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 Some Kind Of Monster {Moïra/Ambre}

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MessageSujet: Some Kind Of Monster {Moïra/Ambre}   Lun 25 Juil - 12:22


« Loterie du RP »


   
   
Moïra & Ambre
featuring



« « These are the eyes that can't see me
   These are the hands that drop your trust
   These are the boots that kick you around
   This is the tongue that speaks on the inside
   These are the ears that ring with hate
   This is the face that I'll never change
   This is the fist that grinds you down
   This is the voice of silence no more
   These are the legs in circles run
   This is the beating you'll never know
   These are the lips that taste no freedom
»

   La tombée de la nuit, une usine déserte. Digne d'un scénario de film d'horreur pour adolescents en mal de sensations fortes n'est ce pas ? Ce soir l'ambiance est particulière. Ce soir, l'air n'est pas seulement chargé d'électricité... il est surtout chargé d'hallucinogènes. Soumises à des illusions créées par des sorciers malveillants sans même vous en apercevoir, soumises aux mêmes fantaisies macabres. Au point de croire même vos blessures physiques réelles, et inguérissables. Les portes se verrouillent, vous êtes prises au piège. Quand on vous disait que la curiosité était un vilain défaut... Ne tentez pas de briser les vitres teintées, ce serait vous fatiguer inutilement. Il va falloir vous entraider. La Grande Faucheuse vous poursuit entre les dédales des couloirs, les machines offrant des cachettes plus ou moins salvatrices. Entendez-vous les aboiements dans les dédales de la bâtisse ? Des dizaines de Cerbères imaginaires vous pistent, avides de dévorer votre chair et de ronger vos os, histoire de faire de vous leur diner infernal. Vous en sortirez-vous ? N'ayez pas peur, les illusions sont à durée limitée, elles finiront bien par s'évaporer...


   Ordre de passage:
   1 - Moïra J. Everett
   2 - Ambre M. Del Nero

   

   
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MessageSujet: Re: Some Kind Of Monster {Moïra/Ambre}   Mar 26 Juil - 10:22



"And so Darkness we became"

Ambre & Moïra




Il était tard. Trop tard peut-être, mais ça n'avait pas d'importance, la jolie rousse aimait s'accorder des soirées pendant lesquelles elle s'éloignait du Bones, quand bien même il n'était jamais très loin de ses pensées... Elle en avait besoin, de prendre l'air, de sortir un peu la tête hors de l'eau pour ne jamais céder à la pression ou finir par étouffer...
Le vent frais lui aussi était plus qu'agréable. Ce soir il semblait répandre un souffle de bien être partout où il passait, comme soucieux de retenir encore un peu les passants au creux de sa fraicheur.
La propriétaire du Bones se délecta encore un peu de cet atmosphère si paisible avant d'arriver à l'usine abandonnée du Sud de la Nouvelle-Orléans.
Il n'y eu pas d'hésitation lorsque Moïra franchit ce qui restait de la porte de l'ancienne fabrique. La Hellraiser connaissait bien l'endroit, non qu'elle y eut un jour travaillé, plutôt qu'elle avait une certaine tendance à ne jamais vouloir oublier. Et ce genre d'endroit lui rappelait beaucoup Darkness Fall. Les ruines, l'atmosphère, l'impression de solitude qui émanait de ce lieu... Il manquait seulement quelques créatures venues de l'Enfer pour compléter le tableau. Se souvenir de l'horreur qu'elle avait vécu, la confronter ainsi, confortait Moïra dans tous les choix qu'elle avait fait ces dernières années. C'étaient ce genre de moments qui lui permettaient de faire face aux problèmes de tous les jours, aux gens, au stresse. Là, elle savait ce qu'elle avait fait et pourquoi.
La belle rousse continua d'avancer un peu dans les ruines, s'imprégnant de l'ambiance du lieu.
Quand soudain, un bruit. Lugubre, glaçant. Et l'instant d'après, elle était enfermée. Moïra resta un instant figée devant le spectacle qui s'étendait tout autour d'elle : les murs de l'usine venaient de se remettre en place, comme par magie ou par une drôle d'illusion... La jeune femme venait en l'espace de quelques secondes de passer de la douce lumière du claire de lune à l'obscurité inquiétante d'une fabrique aux allures étrangement plus fantomatique encore que lorsqu'elle était en ruine.
Autour de la Hellraiser pesait un silence de mort renforçant encore plus son sentiment d'inquiétude. Tout ça n'avait rien de normal... Et à force de vouloir se remémorer Darkness Fall, on aurait dit qu'on avait fini par l'y envoyer ! A cette pensée, un frisson parcouru le corps de la jeune femme. Mais ça ne pouvait pas être ça : il aurait fallut qu'elle soit morte pour atterrir à DF et elle s'en serait souvenue si elle avait été tué, elle l'aurait... Un énorme fracas retentit tout près de Moïra qui sursauta, se heurtant au passage à une vieille machine apparu juste derrière elle. Par réflexe, la jolie rousse jeta un coup d'oeil à son bras gauche, duquel, même dans la faible lumière, elle vit s'échapper un mince filet de sang et comme si la vue de la blessure allumait la douleur, son bras se mit à la lancer.
Puis commencèrent des claquements répétés, encore et encore, comme issus d'une machine en marche, coupant le silence à intervalles réguliers et de façon saccadée, comme pour inciter le cœur à battre plus vite encore pour se caser sur le même rythme effréné...
La panique prenant le pas sur la raison, l'impression d'être coincée en Enfer à nouveau bien trop forte, Moïra se mit à courir jusqu'à la grande porte. Mais avant qu'elle n'ait pu l'atteindre, une ombre furtive passa à quelques mètres devant elle dans un dangereux grognement. La jeune femme se glaça sur place.
Pourtant il fallait réagir, vite ! Elle ne pouvait pas sortir, alors elle devait se cacher. Faisant volte-face, la Hellraiser fini par distinguer les contours d'une porte à environs une trentaine de mètre de là.  Elle s'élança. Et au moment même où son pied foulait le sol, elle l'entendit. Elle entendit cette chose qui venait de se lancer à sa poursuite, cette créature qui ne semblait pas avoir deux pattes mais quatre et qui allait inévitablement plus vite qu'elle. La chose était proche, bien trop proche, plus encore que la porte que Moïra cherchait désespérément à atteindre. Mais il n'y avait nulle part d'autre où se mettre à l'abri. La porte était sa seule chance. Pourvu qu'elle l'atteigne. Pourvu qu'elle soit ouverte...
Plus qu''un mètre seulement.
Moïra saisit la poignée, tira la porte puis s'engouffra dans le noir en refermant derrière elle.

Au moment où elle avait refermé, la Hellraiser avait senti et entendu quelque chose de lourd se heurter à la porte. Elle n'osait même pas imaginer quel genre de bête elle venait de croiser. Et malheureusement, avec la douleur qui lui lancinait régulièrement le bras, elle ne pouvait même pas espérer être au beau milieu d'un cauchemar.  
Tâtonnant le mur, la jeune femme fini par trouver ce qu'elle cherchait et une lumière diffuse se mit à éclairer la pièce. C'était apparemment une pièce d'archives, bourrée de cartons, de classeurs et de papiers en vrac. Le tout formant un désordre innommable. Au moins c'était là une pièce fermée et vide de tout monstre... En revanche il y avait une femme. Une jolie blonde plantée en plein milieu de la pièce que Moïra ne pouvait que fixer, stupéfaite. En ouvrant la porte, elle était à mille lieux de penser qu'elle y trouverait quelqu'un caché derrière, elle n'avait pensé qu'à sa survie...
Mais une fois la surprise quelque peu passée, la suspicion prit place dans son esprit.

- Qui êtes-vous ?

C'était un ton sans appel, exigeant presque une réponse, comme si la jolie rousse pouvait accuser l'autre jeune femme d'être responsable de tout ça. Mais c'était possible, le Mal n'avait pas toujours les traits d'un démon défiguré, Moïra en savait quelque chose et dans toutes situations, la prudence était de mise.


