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 Who is in control ? [PV Stain]

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↳ Citation : " In order to rise from its own ashes, a Phoenix first must burn. "
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MessageSujet: Who is in control ? [PV Stain]   Mer 20 Juil - 0:09

Who is in control ?
○ I paced around for hours on empty. I jumped at the slightest of sounds. And I couldn't stand the person inside me. I turned all the mirrors around. I'm bigger than my body. I'm colder than this home. I'm meaner than my demons. I'm bigger than these bones. And all the kids cried out "Please stop, you're scaring me." I can't help this awful energy. Goddamn right, you should be scared of me.  


Les épaules légèrement courbées, le regard fuyant et la main toujours à proximité de l’arme. Une attitude instinctive, transpirant la paranoïa redoublée de la milicienne. Piégée par sa propre faute dans une situation sous tension. Un excès de zèle qui lui vaudra sans nul doute plus d’une conséquence désastreuse. Pauvre tarée, tu fais vraiment que de la merde en ce moment. Ses quenottes emprisonnent sa lèvre inférieure à quelques reprises, nerveusement. Non seulement elle outrepasse ses fonctions mais en plus, elle s’immerge dans une histoire sordide dont elle n’a aucunement connaissance. Elle ignore les règles, les enjeux, ni même la destination. La téméraire évolue en eaux troubles. Un coup de bluff imprévu. Celui qui devrait lui permettre de grappiller de vraies informations. De fournir assez d’éléments au gouvernement pour envisager sa réintégration dans la brigade. Dans tes rêves, meuf, tu crois que ça va être aussi simple que ça ? Les dents se serrent, la mâchoire craque. Sa patience s’effrite de jour en jour. Les impairs risquent de se multiplier si elle reste en place trop longtemps. Cette comédie la lasse, l’irrite et baisse drastiquement sa vigilance déjà bien trop précaire. Ce double jeu entretient d’autant plus une psychose qu’elle avait fini par étouffer par le passé. Elle commence à percevoir du danger totalement fictif à chaque coin de rue, dégaine trop vite son flingue pour palier à cette sensation d’insécurité permanente. Un rien la provoque, suscite des réactions démesurées. Dérailler serait plutôt aisé. La brune réajuste sa posture, ré-endosse une fausse confiance. A vrai dire quand elle ne bosse pas à proprement parlé, elle a la désagréable impression d’être épiée. Marie pourrait encore la filer après tout. Tout comme son employeur d’ailleurs. Cette seule idée lui donne de l’urticaire. Elle se sent étouffer rien qu’en l’envisageant, à nouveau captive d’une certaine façon. D’un regard, d’un jugement. Privée de sa liberté de mouvements. Elle ne pourrait pas le tolérer. Peut-être qu’elle perd vraiment la tête ceci dit. Ça ne serait pas la première fois. Ni la dernière malheureusement.

Le regard de la sorcière évolue d’un homme à l’autre. Elle a réussi à les convaincre de la nécessité de sa présence, de son désir de participer à autre chose que l'extorsion d'argent. Elle ne sait même pas s’ils agissent pour leur patronne ou de leur propre chef. Joan s’est juste rendue indispensable ou du moins a tenté de le leur faire croire en brodant toute son argumentation autour de son seul atout. La maîtrise des armes à feu. Elle a prétexté avoir besoin d'un peu plus d'action, d'être un peu plus sur le vrai terrain et pas à courir après les fauchés. Et finalement, elle se retrouve là, au pied du mur sans échappatoire. Un trafic dont elle ne peut apprécier la couleur. Des caisses quelconques renfermant une marchandise mystérieuse. Elle sait qu’elle n’aurait déjà pas dû être là en premier lieu alors pour une fois, elle se la ferme et garde ses interrogations pour elle. Même quand ils atteignent le lieu d’échange, elle tait ses critiques et ricanements. Avec difficulté cependant. Totalement inconscient d’effectuer un marché pareil dans une zone autant à risque. Il est vrai qu’ils ont déniché un coin reculé, désert. Pour l’instant. La prétendue mafieuse roule des épaules à plusieurs reprises tandis qu’ils piétinent le terrain en attente de leurs collaborateurs. Le duo de molosses qu’elle a suivi depuis le QG de la Sakpata jusqu’ici, entretiennent un silence de plus en plus inquiétant. Après plusieurs minutes d’immobilité et mutisme prolongé, les nerfs de la divorcée cèdent. « Et quoi, vos gars, ils déboulent quand ? » Regard farouche du chauve mais l’audacieuse ne sourcille pas, ne baisse pas les yeux. Soudainement sûre d’elle pour les mauvaises raisons. Comme toujours. Sa fierté la forçant à assumer voracement son effronterie. « La ferme. T’as pas besoin de savoir. Déjà qu’on était pas censés se coltiner une poulette en manque d'adrénaline... T'es mignonne, tu te tais et tu obéis. » Elle ne peut même pas contenir son sourire mauvais et totalement arrogant. Crâne d’œuf, fais pas le malin. Quand les emmerdes vont te coller au cul, tu vas sûrement te faire dessus et c'est la gonzesse qui va te sauver les miches. Respecte au moins l'évidence. Les mots se pressent contre ses lippes mais ne les franchissent pas. Simple pragmatisme. Encore un beau crétin, ses phalanges la démangent. L’air s’engouffre avec empressement dans ses poumons. Au pire, une balle perdue, ça se négocie bien.

Des ombres dérangent finalement leur horizon. Ils sont cinq. Certains ont le visage partiellement masqués par un foulard. Cette vision grotesque force la trentenaire à rattraper son hilarité avant qu’elle ne s’exprime. Les doigts toujours proches de la crosse de son pistolet, les bras croisés pour donner l’illusion d’un calme apparent. La brune se place derrière leur soi-disant leader et attend, les yeux grands ouverts sur le spectacle débutant. Un homme élancé ouvre une des cargaisons. Elle doit se retenir d’approcher de sa position, de se pencher pour admirer le contenu. Sa frustration ne dure que quelques secondes. L’inconnu s'empare d'une fiole qu'il admire avec intérêt. L’américaine ne le quitte pas des yeux alors qu’il s’injecte sans plus d’émoi le produit. Très vite la conversation reprend et elle comprend ce qu’ils délivrent à leur client. Elle en a entendu parler. Comme tout le monde à vrai dire. Des drogues tentantes, promesse de pouvoir pour vingt-quatre heures en une seule prise. Comme si le surnaturel ne prenait déjà pas trop place. Blasée par la tournure des événements, elle se met à divaguer, se déconcentre sans mal et ne revient à l’instant présent que lorsque qu’un couteau entre dans son champ de vision.

Elle ignore ce qu’elle a loupé et s’en fiche à vrai dire. Tout ce qu’elle sait, c’est que les négociations ont échouées. Le déplumé a déjà sorti son fusil, tire en l’air pour ramener le calme, effrayer ses adversaires. Manœuvre irréfléchie qui vaut la décadence totale de l’ambiance. Les hostilités débutent immédiatement. Joan se réfugie directement derrière un pilier tandis que les balles pleuvent. Une d’entre elles siffle près d’elle, l’effleure juste assez pour érafler son bras, déchirer sa veste. L’injure s’échappe mais ne trouve aucune oreille pour être entendue. Elle se décale et tire sur le premier opposant à sa portée. L’échange de tirs dure une poignée de minutes avant que le silence ne revienne subitement. Ses coéquipiers se sont retranchés plus loin, elle ignore tout de leur tactique et décide de ne pas s’en préoccuper, cherchant déjà la sortie la plus proche sans se poser de questions sur la suite. L’esprit de camaraderie, pas vraiment son truc. Qu'ils aillent au diable.

Alors qu’elle tente une échappée sauvage, on la rattrape. Son assaillant la projette contre la paroi la plus proche, la cale contre ce mur et cherche à la désarmer. L’adrénaline pousse l’enragée à riposter immédiatement. Malgré la douleur au crâne, elle se redresse brusquement et balance sa tête dans le nez de son opposant, inverse quelque peu la situation sans toutefois le mettre hors d’état de nuire. Son coude se fiche dans le thorax du trafiquant à plusieurs reprises, cherche à l’éloigner alors qu’elle remonte péniblement son arme malgré la force qu’il déploie pour tordre son bras. Elle parvient à relever suffisamment le canon pour tirer sur lui sans le moindre scrupule. Le premier projectile se plante au hasard dans la poitrine, le second dans le cou et le troisième dans la tête.  Le sang gicle sur les vêtements et la chair de la meurtrière. Sans s’en formaliser, l’urgence la pressant, elle fait un pas en avant quand soudainement, on les interpelle. Elle ne les voit pas encore mais les devine derrière elle, l'arme au poing, le viseur entre les omoplates. Alors elle relève les mains en signe de réédition, de paix comme réclamé, relâche à regret l’objet de son crime en soupirant. Forcément, avec tous ces miliciens dans le coin... Un rictus amusé point sur sa bouche alors qu’elle entre en contact visuel avec un de ses acolytes affolé. Bien fait pour vos  gueules de pauvres cons. Elle au moins a l’immunité. On lui a donné carte blanche sur les dégâts collatéraux. Elle devra seulement jouer le jeu pour l'instant. Seulement.

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MessageSujet: Re: Who is in control ? [PV Stain]   Ven 22 Juil - 21:15

L’étiquette du taulard, elle colle et plus on tire dessus, plus on a du mal à l’enlever. Il finira par s’y faire, c’est ce qu’il se dit chaque matin quand il croise son reflet dans la glace. Même ça, sa propre gueule, il ne peut plus la voir. Parce qu’elle lui rappelle trop de chose. Malgré les poils qui lui grignotent les joues, il reste les cicatrices de ce qu’il a vécu. La ligne taille de guêpe qui continue de s’accrocher à son corps malgré son régime de gros. Malbouffe à l’excès pour remplir l’organisme aux abois. Le sommeil en copain de cavale, il court avec lui mais ne s’arrête jamais quand le soldat s’effondre. Il dort à la manière d’une marmotte sous acide, incapable de faire une nuit complète. Retour à la case bébé emmerdeur qui se réveille toutes les deux heures. Sauf qu’il est seul. Personne ne viendra lui filer sa tétine. Seul comme une belle merde avec sa conscience et tous les délires qui lui passent en boucle dans le crâne. Sans répit, l’italien repense à ce que la chirurgienne lui a craché à la gueule. Le retour supposé de sa cousine. Et de son cœur au passage. L’organe rachitique qu’il lui a donné sans hésiter quand il n’était encore qu’un merdeux sous la chaleur de Rome. Si une part de lui n’ose croire à se retour inespéré, l’âme sœur ressuscitée pour retrouver sa jumelle. Une autre part, plus virulente, n’a de cesse de se dire que c’est trop pour lui. Qu’il ne parviendra pas à courir la distance, trop brisé qu’il est pour supporter les débris et les injures.  Il L’aime encore, en crève un peu plus chaque jour, mais les ratures sont trop profondes pour qu’il puisse les effacer d’un simple mouvement de la main. Les plaies béantes, qui saignent encore. Ca goutte sur le sol, s’ancre à ses pupilles à chaque fois qu’il bat des paupières. Il a du sang dans les yeux et colore son monde de rouge. Remplir le baromètre de ses vices par le besoin irrépressible de violence. Elle est interdite mais l’avantage de faire partie de la garde royale de ce Gouvernement de malades, c’est le prétexte que cela confère. Démolir du rebelle, fracasser de la dentine pour alimenter le feu dans ses veines.

L’étiquette du taulard, son avantage, c’est qu’au moins on lui fout la paix. Les autres petits soldats ont fini par abandonner les surnoms débiles. Ecrabouillés par des œillades encore plus assassines que d’ordinaire. Ils ont fini par comprendre que Stain ne rigole plus. Son humour de merde et douteux n’est qu’un moyen de faire entrer le message entre les deux oreilles de ces débiles. Parce qu’ils sont trop cons pour comprendre les phrases bien tournées et censées. Même sa vieille bique de voisine a fini par le laisser tranquille. Elle se traîne encore, dans le couloir ou sur la terrasse. Lui balance des regards énamourés tout en caressant son chihuahua de ses beaux ongles à rallonge. Elle le grignote des yeux comme ses gâteaux presque aussi vieux qu’elle, mais la peur s’est invitée dans ses pupilles. Son beau voisin, taulard et violeur. Elle a l’espoir de se dire qu’avec une réputation pareille, les ennuis ne viendront pas jusqu’à son appartement. Mais qu’en échange, elle devra apprendre à vivre avec d’autres taulards dans le logement d’à côté. Les maigres avantages de son séjour à l’ombre. Peu lui importe maintenant qu’il a troqué le orange dégueulasse contre ce noir qui lui colle à la peau. Alors quand ses copains du jour le lorgnent d’un œil oscillant entre l’inquiet et le curieux, Stain soupire. Même s’il s’en fout, ça le fatigue. Cette hésitation qui se pose sur toutes les tronches le temps de se faire à sa présence. Comme s’il était un nuisible dont on jauge l’utilité avant de se dire que pourquoi pas, il pourra faire l’affaire.

