour le sang, le combat et cette haine qui s’accentue à chaque frappe ne pourra le conduire qu’à un endroit. Il le sait. Pourtant ce constat ne l’atteint pas. Pas à cet instant puisque cette fois-ci, Shae ne risque plus rien. C’est fini. Enfin, jusqu’à ce que le commanditaire soit retrouvé et ça… ça arrivera bientôt. Lui aussi finira ainsi, au sol. Mort.

6h52minutes plus tard.

Cal’… ? Lui n’est pas tout à fait présent mais pas totalement ailleurs. Une sorte de micro sommeil dont il a le secret. Une habitude liée à la guerre. Liée à sa nouvelle rage. Et même si l’idée de dormir ne l’a pas perturbé plus outre mesure après avoir tué l’assassin, il était en attente du réveil de Shae. Découvrir s’il a misé juste. Découvrir si le culot paye. Le culot, le mensonge et la manipulation. Qu’importe les moyens à employer pour qu’elle oublie. Oublie tout. Sa peur à lui est sourde, presque invisible au milieu de ses nouveaux tourments mais elle reste présente. Accrochée à sa chaire sans aucune raison acceptable à ses yeux. Aucune et pourtant, son cœur se serre rien qu’à l’idée qu’elle se souvienne. Rien qu’à l’idée de la voir. Ses prunelles apparaissent accompagnées d’un sourire dont elle a surement pris l’habitude de contempler leur lendemain de prouesse sportive. Une tendresse feinte au début, puis… ça a pris une tournure différente. Qu’est-ce que…. On a… Il fronce les sourcils, puis hoche la tête avec un nouveau sourire, plus aguicheur. Bien sur qu’ils avaient couchés ensemble. Bien sur qu’il ne l’avait pas déshabillée, lavée au gant de toilettes, soignées et mises en pyjama. Ses yeux ne la quittent pas lorsqu’elle se redresse et l’invitent à se lover dans ses bras dans « un nouveau round » bien qu’il serait le premier en réalité. Il y avait un homme, Cal’ ! Il était chez moi, il...il voulait…où est-il ? Tu l’as fait partir ? Comment tu l’as fait partir ? Humour. Il tente. S’il y avait un homme ? Oui… je pense être correctement appareillé … Le pompier lui sourit, baisse les yeux vers son corps nu puis repose son regard sur Shae. Dans sa tête c’est une mini tempête qui s’éveille. Son pouls s’accélère. Le voila inquiet. Plus que face à l’homme… plus que face à son propre reflet immonde. Sa crainte à elle se lit dans ses yeux alors le pompier fronce de nouveau les sourcils, se redresse et pose une main sur la cuisse de la rouquine qu’il caresse. Que… tu es sérieuse ?

Sa question se perd dans le vent que créé la course de Shae vers le salon. Il secoue la tête en roulant des yeux, serrant les poings et la mâchoire puis se lève à son tour. Un soupire le sépare du salon dans lequel il la voit fouiller à la recherche de cette homme invisible…. Mort. Elle le cherche même dans les placards. Il tique, a envie de hurler et n’apprécie pas la voir ainsi. Ceci l’atteignant plus qu’il n’aurait voulu l’avouer. Elle lui décrit la scène, ce que lui avait deviné mais n’avait pas vécu. Puis, il narre son arrivée à lui puis… plus rien. Les miracles des portes dans la tête. En plus de péter l’arcade sourcilière, ça offre une perte de mémoire, ça tombe bien. Callum comptait là dessus. L’avocat s’écroule sur le sol en tenant son visage dans ses mains. S’approchant sans prêter attention à sa propre nudité –depuis quand s’en souciait-il ?-, il s’abaisse et l’entoure de ses bras en attirant sa tête contre son torse. Shae… je ne sais pas dans quelle terreur tu t’es envoyée mais je t’assure…. J’étais le seul homme dans cette pièce… mensonge, mensonge. et je suis encore le seul… à moins que tu caches un autre amant dans un placard de ta cuisine.. Il offre de la légèreté. Tente de détourner la réalité et continue dans sa lancée en passant ses bras sous la jeune femme. La soulevant, il la ramène dans la chambre, la pose sur le lit et maintient sa tête entre ses mains. Imposant son regard dans celui de son amie, il sourit en fronçant un sourcil. Ca doit être ton coup à la tête… tu te souviens ? Dans la salle de bain ? On faisait … l’amour et tu es tombée. Tu t’es pas loupée, j’ai du recouvre… Le pouce effleure la peau. Oui voila, un mensonge plus appréciable que la vérité. Cette vérité qui implique qu’on lui veuille du mal. Cette vérité qui implique qu’elle était en danger chez elle. Cette vérité qui implique qu’il l’a volontairement blessé pour atteindre l’autre. Cette vérité qui implique son lot de mensonge.