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MessageSujet: Re: Some Kind Of Monster {Moïra/Ambre}   Jeu 28 Juil - 17:54


« And so Darkness we became »


   
   
Moïra J. Everett & Ambre M. Del Nero
featuring

  Elle ouvrait une énième carte sur la table devant elle. Et, une fois de plus, celle-ci ne lui montrait pas ce qu'il lui manquait. C'était quand même dingue ! Ils étaient à la Nouvelle Orléans, ce n'était pas une grande ville non plus, et personne n'était capable de la cartographier correctement ?! Certes, elle voulait voir un lieu précis et avec chaque passage secret et l'emplacement de chaque machine. Donc, peut-être qu'elle en demandait trop. Quoi qu'il en soit, sa mission était de faire l'état des lieux. Certaines croyances, certaines rumeurs donnaient à cette usine des monstres, des apparitions. Et donc, tout cela était très suspect. Dans ses supérieurs, il y avait ceux qui étaient persuadés et convaincus qu'on cachait quelque chose là-bas. Comme une planque de la résistance. Bon, Ambre leur aurait presque ri au nez. Parce qu'il fallait vraiment être stupide pour faire une telle chose. Surtout lorsqu'on savait que cela pouvait ramener la Milice sur place. Ou c'était un piège. Enfin, quoi qu'il en soit, la jeune fille ne pouvait pas discuter les ordres, et elle s'était contentée d'accepter, puis de s'esquiver. Surtout qu'elle était jeune, et que ce qu'elle pouvait apporter était déjà limité, alors, autant ne pas faire preuve d'insoumission.

Agacée, elle finit par sortir une feuille de papier et un crayon et par dessiner par elle-même les lieux de l'intervention. Grâce aux descriptions laissées au fil des années. Après, elle se doutait qu'elle ne pouvait pas s'y fier à 100%. Dans un premier temps, ses talents en dessin n'étaient guère extraordinaires. Sa carte serait compréhensible, mais elle manquerait de finesse et de détails. Et ensuite... Elle s'appuyait sur de vieilles descriptions. Le bâtiment était à présent à l'abandon. Depuis... Longtemps. Alors, la shadowhunter devrait rajouter de possibles éboulements, des machines en abandon au milieu des chemins, des passages condamnés par les derniers occupants... Des centaines de possibilités, des centaines de modifications de plan à faire et à projeter. En bref, Ambre ne parviendrait jamais à toutes les mettre sur la table. Pour son cerveau, c'était agaçant. Elle devrait avancer seule, et avec des zones d'ombres. Eh ben, sur le papier, cela lui laissait finalement peu de chances pour s'en sortir si les rumeurs étaient fondées. A croire qu'on souhaitait qu'elle se perde. Un peu étrange vu le nombre de missions qu'elle avaient vues disparaître ou être faites sans qu'elle n'ait le temps de se lancer.

Enfin, à présent, le moment n'était plus à la réflexion. Elle devait avoir terminé sa mission pour le lendemain, qu'elle lui plaise ou non. Et la jeune fille arriverait avec un résultat tranché, dans l'une ou l'autre des directions offertes. Elle n'y resterait pas trois heures non plus. Il suffisait de trouver un ou deux indices qui étayaient l'une des hypothèses et le tour était joué. Après, il était possible qu'elle tombe sur quelques créatures peu fréquentables. C'était pour cela qu'elle devait s'en occuper. Ce serait trop dangereux pour un milicien lambda de s'y aventurer. Avant de partir, elle replaça les livres à leur place et glissa à l'intérieur de sa veste le plan qu'elle avait tracé, bien qu'il est gravé dans sa mémoire à jamais à présent. Maintenant, elle n'avait qu'à préparer ses armes et elle était prête à partir.

Ce qui était plutôt cool, lorsque vous alliez dans des endroits plus ou moins hantés, c'était qu'il n'y avait absolument personne pour vous faire chier. A part les grands méchants. Donc, pas d'humains effrayés à calmer, pas de regards dégoûtés, peureux, méprisants, jugeants, à soutenir ou à faire taire.  Là, il n'y avait qu'elle et l'horreur. Chose à laquelle elle n'était pas sujette. Elle pénétra dans l'ancienne usine, et seul le bruit de ses talons répondit à son entrée. Eh bien, tout cela était bien silencieux... Ses doigts se posèrent sur son arme à feu, prêts à agir au moindre problème. Et elle continua son avancement, en faisait tout de même attention à être discrète. Elle préférait garder le dessus et ne pas tomber dans un piège. Puisque, de toute évidence, elle n'avait pas senti qu'il était déjà trop tard.

Un claquement sourd qu'elle reconnaîtrait entre mille. Une porte qui se verrouille. L'entrée. Putain... Et, d'après le plan qu'elle avait tracé, il ne devrait pas y avoir de portes dérobées de ce côté-ci du bâtiment. Puis, elle se doutait parfaitement que le reste était clôturé aussi. Bon, elle tenterait quand même d'atteindre une fenêtre, ou quoi que ce soit qui lui permettrait de se libérer. Une lumière disjoncta non loin. Des halètements se firent entendre. Etonnemment, ils ne semblaient pas la poursuivre elle. Et Ambre ne s'en plaignait pas. Chaque muscle de son corps s'était tendu, comme s'ils réagissaient à une pression invisible. A la peur. La jeune femme pesta dans une langue fortement mélodieuse avant de continuer son chemin. Certes, elle ferait du bruit. Cependant, plus elle parviendrait à mettre de la distance, mieux elle serait pour survivre. Sur de telles pensées, elle quitta la pièce principale pour se glisser dans une nouvelle, plus exigüe mais peut-être plus à l'abri. Ou pas. Des bruits de pas se rapprochèrent. Elle en discernait deux sortes. Dont une fichtrement humaine. Eh ben bordel. Elle n'était pas seule à être enfermée ici.

Ils étaient deux à présent dans cette pièce, bien qu'Ambre est restée silencieuse dès l'entrée de l'inconnu. Poursuivi par... Une bête à quatre pattes. La jeune fille n'avait pas envie de rester dans le coin étrangement. Un deuxième choc suivait le premier, indiquant que la créature s'était remise de son choc. La lumière s'alluma, révélant son compagnon d'infortune. Ou sa compagne plutôt. Une rousse que la shadowhunter n'avait jamais eu l'occasion de rencontrer. Après, elle n'était pas franchement sympathique. Son visage de poupée ne lui allait pas ? Son identité. Dans une situation normale, Ambre lui aurait fait payer une telle... Froideur. Sauf que là, ce n'était pas le moment de se prendre la tête.

« Ambre. Ce n'est guère le moment des présentations. »

Oh, elle aurait pu la planter là. Néanmoins, après de rapides calculs, elle s'était dit qu'il était plus intéressant de la garder. En se séparant, l'une d'entre elles aurait attiré les monstres. Et Ambre n'avait pas envie d'être l'appât. Au moins, elle pourrait se servir d'elle en cas de souci. Genre, la donner à bouffer en temps voulu. Un léger craquement attira son attention. La porte était en train de se briser. Elle supporterait encore quelques chocs. Cinq ou six pensait-elle. Sauf... Sauf s'ils s'y mettaient à plusieurs. La jeune fille attrapa le bras de l'inconnue et la balança vers une porte en retrait. Celle-ci redonnait dans la salle principale mais, au moins, elles seraient loin des créatures. Pour quelques secondes seulement. Mais c'était quelques secondes de vie de gagner.

Même si... Ambre n'avait pas calculé la détente des monstres. Elle eut à peine le temps de dégager son épée de son fourreau que la mâchoire du... Chien se refermait à quelques centimètres de son visage. Et sur son bras par la même occasion. La lame valsa, tranchant quelque ficelle qu'il y ait sur son passage, ou se plantant simplement quelques mètres plus loin, Ambre n'y faisant pas attention. Et une machine écrasa tous les êtres qui se trouvaient devant elle. Bon Dieu. La jeune fille adressa ses prières à la quelconque déesse qui lui avait offert sa chance, ramassa son épée et se dégagea rapidement. Malgré la frayeur qui s'insinuait dans ses muscles et dans son cœur, son visage restait de marbre. Alors qu'elle aurait voulu hurler parce que, bordel, c'était douloureux de se faire mordre le bras ! Bien plus qu'elle ne l'aurait imaginé. A présent, le silence était retombé. Pas la tension. Elle se tourna vers la rousse qui était toujours là.

« Bien. Qu'est-ce que tu fous-là alors toi ? Je ne crois pas te connaître. »


Son ton était glacial. Etait-ce du à la peur, ou naturel ? Aujourd'hui, elle était sur la ligne rouge. On venait de leur offrir quelques secondes de repos. Et Ambre devait le dire, elle en profitait pour essayer de calmer le tambour dans son cerveau. Et dans son cœur.
   


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MessageSujet: Re: Some Kind Of Monster {Moïra/Ambre}   Dim 31 Juil - 11:26



"And so Darkness we became"

Ambre & Moïra




Le maintien trop militaire, l'arme de service...