Il est question d’un trafic à démolir.  D’imbéciles qui vont traîner là où ils ne devraient pas. Pour faire des trucs qu’ils ne devraient pas faire. Tellement logique en somme. Et on appelle les types en noir parce que la zone a été désignée comme leur terrain de jeu. Trop risquée pour faire débarquer les petits bonhommes en gris, alors on envoie ceux en noir. Pour le côté plus imposant peut être. Ses supérieurs ont dû se dire qu’un deal foiré était plus du ressort de sa brigade que des autres. La connerie du truc lui donne envie de leur d’aller se faire voir, de déballer le fond de ses jolies pensées. Le loup se fait cependant violence, conscient qu’il ne peut pas se permettre ce genre de connerie. Perdre son post, c’est se retrouver dans la merde, et il l’a assez reniflé pendant ces longs mois en taule pour ne pas avoir envie de recommencer. Le premier réflexe, comme s’ils avaient eu un seul cerveau pour eux tous, fut se sortir leur flingue de leur planque lorsque la zone à déblayer fut à porter de mirette. Plus encore lorsque le crachat de balles vient crever contre leurs tympans. A ce rythme-là, ils auront fait le ménage avant qu’on débarque. Le raffut s’arrête, et le silence retombe. Aussi lourd qu’un sac de pierre sur la tête. La main fermement agrippé à la crosse de son arme, Stain se glisse à l’intérieur avec les autres. Quelques pas et le regard qui se pose sur le terrain de jeu des petits benêts pas discrets. « - Bougez plus ! » Plus cliché tu meurs… Ses petits acolytes trépignent déjà, contents d’avoir mis à mal un trafic en cours. Bien que les négociations semblent avoir été achevées bien avant leur arrivée. Le troupeau lève les mains, gentiment, lâche leurs jouets sur le sol sous la menace des armes de la milice.

« - Vous vous faites une édition du meilleur pâtissier ? Ou alors c’est soirée farine pour tout le monde ? » La connerie se libère toute seule d’entre ses lèvres alors que son regard se pose sur les réserves de drogues abandonnées sur le sol. Les jolies boites qui iront remplir les caves du Gouvernement. Pour leur usage ou pour la revente, dans tous les cas les nouveaux stupéfiants finiront dans les veines de quelqu’un. « - On vous a pas dit que le trafic de drogues c’était interdit ? Et que grâce à ça, vous allez tous finir comme des cons dans l’arène ? A voir vos gueules, il semblerait que non. » Les pupilles sombres vacillent d’un trafiquant à l’autre pour finalement se poser sur la seule silhouette féminine du lot. Son cœur vacille et rate un battement. Piteux organe qui se sent soudain paumé de se trouver à proximité d’une de ses cousines retrouvées. « - Coffrez-les. »  Le petit roquet improvisé leader désigne les futurs captifs d’un mouvement agité de son arme tout en se dandinant en direction de la cargaison la plus proche. Trop de muscle et si peu de cerveau. Le côté ridicule de la chose fait soupirer l’italien qui reste un instant immobile, le bras toujours tendu en direction de la nuque de la demoiselle et son pote le plus proche. On s’occupe du type et il se décide enfin à sortir de sa réserve pour venir se coller près de Joan. Le flingue se range dans son holster et le soldat agrippe les poignets de la milicienne pour les joindre dans son dos. Il se penche, effleure la masse noire de sa chevelure. « - Je peux savoir ce que tu fous là ? » Il le murmure contre son oreille, une ébauche d’inquiétude dans son timbre froid.  Elle n’a rien à faire là. Du mauvais côté de la barrière quand elle devrait se tenir dans les rangs de ceux censés faire régner l’ordre. Le risque qu’elle court à se trouver là lui tord le ventre. Faire courir des grelots de frissons contre ses membres et crispe ses doigts contre la peau fragile de Précieuse.

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MessageSujet: Re: Who is in control ? [PV Stain]   Ven 29 Juil - 1:05

Toute cette situation se brode de simplicité. Facile de prétendre la bêtise, de la feindre dans toutes ses extensions les plus grotesques. Il lui suffit de pencher la tête et d'analyser son prétendu complice pour mieux l'imiter ensuite. Le parfait exemple du benêt paumé dans un monde bien trop grand qu'il n'est pas en mesure intellectuellement parlant de comprendre. Un de ces hommes qui jouent au Roi en portant l'habit du bouffon. Une mauvaise représentation avec une mauvaise attribution des rôles. Voilà ce qu'il pense en jetant des regards frénétiques de chaque côté, en quête d'une sortie rendue impossible. Une fuite totalement vaine tant que des armes adverses les encerclent. Joan mise davantage sur l'expertise de ses collègues que sur celles de ces mafieux de bas-étage à qui elle n'accorde ni respect, ni crédit. Elle se sent elle-même bien ridicule de les avoir suivi, que croyait-elle découvrir en pistant ces pauvres imbéciles. Un maximum de rendement pour peu de risques. Quand on voit où ça l'a menée. Son rire nerveux est étouffé par un bâillement soudain qui révèle son manque d'intérêt pour les événements actuels. Tout autant que son arrogance à se savoir intouchable. Des éléments néfastes pour sa couverture. Des petits cailloux semés sous les yeux de témoins encombrants. Pourtant, la sorcière sait qu'elle ne risque rien. Son comparse semble pratiquement s'oublier alors que les autorités approchent, il ne lui accorde pas le moindre coup d'oeil. Il l'a déjà oubliée et c'est bien comme ça. Dans quelques heures, elle sera relâchée. Son esprit vagabonde déjà sur les options à valider pour le reste de la nuit. La voix d'un intervenant perturbe à peine le flot de ses pensées. Elle trouve juste sa remarque futile, ne la juge pas digne d'intérêt et se ferme totalement à toute autre réflexion. Les intonations persistent cependant et lui laissent une drôle d'impression dans le creux de la poitrine. Une familiarité qui ravive quelques douleurs, quelques émotions contradictoires.

Un mouvement de tête et la surprise remplace la nonchalance, très vite chassée elle-même par la rancœur. Elle a envie de courir subitement, de ne plus endurer ces conséquences. La lâcheté pèse sur ses épaules tout autant que le souvenir cuisant de leur dernière rencontre. Lequel des sentiments domine ? La honte, la colère ou cette affection qu'elle ne peut justifier ? Elle ne choisit pas et reste là, figée sur sa parcelle de bitume à attendre qu'il vienne se délecter de sa position de force. Pendant une poignée de secondes, la brune espère avec force que l'autre homme se chargera de son cas mais se décompose en observant le métamorphe s'approcher. Un grognement et elle se retourne déjà pour analyser toujours plus voracement ses alternatives. Le hasard fait trop souvent mal les choses. Combien de chances de tomber sur Stain Greyjoy ? Elle se maudit pour s'être fourrée dans ce pétrin de son propre chef. La hargne rehaussant ses traits pâlis, elle accuse la proximité soudaine de son cousin avec difficulté, retient ce que son impulsivité lui dicte, pour demeurer immobile tandis qu'il respecte la procédure. La mâchoire serrée et le visage fermé, la trentenaire tente de compiler avec sa dignité ébranlée. Un frisson d'effroi la parcourt néanmoins dès qu'il se penche vers elle, les mains capturant déjà ses poignets. Sensation de faiblesse, de vulnérabilité. D'obéissance qui lui donne la nausée. Le malaise se poursuit à un tout autre niveau. Une ombre venant lécher sa carcasse, lui rappelant sans cesse ce qu'elle a refoulé des semaines durant. Chiara, Ezio, Susanna. Elle a tout contenu dans un coin de sa tête. Et il vient de lui remettre tout ça sous le nez. Rien qu'en respirant à proximité.

Sa vaine tentative d'indifférence se brise en mille morceaux quand il articule sa question. Elle pourrait l'ignorer mais en est bien incapable. Le feu menace sous la cendre. A moins que ça ne soit le ton employé par son opposant, l'attendrissement éprouvée suite à son étrange anxiété à peine suggérée ? « Ça te regarde peut-être, tronche de cake ? » Les bras liés par la poigne de l'italien, encombrent son esprit de peurs de plus en plus irrationnelles. Sa réaction n'en devient dès lors que plus virulente encore. Palier à cette impuissance semble être le seul objectif à poursuivre. « C'est à moi de jouer la putain de révoltée. Depuis quand on autorise les couilles molles à reprendre le travail ? T'étais pas censé crever au fond d'une cellule ou d'une arène pour avoir culbuter de force la petite Grimes ? » Le nom écorche sa bouche, se brise pratiquement avant la ponctuation. Elle le manie mal, bien trop mal alors qu'elle y accorde une importance particulière. La culpabilité pour seule alliée dans les secondes suivantes. Avant de s'en débarrasser abruptement pour mieux enchaîner. Tout plutôt que de s'offrir aux conclusions nécessaires. « Ils aiment garder la merde collée à leur semelle dans votre unité ? Ça porte bonheur ou comment ça se passe ? » Elle remue malgré elle, ne supporte déjà plus du tout cette absence de liberté pourtant éphémère.

Avant qu'il ne puisse lui passer les cercles métalliques autour des poignets, la fausse mafieuse le force à relâcher sa prise d'un mouvement brutal, sec pour mieux l'attraper par le col ensuite et proférer à voix basse mais intelligible, ses menaces. « Vas-y mollo sur l'attitude de petit roquet constamment en rûte parce que menottes ou non, je peux toujours faire mal. » Pour appuyer ses propos, elle piétine son pied du sien d'une façon totalement puérile avant de repositionner ses mains face à elle, reprenant ainsi leur mascarade là où elle l'a arrêtée. « La sous-merde crevée à tes pieds t'apprendra qu'il faut pas trop me chercher, Greyjoy. » Le menton se lève, l'indomptée le toise avec mépris après avoir jeté un coup d'œil au massacre perpétré plus tôt. A la suite et sans transition, elle affiche une moue innocente, ironique. « Vous allez m'emmener au trou ? Ou c'est directement la pendaison sur la place publique ? » L'insolence retrouvée mais la vérité tapie. Quelque part, au fond, elle est rassurée de le savoir toujours en vie. D'un autre côté, elle aurait presque préféré qu'il ne vive pas assez longtemps pour s'octroyer le droit de faire figure d'autorité.

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MessageSujet: Re: Who is in control ? [PV Stain]   Dim 31 Juil - 20:49


Tout se reprendre dans la gueule quand on pense remonter la pente. Il a beau s’arracher les ongles à vouloir grimper le tas de merde qu’est devenu sa vie, il y aura toujours un truc qui le fera redescendre de quelques mètres. En l’occurrence, sa famille. Si ce n’est pas la cousine froidement assassiné par un péteux taré, c’est l’autre. Celle que sa connerie a noyé des siècles en arrière. Celle qui est revenu se glisser sous la peau d’une chieuse au vocabulaire de charretier. Le mélange peut être moins pire que celui de sa créatrice. C’est un automatisme, il ne peut pas s’empêcher de faire des comparaisons entre Joan et Nymeria. Peut-être parce qu’il fut un temps où elles furent jumelles. Alors dans son pauvre cerveau fatigué, le loup s’échine à vouloir les rapprocher. Trouver des ressemblances entre sa Précieuse et sa Salope. A part d’horribles migraines, rien ne lui vient. Hormis cette tendance à le rabaisser, mais ça, c’est le commun du reste du monde. Il s’y habitue, hausse les épaules devant la connerie des autres, affreusement minable face à la sienne qui les écrase toutes. Le soldat sent l’irritation courir sur la peau de celle qu’il entrave. La proximité le dérange. Fait remonter dans sa poitrine le pauvre organe qui s’agite avec plus de force. La chair et un flot d’hésitations dégueulasse. Il se perd entre les révélations, leur passé commun et leur présent dissolu. Pas totalement capable de se dire que Chiara est vraiment coincée là-dessus. Quand il est pourtant persuadé que c’est le cas. Pour une fois que quelque chose de complexe se jette devant lui, Stain s’y pète les dents le temps d’encaisser le coup. Comprendre ce qui le dépasse, puis arrêter de chercher. Se dire que c’est normal. Que c’est comme un suppositoire. Au premier abord, ça coince, mais ça finira par passer. Avec Joan, c’est une certitude. Avec la chirurgienne, il en doute affreusement.