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MessageSujet: Re: Please save me [Callum & Shae]   Mar 20 Sep - 21:04

« Shae… je ne sais pas dans quelle terreur tu t’es envoyée mais je t’assure…. J’étais le seul homme dans cette pièce… et je suis encore le seul… à moins que tu caches un autre amant dans un placard de ta cuisine.. »
Pourtant elle est persuadée que c’est faux. Même là, blottie contre le corps de Callum, elle doute encore. Elle se laisse un peu aller contre lui, s’efforce de respirer lentement. Inspire. Expire. C’était juste un cauchemar. Un cauchemar beaucoup trop réaliste, tellement qu’il l’imprègne encore. Elle ne se souvient de rien à part de cet homme dans son appartement. Pourtant elle n’avait rien vu, rien pris. Bordel. Les choses se bousculent dans sa tête, entre la partie d’elle qui refuse de croire qu’elle a rêvé tout ça et l’autre qui finit par se dire que Callum a raison. Elle se laisse porter jusqu’à la chambre, retour au point de départ. Elle se laisse déposer dans le lit et son regard se vrille dans celui de Callum. Il a de beaux yeux, aussi. Pourquoi est-ce qu’il continue de venir la voir et de passer la nuit avec elle ? Qu’est-ce qu’il y gagne, à part les nuits ? Il pourrait trouver les mêmes avec d’autres. Pour le moment, peu importe. Elle est juste contente qu’il soit là.
« Ca doit être ton coup à la tête… tu te souviens ? Dans la salle de bain ? On faisait … l’amour et tu es tombée. Tu t’es pas loupée, j’ai du recouvre… »

Elle fronce les sourcils à son tour. Non. Elle ne se souvient pas. Elle se souvient de Callum derrière la porte. Puis d’un choc sur sa tête. C’est encore un rêve ? Shae ne sait plus quoi croire. Elle ferme les yeux une seconde, deux. Tente de se souvenir. Mais il n’y a rien, que du flou. Et le visage de cet homme.
« Il y avait un tueur à gages dans mon appartement, Callum. Ou j’ai rêvé qu’il y en avait un »
J’ai rêvé. Elle avait décidé de croire cela, plutôt que de s’accrocher à du flou. Callum lui mentait peut-être, elle n’avait aucune idée de ce qui s’était passé. Mais peut-être était-ce mieux ainsi. Elle n’avait pas vraiment envie de savoir ce qui s’était passé. Si Callum était encore là, si elle était encore en vie, c’est que les choses s’étaient bien passées. Tant que ce tueur était loin. Tant qu’elle ne risquait rien. Tant que Callum était là pour la protéger.
« Tu veux bien rester un peu ? Juste…je vais préparer le petit déjeuner, ok ? »

