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 Breaking inside (.Kyran)

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↳ Citation : « Je suis un trucage humain qui aspire à devenir un homme sans trucages. »
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MessageSujet: Breaking inside (.Kyran)   Jeu 21 Juil - 21:11

BREAKING INSIDE

feat Kyran R. Hogan & Aleksi S. Lenaïk
I caught a chill and it's still frozen on my skin. I think about why. I'm alone, by myself. No one else to explain how far do I go? No one knows. If the end is so much better, why don't we just live forever. I don't want to live. I don't want to fall and say I lost it all. 'Cause there's a part of me to hit the wall. Leaving pieces of me behind. And I feel like I'm breaking inside.

Le rendez-vous de l’infortune. La rencontre qui ne doit pas être vue mais qui est vitale. Elle l’est devenue. Ce qui n’était au début qu’une petite curiosité c’est depuis changée en une monstrueuse nécessité. Le besoin de se perdre pour ne pas se retrouver. L’envie même d’exister a été oubliée. Au milieu de cette rue déserte et nauséeuse où rien ne traîne hormis la crasse. Le sombre pour cacher le méfait. A mesure que les pas se rapprochent, le cœur s’accroche à sa débandade, hurle et les gestes se font plus hâtifs. A mesure que les effets s’estompent, c’est le besoin qui revient s’accrocher au corps et le malaise qui creuse ma propre tombe. Ces vertiges au bord du vide et la douleur dans la poitrine. S’arracher le cœur et les organes défaillants pour ne plus souffrir. Ils viennent et s’en vont, ces maux étouffants. Une fois le venin hors de l’organisme, il n’y a plus rien hormis le néant. L’ineptie de mon existence, ce rien qui est devenu mon tout depuis trop longtemps. C’est un réconfort au milieu des ténèbres, ma dose de lumière quotidienne. L’humanité à portée de doigts, le monstre qui se meurt un peu plus à chaque prise.

L’angle de la rue s’estompe et cède sa place à une nouvelle artère, plus étroite encore que la précédente. Les murs suintent, pleurent sous les coups de la chaleur qui écrasent la ville alors que le soleil n’est pas encore à son zénith. Portes et fenêtres condamnées pour détourner l’attention, et l’ombre d’une carcasse accolée contre une embrasure calfeutrée. « - T’es en retard, on avait dit onze heure. J’allais me tirer. » La langue claque contre le palais, en écho avec le ton revêche qui accompagne le ‘bonjour’ détourné. « - T’as le fric ? » C’est une question qui me fait soupirer tant elle est inutile. De sous le t-shirt s’extirpe un petit rouleau vert. « - J’en veux trois cette fois. » Le dealer louche dans ma direction, suspicieux. « - Avec tout ce que t’as pris l’autre fois, t’as déjà plus rien ? Tu les refourgues pas à ton compte après ?  » Il recule d’un pas et serre sa main contre le bord de sa veste. En repli pour protéger sa marchandise, dont les sacs plastique émettent un infime chuintement sous le geste. Les nerfs se tendent, s’arrachent et la mâchoire se crispe. J’en agrippe plus fortement encore mon piteux moyen de payement. Mon salaire qui y passe, la démesure de ma chute. « - J’peux pas prendre le risque. Ca s’fera pas cette fois. » Craché sur le sol comme une fin de discussion. Dans un reniflement méfiant, la silhouette se fait déjà vacillante. C’est l’indignation qui gronde sous ma peau. La peur au ventre à l’idée d’en manquer, de devoir passer une journée sans. Des frissons dégringolent le long de mon échine, les tremblements se font souverain le temps d’un battement de cœur en fin de course. J’ai le sang qui bouillonne, l’addiction dans les veines. Dans un sursaut, le corps sort de son apathie et s’agrippe à la présence de l’autre. Du sang sur le sol, la mort qui s’écoule dans le caniveau. Le trésor entre les mains.

[…]

Par un bout de grillage défoncé, l’entrée dans le sanctuaire abandonné. L’usine que plus personne ne fréquente, juste marquée par la présence de quelques résistants y ayant établi leur campement de fortune. Depuis bien longtemps déserté. Je suis le seul maître de cet univers décadent. Le seigneur de la ruine et de la vermine qui y traîne, sous la poussière. S’immiscer entre les décombres, le corps qui se plie à la volonté du décor. Le fantôme de l’usine désaffectée. L’abri de fortune aménagé à la hâte dans un ancien bureau surplombant le hangar principal, les fenêtres en partie calfeutrée par des feuilles de papier journal roussies par le soleil. Le refuge d’un fou, j’ai perdu le compte des jours. Une semaine, peut-être plus, ou bien moins, je n’en sais rien. J’ai déserté le studio misérable qui nous sert de logement. Abandonné la fraîcheur salutaire de mon repère à la morgue. Les dossiers qui s’entassent négligemment laissés à l’assistant légiste fraîchement promu. Ca ne me ressemble qu’à moitié, d’abandonner l’ordre et un travail que j’affectionne plus que tout pour le voir s’écrouler en mon absence. Pour l’or noir qui se rue dans mes veines, le monde extérieur n’existe plus. Disparaître, n’être plus qu’un souffle pour me laisser happer par mon abandon sans la moindre entrave. J’emmerde le dehors, la résistance et le Gouvernement. La mafia qui n’est qu’un autre carcan dans lequel il faut s’enfermer. Le sang de l’autre sur les mains, en tâches écarlates sur mes vêtements. Il n’a été qu’un dommage collatéral, un obstacle qu’il fallait à tout prix éliminer pour ne pas sombrer.

Coincé entre les dents, le garrot se détend une fois l’aiguille hors de la chair. Le sang perle, roule dans le creux du coude avant que je ne replie mon bras. C’est une habitude, une mécanique bien rodée qui ne nécessite plus aucune réflexion. Ancrée dans le système depuis l’aube de mes seize ans. L’élastique se déroule et chute sur le sol, s’accompagne d’un soupir qui s’arrache de ma gorge sèche. Je me perds dans les limbes, retient mon souffle le temps de quelques battements de cœur. S’extirper du cours du temps pour se laisser happer. Le calme avant que l’organe dans la poitrine ne s’emballe, accélère le flux dans les veines pour lui donner l’opportunité de mieux s’immiscer dans le moindre recoin de ce corps que le venin possède sans ambages. Battre des paupières pour faire la mise au point, rendre sa netteté à une vision qui se fait brumeuse. Mes phalanges se heurtent contre le bois du bureau, tirent dans une impulsion le corps et la chaise en avant. Mon domaine de désordre et de feuilles. L’union de mes deux démons. Privé de machine, c’est sur papier que se déverse les chiffres et les formules binaires. La solitude en bénéfice et la drogue en carburant. C’est en étant sous son emprise que mon cerveau se sent vivant, décuple ses facultés rabougries pour se reconquérir. J’ai du feu dans les veines, l’impression de brûler de l’intérieur. Elle est dérangeante mais j’ai appris à l’aimer. Parce qu’elle me donne l’impression d’être vivant. D’être à nouveau celui que je devrais être et non pas ce monstre qui m’écœure. La faim au ventre, elle est naturelle et plus surnaturelle. La fatigue entre les côtes, et la faiblesse d’un mortel dans ces doigts qui se tendent pour attraper le stylo perdu sous les feuilles. Ma chimère d’humanité retrouvée et l’ébauche d’un sourire contre les lèvres.


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MessageSujet: Re: Breaking inside (.Kyran)   Sam 30 Juil - 21:16

L’ombre erre dans les ruelles putrides, se fond parfaitement dans le décor insalubre. Il abhorre la misère qui se colle insidieusement contre ses vêtements. Elle s’imprègne à ses pores, s’y frotte jusqu’à le gratter furieusement. Elle le répugne et pourtant, il ne peut pas nier qu’elle est celle qui lui sied le mieux. Il est dans son élément, perdu au milieu des ratés et des pestiférés qui n’ont que le vice pour oublier. Des dépravés qui se vautrent dans le luxe mais qui viennent quémander leur dose de passion. La seringue ou les pilules magiques pour s’évader d’un quotidien mortifère. La dépendance à sa propre autodestruction. Les nouveaux sérums ont redonné un coup de fouet au trafic de substances illicites. Même les âmes saines ou sevrées se pressent dans l’espoir d’annihiler leur condition, séduites par de fausses promesses. Le mafieux les méprise, tous autant qu’ils sont. Les prétendus vaccins sont une hérésie pour lui, même s’ils sont une aubaine pour les vendeurs d’illusions de sa trempe. Il ne comprend pas qu’on puisse payer pour retrouver le rang de piètre humain. Ceux qui espèrent au contraire embrasser de nouvelles facultés sont déjà davantage rationnels à ses yeux.

Ce n’est cependant pas pour affaires qu’il erre dans tous les lieux les plus malfamés de la Nouvelle-Orléans. Ce n’est pas pour s’enrichir qu’il inspecte les débauchés, qu’il retourne ceux qui sont vautrés dans leur propre urine, pousse avec son pied ceux qui sont aplatis dans le caniveau. C’est Lui qu’il cherche, de plus en plus désespérément. De plus en plus frénétiquement. Le norvégien ne s’était pas immédiatement rendu compte de sa disparation. Il avait mis son absence sur le compte de leurs horaires irréguliers, sans davantage s’en préoccuper. Ce n’est qu’au bout de plusieurs jours que le froid des draps avait commencé à lui glacer les os et qu’il s’était mis à se poser des questions. Il ne pouvait plus ignorer les échos particulièrement négatifs de ses acolytes du Bones. Les livraisons de cadavres étaient passées de rares et insuffisantes à totalement inexistantes. Un bref passage à la morgue lui avait appris que le légiste ne prenait même plus la peine de se montrer à son travail. C’est certainement la donnée la plus suspecte, celle qui attise son inquiétude. Celle qui ne lui ressemble pas vraiment, même pour aller se bousiller les veines et s’éclater la cervelle.

Sa patience déjà bien maigre s’effrite et l’esprit détraqué s’invente des parades douteuses. Le discerne derrière chaque tignasse brune, chaque corps efflanqué. Pour ne se heurter qu’au vide de prunelles affreusement ternes en comparaison des siennes. Le soulagement s’impose quand les lèvres ou les reins des parasites sont scellés à ceux d’un autre que Lui, mais il n’est que de courte durée. Il a peur d’allumer son poste de télévision et de tomber sur lui, condamné à mort par le Colosseum. Son frère et lui ont déjà failli s’y vider de leur sang une fois, il refuse de les y revoir. Il ne le supporterait pas. L’angoisse ravage constamment les membres, enflamme la trachée et les poumons. Seule la raclée monumentale qu’il s’imagine infliger au déserteur le fait tenir. Sans la colère, il s’effondre. Le tyran déteste comme jamais l’attachement absurde qui le lie au finlandais, qui l’asservit à un être du même sexe. Les relents de dégoût reviennent s’échouer au creux des tripes par vagues. Le cœur au bord des lèvres qui se sont trop souvent pressées contre celles du félon. Il a la nausée rien que de devoir arpenter les recoins lugubres comme un parfait idiot. Le constat dégradant ne l’arrête néanmoins pas. Le besoin de le retrouver domine, s’accentue en dépit des recherches infructueuses. Les jurons lui échappent alors qu’il s’enfonce dans la partie sauvage de la ville, celle qui se fait dévorer par la nature, en sinuant le long des berges du Bayou. L’usine désaffectée se dresse devant lui et il se faufile sous le grillage défoncé sans se faire prier, un sale pressentiment accroché aux tripes. Un bout de barbelé lui égratigne l’épaule au passage, emportant des perles de sang contre la ferraille rouillée. Il ne prend pas la peine d’inspecter la blessure, s’élance dans les couloirs humides. L’infecte pourriture agresse les narines aussitôt entré, l’odeur de renfermé décuplée par les sens aiguisés du monstre. Les notes singulières de l’effluve de son amant se détachent presque aussitôt, le prennent à la gorge. Le prédateur vorace n’a qu’à suivre les arômes envoutants de la proie, la traquer pour mieux la remettre dans sa cage. Bien décidé à l’écrouer, à resserrer les chaines qu’il a laissé vagabonder par faiblesse. Par laxisme. Son état après la barbarie de l’arène et de la castration chimique l’avait conduit à se montrer plus conciliant, mais sa perte de contrôle sur Aleksi lui prouve qu’il a eu tort. Qu’Il a allègrement abusé de sa gentillesse.

En transe, littéralement absorbé, le hacker ne semble pas l’entendre arriver. Il reste concentré sur sa tâche, ne frémit même pas à son approche. La vision ridicule de l’homme attablé à gratter le papier le rend fou de rage. La fureur fait bouillonner l’hémoglobine du malfrat, elle incendie brutalement les viscères et implose lorsqu’il esquisse un pas en avant. La faible distance est aisément rompue et sa main rêche empoigne hargneusement Sa nuque. Il relève de force du gringalet, tire sur la peau fine sans se soucier de la douleur. Au contraire, il ne cherche qu’à la lui insuffler. Qu’Il gémisse de souffrance, se tortille comme un misérable vers de terre. Les feuilles recouvertes de hiéroglyphes volent, se mélangent. Il les piétine sans vergogne avec ses bottes encrassées, prend un malin plaisir à les saccager. Le scandinave traine le captif et l’envoie se fracasser contre le mur le plus proche, sans relâcher la poigne de fer. Les hanches se plaquent contre la carcasse amochée avec autorité et son souffle amer se répand au plus près de son organe auditif. Il ne lui cède aucune marge de manœuvre pour s’échapper. « - Alors c’est ici que tu te planque comme un sale rat ? Tu branles quoi ici, je peux savoir putain ? T’écris l’autobiographie de ta vie palpitante de camé peut être ? T’as raison remarque, avec toutes les merdes que tu t’injectes, t’auras bientôt plus aucun neurone de fonctionnel pour le faire. » Crache t’il, sans néanmoins s’écarter. Les serpents tyranniques agrippent le bras encore libre, le retournent dans son dos pour lui faire lâcher son futile stylo. Par miracle, il réussit à s’empêcher de le lui briser mais l’envie le démange horriblement. La soif de violence tiraille ses nerfs à vif, lui susurre les pires insanités. Surpasse l’apaisement de le retrouver en vie.

