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 Oversaturation curls the skin | Azzura

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MessageSujet: Oversaturation curls the skin | Azzura   Mer 5 Déc - 19:12

I'll take it by your side
And every time you vent your spleen, I seem to lose the power of speech, You're slipping slowly from my reach, You grow me like an evergreen, You've never seen the lonely me at all.

Il s’appelle Vaast, il se murmure qu’il fut le Maître à penser d’un trop grand nombre de sorciers. S’il est un danger ? Le Président et beaucoup de têtes pensantes affirment que oui. Le Gouvernement a-t-il besoin de preuves avant de supprimer tel ou tel individu ? Absolument pas. Ceci est d’une normalité somme toute banale, surtout pour moi. Il fut suivi en secret, observé, puis arrêté au nez de tous ses défenseurs. Vaast est un exemple : « Tenez-vous tranquilles, obéissez et vous ne finirez pas comme lui ! » Voilà le principal message. Tous l‘auront compris. Si on me demandait mon avis, je soulignerais qu’abattre l’un des plus vieux sorciers ne ferait qu’attiser une haine jusque là couvée… Qu’en faire un Martyre raviverait la flamme d’une Révolte organisée… Et par habitude, je ne dis rien. Raisonnable Bête que je suis. Il est dans nos locaux depuis deux semaines et rien… Aucune délation, aucune revendication particulière. La créature semble résignée, les détracteurs en sont frustrés. Et parce que je fus ‘bourreau’, on me chargea de quelques tortures. Un autre questionna, et j’infligeais sans hésiter. Normalité vous dis-je. Je ne ressens pas grand-chose dans ces moments-là, sauf peut-être une légère appréhension toutefois. Il est coupable, de tout, mais ses complices, car il en a, quels sont-ils ? Frayeur qu’il ne donne un nom de trop… Le Sien peut-être : Celui de ma Némésis. Que ferais-tu alors ? Je n’en sais rien.

Je suis de retour aux côtés du Président. Je n’aime pas le savoir seul, ou sous couvert de quelqu’un d’autre. Je suis rigoureux et méthodique dans mon travail, je ne délègue pas. Jamais. Je suis un solitaire dans l’âme, j’aime une hiérarchie établie au-dessus de ma tête, commander n’a jamais été l’une de mes ambitions. Je fais donc disparaître l’escouade placée en renfort et je veille, insomniaque, sur la sécurité du dignitaire. « Morienval, vous avez côtoyé tellement de sorciers au cours de votre existence, comment faire pour étouffer ce simulacre de rébellion ? » Mon regard froid ne cille même pas lorsque je le regarde. Parle-t-il tout seul ou est-il réellement en train de me poser cette question ? Il sirote son verre de sirupeux en m’encourageant à répondre d’un geste désinvolte de la main. Il doit me prendre pour un grand stratège… Réminiscence d’un passé révolu, je me souviens combien mon grand-père attachait de l’importance à mon éducation militaire. Tacticien sans émotion particulière, je récite ma leçon.

« Un guet-apens Monsieur. Dites à nos espions de colporter la rumeur que Vaast va être déplacé en vue de son exécution. Sortez l’artillerie lourde, convoi blindé, hommes armés, ne les laissez pas penser que c’est un piège en optant pour la discrétion. Plus Vaast sera entouré, plus ils penseront à le faire évader. »

Il réfléchit, termine son verre et conclue sans plus attendre : « Ses complices sortiront donc de leur trou s’ils connaissent les tenants et aboutissants de son exécution ? » Sourire froid que je lui retourne, un sourire de connivence, « C’est… Mathématique, Monsieur. » Parfois, je lui trouve la même expression rusée que mon aïeul. Sans doute que les hommes de grande importance me fascinent. Ou me répugnent trop pour que je sache m’en passer. Il ne dit plus un mot durant un long moment mais je sens son regard planer sur moi. J’attends. « Un lieu clos n’est-ce pas ? Un endroit d’où personne ne pourrait s’échapper. » Je réfléchis à mon tour et la réponse tombe finalement sous le sens,

« Un lieu où les traîtres se penseraient en sécurité. Un endroit où le Gouvernement ne se rend jamais. Auront-ils l’impression d’avoir l’avantage du terrain ? »

