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 Let's play with our demons tonight |Andy|

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MessageSujet: Let's play with our demons tonight |Andy|   Mar 26 Juil - 19:41


« Let's play with our demons tonight. »


   
   
Andreï C. Ievseï & Ambre M. Del Nero
featuring

   L'endroit était glauque. Enfin, pour une personne normale. Ambre, quant à elle, s'en moquait pas mal. Après tout, elle n'était pas là pour discuter du beau temps ou du prochain spectacle pour gamins qui allait être proposé. Non. Ce qu'elle voulait, c'était recevoir un ordre de mission. Oh, pas n'importe quel genre. Un petit meurtre proposé par un de ses employeurs. En fait, il devait s'agir du seul dont elle connaissait le visage et l'identité. En plus, la jeune fille avait le droit à de petits cadeaux ! Certes, elle pourrait se les acheter sans le moindre problème, entre l'argent qu'elle a reçu à la disparition – et certainement mort – de ses parents, et celui qu'elle se faisait avec son boulot. Sauf que... C'était bien plus intéressant de le recevoir ainsi. Pour son ego personnel. Se dire qu'elle avait réussi les missions tellement haut la main qu'en échange, un poignard, un pistolet, ou autre chose, allait trôner dans sa main. Et si elle pouvait y ajouter ses initiales, ce serait parfait !

Un léger bruit la sortit de ses pensées. Ses doigts se glissèrent d'eux-mêmes vers son épée. Se stoppèrent. Elle venait de reconnaître les pas qui se dirigeaient vers elle. L'ombre d'un sourire se planta sur son visage, tandis qu'elle jouait avec une de ses mèches blondes. Son regard s'était planté dans le mur, et tout dans son comportement donnait l'illusion qu'elle ne s'attendait pas à ce qu'on l'accoste. C'était quelque chose qu'elle avait appris au début de son entraînement. Si tu en montrais trop, soit tes entraîneurs prendront peur, et tu risqueras la mort, soit ils te pousseront toujours plus loin, et ton corps finira par te lâcher. Alors, Ambre avait toujours présenté le juste milieu. Elle s'adaptait à chaque demande, sans en faire trop. Et finalement, cela lui avait permis d'intégrer « l'élite » de la milice assez jeune, sans forcément apparaître comme dangereuse. Ah oui, c'était tout une réflexion pour elle ! Chaque décision et réflexion étaient pesées à la conséquence près. Finir comme ses géniteurs n'était pas dans ses projets, alors autant rester dans l'ombre.

La silhouette se posta devant elle. Aucune salutation ne fut échangée, comme d'habitude. Seulement quelques mots, un nom. La personne, la femme à assassiner, ne disait rien à Ambre. Sûrement une petite bourgeoise qui intriguait pour monter dans la société. Le genre de femmes que la shadowhunter détestait. Enfin, si un tel sentiment pouvait exister dans son répertoire. Enfin, coucher pour réussir était un concept particulier qu'elle n'avait jamais eu à expérimenter. Et qu'elle n'expérimenterait jamais, puisque ses capacités étaient suffisantes pour l'objectif qu'elle s'était fixée. Enfin, à cet instant, son interlocuteur quitta la ruelle en la traversant. Les yeux verts de la jeune femme le suivirent, tels un rapace traquant sa proie. Sauf que celle-ci ne devait pas tomber. Pas pour le moment. Ambre lui réservait un sort tout particulier d'ailleurs en cas de trahison… Un goutte d'eau tomba à côté d'elle. Puis une seconde. Lentement. A un rythme régulier. Ambre se laissa bercer quelques minutes. Elle s'accordait une journée pour trouver les informations. Ce soir, sa victime serait morte. Et la tueuse avait déjà un lieu parfait en tête.

Finalement, il lui fallut nettement moins de temps que prévu pour récolter les informations. La femme qu'elle traquait était très connue dans les milieux quelque peu… proxénètes. Et Ambre n'eut que quelques mots à échanger avec un de ses informateurs pour apprendre qu'un rendez-vous avait été donné au bord d'un lac. Eh bien, si même ses victimes se rendaient d'elles-mêmes sur leur lieu de mort… Son travail en devenait fichtrement facile. Un peu d'argent, et une promesse de protection en cas d'attaque sur le lieu et Ambre avait disparu de nouveau. Oh, si seulement il savait quel était son vrai boulot… Peut-être qu'il se montrerait un peu plus prudent. Puisqu'elle n'aurait aucune hésitation à le détruire en cas de descente dans un cadre officiel. Maintenant, la jeune fille n'avait plus qu'à s'occuper des armes du meurtre. Uniques à chacun. Pour éviter qu'on ne remonte jusqu'à elle. Surtout depuis qu'elle avait découvert qu'un mercenaire faisait du grabuge. Et qu'on l'avait lancé sur sa piste. Au moins, elle ferait d'une pierre deux coups en l'attrapant.

En attendant, Ambre avait pris la direction du lien de l'assassinat. En sautillant et en sifflotant. Comme une gamine qui avait prévu une sortie en bord de lac avec des amis. Sauf que ses amis à elle, c'était un arsenal d'armes. Et que sa sortie finirait dans un bain de sang. Le sang. Un liquide qu'elle appréciait tout particulièrement. Chaud. Agréable. Tueur aussi. Puisque sans lui, vous ne devenez qu'un simple tas de muscles inerte. Un sourire se dessina sur ses lèvres. Décidément...

La nuit commençait à tomber quand elle atteignit le lac. Selon la croyance populaire, des dizaines de corps de jeunes femmes reposeraient au fond, victimes d'un tueur en série. Autant être clair, Ambre n'y croyait pas. Néamoins, ce soir, elle jouerait avec. Et dans quelques jours, l'horreur frapperait sur la ville après qu'un corps ne soit remonté à la surface à cause des gaz qui s'en échappaient. A ce moment-là, un alibi serait déjà prêt. Même si elle savait qu'elle n'en aurait guère besoin. Il s'agissait seulement... De couvrir ses traces, si besoin il y avait. Avec discrétion, elle se glissa dans un coin un peu ombragé. Seule une personne attentive la remarquerait. Ce que sa cible n'avait pas l'air d'être. Encore une affaire facile...
   


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MessageSujet: Re: Let's play with our demons tonight |Andy|   Dim 31 Juil - 10:37

Let's play with our demons tonight

Andreï & Ambre

Au moins, je ne peux pas me plaindre de ne pas être trop occupé. Le problème, en revanche, c’est que… et bien c’est qu’au fur et à mesure qu’on me confie des contrats et que des cadavres s’écroulent sous mes coups divers et variés, j’attire l’attention. Même si je me sais suffisamment malin et dur à cuire pour échapper le plus longtemps possible à tous ceux qui pourraient avoir l’idée saugrenue de se mettre sur mes traces. Encore ce soir, j’évite, j’esquive, je fuis la case Roman pour redescendre dans la rue. Il doit être heureux, je passe de moins en moins de temps à l’appartement, je me complais de plus en plus dans la rue, dans les bordels clandestins, dans les bars clandestins, dans l’univers clandestin qui vit en parallèle du monde réel et de sa corruption. J’en viendrais presque à penser que ce qu’il y a de plus sain dans ce bas monde, c’est cette atmosphère écœurante d’alcool, de sexe et de violence qui environne les trois-quarts des endroits que je fréquente depuis quelques temps. Qui me permette de fuir ma famille, fuir Roman, fuir Mikkel aussi, dans un sens, fuir Lizzie et Colin qui n’ont rien demandé à personne. Un échange de billets, une poignée de main dans laquelle je me ressource sans le moindre scrupule mais toujours avec discrétion, ne serait-ce que pour avoir le dessus et m’imposer comme l’assassin dans ce duel silencieux, et je quitte la ruelle, mains dans les poches, sens aux aguets, à me demander où je vais pouvoir dépenser mon fric et surtout, où je vais bien pouvoir le cacher. Il va falloir que je croise mon petit fils dans le premier cas, que je retourne dans l’antre des Ievseï dans le second. Et mon soupir résigné opte pour la seconde option, même si je la choisis de manière biaisée, entre deux heures et trois heures du matin, à une heure où tous sont supposés être endormis pour n’en croiser aucun. Quelques secondes de patience, je crochète le verrou, grince la porte, m’accroupis au bord du canapé pour glisser dans notre planque à Mikkel et moi, creusée dans le canapé même et dans le rembourrage, l’argent gagné depuis le début de la semaine. Il le trouvera lorsqu’il en aura besoin, moi, je m’empresse de ressortir non sans avoir récupéré une arme, chargée, et un quignon de pain à mâchouiller sans grande conviction pour me donner l’air… normal, ou du moins l’air aussi normal que puisse avoir un tueur à gages.

Mon arme glisse dans mon dos, contact rassurant de l’acier sur le bas de mon dos, masqué dans les plis du trop large tee-shirt que j’affiche, masqué par la veste que je porte malgré la chaleur qui s’impose déjà. J’aime cette sensation de n’être qu’une ombre, lorsqu’on arrive au cœur de la nuit, quand il est si noir que la moindre lumière blafarde est une agression. Le rat aime cette ambiance presque autant que l’homme, le fantôme de rat s’y prélasse dans des couinements éloquents. Et moi, je me contente de traîner en évitant les patrouilles et de fuir lorsqu’elles se font trop pressantes. Le soleil se lève tout juste que j’ai un nouveau contrat, une nouvelle poignée de main, un nouvel ultimatum et une nouvelle cible à atteindre dans les quarante huit heures. Des informations ? J’en ai suffisamment pour m’ouvrir un créneau. A dire vrai… il ne m’en fallait qu’une. Cible bien trop accessible pour un homme comme moi, vraiment bien trop. La journée s’étire lentement, agrémentée d’alcool pour moi, de quelques travaux légaux, de repérage discret d’une région de la ville que j’ai pourtant déjà appris à connaître. Et lorsque le soir revient, lorsque l’obscurité reprend ses droits et que je retrouve mon territoire, mon sourire se fait charmeur, l’argent quitte mes doigts pour filer dans celles de ma cible, un éclat de rire dans ma gorge et nos pas nous mènent à l’écart de la populace dans un jeu de séduction aussi peu original qu’inutile. Mais présent, pour la forme, pour l’illusion, pour mieux donner l’impression d’un unique. Le lac est à quelques pas de nous, dérangeant par sa présence sombre et menaçante. Je ne sais pas nager, je n’ai jamais su nager, juste me noyer. Ce qui est très désagréable, surtout que pour noyer un Skinchanger, il faut s’acharner. Je me demande s’il en serait de même pour ce que je suis devenu, lorsque la main de la femme se glisse sous mon tee-shirt dans un geste expert. Contrat facile, si facile… on joue quelques minutes, mon haut glisse le long de mon torse, s’échappe de mes bras, s’échoue dans l’eau et le sien ne tarde pas vraiment. En revanche, sa main dans mon dos, qui dégringole ma colonne vertébrale, heurte mon flingue dont l’acier lui glace la main réveille dans sa gorge un petit cri de surprise. Et d’un mouvement fluide, je la contourne, plaque ma main sur sa bouche et mon arme sur sa tempe, le contact de nos bustes se faisant malheureusement et de manière un peu précoce à mon goût beaucoup moins sensuels. « On va s’arrêter là, et tu vas me donner les infos dont j’ai besoin sinon je presse la détente, compris ? » Un murmure à son oreille, je la sens se raidir contre moi. Dans tous les cas, je vais la tuer, et elle le sait. Et je sais qu’elle sait que je le sais. Et pourtant… ça ne va pas l’empêcher de croire qu’il y a un espoir. C’est triste, tout de même, la nature humaine.