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MessageSujet: Re: Breaking inside (.Kyran)   Mar 2 Aoû - 20:56


Plongé dans les élans frénétiques du stylo sur le papier. L’écriture illisible qui se fait de plus en plus pressée. C’est renoué avec un ancien amour. Les équations et les algorithmes, ces formules qui ont rythmés ma vie. La craie contre le tableau noir d’une sale d’étude à Cambridge. Sur un écran tout aussi noir d’ordinateur quand il fallait en rédiger les lignes permettant de le faire fonctionner. Le fond est blanc, mais le contenu reste sensiblement le même. Dans les délires du drogué, le cerveau lancé à vive allure par le venin, c’est la pensée de créer un nouveau système d’exploitation. Similaire à celui en usage au Gouvernement,  avec pour seul différence la possibilité de le contrôler à distance. Faire tomber toutes les protections sans que les autres utilisateurs ne s’en rendent compte. Tout recommencer à zéro pour mieux manipuler les puissants. Les faire tomber pour de bon.  Fluides, les éléments s’assemblent sans résistance. Se suivent et commencent déjà à former un ensemble destructeur. Je jubile d’avance, frissonne d’un plaisir vibrant et agrippe plus fortement mes doigts contre le stylo. La lenteur de ma main m’agace, en comparaison à la danse de mes doigts sur un clavier. Je n’étais pas venu ici pour me perdre dans les méandres de l’informatique. Seulement pour renouer avec mon humanité. Me faire ronger les veines par ce souffle nouveau. Oublier l’horreur et cette noirceur qui perle sur mon bras à chaque nouvelle intrusion de l’aiguille dans la chair affable. Je veux y croire, à la réussite de cette nouveauté venue se glisser sur le marché comme on pose une promesse au coin d’une oreille. Qu’à terme, tout ce qui caractérise le monstre finira par disparaître. Poussé hors du système gangréné par ce qui est censé être un autre poison. Ma porte de sortie, mon absolution.

Les sens en berne, fatigués de se faire endormir par le vaccin, l’attention obnubilée par une seule et unique chose, je sursaute lorsqu’une main se pose sur ma nuque. Dans un élan de survie ridicule, je tente d’agripper le bras qui m’agresse, griffe la peau en ratant ma cible. La douleur descend le long de mes vertèbres et remonte jusque dans mon crâne. J’en feule alors que je me retrouve subitement debout. Malhabile sur des jambes qui refusent de me porter, les élans de peur dans le ventre et le cœur qui s’affole. Le heurt me coupe le souffle, et pour ne pas perdre pied je me réfugie dans la cécité. M’aveugler pour ne pas sombrer. La voix qui s’engouffre dans mon oreille fait disparaître la peur. La crainte de l’étranger qui s’introduit dans mon repère, des idées noires dans la tête. J’aurais dû me douter qu’il finirait par se mettre à ma recherche. Que ma disparation ne le resterait pas bien longtemps. « - Je ne me planque pas, je prends des vacances. » Extirpé du fond d’une gorge sèche, nouée par les lames d’une douleur sourde. Le timbre brûle, vacille entre détresse et colère. La proximité me déroute, me fait aussi mal que la poigne qu’Il exerce contre mon bras. « - Parce que ça te regarde ce que je peux faire de mon temps libre ? Je suis certain qu'il en restera toujours plus que les deux pauvres machins qui traînent dans ton crâne et qui se font démolir à chaque fois que tu te fais cogner par des cadavres ambulants. » Cynique et amer, j’esquisse l’ébauche d’un sourire narquois. Incapable de faire profil bas quand il faudrait pourtant garder le silence. Le narcotique se ruant dans les veines annihilant encore plus la nécessité de s’écraser. Je l’ai oublié depuis bien longtemps devant Lui. M’enferme dans un aveuglement qui éloigne la menace qu’Il peut représenter. Le statut d’employeur troqué pour un autre moins professionnel enferme les élans de fureur et les reproches dans un tiroir dont la clé n’a pourtant pas été jeté.

« - Tu ne me pètes rien cette fois ? J’admire le sang-froid, tu progresses. »
Le murmure se fait moqueur, caresse la mauvaise humeur. Dans un frôlement, le corps se cambre et vient plaquer les reins contre les hanches assassines. Plus encore, renforce la contiguïté déroutante. Ma chute et ma décadence. Les deux essences qui  se mélange, ce venin qui se rue dans mes veines et le lascif contre la chair. Depuis le début, les deux éléments ont été étroitement liés, incapables de fonctionner l’un sans l’autre. J’avais besoin de la chaleur de la drogue pour vibrer sous celle du sexe. J’ai forgé ma propre addiction avant de la voir mourir derrière les barreaux d’une cellule. Le tyran aura eu le mérite de dissocier les deux alliées, me rendre entier et combler le vide. Obtenir la place de choix que les autres ne parviennent pas à attraper. Le plaisir brut sans artifice, le cœur en victime entre Ses doigts. Des méandres au creux des reins et la honte ancrée au cœur. Celle d’être devenu à ce point enchaîné à un seul être. L’aimer à en crever pour mieux le détester. C’est la haine qui court sous la peau, souveraine elle noie l’attachement, fait frissonner les membres et dans une vaine tentative pour recouvrer ma liberté, je joue de l’épaule dans l’espoir de Le voir abandonner.

« - Lâche-moi Kyran. Retourne te terrer dans ta délicieuse arène ou je ne sais où, et fout-moi la paix. » Le timbre se fait affreusement glacial. Ne me ressemble pas vraiment tant il peut m’être étranger. Les intonations roulent sur la langue, se pressent contre les dents pour s’en arracher avec difficulté. Cette intrusion dans mon univers me dérange. Le chaos qu’il a semé en entrant dans le petit bureau met un terme à mes journées d’errance. Et la seule pensée de retourner pourrir dans mon morne quotidien me fait suffoquer. Elle me fait peur, parce que j’ai pris goût à cette liberté. A la sensation déroutante qui se presse dans mes veines à chaque nouvelle injection. L’absence de monstre abject, ni légiste ni hacker, et encore moins de livreur de cadavres. Seulement Aleksi, le pauvre geek et ses délires. Un râle m’échappe, se brise contre le mur. L’inconfort me lacère le bras qui commence à s’engourdir. Je joue des phalanges, use d’une force renforcée par la chimie intrusive pour contraindre le membre malmené à trouver une position plus confortable. Sa poigne est de fer, et je me heurte à du vent. Un souffle brûlant qui attise l’irritation.

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MessageSujet: Re: Breaking inside (.Kyran)   Jeu 11 Aoû - 14:23

La colère se répand dans son organisme comme une trainée de poudre. Elle crépite, elle éclate, décime tout sur son passage. Les milliards de particules se mélangent, implosent. Il ne se retient que difficilement de le casser comme un vulgaire jouet. Le briser jusqu’à le faire ramper à ses pieds. Ce n’est pas ainsi qu’il l’aime pourtant. Il le préfère querelleur, pugnace, acide. Les pantins qu’il manipule à sa guise ne font jamais long feu dans sa vie. Il se contente de les utiliser tant qu’il en ressent la nécessité, pour assouvir des besoins prosaïques ou des desseins interdits. Puis il les jette, purement et simplement. Sans se retourner. Le finlandais incarne le parfait équilibre entre le chaos et la discipline. Il attise ses pires instincts tout en parvenant à les canaliser. En cet instant, la rage qui hurle à ses oreilles prend néanmoins largement le dessus sur ses sentiments. Elle le rend sourd, bourdonne dans son crâne en le rendant fou. Il ne veut pas d’une marionnette mais il ne tolère pas non plus qu’on saccage son travail, qu’on ralentisse la Nemesis. Un ricanement mauvais se bouscule contre ses lèvres, gronde comme le présage d’une débâcle future. « - Des vacances ? Pour en prendre et en mériter il faudrait déjà bosser correctement et à part te la toucher, t’en as pas branlé une depuis des mois. » Crache t’il vulgairement, profondément irrité par le comportement inconséquent du légiste. Loin de s’écraser, Il aggrave son cas. Fait preuve d’une arrogance sans limites en lui rappelant pour la énième fois que leurs cervelles ne tournent pas au même régime. Le mafieux n’est pas né avec le potentiel d’un surdoué, élevé dans l’ignorance et la crasse, il a tout appris sur le tas. Sa ruse et sa débrouillardise ne vaudront cependant jamais les capacités intellectuelles de son amant. La douloureuse piqure de rappel lui fait serrer les dents, accentue sa prise contre les os qui ne demandent qu’à craquer.

« - Quel temps libre ? T’as perdu le droit d’en avoir le jour où t’as signé ton contrat, t’as pas eu l’idée de lire les petits caractères le génie ? Ya plus de retour en arrière ou de renonciation possible après ça. » On ne quitte une organisation mafieuse que les pieds devant. S’il lui en a laissé l’illusion par le passé, a même été prêt à lui rendre sa liberté, il n’est plus question de recommencer. Pas après la mise à mort de Sanjana. La dette qu’Il a envers lui ne sera pas payée tant qu’il n’aura pas pris pleinement le contrôle de la dictature en place. « - Et quand bien même, ça fait des semaines que tu fous plus rien au boulot non plus. Tu croyais vraiment que j’allais pas finir par te tomber dessus pour tes livraisons misérables de cadavres ? » L’ours bourru grogne, songe à la faiblesse qu’il doit laisser paraitre devant ses employés en ne sévissant pas. Sans connaitre les liens qui les unissent intimement, ils savent tous qu’Il est privilégié. Que le norvégien le ménage, le protège. Que personne n’a le droit de toucher à un seul cheveu sans sa permission et qu’Il ne se trouve pas sur un siège éjectable comme tous les autres. « - J’ai été charitable, je t’ai laissé du temps pour te remettre et c’est comme ça que tu me remercies ?! Tu cherches à faire plonger le Bones ? T’es qu’un petit ingrat Lenaïk et il n’est plus question de te la couler douce pendant que je trime pour réparer tes conneries. » Son souffle se répand dans son oreille, brûlant d’animosité. Il ne se retrouve pas contraint de se faire démolir dans une arène de morts-vivants sans raison. Le hacker est loin d’y être étranger, il a précipité sa chute en dénonçant son bras-droit, sa plus fidèle alliée.

Peu soucieux d’arranger son instabilité et de le brosser dans le sens du poil, l’insolent provoque. L’enjoint presque à se montrer plus brutal. La proximité dévastatrice se renforce, caresse sournoisement son bas-ventre. Le contact de Ses hanches l’électrise littéralement. L’attirance impérieuse creuse des sillons dans le brasier de ses reins, se mélange aux envies violentes. L’esprit détraqué vacille et le corps robuste se rapproche encore davantage. L’enferme dans une infernale geôle de chair. Corrosives, les flammes se déchainent, lèchent l’épiderme de leur langue de feu. Il se moque de lui faire mal, de l’abimer. De déclencher l’anxiété dans les méandres d’une carcasse détruite et souillée en prison. « - Me tente pas, tu sais que ça me démange et combien ça serait facile. Mais avec toute la pourriture que tu t’enfiles, j’aimerais pas me retrouver avec un manchot inutile sur les bras. » Susurre t’il, un rictus acerbe au coin des lippes devant les efforts vains pour se libérer du captif. « - Te fatigue pas à gaspiller ton énergie va, t’as toujours eu une force de poussin déplumé, ça va pas s’arranger en s’égosillant comme un pauvre abruti. » Le tortionnaire bourrin cède cependant, pas pour lui obéir mais simplement parce que la position devient inconfortable. Qu’il veut établir un contact visuel avec les émeraudes impudentes.

La poigne de fer relâche son bras, vient agripper la gorge alors qu’il l’oblige brusquement à se retourner. Les omoplates s’enfoncent contre le mur putride tandis qu’il se plaque à nouveau contre l’enveloppe frêle. La poigne contre la trachée se veut ferme mais n’est plus aussi rigide qu’auparavant. Les phalanges rugueuses doivent rester désagréables mais il ne l’étouffe pas. La victime de ses sautes d’humeur peut s’en défaire plus aisément. Les sphères d’acier poignardent leurs jumelles, y discernent toute la rancœur qui s’y déchaine. Il recule finalement, lui laisse de l’espace et inspecte par réflexe Ses membres. Les sourcils se froncent en arrivant au bas de l’abdomen. La tâche écarlate qui s’y épanouit le fait frissonner, plaque férocement la mâchoire de la peur dans son palpitant. Sans une once de pudeur, il tire sur le tissu pour examiner l’hémoglobine séchée. Les serpents assassins vont jusqu’à se faufiler en dessous, tâter la peau maigre pour s’assurer que l’écarlate ne s’écoule pas d’une de Ses plaies. L’odeur macabre qui s’injecte à ses narines lui déplait, fait renifler bruyamment le prédateur. « - Putain il appartient à qui ce sang ? Qu’est-ce que t’as encore foutu ? » Les rétines inquisitrices se logent aussitôt dans les Siennes, autoritaires et contrariées. A force de refouler le souvenir des massacres commis, il en oublie presque le monstre qui se loge dans Ses viscères. Celui qui commet des atrocités barbares au nom d’une jalousie affreusement malsaine.