Elle attaque comme à son habitude. Les paroles ayant le même effet sur lui qu’un coup de poing dans la mâchoire. Les dents claquent, se crispent si fort qu’elles manquent d’éclater en mille morceaux. L’italien resserre alors sa prise contre les pauvres poignets, s’y accroche dans l’espoir qu’elle ferme sa gueule. Que la douleur lui occupe les neurones et bloque sa langue pendant un moment. Juste le temps d’embarquer les autres imbéciles, que ses collègues dégagent le plancher et qu’il se retrouve seul avec elle. Mauvaise idée, ce serait sûrement mieux qu’elle déménage avec ses potes. Et après on en parle plus. Une de moins pour oublier la moitié du retour incongru de sa vie passée. « - Depuis que les connasses qui racontent des bobards reviennent sur leur délire. C'est ça le truc, je l'ai pas culbuté de force, si tu te tenais informée tu saurais qu'elle a raconté n'importe quoi. » Le froid racle la trachée, fait s’extirper de sur sa langue des lames de glaces. Le ressentiment vibre contre son palais alors que les muscles se crispent sous l’injure. La bonne humeur coincée quelque part dans un recoin de son appartement, Stain se roule joyeusement dans un caractère de merde. Enjolive tout ce qui fait le pire de sa personne. L’agréable en option, et la patience en paillettes sur une chantilly en train de fondre. La milicienne s’agite, oblige le loup à réajuster sa prise. Il attrape les menottes, l’habitude du geste, pour se fondre dans la normalité et faire comme les autres qui ont déjà entrepris de coffrer les petits copains de la brune.  Moment de relâche qui inverse les rôles dans un mouvement brusque.

L’attitude de Joan le laisse con. Il cille stupidement devant ses paroles et grimace lorsque son pied vient s’écraser sur le sien. Le temps de la surprise avant qu’un sourire débile se peigne sur sa tronche. Il se mord la lèvre pour ne pas éclater de rire, ne parvient qu’à étouffer l’hilarité dans un soupir. La gaminerie fait tache. Dénote avec l’air qu’elle se donne, les menaces qui roulent contre sa langue bien pendue. « - J'ai pas besoin de preuve pour savoir que tu as caractère de merde tu sais. Tu le montres suffisamment bien dès que t'as un pet qui te reste coincé de travers. » Il le lâche dans un souffle, le timbre vibrant encore de cet éclat de rire mal contenu. L’italien ne la prend qu’à moitié au sérieux. Elle risquerait trop gros à faire la con dans une pièce remplies de soldats. Ou plutôt de types à la frayeur facile, et au réflexe encore plus facile, d’appuyer sur la détente quand la trouille les fait pisser dans leurs frocs. Doucement, le loup pose ses mains contre les poignets de l’insurgée. L’oblige à lâcher son col et accompagne les jolies pattes jusqu’à ce qu’elles reviennent se poster près de ses hanches. « - Si tu fais pas trop chier, on va juste te filer un avertissement. T’es du bon côté normalement. Par contre si tu fais l’emmerdeuse, ça risque de pas être super joli pour toi. » Ca le ferait bien chier qu’elle termine dans l’arène. Qu’il soit une nouvelle fois responsable de sa chute. Pas cette fois. « - Arrête de draguer et embarque-la ! » En guise de réponse, Stain grogne. Manifeste son irritation évidente envers le type qui se tire sans demander son reste. Visiblement peu intéressé du sort que le soldat peut réserver à la rebelle, les autres résistants le préoccupant bien plus. Se retrouver soudain seul face à Joan le met mal à l’aise. C’est une petite pointe dérangeante qui vient se presser contre son cœur, lui retourne le ventre au point de tirer ses traits. Il recule d’un pas, le loup paumé au milieu de la jungle de ses propres tourments.

« - Sérieusement, qu’est-ce que tu fous avec des types comme ça ? » La question s’extirpe, fragile alors qu’il pose les yeux sur la brune. Ce n’est pas ça qu’il veut vraiment savoir. Qu’elle ait décidé de se glisser dans les rangs de la résistance, pour de bon ou parce qu’elle veut jouer les infiltrées, l’italien s’en moque. Ce qu’il brûle de lui demander, la véritable question reste collée sur sa langue. Le sait-elle ? Que sa jumelle est toujours en vie. Dans cette même ville, avec d’autres traits. Que la petite Grimes fait partie de leur famille maudite et vouée à être détruite. Le soldat joue des phalanges, traine des pieds sur le sol abîmé et contemple les restes de la fête des joyeux de la gâchette. Faire autre chose que de rester planté là, devant elle. Pour ne pas avoir à se demander quelle attitude adopter. Celle du collègue ou du cousin. Ni l’une ni l’autre apparemment.

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MessageSujet: Re: Who is in control ? [PV Stain]   Ven 12 Aoû - 0:47

La violence émerge dès les premières provocations. Subtile, une pression plus vorace autour de ses poignets et ce malaise qui s’amplifie dans le passé à abolir. Vouée à craindre les ombres et à écouter les chuchotements d’une conscience vacillante. Toujours emprisonnée par des séquelles qu’elle a trop souvent pensé, diluées dans l’acidité d’une amertume entretenue. Calcinées au creux des flammes. La colère censée laver l’esprit, lui rendre sa liberté et lui concéder une force qu’elle n’aurait jamais pu soupçonner. En partie vrai et pourtant, les spectres la poursuivent perpétuellement. Les contours de quelques silhouettes masculines projettent encore sur son épiderme, des hématomes fictifs. Elle croit discerner un énième bourreau derrière les traits de son cousin. Fait d’autant plus avéré depuis qu’elle a été témoin du meurtre de son aînée. Le danger, elle l’attire, le souhaite inconsciemment tout en le rejetant plus brutalement ensuite. Un penchant pour l’autodestruction qu’elle sabote ardemment, une envie de se confronter aux démons et de vaincre. Derrière l’armure d’acier, les fissures persistent. Les dégâts observés pendant toutes ces années ont ébranlés les fondations. La confiance ne sera jamais tout à fait absolue. L’appréhension lui saisira toujours les tripes. Et en cela, ses plus proches alliés seront toujours ses pires ennemis. Ezekiel, Declan et Stain. Trois pôles pour une agressivité progressive, une impulsivité si facilement exprimée. Deux d’entre eux ont déjà levé la main sur elle. Peut-être à raison. Combien de temps avant que le troisième ne succombe à cette même tentation ? On ne peut pas dire qu’elle ne court pas après cette réaction, qu’elle ne tente pas de vivifier la bestialité propre à ces trois hommes. Et si elle peut pardonner son frère, elle ne parvient pas à fournir la moindre excuse au milicien. Quant à son amant, elle préfère ne pas envisager cette réponse. Quelle que soit l’issue de cette folie, elle lui sera létale. La peur demeure entière. Accepter l’enfer et s’y précipiter. N’est-ce pas ce qu’elle ne cesse de narguer ? Le chaos se disperse dans la rétine voisine. Si Joan n’avait pas croisé la route d’Isaac, sans doute que Chiara lui serait apparue intacte. Que le regard de son vis-à-vis ne lui serait pas aussi étranger. Que le regret ne serait pas aussi assassin.

Pour palier à l’instabilité, il faut toujours crier plus fort, cogner plus. A chacun de ses mots, elle se promet de répliquer avec le plus d’ardeur possible, congédiant toute fatigue latente. Ça ne se résume déjà plus qu'à une survie entre les mots absents et les lésions invisibles. D’un gouffre à l’autre, il faut savoir sauter. Elle devient extrêmement douée dans l’art de détourner le chagrin en haine. « Qu’est-ce que j’en avais à foutre de savoir que t'avais ou non embroché de force cette meuf ? T’as sûrement merdé pour qu’elle te pourrisse. C'était bien fait pour ta gueule. » Le trouble masqué par son impétuosité de justesse. Un élément de plus la confortant sur l’identité de sa jumelle. Pourquoi se serait-elle rétractée sinon ? La lèvre emprisonnée entre ses quenottes et la certitude de conserver ce secret, de l’emporter dans la tombe s’il le faut. Jamais elle ne pourrait vendre Susanna à Ezio. Pas après qu’il lui ait montré le pire de ce qu’il était devenu. Pas après qu’elle l’ait vu mettre un terme à la vie d’Azzura. Un instinct protecteur inébranlable qu’elle entretient à l’abri des vérités à dévoiler. Un mauvais jeu d'apparence rattrape les appréhensions camouflées. Comportement déplacé et hilarité à peine esquivée, des éléments qui jurent avec la tension nouant les muscles de la brune. Cette relation à bascule l’a fait douter de ses propres griefs parfois. Il est si éprouvant de le détester mais de rester pourtant attachée indubitablement à lui. A son éclat de rire avorté, elle lève gracieusement le majeur et poursuit sa comédie d’un sourire mauvais qui souligne ses propos suivants. La menace tombe totalement dans le néant. Ils la relâcheront, forcément. «Un avertissement ? Et c’est ça la fine fleur de la milice ? Hé bah putain, quelle bande de fiottes. Ca explique que t’aies réussi à y foutre les pieds quoi. » Son ricanement se noie dans les intonations voisines. Une fois que l’intrus s’est éclipsé, elle se joue de son grognement pour ajouter avec ironie. « Bah alors poussin, on assume pas ? » Un soupir et il ne semble déjà plus rester qu’un silence encombrant.

La fausse mafieuse renâcle avant d’aviser son interlocuteur. Sa bouche s’ouvre, se referme dès qu’il intervient ultimement. Plus irritée que jamais, la sorcière hausse des épaules. « A ton avis ? Je suis pas là pour jouer la pute. Et je suis pas non plus là pour me faire trouer par un petit puceau qui tête encore sa daronne. » Son regard couvre l’emplacement antérieur désormais déserté, d’un de ses acolytes.  Ses bras se croisent alors sur sa poitrine. « Qu’est-ce que ça peut te foutre de toute façon ? J’ai rien à te dire, t’es pas mon père à ce que je sache. Puis, peut-être que si t’étais pas aussi merdique, tes petits copains t’auraient expliqué ce que je fous là. » Aucune explication à fournir, elle préfère le laisser succomber à l’ignorance. Quand bien même, elle croit que l’évidence est criarde. D’un coup d’épaule, elle le bouscule un peu avant de se réapproprier l’air. « Me dis pas que t’as peur pour mes miches ? Comme c’est mignon, la raclure qui a fait crever Gemma, qui a laissé crever les jumelles qui s’inquiète tout à coup. » Pour faire bonne mesure, ses doigts attrapent le menton du changeur. Elle visse ses yeux aux siens, le rictus carnassier retrouvant sans mal ses lippes retroussées. « Alors le caractère de merde, on s’y attache quand même le maso ? Y a un putain de cœur sous la couche épaisse de crasse ? » Son index s’enfonce dans le torse de l’italien à plusieurs reprises avec le moins de délicatesse possible. « La taule, ça t’a ouvert les chakras ? Tu t’es déniché une putain d’âme ? Y avait pas l’air quand tu m’en as collé une. A moins que ça soit la petite Grimes qui te l’ait greffé avec ses remords ? » Toujours bien incapable de prononcer son prénom. Tout aussi troublée d’employer ce nom. Beaucoup d’identités pour quelques âmes morcelées. Et encore plus de questions à déjouer. Sa provocation ne sert déjà plus qu’à maintenir sa position d’insoumise. Mais se servir de Nymeria pour obtenir satisfaction, lui semble être une bien mauvaise idée. Définitivement.

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MessageSujet: Re: Who is in control ? [PV Stain]   Ven 19 Aoû - 20:42


Le majeur levé en guise de réplique. Il se fait violence pour ne pas lui rire vraiment à la gueule, cacher le trouble sous la connerie et les moqueries. Ravaler ce truc qui lui grignote la trachée et qui danse la java dans son bide. Ce savant mélange entre sympathie et dédain. Il n’a plus l’habitude de se sentir attaché à quelqu’un, l’a perdu quand il a perdu Cora. Ou peut-être qu’il ne l’a jamais eu, ce petit truc qui fait que l’on ait capable de s’occuper de quelqu’un d’autre et pas seulement de son propre cul. Faire face seul à toutes les merdes qui tombe sur les épaules et la tronche, pour se forger une barrière de solitude et ne laisser personne y entrer. Pour ne plus souffrir, parce qu’il a eu sa dose, la prison a été la dernière goutte. Le trop plein qui fait déborder le petit vase de sa raison pour mieux l’enterrer sous un flot de merde et de violence. Se foutre du monde puisque de toute façon, il finira par lui cracher dessus. Comme à chaque fois. Le soldat se contente d’un lourd soupir en guise de réponse, pressant ses phalanges contre ses paupières. Fatigué d’avance de devoir lutter face à une gamine aux prises avec ses règles H24. « - T’en as pas marre de toujours râler et cracher sur tout le monde ? » Lâche-t-il enfin dans un souffle. Un sourcil levé alors qu’il pose les yeux sur la merdeuse qui s’agite. Il laisse un moment de flottement se poser entre eux, le temps pour elle de croiser les bras et de trouver quoi lui balancer à la tronche. L’infiltrée qui se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment, l’option la plus probable qui viendrait à expliquer la présence de Joan en compagnie de tous ces dégénérés. Les petits résistants et trafiquants qui imaginent pouvoir changer le monde en agitant leurs petits bras et leur drogue bon marché. De la belle connerie, au même titre que ces vaccins à la con qui ne changeront rien. Comment peut-on seulement espérer changer quelque chose qui s’accroche à la moindre fibre de l’organisme ? L’éradiquer sans prendre le risque d’en crever. Et des cons qui vont s’y essayer, il va y en avoir. Il en aurait peut-être fait partie quelques années en arrière. Plus maintenant, quand le loup est certainement la meilleure chose qui lui reste. Parce que sans lui, il ne sera plus rien, juste une ombre qui bousille tout sans regret. Le fauve, sa plus belle part d’humanité, c’est ça l’ironie de l’affaire.