« Ambre. Ce n'est guère le moment des présentations. »

...Et effrontée. Elle devait appartenir au Gouvernement, Moïra en aurait mit sa main à coupé. Après tout, elle aussi en avait fait partie pendant un moment. La Hellraiser ne prit même pas la peine de relever l'affront, elle avait ce qu'elle voulait : un nom et la quasi certitude que cette petite chose ne pouvait pas être la responsable de la bête des Enfers qui frappait maintenant encore contre la porte. Pour seule réponse, la rouquine sourit.
Seulement les fracas s'intensifiaient de plus en plus, accroissant à chaque fois davantage la menace qui pesait sur elles et effaçant rapidement le rictus moqueur du visage de Moïra.
La jeune femme allait se diriger vers l'autre porte de sortie, consciente que la première ne ferait plus long feu, mais Ambre la devança en lui attrapant le bras et en la conduisant à l'extérieur.
La bête avait l'ouïe fine. A peine la porte s'était elle ouverte que la créature les poursuivait déjà... Les créatures à vrai dire. Une qui venait du côté de la blonde, une de celui de Moïra, comme s'il avait avant été posté au niveau de la porte d'entrée. Et puis d'autres encore surgirent de l'ombre, encerclant les deux jeunes femmes. La jolie rousse était maintenant quasiment dos à dos avec Ambre. La répartition des ennemis s'était faite automatiquement, réflexe de survie. La première réaction de la Hellraiser fut de tenter d'utiliser ses pouvoirs contre ces bêtes qu'elle avait maintenant clairement en face d'elle. C'étaient comme des chiens. D'énormes canidés au pelage noir et épais et dont les yeux semblaient renvoyer un reflet de mort. Mais il semblait que contre ces gardiens des Enfers, des pouvoirs infernaux ne fonctionnaient pas. Il fallait réagir, rapidement. Et soudain elle le vit, ce vieil extincteur accroché au mur. Une fois encore, la course contre la montre était lancée.
En deux pas, l'extincteur était saisit. MoÏra savait évidemment se servir de ces engins, elle était la propriétaire d'un club rempli de toutes sortes de personnes, cinglées et pyromanes si ce n'étaient pas les deux à la fois... Alors pour la survie du Bones, mieux valait savoir se servir d'un tas de choses pratiques. La jolie rousse enclencha le mécanisme qui libéra des litres de mousses sur les créatures. Ca n'allait pas les retenir bien longtemps, elle le savait, mais ça lui laissa tout de même un instant pour voir Ambre récupérer son épée devant un petit groupe de molosses morts écrasés. Elle aurait pu se débrouiller seule, saisir l'arme des mains de la blonde et tuer elle même les bêtes alors qu'elles étaient aveuglées et quasiment immobiles, mais jouer la femme faible était bien préférable dans ce genre de situation. Si la blonde ne la voyait pas comme une menace et elle s'en méfierait moins.

-  Ambre, s'il vous plait, vite !

Moïra indiqua les chiens restant, un air apeuré sur le visage. Ils étaient encore aveuglés, et la jeune femme n'aurait surement aucun mal à les transpercer rapidement.
Une fois chose faite, elle se retourna vers la rousse.

« Bien. Qu'est-ce que tu fous-là alors toi ? Je ne crois pas te connaître. »

- Promenade nocturne, mais j'aurais du m'abstenir apparemment.

Un air plus sympathique cette fois. Comme si Moïra avait cherché à détendre l'atmosphère. Et c'était le cas ! Si cette jeune femme faisait partie des ennemis, la jolie rousse avait tout intérêt à en fait son amie. Elle garda cependant dans la voix une touche de peur à peine feinte.

- Vous devriez faire un garrot à votre bras. Vous perdez beaucoup de sang...

Le tout dit sur un ton presque inquiète. Pour sa part, Moïra venait de jeter un coup d'oeil à son bras et le sang avait séché. Mais seulement en surface, la blessure était profonde et si elle ne se soignait pas rapidement, elle allait certainement s'infecter.
Soudain d'autres bruits, des grognements sombres qui semblaient venir de tout près.

- Ils arrivent.

La jolie rousse avait beau exagérer sa crainte face à sa compagne, au fond, elle avait réellement peur. Ces créatures n'étaient pas normales. Elles ne devaient pas se trouver sur terre. Etait-ce là encore une folie du Gouvernement ? Finalement peut-être que la petite blonde avait quand même quelque chose à voir là dedans. Peut-être tout ça n'était-ce qu'un piège.  
Mais il n'y avait que trop peu de temps pour réfléchir, à présent, il était temps de courir, vite et loin. A gauche il y avait un couloir, c'était ça, ou courir droit sur ces chiens disproportionnés. Le sang glacé mais l'esprit échauffé par l'adrénaline et malgré son mal de crâne toujours latent, la jolie rousse s'élança vers le couloir sombre. Quand ses yeux se furent habitués au noir, elle distingua des portes tout le long de la longue allée qu'elles traversaient. Un tas de portes qui auraient pu mener sur un tas de possibilités. Mais Moïra espérait surtout trouver une porte de sortie et aucune d'être elles ne semblait faire l'affaire. Surtout qu'il n'y avait pas vraiment le temps de vérifier cette impression avec le bruit de pattes d'animaux lancés à toute vitesse qui résonnaient contre les murs et se rapprochaient toujours davantage...
Le bout du couloir, la jeune femme l'aperçu quasiment trop tard. Il y avait trois portes, une à droite, une à gauche et une tout droit. Sans hésiter, elle enclencha la poignée de la porte d'en face pour s'y glisser rapidement avant de refermer juste devant la gueule des monstres.
Une longue salle s'étendait sous ses yeux, meublée de grandes tables elles même recouvertes de larges nappes blanches qui venaient caresser le sol. Et au bout, on distinguait une porte. L'ensemble de la pièce avait un air fantomatique et Moïra aurait longé les murs s'il n'y avait pas eu de chaque côté, deux murs épais de bancs enchevêtrés les uns dans les autres, obligeant ainsi quiconque voudrait traverser la pièce de passer entre les deux rangées de tables alignées. La Hellraiser se mit prudemment en marche. On aurait dit une allée tracée par les tables mais une allée de laquelle à tout moment, quelque chose allait se glisser hors des draps immaculés pour vous vider de votre sang. Chaque pas était difficile. La jolie rousse avait l'impression d'avoir été transportée dans une autre époque et elle avait le sentiment que quelque chose dans cette pièce n'allait pas.
Soudain, arrivée au milieu de l'allée environs, quelque chose lui saisit la jambe. Dans un élan de panique, Moïra s'arracha à la main décharnée qui venait de surgir de sous une des tables. Et comme une sonnette de départ, toute la rangée de draps se mit à se mouvoir telle habitée par des centaines de corps en putréfaction essayant de s'en extraire. La course reprit alors. Une fois encore, fuir les créature était la priorité, même s'il s'agissait là de toutes autres créatures qu'avant. Il fallait atteindre la porte.  


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MessageSujet: Re: Some Kind Of Monster {Moïra/Ambre}   Mer 10 Aoû - 23:41


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featuring

  Ambre n’était pas du genre à ressentir la peur. Ou plutôt, elle faisait en sorte que cela ne se voit pas. Elle l’enfermait quelque part au fond d’elle-même et se comportait comme si tout allait bien. Ce n’était pas comme si elle avait un entraînement derrière elle. En vérité, c’était souvent ce qui étonnait. Qu’une personne jeune puisse rivaliser avec d’autres, beaucoup plus expérimentés. Voilà la principale différence. Elle jouait très bien avec ses propres émotions, sa façon de se comprendre, son langage, parce qu’on lui avait enseigné à le faire. Parce qu’on voulait faire d’elle une espionne et une militaire parfaite. Au contraire, elle était incapable d’aimer, de s’attacher, de s’attarder sur une personne ou sur un sujet. Une touche-à-tout qui n’oublie rien mais se fout de tout. On ne lui a pas offert cette éducation qui la poussait à s’intéresser à une seule chose, à avoir une passion. Une passion autre que la mort. Et la tuerie. Peut-être alors qu’elle ne serait pas sur la ligne blanche en permanence, à se créer des alibis au fur et à mesure que les corps tombaient sous sa lame.