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MessageSujet: Re: Breaking inside (.Kyran)   Dim 14 Aoû - 20:15


L’assemblage qui ploie sous la force mais ne rompt. J’en suis presque à regretter que l’os n’éclate pas, seulement pour que la gêne cesse et se change réellement en douleur. L’habitude d’avoir les poignets réduits en miettes par l’impatience d’un tyran. Le contact me dérange presque autant qu’il peut être plaisant. Me pousse à vouloir m’en défaire tout en sachant pertinemment que je n’ai aucune chance face à l’étau qui m’écrase le bras. Le vulgaire des paroles me fait esquisser un sourire. Ca résonne dans mon crâne, au milieu de la torpeur et du délire, les échos se font pressants. Couinent contre mes tempes jusqu’à ce que les mots gagnent en ampleur et se cognent les uns contre les autres. J’en ai mal au crâne, affreusement mal. Comme un signal marquant le début de la chute. Trop rapide pour que les effets de ce que je me suis injecté soient déjà dissipés. C’est Sa présence qui bouscule tout. Détruit mon monde, comme un bon coup de pied dans une fourmilière. L’ordre si adroitement construit sur un tas de rien qui s’effondre à mesure que Sa voix résonne entre mes oreilles. Au-dessus des bourdonnements, les acouphènes qui me donnent l’impression d’avoir un orchestre mal accordé dans la tête. La prise qui se resserre me fait lâcher un soupir, l’ébauche d’un gémissement de douleur qui se meurt sur la langue avant qu’elle ne se délie. « - Ce que je suis contraint de faire en dehors de mon travail légal, ne compte pas. Et comme je doute que tu tiennes un compte-rendu de mes heures à la morgue, tu ne sais rien de ce que j’ai fait ou pas. » L’épaule libre se hausse légèrement. Si mon absence a fini par être remarqué, c’est qu’il a dû se rendre à la morgue. Se retrouver seul face à un assistant paumé, contraint de faire tout le boulot devant la présence fantomatique du légiste. Le seul fait d’imaginer la tête du norvégien face à l’annonce de ma désertion a quelque chose de drôle. Un amusement de façade qui se rue dans mes veines et fait s’agrandir le sourire posé sur mes lèvres. Le ridicule à fleur de peau, pour étouffer la chaleur malsaine qui prend doucement son envol dans le creux de mon ventre.

« - Prends-moi pour un con en plus. J’ai jamais eu de contrat. A moins que se faire sauter par le patron fasse office de contrat ? Les petits caractères étaient planqués où, dans le creux de tes reins ? Sur tes fesses peut être ? Normal que je ne les ai pas lu dans ce cas. » La langue claque contre le palais, tire sur la corde avec impudence. C’est narguer la faiblesse de l’autre, se glisser dans les frontières de l’intime pour mieux répliquer. Un rire acerbe, nerveux s’extirpe de ma gorge. Aussi amer et sec que le vide qui peut être en train de se forger dans ma poitrine. Le cœur qui bat à s’en abîmer les artères mais qui ne distille rien de plus qu’un vent de venin. J’ai les doigts qui brûlent. Du contact de Sa peau, le lascif en écho quand l’envie de sentir autre chose que Ses frissons me lacère le corps. Le goût du sang sur la langue, et une envie de faiblesse qui s’accroche aux brumes de mon cerveau. La Sienne, pour qu’il se taise. Sous la couche de dévotion, l’amour en berne, noyé par des idées funestes. Renforcée par cette contiguïté affolante. J’ai été celui qui a poussé le vice, m’enlisant de mon propre chef dans mes angoisses. Le détenu fragile avec ses lunettes que l’on coince habilement dans un coin d’une laverie sale et mal éclairée. Le viol d’un pauvre corps par trois autres volontés. Et le méfait que l’on range dans un coin, après l’avoir tabassé et saigné dans l’espoir que personne n’en entendra plus parler. C’est des envies de meurtres que le norvégien est en train d’éveiller à me maintenir comme il le fait. L’appel de la violence exacerbé par ce qui coule dans mes veines. « - Je suis médecin légiste, Hogan, pas trafiquant de cadavres. Je me contrefous de savoir si le Bones coule ou non, pour les dommages qu’il engendre, ce serait un mieux pour tout le monde. Tu peux te la carrer où je pense ta charité, pour ce qu’elle vaut. Toi ou l’autre rousse qui te sert de copine, quelle différence ? Je donne ma place à sa brute amoureuse des zombies, il bossera largement mieux que moi. » La tirade se racle sur la langue et lorsque mon dos heurte le mur, rien ne bouge à la surface. Je ne bronche pas, m’enlise dans mon silence. Un vieux réflexe qui se colle à la peau lorsque la situation se fait trop dangereuse. Je ne baisse pas les yeux, fusille les pupilles qui s’amarrent aux miennes. Accablent l’oppresseur de toute ma rancœur, de ce savant mélange de trop de choses pour seulement être capable d’apposer des mots dessus.

« - Ca te donnerait une bonne excuse pour te débarrasser d’un élément inutile au moins. »
Une ultime provocation avant que le contact ne se brise. Par réflexe, mes doigts viennent effleurer ma gorge. Masse le cou malmené pour mieux tressaillir lorsque les phalanges agrippent mon t-shirt. Je l’avais oublié, ce sang qui s’accroche à mes vêtements. En traces à moitié effacées contre ma peau. Les frissons dégringolent contre mon échine, rompue par le contact de Ses doigts contre mon ventre. C’est une provocation qui attise, enflamme la volonté d’un autre. Celui qui écorche les corps, détruit les pions de Son monde, et ceux qui viendront se glisser en travers de sa route. Pousser le fragile vers la sortie pour contrôler mes propres pensées et dominer mes envies. Me persuader que c’est réellement ce que je veux. Lui faire payer comme il le devrait tout ce qu’il m’a fait depuis des années. Libérer l’imbécile de cette attraction ridicule. Ma main vient claquer contre la sienne, la repousse sans douceur, brise le contact pour me laisser m’écarter de quelque pas. « - A mon dealer. » Le constat se fait comme s’il était question de météo ou d’une quelconque banalité. « - Cet abrutit refusait de me filer mon dut, persuadé que je le revendais à je ne sais qui. Comme si j’allais m’amuser à faire un truc pareil… » Le sarcasme sur la langue, et l’ébauche d’un rictus amer sur les lèvres. Je me baisse pour ramasser les feuilles sur le sol. Le joyeux désordre dans lequel il va falloir mettre de l’ordre pour ne pas tout perdre. Ce simple geste irrite mes nerfs, poussent mes doigts à froisser le papier plus qu’il ne peut déjà l’être. « - Tu ferais mieux d’éviter les humeurs du mafieux privé de sa moitié. Ce qui lui est arrivé, elle le méritait. J’aurais dû m’en charger il y a longtemps pour ce qu’elle a osé faire à Fanny. Ce qu'elle m'a fait. » C’est un avertissement qui m’échappe avant que je ne puisse le retenir. Je l’avais presque oublié, Son indienne et ce que j’ai pu lui faire. Une minuscule vengeance qui a poussé tout l’édifice à s’effondrer. Ce qui devrait pourtant être une erreur n’en est pas une à mes yeux. La juste restauration d’un ordre trop facilement ébranlé. Le retour de flamme pour ce qu’elle a fait de Fanny. Ce qu’elle m’a fait indirectement. Sans elle, il n’y aurait jamais eu de monstre, ni ce besoin latent de le voir disparaître quitte à en crever.

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MessageSujet: Re: Breaking inside (.Kyran)   Ven 19 Aoû - 21:00

Les allusions scabreuses frôlent l’épiderme, arrosent de sel les plaies à vif. La bassesse de l’attaque réduit ses nerfs en charpie. Affreusement fourbe, son amant ne se gêne pas pour évoquer la seule limite qu’il leur impose encore vraiment. Celle qu’il juge trop avilissante, qui le fait frémir de dégoût chaque fois qu’il y pense. Qu’il redoute sans se l’avouer trop d’apprécier pour essayer. Ses rangées de nacre crissent pour retenir une rafale de jurons. C’est sans doute l’erreur la plus regrettable qu’il a commise. Mélanger les affaires et le charnel. Laisser grandir l’influence de l’autre, jusqu’à faire disparaitre toute peur des représailles. Perdre sa crédibilité à force de nouer ses reins aux siens. « - Sale petite enflure… Tu te crois malin ? Tu crois que ça te met à l’abri de tout que j’te fasse sauter la tirelire régulièrement ? Que je finirai pas par te buter si tu t’obstine à ne plus m’être d’aucune utilité ? » Lancées avec une hargne démesurée, les interrogations demeurent rhétoriques. Le finlandais n’a plus peur de lui depuis un bon moment déjà. Il se sait différent des conquêtes féminines interchangeables. Celles qu’il n’a pas honte d’afficher en public mais qu’il jette également aux oubliettes sans le moindre scrupule. Il connait la répugnance qui le consume de tout son être chaque fois que leurs enveloppes s’effleurent. Mais Il a conscience également que l’attraction et la dévotion sont suffisamment impérieuses pour l’affaiblir, à défaut de pleinement la détruire. S’il est suffisamment dépendant de leurs étreintes pour aller à l’encontre de sa répulsion maladive, quel risque peut-Il bien courir à ne pas rester à son service ? Absolument aucun. Aucun qui soit mortel, du moins. Le scandinave se contente de grogner, de meurtrir la peau, de broyer les os. Mais il ne rompt jamais la nuque et le soir venu, c’est dans le même lit qu’il se couche. Dans ces conditions, il est parfaitement logique que les menaces s’évaporent dans l’air vicié. Il a pourtant tort de le sous-estimer à ce point. De croire qu’il ne pourrait pas finir par commettre un acte regrettable sous l’emprise de la colère.

Un ricanement mauvais s’extirpe de sa gorge alors que le captif poursuit sur sa lancée suicidaire. « - Médecin légiste ? De la gueule de qui tu te fous là, t’as oublié à qui tu parlais ? T’as fini par croire à tes propres délires à force d’être appelé comme ça par tes collègues ? T’as appris le métier où ? En taule, pendant tes leçons d’anatomie ? » L’offense odieuse lui échappe, lui tord les entrailles de culpabilité l’espace d’un instant. Mais la rage lui torpille le ventre avec bien trop d’ardeur pour qu’il soit en mesure de ravaler son venin. « - On sait tous les deux que t’as pas le diplôme et que t’en a trafiqué un pour aller faire mumuse avec les cadavres, pas la peine de me prendre de haut avec ça. » Bougonne le norvégien, excédé de constater que toutes les tentatives pour lui faire entendre raison se soldent par un cuisant échec. « - T’as raison, Moïra ou moi c’est pareil, t’es supposé lui obéir autant qu’à moi. Sa brute, comme tu dis, peut pas abattre tout le travail seule. On avait un accord. » Il appuie particulièrement sur le dernier mot. La fusion des deux organisations illégales n’a pas eu pour effet de libérer son employé de ses obligations. Le contrat scellé dans la brutalité et le sang. Le malfrat n’est pas capable de faire preuve de mesure et de sang-froid. De ménager la sensibilité du hacker pour l'enjoindre à obéir. L’étau de fer se défait néanmoins, il esquisse un pas en arrière. La remarque proférée sur un ton acide le lui fait presque regretter, elle lacère rudement son échine. « - Arrête avec ça putain. Tu fais quoi là, prêcher le faux pour avoir le vrai ? Tu veux une déclaration ? C’est pas les occasions qui ont manqué pour me débarrasser de toi, tu me connais mal si tu t’imagines que j’aurais besoin d’un prétexte pour ça. » Il n’a pas besoin d’une excuse pour l’assassiner, il doute de subir de véritables représailles. Pas même de son frère, qui semble avoir encore plus mal pris le meurtre de l’indienne que lui. Ou plutôt, être moins enclin à pardonner Aleksi. Mais Kyran a désespérément besoin de Lui, autant qu’on peut avoir besoin d’oxygène. Ou dans son cas, d’énergie vitale.

La suite le laisse interdit, il se laisse repousser sans broncher. Ce n’est pas tant l’acte que les intonations désinvoltes du drogué qui le perturbent. Aucun remord n’est distillé. Il lui annonce son crime comme s’il venait de commettre un acte tout à fait normal et légitime. Une telle froideur l’étonne venant de Lui. Elle lui rappelle surtout le monstre tapi au creux de Ses viscères, le bourreau capable des méfaits les plus abominables. « - T’as fait quoi du corps ? T’es sûr de pas avoir laissé de témoins ? » Demande t’il d’abord, inquiet des détails pratiques. Il ne sait pas pourquoi d’ailleurs. Le tueur s’emploie merveilleusement bien à mettre en scène des morts barbares sans se faire attraper, depuis plus d’une année. Il n’a définitivement pas besoin de ses conseils en la matière. « - Alors quoi, tu refuses de te nourrir correctement, tu passes ton temps à prétendre que t’es différent… Mais saigner ton dealer comme un vulgaire animal juste parce qu’il t’a pas filé ta dose, ça pas de problème ?! » Le sarcasme roule perfidement sur la langue, tandis qu’il observe l’assassin ranger méticuleusement ses papiers éparpillés.

