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 it's not a disney but a kidney story ~ pv Carley

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MessageSujet: it's not a disney but a kidney story ~ pv Carley   Dim 17 Juil - 9:05

It's not a disney but a kidney sorty
Carley & Nolan



Où est ce que je l’ai mise, celle-là, encore ? A quatre pattes sur la moquette de ma chambre, je cherche ma deuxième chaussette depuis une éternité maintenant. Au moins trois minutes. Comme un débile, je l’ai laissée tombée à portée de patte de Gavin et… et vu l’intelligence de mon chien, il a dû la prendre pour une souris. Crétin de berger allemand. Et dire que ces bêtes là sont supposées être futées, je pense que mon animal a récupéré la connerie de tous ses congénères, qu’il s’est sacrifié pour la bonne cause et que je suis à mon tour suffisamment débile pour l’adorer malgré tout. Sauf lorsqu’il fait disparaître une de mes chaussettes pour la millième fois. Je m’allonge carrément pour tendre la main sous mon lit et chercher à tâtons, avec style et classe tout naturellement. « Crétin. D’Animal. Stupide » je pose la main sur quelque chose de poilu et je fronce les sourcils. Non. Non. Quand même pas. Le truc poilu s’échappe, je reste immobile une seconde. Avant de sentir sur ma main les crocs de mon chien. Je retire ma main avec précipitation en bondissant sur mes pieds. « PUTAIN DE CHIEN » Je le déteste. Je m’accroupis, penchant la tête sur le côté. « Gavin, au pied, tout de suite. » Je ne dois pas être très convainquant vu qu’il ne bouge pas d’un iota et que j’aperçois maintenant sa queue qui dépasse de l’autre côté du lit. « Je te jure que si tu te bouges pas d’ici cinq secondes, je viens te chercher et tu ne vas pas du tout apprécier la manœuvre. » Toujours rien. Je soupire avant de me relever et de traîner mes pieds semi-nus jusqu’au salon, ayant attrapé au passage une nouvelle paire de chaussettes à défaut d’avoir gagné la bataille. Stupide chien. Stupide berger allemand. Stupide maître, aussi. Non mais sérieusement, qui peut être aussi stupide pour apprendre à son animal à voler les chaussettes et caleçon, hein ? Moi, bien évidemment et forcément, il faut que je me prenne le retour de boomerang dans la figure. Et ça m’a fait perdre bien… bien une demi-heure, au final, cette affaire.

Lorsque je regarde ma montre, c’est pour me rendre compte qu’il va falloir que je me dépêche si je ne veux pas arriver à une heure proprement scandaleuse. Sauf que comme à mon habitude depuis des semaines, j’ai encore sauté des repas sans même m’en rendre compte, conséquence visible de mon manque d’appétit. Et même si je suis du genre à vouloir faire des pieds-de-nez à ma maladie, je ne peux pas m’empêcher de ne pas avoir faim. Et lorsque je me force… Chaussures lassées, je vais faire un tour dans la cuisine, heurtant au passage mon gros imbécile de Gavin qui fait le beau au milieu du couloir, une chaussette dans la gueule. « Tu te crois malin mon gros ? En plus tu baves dessus, c’est vraiment crade, Gav’, tu le sais, ça ? » Oui, j’ai conscience de parler tout seul et oui, je sais très bien qu’il ne va pas me répondre. Mais comme il sait qu’il a fait une bêtise et qu’il faut bien que je fasse la conversation à quelqu’un, le voilà qui aboie pour faire du bruit à son tour. Pas de grattouilles sur le crâne, j’attrape un morceau de pain, commence à en mâcher un bout pour m’obliger à manger quelque chose, histoire de ne pas rester le ventre vide une journée supplémentaire. Le pain n’a pas vraiment de goût en bouche, c’est du premier prix bas de gamme rassis de l’avant-veille mais au moins, c’est de la nourriture. Je m’assois sur le plan de travail, comme un gosse, les jambes se balançant dans le vide et le bout des pieds jouant avec le museau de mon chien. Je n’ai pas terminé la deuxième bouchée que la nausée, habituelle, débarque sans plus tarder. Je ferme les yeux, considère le morceau de pain et soupire, incapable d’en mâcher davantage. Et mon frigo s’ouvre sur un fond de potion, à peine suffisant pour agir une douzaine d’heures. J’avale tout d’une seule traite, une bouteille d’eau pour me rincer la bouche, j’attrape la laisse du clébard, une veste et je sors – enfin – de mon appartement avec Gavin qui brandit encore sa chaussette – fushia – comme la huitième merveille du monde. Intelligence quand tu nous tiens…