« -  C’est pour ça que t’es là en fait, tes potes t’ont foutu dehors parce que tu leur cassais trop les couilles. Du coup tu viens emmerder les trafiquants… Avec un peu de chance, tu vas tellement les gonfler qu’ils vont finir par s’entre-tuer, ça nous fera moins de boulot. » Il agite les doigts en direction de la brune, le sourire d’une fierté factice collé sur ses lèvres. Faire cesser les rébellions grâce à la seule force du langage du camionneuse de Joan. Il adore l’idée, la validerait sans hésiter si on venait à la lui proposer. « - T’as raison, j’en ai rien à foutre. De ce que tu fous ici ou de ce qui peux t’arriver. » Il le balance dans un souffle, fait de son mieux pour râler comme il sait si bien le faire. Parce que ça lui pète le truc qui bat encore dans sa poitrine de seulement avouer qu'il s'inquiète pour elle. Que ce soit pour Joan ou pour Chiara, il s'en tape, les deux sont un seul ensemble pour lui. Le mélange du passé et du présent qu'il est incapable de renier. Il ravale le trouble sous l'ébauche d'un sourire amer, du sel sur les plaies à vif qui restent sous sa peau. L'index qui s'enfonce dans sa chair est aussi douloureux que ce qu'il distille dans l'organisme. Une triste vérité qui lui donne envie de hurler, s'arracher le cœur pour qu'il arrête de le rendre aussi ridiculement faible. « - Je m’inquiète de pas pouvoir te faire crever moi-même, en fait tu vois. Ca m’embêterait qu’un autre s’en charge à ma place. » Il camoufle la vérité sous du cynisme. Des menaces qu'il ne mettra jamais en œuvre. Le rappel d'une erreur passée qu'il a regretté pendant des années. Qu'il regrette encore aujourd'hui. Sans elle, ils ne seraient pas là. Ni lui, ni Précieuse. Le tas de merde dans lequel il patauge serait resté à Rome, et lui aurait fini par être enterré en-dessous.

Trop de Grimes dans une même discussion. En si peu de temps. Usé jusqu’à la moelle, la patience en lambeaux, le loup recule de quelque pas pour se donner de l’espace. Respirer sans prendre le risque de se faire arracher les poumons par des conneries et des injures. Il s'éloigne par sécurité, comme si la distance pouvait lui permettre d'oublier qu'il a failli la tuer, cette foutue chirurgienne. Elle et celle qu'elle prétend abriter sous sa peau. «  - Si elle pouvait crever celle là aussi putain… C’est ton obsession du moment ou quoi ? T’as découvert son nom alors tu le sers à toutes les sauces ? » La haine se crache dans un souffle corrosif, le soldat serre la mâchoire jusqu'à s'en péter les dents. Ouvre et referme ses phalanges pour apaiser les fourmillements qui lui ravagent les doigts. Il recule encore, le regard bloqué sur le sol, jusqu'à buter du pied contre le corps d'un trafiquant étendu sur le sol. Les prunelles se perdent un instant dans la contemplation du décor, s'attardent sur les contours du sas les protégeant du monde extérieur. Ce serait si facile de faire entrer l'horreur dans la ville. Juste un tour de vanne, laisser la brèche béante pour que les merdes qui raclent les fonds du bayou s'y engouffrent. Au lieu de ça, ils viennent se refourguer de la farine et de quoi se péter les veines. Quelle belle bande de cons.  Un soupir s'extirpe de sa gorge serrée et le loup hésite. « - Tu lui as parlé ? » Il ne prend pas la peine de préciser de qui il parle. C'est si évident pour lui que ça doit l'être pour elle aussi. Timidement, Stain s'avance en terrain miné. S'aventure dans des brumes qu'il n'a pas vraiment envie de voir se dissiper. C'est plus facile de La détester et de pas s'encombrer du reste. D'être libre de ces attaches qui l'ont détruit quand elles se sont brisées. « - Elle t'a raconté sa jolie histoire à toi aussi ? » Ce beau morceau qu'elle a craché pour éviter qu'il ne la tue. Au fond, c'était si évident, utiliser sa cousine pour éviter d'y rester. Elle savait qu'il abandonnerait ses idées morbides, même en doutant de sa sincérité. Dans son pauvre cerveau, Stain ne peut s'empêcher de voir là qu'une simple manipulation pour s'en sortir. Ne pas y croire, refuser d'admettre, pour ne pas faire face à tous ses torts.

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MessageSujet: Re: Who is in control ? [PV Stain]   Dim 28 Aoû - 16:14

Ses soupirs, elle les collecte. Des trophées sous ses yeux. Preuve de l'irritation suscitée. Témoignage d'un manque d'indifférence. Entre eux, ne perdure que la friction d'une estime mutilée et des rancœurs nouvelles, toutes trouvées. Si la mémoire ne s'était pas absentée, elle aurait peut-être pu préserver la vie de Gemma. Ramener un peu d'humanité dans les prunelles assassines de l'italien détruit. Une arrogance qu'elle assume. Elle aurait pu avoir un peu d'emprise en étant Chiara, la personne de confiance. La confidente. Désarmer ses démons d'une douceur qu'elle a longtemps traîner dans cette existence. Mauvais timing. Tout s'est joué en quelques années. Seconde chance massacrée par une distribution incorrecte du temps et de l'espace. La liste peut s'allonger des causes aux conséquences. Plus rien de tout ça ne revête une réelle importance. Ne reste que les cris à expulser et le mépris à endosser. Pour ne pas laisser la moindre place au doute. « Ta sale gueule m'inspire rien d'autre. Faudrait la bousiller un peu. » Les sourcils se froncent malgré le rictus qu'elle laisse courir sur ses lippes. Elle ne le supporte pas dans cette destruction massive. N'apprécie pas au fond d'en être l'une des instigatrices. Cette haine érode les artères, sectionne le sang froid et noie la satisfaction dans un océan de regrets. Malgré tout ce qu'elle perpétue en sa présence. Malgré tout ce qu'elle ne peut accepter. Malgré tout, la cousine ne peut pas souhaiter sa fin. Rattaché à lui pour le pire avant tout mais le meilleur aussi sans doute. Alliés d'une autre époque. Ennemis par défaut à l'heure où tout est à déplorer.  Elle ne veut pas qu'il le sache mais elle ne pourrait jamais l'abattre ou le regarder crever sans agir. Cette âme régit chaque nerf. Abîmée tout autant qu'il a pu l'être. Qu'ils ont pu l'être. Gemma, Susanna, Ezio. Ils n'étaient pas destinés à cette longévité.

La conclusion ne tarde pas. Et à quelques détails près, il vise juste. Mettre son nez dans une affaire qui ne la concernait pas pour de mauvais résultats. Maison explosée, voiture prêtée à un civil. Lier le privé au professionnel. Heureusement que ça, le loup ne peut le savoir. Il tiendrait là un ascendant inconvenant. Un thème qui risquerait de la démunir. Inutile de s'encombrer de ce genre d'échos quand on veut remporter une guerre d'égos. « Parce que t'appelles ça bosser ? La dernière fois que je t'ai vu sur le terrain, t'étais tellement shooté que tu t'es désapé dans un égout.  » Un ricanement poursuit le souvenir désastreux des révélations muettes. Situation qui a désamorcé une partie de l'amnésie. Joan aspire l'air pour en chasser les réminiscences. Pas le moment de se laisser aller au passé alors qu'il suggère de nouvelles violences. La milicienne se rapproche de lui, le regard rivé sur le sien. Leurs bustes se cognent pratiquement.  « Me fais pas rire. T'as pas les couilles pour ça, Ezio. » Sans sourciller, redoublant d'intensité, les prunelles laissent filtrer une émotion différente. Un peu de Chiara. « Puis, je croyais que la noyade, ça t'aurait suffit. Mais peut-être que ça t'a rien fait, faut croire. » La voix un peu instable, l'effet totalement loupé. Même elle ne peut utiliser cet argument contre lui. Elle recule, reprend contenance en ramenant son attention sur le cadavre à proximité.

Déjà une autre bataille pour distraire la douleur. Heureusement, il semble toujours plus simple de se lancer dans ces combats perdus d'avance que de se pencher sur les plaies ouvertes. Un rire lui échappe, la langue coulisse contre la dentition. Elle se délecte de sa mauvaise humeur autant que possible. « Ouais, je lui ai érigé un petit culte. Je me fous à poil tous les soirs de pleine lune et je sacrifie les parties génitales de petits merdeux dans ton genre en son honneur. Mec, elle a réussi à te foutre en taule et à te faire subir la vie, c'est mon idole. Si je la croise, je lui demande sa signature sur mes seins. » Si proche de l'explosion. Son antipathie est presque organique, elle occupe l'espace et fait de lui, un pantin si facilement manipulable. Il suffirait d'un seul petit élément, une seule petite provocation pour le voir perdre définitivement toute retenue. La trentenaire mobilise son imagination dans ce but quand il fauche ses projets de son ténor rocailleux. Joan relève le menton et le détaille. Que cherche-t-il ? Prudemment, elle fait celle qui ne comprend pas. « De quoi tu causes ? Sa jolie petite histoire de comment elle t'a baisée en beauté sur le coup de la taule ? » Mais la panique la talonne. Peut-être qu'il sait. Peut-être qu'elle lui a dit après avoir rectifié son bobard.

La bouche s’entrouvre, se referme. Les mots se bousculent dans son crâne. Bluffer. Esquiver. Ou attaquer. Quelle option pour le meilleur résultat ? Une confirmation lui plairait. Pourtant, elle s'est promise de ne rien révéler. De la protéger. Tout s'embrouille toujours plus alors elle agit avant d'offrir à son mental le temps nécessaire pour la fracture. « Qu'est-ce que tu sais, toi ? Elle t'a dit quoi ? Et te fous pas de ma gueule. »  L'urgence instaure un rythme démentiel au cœur tandis qu'elle s'empare des bras du métamorphe et les serre avec force. Toutes ses vérités au bord des lèvres, tant de pensées consacrées à cette résurrection et personne avec qui les partager. Un poids qui pèse sur la poitrine. Mais n'est-il pas le pire choix pour s'alléger de cette révélation ? Elle tente de semer un indice pouvant se retourner en complot au besoin, contre lui. Du moins, l'envisage-t-elle sous cet angle. La stratégie, toujours pas son fort. « Je l'ai débusquée à la baraque de Cora, après sa mort. Avant qu'elle foute ta tronche derrière des barreaux. » Rencontre désastreuse, terrifiée par ce qu'elle venait lui annoncer. Par ce qu'elle ne pouvait pas encore affronter. Et par ce qui n'a semblé être plus évident que maintenant.