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MessageSujet: Re: Let's play with our demons tonight |Andy|   Jeu 4 Aoû - 11:25


« Let's play with our demons tonight. »


   
   
Andreï C. Ievseï & Ambre M. Del Nero
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  Elle était arrivée une vingtaine de minutes en avance. Comme à chaque fois lors de telles missions, elle préférait occuper le terrain avant l'arrivée de sa cible. Certes, aujourd'hui, elle avait de la chance : le coin isolé ne l'obligerait pas à faire de victimes collatérales. Enfin, ce n'était pas ce qui la dérangeait. Le seul problème était que cela la mettait à la lumière. Un meurtre pouvait être attribué à un règlement de comptes. Deux, trois, ou quatre et étrangement, duper les autorités était un peu plus complexe. Sauf quand vous faisiez partie de celles-ci. A ce moment-là, tout devenait merveilleusement plus facile. Un vague sourire se dessina sur le visage de la jeune fille, qui restait à l'abri derrière son arbre. L'avantage d'être mince et petite. Même si ses cheveux blancs devaient drôlement attirés l'attention sur elle. Si quelqu'un fixait l'environnement dans sa direction. Ce qui sa victime ne ferait pas, bien trop occupée à fricoter avec un homme. Ambre jeta un regard sur sa montre. Bien, si la femme était à l'heure, d'ici trente minutes elle pourrait rentrer au bercail. Après être passée signaler que son contrat avait été exécuté à la perfection comme toujours.

Un léger bruit attira son attention, rapidement suivi de pas et rires. La jeune fille ne jeta même pas un regard dans cette direction. Ce serait se trahir pour rien. Le couple se rapprocha de l'eau et la tueuse sortit son poignard de son fourreau. Contrairement à beaucoup, elle ne cachait pas réellement ses armes, préférant jouer de son métier quand on l’interpellait. Qui irait s'opposer à un shadowhunter ? Surtout que celui-ci pouvait être en mission. Et obstruer celle-ci... Ambre se disait que cela lui ferait une personne de plus à tuer. Avec l'accord de ses supérieurs en prime. L'homme et la femme était à présent un peu devant elle. Bon, sur sa droite et à plus d'une trentaine de mètres. Ce qui lui permettait d'avoir une vue magnifique sur eux – même si elle s'en serait bien passée – sans pour autant se faire repérer. Enfin, s'ils avaient été un peu plus attentifs... La femme retira le haut de son compagnon et Ambre leva les yeux au ciel. Heureusement, ce jeu ne dura que quelques secondes avant que l'homme ne réagisse. Et la menace d'une arme tout en l'empêchant de hurler. Tiens tiens, avait-elle un concurrent sur le coup ?

Avec la discrétion qui caractérise une personne de l'ombre, la jeune fille se glissa jusqu'au bord de l'eau et ramassa deux cailloux parfaitement plats. Quant aux menaces de l'homme envers sa « victime », elle ne les perçut pas. Son entraînement ne lui permettait pas d'entendre les murmures distinctement non plus ! Et il faisait bien trop noir pour qu'elle puisse lire sur ses lèvres, sans parler de la distance qu'il y avait entre eux ! Dans la seconde qui suivit, elle fit ricocher le premier caillou. Puis le second suivit. Ils avaient été lancés de manière à ce qu'on n'en entende qu'un seul. Sauf à la fin, où le second fit un rebond de plus. Dans le silence de plomb du lac, cette intervention ressemblait à une explosion. Une belle manière d'annoncer sa présence. Et de se donner du côté de l'autre jeune femme. Sauf qu'Ambre était bien plus intriguée par le tueur qu'autre chose. Parce que oui, pour se promener avec une arme dans un tel environnement et menacer une personne, il y avait peu de chances qu'il soit vendeur de glaces à la fraise.

Elle se retourna pour faire face au couple. Et leur adressa un sourire glacial. Ambre n'aimait pas que l'on prenne ses cibles. Qu'on leur ôte leur vie à sa place. Surtout que ces derniers temps, il y avait quelqu'un qui s'amusait très franchement à faire cela. Heureusement, on l'avait autorisé à le traquer. Puisque cela faisait aussi partie de son travail. Traquer ses concurrents. Elle se rapprocha de sa démarche nonchalante. Et se planta à quelques mètres. Sans cacher l'épée qui se trimbalait dans son dos, le poignard dans sa main ou la bosse fortement suspecte sur sa hanche, dissimulant une arme de poing semblable à celle de son rival.

« Je ne pensais pas que les légendes sur ce lieu étaient si... Réelles. »

Ses yeux verts s'étaient plantés dans ceux de l'homme. Comme si elle cherchait un moyen de le cerner. Elle savait que tout pourrait être l'enjeu de quelques secondes dans ce métier. L'eau noirâtre à côté d'elle apportait une ambiance lugubre à la situation. Sauf qu'Ambre n'en était pas effrayée. Elle avait appris à nager dès son plus jeune âge, avant de venir ici. Et ce n'était pas le calme d'un lac qui lui ferait perdre pied. Son regard détailla la femme, qui semblait réclamer de l'aide. Et la jeune fille lisait aussi en sa cible à quel point elle doutait qu'une si frêle gamine pouvait l'aider. Sa jeunesse. Que beaucoup considéraient comme un désavantage. Ainsi, Ambre l'avait tournée en avantage. Personne ne s'attendait à ce qu'elle tue. C'était cette raison qui faisait que ses crimes étaient dans l'ensemble assez faciles. Quand les gens se rendaient compte qu'il fallait se méfier d'elle, il était déjà trop tard.

« Je n'aime pas beaucoup qu'on empiète sur mon territoire. Surtout pour commettre de tels actes. »

Et si l'homme en face d'elle était celui qu'elle recherchait ? Enfin, elle doutait franchement. L'autre lui avait semblé bien plus... Précautionneux.
   


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MessageSujet: Re: Let's play with our demons tonight |Andy|   Lun 8 Aoû - 1:58

Let's play with our demons tonight

Andreï & Ambre

Les contrats comme celui là, je n’arrive pas à savoir si je les apprécie ou s’ils me fatiguent. Tuer, c’est devenu une habitude, aussi monstrueuse qu’elle puisse être. Tuer, c’est devenu aussi simple que de respirer, tous mes réflexes sont là, mon sang-froid et mon impassibilité, ma désinvolture de gamin qui me barricade hors d’atteinte de quelconques scrupules et remords. Il ne me faut pas bien longtemps pour entrer en contact avec la fille, un éclat de rire et une promenade, charmante, au bord d’un lac me suffisent pour que je comprenne à quel point l’affaire se présente bien. Son métier est clairement de me plaire, de me faire passer du bon temps et elle le fait bien. Très bien. En un rien de temps, mon haut s’échappe de mon corps, termine dans l’eau comme en signe avant coureur du cadavre qui y flottera bientôt. Contact privilégié, contact présent, ses doigts courent sur ma peau avec savoir faire, mes pensées dérapent inévitablement dans la direction de Seraphina lorsque les lèvres de ma proie mordillent les miennes, dans un éclat de rire exagéré. Chaque vertèbre dans mon dos est explorée, dégringole jusqu’à mes reins. Et cette fois, c’est un cri de surprise, naturel et spontané, qui chasse le rire. Et cette fois, c’est à mon tour de faire mon travail, de déployer mon savoir faire. Un soupir, mon bras est sur sa gorge dans une prise d’étranglement, ma main est plaquée sur sa bouche pour lui intimer le silence et mon flingue est pointé sur sa tempe dans une morsure glacée. Je lui souffle mes instructions, concentré sur ma cible, attentif à la moindre menace émanant de son corps tremblant. Avant de sursauter, lorsque des frôlements, des craquements, une explosion me font resserrer ma prise et m’ouvrir à tout ce qui m’entoure. Nous ne sommes clairement pas seuls. Ce n’est que lorsque le fantôme du rat me souffle la localisation de l’intruse – bordel, elle sait être discrète cette avorton – que je me prends conscience du vent qui souffle sur ma peau partiellement dénudée et de mon exposition. Le corps de ma victime, toujours bâillonnée par ma main et surtout toujours docile, se place en rempart entre moi et l’arriviste.