La mention de Son ignoble trahison le fait frissonner, aggrave son taux d’énervement. Le revers de sa main part tout seul, claque contre Sa joue avec vigueur. « - Sinon quoi ? Tu vas la déterrer de sa fosse commune pour la tuer une deuxième fois ? Tu vas me flinguer moi peut être ? » Le prédateur s’approche de nouveau, agrippe férocement Sa mâchoire pour le contraindre à affronter ses billes d’acier. « - Mais t’as surement pas les couilles de le faire non plus hein ? C’était plus facile de la dénoncer de loin plutôt que de risquer de l’affronter, t’étais mieux planqué devant ton écran pas vrai ? Si je te tourne le dos, ça aidera peut-être ? C’est ton truc non, de poignarder les gens par derrière ? » Persifle t’il, inapte à retrouver un semblant de bon sens. A se taire avant d’atteindre le point douloureux de non-retour, de rupture. « - Ta Fanny chérie était aussi minable que toi, vous alliez bien ensemble pour ça. Tu t’en es vite remis va, épargne moi le couplet du fiancé au désespoir. T’aurais préféré rester le petit toutou fidèle qui se contentait de baver sur des mecs dans des bars enfumés, pendant qu’elle se faisait tringler dans ton dos ? Elle se foutait bien de ta gueule. Elle n’arrivait pas à la cheville de Sanjana. » Il n’est pas plus fidèle que son ancienne maitresse, mais il n’a jamais promis de l’être. Il n’a pas prononcé des serments, promis de l’épouser ou même d’incarner la stabilité. Le finlandais sait depuis le début à quoi s’attendre avec lui, même s’Il le supporte de toute évidence particulièrement mal. Il ne comprend pas Ses reproches. La poseuse de bombes n’a fait que le rendre plus fort, en l’exposant à la fièvre. Leur nature est un cadeau, les représentants de son espèce sont imbéciles de ne pas s’en rendre compte. Les effets secondaires qui l’accompagnent ne sont qu’un moindre mal, négligeables en comparaison des prodigieuses facultés. « - Ose me dire que tu regrettes. Que tu préfèrerais être avec ta trainée plutôt qu’avec moi. » Sans prévenir, il le relâche et s’empare d’un couteau dissimulé près de sa ceinture. Il force Son poing à se refermer sur l’arme, à la pointer à l’aube de sa gorge. « - Tue-moi. T’en crève d’envie, fais-le. Tu veux ta liberté ? T’as que deux options qui s’offrent à toi. Crever ou me buter. » Il n’a pas l’intention de le laisser l’occire de la sorte, sans combat. Il veut seulement voir jusqu’où Il serait prêt à aller, si Sa loyauté existe encore ou n’est plus qu’un misérable souvenir. Ce n’est qu’un test, et il redoute déjà démesurément qu'Il y échoue.

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MessageSujet: Re: Breaking inside (.Kyran)   Mar 23 Aoû - 20:34


La hargne en réplique pour alimenter le feu qui me dévore. Il lèche avec hargne les reins, remonte sous la peau jusqu’au cœur qui est en train de fondre. A chaque nouveau battement c’est un morceau de l’organe qui s’arrache. Décollé par le flot qui se rue dans les veines, distille ce malaise étrange qui me possède à chaque prise. S’élever pour mieux chuter, la phrase n’aura jamais été aussi réelle qu’en ce moment. L’impression d’avoir gagné, réussi à tuer le monstre pour mieux le voir ressurgir une fois l’arsenic hors du système. D’où cet acharnement à vouloir être sous l’emprise du vaccin et de ses promesses. Ma vérité, celle dont je me suis entiché à l’excès quitte à oublier l’autre. Le réel et tout ce qui l’accompagne. Il finira certainement par le faire, un jour ou l’autre. Quoi qu’Il en dise ou en pense. Je joue, tire sur les nerfs, écartèle la patience parce qu’il n’y a plus de limites. Sous la couche de crasse et de dégoût, il reste l’accro de l’attachement. Ce petit lien qui se tisse entre le tyran et son pion, pour les rendre difficilement séparables. Il le fera très certainement, ce serait se voiler la face que de prétendre le contraire. Juste parvenir à l’oublier la plupart du temps pour s’en souvenir dans les instants les plus critiques. C’est ce qu’il serait judicieux de faire, mais quand je retombe dans mes travers de camé, la raison n’a plus sa place. Encore moins lorsque cet autre gratte sous la peau et se libère de ses entraves. Mon parasite, forgé par des années d’horreur, la jalousie au cœur qui s’éveille et se manifeste dans la violence et le sang. La mémoire en défaut qui retrouve toute sa splendeur quand l’autre prend son essor. Mon Mr Hyde, qui appose sur les lèvres l’esquisse d’un sourire sombre. Ce rictus qui lui est propre. « - Il semblerait oui. Finir par me tuer ? Si sûrement, on sait tous que lorsque que tu es contrarié, tu as facilement tendance à vouloir faire du vide. Notre relation, si on peut appeler ça comme ça, m’offre un sursis, c’est tout. Parce qu’au fond, tu en a besoin toi aussi. On en serait pas là si ça t’écœurais autant que tu veux bien le faire croire. » La désinvolture sur la langue et les doigts qui s‘agitent dans sa direction, volètent honteusement au niveau de Son bas ventre comme pour appuyer la nouvelle bassesse des mots. L’attaque me fait frémir, malgré la chaleur dans le ventre, le froid m’agrippe la gorge un bref instant. Trébuchant sur ses battements, le cœur se serre et repart de plus belle. J’ai usé de Ses faiblesses, qu’Il déterre les miennes n’est qu’un juste retour de flamme.

« - Dans des bouquins, sur le terrain. Mes leçons d’anatomie m’auront au moins permis de tester la résistance du corps humain. Infliger les plaies, ça rend leur examen plus facile. » Je retourne la peur pour en faire une force. Un vulgaire atout qui se désagrège déjà sous le mensonge. A part des angoisses folles, des névroses et des plaies qui ne cicatriseront jamais sous la peau, ce qui a pu se passer à l’ombre des barreaux n’est en rien un bénéfice. Seulement une honte, et un malaise que j’aurais préféré qu’Il ne sache jamais. Pour ne pas le voir en user dès que la colère surpasse la pensée. « -Supposé, c’est là toute la différence de la chose. Courber l’échine devant toi, passe encore, mais devant elle ? Alors qu’elle n’est rien pour moi ? Et alimenter son commerce déplorable ? La brute s’en sortait très bien avant que j’arrive, j’ai pas envie de retourner derrière des barreaux à cause de ta nouvelle lubie. Et vu son amour des zombies, elle est plus qualifiée que moi pour le boulot. » Du dédain sur la langue, et du cynisme contre les lèvres. « - On pourrait presque croire que tu t’inquiètes pour moi là, fait attention. » Je le susurre, cynique tout en lui adressant l’ébauche d’un infime sourire. Rictus qui s’étiole et où l’amusement n’a pas sa place. Un froncement de sourcils accueille Ses mots. Le désaccord sur le visage. Ce n’est pas pareil, cette horreur qui me ronge et ce que j’ai pu faire à cet imbécile. Il le méritait, il était une menace. Je secoue la tête, répugne à accepter la vérité et recule d’un pauvre pas, les dents serrées. « - Compare pas cette merde qui me bouffe à ce qui s’est passé. Ca n’a rien à voir. » Le temps d’un pauvre battement de cœur paniqué, tout vacille. Les convictions et l’ascension due au narcotique. L’assemblage menace de se fracasser avant de retrouver sa stabilité dans une inspiration difficile.

La gifle scelle Sa chute. Le geste de trop qui brûle ma peau et incendie ma raison. De la peur dans les pupilles alors que Sa main s’agrippe et me force à croiser Son regard. Terrassée néanmoins par la haine et la folie assassine qui se coule dans mes pupilles. Les tirades s’enchaînent, et je garde le silence. Les traits de fer, figés dans un défi corrosif, du dégoût sur la peau et les dents serrées à en éclater. La résistance s’oppose lorsque le tyran se saisit de ma main, oblige les phalanges à se refermer contre l’arme blanche. Ce qui se profile devant moi me fait frémir. Les frissons de délice qui précèdent chaque meurtre. L’adrénaline du traqueur prêt à fondre sur sa proie. « - Je préfèrerais encore pourrir en prison. Ou mieux, que mes copains d’anatomie aient été capable de m’achever correctement. Alors oui, j’ose te le dire, plutôt la prison que cette merde que tu me fais vivre. » Du froid dans la voix, le calme sur la langue. Et le regard qui s’accroche au Sien pour mieux le fusiller. Je joue des doigts contre la garde de l’arme, et dans un soupir je cède. Le coup par tout seul, le poing libre fermement serré vient s’écraser contre Sa pommette et le pied se glisse derrière sa jambe pour lui faire perdre l’équilibre. La fausse chute qui s’achève lorsque Son torse se fracasse contre le pauvre bureau. La main s’agrippe à Ses cheveux, se fait de fer pour mieux le maintenir. Le corps ennemi se presse contre le sien et la lame revient se plaquer contre Sa gorge. « - Tu aurais préféré quoi ? Que j’attrape mes couilles et que je la massacre comme je peux massacrer les pauvres idiotes que tu sautes ?! Tomber sur son cadavre mutilé dans ta chambre en rentrant d’une de tes petites balades ? C’est ça, hein, Kyran ? » La haine se crache dans un soupir. « - Peut-être que ça finira par arriver avec ta jolie Moïra. Le jour où j’en aurais vraiment marre de servir de larbin. » Murmuré contre Son oreille, le souffle contre la peau et la pression de la lame qui se fait plus forte, le noir gouttant sur les feuilles de papiers ayant survécus à la chute.

« - Ou peut-être que tu as raison. Te tuer résoudrait tout. Plus de cadavres à livrer, plus de pétasses à assassiner. Ton humeur de merde à supporter, et ton besoin constant de me rabaisser. » Je le lâche froidement, comme une évidence, une finalité qui nous pendait au nez depuis le début. Des frissons sous la peau et de la folie dans les veines, tout arrêter maintenant serait affreusement facile. Ecraser le tyran, l’éliminer pour tous ces doutes qu’il aura pu avoir envers son ridicule employé. Le gouffre commence pourtant à se creuser dans mes veines, cette sensation étrange qui accompagne chaque meurtre. La léthargie nécessaire pour effacer l’odieuse vérité et laisser du néant dans le cerveau. Nerveusement, mes doigts s’agrippent encore plus fort contre le noir de Ses cheveux, maintiennent la prise avant qu’elle ne s’effondre d’elle-même.

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MessageSujet: Re: Breaking inside (.Kyran)   Mar 27 Sep - 20:32

Il a besoin d’Aleksi. L’entendre dans la bouche de son amant est encore plus intolérable que lorsque l’évidence résonne dans les méandres de son crâne. Le serpent mortel s’est enroulé avidement autour de ses viscères, il les tord dans tous les sens. Les mord hargneusement dès qu’il cherche à s’en éloigner, à l’en déloger. Il crache son venin contre ses organes vitaux, les ronge et les nécrose. Lui liquéfie le ventre à son contact. La lutte contre des pulsions qu’il juge indignes ne le rend que plus acharné lorsqu’il s’autorise enfin à s’en affranchir partiellement. Ou qu’il ne parvient plus à les contenir. C’est toujours avec une ardeur animale qu’il écrase ses lèvres contre Sa peau, qu’il claque ses reins contre les Siens. Si c’est un besoin, il est désespéré, urgent. Il lui brûle les tripes et n’est jamais pleinement rassasié. La possession du corps frêle se fait toujours avec la volonté qu’elle soit la dernière, mais il est certainement le seul à se leurrer à ce sujet. Le finlandais ne fait qu’enfoncer des portes ouvertes. Il ne peut plus prétendre le contraire avec autant d’aplomb qu’auparavant quand il a été incapable de se séparer de Lui après le démantèlement de sa mafia. Quand il finit toujours par rejoindre leur studio insalubre pour s’enivrer de sa chaleur singulière, même lorsqu’il reste bien éloigné de son côté des draps.

Le sursis s’éternise trop démesurément pour en être encore un à ses yeux. Ce n’est qu’une farce qu’il se répète pour atténuer sa honte d’aimer un homme. Parvenir à Lui faire croire qu’il pourrait finir par se débarrasser de lui aisément est le dernier morceau de dignité qu’il lui reste. Il ne fait le vide qu’avec ses pions, les fourmis interchangeables qu’on écrase et qu’on remplace aussitôt. Il est infiniment plus rare qu’il se détourne de ses proches, quand ils ne lui plantent pas de couteau dans le dos les premiers. C’est bien pour cette raison qu’il endure si mal de ne pas avoir porté secours à Sanjana. De l’avoir laissée se faire exécuter sur la place publique sous prétexte qu’il n’y avait aucune chance de réussite. Il aurait dû essayer. Se précipiter à son secours sans réfléchir. Ne pas rompre la promesse scellée dans les entrailles de l’enfer. La sacrifier pour assurer égoïstement sa survie ne lui ressemblait pas et jamais il ne se le pardonnera. Le silence s’appose pourtant contre ses lippes, aucun démenti n’en filtre. Dans l’état où Il est, le hacker n’a pas plus envie d’entendre une déclaration que lui d’en faire une. Autant s’abstenir.