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MessageSujet: Re: Who is in control ? [PV Stain]   Mar 30 Aoû - 20:16


Il ricane lorsqu’elle lui rappelle la finalité d’une de leur mission commune. Elle marque un point, il était défoncé. Totalement. Lui qui s’était lancé dans une entreprise autodestructrice. Se démolir le cerveau pour ne plus penser. Découvrant les merveilles de la drogue et ses effets secondaires. Le loup l’a mise sur le côté, ayant vu ses ravages en prison. Préférant garder la tête froide, déjà suffisamment en bordel pour ne pas en rajouter de nouvelles couches. Il secoue la tête, dément totalement les paroles de la brune et agite les doigts devant son nez comme pour balayer les mots. « - J'étais pas shooté, je voulais t'impressionner Précieuse. Au fond, je crois que j'ai un faible pour les nanas qui parlent comme des charretiers et avec des nichons de gamines. » Les mains se lèvent, et pelotent le vide au niveau de la poitrine de Joan. Le séduisant sourire d’un beau dépravé sur les lèvres. Lui qui a déjà sombré dans l’inceste, au point où il en est, pourquoi pas ne pas remplacer ce qu’il a perdu avec la jumelle ? La seule idée le rebute. Aussi charmante à regarder soit-elle, il considère Joan comme une sœur. Une emmerdeuse qu’il aime telle qu’elle est et qu’il aimerait ne pas bousiller. Lui et sa manie de fracasser tout ce qu’il touche. Tout ce qu’il aime. C’est peut-être pour ça qu’il s’efforce de lui mener la vie dure. Pour qu’elle le déteste et ne fasse pas la connerie de s’attacher. Parce qu’il ne le mérite pas. Les corps manquent de se heurter et elle le provoque. Dans un battement de cils, le milicien penche légèrement la tête sur le côté. Du noir dans les yeux, braqués contre les pupilles sombres de la demoiselle. « - Tu veux parier ? » C’est l’assassin qui parle, qui se colle sur ses lèvres alors qu’elles s’étirent en un rictus sombre et annonciateur de malheur. Il ment, comme un arracheur de dents. Il en serait totalement incapable. Incapable de refaire la même erreur que durant sa première existence. La sauver, pour ne pas la perdre une seconde fois. Chiara. Et Joan. L’une comme l’autre, il refuse de les perdre. Trop con pour l’admettre, Stain continue de s’engouffrer tête la première dans sa bêtise. Il hausse les épaules, et fait mine de réfléchir. Laisse le silence retomber, pour prêter l’oreille aux bruits alentours. Les pieds raclent de l’autre côté de la pièce, ces guignols de collègues toujours présents mais trop occupés pour seulement se soucier de lui et de la supposée rebelle qu’il est censé coffrer.

« - J'ai du mal avec les baignades dans les eaux sombres, ça m'a un peu coupé l'envie de barboter tu vois. » Il sent l’instabilité dans la voix de l’américaine. Fait de son mieux pour ravaler la sienne tant le souvenir lui fait mal. C’est un retour de flamme qu’il se prend dans la gueule, la force de regrets qui sont censés ne plus faire partie de sa vie. Quitte à être un monstre, il a pris l’habitude de se débarrasser de ces choses qui l’encombre. La raillerie dans la voix et le grotesque de ce qu’elle lui balance à la figure le fait sourire. Laisse pourtant de drôles de frissons barboter contre son échine, comme s’il craignait de la voir vraiment pactiser avec la Reine des neiges. Manquerait plus qu’elle idolâtre le Rafael et ce serait le pied. Il en soupire, blasé d’avance si un truc pareil venait à lui tomber sur le museau. « - Je m'en doutais. C'est quoi comme genre de sorcellerie ça ? La magie des boobs ? Fait gaffe quand même avec l'autographe, elle serait capable de confondre le stylo avec un scalpel. Ou un autre truc pas très clean et qui sert à tout sauf écrire. Tu veux que je te donne les coins qu'elle fréquente pour que t'aille agiter tes loches sous son nez ? » Elle se moque, il le sait, mais les vibrations dans sa voix prouvent qu’elle le tient. Que la seule mention de ce que la Grimes a pu lui faire, continue de lui brûler le ventre. La prison, la mise à mort à long terme qu’elle lui a infligé avant de se rétracter. Le bobard qu’elle lui a balancé la dernière fois que leurs routes se sont croisées. Il refuse d’y croire et d’une certaine manière, il espère que Joan ira dans son sens. « - Me prend pas pour un con complet. » Le regard qu’il peut poser sur elle montre que l’agacement est en train de lui monter au nez. Il agite la main, soupire de lassitude. Les questions se retournent, le dialogue de sourds qui lui donne l’impression qu’il perd son temps. Le geste le surprend pourtant, le contact des mains de la peacekeeper contre ses bras, et la prise qu’elle resserre. Le loup cille, interdit par ce soudain élan, étrange à ses yeux. Il ne bouge plus, la laisse parler sans rien dire, bouffant ses paroles sans la quitter des yeux. Le silence s’invite à nouveau entre eux, troublé par le souffle fatigué du changeur. Il pose avec douceur ses mains contre les bras de Joan, les agrippe avec les relents d’une étrange tendresse. « -Je l’ai attendu chez elle, pour régler nos comptes. Lui faire payer les tortures, le viol, la taule, et l’empoisonnent. J’ai voulu la buter, elle a avoué le truc pour sauver son cul. C’était elle, depuis le début. Toutes ces merdes, pour se venger de la mort de votre cinglée de demi-sœur… » L’aveu lui arrache la gorge. Affreusement virulent dans sa petite tête, il a encore l’impression de sentir Sa jugulaire battre sous ses doigts. Le loup se défait de l’emprise de la brune, recule de quelques pas, fébrile et vient poser son derrière sur une des boites plantées là par les trafiquants. « - Je l’aimais. Mais je crois que le message est clair maintenant. » Il le souffle pour lui, le cœur en morceaux, du froid dans le ventre. Le soldat se passe la main sur le visage,  presse ses doigts contre ses paupières avant de les laisser courir dans les mèches sombres de sa tignasse. « - Putain… » La rage dans le corps, de la peine contre le coeur, il bute du talon contre les planches de la boite, relève le nez et pose son regard sur la brunette.

« - Tu la crois ? Ca été possible avec toi. Anna pourrait vraiment être revenue ? » Les questions se pressent contre ses lèvres, lui raclent la langue. Il a le cœur qui bute, frappe avec hargne dans sa prison de chair. L’horreur au bout des doigts, juste là où sa peau à abîmer celle de Nymeria. Etrangler l’assassine et causer encore une fois la mort d’une Di Mercurio. Sans même le savoir, juste avec des doutes dans la tête du loup.

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MessageSujet: Re: Who is in control ? [PV Stain]   Mer 7 Sep - 0:21

Le contact qu’ils maintiennent, semble être la seule chose tangible dans ce décor appauvri de toute humanité.  La brune raffermit sa prise sur ses bras. Un peu plus tôt, elle s’est vue fuir, le maudire et le blesser à nouveau. Juste quelques minutes auparavant, alors qu’il mimait nonchalamment des gestes obscènes, elle aurait pu fracasser sa sale petite tête contre un mur à proximité. Mais les railleries désormais écartées, il ne reste que des âmes un peu froissées, des regards ébréchés par le temps écoulé, des mains écorchées et une fébrilité pour massacrer l’ensemble de cette structure qu’ils forment tout à coup. Pour un bref instant, le temps de quelques battements précipités, ils constituent un duo indéfectible. Une unité qui concède à la milicienne, une force insoupçonnée. Une conviction qui stabilise ses insécurités et annihile ses doutes. Sa confession se déploie dans sa poitrine à la manière d’un feu ravageant tout sur son passage. Rapidement, l’incendie se propage, calcine chaque organe et ronge l’os. C’est physiquement douloureux de perdurer sur cette parcelle de bitume maintenant. Maintenant qu’elle est certaine du retour de sa jumelle. Cependant, son cousin parvient à ébranler cette euphorie, à lui reprendre cette chaleur qui étreignait jusqu’alors son être tout entier. La perfidie de Nymeria ramène les interrogations à ses pieds, réforme les pensées enthousiasmées en nouveau mystère à explorer. Tellement d’inconnues pour un problème sans cesse renouvelé. Que leur restent-ils à faire ? La sorcière l’écoute sans jamais l’interrompre. Quand il se soustrait à ses paumes, elle garde la pose inutilement, les doigts retenant le vide. Le froid reprend ses droits sur sa carcasse. Le sens lui échappe chaque jour un peu plus. Depuis la mort de sa fille, elle tente de ne plus courir après un semblant de vérité, se résignant au seul concept à accepter. Il n'y a rien à comprendre à ce monde insensé. Et pourtant…

Ses bras retombent mollement contre ses flancs, ses quenottes emprisonnent sa lèvre inférieure. Il se débat avec ses démons quand elle embrasse les siens. Elle ne résiste même pas face à la peur, à la panique. A toutes ces émotions qu’elle exècre et chasse d’ordinaire. C’est ce qu’il la rend plus humaine sans nul doute et ce qu’il la rapproche de celle qu’elle était. La Joan d’avant ou la Chiara d’autrefois. Elles sont une seule et même personne. Maintenant, elle peut se l’avouer sans culpabiliser. Durant ces quelques secondes où la révélation prend toute son ampleur, la réincarnée n’envisage pas de réprimer ce qui l’unit au métamorphe et à la chirurgienne. Elle cède à l'envie, au besoin de tout partager. Après sa confession, elle se voit mal lui refuser cette discussion. Ses prunelles couvent la silhouette du loup, laissent échapper la ribambelle d’émois qu’elle subit face à cette réalité. Sa voix s’extirpe d’une façon étrange de son larynx. Ce ténor plus léger qu’elle employait quelques années plus tôt, calme, doux, posé. De cette intonation qui ne voudrait chiffonner quiconque, qui ne voudrait surtout pas perturber la vie qui se bouscule au dehors. « Je sais pas. Je crois que… Je crois que j’ai toujours été là moi enfin… Depuis la naissance de … » Joan. Cette double identité la perturbe toujours autant. La tête bascule vers l’arrière alors qu’elle soupire pour reprendre un peu de contenance. Quand elle s'approprie l'air, les mots s’alignent plus adroitement, plus fermement. « J’ai pas squatté subitement le corps d’une autre meuf. » Son flegme factice vole en éclats aussi subitement, ses paumes rencontrent son front. « Je sais pas comment. Je pige rien à ces conneries putain. Les trips réincarnations, dimension astral et autre connerie de voyance qui te raquette, ça a jamais été ma came. » Un léger rire déchire le silence, il tient plus du gloussement que de la franche hilarité. Nerveux, incontrôlé. Le mensonge, l’empoisonnement, est-ce que Susanna est réellement bien là-dedans ? Plus chamboulée que jamais, la trentenaire redresse son menton pour cueillir visuellement le visage allié. « Elle a toujours été la plus revancharde de nous deux, hein ? » Ses paupières se referment une poignée de secondes pour apprécier le poids des souvenirs encore morcelés.

Les mains rassemblées devant la bouche, on pourrait penser qu’elle se met à prier. Après un mutisme entretenu dans des extensions relativement grotesques pour la grande gueule qu’elle est, elle hausse des épaules. Comme si elle abandonnait le combat, rendait les armes. Rien ne pourrait jamais être rationnellement justifié. « Enfin, t’es bien devenu un sac à puces après. Alors je suppose que ouais… C’est possible. Mais je me demande… La sœur Grimes alors. Elle est où bordel ? Elles sont à deux à squatter le même corps, comment ça se passe ? » Comme si la situation n’était déjà pas assez compliquée, il fallait en plus qu’un membre de la famille de Declan soit impliqué. Ce seul fait entretient son agitation, renouvelle l’anxiété. « J’y comprends rien putain. » Comme pour faire bonne mesure avec le chaos interne, son pied se fiche dans le cadavre juste à côté. Le sang s’agglutine un peu sur la semelle, couleur hypnotique qu’elle décortique avec intérêt. Les propos remontent lentement dans son esprit engourdi par la déclaration. Il faut qu’elle conjure les sentiments contradictoires, qu’elle les expulse de sa poitrine. « Non puis vas-y, cause pas d’amour, me fais pas gerber. Viens pas me faire croire que t’es équipé pour ça. T’as buté sa sœur du con, tu croyais qu’elle allait te le pardonner comment au juste ? Pas avec un bon vin et une bonne baise, déjà que t’as sûrement pas le matériel pour y prétendre. T’as pensé qu’à ta gueule en tuant Gemma. Viens pas chialer dans mes jupes maintenant parce que je suis pas prête non plus d’oublier ce que t’as osé faire. Alors Roméo, tu peux ravaler tes poèmes rédigés sur du papier chiotte. T’as cherché ce qui t’es arrivé. » Le regard se fait assassin. Le pêché mentionné, souligné et déclamé par son instigateur a réveillé de nouvelles douleurs en son sein. Elle compte bien se les rappeler avant de finir par revenir chercher un semblant de réconfort auprès de lui.