Son sourire glacial trouve un étonnement de mon côté. Si elle cherchait à me faire paniquer, c’est raté, j’ai les nerfs plus solides que ça. Et je dois être aussi un peu plus inconscient que ça, aussi, il faut bien l’admettre. « Salut » Il parait que c’est plus poli. Je fronce les sourcils, mon regard se fait plus intrigué lorsqu’elle s’approche suffisamment pour que je distingue qu’elle se trimballe avec une épée, bordel, une épée dans le dos. Même moi, avec mes 70 ans bien tassés, je n’ai jamais eu à me battre avec ce truc primitif. Heureusement qu’elle a un poignard, plus commun, et de toute évidence une arme de poing sous ses habits, sinon je pourrais croire à une tarée échappée de l’asile. Là, c’est juste une tarée embauchée pour… pour quoi au juste ? « Je ne pensais pas que les légendes sur ce lieu étaient si... Réelles. » J’hausse les épaules, non sans consulter ma cible du regard, comme pour lui demander son avis sur la question. « Bouarf, il faut bien entretenir le mythe, sinon il y aura des déçus. Regarde, il y a bien des crétins qui se déguisaient en Père Noël pour leurrer les mioches, alors bon… là, la seule différence, c’est qu’on se débrouille pour qu’il y ait de vrais cadavres dans le coin, on est plus soucieux du détail, voilà tout. » N’est-ce pas. Et en parlant de détails, elle commence à m’encombrer, l’autre, dans mes bras mais pas comme je le voudrais, qui n’essaye même pas de se débattre ou de m’évincer, c’est pathétique. « Je n'aime pas beaucoup qu'on empiète sur mon territoire. Surtout pour commettre de tels actes. » De tels actes ? Sérieusement ? « Quoi, t’aimes pas que des honnêtes adultes, majeurs et vaccinés, batifolent à côté de ton lac ? T’es une gamine bizarre. » Il faudrait que j’apprenne à me taire, parfois, j’imagine. Mais ça aussi, ce n’est qu’un détail.

La mioche, elle a l’air d’être clairement là pour éliminer quelqu’un et j’ai comme l’impression que la cible aussi la mienne. Je ne suis pas du genre vraiment possessif, mais je dois dire que j’ai quand même un petit orgueil, hein. Ce qui doit être la raison qui me pousse à appuyer sur la gâchette, dans une grimace éloquente lorsque le sang – et pas que – de la meuf, m’éclabousse sans plus tarder. On va partir du principe qu’avec une épée dans le dos, elle doit être quand même habituée à bien plus crade, hein. Sans le moindre respect ni la moindre délicatesse, je balance le désormais cadavre sur le côté, avant de regarder mon flingue et de le remettre dans mon dos. Oui, l’arriviste est armée, et oui, je viens de commettre un meurtre de sang froid devant elle, mais… mais et alors, je ne peux pas ranger mon arme ? « Voilà, au moins ça c’est réglé. Tu es qui, toi, exactement ? Et en quoi cet endroit, c’est ton territoire ? Tu te prends pour un caniche venu défendre l’arbre sur lequel il a pissé ? »

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MessageSujet: Re: Let's play with our demons tonight |Andy|   Mar 9 Aoû - 1:37


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  Ambre n'avait jamais été du genre effrayée. En réalité, c'était quelque chose d'assez complexe à expliquer. Juste... Elle ne prenait pas le temps de l'être. Son subconscient filtrait chaque émotion avant qu'elles n'atteignent le cerveau. La raison avant le cœur. Voilà. Le problème ? Elle avait 24 ans. Et contrairement à d'autres en apparence aussi jeune, c'était aussi son âge réel. Elle n'avait pas connu l'horreur de certains sorciers ou autres créatures. Non. Elle n'avait connu que celle de sa vie. Enfin. Beaucoup voyaient en elle une gamine. Et une gamine ne pouvait pas supporter tant de violence, être empreinte de tant de froideur. Jusqu'à ce que les-dites personnes se retrouvent avec une balle entre les deux yeux. Ou, plus fréquemment avec elle, une partie de corps en moins. Ou tout simplement couper en deux. Avec elle, mourir était presque une expérience captivante. Puisque personne ne se trimbalait avec une épée quand on peut manier un lance-roquette. Ben voyons, c'est tellement désuet. Alors qu'au fond, elle maniait les armes à feu aussi, de par son entraînement militaire. Juste... La jeune fille était chiante. Finalement, peut-être avait-elle seulement besoin de se construire comme une personne entière. Et non un simple pantin entre les mains de d'autres.

Elle avait accueilli le tueur comme elle savait le faire. Avec froideur. Désintérêt presque. La situation la désolait autant qu'elle pouvait l'intriguer. Quant à la victime... Ambre n'y pensait déjà plus. Elle mourrait dans tous les cas quand l'un des deux s'y décideraient. Pourquoi devrait-elle s'attarder sur sa vie alors ? La shadowhunter ne répliqua pas à sa salutation. Elle était déjà en train d'essayer de jauger ses forces et ses faiblesses du regard. Déjà, il possédait une certaine assurance. Il savait ce qu'il faisait et Ambre ne pouvait pas lui enlever cela. En revanche, il donnait l'impression de manquer de précaution. CERTES, on était presque au milieu de la nuit dans un endroit pas franchement des plus accueillants. Cependant, quand on veut tuer quelqu'un... On fait attention bordel ! Après, c'était grâce à cela qu'elle était capable d'appréhender la plupart des criminels sur sa liste. Au moins, elle remplissait les quotas et ses supérieurs lui foutaient la paix. Et elle parvenait à continuer ses activités illégales en marge. Parfois même pour le même gouvernement qui l'employait de manière officielle. Comme quoi, l'ironie est présente partout...

En discutant ainsi, ils avaient laissé le temps de s'éclipser à leur victime. Sauf que celle-ci était restée là. Pitoyable. Ambre la toisa un moment du regard. Décidément, elle n'en valait vraiment pas la peine. Elle était presque fière de débarrasser la surface de la planète de cette garce. L'autre la traita de gamine. Si cela lui faisait plaisir. Il n'avait pas foncièrement tort. Elle était jeune. Bien trop jeune pour le comportement qu'elle adoptait.

Il appuya sur la détente. Et se retrouva bien vite éclaboussé de sang et de morceaux de cervelle. Ambre soupira. Heureusement pour lui, elle était suffisamment éloignée et pas dans la direction des éclaboussures. Sinon... Sinon il aurait clairement compris que la gamine avait de quoi se défendre. Là, elle se devait d'être un peu plus discrète. Certes, elle avait déjà un peu fait exploser sa couverture de petite fille mignonne. Cependant, elle pouvait cacher ses connaissances en termes de combat pour le moment. Se dévoiler n'était pas une bonne chose dans ce métier. L'ombre lui convenait mieux. Puis son... Interlocuteur rangea son arme. Soit. Quant à elle, elle continuait à jouer avec son poignard dans la main droite. Plus par habitude que pour impressionner. Dans le monde actuel, ce n'était d'ailleurs pas un si petit objet qui allait impressionner qui que ce soit. Il faudrait bien plus énorme pour cela. Ou alors ce fameux poignard utilisé par l'armée avant la Catastrophe. Capable de tuer dans d'atroces souffrances.

« Tout dépend de ce que tu appelles normal et ce que tu appelles bizarre. Quant à batifoler comme d'honnêtes adultes, cela aurait été plus pertinent sans son passé à elle ou l'arme que tu transportes sur toi. »

Elle pencha légèrement la tête sur le côté. Une certaine incompréhension avait souvent ponctué ses rapports humains. Certes, certaines personnes étaient plus faciles à appréhender que d'autres. Par exemple, Niklas. Peut-être parce qu'il affichait la même froideur qu'elle. Qu'il ne la traitait pas ouvertement comme une gamine. Après, c'était le problème d'être jeune dans un monde ultra-violent. Au moins, les gens n'arrivaient pas à voir un quelconque danger en elle. Quel dommage. Pour la vie qui s'écourtera brusquement. La jeune fille se remit à détailler son interlocuteur. Toujours à moitié nu. Et vu que son tee-shirt devait être partie prendre des vacances au fond du lac, il risquait de le rester longtemps. Quoi qu'il en soit, Ambre n'afficha pas la moindre émotion durant son examen. Elle le trouvait... Banal. Ou alors elle voyait trop ses collègues s'efforcer de suivre un entraînement parfait. Et ensuite... Cela ne l'intéressait pas pour le moment. Ses capacités lui suffisait amplement pour s'en sortir. Pourquoi vouloir coucher avec tous les mecs qui passaient ? Une fois son examen terminé, elle planta à nouveau son regard dans celui de l'homme.

« Tellement de questions... C'est fatiguant. A vrai dire, tu m'as surtout pris ma victime. Au moins, on ne remontera pas jusqu'à moi. Merci de m'avoir mâché le travail. »

Chez une personne normale, il y aurait eu une certaine ironie. Chez Ambre... C'était presque dérangeant à quel point elle était glaciale. Et que tout lui coulait dessus comme sur du marbre. Elle observait. Elle analysait. Et elle posait les faits. A aucun moment les émotions ne ressortaient. Evidemment, cela lui arrivait d'être en colère. D'avoir peur. De pleurer. Cependant, jamais en présence d'une personne. Parce qu'à force de vouloir être forte... Elle avait créé un rôle. Elle s'y était enfermée et n'en était jamais ressortie. Et c'était mieux ainsi. Elle savait que ce serait une mauvaise chose pour son développement, de laisser quelque sentiment prendre le dessus. Les traîtres courraient les rues. Et beaucoup se situaient dans son entourage.

La jeune fille esquissa un sourire avant de désigner le cadavre du menton.

« Et ça, tu comptes en faire quoi ? Un tueur qui ne cache pas ses victimes... Pourquoi pas après tout. »

Bon, cela restait particulier. En revanche, cela ne dérangerait pas trop Ambre. Si elle pouvait l'appréhender lors de ses fonctions officielles... Au moins, cela calmerait la frustration de ne pas trouver celui qui hante ses enquêtes depuis quelques semaines...
   


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MessageSujet: Re: Let's play with our demons tonight |Andy|   Dim 28 Aoû - 21:35

Let's play with our demons tonight

Andreï & Ambre

Est-ce que je suis un psychopathe ? Je me suis déjà posé cette question, et plutôt deux fois qu’une. Enfin, pour être plus précis, les rares fois où je me la suis posée, c’était parce que ma vie commençait à avoir un semblant de normalité et que ça me faisait voir de manière exacerbée à quel point moi, je n’étais pas normal. Vraiment pas normal. Les rares fois où je me suis posé cette question, c’était après une mission, lorsque j’étais dans l’avion et dans le train et que je m’apprêtais à prendre ma femme dans mes bras, à embrasser mon fils, lorsque je m’apprêtais à retrouver une vie normale alors que je venais d’assassiner de sang froid des hommes, des femmes et des adolescents, sans parvenir à en concevoir le moindre remord. Est-ce que je suis un psychopathe ? Depuis que j’ai cessé d’être un rat, je ne me suis pas posé la question. Depuis que j’ai cessé d’être humain, je ne me la suis pas posée non plus. Parce que c’est bien mignon, mais que c’est un peu tard finalement, d’avoir de telles considérations, finalement. Que je sois un psychopathe ou non, qui est-ce que ça intéresse, vraiment ? Personne. Ca n’intéresse personne, et moi le premier, c’est une certitude. Et j’imagine aussi que maintenant, c’est le cadet des soucis du cadavre que je viens de jeter sur le côté sans la moindre considération pour l’humaine que c’était. Mon flingue retrouve rapidement sa place, calé dans ma ceinture, et moi je me fais la remarque que la gamine devant moi a tout de même un sacré sang-froid.