Le manque de coopération dont fait preuve le drogué alimente sa colère. Elle pulse dans ses veines, fait apparaitre une veine saillante sur son front alors que son visage se crispe d’énervement. Son manque d’autorité sur le prodige l’irrite, le pousse à proférer des menaces en l’air. Il n’est plus aussi crédible qu’auparavant. Même s’il lui arrive de lui cogner dessus, de lui infliger de redoutables corrections, il s’arrête toujours avant de le démolir complètement. Il panse même parfois ses plaies ensuite, appose des caresses sur les ecchymoses pour faire oublier qu’il s’est comporté en véritable brute. Qu’il n'emprunte jamais tant les traits de son géniteur qu’en présence d’Aleksi. « - T’as pas envie de retourner derrière les barreaux hein ? Parce que te péter les veines avec toutes les saloperies refourguées sur le marché noir, ça te fout pas plus en danger tu crois ? Ni tuer le dealer après ? Te faire choper en train de baiser dans des lieux publics aussi, ça fait partie de ton plan pour pas te faire choper peut être ? Jusqu’ici, ça t’a pas trop réussi on dirait. » Le sarcasme se veut cinglant, illustre la blessure qui ne s’est pas refermée. L’affront mal essuyé. La jalousie souveraine. « - Le trafic de cadavres, c’est dérisoire en comparaison de tous tes autres vices. » A la différence qu’il ne s’agit là pas d’assouvir des pulsions égoïstes, mais de rendre service au mafieux. Un effort qui semble visiblement être trop demander. « - Sauf que t’es loyal que quand ça t’arrange au fond. » Crache-t-il, la moue dégoutée. Il n’obéit aveuglement à ses ordres que quand Il en retire du plaisir. L’adrénaline en laissant les phalanges courir sur le clavier. Le moyen de renouer avec une passion interdite. En revanche, quand il s’agit de l’aider à faire tourner le Bones, il n’y a plus personne. Il se heurte à sa mauvaise volonté, à sa répulsion de son nouveau gagne-pain. « - Ah oui, et qu’est ce qui change exactement ? Ce qui te bouffe te donne au moins une bonne excuse pour te montrer monstrueux. Alors que pour ce qui vient de se passer comme tu dis, t’en as absolument aucune. Tu le dois juste à ton esprit dérangé. » Aboie t’il, en tapotant sa tempe avec son index pour mimer grossièrement la folie qui l’habite.

La gifle signe la rupture. Trop accaparé par son propre courroux, le tyran sous-estime la rage qui perce la surface, qui se désagrège en milliards d’éclats tranchants au creux des billes d’émeraude. Il n’a eu affaire en personne au psychopathe qui sommeille en Lui qu’une seule fois. Furtivement et imparfaitement. Stupidement, parce qu’il en est l’élément déclencheur, le scandinave s’en croit à l’abri. Il s’imagine que le barbare ne pourra pas s’en prendre à son obsession. Il se trompe certainement. Lamentablement. « - Cette merde que je te fais vivre ?! Te faire sortir des corps de la morgue de temps en temps, c’est pire que de subir des viols collectifs, de tourner en rond dans une cellule miteuse avec plus que tes yeux pour pleurer ? Que l’isolement ? C’est ça que t’es en train d’affirmer ? » Le ton indigné monte, souligne l’aberration de Son aveu. Il refuse de croire qu’Il le pense vraiment. L’ultimatum tragique se solde cependant par une réaction aux antipodes de celle espérée. Éveille le bourreau au lieu de faire réapparaitre l'être sensible qui lui est dévoué. Le coup de poing le surprend, le fait vaciller. Le pied sournoisement placé derrière sa jambe achève de lui faire perdre l’équilibre. Un gémissement de douleur lui racle la trachée, tandis que son échine se fracasse rudement contre le bois abimé. Les doigts fins s’enroulent sauvagement autour de ses cheveux, lui tirent la nuque. Des frissons de froid et de stupeur dégringolent le long de sa carcasse lorsque le métal froid s’appose à l’aube de sa gorge. La déglutition est pénible, elle fait perler des gouttes sombres contre son épiderme. L’étau de fer le bloque. La haine qui se déverse dans son organe auditif fait naitre de terribles images dans sa cervelle amochée. Il visualise son ancienne compagne dénaturée par la démence de son amant. La poupée dorée brisée et écartelée par la vengeance du tortionnaire. La vision est insupportable, elle lui lacère la rétine et la souffrance lui coupe littéralement le souffle.

Loin de s’atténuer, la détermination de son geôlier improvisé semble se renforcer. Il appuie plus fort, se délecte des gouttes d’ébène qui perlent sur sa peau. Les mâchoires d’acier du piège se renferment, le privent de la moindre marge de manœuvre. Le malfrat vient de précipiter délibérément sa chute, sans être prêt à en assumer les conséquences mortelles. Il sent qu’Il envisage réellement de lui trancher la gorge. De mettre un terme définitif au jeu qui n’a que trop duré. La froideur implacable qui lui écorche l’oreille est abjecte. Elle lui fait l’effet d’une douche gelée. Qu’importe quand l’abomination s’est logée dans Ses tripes, elle est désormais confortablement lovée, et s’échine à dévorer les dernières miettes d’humanité. Sans réfléchir, il agrippe la lame à pleine main, se déchire la paume pour l’éloigner. Les autres serpents s’aplatissent sur Son torse, le repoussent avec hargne. Mal assurés, ses bras tremblent, rendent l’effort difficile. Des râles d’affliction percent la barrière de ses lèvres. L’arme finit par tomber dans un fracas sourd contre le bitume et il en profite pour se redresser. Il lui assène un violent coup de tête, avant de tirer contre Son haut pour inverser les positions. Il ne la tient pas longtemps, d’un coup de genoux entre les cuisses, il le force à s’écrouler. Le norvégien le suit dans sa chute, enserre sa taille de ses hanches pour l’immobiliser, pèse de tout son poids sur l'entrejambe qu'il vient d'amocher en représailles. Il envoie valdinguer le couteau au loin. Les serpents ensanglantés s’agrippent ensuite à Ses poignets, résistent aux mouvements pour se dégager jusqu’à le sentir s’épuiser. Il les bloque de part et d’autre de son visage, dans une position qui aurait pu se révéler plaisante et lascive dans d’autres circonstances. Il n’en est rien. Les dents serrées, il ravale tant bien que mal le flot d’injures et d’insanités qu’il voudrait dégueuler.

Les martèlements entre ses tempes lui donnent envie de Lui bousiller la figure, de sentir les os se faire pulvériser sous ses phalanges. De le détruire jusqu’à le rendre méconnaissable. « - Tu fais chier putain ! Tu crois que ça me fait plaisir de devoir en arriver là ? » Halète t’il, en libérant furtivement une main pour essuyer sur son jean toute l’hémoglobine qui se répand. Béante, la plaie demandera certainement des points de suture et il a l’impression de s’être sectionné des nerfs dans la manœuvre. « - Tu crois que j’suis content qu’on se retrouve tassés dans une chambre pourrie tout ça parce que t’as pas pu t’empêcher de l’ouvrir ? Que c’est bon pour l’orgueil d’en être réduit à battre des morts-vivants pour se faire un peu de pognon ? Tu crois que je l’aime moi cette putain de routine ? » Rugit t’il, complètement dépassé. « - J’dois me retenir de te défoncer la gueule à chaque fois que j’y pense. Si je me défoulais pas sur les zombies, ce serait surement sur toi encore plus souvent que je ne le fais déjà. Alors c’est rien ce que j’te demande en comparaison. Rien. Tu m’dois bien ça. » C’est presque une supplique. Une tentative désespérée de lui faire entendre raison, comprendre qu’il a suffisamment abusé de sa clémence. Il agrippe Ses boucles noires, les tire rageusement. « - Mais t’as quoi dans la peau bordel ?! Ose t’attaquer de nouveau à mon commerce, ruiner ma seule chance de sortir un jour la tête de toute cette vase dégueulasse en assassinant Moïra ou je ne sais qui d’utile, et j’te jure que là j’te donnerai de vraies raisons de regretter les séjours au mitard. » Il ne sait pas à qui il s’adresse, s’il peut réussir à l’intimider ou à le raisonner, ou s’il se fatigue vainement. Il sait composer avec le caractère complexe de l’ancien détenu, mais celui qui a failli l’égorger est un parfait étranger. « - J’ai passé l’éponge parce qu’au fond je l’aurais sans doute pas laissée vivre non plus à ta place, mais provoque pas ta chance une deuxième fois. » Intime-t-il avant de se pencher vers Lui, d'effleurer le lobe de Son oreille. « - Tu prends ton pied à torturer toutes ces pauvres filles, tu peux me buter de la même manière en espérant que ça s’arrête, mais t’inventeras un autre prétexte pour continuer. T’es foutu, t’es allé trop loin pour réussir à revenir. » Ce n’est qu’un murmure, peut-être davantage prononcé pour lui-même que pour le captif.                

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MessageSujet: Re: Breaking inside (.Kyran)   Jeu 29 Sep - 21:16


Faire cesser le flot de paroles. Arrêter l’hémorragie avant qu’elle n’emporte tout, quant au fond, elle l’a déjà fait. Tenter au mieux de retenir l’horreur qui se rue sous ma peau au risque de tout emporter. Un morceau de conscience qui s’accroche pour ne pas commettre le pire quand pourtant l’envie de le faire se fait impérieuse. Elle me dévore, lacère les méandres de ma pauvre carcasse. Aveugle les rétines qui ne voient plus l’amant mais l’ennemi. Celui qui ose, rabaisse et détruit. Celui qu’il faut éliminer pour retrouver un semblant de vie, ne plus sombrer et garder au mieux la tête hors de l’eau saumâtre dans laquelle je nage désespérément depuis des années. Le seul coupable de toutes mes faiblesses, de tous ces heurts qui ont rendu la route impraticable. Lui rejeter sur les épaules ces pulsions de morts qui me rongent, grignote tout sur leur passage. Alors qu’elles sont là depuis bien avant notre rencontre. Ancrées en moi, fourbes qui se sont glissées dans des gênes déjà pourries pour mieux les abîmer. Les mots se heurtent contre mes dents, elles claquent et se serrent pour les retenir. Tout ce qui se crache à mes pieds, l’escalade de la destruction. « - Ferme la, Kyran. Ferme-la ! » En dernier rempart avant que tout ne se rompe, l’avertissement qui s’extirpe avec peine de ma gorge. Vibrant de ce mélange dégueulasse de haine, de rage et de confusion. Le cerveau ravagé par la drogue, les pulsions assassines. Explosif affolant qui se heurte aux contours d’un amour déroutant. Quand je devrais le haïr jusqu’au bout, ce foutu morceau d’attachement reste collé sous ma peau. Malmené à l’extrême pour mieux reprendre de son essor au moment où je m’y attends le moins. Voué à se taire quand ça claque contre ma joue. La mort au cœur, l’enchaînement trop rapide des événements et le sang qui goutte déjà. Folie sourde, démente, elle débride et annihile. Pousse au vice, la lame qui entaille la chair tant de fois embrassé, à m’en brûler les lèvres. Lui faire payer son audace, ses incartades, sa violence et tout ce qu’il a apporté de nocif dans mon petit monde. Le briser comme il m’a brisé. Le voir mourir, maintenant, suffoqué à mes pieds dans une gerbe de sang. Voir le noir racler le sol et venir s’échouer à mes pieds. J’en frissonne rien qu’en y pensant, mordant ma lèvre avec une envie démesurée. L’apogée, la dernière touche à un tableau macabre. Le tas de cadavre de toutes ces femmes qu’il a souillé et lui, trônant au-dessus, en pièce maîtresse qui sublime et donne enfin tout son sens à l’ensemble.

Un râle s’extirpe lorsque la résistance se forme. Ses doigts qui empêchent l’œuvre de s’achever, repoussent au mieux la lame jusqu’à ce que les paumes volent en éclat. L’odeur du sang, elle retourne les tripes autant qu’elle fait germer l’extase morbide sous la peau. Electrise l’assassin qui redouble d’effort pour contrer la défense, pesant de tout son poids sur la lame. Repoussant la main plaquée contre ma peau, se nourrir de Ses râles de douleur comme je peux m’enivrer de ceux de Son plaisir coupable. Tout se mélange, le cerveau au bord de l’explosion, noyé sous l’adrénaline. De la folie dans les pupilles, l’ébauche d’un sadisme glacial sur les lèvres. Et le refus de le voir gagner, pas cette fois. Plus maintenant. La prise devient aléatoire et le bruit que produit l’arme en se fracassant sur le sol résonne avec une force folle contre mon crâne. Ca me vrille les os, en écho dans toute la carcasse. Dans un dernier recours, les mains sanglantes cherchent à s’enrouler autour de la gorge abîmées. Le geste s’amorce mais se défait dans un heurt, le râle d’une douleur frustrée sous la force du choc. La déconnexion du système le temps de plusieurs battements de cœur frénétiques pour Lui offrir ce contrôle qui lui faisait défaut. Le meurtrier assiste à un renversement de situation qui lui retourne les tripes, le fait feuler de rage. Vaciller lorsque le genou se brise entre les cuisses, le hoquet d’une souffrance folle mourant contre la langue dans la chute. Tout perdre en si peu de temps. Dans un battement de cils, se retrouver à la merci de l’autre. La révolte sous la peau, le refus d’accepter, je lutte. Vainement, stupidement, mais je m’arrache pour me défaire de cette entreprise. De ce poids qui pèse sur le corps en déroute, la moindre fibre de mon être qui s’indigne et cherche à Le repousser. La position fait exploser tout un capharnaüm de contradictions entre mes oreilles. Le sale et le plaisant. Trop de choses qui se brisent et me détruisent. A bout de souffle, de la haine dans le regard qui vient Le fusiller, j’abandonne. Crache ma frustration dans un soupir avant de serrer les mâchoires pour garder le silence. Refuser de Lui adresser la parole, comme pour Lui faire regretter son geste. D’être encore en vie. J’en ai du sel au coin des yeux tant cet échec m’est douloureux. Le meurtrier qui n’a pas l’habitude de voir ses proies s’en sortir aussi facilement.