L’autre femme l’implora de se dépêcher. Enfin, Ambre imaginait que c’était ce que le ton voulait dire. Elle jeta un regard à son bras meurtri. La blessure était importante, cependant, en quelques calculs, la jeune fille savait qu’elle s’en sortirait sans perdre trop de sang. Aussi relatif cela soit-il. Puisque tant qu’elle était capable de marcher, elle considérait que la blessure n’était pas grave. Quant à la souffrance… En vérité, elle était intense. Bien plus que ce que la tueuse aurait pensé. Elle qui en avait subi des dizaines et des dizaines, si ce n’est des centaines, aujourd’hui, sa limite était largement pulvérisée. Et la souffrance amenait la peur. Tout en s’en nourrissant. Alors, bien qu’Ambre gardait son visage de marbre, elle sentait son cœur sur le point d’exploser dans sa poitrine. Il fallait qu’elle pense à autre chose. Se concentre sur autre chose. N’importe quoi. Enfin, sauf ses parents. Et le Gouvernement en général. Et l’autre lui en donna l’occasion. Certains chiens n’étaient qu’aveuglés. Ainsi, la shadowhunter put se centrer pour les décapiter. Oh, peut-être qu’avec l’une de ses armes à feu tout aurait été plus simple. Cependant, Ambre avait appris que montrer tous ses atouts d’un coup n’était pas une bonne idée. Alors, autant faire croire qu’elle ne maniait que l’épée à la perfection. Surtout si cela pouvait la faire paraître plus vieille qu’elle ne l’était. Psychologiquement, cela jouerait sur ses adversaires potentiels.

Une promenade ? Bordel, même elle qui avait une case en moins dans son cerveau se rendait compte qu’une PROMENADE dans une usine ABANDONNEE au milieu de NUL PART n’était pas une bonne idée. Et elle lança un regard blasé à son interlocutrice. Sans relever tout du moins. Ce n’était pas le moment. Elle lui expliquerait à la fin que c’était dangereux. Enfin. Avec les événements, elle n’aurait rien besoin de lui dire, ça coulerait de source. L’air sympathique de la jeune femme ne l’attira pas plus que ça. L’avantage, en bossant pour le Gouvernement, c’était que les sourires de façade, elle connaissait bien ça. En fait, elle pensait qu’il était impossible de sourire sincèrement dans ce monde. Même si son accompagnatrice lui semblait faible et mignonne. Quoi qu’un peu suicidaire. Rien de bien violent. Néanmoins, quelque part au fond de ses entrailles, il y avait toujours cette inquiétude, cette peur d’être manipulée sans s’en rendre compte. Parce que, par exemple, elle savait que Niklas l’utilisait. Et cela lui allait parce qu’elle avait des informations en retour pour le faire chanter si problèmes il y avait. Des grognements l’empêchèrent de répondre. Ou de se faire un garrot.

Il fallait courir. Juste courir. Et à ce jeu-là, Ambre était douée. Comme pour tous les jeux de survie. Tuer. Fuir. Contrer. Riposter. Ses yeux observèrent les lieux rapidement. Son cerveau calcula des dizaines de plans. De possibilités. Tandis que son corps réagissait de lui-même. Droit devant. Esquivant un bout de machine sur la droite, une poulie sur la gauche. Rapidement, elle se désolidarisa de l’autre femme. Sans s’en rendre compte. C’était peut-être mieux ainsi. Elle se glissa dans une ouverture, heureusement trop fine pour les bêtes la poursuivant. Parfois, être maigre avait ses avantages. Outre le fait qu’on lui demandait de manger tout le temps. Au moins, elle pouvait se goinfrer sans souci.

Elle se retrouva dans une… Cuisine abandonnée certainement. Le lieu où se réunissait les employés durant leur pause. Et c’était… Flippant. Silencieux. Les nerfs d’Ambre étaient à vif. Exprimer la moindre pensée devenait impossible. Ou plutôt créer des incohérences dans ses plans. Ou comment mourir encore plus facilement. Alors, elle s’efforça d’écouter les bruits autour d’elle. Sauf que ce fut des mirages qui lui répondirent. Des grattements venant de derrière des murs. Des sifflements de bouilloires. Des conversations, des chuchotements. La frayeur s’infiltra dans son regard. Jusqu’à ce qu’elle perçoive un bruit légèrement différent. Sur lequel elle ne s’attarda pas, préférant fuir lâchement avant de souffrir encore plus. Elle passa quelques portes. Traversa des pièces vides. Ou alors c’était son cerveau qui foutait des endroits blancs partout. Possible aussi.

Finalement, d’autres bruits se rapprochèrent. Accompagnée d’une respiration bien vivante. Peut-être était-ce à cet instant qu’elle se rendit compte de l’absence de sa collègue de galère. Bordel. La porte la plus proche fut ouverte. Avec des morts vivants. Qui coursaient l’autre. Bordel de merde… Ambre agit par habitude et instinct. Son arme à feu quitta sa place et elle vida le chargeur sur les poursuivants. De sang froid. Enfin, autant qu’elle pouvait l’être dans la situation. Evidemment, cela n’empêchait pas l’avancée des créatures. Seulement, elles hésitèrent une minuscule seconde. Suffisamment pour que l’autre atteigne la porte et qu’Ambre la referme derrière. En la bloquant avec la première chaise trouvée. Cela ne ferait pas long feu. Néanmoins, elle n’avait pas d’autres solutions pour le moment.

« Je n’ai toujours pas ton nom. »

Alors oui, elles étaient en train de se faire courser par des créatures issues de l’imaginaire et Ambre ne trouvait que ça à dire. Au moins, ça donnait l’impression que tout allait bien pour elle. Même si ce n’était pas le cas. Sans dire un mot, elle sortit sa seconde arme, chargée, et la lança à l’inconnue. Oui, la tueuse n’avait pas peur. En tout cas, elle se doutait que l’autre avait autre chose à penser que lui tirer une balle entre les deux yeux là.

« Tiens. Je dois faire mon garrot, n’hésite pas à tirer s’ils démontent le mur. »


La jeune fille n’avait aucune pitié, restait à savoir si sa camarade était de la même souche. Enfin, pour le moment, elle ne lui montrait aucune réelle sympathie. Tout en lui faisant un minimum confiance. Après, en cas de trahison, il risquait d’y avoir du grabuge. Enfin, n’y pensons plus. Elle défit son genre de foulard et l’attacha fortement autour de son bras. Heureusement qu’elle était ambidextre dans de telles situations. Au moins, elle pouvait continuer de se défendre. Des murmures lui parvinrent. Tout était redevenu froid. Trop brutalement. Elle sentait que quelque chose n’allait pas. Un instant, elle eut presque envie de vomir. Déglutit. Jeta un regard derrière elle. Avant de demander :

« Tu entends ça ? »

C’était une question. Comme elle en posait rarement à vrai dire. Sauf pour demander le prénom. Ou lorsqu’elle utilisait la torture. Fallait bien qu’elle ait une raison pour le faire ça ! Elle posa sa main libre sur la garde de son épée. Elle s’approcha de l’une des fenêtres teintées de la pièce. Une seconde, la jeune femme fut tentée de la briser. En y balançant une chaise. Après réflexion, le bruit attirerait l’attention sur leur position. Alors… Autant continuer à avancer. Elles trouveraient bien une sortie à un moment ou à un autre.

« On continue par là. »


Le ton avait été neutre et surtout bas. Comme pour ne pas briser le silence. Ambre avait indiqué une porte, à l’opposé de là où elles étaient entrées. Chaque pas la tendait un peu plus. Une ombre s’était glissée dans son dos. Un fantôme qu’elle ne sentait ni ne percevait.