Shae se lève et se dirige à petits pas vers la cuisine. Sa tête lui fait un peu moins mal et elle attrape le lait dans le frigo. Elle soupire à nouveau. Le souvenir persiste, le visage de cet homme, son accent. Elle a déjà entendu cette langue, mais elle ignore ce que c’est. Si c’était un cauchemar, pourquoi les détails sont-ils aussi vivants ? Elle verse le lait dans un bol avant de mettre la cafetière en route. Elle ne s’est pas cognée dans la salle de bains. Elle le sait. Elle ne s’est pas cognée lors d’un faux mouvement avec Callum. Il ment. Elle ignore pourquoi mais il ment. Ce qui veut dire que l’homme était réel. Et que d’une façon ou d’une autre, il n’est plus là. Elle laisse la cafetière faire le café, elle n’a pas besoin d’elle à côté. D’un pas décidé, elle retourne confronter Callum. Finalement, elle voulait savoir. Elle avait besoin de savoir.
« Il va revenir ? Est-ce que je suis encore en danger ? T’es pas obligé de me raconter, mais dis-moi juste si je suis en danger, Cal’… »
C’était la seule chose qui comptait. Elle devait savoir si elle ne risquait pas de revenir un soir dans son appartement pour y trouver un autre visage, un autre flingue, une autre mort au bout du compte. Un autre Enfer. Callum, il ne savait pas ce que c’était. Elle ne lui avait même pas dit qu’elle était une Nightkeeper et qu’elle avait fait son temps à Darkness Falls. Il n’avait pas demandé non plus, et leur relation ne reposait pas là-dessus. Mais elle savait qu’il n’était pas un mage, et il ne comprenait pas, il ne pourrait pas comprendre ce que c’était là-bas. Il ne pourrait pas comprendre à quel point elle ne voulait pas y retourner.

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MessageSujet: Re: Please save me [Callum & Shae]   Ven 7 Oct - 20:20

Le mensonge. D’accoutume, il se fiche royalement de son utilisation et, à bien des égards, n’en n’exprime plus depuis longtemps. Le pompier est plus du genre à s’exprimer sans filtre, sans formulation pompeuse/adéquate/appréciable. On pourrait dire qu’il manque de tact alors que ce n’est pas ça le problème, ce n’est même pas un problème d’après lui : il s’exprime, ne prend aucun détour et offre à l’autre une vérité qu’il ou elle appréciera ou pas. En clair, il se fiche des autres, de leurs réactions, de leurs égos, de leurs amours, croyances, désirs, folies, attentes…. Durant plusieurs années maintenant c’était comme s’il voyait la mort à la place des autres. Comme si l’être vivant se devait de disparaitre à moins qu’il n’était qu’une illusion dès le départ. « En face » n’était rien. Absolument rien d’intéressant, de palpable, de vrai, de vivant. Ressentir n’était pour lui qu’un lointain souvenir dont il aurait besoin c’est d’un bon retour en arrière. L’ex assassin se rappelle de ce fameux soir où Shae l’avait tellement exaspéré qu’il avait fini par coucher avec. Encore à cet instant, il contrôlait parfaitement ses sens, ses pensées, ses instincts, ses désirs. Aujourd’hui, un nuage l’enveloppe et brouille sa lucidité, sa clairvoyance, ses réflexes. C’est ressentir qui amène cette tempête dont le corps, l’esprit, et le coeur de Callum ne sont plus habitués. En ont été destitué volontairement. Et il regrette, préfère le contrôle à l’irrépressible sentiment d’avoir échouer. Echouer à la protéger. A les protéger. A se protéger lui-même de l’abysse dans lequel aujourd’hui il prend plaisir à se napper. A se protéger du regret que ses actes l’obligent à vivre. De plus en plus souvent alors que son corps exprime une rage de plus en plus grande. La contradiction le rend bipolaire, imprévisible bien plus dangereux qu’auparavant. Pourtant, à cet instant, il use de tendresse. « Un tueur à gages ? On y aurait pas survécu l’un comme l’autre tu sais… Un sourire, une caresse, il l’enlace avant qu’elle ne se sépare de son étreinte. Un soupire manque de s’échapper mais le pompier se retient, passe une main dans sa barbe. Ca va être une longue journée. Trop longue. « Si ça peut te rassurer… mais j’ai un boulot Shae, faudra que tu retrouves tes esprits… » Plus dur qu’auparavant, il y fait passer son exaspération, sa frustration et la fine inquiétude qui recouvre le tout. Callum n’ets aps tendre. Ou très rarement alors autant qu’il s’exprime comme il le fait toujours. Avec dédain et peu de compassion…. Plus ou moins.