« - J'en ai absolument rien à foutre de ce que ça peut te faire. T'avais le cul sur un siège éjectable dès le début de ton petit business. J'ai fait qu'accélérer les choses, mais tôt ou tard, t'en serais arrivé là. Tout seul. » Crachat de haine d’une violence qui me fait vibrer. Quand Ses paroles me font l’effet de claques, font s’agiter des milliers de morceaux de verre contre ma peau. La noirceur en lumière, et le besoin virulent de ne pas L’écouter. De ne pas baisser la garde face à ce qui ressemble à une supplique. « - La même merde que celle qui se colle à la tienne. Ne me menace pas, n'aggrave pas ton cas. » La rage de Ses doigts dans mes cheveux se transmet à mes mots. Au regard qui revient se fracasser contre le Sien. Le rapprochement me fait trembler d’aversion, m’oblige à tourner la tête, dévier le regard tant Il m’insupporte à ce moment précis. « - Parce que tu crois que c'est une première ? Que j'étais pas foutu bien avant tous ces massacres que tu me forces à commettre ? La prison m'a appris le viol, mais aussi le meurtre. T'es pas le seul à avoir la mort dans la peau, te crois pas intouchable grâce à ça. » Rire amer qui s’extirpe dans un sursaut de toute la carcasse. Main libre venant s’arrimer contre Sa nuque pour l’obliger à reculer, m’offrir l’espace suffisant pour tourner une nouvelle fois la tête et faire face à l’ennemi. « - Je ne reviendrais pas, je n'en ai pas envie. Et ça te fout la trouille, parce que ta violence ne te servira à rien maintenant que tu sais qu'elle me bouffe aussi. A croire que ça t’énerve, de ne plus être le seul détraqué du duo. Celui qui frappe et qui va avoir ailleurs. Tu l’as pas digéré ça non plus, pas vrai ? Que je sois capable de coucher avec d’autres. Tu ne m’as pas fait de promesses, pourquoi je devrais être le seul à en faire ? » Le sourire en bouclier sur les lèvres, du cynisme qui s’en distille comme du venin. Le blesser pour achever au mieux ce que je n’ai pas pu terminer. Le voir se briser comme il peut me détruire à chaque fois que les paroles se font fielleuses. Qu’il rentre dans un état pitoyable, ou qu’il me laisse avec de la peur au ventre quand il ne revient plus. « - T'es jamais là, c'est pas à toi de te plaindre pour ça. C'est l'impression que tu donnes, quand tu rentres dans un état pitoyable. Te retenir... Te fous pas de ma gueule, tu t'es jamais gêné pour me démolir. Mais je t'en prie, éclate-toi si ça peut te faire du bien. » Le dernier morceau de haine craché contre Sa peau. Quand tout se bouscule sous ma peau. De la folie pure qui cède peu à peu sa place à du rien. Ce vide affolant qui me tend les bras, et déconnecte, un à un, les pauvres neurones en pleine destruction. Ils explosent entre mes oreilles, au même titre que du pop-corn dans un micro-ondes. J’en grimace, brisé par cette douleur fantôme qui va tout détruire.

« - Lâche-moi maintenant, tu… » Le dernier raclement de gorge du meurtrier. La détermination glaciale sur le visage qui s’étiole et le corps qui se détend. La tension s’évacue dans un soupir, le vague derrière le voile posé sur les pupilles qui se rivent dans la contemplation du plafond. C’est tout l’être qui s’abandonne, la conscience qui s’éteint le temps de laisser au cœur la chance de reprendre un rythme moins dérangé. Engouffré dans la brèche, le blocage perdure. Efface les morceaux de haine, la violence des gestes, le meurtre à moitié exécuté. Grave des brides de paroles, tout en supprimant celles qui pourraient être nocives. Remonte dans le temps pour me recracher sur les berges des instants précédents l’horreur. Je cille, stupide, aveuglé par un éclairage qui n’a pas changé pourtant. Reprend connaissance de mon environnement, de cette douleur ankylosée qui me dévore le bras gauche, les picotements s’échappant joyeusement du coude. Du poids d’un corps sur le mien. Les sourcils se froncent et les pupilles viennent s’accrocher à celles du norvégien. Le temps d’une inspiration, j’essaie de comprendre ce qu’Il fait là. Depuis combien de temps est-il ici ? Pour mieux dériver sur la plaie lui barrant la gorge, le sang sur le jean. Tout ce noir qui me donne la nausée. « - Kyran, qu’est-ce que… Ta main, il faut arrêter l’hémorragie. Pousse-toi. » De la panique dans la voix, renforcée par le contact poisseux de ce sang noir sur ma peau. Ma main qui se pose sur Sa cuisse dans une supplique silencieuse, les doigts encore prisonniers de sa poigne s’agitant pour le pousser à lâcher prise. L’inconscient qui ne comprend pas comment ils en sont arrivés là.

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MessageSujet: Re: Breaking inside (.Kyran)   Dim 9 Oct - 17:01

Il s’échappe. Il ressent la fuite dans la moindre fibre de son être. Elle lui déchire le thorax et le fait suffoquer. Le mafieux n’a jamais eu si peu de contrôle sur son amant et ça le bousille, de perdre toute maitrise. De sentir qu’il ne peut rien y changer, rien tenter pour le faire revenir de son côté. D’être tout juste capable de peser de tout son poids sur Lui pour l’empêcher de l’égorger. L’homme qui se débat férocement entre ses cuisses, le diable au corps, n’est qu’un étranger. Une sale vermine dont il ne peut plus contenir la rage à son paroxysme. Il n’a que sa force brute pour se défendre, et ça lui semble bien maigre, face à la furie qui expulse son agressivité. Il est à court d’arguments, à court de moyens de pression pour le faire revenir dans le chemin tortueux qu’il a tracé pour eux. Le monstre qu’il a façonné de ses propres mains s’émancipe. Lui crache tout son mépris à la gueule. L’espace d’une minute, il envisage de renforcer sa prise contre Sa nuque et de la briser d’un coup sec. L’idée macabre germe dans son esprit malsain à mesure que les injures se déploient. Il les absorbe comme une éponge, frissonne sans pouvoir s’arrêter. Les dents se serrent, crissent pour l’empêcher de broncher alors que le légiste l’habille pour l’hiver. Le bourdonnement continu martyrise ses tempes, lui donne envie de le faire taire de la manière la plus radicale qui soit. Le réduire définitivement au silence pour que le pugilat cesse. Il se représente la scène abjecte un instant. Il visualise le pantin inanimé, désarticulé. Le bien fou que ça lui ferait, de reprendre l’ascendant, d’avoir le dernier mot. Les phalanges se raidissent davantage contre Ses poignets, meurtrissent les os à travers la chair fragile. Mais l’image est aussi plaisante qu’abominable. Il préfère rester coincé au seuil de l’Enfer, plutôt que d’y envoyer l’assassin et de sentir une part de lui-même s’arracher avec Lui.

Les vérités éructées l’esquintent, raclent sauvagement les nerfs à vif. Il ne supporte plus de l’entendre, de devoir se retenir de l’assommer. Les frissons de répulsion qu’il sent courir sous ses doigts le lacèrent, lui broient l’estomac. Le rejet laisse des trainées acides contre son épiderme. Un rictus acerbe vient barrer ses lèvres lorsque l’avertissement mauvais écorche ses oreilles. Les crachats fielleux n’en finissent plus. Il lui vomit à la figure tout ce qu’Il retient d’ordinaire. Toutes ces choses qu’Il nuance ou qu’Il laisse pourrir en Lui pour limiter la casse. Les provocations suicidaires ne vont d’ordinaire pas si loin, et entendre tout le mal que le finlandais peut réellement penser de lui déchire sa cage thoracique. Réduit en lambeaux, le piteux organe entre ses côtes martèle son torse, lui vrille le crâne. « - N’aggrave pas ton cas ? Sinon quoi ? C’est supposé me foutre les jetons ? Je te menace pas, je te pose juste des limites, vu que tu sembles avoir oublié où elles étaient. » Rugit t’il, avec la voix rauque de celui qui peine à retenir ses poings. Qui se fait violence pour ne pas expulser toute sa frustration en ravageant l’enveloppe qu’il pourrait dessiner les yeux fermés. Il ne sait pas comment il fait pour se contenir, pour tenir quand le sang bouillonne littéralement dans ses veines, veut le rendre fou. « - T’as fini ? Qu’est-ce que tu veux, me l’entendre dire ? T’étais là à trembler de peur comme une fillette la première fois qu’on l’a fait, évidemment que ça m’emmerde que ça soit plus un problème. Forcément que je supporte pas qu’un autre te touche, qu’un autre te... » Il ne termine pas sa phrase, ferme furtivement ses paupières pour chasser de son esprit les carcasses enchevêtrées, les odeurs fauves qui se mélangent et font remonter la nausée. L’orgueil bafoué de le savoir en mesure de vibrer sous les assauts d’un autre que lui. Capable de sceller des reins qu’il devrait être le seul à posséder, à caresser. « - Mais en attendant, c’est pas moi qui remet au goût du jour de vieux rituels barbares. T’as pas besoin de les faire agoniser si longtemps. Tu me débectes. Nos ancêtres se retourneraient dans leur tombe s’ils te voyaient utiliser ça contre de pauvres filles inoffensives. T’as pas d’honneur Aleksi. T’es rien qu’une petite fiotte capricieuse qui se liquéfie de colère et qui sait s’en prendre qu’à des adversaires qui sont pas à sa taille. » Elles ne savent pas qu’il appartient à quelqu’un, elles n’appréhendent pas les risques. Il est le seul coupable, l’unique traitre. Il n’y a que lui qui devrait recevoir Ses foudres. « - J’suis sûr que c’est moi que t’imagine souffrir pendant des heures à leur place, mais t’es bon qu’à couiner dès que je me retrouve en face de toi. Qu’à me reprocher de pas être assez là ou mon humeur de merde. T’es mal tombé si tu voulais te faire materner, fallait mieux choisir à l’origine. » Qu’il siffle, en renforçant sa prise de fer contre les articulations du captif. Les sphères métalliques le fusillent, emplies de cette rancœur qui lui dévore les tripes. « - J’vais pas te frapper, tu vaux même plus la peine que je m’abime davantage les mains. » Il le lâche sur un ton dédaigneux, comme s’il s’agissait d’un affront suprême. Le malfrat n’est cependant pas décidé non plus à le libérer. Pas dans cet état. Pas après avoir failli le tuer. Pas alors qu’il se vide de son hémoglobine juste au-dessus de Lui.

Les rétines glaciales se voilent brusquement, ne semblent plus le voir. Une secousse inattendue remue la carcasse asservie par la haine, il le sent partir entre les hanches qui l’emprisonnent. Une bouffée d’angoisse le prend subitement à la gorge, lui fait redouter qu’il s’agisse d’un des effets indésirables de ces foutues drogues. Que le cœur ravagé par toutes les substances insalubres lâche. Les émeraudes cillent devant le geôlier immobile, le contemplent avec perplexité. Les muscles se détendent sensiblement, débarrassés de l’hostilité qui les contractait. Un rire amer écorche sa trachée lorsque la requête affolée résonne contre son organe auditif, emplie d’une affection qui semblait réduite à néant quelques secondes auparavant. « - C’est quoi ce délire ? Tu voulais me planter ya une minute, maintenant tu veux jouer à l’infirmière ? » Les billes polaires sondent hargneusement les Siennes, en quête de contradictions. D’étincelles de fureur qui ne se seraient pas éteintes, et qui dénonceraient l’existence d’une machination diabolique pour le faire flancher. Complètement paranoïaque, il s’invente les pires scénarios, refuse d’obtempérer si facilement. « - Tu te rappelles pas de ce qui s’est passé hein ? C’est quoi le dernier truc dont tu te souviennes ? » Souffle t’il la voix blanche, en relâchant le poignet pour agripper la mâchoire. Il jauge longuement le visage empreint d’inquiétude, le délivre finalement en estimant qu’Il est sincère. Que le meurtrier primitif a déserté le champ de bataille, ne laissant que ruine et désolation derrière lui.