Cet endroit, j’y suis deux nuits plus tard. L’ancienne mine. Dédale de corridors terreux où l’air vicié et raréfié prend aux tripes. Je ne m’estime pas particulièrement méritant d’avoir trouvé l’idée de ce lieu. Je ne fais que mon travail, et mon travail est de satisfaire celui qui m'emploi. Vaast, sorcier de près de deux mètres est entouré de trois escouades, soit neuf hommes armés. Si nos espions ont bien bossé, les rebelles pensent que nous l’emmenons dans l’une des salles gardées secrètes pour l’emmurer vivant. Sauf. Sauf que d’autres soldats sont disséminés plus avant de la mine. Ils y sont depuis plusieurs heures. Descendus en secret par d’autres moyens que l’entrée principale. Pourquoi suis-je là ? Mais parce que mon avenir dépendra directement du devenir de Vaast. « S’il arrive à s’enfuir, vous terminerez en laisse au milieu de vos congénères qui vous mettront en charpie je l’espère. Si la pêche est bonne et bien… Vous recevrez mes félicitations, cela va sans dire. » Dixit le Président. Un homme d’honneur. Comme moi.

Il fait noir comme dans un four, ce qui ne rassure pas vraiment quelque uns des soldats. Pour ma part, je déambule comme en plein jour, l’étroitesse, l’humidité ou la puanteur des lieux ne me fait même pas frémir. Si j’étais un rebelle, j’attendrai une large bifurcation pour attaquer. Un endroit où il y ait assez de place pour abattre quiconque se dresserait entre moi et ma cible. Un endroit comme celui qui se dessine quelques mètres plus loin. Je suis sur le qui-vive, pas franchement apeuré, pas non plus excité. Encéphalogramme plat, c’est tout comme.
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MessageSujet: Re: Oversaturation curls the skin | Azzura   Dim 9 Déc - 20:08


The silent whispers
« We are forsaken this time. While we thought we were gaining, We would turn back the tide, it still slips away. Our time has run out, our future has died, There's no more escape. Life will pass us by, We're the last of our kind. I hope there is a way; To give me a sign you're okay. Reminds me again. It's worth it all. So I can go on. All of my memories. Keep you near. In silent moments. ».

Elle. Semblable à un squelette recroquevillé sous terre. Attendant l’heure où ils la déposséderaient de ses ossements. Son visage éreinté traduisait son obstination à rester fidèle à ses idéaux malgré les menaces qui se profilaient devant elle. Vaast. Créature adorée qui lui avait permis de choyer des traits de sa personnalité qu’elle avait mis à l’écart. Ombre damnée, délaissée par la lumière. La main de ce sorcier semblait divine, aspirant l’intégralité de ses vices. Il était parvenu à faire taire Son nom, les torsions incessantes de ses membres. Ses prunelles aux allures apocalyptiques avaient retrouvé leur éclat doré, teintées d’admiration. Leurs forces semblables ne s’affrontaient plus sous le poids de la suspicion et de l’autogestion. Elles s’associaient. Il l’aidait à combattre sa dépendance à la magie noire. A la manière de Cora, il l’avait sauvée de sa propre décadence. Leur ingéniosité était sans bornes. Il était une arme qu’elle avait saisie à plusieurs reprises, baignant dans son savoir et sa sagesse. Perdue dans ses songes, un sourire figé vint meurtrir ses lèvres. Il la considérait comme une sorcière malicieuse à la vue perçante. Ces doux sarcasmes lui avaient fait perdre la raison. Charogne impulsive qui n’aspirait qu’à les emporter dans sa tombe. Ces soldats accaparés par leurs pulsions sadiques. Inexorablement loyale, elle comptait sur leurs élans de perfidie, désireuse de soutirer des informations aux plus sournois. Ainsi, elle avait signé un pacte avec un membre du gouvernement. Il lui avait révélé le lieu d’exécution de Vaast. En échange, elle avait accepté de lui accorder un bref moment en compagnie de sa défunte fille, optant pour la nécromancie. Ignorante vis-à-vis de cette trahison exorbitante. Il l’avait poussée au bord du précipice. L’atmosphère était crispée et moite. Les odeurs humides et nauséeuses brutalisaient ses organes. Les fioles en main, située dans l’embranchement, elle attendait le moment fatidique. Les piaillements des rats couvrirent d’autres bruits. Elle sursauta lorsqu’un fusil mitrailleur de sept millimètres et demi fut braqué sur son visage angélique. Une entité céleste veillait sur elle. C’est ce qu’elle pensa lorsqu’elle reconnut la silhouette de l’agresseur. Un résistant.