Son regard se perd sur une rouquine soucieuse. Si seulement elle pouvait voir à travers ses yeux, elle y verrait son propre corps affalé sur le sol pendant qu’un combat anime cet appartement habitué à bien d’autres ébats. Si elle voit une cuisine où leur imagination a fait rage, lui, y voit le sang qu’il s’est empressé de nettoyer. Si elle voit une salle de bain rafraichissante et amusante, lui, c’est un corps qu’il y dessine. Le plancher a également eu son lot de spectacle pour toute une vie et plus encore. « Il va revenir ? Est-ce que je suis encore en danger ? T’es pas obligé de me raconter, mais dis-moi juste si je suis en danger, Cal’… » Leurs prunelles s’imposent, tentent en tout cas sans trouver de consensus. Que pouvait-il bien dire ? Avouer ? Raconter ne serait pas un moyen de lui offrir les voies pour recouvrir la mémoire ? Mentir est une bien meilleure solution mais comment la convaincre de ce que son instinct lui cri comme mensonge ? Le pompier n’en sait rien, s’agace déjà. S’agace et s’inquiète. « Ecoutes Shae, je ne sais pas ce que tu as cru voir mais il n’y avait personne et en cela, oui…. OUI tu es en sécurité. Personne ne te fera du mal, si ce n’est moi peut être… » Il pose ses mains autour de ses hanches, caresse celles-ci. « Ton cauchemar est fini et très franchement nous pourrions mettre à profit le temps qui nous reste à de bien meilleures activités…. » Détournement. Oui, il détourne l’attention, se lève, colle son corps contre elle et pose ses lèvres dans son cou n’hésitant pas à faire glisser ses mains avec intensité sur un épiderme déjà conquis et savouré.

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MessageSujet: Re: Please save me [Callum & Shae]   Sam 22 Oct - 23:36

« Ecoutes Shae, je ne sais pas ce que tu as cru voir mais il n’y avait personne et en cela, oui…. OUI tu es en sécurité. Personne ne te fera du mal, si ce n’est moi peut être… »
Elle n’était pas convaincue. Elle savait qu’il mentait. C’était tellement évident. Shae avait toujours eu tendance à croire plus en elle-même qu’en les autres, et rien n’avait changé de ce côté-là. Elle préférait croire ses visions floues que les assertions de Callum. Elle se faisait confiance plus qu’elle ne lui faisait confiance à lui. Et elle ignorait pourquoi il lui mentait, pourquoi il lui cachait. C’était encore plus frustrant, en fait. Il avait une raison si bonne que cela de mentir ? La vérité était-elle si horrible ? Elle ne broncha pas lorsqu’il s’approcha d’elle et posa ses mains sur ses hanches.
« Ton cauchemar est fini et très franchement nous pourrions mettre à profit le temps qui nous reste à de bien meilleures activités…. »