Lorsque j’arrive à proximité de mon objectif, je ralentis le pas pour retrouver mon souffle. Anémie. Les symptômes et diagnostics s’imposent malgré moi. Des années à multiplier régulièrement les examens, une liste de symptômes à guetter apprise par cœur sous l’injonction de mes parents… j’ai été formaté à réagir promptement au moindre mal de tête hors norme pour prévenir le plus tôt possible d’une rechute. Et à quoi ça me sert maintenant ? A avoir une idée assez précise de l’avancée du problème. Sans l’admettre réellement, sans l’accepter réellement et sans l’assumer le moins du monde. C’est pour ça, d’ailleurs, que je compte aller voir Elias alors même que je sais que c’est une connerie. Anémie, hypocalcémie… il y a quelques mois, je lui ai dit sur le ton de la rigolade qu’au moins, il était maintenant prévenu pour ne pas paniquer en cas de malaise cardiaque de ma part. Le problème c’est que le malaise cardiaque est quand même passablement en train de devenir d’actualité et que c’est assez con. Surtout lorsqu’on prend en compte que… que je suis dans une merde noire vis-à-vis de Liam et que ce n’est clairement pas prêt de s’arranger. Je m’arrête face à la baraque. Fais quelques pas jusqu’à la porte, lève le poing pour frapper… laisse retomber ma main aussi avant de faire marche arrière. Ouais, non, c’est une mauvaise idée. Et Gavin qui trotte dans mes pattes, d’ailleurs il n’a toujours pas lâché ma chaussette qui ne ressemble vraiment plus à rien maintenant, me fait clairement comprendre que la promenade, c’était super sympa, mais qu’il a tout de même hâte de se foutre avec moi sur le canapé. Brave chien.

C’est une mauvaise idée d’être venu jusqu’ici, surtout que rien, strictement rien ne me dit qu’il est dans la maison, là, maintenant, tout de suite. Et donc, si ça se trouve, je vais me prendre un vent lorsque je vais frapper, ce qui est une excellente raison de faire volteface et d’oublier toute cette histoire. Surtout qu’Elias n’a pas besoin de ça. Toujours pas. Et que… il a d’autres chats à fouetter, voilà. Et moi, j’ai un chien à fouetter parce que le regard que me lance Gavin est explicitement réprobateur lorsque je reviens dans la rue pour reprendre la direction du Treme. Hum. Un coup d’œil en arrière en direction de la maison. Re-hum. Je lui ai caché ma rechute pendant plusieurs semaines. Je lui ai caché ma relation avec Giulietta – si on peut appeler ça une relation, je sais. Je lui ai caché, aussi, que j’ai toujours l’intention d’aller voir mon frère. Et je me sens coupable de ne pas être franchement honnête avec lui, il faut bien se le dire. Un soupir, éloquent, franchit mes lèvres. Et merde. Je fais brutalement volteface, Gavin jappant de joie – j’imagine – et sans me laisser le temps de changer encore une fois d’avis, je frappe à la porte. Impatient, comme toujours, je recule immédiatement d’un pas pour tourner en rond et tracer un huit sur le sol. Je ne m’arrête que lorsque la porte s’ouvre et je ne me laisse pas le temps de respirer. « Elias, je suis désolé de te déranger, mais il fallait que je… » Depuis quand Elias ressemble à une fille ? « Carley ? » Je tourne la tête à gauche puis à droite, comme pour vérifier que ce n’est pas une blague ou qu’il n’y a pas de caméra cachée. Ou tout simplement que… « Je me suis trompé de maison, j’ai loupé une étape, tu as besoin de quelque chose, Elias est là ? Clémentine est là ? Comment vas-tu ? Est-ce que tu as vu Elias ? Qu’est ce que tu lui as fait ? Je peux entrer ? » Je m’arrête dans mon monologue de Nolan étonné.

Je ne m’arrête pas parce que je n’ai plus d’inspiration, ne vous en faites pas. Je ne m’arrête même pas parce que je me montre raisonnable. Je m’arrête simplement parce que… une sueur froide, un frisson, un léger vertige… Je m’arrête parce que je ne tiens plus sur mes guibolles et que je mets quelques secondes à assurer mon équilibre.



Spoiler:
 

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