Comme moi à son âge. Peut être plus, même, ce qui n’est pas peu dire lorsqu’on sait que j’ai été enrôlé par le KGB avant même de fêter mes seize ans. Dans tous les cas, maintenant que le souci de mon contrat est réglé, pas très proprement mais ça, ce n’était pas spécifié, il est temps de passer à autre chose et cet autre chose, c’est de se renseigner sur ma… concurrente ? Le terme est peut être un peu trop fort, elle n’a pas vraiment fait mine de vouloir récupérer son jouet, donc bon… Ah moins que sa cible, ce soit plutôt moi. Chose dont je doute quand même un peu. Je suis peut être stupide, maladroit et désinvolte, s’il y a bien un domaine dans lequel j’excelle, c’est celui de l’assassinat et de la fuite. Je suis un maladroit discret, c’est une espèce très rare, certainement en voie de disparition. Ce qui ne doit pas être un tort non plus. Un soupir. Elle tarde un peu trop à répondre, ça me pousse à réfléchir, ce qui n’est jamais une bonne idée lorsqu’on connait mes capacités cérébrales. Nouveau soupir. Mes yeux suivent les mouvements de son poignard, sans grande inquiétude. Sauf si elle se met en tête de m’égorger, en théorie, je devrais pouvoir m’en sortir si elle se contente de me le planter dans le bras, le torse, ou toute autre partie de mon corps qui ne serait pas immédiatement mortelle. « Tout dépend de ce que tu appelles normal et ce que tu appelles bizarre. Quant à batifoler comme d'honnêtes adultes, cela aurait été plus pertinent sans son passé à elle ou l'arme que tu transportes sur toi. » Ah. Oh. Tout de suite. Je lève les yeux au ciel. « Attends, t’es sérieuse là ? Tout de suite parce qu’on est une prostituée et un assassin, on n’a pas le droit d’être honnête ? Fais attention, hein… » Mon ton amusée, les bêtises que je bave et mon index accusateur tranchent avec son regard froid et le côté… glacial de son intervention. « Ca pourrait presque s’apparenter à un mélange coriace entre délit de faciès et préjugés, et c’est pas hyper sympa. Où t’as été élevée ? » Oui, c’est moi qui parle d’éducation. Moi qui ai été dressé plus qu’élevé par l’armée rouge et qui n’a pas vraiment participé à l’enfance de mon fils. Comme quoi, tout le monde peut s’improviser père de l’année, hein. « Et sinon, mes questions ? Ou plutôt mes réponses… ? » Parce que c’est bien mignon de partir sur du philosophique sur le normal et le bizarre, mais… si mes souvenirs sont bons, il lui reste quand même pas mal de mes questions à traiter. Je dis ça… je dis rien. Mais je ne suis pas non plus le mec le plus patient de l’univers, et même si ça ne me dérange pas d’être disséqué du regard comme ça depuis bien des années, ce serait quand même bien qu’elle ouvre à nouveau la bouche.

« Tellement de questions... C'est fatigant. A vrai dire, tu m'as surtout pris ma victime. Au moins, on ne remontera pas jusqu'à moi. Merci de m'avoir mâché le travail. » Ah, bah voilà qui commence à devenir intéressant. Merci ? « Okay, bah… de rien. » Qu’est ce qu’elle veut que je dise d’autre ? Au moins, ça veut dire que je ne suis pas sa cible, et que ça m’arrange bien. « Et ça, tu comptes en faire quoi ? Un tueur qui ne cache pas ses victimes... Pourquoi pas après tout. » J’hausse les épaules, en jetant un rapide coup d’œil à ladite victime, sans quitter totalement du regard l’étrange gamine. Concurrente, ouais, du coup. Elle a quel âge ? Elle ne doit pas être beaucoup plus vieille que moi lorsque j’ai commencé cela dit. Peut être deux ou trois ans. Je donne un petit coup de pied dans le cadavre, sans grande conviction, comme si je m’attendais à ce qu’il bouge. « Je sais pas trop. J’imagine qu’il va finir dans le lac. Vu qu’un corps devient méconnaissable en deux jours lorsqu’il est immergé, et qu’il doit sûrement y avoir des bêbêtes pour le manger, ce sera bon. Tu ne penses pas ? » Ceci est une discussion des plus normales, oui, tout à fait. Après tout, si c’est une… « Mais du coup, tu veux pas qu’on s’assoit ou qu’on marche un peu ? C’est pas que rester planplan me déplait, mais je vais pas tarder à me peler donc sauf si tu veux me proposer une activité physique, ce serait cool que… tu vois ? Bref, et du coup… » Je fais mine de bouger, pour voir si elle m’emboîte le pas. « Tu es quoi ? Une collègue ? Une concurrente ? Le contrat, qui est-ce qui te l’a donné ? »

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Let's play with our demons tonight |Andy|   Mar 30 Aoû - 23:24


« Let's play with our demons tonight. »


   
   
Andreï C. Ievseï & Ambre M. Del Nero
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 Ses yeux n’avaient pas quitté une seule fois son interlocuteur. C’était un tueur, il était capable de l’attaquer ensuite sans le moindre souci. Et mourir aussi bêtement aujourd’hui n’était pas dans ses projets. Et ses traits s’étaient murés dans la glace, pour ne pas qu’il lise dessus. Etrangement, à cet instant précis, elle s’interrogea sur les pouvoirs surnaturels. Ceux auxquels elle ne croyait pas mais que s’ils existaient réellement, elle serait quand même dans la merde. Du style… Télépathie. Ou plus précisément lecture dans les pensées. Si le Gouvernement venait à utiliser cela… Bon, il deviendrait très clairement un régime totalitaire mais aussi de nombreuses personnes finiraient en prison. Enfin, cela impliquerait de décimer son propre camp. Donc non, ce n’était pas envisageable. Jamais une entité ne créerait sa propre destruction voyons. L’humanité était encore trop intelligente pour cela…

Elle jouait avec son poignard, s’amusait à le faire tourner dans sa main, l’esprit ailleurs, concentré sur l’assassin. Chacun des mots était assumé et son comportement le signifiait parfaitement. « Préjugés » et « Délit de faciès ». Exactement ce qu’elle venait de faire, sans en avoir la moindre honte. La remarque sur son éducation lui fit vaguement hausser un sourcil. Et c’était tout. Elle s’en moquait pas mal de ce que pouvaient penser les gens à ce sujet. Parce que la plupart n’étaient pas capable d’élever leurs propres gamins correctement. Enfin, quoi qu’il en soit, elle savait que donner son avis à des adultes ne se finissait jamais très bien. En tout cas, cela ne menait pas à une discussion des plus intelligentes. Ambre s’en doutait, et pourtant, elle continuait. Peut-être parce qu’elle considérait les autres comme des abrutis. Avec son « éducation », la modestie, elle n’avait pas trop appris. On avait fait en sorte qu’elle soit à la pointe dans certains domaines. Pas étonnant qu’elle agisse comme si elle savait tout. Comme si elle se donnait le droit de juger.

Après, il fallait souligner que l’homme en face d’elle avait aussi fait preuve de jugements à son encontre. En condamnant l’éducation qu’elle avait reçue. Cela se trouvait, il y avait bien d’autres facteurs à prendre en compte. Comme la société, les relations aux autres, l’apprentissage de la vie. Qui, dans un sens, ne relevaient pas complètement de l’éducation offerte par les géniteurs ou les représentants légaux. Alors, Ambre avait préféré ne pas réagir tout de suite. Bon, elle n’aurait pas explosé même avec une réaction à chaud, puisque cela, elle ne savait pas faire. En revanche, la froideur, elle connaissait. Et elle savait aussi viser avec son arme à feu. Peut-être que c’était ce que son interlocuteur voulait. Qu’elle réagisse. Pour se donner bonne conscience de tuer une gamine. Ou alors il ne voyait pas la dangerosité en elle. Dommage pour lui.

Quant à la victime, il lui jeta à peine un regard, préférant surveiller la blonde. Finalement, peut-être qu’il ne la sous-estimait pas tant que ça. Alors, pour éviter tout affrontement pour le moment, elle rangea son poignard à l’endroit voulu. En restant sur ses gardes. Il lui décrit ce qu’il comptait faire du corps. En lui demandant son avis dans une question bien superflue. La jeune fille aurait pu lui expliquer en détail la décomposition du corps dans l’eau, les « bêbêtes » qui se trouvaient dans ce lac-ci, tout histoire qu’il arrête de lui parler ainsi. Un peu de sérieux n’avait jamais tué personne. Enfin, qu’un tueur connaisse aussi peu son sujet était presque désespérant. Alors, Ambre lui adressa un sourire des plus… Condescendants. Ceux qu’on offrait à des gamins pour acquiescer leurs paroles et requêtes avant de retourner vaguer à ses occupations. Il avait froid. Eh ben si elle s’attendait à cela… Un très léger soupir quitta ses lèvres. Puis il se mit à bouger. La jeune fille le suivit avec quelques secondes de décalage. C’était l’occasion rêvée d’en apprendre plus sur l’homme qui lui avait piqué son contrat. Peut-être la mènerait-il même jusqu’à celui qu’elle cherchait depuis quelque temps…

« Madly. Quant à mon éducation, elle a été faite chez les militaires. Cela pose-t-il un problème ? »

Son regard s’était porté sur le lac. Elle ne donnerait pas plus de détails. Déjà qu’elle était incapable d’en parler aux personnes en qui elle avait confiance – puisqu’elles n’existaient de toute façon pas – alors à un inconnu qui avait tout l’air d’être contre ceux qui l’employaient… Oui, ce serait encore plus stupide de croire en l’honnêteté d’un humain. La jeune fille marchait de façon à ce que ses talons ne s’enfoncent pas dans le sol. Sans donner un regard à l’herbe ou à son interlocuteur. Evidemment, elle attendait son nom en retour. Ou tout du moins un faux nom, comme celui qu’elle offrait à cet instant. Car si on le lui avait donné « pour s’intégrer », il n’était toujours pas officiellement inscrit sur sa carte d’identité. Et tant mieux, cela lui permettait de mentir sans mentir.