Un sursaut d’animosité mord ses viscères, le pousse à se relever en prenant maladroitement appui sur sa paume épargnée. L’écœurement le ronge en réalisant qu'une part de Lui veut le voir mort. En songeant qu’il aurait pu y passer. Bêtement. A cause de la confiance aveugle qu’il lui voue. De l’attachement inconditionnel qui entrave son stupide palpitant. « - C’est sacrément commode, t’as trouvé la bonne méthode pour t’arranger avec ta conscience tout en perpétrant tes saloperies. J’dois m’attendre à ce que l’autre détraqué termine le travail dès que j’aurai baissé ma garde ? A me faire poignarder dans mon sommeil peut être ? » C’est comme de gronder un animal domestique qui ne se rappelle déjà plus des bêtises qu’il a pu commettre dans le salon, il le sait. Mais c’est plus fort que lui, ça le soulage de vider son sac. D’évacuer ce qui lui tenaille encore ses entrailles, l’échauffement qui le brûle au fer rouge. La brute s’éloigne du tueur, et il retire sa veste en cuir puis son haut sans pudeur. Déchire avec sa main valide le tissu maculé d’ébène pour s’en faire un bandage de fortune. Il lance une œillade de travers au hacker, pour le dissuader de s’approcher. « - Essaie pas de m’aider, je me débrouille. T’as été très clair, ça va être chacun pour sa gueule maintenant. Va te faire foutre tiens, et arrange toi pour te faire arrêter, puisque t’es nostalgique de la taule et que ton inconscient a envie de se débarrasser de moi. J’irai pas te chercher là-bas, t’inquiète pas. » Il ment. C’est la fierté maltraitée qui parle, les plaies béantes arrosées de sel qui le font feuler de rage. Il préfère patiner et s’y reprendre à plusieurs fois comme un misérable infirme plutôt que de demander ou même d’accepter Son soutien. « - Putain de soirée de merde, ça m’apprendra. » Peste-t-il entre ses barrières de nacre, en se démenant avec ses haillons. Sans quitter de son angle de mire la lame argentée abandonnée par terre, au cas où Ses pulsions sanguinaires le reprendraient.

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MessageSujet: Re: Breaking inside (.Kyran)   Jeu 13 Oct - 21:32


La rage qu’il contient, cette colère sourde qui fuse contre Sa peau. Celle qui fait ce qu’il est, qui le compose et le domine, les efforts qu’il doit faire pour la contenir sont affolants, je le sais. Fou qui s’enivre de ce contrôle aussi fragile qu’un château de carte. Tirer sur la corde jusqu’à la cassure, me nourrir des accents de rage dans les graves de sa voix déchirée. Il nourrit l’instinct, le besoin déroutant de Le briser. La honte qui le dévore lorsqu’Il crache, s’enferme dans la cécité pour réprimer son aversion. Il m’écœure, cet imbécile qui continue de se voiler stupidement la face. Rire jaune, aux accents de cynisme affolant qui s’échappe de mes lippes, le feu dans les pupilles rivées aux accrocs sur son visage. Ces traits ancrés sous la pulpe de mes doigts, et le besoin affolant de les fracasser, les détruire. Le briser, lui et lui seul. Comme une horrible évidence, toute la rancœur, la haine folle emmagasinée depuis des années qui se libère enfin, une fois le pitoyable geek famélique démoli par son double. L’assassin, la liberté de l’esprit et du corps. Cet autre qui ne me ressemble absolument pas. « - Me quoi, hein ? Me saute ? Mais dis-le au lieu de te noyer dans ta honte. Rassure-toi, c’est rarement le cas, c’est l’inverse le plus souvent, si ça peut t’aider à mieux dormir. » Je le crache sans pudeur, de la provocation dans les mots, les hanches qui se brisent hargneusement contre celles du tyran dans l’illustration malsaine de paroles douloureuses. Sa jalousie latente me touche, ou du moins atteint les relents de l’amant et de sa dévotion absurde. L’orgueil bafoué contre les reins d’un autre. « - Si ça me fait du bien, de les voir crever à petit feu ? Pour ce que j’en pense de mes ancêtres, ils ne sont que des noms et des légendes dans des bouquins, rien de plus. J’ai pas eu la chance de les connaître, moi. » Un haussement d’épaule fragile, avorté par Sa poigne contre mon piteux poignet. Le briser pour échapper à Sa prise, se défaire de la domination quitte à se blesser. J’y pense dangereusement, aperçoit cette option comme la plus efficace. Une diversion folle pour reprendre l’ascendant sur le norvégien, rattraper la lame stupidement lâchée et achever le travail. Cette entaille contre Sa gorge qui m’obsède, ce noir affolant qui attire et éveille les pulsions démentes. « - Je prends exemple sur toi. » L’ironie acerbe, la dernière réplique avant la chute. Le vide qui m’engloutit sans que je ne parvienne à l’en empêcher. La mort dans la carcasse, la seconde face du masque qui s’accroche au visage.

Hargne dans les pupilles pâles et l’écho d’une tension déroutante dans le timbre. Les cils qui papillonnent pour se sortir de la torpeur, le monde brumeux qui m’entoure. De spectateur d’une scène déroutante, en redevenir l’acteur. « - De quoi tu parles ? » Je le couine stupidement, la nausée accrochée au ventre et les relents d’une fatigue écrasante dans la poitrine. Le cœur qui frappe avec force pour relancer la mécanique, un reboot raté qui oblige la machine à ramer au milieu d’océan de bug et d’anomalies. Le disque dur cassé qui tente de se reconstruire, défragmentation d’urgence pour remettre l’engin d’aplomb. Je me perds dans mes propres pensées, incapable de faire le tri de raccrocher le passé avec ce présent. Les vides sur le disque impossible à combler. Un spasme de crainte m’agite lorsque les doigts agrippent ma mâchoire. Pour moi, pour Lui. Les entrailles à l’envers, l’odeur du sang dans les narines jusqu’à en perdre l’odorat. « - Je sais plus. Ma dernière dose… Et ton adorable entrée en scène. Comment as-tu fait pour me retrouver… C’est si stupide de poser cette question, toi et tes dons de super héros. » Le sarcasme est pitoyable, sonne faux tant il peut être fragile. L’incompréhension m’agace, tiraille des nerfs qui semblent déjà bien à vif. Il se relève et je reste planté là, incapable de bouger, les membres figés dans un amas de plomb. Vidé, terrassé par une menace invisible, j’ai mal au crâne, la migraine folle qui fissure le corps jusque dans les tréfonds de ma poitrine. Les mots me parviennent, s’écrasent contre mes oreilles pour former un tas délirant. C’est absurde, tellement grotesque. Dans une inspiration, je m’efforce à me redresser. Péniblement, le corps rompu, assiégé de fourmillements et autres tremblements dérangeants, je reste à genoux sur le plancher poussiéreux. « - Tu délires, Kyran. Tu te rends compte de ce que tu dis ? C’est ridicule enfin. » Il est inutile de chercher à parlementer quand il est dans un tel état, je le sais. Détourner le regard face à ce qui attire, comme pour Lui offrir la solitude dont il a besoin lorsque le tissu tombe. La chaleur dans le ventre, le trouble accroché à la poitrine. « - Tu te débrouilles mal à ce que je vois. Ne sois pas borné, laisse-moi t’aider. » La supplique s’arrache péniblement, et je repose mon regard sur Lui. La blessure suinte, à l’intérieur. Cette plaie dégueulasse qui ne cicatrisera jamais tant elle peut être sans cesse ravivée.

« - Nostalgique de la taule ? C’est quoi, c’est le sang en moins qui te fais débiter autant de stupidités ? Tu vas battre ton record en même pas dix minutes. Comment je pourrais seulement être nostalgique de cette période-là ? Mon inconscient a envie de se débarrasser de toi ? J’ai l’impression d’entendre un vieux philosophe qui délire, tu as pris quelque chose ou quoi ? » L’ébauche d’un sourire moqueur s’appose sur mes lèvres pour mourir presque aussitôt. Comme s’il sonnait affreusement déplacé, l’intrusion étrange d’une légèreté qui n’a pas sa place. Et dans cette pièce vide, et sous ma peau. Je me sens lourd, incrusté contre le sol miteux, incapable de me relever. « - Je n’ai rien dis du tout, tu m’as fracassé contre ce foutu mur, avant que je n’ai le temps de comprendre quoi que ce soit ! » Le reproche s’arrache de ma gorge de son propre chef, ronronne des notes d’un agacement évident. Les restes d’une colère qui me semble étrangère, survenue du fin fond d’un néant qui m’intrigue autant qu’il me dérange. Je me bride dans le silence, m’accroche au moindre de Ses gestes, l’énergie qu’il peut mettre à se démener pour faire un bandage digne de ce nom. « - Ce que tu fais ne sers à rien. Ce n’est pas un morceau de tissu qui va empêcher le sang de couler, vu la profondeur de l’entaille, tu as besoin de points. Comment tu t’es fait ça ? Tu n’étais pas au… » Bones. Je suis incapable de prononcer ce nom, cette horreur que la seule pensée fait dégringoler le long de mon échine. La discorde que ces quelques mots apportent dans notre monde déjà suffisamment chaotique. Je ravale les questions sans réponse, détourne les yeux et rive mon attention sur le sol. La tâche noire qui grignote le plancher fatigué, et la lame souillée, étincelante sous la lumière qui se rue au-travers des vitres poussiéreuses. J’ai le cœur qui flanche, se crispe et s’arrache de sa frayeur pour frapper avec hargne. Une boule dans la gorge, le corps se penche et le bras se tend pour se saisir de l’arme oubliée. Sans y parvenir, le geste s’arrête avant d’avoir atteint son objectif, figé dans un élan de panique sourde, la main revient se pose sur le sol. « - Que c’est-il passé ? » Tremblements de doute dans les échos de ma voix, le fragile qui gratte la surface. Malhabile, fébrile sur mes propres jambes, je dois prendre appui contre le bureau fatigué pour me relever. Rester un instant accroché à ce rempart fragile, hésitant à m’en séparer par peur de sombrer. Le retour de flamme, les effets secondaires du vaccin. La nausée et le mal de crâne qui se couplent au vide. L’amorphe sous la peau avec pour unique envie, celle de se terrer dans un coin et y mourir, disparaître jusqu’à la prochaine renaissance. L’appel sanguin d’une nouvelle dose pour réapprendre à vivre avant de s’éteindre une fois les effets disparus. Un pas fébrile et la main abandonne l’appui. S’accroche au néant pour se rapprocher du norvégien blessé. S’arrêter malgré tout à une distance encore respectable par crainte de ranimer les braises de Sa colère, celles qui se devinent encore dans le magnétisme polaire de Ses pupilles.

« - Kyran, s’il te plait, laisse-moi regarder. » Mon impuissance et cette inutilité latente me rendent fou. Nerveusement, je triture mes doigts, mordille ma lèvre. Piteuse créature incapable de savoir ce qu’elle doit vraiment faire, Le contraindre ou bien se résigner. Avaler l’acerbe de Ses paroles, et s’y plier.

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MessageSujet: Re: Breaking inside (.Kyran)   Lun 31 Oct - 22:14

Le déni dans toute sa splendeur. Le norvégien observe d’un œil son amant se débattre avec sa conscience, réfuter l’évidence avec véhémence pour ne pas admettre ses tares. Il le voit lutter, s’empêtrer dans les fils de Ses propres contradictions. Incapable de reconnaitre les faits, mais dans l’impossibilité de les réfuter comme Il le voudrait. Les ultimes railleries résonnent dans les moindres recoins de son crâne, l'étourdissent de rage. Elles tournent en boucle dans son crâne amoché. Rendent ses gestes encore plus empressés et maladroits alors que le blessé tente vainement de contenir son hémorragie. Les accents de vérité écorchent ses tympans, résonnent encore et encore. Le monstre qu’il a créé lui échappe de toutes les manières possibles et ça le rend fou, de ne plus exercer le moindre contrôle sur Lui. De croire le faire en s'illusionnant complètement. Le tortionnaire qui sommeille à l’intérieur de l’enveloppe du légiste se moque éperdument de ses menaces, serait prêt à le saigner pour retrouver sa liberté. A tirer un trait sur lui et sur eux avec sa lame sans une once d’hésitation. Une part de Lui ne lui est pas entièrement dévouée et ça le rend malade, de songer qu’elle gagne inexorablement du terrain. Qu’elle finira par dévorer celle qui ne jure que par lui. Les couinements du drogué crispent ses muscles, accentuent la brusquerie de ses mouvements.

« - La ville n’est pas si grande, le tour des endroits miteux est vite fait. Même si tu m’as donné plus de fil à retordre que d’habitude. » Grogne entre deux tentatives infructueuses pour nouer les bandes de tissu ensemble, en ignorant superbement l’énième supplique du finlandais. La douleur qui incendie la chair à vif lui arrache des frissons, alors qu’il s’efforce de ne pas croiser les prunelles troublées du camé. Il ne connait pas la marche à suivre. Ce qu’il devrait taire ou ce qu’il vaudrait mieux lui dire. L’envie de vider toutes ses réserves d’animosité sur Lui le prend aux tripes, se bouscule contre ses lèvres abimées. Un ricanement amer s’étrangle dans sa gorge lorsqu’Il bute sur le nom de leur principal sujet de discorde. « - Au quoi, au Bones ? Même prononcer le nom est un supplice ? J’y étais pas non, j’étais trop occupé à vouloir t’y ramener par la peau des fesses. » Le malfrat lance un regard en biais à son acolyte, empli de rancœur et de sous-entendus. « - Et je ne délire pas, merci bien, je ne fais que reprendre tes propres mots. ‘Plutôt la taule que cette merde que tu me fais vivre’, je cite. C’est ridicule ? Je suis d'accord. Pourtant ça te semblait tout à fait censé ya à peine cinq minutes. Quand t’as failli me trancher la gorge pour mettre un terme à ton calvaire. » Le rappel de la scène vient réalimenter sa colère, fait pulser de plus belle le cruor contre ses tempes. Il se sent presque frustré de la tournure des évènements, la sensation d’inachevé sur la langue. « - J’ai attrapé la lame à pleine main pour t’en empêcher, c’est comme ça que je me suis coupé. C’est pour ça que je t’immobilisais, pendant que tu te débattais comme un beau diable pour achever ton œuvre. » Crache t’il finalement avec un souffle haché. La révélation est issue d’un élan de pure égoïsme, juste pour le plaisir de se soulager les nerfs. Il est énervé après Lui, mais encore plus après lui-même, pour avoir eu la folie de provoquer le démon. D’avoir placé volontairement entre Ses doigts un couteau, en misant sa survie sur le fait qu’Il serait incapable d’aller jusqu’au bout. De l’occire purement et simplement si facilement. Il avait de toute évidence surestimé Sa dévotion. « - Qu’est ce qui t’a fait émerger ? Le taré avec lequel tu partages tes neurones supporte pas l’échec peut être ? Car l’empêcher de m’égorger était visiblement pas une raison suffisante pour te faire revenir à la raison. » L’affliction ne se dissipe pas, elle ronge sa paume déchirée, amplifiée par les défaillances de son mécanisme de guérison depuis qu’il se jette presque quotidiennement en pâture aux zombies.