Déjà les baisers recommençaient, les mains entamaient une danse qu’elle ne connaissait que trop bien. Et si d’habitude, Shae se laissait entrainer dans cette danse et noyer dedans avec une facilité déconcertante, là, tout de suite, elle n’était décidément pas d’humeur. Non, ils n’avaient pas de meilleures activités. Elle ne voulait pas de ce genre d’activités. Il pensait pouvoir la berner si facilement, avec des baisers ? Il s’imaginait qu’elle était si complètement idiote ? La jeune femme le repoussa avec force, reculant de quelques pas, la peur laissant place à la colère.
« Arrête de te foutre de ma gueule Callum ! Bordel, qu’est-ce qui va pas chez toi ? Tu me prends pour qui ? Une putain de conne ? »
Elle criait presque, sous l’effet de la colère. Malgré leur relation spéciale, malgré l’agacement qu’ils provoquaient l’un chez l’autre, elle s’était attachée au pompier, d’une certaine façon. Elle avait pour lui une affection très charnelle, mais elle avait appris malgré tout à lui faire confiance, un minimum. C’était lui qu’elle était venue trouver quand on l’avait agressée en pleine rue. Et cette confiance, qu’elle avait difficilement donnée, se trouvait ébranlée là, alors qu’elle cherchait à comprendre, alors qu’elle avait échappé à Dieu sait quelle fin, et qu’il lui mentait et essayait de la faire taire en la séduisant. Si les choses se réduisaient à cela pour lui, alors peut-être qu’elle avait mal placé sa confiance.
« Y’avait un putain de gars dans mon appartement. Tu peux me raconter tes conneries, je sais qu’il était là. Je veux juste savoir si j’peux rentrer chez moi sans flipper, le reste j’en ai rien à foutre. »
Juste la vérité. Elle voulait juste savoir si quelqu’un l’attendrait encore chez elle quand elle rentrerait du travail. Elle voulait savoir si elle devrait avoir peur chaque fois qu’elle sortirait de son appartement. Si elle devrait verrouiller ses portes et fenêtres et avoir peur de s’endormir. Si toute sa vie serait un sursis. Ou si elle était saine. Peu importait ce qui s’était passé en réalité. Peu importait ce qu’il était advenu du tueur, ce que Callum avait fait. Elle ne voulait même pas savoir ce qu’il avait fait. Elle ne voulait simplement plus avoir peur comme elle avait eu peur la veille. Parce que Callum ne toquerait pas toujours à sa porte au bon moment.
« Mais si tu veux me mentir et coucher, je vais te décevoir mon grand, tu peux renfiler un pantalon et rentrer chez toi. J’arrête tout. Tu fais chier. »
Elle ne croyait pas une seconde à cette dernière remarque ceci étant dit. Elle ne pouvait pas tout arrêter comme ça. Elle savait que si Callum se repointait, avec son sourire à la con et son regard noir comme la nuit, elle succomberait sûrement une fois de plus. Il avait ce pouvoir indescriptible sur elle. Pour l’instant, elle ne luttait pas vraiment, la situation lui convenait assez bien. Mais elle y mettait assez de force pour faire semblant d’y croire. Menace en l’air, peut-être, mais menace quand même. Elle espérait que Callum se décide à lui parler, à lui dire la vérité, qu’ils arrêtent ce manège à la con.

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MessageSujet: Re: Please save me [Callum & Shae]   Lun 24 Oct - 21:08

« Arrête de te foutre de ma gueule Callum ! Bordel, qu’est-ce qui va pas chez toi ? Tu me prends pour qui ? Une putain de conne ? » Sa voix se répercute sur les murs et meubles alentour forçant Callum à garder la distance imposée par la rouquine. Pas qu’il ait peur de cet excès de colère ou d’agacement provenant d’elle mais davantage de l’agacement provenant de lui. Lui et ses tripes qui s’impatientent de cette situation qu’il n’a jamais voulu et encore moins demandé. Tout ça pour rendre service à Roman. Encore une mauvaise idée de ce dernier mais le pompier avait appris à conserver sa parole, à savoir lorsqu’une dette devait être payé et aussi frustrant que soit Roman, il lui en devait une à l’époque. Bien plus aujourd’hui. Le kiné aurait pu le prévenir du spécimen, il devait se douter que Callum ne serait pas patient face à elle. Enfin, pas au départ. Elle qui semblait être l’arqué type de tout ce que l’être humain insufflait de désespérant et chiant. Un simple souffle de vie qui emmerde le monde. Un flot de parole inutile. Une curiosité maladive. Tout ce que l’assassin détestait et répugnait. Tout ce que l’absence de patience lui offrait de raisons de frapper puis tuer. Hors, elle… elle, il devait la protéger. Une mission plus compliquée pour lui qui avait abandonné cet aspect de sa vie, cette volonté. Et au milieu de cette frustration, elle avait su éveillé une première contradiction chez Callum. Une contradiction qui se nappa dans une possession bien distrayante de leurs deux corps, dans une cage d’escalier puis dans un lit et encore. Encore et encore. Un rituel. Une attraction frustrante et désespérante qui l’a conduit à concéder des « bonus informationnels » sur sa vie, rien d’important mais la rouquine semblait satisfaite. Elle ne savait pourtant rien de lui, l’accepter dans sa demeure, dans sa plus grande intimité. Partageant des rires et des frustrations. Des caresses et des râles. Des confidences et de coups. Une violence contrôlée et désirée par eux deux. ET là, là Shae le repousse. Elle le repousse de la même manière qu’elle lui avait craché une vérité qu’il n’était pas près d’entendre, comme aujourd’hui.