   


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MessageSujet: Re: Some Kind Of Monster {Moïra/Ambre}   Dim 14 Aoû - 22:02



"And so Darkness we became"

Ambre & Moïra




De la drogue, Moïra y aurait pensé sérieusement s'il n'y avait pas eu ces blessures qu'elle et la blonde avaient maintenant chacune au bras. Cependant, son frère le lui disait souvent quand parfois elle se plaignait auprès de lui de ses maux de crâne : la douleur c'est dans la tête. Il lui lâchait souvent ça en riant devant l'ironie de la situation, mais la jolie rousse savait que quelque part il avait raison : c'était le cerveau qui exprimait la douleur, pas la jambe, la main ou le pied, mais le cerveau. Quoi qu'il en soit, drogue ou non, il devait certainement y avoir quelqu'un qui essayait de leur faire du mal, alors il fallait agir et là, en l'occurence, agir rimait avec fuir.
Son chemin avait du se séparer de celui de la jeune femme blonde car pendant sa course dans le couloir elle n'avait pas entendu le bruit de ses pas derrière elle et la situation s'était confirmée quand en refermant la porte de la grande salle derrière elle, elle n'avait entraperçu que l'ombre des chiens qui se précipitaient pour l'atteindre encore, en vain. Et à présent, elle était la seule personne vivante dans une pièce grouillante de zombies dont elle avait tout intérêt à sortir au plus vite si elle ne voulait pas se retrouver dans le fourgon de Grayson, en route pour le Club... A la pensée de son employé, leur dernière dispute en date lui revint en mémoire. Cette fois-ci elle avait concerné un zombie bien précis... Mais il ne fallait pas que Moïra y pense, il fallait qu'elle se concentre sur sa course car déjà le mal de crâne menaçait à nouveau. Pourtant, comme dans un rêve, elle ne pouvait empêcher ses pensées de divaguer alors même que sa vie était en jeu. C'était là une situation tellement différente de celle du Bones, là bas elle était habituée à être entourée par des morts, mais ici ils étaient menaçants, meurtriers, alors qu'au Club ils n'étaient qu'un simple instrument de son business qui venait parfois faire couler dans ses veines un peu d'adrénaline mais jamais cette peur sourde qu'elle ressentait à présent. Un instant encore, elle pensa a Grayson et s'imagina le nombre de fois où il avait du se retrouver encerclé par des zombies... Par sa faute à elle... Puis la porte vers laquelle la Hellraiser courrait s'ouvrit. Alors que son cœur manqua un battement, elle faillit avoir le réflexe de ralentir, pensant déjà voir surgir une nouvelle horde de morts-vivants de derrière son échappatoire, mais bientôt elle aperçu le visage de poupée et les reflets blonds de la chevelure d'Ambre.
Des coups de feu fusèrent autour de la jolie rousse, abattant ses poursuivants les plus proches, lui permettant ainsi d'atteindre la porte, sauve. Le soulagement plus que la gratitude envahit Moïra, pourtant, soignant son rôle de demoiselle en détresse, c'est le second sentiment qu'elle laissa transparaitre.

- Merci.

Elle s'attendait cependant déjà à la prochaine réplique cinglante de la jolie poupée, mais c'était très bien comme ça. Il était facile de donner une impression de pouvoir et de supériorité aux gens et la propriétaire du Bones était prête à tout pour protéger son Club, y compris continuer à feindre sa faiblesse.

« Je n’ai toujours pas ton nom. »

La jolie rousse lui répondit avec un faible sourire, comme encore un peu sonnée, ce qu'elle était peut-être vraiment d'ailleurs.

- Moïra.

Lui donner son nom n'était pas un soucis. Moïra Everett était une libraire avec un passé comme tout le monde, mais une vie à présent bien rangée, alors si la blonde voulait s'amuser à mener une enquête sur une femme, effrayée par les zombies et incapable de combattre un chien aveuglé, elle n'allait pas avoir bien loin à creuser avant de voir la banalité de ce personnage.
Soudain, Ambre lui lança une arme.

« Tiens. Je dois faire mon garrot, n’hésite pas à tirer s’ils démontent le mur. »

La jolie rousse acquiesça, un petit air paniqué au visage, comme si elle appréhendait de devoir se servir d'une arme à feu. Puis elle observa le pistolet qu'elle avait dans les mains, semblant chercher comment on armait une chose pareille. En réalité, Moïra espérait surtout ne pas avoir à s'en servir car ça lui ferait certainement mal au cœur de devoir gâcher des balles pour ne pas griller sa couverture... Surtout qu'une demi douzaine de projectiles étaient déjà bien trop peu pour les sauver de la foule de morts qui poussaient, affamés, contre la porte.
Et soudainement, comme si quelqu'un s'amusait à changer de chaîne, les grognements gutturaux cessèrent brutalement, bientôt remplacés par de sombres murmures semblant venir de partout à la fois, aussi bien proches que loin, mais surtout inatteignables.

« Tu entends ça ? »

Une nouvelle fois, la Hellraiser hocha de la tête. Oui elle entendait, et elle commençait même à percevoir des mots qui semblaient n'être prononcés que pour elle, emplissant sa tête et laissant sur leur passage le goût amer de la tristesse et des regrets. De son côté, Ambre devait certainement subir la même torture mentale. Tentant de remettre de l'ordre dans son esprit, la jolie rousse porta un instant ses mains à son visage, avant que la voix de sa compagne d'infortune ne s'élève au dessus des murmures :

« On continue par là. »

Saisissant l'opportunité de se détourner des voix douloureuses, Moïra allait rejoindre l'autre jeune femme pour passer la porte quand soudain, un craquement de plancher retint son attention. La jolie rousse n'aurait pas pu l'expliquer mais la seconde d'après, elle senti qu'il y avait quelqu'un tout près d'elle. Il n'y avait aucune chaleur qui émanait de cet être, aucun souffle et pourtant la Hellraiser sentait sa présence.

- Nous ne sommes plus seules.

Et comme pour confirmer ses dires, du côté de la blonde, une chaise s'éleva tout à coup, comme si quelqu'un la portait dans les airs. Il y eu un instant où tout sembla s'être immobilisé, juste le temps que Moïra aperçoive le pied fendu de la chaise. La seconde d'après, le but de bois pointu venait lacéra le côté de son jean et sa cuisse au passage. Un cri de surprise et de douleur échappa à la Hellraiser, tandis que la brûlure déchira sa chaire. Comment la chaise avait-elle pu être lancée avec autant de précision ? Malchance, hasard... La jolie rousse n'avait pas le temps d'en chercher la raison car déjà d'autres meubles se mettaient à se mouvoir et à voler dans tous les sens, comme jetés par des dizaines de personnes invisibles. Une fois de plus, il fallait fuir, mais cette fois il faudrait aussi esquiver et la douleur dans la jambe de Moïra ne serait pas un problème pour le moment car déjà submergée par la panique et l'adrénaline.
Une table, une chaise encore, que des objets dont le nom avait perdu toute importance, ils n'étaient que des dangers potentiels, des armes. La porte n'était pas loin, mais les obstacles étaient nombreux et le compte des blessures serait surement long, mais les blessures valaient mieux que la mort.
Chaque pas était coûteux mais la porte fini par être atteinte et la pièce fut derrière elles. Les deux jeunes femmes étaient de nouveau dans la salle principale et de là, elles pouvaient voir la porte d'entrée.
La jolie rousse lança un regard à Ambre pour juger de son état. Puis, encore adossée à la porte comme si elle craignait qu'elle ne s'ouvre, elle lança à voix basse :

- Nous devons essayer de sortir par la porte d'entrée. Il faut que nous nous échappions d'ici au plus vite et pour le moment je n'ai vu aucune autre sortie. Ca peut sembler trop facile, mais ça peut valoir le coup d'essayer. Je ne vois pas d'autre choix dans l'immédiat.

Le regard de la Hellraiser était insistant. Si elles continuaient à courir de pièce en pièce et que de chacune d'entre elles elles sortaient plus affaiblies, elles ne feraient certainement pas long feu. Et après tout, Moïra n'avait pas encore eu l'occasion de vérifier si la porte d'entrée était fermée ou non, quand elle avait voulu le faire, un chien s'était interposé. Pourtant la course serait risquée, elles avaient une longue distance à parcourir et la jolie rousse se doutait qu'elles n'allaient pas longtemps rester seules.


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MessageSujet: Re: Some Kind Of Monster {Moïra/Ambre}   Mer 17 Aoû - 0:26


« And so Darkness we became »


   
   
Moïra J. Everett & Ambre M. Del Nero
featuring

  Le remerciement de la rousse entra par une oreille et ressortit par l’autre. Ambre ne s’accrochait pas à ce genre de démonstrations, d’autant plus dans une situation de vie ou de mort. Son esprit continuait d’échafauder des plans, tout en prêtant une attention particulière à chaque bruit. C’était peut-être la seule chose qui lui permettait d’avancer. De ne pas s’attarder sur les battements douloureux de son cœur dans sa poitrine. En se focalisant sur chaque détail, la shadowhunter avait l’impression de ne plus ressentir la peur. Comme si c’était aussi facile. En réalité, le poison s’était déjà glissé dans ses veines, lui offrant de multiples hallucinations. La poussant à faire une grave erreur : Supprimer de son interprétation les bruits qui lui semblaient non naturels. Et ainsi, faire disparaître de nombreux détails qui auraient pu lui laisser la vie sauve. Qui auraient pu lui indiquer les nombreux problèmes auxquels elle allait être confrontée. La priver de ce qui la définissait. En réalité, elle n’avait jamais connu la vraie frayeur. C’était la raison pour laquelle elle ne savait pas se comporter à son encontre. Et qu’elle finissait ainsi.