Néanmoins, elle perçoit son chagrin et sa sincérité. Juste assez pour ajouter quelques précisions à l’acide déversé. « T’es toujours en vie, c’est qu’elle voulait pas te crever vraiment. » Son élan de compassion est très vite sectionné par sa fierté. « Ah ouais et que ça soit clair, la prochaine fois que tu me reluques les nibards ou que tu fais genre t’as une chance de me les tripoter, je te coupe ton cerveau. Tu sais le seul dont tu te sers, entre tes cuisses. Puis comme c’est pas bien gros ça explique doublement que tu sois si con. » Un sourire moqueur cherche à se hisser sur ses traits crispés, déverse sur son faciès, une grimace inquiétante en créant des angles particuliers. « Dire que je lui ai foutu les jetons et t’as manqué de la buter. Quel portrait de famille, putain. » Le constat tombe. L’américaine émet subitement un rire hystérique, à gorge déployée. Ses nerfs lâchent totalement. Comment a-t-elle vécu cette résurrection ? Comment a-t-elle accueilli le changement ? Comment peut-elle se sentir si ce n’est plus seule que jamais ? En reprenant difficilement son sérieux, elle articule ce qui la travaille à part égale depuis cette fameuse rencontre impromptue. « Elle m’a dit elle-même que c’était l’autre tête nœud qui l’avait butée. Rafaele, Rafael Mon-truc-muche-de-mes fesses là. On peut pas le laisser errer librement en sachant ça. » Son attention se repose sur son vis-à-vis. A défaut de réussir à le supporter, peut-être pourraient-ils au moins collaborer dans le but de nuire au meurtrier. Peut-être que c’est aussi un bon prétexte inconsciemment pour se rapprocher de celui qu’elle s’entête à détester. Peut-être qu’elle voudrait avoir un jour l’impression d’appartenir à une famille normalement constituée. Non. Ça ne sera sans doute pas pour cette vie non plus.

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MessageSujet: Re: Who is in control ? [PV Stain]   Ven 9 Sep - 20:21


Les mots se sont arrachés de sa poitrine. Comme un rappel à l’ordre qui claque contre la chair mais qui ne laisse aucune trace. Il est un habitué de ces élans de douleur assassins, les marques blanches gravées à jamais contre la peau de son dos. Mais ce qu’il ressent en ce moment est un assemblage bien plus intense que le feu laissé par la morsure du fouet. Opéré à cœur ouvert, le cœur en lambeaux pendouille de sa poitrine. Le loup souffre mais il s’efforce de ne rien laisser paraître. Rester le connard de service plutôt que de dévoiler plus encore le mal qui le ronge. Ce gouffre sans fond qui lui tend les bras à chaque fois qu’il se penche au-dessus. Sous la pulpe de ses doigts, il a encore l’impression de se sentir la peau de la chirurgienne. Le battement des veines prêtes à exploser. La peur qui pulse et qui supplie d’arrêter. Sa voix dans sa tête, celle de la Grimes qui se mêle aux notes plus chaleureuse du timbre de sa cousine. Anna, dans les moindres recoins de son être. Il l’a dans la peau, vulgairement, depuis toujours. Elle le bouffe à chaque inspiration, comme une drogue trop fortement dosée. Il avait fini par s’y faire, ressentir le manque de son absence tout en se disant qu’il parviendrait à se sevrer. Maintenant que le doute lui écrase le cerveau comme une éponge que l’on presserait trop fort, le vide revient. Toxicomane, rendu dépendant d’une autre. Pas de Marie-Jeanne, mais un mélange plus violent. Plus puissant. Anna, Cora, les deux, il s’en fout, elles sont une pour lui. Nymeria s’il doit l’ajouter à l’équation, se faire des plans à trois avec toutes celles qu’elle a pu être. Ca s’arrache sous sa peau, et Stain soupire. Plaque sa main contre sa poitrine, froisse le tissu sombre de sa chemise pour tenter de garder la tête hors de l’eau. Se noyer dans ses remords, la merde et l’horreur. Il écoute du mieux qu’il peut les paroles de la brune. Sans trop comprendre, les sourcils se froncent alors qu’il tente de rassembler les pièces d’un puzzle qui le dépasse. Trop con, trop ignorant pour seulement comprendre, envisager l’étendue des pouvoirs que ceux de cette race qu’il déteste peuvent posséder. Il secoue la tête, crache son désaccord dans un mouvement brusque. « - C’est pas possible. Elle pouvait pas déjà être là-dedans. Elle était encore en vie quand l’autre… » Ca le dépasse, totalement. L’impuissance du silence lui vrille le ventre. Ses pauvres neurones courant après du vent, des pensées qui se percutent pour exploser en feu d’artifice d’incompréhension.

L’ébauche d’un sourire amer se pose sur ses lèvres. Pour lui avoir pourri la vie depuis le jour où ils ont été posés l’un devant l’autre, l’italien approuve. La plus bornée du groupe, la plus apte à faire les coups en douce pour obtenir réparation. Elle l’a changé en monstre pour ses erreurs, pour avoir ruiné sa vie. Prête à le voir crever pour avoir eu la merveilleuse idée de débarrasser ce monde de merde d’une pauvre folle. Les doigts malhabiles viennent gratouiller les poils sur son menton. Racle la surface pour essayer de se glisser plus loin. Lui qui n’a pas été foutu de remarquer de changement dans le comportement de la chirurgienne, il est bien mal placé pour répondre à ces questions qui lui tombe sur la gueule. « -C’est un truc que vous faites souvent, fourrer une bestiole dans le bide de quelqu’un d’autre juste pour s’amuser. Je crois pas qu’elles soient deux là-dedans. J’en sais rien… » Et ça le frustre. Ca se voit sur son visage, les traits qui se crispent et ses doigts qui s’enroulent avec hargne. Il n’a jamais cherché à mettre son nez dans les affaires des sorciers. On lui a appris à les détester, à les traquer pour mieux les exterminer. Certainement pas à les comprendre. Ses connaissances du monde occulte sont archaïques, ancrées à son passé. L’Inquisition encore présente dans sa tête, il sait qu’ils sont capables de changer en monde, de faire exploser la douleur dans l’esprit des autres par la pensée. Trop de choses qui l’intriguent autant qu’elles le gênent. Elle lui crache à la gueule et il serre les dents pour encaisser. Il n’a pas à justifier ce qu’il a fait, il n’en a pas envie. C’était se débarrasser d’une tique affreusement emmerdante pour arrêter de se gratter sans arrêter. Elle ou lui. Et il ne se voyait pas attendre que l’envie de lui recoller une hache dans le ventre lui trotte dans la tête. Qu’elle monte encore une fois Cora contre lui. Il n’a pas réfléchit aux conséquences, trop borné, persuadé que la machination ne viendrait pas à la surface. « -Me sors pas le refrain de la petite sœur brisée par la mort de son aînée. Tu la connaissais pas en fin de compte, t’as pas eu à supporter ses conneries et ses élans de folle sadique. Gerbe si ça t’amuse, je te demande pas de me filer un mouchoir. » Le fauve blessé attaque, grogne face à l’intruse qui l’empêche de lécher ses plaies tranquilles. Sa faiblesse qu’il a laissé voir trop facilement. Il n’a jamais pris la peine de se cacher face à Chiara. Confiance aveugle. Il ravale son venin, s’apprête à répondre mais le rire d’échappée d’asile lui coupe le sifflet. Stain la regarde un moment paumé. Ca y est, elle aussi tarée que le reste.

La claque dans la gueule. Le prénom qu’il ne faut pas lui balancer à la figure qui vient s’écraser contre ses oreilles. Le milicien se fait violence pour rester impassible. Hermétique à ce truc qui hurle sous sa peau à s’en exploser les cordes vocales. Le voir mort, il n’espère que ça. Mais s’est résigné. Son séjour en prison servant de catalyseur, enfermant sa haine dans les recoins de son crâne et la privant de corps. Elle le pousse à serrer les poings, claquer des dents mais rien de plus. Incapable qu’il est d’en finir pour de bon avec cette raclure. Parce qu’il n’aura pas le dessus sur l’autre loup. « - Je t’aiderai bien à t’occuper de son cas, mais j’ai un cerveau trop petit pour ça. Et pas les couilles qui vont avec. » Il le crache, ironique à en crever. La voix cassée, froide. Plus qu’il ne le voudrait, mais l’italien digère pas les moqueries de l’emmerdeuse. L’égo fracassé retrouve toujours son éclat pour mieux se faire démolir. Il joue d’allusions scabreuses, pousse au vice, mais en mauvais joueur qu’il peut être, se reprendre le revers de la médaille dans la tronche, il n’apprécie pas vraiment. Elle le cherche, et il répond sans broncher. Pour se mordre la langue ensuite et retenir l’envie de lui en coller une. Il l’a fait une fois, il s’interdit de recommencer. Dans un soupir, Stain se relève. Du plomb dans les reins, les vertèbres coulées dans un ciment qui est en train de prendre. Rester trop longtemps immobile rouille les articulations. Lui rappelle qu’il est cassé, en profondeur. Que les soudures sont fragiles et ne parviennent pas à combler les failles. Ca aussi ça l’énerve. A choisir, il aurait peut-être préféré crevé sur le lino de l’infirmerie. Lui offrir ce qu’Elle voulait. Et revenir la hanter pour bien lui pourrir la vie. Garder un œil sur Elle malgré tout, mais lui pourrir la vie. Comme elle a pu pourrir la sienne. Echange de bons procédés, amour vache ancré en eux depuis trop de temps pour qu’ils agissent autrement.

« - Tu peux rien faire contre ce con. Il a le Gouvernement qui lui lèche le cul, tu le touches, et t’as tout le bazar qui va rappliquer. » Lâche-t-il, tapotant des doigts sur les caisses jusqu’à atteindre celle qui a été ouverte par les trafiquants. Il se penche et scrute le contenu avant d’y plonger la main. Et en sortir quelques fioles, qu’il fourre dans ses poches sans plus de cérémonie. Ca lui fera pas de mal de se démolir un peu le cerveau. De temps en temps. « - Je suis déjà passé par la case prison, j’ai pas envie d’y retourner pour avoir buté ce salopard. Fait ce que tu veux, si avoir ta trombine sur la prochaine photo de famille compte tellement pour toi. T’as du temps à rattraper après tout. Je te cède ma place, j’ai assez donné avec tes frangines et les beaux-frères complètement fêlés. » Il se décharge de ce poids qui lui écrase le cœur. La dévotion qui s’y accroche mais qu’il essaie d’ignorer au mieux. Le fauve, trop fatigué pour s’accrocher, même s’il sait qu’il lui reviendra si Elle le lui ordonne.

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MessageSujet: Re: Who is in control ? [PV Stain]   Dim 25 Sep - 14:27

Les mystères rongent l’os. Autant de fuel pour l’esprit que de douleurs pour l’organisme. Le silence s’impose entre deux incompréhensions, projette une tension nouvelle sur les traits des égarés. La confusion s’entretient, tous deux piégés à la jonction de ces deux époques. Joan aimerait pouvoir tendre les bras, devenir le lien entre passé et présent, unir les deux pôles. Cesser de subsister dans cet entre-deux ravageur. Concilier les vérités d’autrefois et d’aujourd’hui comme elle parvient à équilibrer les deux parts de son être à chaque instant. Pourtant, Joan sait mieux que quiconque qu’à vouloir colmater les fissures, on finit par s’écorcher les paumes contre la brique. Ce qu’il reste des réminiscences, git au creux de leurs prunelles. Des résidus d’un autre âge qui souillent la rétine de nouveaux cauchemars. Fébrile, la sorcière détaille ses traits en quête d'apaisement. Elle sait qu’elle ne pourrait le dénicher en plus mauvais endroit. Stain ne réveille que des souffrances antérieures, n’accentue qu’une impuissance entretenue par les siècles d’absence. Il est autant le feu que la glace. Et la brune ne peut endurer ces contrastes, souffrir par le froid et puis, par la rage. Un incessant ressac entre deux états contraires. La fièvre à déplorer à chaque retournement. Le mutisme n'intervient que pour souligner ce fait. Par chance, des paroles lui échappent enfin, subliment leur ignorance. Phénomène chaotique qui la laisse perplexe. Des âmes en fuite et des corps hantés. Un procédé de plus en plus vague. Pourquoi sont-elles tenaces à ce point ? Est-ce que Gemma erre aussi ? Chaque question en soulève une nouvelle. La réincarnée en a la tête plus lourde. Lassée, elle finit par écarter tous ses cheminements vains pour se focaliser sur le métamorphe. Ses mots la heurtent un peu trop vivement. Le sujet mettant ses nerfs à vif, celui qu’elle esquive dès qu’elle le peut. Autant qu’elle fuit lâchement sa création. Le spasme aortique qu’il a déclenché se mue déjà en légère panique.