« Comme tu le souhaites. A vrai dire, je me fous un peu de l’étiquette que tu pourras me coller. Et pour le commanditaire… Si cette personne a fait appel à moi, ce n’est pas pour que son nom soit dévoilé au premier inconnu qui passe. »

Le sourire qu’elle lui adressa était faux. Mais il avait le mérité d’être là. Elle glissa ses mains dans les poches arrières de sa jupe. Décidément, elle avait les meilleures tenues pour une chasse à l’Homme. En plus de la discrétion de son arme, encore une fois. Ambre avait envie de se rapprocher de l’eau. Cependant, l’autre s’en éloignait. Et elle fit le choix de le suivre. Parce qu’elle savait qu’elle pouvait se défendre sans trop de soucis. Même si la force physique de son interlocuteur était supérieure à la sienne. Encore une fois. Si seulement elle pouvait avoir un corps un peu plus grand et fort…

« Je te retourne les questions. »

Sans prendre la peine de ne serait-ce que les reformuler. Elle préférait aller droit au but. Sans se perdre en mots inutiles. Et répéter de façon différente était une perte de temps conséquente.

   


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MessageSujet: Re: Let's play with our demons tonight |Andy|   Dim 18 Sep - 14:21

Let's play with our demons tonight

Andreï & Ambre

Il y a quelque chose de profondément déstabilisant chez elle. Je ne sais pas trop quoi mais… je le sens. Et ça me perturbe. Ce n’est clairement pas sa présence, et encore moins sa désinvolture : on peut dire la même chose de mon côté. Ce n’est pas non plus sa dangerosité ou encore les armes qu’elle se traîne. C’est encore moins son indifférence face au sang que je viens de faire couler et au cadavre qui est à mes pieds, et ça n’a pas non plus l’air d’être son extraversion parfaitement inexistante. En fait…

Je sais ce qui me déstabilise. Elle me ressemble bien trop pour que ce soit normal. Je sais que je ne suis pas normal, je sais que je ne suis pas totalement sain d’esprit. Je sais aussi que je suis sacrément dérangé, que je suis sacrément instable. Et je me suis plutôt fait à cette idée, avec une désinvolture exaspérante pour les autres. Mais voir ce que j’étais à son âge… bon sang… Où est ce qu’elle a été élevée ? Ma question est aussi stupide que moi, et ce n’est pas peu dire, mais elle est sortie toute seule. Où est ce qu’elle a été élevée pour être un cas aussi désespéré que moi ? Je ne veux peut être pas entendre la réponse. Ce qui doit être passablement la raison pour laquelle on enchaîne. Ses yeux ne me quittent pas, les miens vont de ses rétines à son poignard en passant par les alentours, dans des réflexes presque inconscients inscrits de longue date dans ma chair. On me sous-estime le plus souvent lorsqu’on voit mon air d’ahuri, ma tendance à héler les jolies filles et mon incapacité à faire plus de trois pas sans trébucher quelque part ou lâcher ce que je tiens, mais je reste un assassin, un assassin efficace et un outil forgé pour tuer. Et ouais. Comme elle, me chuchote le fantôme du rat qui couine désespérément des mises en garde. Le rat est intelligent, le rat est lâche, le rat maîtrise à merveille l’intelligence de situation qui consiste à fuir tout danger un peu trop… dangereux. Et moi, je reste là, à la considérer à lui poser des questions. Parce qu’elle m’intrigue. Et parce que le rat n’est plus qu’un fantôme, sans que je ne puisse me fondre dans sa chair pour disparaître dans les herbes et l’obscurité. Je suis méfiant mais je reste là. A attendre qu’elle me réponde. A suivre le moindre de ses mouvements sans pour autant me crisper ouvertement. A rester sur mes gardes, tout en l’observant finir par ranger son poignard. A lui proposer de marcher, pour s’éloigner du cadavre d’une part, pour me réchauffer un peu, d’autre part. Même s’il ne faudra pas que j’oublie de le mettre dans le lac, tiens. Ce serait bien mon genre, d’oublier ce type de petits détails.

« Madly. » Nié ? Je lui lance un regard interrogateur. C’est son prénom. Et bien merde alors. « Tes parents doivent pas beaucoup t’aimer. » Je commente sans prendre la peine de me demander si c’est pertinent ou non, voire si c’est simplement intelligent. « Quant à mon éducation, elle a été faite chez les militaires. Cela pose-t-il un problème ? » J’hausse les épaules. Sérieusement ? Quand je parlais de ressemblance… ce n’est plus déstabilisant à ce niveau, c’est carrément… déroutant. Ou pire. « Je suis mal placé pour faire la moindre remarque, t’sais. » Et pour être mal placé… Je me demande à quel âge elle a été récupérée par eux. Avant moi, après moi ? Au même âge ? Je lui lance des coups d’œil, comme pour la jauger. « T’es vraiment marrante, comme fille. » Marrant, et avec du potentiel : je me demande si ça va lui suffire longtemps d’assassiner des gens ou si elle va vouloir plus, monter plus haut, aller plus loin. Je me demande aussi si on l’a ficelée elle aussi par une malédiction. Je me pose beaucoup de questions, mais je parviens à rester muet. Peut être parce que les réponses ne m’intéressent pas plus que ça. Certainement.

« Comme tu le souhaites. A vrai dire, je me fous un peu de l’étiquette que tu pourras me coller. Et pour le commanditaire… Si cette personne a fait appel à moi, ce n’est pas pour que son nom soit dévoilé au premier inconnu qui passe. » Je mets une fraction de seconde à rattacher sa réponse à mes questions qui datent d’il y a quelques secondes voire minutes maintenant. Une étiquette, c’est vite dit mais… Son sourire fait peine à voir, j’ai envie de tirer sur ses joues pour lui montrer comment faire. On sait jamais : peut être qu’elle y met tout son cœur mais qu’on ne lui a jamais montré comment faire. « Je te retourne les questions. » Je marque un temps d’arrête, avant de venir me gratter l’arrière de la nuque, signe certain chez moi de perplexité. « Bonne question. » J’ai déjà oublié la moitié de mes questions, c’est dommage. « Bah moi, ça dépend. Pour le moment, vu que tu me fais pas chier, on va dire collègue ? » Ca, c’était facile, c’est la dernière que je lui ai posée, donc je m’en souviens plutôt bien. En revanche, pour les autres. « Anatoly. » Le prénom que j’aurai aimé donner à mon deuxième enfant, avant qu’on ne me transforme en animal. « Elevé par l’armée rouge. Ils m’ont trouvé quelque part à la frontière ukrainienne. » Je fronce les sourcils. « Rassure moi, tu sais où est l’Ukraine quand même ? » Question inutile : mon babillage doit la gonfler plus qu’autre chose. « Bref, on va dire que j’ai répondu à tout, j’ai la flemme de réfléchir. Et du coup, Machin, qu’est ce qu’elle t’avait fait cette pauv’ fille ? Tu as peut être le droit de me le dire ? Perso, moi j’en sais rien, j’ai juste empoché le fric mais… tu comptais t’y prendre comment ? » Oui, je fais totalement la conversation, et je l’assume. J’ai une soirée à tuer, vu que j’avais pas prévu qu’elle s’achève aussi vite.

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MessageSujet: Re: Let's play with our demons tonight |Andy|   Ven 23 Sep - 3:09


« Let's play with our demons tonight. »


   
   
Andreï C. Ievseï & Ambre M. Del Nero
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 La réaction de l'homme face à son prénom n'atteignit même pas la jeune fille. Ce n'était qu'un second prénom, utilisé pour éviter que les gens comme lui ne remontent à sa véritable identité. Car il avait l'air suffisamment débrouillard pour le faire. Bon, ce n'était basé que sur quelques hypothèses de son cerveau bizarre. Néanmoins, le fait qu'il ait gardé son sang-froid malgré sa présence et qu'il voulait même lancer une discussion menait à deux possibilités : soit il était complètement con et taré. Soit il cachait bien son jeu. Sa nature méfiante la poussait vers la seconde proposition. Et son cerveau lui murmurait juste d'arrêter de chercher à comprendre les hommes : de manière générale, ils pensaient plus avec leur pénis qu'avec autre chose. Malheureusement. Ambre soupira doucement avant de secouer ses cheveux blonds, dans l'optique de se recentrer sur la conversation. Les deuxièmes paroles de son interlocuteur la firent tiquer. Il était mal placé pour lui faire une remarque ? Cela signifiait-il qu'il avait aussi une éducation militaire ? Après tout, c'était possible. Il avait l'air plus âgé qu'elle, le monde n'était pas encore limité à la Nouvelle Orléans. Peut-être venait-il d'un autre pays ? Des tas de questions, une curiosité qu'elle avait besoin d'assouvir. Et pourtant, elle ne posait aucune question. Jusqu'à la remarque. « T'es vraiment marrante comme fille ». Peut-être qu'elle aurait dû mal le prendre. Peut-être qu'elle aurait dû lui enfoncer son poignard dans l'abdomen. Elle finit par lancer, juste avant qu'il ne réponde à son tour.

« Ils voulaient un pantin à manipuler. Pas une enfant à aimer. »

Son regard vide s'était accroché à celui de son interlocuteur. Puis elle remarqua à ce moment-là qu'il était encore torse nu. Et qu'il ne semblait pas y avoir prêté attention. Pourquoi pas après tout. Ambre croisa les bras sur sa poitrine, attendant à présent la suite. Elle serait très compliqué à énerver, et d'autant plus à duper. Et puis... Ambre était intriguée. Depuis qu'il avait laissé sous-entendre qu'il avait eu la même éducation qu'elle – possiblement – (ou que son cerveau s'était emballé sur une hypothèse impossible), elle avait envie d'en savoir plus. De satisfaire ce besoin insatiable d'informations que sa mémoire réclamait. Finalement, elle devait être flippante. A le dévisager en attendant qu'il parle. A rester plantée là alors qu'elle aurait juste pu partir une fois que sa cible avait été tuée. Néanmoins, la jeune fille avait voulu garder un œil sur le corps. Pour être certaine qu'il était bien mort. Que personne ne l'enlèverait. Parce que son commanditaire avait été précis sur ce point : la victime devait disparaître de la surface de la planète. Son corps ne devait jamais être retrouvée. Et Ambre s'en chargerait, coûte que coûte.