Par dépit plus que par envie, le scandinave finit par s’approcher, en tendant sa main ouverte vers l’ancien détenu pour qu’il l’examine. « - Tu comptes faire quoi maintenant, me recoudre ? Avec quoi, l’aiguille de ta seringue usagée ? » Peste t’il, en avisant la parfaite panoplie du toxicomane aguerri. Il aurait presque de quoi tenir un siège avec tout son stock, s’Il ne sifflait pas ses réserves en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Il l’avait toujours connu ainsi. Accro, en manque. A son ordinateur, à ses substances illicites. A lui. Il ne fait que remplacer une addiction par une autre, toujours plus vorace et extrême. C’est ce qui le rend si performant en tant que hacker, mais ce qui signe sa perte en tant qu’être humain. « - Putain mais qu’est ce qui t’attire autant dans ces saloperies hein ? Ça marche au moins, ça élimine quelques heures ta vraie nature ? » Le ton est infect, particulièrement méprisant. « - Tu sais quoi ? Je vais voir par moi-même, je passe peut être à côté de l’extase, pour que ces trucs te fassent ramper comme une pauvre larve pour avoir ta dose. » Et dans une impulsion qu’il regrette d’avance, le tyran attrape et enroule un garrot autour de son bras à la hâte, retire avec ses dents le capuchon de la seringue pour se la planter ensuite sans réfléchir. Il défait ensuite le latex, jette la piqure avec et recule d’un pas. Il grelotte de plus en plus, fiévreux en dehors mais glacé de l’intérieur. Un rire nerveux s’extrait de sa trachée, alors qu’il sent déjà le fluide brûler ses veines. Il sait que ce n’est qu’une question de minute, tout au plus, avant d’en ressentir les effets dévastateurs. Le trafiquant avait totalement interrompu sa consommation occasionnelle en constatant que les stupéfiants altéraient son esprit, ne lui laissaient pas les idées claires. Il ne pouvait pas espérer maintenir une emprise de fer sur ses employés, tout en étant la plupart du temps dans les vapes. Il vient de faire une entorse à sa règle d'or.

La brute retourne vers son compagnon d’infortune, enserre brusquement et autoritairement Sa mâchoire entre ses phalanges rudes. Il lui fait sans doute mal, serre vigoureusement. Jusqu’à laisser son empreinte possessive sur la texture diaphane. « - Je t’interdis de croire que tu pourrais t’en sortir comme ça. Plus personne sera là pour toi après moi. » Qu’il articule comme une menace contre Sa bouche, essoufflé par l’afflux anormal d’hémoglobine qui se déverse dans ses poumons. Les ravages de la drogue funeste commencent à agir sans qu’il s’en aperçoive tout à fait, nécrosent les vaisseaux et envoient son misérable palpitant se fracasser contre sa cage thoracique. Il renie délibérément les symptômes, écrase ses lippes contre les Siennes avec violence. Les serpents rêches continuent d’emprisonner la gorge frêle, ceux gravement blessés tâtonnent pour trouver appui contre le bois malmené. Son bassin le coince entre le bureau et son propre corps, tandis qu’il le gratifie de morsures hargneuses et affamées. Le feu qui lèche ses reins se propage toutefois, éclate dans ses rétines lorsque le goût ferreux de Son sang inonde délicieusement son palais. Ce n’est qu’une petite coupure, mais l’explosion de saveurs lui racle sauvagement l’estomac. Il mordille plus fort dans Sa lèvre inférieure, lèche les perles écarlates qui se coulent contre Son cou, pour finalement chercher à lacérer avec ses dents les lambeaux de peau qu’ils rencontrent. Les veines qui palpitent excitent ses sens, brouillent tous les signaux d’alerte. Etrangement assoiffé, il ne comprend pas ce qui lui arrive, mais il ne parvient pas non plus à s’arrêter. Pas en sentant battre si près le pouls d’une créature affreusement alléchante. La lascivité apparente n’est plus qu’un leurre, tandis qu’il immobilise avec une agressivité tenace sa proie.

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MessageSujet: Re: Breaking inside (.Kyran)   Mer 9 Nov - 20:04


Tout s’écorche contre mes tympans, les mots éclatent et blessent. De l’incompréhension sur la langue, les sourcils qui se froncent pour faire face à la marée qui menace de tout submerger. Il me crache son venin à la figure, l’habitude constante qui fait mal mais qui est devenue vitale. L’habitude qui se fait affreusement douloureuse. Le silence de mon côté, l’envie de répliquer morte à Ses pieds. Sa colère me lacère, fige mes piètres tentatives de bonne foi dans ma poitrine. Nerveusement, pitoyablement, je triture mes doigts, fait craquer les articulations au gré des bulles d’air qui se crèvent. La révélation de trop qui détruit tout, elle me laisse vide, battant des cils comme si la lumière du bureau poussiéreux était soudain devenue trop forte. L’afflux de sang contre les tempes, ce bruit qui recouvre tout et qui me pousse à croire que j’ai rêvé l’acide de ces paroles. J’ai du vide dans la poitrine et dans la tête, des morceaux manquant à l’appel, la défaillance qui engendre le néant et me pousse à fixer le vide. Le plancher sale et les traces noires qui le maculent, comme les témoins d’un carnage qui m’est totalement étranger. « - Failli te... Trancher la gorge… Comment tu peux dire, affirmer que j’ai pu vouloir faire ça… C’était pas moi, jamais je pourrais te faire une chose pareille. » Les mots s’arrachent avec une difficulté folle, la voix blanche par la peur. L’horreur qui se distille dans les veines et la sueur froide sur la peau, la descente du camé qui se change en une chute vertigineuse. Il ne reste plus grand-chose de plaisant, seulement l’ébauche d’une infime chaleur quelque part sous la peau, en profondeur. De la nausée dans le ventre, des fourmillements sur les membres et de l’aride sur la langue, dans la trachée qui se comprime sous les assauts de tout et rien à la fois. « - Je n'en sais rien, je ne sais pas ce qui m'arrive, je ne contrôle rien. J'ai des, des blancs dans la tête. Des moments d'absence ? Je ne voulais pas te blesser, tu n'aurais pas dû venir ici, me chercher. » Les excuses sont piteuses, l’index frappant contre ma tempe pour illustrer des propos qui sonnent pourtant faux. Ce n’est pas une certitude, seulement des doutes qui se formulent pour tenter de trouver un sens à tout ce désordre. Il n’y a pas de logique dans tout ce qui vient de se passer, dans cette partie sombre qui émergerait sans que je ne le veuille. Sans que je ne m’en souvienne. J’ai de la haine dans le ventre, envers le reste du monde, depuis tellement longtemps que je n’y fait plus attention. Je Le déteste c’est un fait, mais d’une portion bien moindre en comparaison de celle qui me pousse à L’aimer. Cet accroc déroutant qui devait le protéger.

Je recule quand Il s’approche enfin, d’un pas hésitant, terrassé à l’idée de seulement pouvoir à nouveau Lui faire du tour. La peur de Le toucher, comme si un simple contact pouvait tout raviver, refaire basculer l’équilibre précaire. Ce gouffre au bord duquel je semble vaciller avec plus de hargne. « - C’est une option, la plus logique d’ailleurs. » Du vide dans la voix, la réponse est automatique. Celle qui sort pour répondre à la hargne, apaiser ce trop-plein de ressentiment qui grouille sous Sa peau. Le norvégien irritable qui me déstabilise à changer aussi rapidement de sujet. Un haussement d’épaule, le temps de trouver quoi répondre. « - L’impression d’être à nouveau humain, et non pas une bête de foire. J’en suis dépendant depuis trop longtemps pour m’en séparer maintenant. Ne fait pas ça, elles sont surdosées ! » La hâte du geste me prendre de cours, fige mon sang dans ces pauvres veines atrophiées, le corps dans un étau de plomb. Je fixe la scène, l’arrière-goût amer de l’égoïste qui n’apprécie de voir une dose du précieux mélange disparaître dans un autre système que le mien. Les doses prescrites poussées à leur extrême pour vraiment ressentir quelque chose, les frissons qui me parcourent se changent en d’irrépressibles tremblements lorsqu’Il me brise sous sa poigne. Se péter les dents sous la force de Ses doigts, le cœur qui bat à tout rompre contre les côtes, affolé par ce qui se dessine dans le vide de Ses pupilles. « - Qu'est-ce que tu fous ? Kyran tu me fais mal... » Morceau de phrase mourant contre Ses lèvres. L’instant de flottement, l’esprit qui se vide pour se laisser absorber par le moment, le contact suave de Sa bouche assassine contre la mienne. Je m’agrippe à son bras, y enroule mes phalanges jusqu’à la cassure pour ne pas sombrer totalement. Piteux soupir de plaisir contre les ennemis, la douleur explose sous le coup de la morsure, électrique qui rapproche les hanches des Siennes. Prisonnier entre la chair tentatrice et le piteux bureau, la perdition s’écroule dans un souffle. Le goût du sang sur la langue, un vide est en train de prendre son essor dans mon ventre, le feu du désir qui se change doucement en brasier d’appréhension. Plaquer mes mains contre Son torse pour le repousser, faire cesser le jeu ridicule, pour mieux me heurter au fer de Sa poigne. Le crissement des dents contre la chair me retourne l’estomac, ravive le feu d’une morsure pourtant refermée depuis longtemps. Dans le creux du cou s’enfoncent avec hargne les dents pourries de Fanny, les fantômes qui se couplent avec la réalité pour mieux la distordre. Il s’en rapproche, dans sa hargne folle, atteindre la veine pulsant sous la peau fine. Le souffle court, la peur au ventre et la douleur qui explose dans les artères lorsque le rempart cède, libère le sang. C’est un retour de flamme, le voleur d’énergie qui se fait à son tour dérober les fils de son existence. Sauf que la normalité ne s’invite pas dans l’équation. Dans un hoquet piteux, mes doigts s’agrippent contre Lui, et c’est tout le corps qui Le repousse. Rejette l’attaque, le plus possible malgré les élans de faiblesses folles. Je vacille, bêtement privé de l’appui de Sa carcasse, la main en protection contre la plaie, vulgaire moyen pour retenir le liquide poisseux dans le système.

« - Le coup du vampire pour m’allumer on me l’avait jamais fait. C’était quoi, une punition ? Ta vengeance ? T’as besoin de te droguer pour trouver une excuse, et me démolir maintenant ? » Ma voix vibre sous les échos de la colère, de cette peur sourde qui me broie le ventre. Malhabile, la main contre le bureau en appui précaire, je m’éloigne, impose de la distance. « - Tu fais bien de t’en tenir éloigner, vu les effets que ça peut avoir sur toi… » Je le lâche acerbe, et pose le regard sur ma main ensanglantée. La faiblesse se glisse dans le système déjà défaillant, au milieu des bourdonnements qui résonnent entre mes pauvres tempes. La déferlante qui ravage tout et me laisse vide, le cœur battant à tout rompre dans la poitrine. Et le regard qui vacille vers les doses restantes, cherchant à comprendre cette réaction étrange. L’anomalie découlant peut-être de mon mélange et de la dose trop forte des éléments mixés. Ca m’intrigue, plus que cela peut m’effrayer, trop accro pour seulement voir ce dérapage comme une menace. Une alerte, avant que tout ne s’effondre. « - Qui te dit tu seras le premier à abandonner ? » La question en réponse à Sa dernière réplique. Sans lui je ne suis rien, c’est une détestable évidence. Quand l’inverse n’existe pas, ou peut-être quelque part dans la partie la plus niaise de ma piteuse cervelle. Survie du fou quasi-inexistante, Il le sait, je m’autodétruis avec passion et talent. Les pupilles hésitent un instant puis se reposent sur la silhouette du norvégien, l’examen impudique de la créature malmenée. Frayeur et déroute dans les méandres du vague qui habite le regard. Et la certitude qu’il n’aurait jamais dû venir jusqu’ici. Chercher à me retrouver, encore une fois. A chaque fois, cet instant qui se répète, les retrouvailles chaotiques qui se scellent dans l’abdication du plus faible. Son retour forcé dans un ersatz de maison qu’il a délaissé pendant trop longtemps.

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Do I have to run and hide ?

I get the feeling just because. Everything I touch isn't dark enough. If this problem lies in me. I'm only a man with a chamber who's got me. I'm taking a stand to escape what's inside me. I'm turning to a monster. And it keeps getting stronger.
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Breaking inside (.Kyran)

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