Tout en se mordant les lèvres frénétiquement, la fausse mafieuse serre les poings, gardant un contrôle relatif sur son instabilité. Elle réagit à l’offense comme un gosse pris en faute. « De quoi ? Vous ? Qu’est-ce que t’en sais putain ? » Il ne peut pas savoir qu’elle a réellement déjà transformé quelqu’un. En analysant la situation rationnellement, elle sait que c’est impossible. Ses songes teintés d’amertume, de culpabilité ne lui permettent pas de s’appuyer sur ce constat. Les adjectifs que Declan a apposé spontanément à sa nature lors de la révélation et qui ne cessent de la poursuivre depuis, jouent un rôle primordial dans ce désordre mental. Pour pallier aux sentiments désarticulés,  ses cris se font plus oppressants, ils dépassent très vite sa pensée et ne répondent qu’à une peine ultérieure. « Bordel de merde, vous avez tous un sérieux grain. Dès que les bestiaux croisent une putain de sorcière, ils se mettent à cracher leur merde. On est pas toutes des garces dont le but c’est de foutre des poils ou des plumes sur la gueule de petits merdeux dans ton genre. Est-ce que je demande à toutes les bestioles que je croise s’ils sont tous aussi cons que toi ? Puis venant de la raclure que t'es, ça me fait doublement marrer. Arrête de te plaindre, putain. » Elle en a trop dit déjà. Son souffle repris, la trentenaire détourne les yeux, accuse la salve suivante en serrant la mâchoire. Tout ce qu’elle parvient à répliquer tient sur une seule ligne. « Va te faire foutre. » Pour Azzura. Pour le rappel de sa mort prématurée, de son manque de temps passé en compagnie de sa famille. Pour justifier le meurtre aussi simplement.

La haine va, vient comme toujours et la frustration s’amplifie toujours plus. La rage anime le faciès voisin, aux prises avec une lutte similaire à la sienne. Cette farouche animosité courant sous la chair, un millier de chevaux au galop, martelant les muscles de leur sabot. La revanche impossible, l’injustice criarde. Elle le constate mais l’écoute pourtant défaire ses attentes d’un pragmatisme dérangeant. En retournant ses insultes contre elle, il s’assure de se défiler dans les règles. L’américaine ricane, recule. « T’es vraiment qu’un putain de lâche. » Le regard devient glacial, il suit la progression du changeur très méticuleusement tandis qu’il enfourne dans ses poches une partie du magot. Le sang de la milicienne ne fait qu’un tour. « Pauvre petit chaton en mal d’amour et de reconnaissance. » Cinglante par principe mais les paroles ne semblent plus suffire et le problème que représente Rafael s’efface au profit de ce que son cousin laisse sous-entendre de ses actes.

D’un pas décidé, elle se rapproche brutalement de lui. Elle n'en peut plus d'assister à pareille déchéance. « Putain mais t’es qu’un con ou quoi ? En quoi ça t’amuse de te démolir comme ça. » Parfois, il lui rappelle Ezekiel. Son cœur s’ébrèche. Au fond, d’une certaine façon, le loup se rapproche très facilement de la conception qu’elle se fait des relations fraternelles. Il a rempli ce rôle dès le départ. Le remplit encore maintenant malgré elle. Elle ne peut sauver aucun de ses frères de toute évidence. Mais ça ne veut pas dire qu’elle s’arrêtera d’essayer. Ses mains glissent sans plus d’avertissements dans les poches de l’italien, en tire les fioles brutalement pour les jeter à terre avec hargne. Les morceaux de verre se dispersent à leurs pieds, répandant le liquide sur le bitume. D’une voix plus forte, plus ferme que jamais, la trentenaire hurle, aux portes de l’hystérie. « Tu sais même pas ce que c’est que cette merde. Moi, j’ai déjà vu certains effets. Fais pas le con. T’as envie de crever à ce point ? » Ses souhaits parfois clairement exprimés s’évanouissent pour tendre la réalité sous les yeux du drogué.

Poussée à bout par les confidences, se sentant plus proche aussi de lui par leurs aveux, l’affection se délivre avec violence. Ses doigts agrippent à nouveau ses bras mais avec beaucoup plus de brutalité, elle se met à le secouer d’avant en arrière. « Arrête de te foutre en l’air, bordel de merde. T’es peut-être qu’un sacré enfoiré qui emmerde le peuple mais … » Mais elle ne parvient pas à achever sa phrase, à baisser totalement ses défenses pour qu’il sache qu’elle tient à lui. Le volume sonore chute, ses paumes se rassemblent sur le visage de l'égaré. « Mais merde, Ezio. Reprends-toi, je sais pas. Fous-toi un coup dans la gueule, bouge ton cul. T’es encore en vie, putain. Arrête de bousiller tes chances. » Un soupir, elle le relâche et fait courir ses prunelles sur le sol. Finalement, Chiara n’est jamais très loin. Aussi fort qu’elle puisse le vouloir, elle ne parvient pas à la distancer, à se parer d’insensibilité, d’égoïsme. Pas quand ça concerne ceux qui comptent. Ses seules attaches.

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MessageSujet: Re: Who is in control ? [PV Stain]   Jeu 29 Sep - 20:13


Toucher là où ça fait mal sans même le vouloir. C’est une habitude pour lui, de ranger tous les sorciers dans le même panier. De se dire qu’ils ont tous, un jour, ressentit le besoin d’enchaîner un autre être humain à leurs pieds. Saloperies trouvant le jeu marrant. Il n’ira pas vraiment cracher sur cette malédiction, elle qui lui a offert bien plus qu’il ne l’aurait jamais espéré. Sans son loup, il aurait déjà abandonné depuis bien longtemps. N’aurait certainement pas survécu à ces sept siècles d’errance, fauve mort avant même d’avoir pu quitter les terres d’Italie. Alors ça le fait rire quand elle défend les siens. Il hausse une épaule tout en la laissant cracher sa tirade, la brune qui se fait le porte-parole de tous les sorciers de cette ville pourrie. C’est trop tard pour essayer de lui insuffler une autre façon de penser dans la tête, son cerveau a été ravagé par l’Inquisition. Moins extrême qu’il n’a pu l’être, la sorcellerie lui donne toujours l’impression d’être bouffé par une armée de tique dès qu’il en entend parler. « - Tu m'excuseras mais jusqu'à présent, c'est plus du côté des garces psychotiques que vers celui des gentilles que la balance penche. On m’a éduqué comme ça, c’est trop tard pour me faire changer d’avis. » Crache-t-il sans douceur. Bien sûr elle ne sait rien de ce qu’il a fait après sa mort. Ce que sa disparation a entrainé, la chute de son monde. Le sien, celui d’Anna. La destruction d’un univers qu’ils croyaient tous inébranlables. Il suffit d’une connerie pour tout détruire, un coup de dans le tas de domino qui s’effondre inlassablement jusqu’à ce qu’ils soient tous à terre. Ca fait un sacré paquet de domino depuis le temps qu’ils se fracassent les uns les autres. « - Ma pauvre si tu te mets à parler aux animaux en pensant qu'il y a un humain en dessous, ça devient grave. T'as bu trop de flotte, ça t'a ramolli le cerveau. » Un rire ridicule lui échappe, illustre la stupidité de ses paroles alors qu’il s’autorise à rajouter un regard perplexe en direction de l’américaine. Comme s’il la voyait pour la première fois, et qu’il se retrouvait face à une fêlée du bocal en puissance.

Il acquiesce d’une moue mutine. L’arrogance dans les yeux, le loup relève le menton. « - Pas de problème. Je te demande pas si tu veux bien me présenter tes copines... » Lâche-t-il en levant une main en direction de Joan. Il bat l’air comme pour balayer l’idée, pas très confiant en ce qui concerne la santé mentale des copines de la demoiselle. Si elles parlent aussi aux animaux, il est préférable de les laisser dans leur petit zoo. Ce serait l’occasion rêvée pour tirer sa révérence, mais Stain n’en fait rien. Le dialogue de sourds continue, arrache des morceaux de leur passé commun. De ce présent chaotique qu’ils tentent de partager pour mieux piétiner leur futur incertain. « - Tout à fait Précieuse, je suis un lâche. J'ai plus de couilles, tu l'as dit toi-même. » Sans se départir de son cynisme imbuvable, le loup fourre des bouts de cargaison dans sa poche. Il se fout de savoir ce que ces nouveautés peuvent bien faire. Planer, gerber à s’en arracher les tripes, filer des super-pouvoirs à la Superman, le changer en poulpe, il en a absolument rien à foutre. L’italien reste impassible lorsqu’elle se rapproche, il joue des épaules et écrase la petite brune de toute sa hauteur, du vide sur la gueule. Et du feu dans le noir de ses pupilles. « - Mais merde Joan ! Ca me regarde si j'ai envie de me démolir, occupe-toi de tes fesses et on verra ensuite. » Arraché de sa trachée, plus rêche qu’il ne le voudrait il crève d’envie de la repousser. Qu’elle se casse la figure sur les cadavres qui traînent sur le sol et la planter là. En parfaite emmerdeuse qu’elle peut-être, toute seule pour mieux lui cracher toute sa haine à la gueule. Il ne sera pas là pour l’entendre et ça l’arrange. « - J'en serais pas à ma première tentative de suicide, ça me changera pas. Je m'en fous des effets, si ça peut abîmer ce qu'il y a là-dedans, tant mieux. » Le temps file entre ses doigts, le prive de toute tentative de repli lorsque les doigts s’agrippent à nouveau à ses bras. Le contact lui fait l’effet d’une baffe. Ramène à la surface l’attachement perdu dans les flots du Tibre. Rome en écho derrière les murs de la salle dans laquelle ils se tiennent. Mais quoi ? Le seul fait d’entendre son ancien prénom lui arrache le cœur. Ca fait mal, plus qu’il ne le pensait. L’envie de lui en coller une pour qu’elle émerge, comprenne que plus rien n’existe. Qu’il n’y a plus que le chaos. Les sourcils se froncent, le déni parfait sur les traits de fer. L’italien qui crache à la gueule de ces foutues chances qu’il ne veut plus. Elles sont inutiles, ne lui apporteront rien de plus que ce qu’il a déjà perdu.

« - Quelles chances ? Tu parles à un cadavre, il existe plus l'italien. Tu devrais le savoir. C'est une chance d'être encore là, à se traîner dans cette merde sans savoir quoi faire ? Tu t'imagines que sous prétexte qu'on te file une seconde vie, faut en profiter pour réparer ses erreurs ? » Son sang ne fait qu’un tour dans ses pauvres veines, la colère gronde sous la peau et fait vibrer son timbre. Le contact lui fait mal, mais il n’a pas la force de s’en défaire. Une part de lui crève d’envie de s’y accrocher, aux bras de la brune pour ne plus la lâcher. S’agripper aux restes de leur passé pour avoir l’impression, le temps d’une étreinte qu’il n’est pas seul. « - C'est pas comme ça que ça marche. T'étais pas là pour voir les dommages que ta mort a engendrés. T'étais pas là non plus quand tout a basculé une seconde fois. Tu veux venger tes sœurs ? Fais-toi plaisir, bute Rafael si ça peut te soulager. Moi et mes grains, on a plus à rien à voir avec ta famille. » Elle le lâche et Stain chancèle. Comme privé d’un appui salutaire, le froid bouffe sa peau et ses doigts se referment sur du vide. Le souffle au bord de l’agonie, le soldat s’arrache dans le silence, bute rageusement du pied contre les débris de verre. Nerfs en pelote, il se passe la main sur la trogne, la laisse lui gratter la nuque pour finalement lâcher dans un soupir. « - Je t’aime bien Précieuse, mais c’est plus mes affaires tout ça. » C’est à Joan qu’il s’adresse. A Chiara aussi peut-être, mais il n’en est pas vraiment certain. Avec le fébrile d’un handicapé des sentiments, l’italien tend la main et la laisse effleurer la tignasse sombre de l’américaine. La tendresse d’un fou qui vient trembler contre l’épaule pour mieux s’en éloigner. Il soupire et s’écarte, de quelques pas fébriles pour lui tourner le dos et s’approcher de la lourde porte.

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MessageSujet: Re: Who is in control ? [PV Stain]   Ven 7 Oct - 1:22

L’insulte écorche la sorcière. Elle sait à quel personnage, ce mépris est réellement dédié et elle ne comprend toujours pas comment ils ont pu en arriver là. Chiara tente de se raccrocher à ses souvenirs trop souvent fuyants pour déduire ce que la mort lui a repris. Des points de suspension, des lignes parfois complétées par Nymeria, parfois par Stain. Des phrases inachevées, des idées brouillonnes. De l’encre qu’on étale sur des débuts de vérité, du noir pour encombrer l’espace vierge. Le chaos serpente entre chaque verbe, chaque nom. Un résumé mutilé par des ressentiments et des orgueils démesurés. Une histoire que ces amants s’emploient tous deux à saccager à l’abri des regards. Joan affronte les conséquences, une nouvelle fois, sans savoir quelle place occuper dans un récit à ce point morcelé. Il n’y a aucun ordre attribué aux faits. Mosaïque aux couleurs défraichies qu’elle se plait à contempler pour dénicher une piste solide. Mais aucun panneau ne pourra la guider sur la route à emprunter. Aucun manuel pour lui dicter l‘attitude à adopter avec cet homme usé par un passé de plus en plus imprécis. Les yeux dans les siens, l’âme fixant à travers la rétine, le gouffre dans lequel il s’immerge sans jamais ciller. Ses bras aimeraient retrouver leur chemin contre sa carcasse, porter sa peine, la partager, la diviser par deux. Des considérations que l’américaine étouffe sous la multitude de griefs qu’elle lui a attribués. Des attentions que l’italienne ne peut s’empêcher de souhaiter, de vouloir susciter quand les failles lui permettent de s’exprimer. Cette fracture rend la trentenaire plus instable que jamais, plus imprévisible, irrationnelle. D’un extrême à l’autre, elle bascule. Un vertige pour l’enveloppe déchirée entre deux entités.