Elle avait eu le nom de son acolyte de galère. Moïra. Un prénom qui n’était pas forcément américain dans son esprit. Mais soit, la jeune fille ne l’était pas non plus. Juger alors qu’elle était elle-même une immigrée, voilà qui aurait été cocasse.  Quant au pistolet, elle ne l’avait pas redemandé. Ambre avait de nombreuses armes à disposition. Des poignards principalement. Son épée toujours. Et après, elle pourrait toujours utiliser ce qui lui passerait sous la main. En sachant que son cerveau ne fonctionnait pas complètement. Et que son corps n’était pas des plus puissants. Donc bouger les machines… Voilà une chose qu’elle ne pourrait jamais faire, même avec toute la volonté du monde. Elle sortit une des lames de son fourreau. Le léger bruit s’occupa de la rassurer. Pour quelques secondes. Heureusement, sa compagne n’avait pas eu à utiliser l’arme. Ambre devait se l’avouer, elle doutait que celle-ci en soit capable. Enfin, sous l’effet de la peur, les êtres humains étaient capables de faire beaucoup de choses qui leur semblaient impossibles. Ou alors ils se posteraient simplement. Cette dualité avait toujours eu un effet attirant pour la jeune fille. Les gens changeaient tellement vite de comportements, de réactions, que c’en était fascinant. Et un jour, elle s’y brûlerait certainement les ailes.

La rousse s’immobilisa à ses côtés. Avait-elle perçu quelque chose ? Ambre n’avait quant à elle rien entendu. Alors, elle se contenta de hausser les épaules et de reprendre son chemin. Jusqu’à ce que son acolyte prononce une simple phrase. Plus seules ? Comment ça ? Enfin, la jeune fille n’était pas stupide, elle était quasiment sûre qu’elle aurait senti un souffle, entendu un bruit de pas. Les fantômes n’existaient pas, les forces psychiques non plus. Elle avait éduqué dans l’esprit le plus rationnel du monde. Si quelque chose bougeait, c’était qu’il y avait un mécanisme derrière. Ou alors un sorcier suffisamment puissant. Cependant, qui irait piéger un lieu comme celui-ci ? Si c’était un de ses collègues, plus expérimenté, connu pour sa traque des sorciers, pourquoi pas, il y aurait eu un besoin de vengeance. Mais là… Ambre ne se sentait pas si importante, sa coéquipière d’infortune n’avait pas l’air d’être si… Méchante que ça. Personne ne pouvait leur en vouloir à ce point. De toute façon, tout paraissait… Complètement réel. Les sens de la tueuse étaient clairs à ce sujet. Il n’y avait rien qui clochait. A part qu’elles étaient attaquées par des bêtes tout droit sorties de l’imaginaire le plus pervers du monde.

Jusqu’à ce que les meubles se mettent à bouger. Là, Ambre arrêta carrément de respirer pendant de longues secondes, les yeux écarquillés par l’incrédulité. Bordel de merde… Depuis quand ce genre de choses était supposé arriver ?! Ce bug dura quelques minutes. Elle ne fut pas capable de bouger. Ce qui lui fallut de se faire érafler le flanc par une planche de bois. La douleur ressentie l’obligea à se recentrer. Heureusement. Juste à temps pour éviter la table qui lui fonçait dans la tête à toute vitesse. En basculant sur le sol. Une perle de sueur coula sur sa tempe. Putain. Frôler la mort, c’était son métier de tous les jours, certes, mais là… Elle n’avait personne à descendre pour reprendre le contrôle ! C’était dingue ! On se jouait d’elle. Enfin, elle ne voyait pas autre chose. Ou elle devenait folle. Eh bien, elle prendrait rendez-vous avec sa neurologue en rentrant. Si elle rentrait en vie. Puisque maintenant, elle avait plus que des doutes… Et puis, peut-être que c’était plus grave qu’un simple problème neurologique. Et si son cerveau la punissait de tout ce qu’elle avait vécu ? Un trouble post-traumatique ou une connerie du genre ? Bien sûr…

Fuir. C’était la seule idée qui s’imposait à son esprit. Tout comme à celui de son accompagnatrice aussi. Sauf que… C’était plus facile à dire qu’à faire. Parce que les objets volaient. Les meubles, les machines. Ambre parvenait à s’en sortir sans trop de blessures. Ou alors l’adrénaline l’empêchait de se rendre compte de ce qu’elle subissait. Elle traînait un peu la jambe, mais sinon, elle devrait être en mesure de survivre. Le sang ne s’écoulait pas trop. Maintenant, elle espérait juste qu’il n’y aurait pas d’infections. Sinon, ce serait nettement plus dangereux. Et bordel, elle n’avait pas envie de se retrouver à l’hôpital et d’avoir une énième brimade pour un comportement suicidaire. Alors que la jeune fille faisait de son mieux en ce moment ! Enfin, elles finirent par quitter la pièce. Et retomber dans la précédente. La pièce centrale. Dans son plan, celle avec la sortie. Et l’entrée. Sauf que pour cela, elles allaient devoir traverser une cinquantaine de mètres à vue d’œil. Valoir le coup d’essayer.

« C’est du suicide. »

Voilà, au moins, comme ça, c’était clair. C’était ce qu’elle pensait. Son esprit lui lançait tous les signaux d’alerte. Et pourtant, aujourd’hui, elle allait le contredire. Pour une fois, elle allait juste faire ce qui lui semblait le plus logique. Donc, passer cette satanée porte.

« Enfin. On ne saura pas tant qu’on n’aura pas essayé. »

Elle serra un peu plus la lame dans sa main. Peut-être un peu trop fort. Peut-être pas de la bonne manière. Une goutte de sang perla de son doigt. Elle baissa le regard. Avant de prendre une profonde inspiration. Et de s’avancer. Pas par pas. La jeune fille tenait à faire attention à chaque détail cette fois-ci.

Elles firent une dizaine de pas. Puis, en voyant la porte en fond, Ambre se sentit rassurée. Jusqu’à ce qu’un bruit se fit entendre. Un craquement. Bien trop sonore pour coller à l’ambiance. Elle leva les yeux au ciel. Par pur réflexe. Juste à temps pour se décaler d’un pas et esquiver un… Bloc qui s’était décroché. Hé, elle n’avait pas signé pour ça ! Les cerbères, les zombies, la télékinésie, ça allait encore, si le bâtiment commençait à faire des siennes aussi, ça n’allait plus être pareil ! Une mince fissure se dessina sur le sol, au même moment où sa vision se voilait. Elle recula de quelques pas. Avant de se reprendre et d’aller se placer aux côtés de Moïra. De toute façon, courir n’était pas une option. Mieux valait faire attention où l’on mettait les pieds. Surtout avec les couinements et grignotements qu’Ambre entendait. A présente, tout ce qu’elle espérait, c’était que cette torture des sens et de la logique s’arrête…

« Je pense que faire les derniers quarante mètres va être cardiaque… Bordel, c’est quoi ce manoir hanté… ? »


Laisser passer ses émotions à ce point n’était pas dans son genre. Il fallait croire que la situation commençait à endommager son cerveau et sa carapace très sérieusement…


   


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MessageSujet: Re: Some Kind Of Monster {Moïra/Ambre}   Dim 21 Aoû - 22:50



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Ambre & Moïra




Toute cette situation virait toujours plus à l'irréel de minute en minute. Des chiens tout droit issus d'un autre monde, des créatures qui étaient censées se trouver uniquement de l'autre côté du mur et un regroupement de fantômes dans la même usine supposée être en ruine mais bizarrement revenue à l'état d'origine en l'espace d'un instant... Et si ce n'était pas l'effet d'une drogue, c'était peut-être celui d'un illusionniste très talentueux mais un tant soit peu sadique. Après tout, Moïra aussi pouvait créer l'illusion de la douleur... Mais quelque chose clochait encore : pourquoi elles ? Quel était le rapport entre la propriétaire du Bones et une milicienne du Gouvernement ? Peut-être était-ce là le résultat du hasard, mais la jolie rousse n'était pas une grande adepte de ce concept...
La première fois que Moïra lu ce qui ressemblait le plus à de la peur à l'état brut dans le regard d'Ambre, ce fut au moment où celle-ci se rendit compte de la présence des esprits. Cette fille avait donc un certain instinct de survie, c'était fort rassurant ! Mais la Hellraiser n'avait pas le temps de s'attarder sur les réactions de sa compagne, il fallait se sortir de là et cette fois-ci, elle n'allait pas avoir à jouer la demoiselle en détresse : il s'agissait uniquement de courir et d'éviter les obstacles et pour ça, elle n'avait de loin pas besoin de la blonde.