Il veut juste, la prendre. Ici et maintenant. Comme il voulait le faire en arrivant chez elle la veille. Pourtant, la rage avait pris place, contre lui et contre l’assassin. Elle avait explosé dans un plaisir totalement assumé mais que sa persistance dans le mensonge indique comme coupable. Le pompier ne veut pas qu’elle découvre ce qu’il est. Pas encore. Pas tout de suite. Jamais. Shae fait tourner ce sablier, celui qui gère le temps qu’il a longtemps cru immobile. Et elle cri. Encore. ET elle parle. Encore. ET elle tente de l’obliger. Encore. Et il l’emmerde, encore. Et il veut la jeter sur ce lit. Encore. Et il veut s’imposer. Encore. Et il veut oublier. Encore. Et il veut tuer. Encore. Encore. Encore. Lui ce qu’il voit c’est l’alternance de coups et de caresses. Le poing s’enfonçant dans l’homme puis ses doigts caressant les cuisses de Shae. Il voit leurs ébats puis le combat. Il voit leur imagination puis sa destruction. Il oscille. Sa main tremble tout à coup, désireuse de trouver une activité que le corps supporterait. Que le corps désire. Le sang appelant le sang, c’est la violence qui peut s’exprimer mais la perspective de frapper celle qu’il vient de protéger lui semble inimaginable alors il serre les dents et ses poings. Ne peut-elle pas comprendre que sa voix l’emmerde ? Qu’il n’en peut plus de ses questions incessantes ? Qu’elle le pousse dans des retranchements qu’il ne connaissait même pas et n’apprécie pas plus. L’effort nait dans ses trippes et s’échoue dans son regard. Mais elle enchaine. Lui parle de cette même manière qui l’a poussé à l’attraper au vol dans un hall d’immeuble, à pousser ses doigts contre sa peau, enlevant le surplus de vêtement pour découvrir le corps de cet être qu’il ne pouvait que détester.

Mais à cet instant, son combat lui donne d’autres envies. Il veut se délecter de la mort qui enlace un être et ne le quitte plus. Il veut voir ce souffle qui en dit long sur l’humain en face de lui : la peur ou le courage pour faire face à l’indésirable. « La ferme. Ta voix pollue l’atmosphère et ta paranoïa m’emmerde. » Il prononce ces deux mots avec une neutralité qui n’engage rien de bon, la même que dans le bar de leur « rencontre ». Silence. Elle doit se la fermer parce que s’il ne peut pas dévier sa frustration par du sex c’est le poing qui risque de parler à sa place. Alors qu’elle se la ferme. Une bonne fois pour toute. Pourquoi est-il resté ? Il aurait simplement dû se barrer, la laisser seule dans son réveil mais outre la promesse faite à Roman, c’est lui-même qui ne voulait pas la laisser. Parce qu’il s’était attachée, d’une manière ou d’une autre, qu’il l’accepte ou non. Après tout, l’assassin mort il n’avait plus trop à s’inquiéter surtout avec le nom du commanditaire. Celui-ci allait mourir à son tour et il aurait fini son taff. Plus de protection. Plus pour elle. Mais le fait est qu’elle soit plus qu’une cible à protéger. N’est-ce pas cette situation qui l’a amené à reprendre les couleurs de son métier de pompier ? Le pompier l’écarte de son chemin, attrape son pantalon qu’il enfile ainsi que le reste de ces vêtements. « Tu ne risques rien, je te l’ai déjà dis. Ecoute. Intègre et bon sang… ferme là ! »