Le changeur se fait intimidant mais la rage coule dans les veines de la milicienne, embrase son organisme si voracement qu’elle ne sent pas la menace peser. Les propos du drogué volent au-dessus de son crâne dans un premier temps avant de la heurter brutalement. Un des thèmes les plus redoutés par la divorcé qu’il délie sans même mettre les formes. Des conclusions aisées à tirer quand on l’a suffisamment côtoyé. L’autodestruction criarde du loup ne semble jamais faiblir. Immuable, insondable, absolue, elle fait partie de lui inexorablement. Un fait que la brune ne souhaite pas accepter, ni même tolérer. Elle ne lui donnera plus raison à ce sujet. Secouée par ses nouveaux aveux, par sa propension au suicide, les mots s’agglutinent, roulent sur ses lèvres sans jamais prendre forme. Il peut dès lors profiter de ses silences pour déverser un peu plus sa haine, détacher tout ce qu’elle a construit dans les dernières minutes avant de finalement s’éloigner. Lâchement. Sans lui laisser l’opportunité de répliquer. Rageusement, la furie bondit dans sa direction, le rattrape. La paume agrippe l’épaule, l’oblige à se retourner. D'un mouvement vif et agressif, elle le plaque contre le mur le plus proche, les mains retenant sa carrure contre la paroi choisie. Les paroles s’échappent de sa gorge lacérée par la hargne. « J’étais peut-être pas là mais c’est pas par choix, putain. Tu le sais, ça, merde. Je voulais pas crever comme une merde, c’est quoi ton putain de problème ? Tu m’emmerdes profondément. Tu m’emmerdes Greyjoy ! » hurle-t-elle littéralement à bout de nerfs. Sa voix résonne dans le complexe, écho sublimant un silence macabre.

L’une de ses paumes attrape le menton de son cousin, soumet son regard au sien. « T’as décidé de te bouffer les couilles ? Tu les portes au cou, tes boules maintenant, c’est ça, l’histoire ? J’en ai rien à foutre que tu encadres plus ma gueule, rien à carrer de ce qui s’est passé ou pas entre Suzie et toi. Aussi longtemps que je pourrai l’ouvrir, que je pourrai te foutre mon poing dans la tronche, t’auras pas de répit. Je serai la saleté qui te colle à la peau, la merde que tu peux pas effacer. Tu peux te faire appeler Stain, tu peux croire que t’es rien d’autre que ça. Mais mec, je serai toujours là pour te rappeler qui t’es, ce que tu cherches tellement à oublier. Ça te fout peut-être la haine, peut-être même que ça dérange tes petits projets d’émo en mal d’adrénaline et d’attention. Tu peux te tailler les veines, te shooter, te gerber dessus. La vérité, c’est que si t’es pas crevé là maintenant, c’est que tu le voulais pas vraiment. Que quelque chose ou quelqu'un te retenait. » La férocité réarrange ses traits une énième fois, la colère se mue en réelle animosité. Une plaie qu’il a gratté de son ténor abimé, un point de suture qu’il a fait sauter. Des milliers de cris pour fleurir dans la tête de la réincarnée. « Puis me causer de mes soi-disant erreurs, putain. Quelles erreurs ? Celles de t’avoir accordé tout mon temps, d’avoir voulu t’aider ? De t’avoir aimé et traité comme un frère ? A moins que ça soit celles d’avoir canné prématurément ? C’était la faute à qui encore, rappelle-moi ? C’est à cause de qui si je me suis noyée ? » La lueur sauvage dans ses prunelles s’éteint brièvement devant la limite qu’elle vient de franchir. De légers frissons remontent son épiderme tout à coup glacée. Ses doigts abandonnent la mâchoire du soldat, se posent sur sa joue plutôt, avec une douceur qui ne lui appartient plus vraiment. Qui lui fait presque mal maintenant. De ces intonations dérobées au passé, elle tente déjà de réparer la haine propulsée. « J’ai pas voulu mourir si jeune et vous abandonner. Si c’est ça que tu me reproches, alors c’est que tu ne te souviens de rien. Tu ne te souviens pas de moi. » Le mirage s’évanouit très rapidement et elle recule aussi brutalement qu’elle s’est approchée.

Essoufflée et désormais fatiguée de lutter contre quelqu’un qui ne veut pas être aidé, elle conclut simplement sa pensée. « Et puis tu sais quoi ? Merde à ta prétendue névrose. Merde à tout ce que tu me racontes. Ton foutu déni, tu peux te l'enfoncer dans le cul. T’es pas le seul con de l’histoire à en avoir bavé alors viens pas me vendre de la prétendue culpabilité.  » D’un ricanement, elle ose ajouter « D’ailleurs, tu devais pas me coffrer ? » avant de laisser son amusement factice déserté son visage crispé.  Combien d’autres combats à mener ? Combien d’hésitations à endurer ? Pour combien de regrets à toujours plus déplorer ?

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MessageSujet: Re: Who is in control ? [PV Stain]   Mer 12 Oct - 19:53


L’afflux de venin se tarit. Ce flot incessant de rancœur envers son monde, l’aversion qui le ronger pour la connerie humaine, tout ce qui peut compter aux yeux des autres. Il pisse sur l’attachement, les liens qui relient les êtres humains les uns aux autres. Crache sur la tombe de sa propre perdition pour ne pas l’affronter, comprendre qu’il est condamné. Enterré dans les entrailles de sa propre peur, celle de se retrouver véritablement seul. L’italien s’efforce de cultiver sa solitude, comme un jardin secret que l’on ne veut pas voir disparaître. Il s’y accroche mais elle le bouffe, fait pourrir le cœur déjà mort, distille de la nécrose dans ses veines. Persuadé qu’il peut encore respirer, continuer à exister quand tout est tombé autour de lui. Il s’est cassé la gueule la première fois à la mort de Chiara. Relevé pour mieux se péter les dents quelques années plus tard, en insistant impuissant à la mise à mort de Suzanna. Recommencer des siècles après, voir la seule qui compte pour lui disparaître, comme ça, si facilement. Le retour de sa connerie qu’il se prend en pleine gueule sans pouvoir encaisser, se préparer au coup et l’éviter au mieux. Trop con pour réfléchir aux conséquences de ses fanfaronnades de gamin de maternelle. Trop con pour seulement imaginer qu’on pourrait lui enlever sa seule raison d’exister. Sa connerie élevée à son plus haut degré, celui duquel on ne plus tomber, revenir en arrière une impossibilité, la route condamnée par un barrage de débilités infranchissable. Sa première erreur, être sorti d’entre les cuisse de sa mère, d’avoir échappé à la folie assassine de son propre géniteur, malade congénital capable d’assassiner la pute qu’il a engrossé et ceux présent pour assister à la naissance du fils prodigue. Et lui qui marche enfin sur les traces de ce père qu’il s’est efforcé de haïr pendant toute sa première existence. Des années à se persuader qu’il n’avait rien en commun avec ce monstre, pour finalement le surpasser en beauté. Damné dérangé, les remords en option quelque part dans son cerveau. Du rien à foutre dans la poitrine, parce que de toute façon plus grand-chose ne bat là-dedans.

Elle l’emmerde, la petite américaine qui lui vomit toute sa gentillesse à la gueule. Parce qu’elle lui rappelle qu’une petite part de lui est encore capable de tenir à quelqu’un. De s’inquiéter pour autre chose que son cul. Il ne lui dira pas, parce que ça lui arracherait la langue de l’admettre. De faire ployer son maque de parfait connard. Alors il la laisse cracher sans sourciller, la force de répliquer paumée quelque part entre ses deux oreilles. Le cerveau qui se déconnecte pour encaisser plus facilement, un sourire sombre sur les lèvres pour marquer le coup. Le rictus perdu entre un "j’en ai rien à foutre de ce que tu me dis, cause toujours" et la caresse d’une affection déroutante. Elle l’amuse la petite brune, dégèle le congélateur dans lequel il a foutu le morceau de chewing-gum faisant office de cœur. En pantin docile qui se fait fracasser par la gamine en pleine crise de nerf, les pupilles noires rivées à celles de la milicienne sous couverture. Il se noierait dans ces bulles sombres, sans réfléchir. Les doigts qui se posent contre sa joue, ce soupir étrange qui lui échappe. Du soulagement dans les veines, le cœur qui se contracte pour mieux faire pulser l’ébauche d’une douceur atrophiée sur son visage fatiguée. Les paupières se ferment un instant, et le fauve se laisse prendre au piège, se repose contre le contact éphémère. Il n’a pas envie qu’elle se rétracte, pas aussi vide. Ca lui laisse l’impression d’être encore plus seul lorsque la main se détache de sa joue, qu’elle lui balance un dernier ricanement à la gueule. L’italien se casse la gueule tout seul, incapable de tenir entre les parois de son crâne. Il se fout de la grossièreté, de la distance factice. Dans un élan poussé par une envie déroutante, le bras se tend, attrape la rebelle en formation pour l’attirer contre lui. L’emprisonner dans l’étau de ses bras et se perdre contre le sombre de ses cheveux. Caché sous la couche de merde, le besoin de contact hurle. Le pousse à renouer avec celui qu’il a été pour elle, la fusion de ces opposés qui se comprenaient à la perfection, du réconfort dans une seule étreinte. Une part de lui supplie, pour que l’instant perdure, n’a aucune envie de se faire rejeter dans cette réalité qui lui déchire le bide. Sa vie de merde qui le rend dingue, affole le loup dont les griffes raclent avec encore plus de hargne contre sa peau. Tout fout le camp et il ne peut rien faire pour arrêter la destruction. Ca lui échappe, l’absence de contrôle qui l’écrase sous un flot de doutes et d’angoisse. Détestable et violent pour faire face à la peur.

« - Je n’ai rien oublié, Chiara, c’est sûrement ça le problème. J’aurais préféré y passer ce jour-là, payer les frais de ma connerie à ta place. » Souffle-t-il, le murmure d’un aveu qui lui broie le cœur, sa plus belle erreur. Celle qui a tout précipité, foutre sa vie en l’air à cause d’une pauvre après-midi, et continuer d’en souffrir après autant de siècles. Les phalanges s’accrochent nerveusement contre les épaules de l’américaine avant de se résoudre à la lâcher. A contre cœur, il s’arrache de l’instant du malaise au ventre. « - Pour quoi ? Parler comme un charretier ? C’est pas valable comme charge. Et pour ta prétendue appartenance à la résistance, ça va faire marrer mes supérieurs c’est tout. Sauf si tu veux faire un tour dans l’arène, et amuser le public avec tes belles paroles, ça peut s’arranger. » Il se fout clairement de sa gueule, lui offre son plus sourire de sale gosse cynique à en crever. Le soldat traîne des pattes sur le sol, racle la misère sous ses semelles alors qu’il se rapproche de la lourde porte, la main sur la poignée. Le sérieux qui revient se coller sur sa trogne. « - J’ai besoin de toi pour me rappeler mes conneries, si je te coffre, tu pourras plus le faire. J’ai pas envie de reproduire mes vieilles erreurs. » Le murmure s’arrache de sa trachée, la sincérité qui lui démoli la langue et fait courir de violents frissons le long de son échine. La perdre, il ne le supporterait pas. Son dernier rempart contre le vide, sa petite dose d’emmerde et de lumière pour ne pas totalement se noyer dans sa noirceur. L’enfer dans lequel il se roule du mieux qu’il peut, parce que c’est plus simple que de se montrer sympathique. Dans un soupir, Stain ouvre la porte. Il se retient de jeter un regard en arrière par peur de changer d’avis alors qu’il esquisse un pas en avant. Un second pour s’éloigner et la laisser seule. La trêve qui ne durera pas, ce n’est pas leur genre. Se détruire pour mieux se retrouver, se souvenir et tout envoyer balader. Son mode de fonctionnement, depuis le début, c’est ancré dans ses veines, le sale gosse qui fait chier son monde pour mieux l’amadouer ensuite.

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