Collègue... Comme si elle avait besoin de cela. Enfin, tant qu'il ne connaissait pas son vrai métier, elle n'avait pas à s'en faire. Après, quand elle commencerait à la suivre et qu'elle chercherait à l'arrêter... Elle se doutait qu'il allait y avoir un problème. Néanmoins, ce soir, il était tranquille. Elle n'avait pas son uniforme, et ce serait se tirer une balle dans la tête que de vouloir l'arrêter seule. La jeune fille ne connaissait pas encore ses capacités. A part celles de dragueur et d'exploseur de cervelle sans sentiments. Et quand il révéla son prénom, Ambre ne put s'empêcher de lâcher :

« Tes parents non plus ne devaient pas beaucoup t'aimer. »

Elle n'avait jamais entendu ce type de prénoms. Ou alors dans des pays très particuliers mais sa mémoire ne lui ramenait aucun nom précis. Donc, jamais elle ne l'avait entendu. Parce qu'il fallait savoir qu'elle avait plus confiance en sa mémoire qu'en n'importe qui ou en n'importe quoi. Donc, si celle-ci ne lui montrait aucun souvenir, elle partait du principe... Qu'elle ne l'avait jamais rencontré auparavant. Les joies d'une mémoire totale. A côté des massacres et des horreurs dont elle se souviendrait jusqu'à sa mort. Evidemment, vu sa jeunesse, beaucoup diront qu'il y en a peu. C'était en oubliant qu'elle avait été éduquée par deux tarés et par l'armée. Enfin, par l'armée, c'était relatif. Par des méthodes similaires au début. Ce n'était qu'il y a un peu moins de dix ans qu'elle avait réellement rejoint les militaires pour glaner des informations pour ses géniteurs. Et leurs magouilles bizarres. Sa question lui fit lever les yeux au ciel tandis qu'elle se sentit obligée de répondre :

« Je dois connaître l'histoire et la géographie d'avant la catastrophe bien mieux que toi. Et je suis née en Europe. »


C'était un fait. Certes, elle était jeune, ce qui poussait pas mal de personnes à la prendre pour une conne. Néanmoins, avec sa mémoire, elle avait certainement plus de connaissances théoriques que pas mal de personnes ici. Surtout qu'une bonne partie de celle-ci avait été emmagasinée avant que tout ne bascule. Donc l'ancienne géographie, elle l'avait appris. C'était la base pour ses géniteurs. Tout comme la culture des pays dans lesquels elle était susceptible de devoir espionner. Pour mieux se mêler à la populace voyez-vous. Après, en termes de pratique, à part tuer et être la discrétion-même, elle ne savait pas faire grand-chose. On ne pouvait pas tout avoir. Enfin, il venait d'Ukraine. En revanche, l'Armée Rouge... Elle avait été dissolue en 1991... Soit peu de temps avant sa naissance. Ce qui la perturbait par rapport à l'homme qui se tenait en face d'elle. Son esprit avait bien envie de se poser un peu plus de questions...

Néanmoins, Anatoly enchaîna. Avec de nouvelles demandes. Concernant la cible. Comment elle avait prévu de la tuer. Ce qu'elle lui avait fait. Ambre pencha légèrement sa tête sur le côté. C'était un contrat. Seulement un contrat. Elle s'en foutait du reste, elle respectait juste les demandes de son commanditaire, rien de plus. Mais elle répondit quand même.

« Elle ne m'avait rien fait. Elle devait juste mourir. C'était écrit. Qu'importe la façon, il faut juste que son corps disparaisse. Je pense la découper en morceaux, la faire brûler ou la dissoudre dans de l'acide. Même si pour ce dernier point, je risque d'avoir du mal à en trouver en quantités suffisantes. »


Elle fit une petite pause, avant de reprendre, comme si ce qu'elle venait de dire était le truc le plus normal du monde.

« Finalement, ce qui m'embête le plus, c'est que je n'ai pas eu ma dose d'adrénaline. Et ça, c'est triste, tu ne trouves pas ? »

Là, elle devait commencer à être flippante... Et elle s'en foutait. Elle tuait et acceptait les contrats seulement pour l'adrénaline. Parce qu'étrangement cela lui donnait l'impression de s'occuper. D'avoir une activité. De ne pas être qu'un putain de robot incapable de ressentir le moindre sentiment.

   



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MessageSujet: Re: Let's play with our demons tonight |Andy|   Dim 9 Oct - 15:51

Let's play with our demons tonight

Andreï & Ambre

Lara me disait parfois qu’elle ne me comprenait pas. Non. Pas parfois. Souvent. Mes réactions, imprévisibles pour la plupart, ma susceptibilité, jamais là où on l’attendait, ma façon d’aborder les choses les plus simples comme les plus complexes, elle me disait très régulièrement que j’étais différent des personnes normales parce que j’étais complètement timbré, passablement dérangé mais que je parvenais tout de même sans trop savoir comment à être adorable. Ce sont ses mots, pas les miens.

Je comprends à présent comment on peut être complètement timbré, passablement dérangé et malgré tout adorable : cette Madly l’est elle aussi d’une certaine manière. Et je dois avouer que ça a quelque chose de particulièrement dérangeant. Et de déconcertant, bien sûr. Ce qui fait que, immanquablement, je comprends rétrospectivement bien mieux les remarques de Lara. Et qu’elle me manque plus que jamais. Contrairement à ce que je peux laisser croire, de part mon attitude de rustre, coureur de jupon et d’assassin. Madly, donc. Ses parents ne devaient pas l’aimer. C’est la première chose à laquelle je pense. La plus logique en soi. Si on part du principe que j’ai réfléchi avant de parler ce qui n’est vraiment pas dit. Ce n’est pas méchant, hein, c’est juste que je n’ai aucun filtre lorsque je parle et encore moins depuis que j’ai cessé d’être un rare, encore moins depuis que j’ai perdu tous mes repères, les rares que j’avais. « Ils voulaient un pantin à manipuler. Pas une enfant à aimer. » Ah. Oh. J’hausse les épaules, encore : la réaction la plus spontanée chez moi, après l’éclat de rire et la connerie la plus pure et la plus…naïve, presque. « Ca se tient. » Mais ça ne se conçoit pas vraiment. Un pantin à manipuler, un bouc émissaire pour porter la responsabilité de tous les malheurs du monde juste parce qu’il a eu le malheur de naître d’un viol, j’ai comme l’impression en regardant Mad que je me vois dans un miroir déformant. Si semblable et si différente à la fois, ça pourrait me laisser perplexe si j’étais du genre à me laisser perturber par si peu. Au lieu de quoi, je fais une moue lorsqu’elle me retourne mes propres questions. J’essaye d’y répondre, ou du moins de répondre à celles dont je me souviens. J’ai une mémoire très sélective.

Un prénom, vite fait, je n’ai pas à chercher bien loin. Hors de question de donner le mien, bien sûr, hors de question de cracher un Constant ou de donner celui de mon gosse et de ses propres gosses, je vais puiser plus loin, dans les prénoms des enfants que j’avais espérés avoir et qui sont morts avant même d’exister. Anatoly. « Tes parents non plus ne devaient pas beaucoup t'aimer. » Je fronce les sourcils. Dans un sens, je pourrais me sentir vexé. Mais bon, quand on s’appelle Madly, on doit se sentir obligé de reporter sa frustration sur les autres. J’hausse les épaules, encore. « Ca veut dire aurore. Moi j’aime bien. Mais je comprends que tu puisses être jalouse. » Je lui lance un petit regard accompagné d’un sourire amusé. Avant de refroncer les sourcils en cherchant les autres questions que j’ai pu lui poser. L’armée. L’armée rouge. L’Ukraine. Des lieux, des institutions, des pays qui n’existent probablement plus tels que je les ai connus, qui ont disparu avant ou pendant l’apocalypse. De toute évidence, elle n’apprécie pas que je doute de sa culture, vu les yeux qu’elle lève au ciel et la réponse qu’elle me vend. « Je dois connaître l'histoire et la géographie d'avant la catastrophe bien mieux que toi. Et je suis née en Europe. » Ah. Oh. Encore. C’est à mon tour de lever les yeux au ciel. « Ah ouais, parce que tu es une petite intello peut être ? Et c’est pas marqué sur ton front, hein, sauf si j’ai mal vu, il n’y a plus beaucoup de lumière. »

Ce qu’il y a de plus frustrant dans cette affaire, c’est que plus ça va, plus elle me fait penser à moi. Au même âge. Ou presque. A moi lorsque j’avais quinze ans, à moi lorsque j’en avais vingt-deux, à moi lorsque j’en avais vingt-huit. Je me demande comment Lara a pu tomber amoureuse de moi, je me demande même comment mon sorcier a fait pour ne pas me tuer, toujours s’arrêter à l’extrême limite entre la vie et la mort. M’enfin. Autant couper court sur le sujet, de toute manière, ma vie n’intéresse personne, ou du moins personne de sain d’esprit, j’ai oublié la moitié de mes questions donc autant changer de sujet de conversation, je préfère de loin me rabattre au sombre devenir du cadavre qu’on a laissé derrière nous. Et aux capacités de la gamine, qui m’intriguent, hein, tout de même. « Elle ne m'avait rien fait. Elle devait juste mourir. C'était écrit. Qu'importe la façon, il faut juste que son corps disparaisse. Je pense la découper en morceaux, la faire brûler ou la dissoudre dans de l'acide. Même si pour ce dernier point, je risque d'avoir du mal à en trouver en quantités suffisantes. Finalement, ce qui m'embête le plus, c'est que je n'ai pas eu ma dose d'adrénaline. Et ça, c'est triste, tu ne trouves pas ? » Triste… tout de suite… j’irais pas jusqu’à chialer, vraiment, mais je peux comprendre ce qu’elle veut dire. Presque. En quelque sorte. Un peu. Je ne sais pas trop. Je me tourne en direction du cadavre, sans un seul instant relâcher ma vigilance, contrairement à ce que toute mon attitude hurle de par sa désinvolture affichée. « En même temps, on n’est pas des tueurs en série, hein, heureusement qu’elle ne t’avait rien fait. » Je ne ralentis en rien mes mouvements de monstre lorsque sans aucune violence ni animosité, je donne un léger coup de poing dans son épaule, dans un premier mouvement de connivence. « Acide, feu, c’est un peu extrême, mais je serais amusé de voir ça, tu me montres ? » Je parais vraiment intéressé. En soi, je trouve ça plutôt glauque mais… mais ça me semble quand même… amusant de voir ça. Un peu écœurant. Mais amusant. Et puis merde, si elle arrive à me trouver un litre d’acide en moins de dix minutes, je lui tire le chapeau que je n’ai pas. Toujours sur le ton de la conversation, je rajoute sans trop réfléchir que « Au pire, si l’adrénaline te manque toujours, on peut essayer de s’entretuer, hein, ça pourrait être marrant aussi. Après avoir éliminé le corps, bien sûr. Ça ferait désordre sinon. Et après, je t’offre une bière, parce que je t’aime bien. Ça te tente ? »