Le moment de répit dont elles profitèrent une fois que la porte fut refermée derrière elles, ne fut apparemment bénéfique à Moïra que pour reprendre son souffle, car sinon, l'adrénaline retombant fit ressurgir toutes les douleurs de son corps en une seule fois. La jolie rousse se retrouva, en plus de sa dernière blessure en date qui aurait nécessité des soins immédiats, avec son mal de tête toujours présent et son bras qui ne semblait pas vouloir cesser de la lancer. Pouvait un illusionniste cibler à ce point les douleurs ? La Hellraiser ne s'en souvenait plus, la douleur altérait ses capacités à réfléchir. C'était comme si sa tête était prise dans un étau qui la compressait la rendant toujours moins consciente et elle savait que si toute le mal venait se concentrer au niveau de sa tête, elle finirait bientôt par s'évanouir... Peut-être avait-elle perdu trop de sang en tout cas une chose était encore claire : il fallait sortir d'ici au plus vite ! La jolie rousse se reprit un peu en parlant à Ambre.

« C’est du suicide. Enfin. On ne saura pas tant qu’on n’aura pas essayé. »

Moïra songea l'espace d'un instant que la jolie poupée allait refuser son idée. Mais sa réplique suivante lui prouva bien heureusement le contraire. Il fallait qu'elles sortent, par dessus tout c'est ce qu'il fallait !
Les doigts de Moïra jouaient nerveusement avec la gâchette du pistolet qu'elle avait toujours gardé en main tandis qu'Ambre s'avançait de quelques pas dans la salle. La Hellraiser ne tarda pas à lui emboiter le pas. C'était un de ces moments où l'on savait qu'il allait arriver quelque chose, mais où l'on espérait tout de même que toute aille bien, dans un relent d'espoir totalement fou.
Et soudain, comme pour confirmer les pensées de la jolie rousse, un craquement sourd raisonna dans toute la grande salle. Elle cru d'abord que c'était la porte de la salle précédente qui avait cédé sous le poids des zombies, mais après avoir jeté un coup d'oeil à Ambre, elle suivi son regard vers le plafond. Un morceau de plâtre s'effondra soudain à quelques centimètres des deux jeunes femmes et si la blonde n'avait pas fait un pas de côté, elle ne serait maintenant plus de ce monde... Le cœur de Moïra battait beaucoup trop fort dans sa poitrine. La peur envenimait son sang tandis qu'une nouvelle vague de panique l'assaillait.

« Je pense que faire les derniers quarante mètres va être cardiaque… Bordel, c’est quoi ce manoir hanté… ? »

Le son de la voix de la jolie blonde permit à Moïra de se reconcentrer un tant soit peu.

- Je ne sais pas, mais je crois qu'il retombe en ruine. On doit sortir aussi vite que possible !

Cependant Ambre avait raison, ça allait être compliqué, très compliqué car déjà, toute l'usine semblait s'être mise en branle, comme victime d'un tremblement de terre. Puis le silence. Moïra lança un regard à sa compagne d'infortune, puis elle se mit en marche.
Son regard était maintenant fixé sur le sol, évitant les fissures qu'avait causé la chute du bloc de plâtre et qui semblaient s'allonger toujours plus tels des serpents assassins. Tout cela ressemblait fort à la traversée d'un champ de mine.
Les deux jeunes femmes étaient au milieu de la pièce, la sueur perlant sur le front de la jolie rousse, lorsque les chiens réapparurent derrière elles. Elles n'avaient plus le choix, elles devaient fuir, une dernière fois et espérer que la porte soit ouverte mais aussi que tout le bâtiment ne leur tombe pas dessus avant qu'elles ne l'atteigne. Or pour ce dernier point, rien n'était moins sur car dès lors qu'elles se mirent à courir, la destruction du bâtiment redoubla de vitesse. De grands pans de murs et de plafond s'écroulaient de partout, la course d'obstacles avait recommencée et une nouvelle fois, les molosses à quatre pattes étaient bien plus rapides que les deux jeunes femmes et semblaient à peine handicapés par les chutes de plâtre.
Quinze mètres.
La Hellraiser n'en pouvait plus, son crâne la lançait toujours plus si seulement c'était possible, ses poumons étaient en feu et toutes ses blessures la faisaient terriblement souffrir. L'adrénaline n'était plus suffisante pour surpasser la douleur. Un morceau de plafond s’effondra tout près. Bientôt, ce serait Moïra qui tomberait d'épuisement.
Dix mètres.
Elles y étaient presque, la porte était là. Il fallait l'atteindre. Elles le pouvaient. La jolie rousse n'osait pas jeter de coup d'oeil en arrière, elle avait trop à faire à surveiller les murs et le plafond et de toute manière, les bruits des respirations canines étaient assez fortes pour qu'elle ait une assez bonne et effrayante idée de leur proximité.
Cinq mètres.
En cinq pas elles y seraient. Le bout du pied de Moïra de prit d'un un trou de plafond effondré sur lequel elle sautait. Mais la Hellraiser réussit à retrouver l'équilibre de justesse et entendit derrière elle le bruit d'une mâchoire puissante qui se refermait dans le vide.
Deux mètres.
Moïra s'élança vers la poignée et l’enclencha.

Un sentiment profond de soulagement et de bonheur traversa un instant la Hellraiser tandis que la porte cédait et s'ouvrait sur l'air frais de la nuit bien avancée. A l'extérieur, elle continua a courir, encore et toujours sur le grand espace qui entourait l'usine, respirant à pleins poumons alors qu'elle avait la sensation de manquer d'air. Puis soudain, n'entendant aucun bruit de course derrière elle, Moïra se retourna. L'usine était là, toute en ruine comme elle aurait du l'être et le rester, abandonnée, vide de tout monstre. Le premier réflexe de la jolie rousse fut de jeter un regard à Ambre, pour être sûre de ne pas avoir tout rêvé toute seule. Sa compagne blonde était toujours là, en revanche, ses blessures, non. La Hellraiser baissa le regard sur les siennes : son bras était intact, tout comme sa jambe. Elle ferma les yeux un instant et porta sa main à son visage. Seul son mal de crâne n'avait pas disparu. Ca n'avait rien d'étonnant.

- Mais qu'est-ce qui s'est passé à la fin ?

La jeune femme était déstabilisée, elle n'y avait aucune logique dans tout ça, aucune explication et quand bien même ses blessures avaient disparues, la course effrénée et toutes les choses qu'elles avaient faussement vécues l'avaient épuisées aussi bien physiquement que mentalement.

- Vous croyez que tout ça aurait pu n'être qu'un cauchemar ?

Moïra n'y croyait pas, c'était son personnage qu'elle laissait seulement parler. Mais à vrai dire, peu lui importait pour l'instant de savoir qui les avaient piégé ou bien même si ça avait été un piège ou non, tout ce dont avait besoin Moïra en cet instant était d'une demi tonne de dolipranes et de son lit.

- Peu importe je...

Son rôle était toujours en place, la pauvre libraire était choquée par ce qui venait de se passer et à vrai dire, ce rôle n'était pas bien difficile à jouer...

- Je veux rentrer chez moi, je crois que j'en ai assez vu pour aujourd'hui...

La jolie rousse lâcha un soupire, fixant le sol comme pour y chercher une réponse ou un échappatoire à toute cette démence qui avait rempli sa soirée. Un dernier regard vers la milicienne.

- Au revoir, j'espère que nous nous reverrons dans de meilleures conditions...

Puis Moïra tourna les talons, feignant à peine son état de choc, elle s'avança dans l'ombre de la nuit et rentra chez elle, pour oublier toute cette folie et en retrouver une qui lui convenait bien mieux.