« Je suis du bon coté de la barrière, pauvre abruti ! ». Ton désinvolte. N’importe qui aurait pu croire à un complexe de supériorité. Leurs railleries furent les témointes de cette relation conflictuelle. « Ais-je offenser une demoiselle en détresse ? Tu n’es pas en sécurité ici. Retourne dans tes salons ou suis-moi à la trace ». Elle ne prêta pas attention à son amertume, concentrée sur ses objectifs, à l’affut du moindre pas se fracassant imprudemment sur le sol terreux. « Je travaille seule ». Elle incarna une reine des glaces insensible, tandis que son interlocuteur feignit le détachement, avant qu’une curiosité mal placée vienne l’assaillir. « Ne joue pas les entêtées. Il y a quelques secondes, tu étais à deux doigts de t’évanouir. Pourquoi te jeter dans la gueule du loup et risquer ta vie pour lui ? ». Un ricanement sourd s’échappa d’entre ses lèvres lorsqu’il évoqua cet animal. Quelle ironie. Elle avait cette impression morose d’entendre Cora s’adresser à elle, l’assommant avec des paroles véridiques. « Il m’a sauvée plusieurs fois ». Il s’agissait de la raison de sa servitude. Elle haussa un sourcil, secouant la tête en espérant qu’il trouve le chemin de la sortie. C’était son combat. Il continua sa route, hilare.

Sa respiration fut coupée lorsque les militaires firent irruption en ces lieux, probablement en vue de conduire Vaast au sein de la pièce secrète qui suscitait de nombreux questionnements. Une peur silencieuse lui noua l’estomac. Celle que le détenu lui avait permis de ressentir, engendrant chez elle des pulsions de vie. Elle ne s’était pas attendue à un regroupement de masse. Ils l’avaient piégée. La voix de Zaira s’immisça dans ses tympans. Déréalisation affectionnée. Elle avait conscience du danger. Toutefois, ce fut l’identité du Bourreau qui les frappa de plein fouet. Il ne l’avait pas prévenue. Peut-être espérait-il déclencher le séisme et la voir définitivement tomber. Une fureur sans nom l’étreignit. Ses doigts agrippèrent férocement les flacons, écorchant sa peau satinée. Son absence s’associait à sa folie meurtrière. Elle fit gicler le liquide ensorcelé, déversant son poison telle une mante religieuse bienfaisante. Sorcière infernale qui créa l’illusion d’une invasion de chiens de l’enfer issus d’une mutation génétique. Parallèlement, un groupe de résistants écervelés s’intégra dans cette lutte. Diversion orchestrée intelligemment. Elle apparut dans la pénombre un bref instant, tirant Rafael vers la zone d’embranchement. Court moment d’intimité. Elle lui aboya dessus. Ses traits furent teintés de déception. Pourtant, il lui fut difficile de chasser le contentement suscité par ces nouvelles retrouvailles. Quelle idiotie.

« Tu ne vas quand même pas faire ça ! La prochaine fois qu’on se verra, rappelle moi de te tenir en laisse. Les massacres te manquaient ? Tu avais envie de t’adonner à de nouvelles séances de torture ? Tu dois savoir qu’ils ont fait de nombreux progrès : ils ont inventé la tronçonneuse… »

Ironie mordante qui freina l’émergence d’une atmosphère emplie de romantisme. Elle lui adressa de nouveaux supplices, ne relâchant pas sa prise, continuant d’empoigner ses bras avec hargne. Ses lèvres se rapprochèrent des siennes. Assez pour que son souffle s’y répande. Il était le seul qui avait les moyens de les secourir.

« Pas lui… »


_________________
    burn let it all burn
    There is a fire inside of this heart and a riot about to explode into flames. No matter how many breaths that you took you still couldn't breath. No matter how many nights that you'd lie, wide awake to the sound of poison rain.
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