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MessageSujet: Re: Let's play with our demons tonight |Andy|   Lun 17 Oct - 1:04


« Let's play with our demons tonight. »


   
   
Andreï C. Ievseï & Ambre M. Del Nero
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Elle aurait pu dire qu'il y avait quelque chose de perturbant chez son interlocuteur. Quelque chose qui clochait. Sauf que ce n'était pas dans ses habitudes. Ou plutôt : elle ne pouvait le voir ou le ressentir. Parfois, cela lui aurait permis de comprendre plus vite certaines situations. De les analyser différemment. Mais bon, il ne fallait pas trop en demander. Elle détaillait les traits d'Anatoly. Cherchait à en savoir plus sur lui. Ses réactions étaient bien différentes de celles des autres humains qu'elle avait croisées. Et même elle s'en rendait compte. Et pour cela, Ambre le trouvait intriguant. Suffisamment pour qu'elle resta là plutôt que de l'assassiner ou de disparaître dans la nuit. En fait, ce qui était chiant aussi, c'était qu'il avait vu son visage, ses traits. Et il serait à même de la reconnaître dans l'exercice de ses fonctions. Après, l'inverse était vrai aussi. Ce serait du suicide de s'approcher d'elle quand elle aurait son uniforme. Enfin, il pourrait certainement le faire. Et c'était à cette pensée qu'elle réalisa que ce qui était dérangeant pour une part d'elle... C'était cette proximité. Il serait capable d'agir exactement comme elle. Et c'était bien la première fois qu'elle croisait quelqu'un de cette trempe-là.

Aurore... C'était une belle signification. Mais dans quelle langue ? Russe ? Il avait dit qu'il venait d'Ukraine, avait fait l'armée rouge. Donc oui, ça se tenait. Jusqu'à il y a une vingtaine d'années, ce pays était rattaché à l'Union Soviétique. C'était complètement possible. Mais cela lui faisait quel âge ? Trente-cinq ? Quarante ans ? Ce serait la fourchette qu'elle lui donnerait au vu de son physique et des informations qu'il lui avait offert, si seulement elles étaient véritables. Car oui, pour le moment, ce n'était que des hypothèses. Elle ferait quelques recherches sur lui. Il devait bien rester en ville des ex de l'URSS. Elle trouverait bien ça. Ambre restait douée pour ce genre de missions. Ses géniteurs lui avaient au moins offert un super réseau pour les informations. Après, si elle devait donner quelques récompenses en échange... Ce n'était pas ce qui l'arrêterait. Puisqu'aujourd'hui, elle avait besoin d'en savoir plus sur cet homme. Evidemment, elle aurait pu lui poser directement les questions mais elle savait qu'elle aurait eu le droit à d'autres interrogations en retour. Et elle ne voulait pas avoir la langue qui fourche à un moment ou à un autre donc... Autant éviter de tenter le Diable. Et puis elle n'était pas jalouse. Ce n'était pas comme si un quelconque sentiment l'habitait. Il devrait le voir en observant ses yeux vides, non ?

Evidemment, il fit une remarque par rapport à ses mots. Une fois encore, elle aurait dû s'adapter, ne pas oublier que si pour elle c'était un fait comme un autre, pour les autres, ça s'appelait de la vantardise. Et c'était assez mal vu par la société en général. Mais bon, comme la tueuse s'en foutait... Elle n'y faisait jamais vraiment attention. Sauf quand c'était capital dans la réussite d'une mission. Là, chaque détail était passé au crible, chaque sourire, chaque mot était pesé. Ce qui n'était pas le cas aujourd'hui, bien au contraire. Elle préférait qu'Anatoly voit tous ses « défauts ». Pour ne pas qu'il puisse retracer qui elle était vraiment. C'était plus sûr ainsi.

Il finit par se détourner d'elle, se rapprochant du cadavre. Une seconde durant, elle pesa le pour et le contre. Elle aurait pu l'attaquer, le tuer peut-être. Néanmoins, son instinct lui hurlait de se méfier. La formation qu'il avait reçue ne devait pas être mauvaise. Il aurait réagi à son agression. Et la jeune fille ne pouvait pas se permettre quoi que ce soit dans de telles conditions. Le pourcentage de chances de se faire tuer était bien trop important pour qu'elle prenne le risque. La tueuse se contenta alors de s'approcher du cadavre, sans sourire un seul instant à la remarque de son confrère. Un tueur en série. Voilà ce qu'elle était quand même. Puisqu'elle ne tuait pas seulement pour des contrats. Il lui arrivait parfois de le faire pour son pur plaisir. Quand elle entrait dans une phase de manque. Bien pire que de la drogue ce bordel... Enfin, tout ce qui la différenciait de ces « monstres » c'était qu'elle n'avait pas de cibles précises. Pas de types de personnes à tuer préférés. Non, elle s'arrêtait sur le premier venu, essayant juste de ressentir qu'elle était encore en vie.

Elle ne perçut pas l'amorce du contact. En revanche, elle sentit la peau de son poing sur celle de son bras. Et se tendit instantanément. Ses dents s'étaient serrés, son regard s'était refroidi. Elle se retint au dernier moment de faire un pas en arrière et s'obligea à inspirer profondément. Les contacts physiques qu'elle ne souhaitait pas avaient toujours eu un effet de rejet sur elle. Ils lui rappelaient les blessures que son corps avait subi. Ils lui rappelaient la cicatrice qui courrait le long de sa colonne vertébrale et qu'elle était incapable de faire disparaître. Alors, elle l'avait masqué comme elle le pouvait toutes ces années. Pour ne pas que ses cibles ne se posent des questions lorsque leur élimination commençait par un nuit dans un lit... Elle s'arracha un bout de peau de la langue, se réveilla, retrouva son visage glacial. Quelques secondes. Ce n'était pas grand-chose. Sauf pour un observateur.

Il était sérieux quand il parlait de lui montrer ? Enfin, c'était ce qu'elle avait prévu. Si elle avait eu le temps. Là, l'aube ne tarderait pas à se pointer. Le temps manquerait pour brûler le corps ou trouver l'acide nécessaire pour le dissoudre. Alors, ses yeux se posèrent sur le lac. Ce serait le meilleur moyen... Surtout qu'elle n'avait qu'à faire en sorte que le visage ne soit pas reconnaissable et que le corps soit couvert de blessures pour faire croire à une agression qui a mal tourné. Puisqu'il est plus facile d'étouffer une affaire ainsi. Ses doigts se posèrent sur la garde de son épée tandis qu'Anatoly lui faisait une proposition. Essayer de s'entretuer ? Il était sérieux ? En se tirant dessus, comme à l'époque du far-west ? Une grimace se glissa sur ses traits angéliques tandis qu'elle levait les yeux au ciel. Après, s'il y avait moyen de régler ça avec les poings... Elle ne dirait certainement pas non. Quant à la bière... Pourquoi pas. Tant qu'elle évitait de s'en enfiler trente d'affilés et de finir dans un ravin.

« Malheureusement, je n'aurai pas le temps de la faire brûler ou de trouver l'acide. Le soleil ne va pas tarder à se lever. Et les peacekeepers vont reprendre leurs rondes sous peu. Ce serait bête qu'ils tombent sur nous ou sur ce corps. Je fais régler ça avec ce que j'ai sous la main. »


Elle sortit son épée de son fourreau et s'arrêta juste à côté du corps. Elle l'observa quelques secondes, se mordilla la langue inférieure. Son esprit lui donnait les endroits les plus classiques où un poignard se loger lors d'un meurtre passionnel. Néanmoins, elle n'avait pas oublié que le visage devait être... brouillé. La pointe de son épée effleurait les vêtements et la peau, laissant une fine traînée rouge sur l'épiderme blanc. Oui, l'arme était très bien affûtée. Un peu trop même. Ambre pourrait se blesser avec si elle ne faisait pas attention en la manipulant. Sans la moindre émotion, les traits doux de la femme se retrouvèrent... Un peu charcutés. Et pourtant, la tueuse n'y allait même pas comme une forcenée. Ses gestes étaient calmes, calculés. Comme si elle l'avait fait des centaines et des centaines de fois auparavant. Puis la lame se posa là où la balle avait transpercé sa cible. Pour s'enfoncer dans le corps mou. A trois reprises. Dans un angle bien précis. Les deux poumons furent ouverts et le cœur. Magnifique. Et la jeune fille poussa ensuite le corps vers le lac du bout des pieds. En faisant attention à ne pas se tâcher. Le sol était légèrement pentu, et le corps finit par roule, jusqu'à tomber dans un magnifique « plouf » et s'enfoncer dans l'eau. Ca, c'était fait. Son épée retrouva son fourreau. Elle la nettoierait en rentrant. Son regard se posa alors de nouveau sur Anatoly.

« Bien, maintenant que c'est fait... S'entretuer ? C'est-à-dire ? A coups de poings ? Ou avec des armes blanches, même si tu ne sembles pas en avoir ? Je ne suis pas contre. »

Même si elle se doutait qu'il n'y aurait aucun mort. Ce serait juste un genre d'entraînement. Et Ambre n'était jamais contre tester ses propres capacités. Surtout qu'il avait fait l'armée. Elle pourrait en apprendre des choses en l'observant. En se battant contre lui. Et puis si elle devait être blessée... C'est la vie. Et cela ne la dérangeait pas plus que ça. Bordel, elle était vraiment tarée...