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MessageSujet: Re: Some Kind Of Monster {Moïra/Ambre}   Mer 24 Aoû - 22:27


« And so Darkness we became »


   
   
Moïra J. Everett & Ambre M. Del Nero
featuring

  Ambre essayait de rester concentrer sur l'instant présent. De ne pas trop anticiper. Parce qu'elle s'était rendue compte que ce lieu s'amusait bien avec ses perceptions et son cerveau. Donc... Réfléchir ne servait pas à grand-chose, à part s'octroyer un mal de crâne dont elle se passerait bien vu la situation. Pas la peine de rajouter une couche à sa blessure au bras et au flanc. Elle perdait une quantité astronomique de sang et courir n'allait rien arranger. Bordel. La respiration de la jeune fille était devenue bien plus haletante qu'elle ne l'avait jamais été. Et elle ne parvenait pas à se contrôler. C'était comme si un poison s'était infiltré dans ses veines, petit à petit, la pourrissant de l'intérieur. Alors que... Elle connaissait ce genre de situations. Celles de tous les dangers. Celles où survivre semblait impossible. Celles où tu peines à croire qu'elles sont réelles. Et pourtant, chaque douleur, chaque contact, chaque bruit vous rappellent le contraire. Un coup amer se diffusa dans sa bouche. Du sang. Elle s'était mordue. Enfin, c'était une supposition et une déduction, bien qu'elle lui semblait la plus logique. Il n'y avait aucune autre raison qu'elle ait ce goût en bouche. A part un autre sortilège. Décidément, Ambre demanderait une petite pause à son retour. Déjà pour soigner ses blessures. Puis pour s'en remettre psychologiquement.

Le bâtiment tombait en ruine... Cette constatation fort pertinente de Moïra lui fit l'effet d'un coup de fouet. Pourtant, il lui avait semblé assez solide en apparence... La tueuse se demandait s'il n'y avait pas quelqu'un derrière tout ça. Derrière cette soudaine destruction. Parce que les monstres, eux, n'étaient pas liés à une putain d'usine qui tombait en ruine. Non. Cela, Ambre en était encore certaine. Malgré ce qui lui arrivait, elle était encore lucide sur ce point. Alors, elle ne savait pas encore comment mais elle allait retrouver la personne derrière tout ça et le lui faire payer. Qu'importe ce qu'elle y risquait mais frôler la mort ainsi était désagréable pour une personne normale, encore plus pour elle qui avait une connaissance accrue de la survie. Donc, ne pas parvenir à savoir de quelle façon s'en sortir était horrible. Finalement, un tremblement de terre la fit se bouger le cul. Bon, l'endroit n'était supposément pas être dans un lieu à activité sismique mais soit. Ce n'était plus le moment de penser dans tous les cas, mais surtout celui d'essayer de courir et de sauver sa peau.

Ambre emboîta le pas à sa compagne de galère. Elle gardait un rythme plutôt lent par rapport aux dangers qui les guettaient de partout. S'épuiser dès maintenant ne mènerait à rien. Et puis... Les fissures s'agrandissaient par endroit, devenant traîtresses. Il fallait faire attention à tout si on ne souhaitait pas finir au fond d'un trou. Sauf que... Les chiens réapparurent, plus enragés que la première fois. Et là, il fallut se remettre à courir. Se remettre à courir pour sa vie. Ou sa survie. Ménager ses forces n'était plus d'actualité et la jeune fille l'avait bien compris. Et avec leur course, la destruction s'accéléra. Les blocs de plâtre tombaient avec violence, des pans entiers de mur s'écroulaient à côté d'elles. Autant d'obstacles que les deux femmes devaient éviter, surmonter. Et ce avec leurs blessures quand même graves pour certaines. Et l'épuisement moral qui s'infiltrait en elles. En même temps qu'un certain désespoir. Parce que, forcément, elles étaient obligées de ralentir pour esquiver. Et les chiens, eux, gagnaient du terrain. Ambre avait presque l'impression de sentir leur souffle brûlant sur sa peau.

Son cerveau calcula. Plus que dix mètres. Elle commençait à distinguer les contours de la porte. Légèrement flous d'ailleurs. Peut-être à cause de ses yeux embués ou de la sueur qui perlait de son front. Qu'importe, il fallait rester fixer sur son objectif.

Ce n'était qu'une dizaine de pas. Une toute petite dizaine à l'allure à laquelle elles allaient. Pourtant, sur le coup, cela ressemblait à la fin du monde pour Ambre. Jamais elle ne s'était sentie aussi prisonnière. Jamais elle n'avait ressenti autant de douleur et de brûlure dans son corps et ses organes. La chute d'un bout de mur sur sa droite l'obligea à faire un saut de côté. Dans les derniers mètres. Comme une ultime proposition pour finir broyer entre les mâchoires puissantes des chiens des Enfers. Ambre n'y prêtait même plus attention. Tout ce qui importait, c'était d'atteindre la porte de sortie.

Moïra atteignit la porte la première. Durant un instant, elle crut qu'elle ne l'ouvrirait jamais. Néanmoins, celle-ci céda quasiment instantanément quand sa camarade enclencha la poignée. Et elles se retrouvèrent à l'air libre. Enfin. Ambre continua sur de longs mètres sa course. Comme pour mettre une certaine distance entre le bâtiment et elle. Et lorsqu'elle se stoppa enfin, elle faillit s'écrouler sur ses genoux. Seul son besoin de ne pas paraître faible l'empêcha de se laisser tomber.

Un soulagement profond l'envahit. Enfin. Enfin elles s'en étaient sorties. Elles étaient sorties de ce cauchemar. Ambre se retourna pour jeter un coup d’œil au bâtiment. Qui était redevenu complètement calme. Comme quand elle y était entrée. Comme si rien ne s'était passé pendant ces dernières heures. Putain... Même si d'un côté, elle s'y attendait un peu. A ce qu'elles aient été manipulées. Parce que d'après les recherches d'Ambre il n'y avait aucune raison que le bâtiment s'effondre. Ou que des chiens démoniaques et des esprits prennent possession des lieux. Malgré cela, elle y avait cru dur comme fer à l'intérieur. Si c'était de la magie, c'était particulièrement puissant. La question de Moïra était logique. Que s'était-il passé finalement ? La jeune fille se tourna vers sa camarade. Dont les blessures avaient disparu. Celles-ci aussi avaient été simulées ?! Bordel, ça ne devrait pas exister un tel sort !

Pour s'assurer qu'elle ne rêvait pas, la tueuse observa son flanc, puis son bras. Rien. Rageusement, elle se débarrassa de son garrot. Un peu plus et elle pouvait avoir bien plus qu'une simple frousse.

« Un sort certainement... Ils vont en entendre parler. »

Sa voix était glaciale. Si elle ne pouvait maîtriser les battements de son cœur, elle parvenait encore à imposer le ton voulu à ses cordes vocales. Et c'était déjà un bon point si elle devait appeler ses supérieurs dans la foulée. Ce qu'elle ne ferait pas. Quant à savoir qui allait en entendre parler... Cela, Moïra ne le saurait pas. Après, elle pouvait deviner ce qu'elle souhaitait. Un cauchemar... Cela y ressemblait étrangement. Quoi que, pour Ambre, c'était presque une part de son quotidien à présent. Et ce n'était pas ce genre de cauchemars qu'elle faisait. Malheureusement.

« Je ferai quelques recherches et je vous tiendrai au courant si vous le souhaitez. »


Si Moïra était une honnête citoyenne, Ambre n'avait rien à lui cacher. Et peut-être que cela permettrait à sa camarade de mieux dormir. Peu importait finalement, la proposition avait été faite puisque la bienséance le voulait. Après, la jeune fille n'irait pas faire de recherches approfondies sur la femme. Déjà puisqu'elle savait que si celle-ci lui avait révélé cette identité, c'était parce qu'elle ne craignait rien. Personne ne serait trop fou pour donner un nom qui lui apporterait des problèmes auprès d'une shadowhunter. Et ensuite, la tueuse n'aurait certainement pas le temps de le faire, avec le rapport qu'elle a à écrire le plus rapidement possible. Pour être définitivement débarrassée de ce souvenir et cette sensation poisseuse.

Rentrer. La shadowhunter la comprenait. Elle voulait faire de même. Prendre un verre d'alcool aussi pour oublier les sentiments de peur et de danger que son corps ressentait encore. Maintenant, son esprit aussi avait la trouille et s'attendait à se faire attaquer à chaque moment. Bordel, il lui faudrait des jours pour retrouver un cerveau à peu près normal... Si seulement on lui laissait le temps. Chose qu'elle doutait venant du Gouvernement.

Moïra prit congé et lui tourna les talons. Ambre eut un vague sourire avant de murmurer à son tour un petit au revoir. Pour une fois qu'elle prononçait ses mots. Normalement, elle se contentait de partir sans rien dire. Ses pieds prirent la décision d'y aller aussi. Ils devaient rêver d'une bonne douche et d'une bonne nuit – ou journée – de sommeil.

   


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Some Kind Of Monster {Moïra/Ambre}

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