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MessageSujet: Re: Please save me [Callum & Shae]   Dim 30 Oct - 18:37

« La ferme. Ta voix pollue l’atmosphère et ta paranoïa m’emmerde. »
Shae se figea. Elle n’avait jamais entendu Callum parler ainsi. Jamais. Même quand elle l’énervait, même quand il la provoquait, il ne lui avait jamais parlé sur ce ton. Ce ton cassant et froid, et blessant. La jeune femme se ferma, son visage devenant dur. Il n’avait pas le droit de lui parler ainsi. Elle ne le méritait pas. C’était lui qui mentait, lui qui lui cachait des choses. Elle demandait juste des réponses. Et il l’agressait. C’était le mot, une agression. Ca faisait mal. Ils partageaient quelque chose, Callum et elle ; c’était peut-être tordu, étrange, violent, mais c’était partagé. Mais cette rage sourde, elle n’en voulait pas.
« Tu ne risques rien, je te l’ai déjà dis. Ecoute. Intègre et bon sang… ferme là ! »
La jeune femme resta silencieuse, ne broncha pas lorsque Callum la bouscula. Elle le suivit simplement des yeux lorsqu’il prit son pantalon et le renfila. Elle était blessée. Elle avait envie de lui hurler dessus, de le frapper jusqu’à ce que ça lui fasse mal. Elle voulait surtout qu’il s’en aille, qu’il la laisse. Qu’il la laisse tranquille. Qu’il ne soit pas aussi méchant, aussi mesquin, aussi blessant. Ils étaient peut-être allés trop loin dans leur petit jeu. Ou quelque chose, dans ce qui s’était passé hier, avait cassé quelque chose entre eux. Elle n’aurait peut-être jamais la réponse qu’elle attendait, elle n’aurait peut-être jamais la vérité. Mais elle savait que cette nuit avait changé les choses, sinon pour elle, au moins entre Callum et elle. Et elle le regrettait déjà. Elle regrettait leurs piques, leurs provocations, leurs sourires, leurs nuits passées ensemble. Elle les regrettait parce que l’homme qu’elle avait face à elle, cruel, haineux, n’était pas Callum. Et cet homme là n’avait pas de place dans sa vie. Et elle avait peur, que Callum soit en fait cet homme, qu’il ne le dévoile simplement que maintenant. Que celui qu’elle avait face à elle était celui qu’il était en réalité. Que le Callum qu’elle avait connu jusque maintenant ne soit qu’une façade et que l’évènement de la nuit dernière ait fait voler cette façade en éclats. Elle courut dans sa chambre enfiler quelque chose à se mettre sur le dos, un frisson lui parcourant soudain l’échine et lui glaçant le sang. Elle revint, restant dans l’encadrement de la porte, à bonne distance de Callum.
« Sors de chez moi, Callum. Ne reviens plus. »
Elle ne supportait plus de l’entendre. Elle ne supportait plus de le voir là, dans son salon. Elle ne voulait plus qu’il soit là. Elle voulait être seule. Elle ne voulait plus qu’il revienne, jamais, pas ce Callum qui venait de lui dire de la fermer en tout cas. Elle attrape son t-shirt qui traine sur le sol et lui balance avec rage.
« Je te déteste, reprend tes affaires et tes conneries et sors de chez moi ! »
Elle avance et attrape la veste du pompier sur le canapé et s’avance vers lui, lui jetant presque la veste à la figure, puis attrape un verre sur la table basse et le jette vers lui. Elle vise mal et le pauvre verre va s’éclater contre le mur près de la porte d’entrée. Elle en prend un second et le jette avec la même force, toujours aussi mal, et il va s’éclater contre le mur lui aussi. Elle veut qu’il s’en aille. Elle a besoin qu’il s’en aille. Elle a peur qu’il s’en aille. Incapable de le supporter et incapable de le perdre.

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