« Tant que ce n'est qu'une bière et pas un autre alcool, pourquoi pas. Tu pourras peut-être me donner plus de détails sur toi. »


Que s'était-elle dit genre, dix minutes plus tôt ? Ah oui, ne pas lui demander directement ce type d'informations. Enfin bon, ça, ça s'appelle vouloir tout savoir. Elle gérerait, comme d'habitude.
   



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MessageSujet: Re: Let's play with our demons tonight |Andy|   Jeu 3 Nov - 23:31

Let's play with our demons tonight

Andreï & Ambre

Il parait que je ne suis pas quelqu’un de très intelligent. Ça ne me pose pas masse de problème, je sais lacer mes chaussures tout seul et compter jusqu’à dix, jusque là, il ne manque rien d’indispensable. Il paraît, donc, que ce n’est pas compliqué de trouver plus futé que moi. Et alors ? Je ne sais peut-être pas calculer une racine carré, je ne sais peut-être pas énumérer toutes les anciennes capitales d’Europe ou faire quatorze fois sept de tête, mais je sais démolir quelqu’un et parler quatre langues couramment, alors à chacun son talent, à chacun ses capacités, et les cadavres seront bien gardés.

Anatoly, ce n’est pas vraiment mon prénom, ce n’est même pas un surnom que je donne habituellement, c’est juste le premier qui m’est venu à l’esprit. Pas très futé, je vous dis. Le prénom que j’aurais donné à mon deuxième fils, si on m’avait autorisé à en avoir un deuxième. Donc un prénom que j’aime bien, forcément, et que je ne me fais pas prier pour défendre. Je ne suis pas très futé, ça doit se sentir dans ma voix que j’y suis attaché à ce prénom. Avec un peu de chance, en même temps, mon Anatoly aurait été un peu moins… raté que Roman. Pas que Roman soit raté, juste que… mon Anatoly, avec un peu de chance, je l’aurais élevé, tout comme j’aurais élevé Roman. Et avec mes deux fils, j’aurais pu être l’homme le plus heureux du monde, et pas un grand-père perdu dans le temps et dans ses vices, contraint d’observer le fruit d’une éducation dans laquelle je n’ai pas eu mon mot à dire. Anatoly, aurore. Mon sourire est amusé, lorsque je lui dis que je comprends tout à fait qu’elle puisse éprouver la moindre jalousie. Quand on s’appelle Madly… on ne peut pas nous reprocher d’être jaloux, voilà.

En plus, visiblement, elle est une petite intello. Et moi, je ne suis pas très futé. Mais j’ai un joli prénom, et elle non. Je ne sais pas qui est le moins chanceux dans l’affaire, mais ce n’est certainement pas moi, donc dans un esprit de déduction particulièrement sagace, je vais conclure que c’est elle. Et je me perds dans mes pensées, certainement stimulées par le froid, suffisamment pour me rendre compte que la gamine me fait véritablement, et de plus en plus, penser à moi au même âge, à quelques détails près. Ce qui est perturbant et amusant dans un même temps. Pertursant. Ou amurbant. On revient vers le cadavre, j’hausse un sourcil face à sa réponse. Elle devait juste mourir. Ca se tient, comme résumé ou point de vue. De mon côté, je dois bien dire que je ne pourrais pas vraiment sortir une autre excuse si on me demandait ce que la pauvre femme avait bien pu me faire pour mourir. Je suis payé pour tuer, voilà tout. Et c’est déjà pas mal, ça met du beurre dans les épinards, mine de rien. Après, c’est sûr que question moralité, il parait que je suis supposé culpabiliser, me perdre dans des questions métaphysiques voire finir dans un fossé en me mettant en pls pour réfléchir à la vacuité de ma vie et de mon avenir, mais comme je ne sais même pas ce que ça veut dire, vacuité, et bien, ce n’est pas près d’arriver. Pas des tueurs en série, donc, juste des professionnels avec des outils marrants, comme de l’acide, du feu ou plus simplement un lac. Mon poing frôle son épaule, instantanément, mes réflexes notent sa crispation, et le fantôme du rat se fait plus alerte, comme un vestige de l’instinct de survie propre à l’animal. Mais non. Pas de riposte. Juste une réponse. Et un visage toujours aussi neutre. A en pleurer de désespoir, à s’en rouler par terre en hurlant à l’injustice, à manger des caramel au beurré salé qui ont été laissé au frigidaire toute la nuit. Ou déposés sur l’asphalte brûlant d’une aire d’autoroute en plein mois d’août. « Malheureusement, je n'aurai pas le temps de la faire brûler ou de trouver l'acide. Le soleil ne va pas tarder à se lever. Et les peacekeepers vont reprendre leurs rondes sous peu. Ce serait bête qu'ils tombent sur nous ou sur ce corps. Je fais régler ça avec ce que j'ai sous la main. » Je croise les bras et fais un pas en arrière pour mieux lui laisser le champ libre. « Jusque là, ça se tient. Du coup,… » Du coup, elle massacre le visage, si charmant – il faut bien l’avouer – du cadavre pour le rendre méconnaissable. Pas con : ça ira plus vite que l’eau. Mais un peu impulsif tout de même, les gens qui tuent à l’épée ne courent pas vraiment les rues, elle signe un peu le meurtre de cette manière.

Ce qui m’arrange, vu que, personnellement, je ne suis pas vraiment épée. Trop salissant et encombrant. Tout en étouffant à moitié – trop d’efforts à faire pour le camoufler intégralement – je cesse de regarder la pointe de son épée pour la regarder elle. En deux temps, trois mouvements (ou un peu plus), le cadavre glisse et s’enfonce dans le lac, dans un chuchotement et quelques clapotis. « Bien, maintenant que c'est fait... S'entretuer ? C'est-à-dire ? A coups de poings ? Ou avec des armes blanches, même si tu ne sembles pas en avoir ? Je ne suis pas contre. Tant que ce n'est qu'une bière et pas un autre alcool, pourquoi pas. Tu pourras peut-être me donner plus de détails sur toi. » Je reste un instant indécis. Avant d’éclater de rire. Vraiment. « Décidément, je t’aime beaucoup, comme fille ! Bien sûr que je parle de s’entretuer à coups de poings. Les armes blanches, c’est marrant deux minutes, mais les vrais, ils se battent avec des coups de poing américain et leurs couilles. Ou leurs ovaires, même si j’ai pas l’impression que ça rende bien, d’un coup, comme expression. » Un jour, j’apprendrai peut être à réfléchir. En attendant… « Au final, je te ferais remarquer, qu’elle a tout de même fini à l’eau, la bonne femme. Donc j’avais raison, ma méthode était la meilleure ! » Non, je ne suis pas en train de parler d’une recette de gâteau que je comparerais à la sienne, mais dans l’idée, mon enthousiasme enfantin est le même. A la seule différence que je fronce un sourcil, lorsqu’un bruit diffus trouble le silence, mon rire et nos respirations. Un bruit lointain, mais que je perçois malgré tout avec plus d’acuité que des oreilles humaines. « Je suis en train de me dire que pour la bière, on va peut être devoir reporter, Mad’… » Les sens aux aguets, je suis à nouveau un chasseur. Torse nu, avec un peu de sang séché sur la peau, une bouille de gosse et les cheveux blonds d’un angelot – c’est pas moi qui l’ai dit, c’est Lara – mais un chasseur. Et un assassin. Toute ma posture le clame. Je fronce les sourcils. « On a de la visite. Sûrement ses patrons qui se demandent où elle est. L’obscurité va cacher le sang, sauf s’ils ont des métas avec eux, mais on devrait mieux déguerpir. Avec notre peau pâle et nos cheveux clairs, on est un peu des lucioles, là. » Je pourrais tenter de m’envelopper dans mon ombre, mais vu comme elle m’obéit bien, j’ai peur qu’elle ne cherche plutôt à m’étrangler. Je regarde Madly dans les yeux. « A toi de voir. Bière cette nuit ou bière plus tard ? Faut se décider, parce que soit on se sépare maintenant, soit on se donne un point de rendez-vous. A toi de voir. » Je lui fais un petit sourire. « Et tu en sais déjà beaucoup sur moi. Tu sais que j’aime la bière, par exemple, et l’exhibitionnisme. »

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MessageSujet: Re: Let's play with our demons tonight |Andy|   Mar 8 Nov - 0:18


« Let's play with our demons tonight. »


   
   
Andreï C. Ievseï & Ambre M. Del Nero
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Elle n'aimait pas les effets miroirs. Il y avait toujours quelque chose de dérangeant, même pour elle et son absence de sentiments. Cette sensation qu'au final, elle ne changerait jamais. Que son passé avait fait d'elle un monstre, et que ça lui collerait à la peau jusqu'à la fin de ses jours. D'un côté, c'était reposant. Elle était en terre connue, cela ne lui ferait jamais de mal. Mais de l'autre... La jeune femme n'était pas certaine que ce soit une bonne chose. Jusqu'ici, elle était parvenue à croire que sa vie était normale, que les sentiments étaient loin d'être la norme. Puis il y avait eu le retour à la réalité. Et bien qu'elle s'était rendue compte que non, ce qu'elle avait vécu, ce qu'elle était n'était pas normal, sa conscience continuait d'agir comme si de rien n'était. Comme un voile de protection pour ne pas qu'elle se brise sur les pics en contreplonger de la falaise. Parce que c'est là que la jeune fille se retrouverait. C'est sur ça qu'elle s'enfoncerait quand la terre sous ses pieds s'effondrera. Bientôt certainement. Quand le voile ne suffira plus à la tenir écarter de ce qu'elle ressentait.

Le corps avait définitivement disparu dans l'eau. Pour quelques heures, quelques jours peut-être. Jusqu'à ce que les gaz en sortant ne la fassent remonter à la surface. A ce moment-là, Ambre aviserait. Une fois de plus, elle mettrait son nez dans l'affaire, étoufferait ce qu'il serait nécessaire d'étouffer et devancerait les peacekeepers pour être certaine qu'aucun ne remonte jusqu'à elle. C'était une question d'honneur. Et si Niklas en entendait parler... Cela signifierait qu'elle ne serait plus digne d'exécuter des contrats pour lui. Une nouvelle part de sa vie qui se briserait. Et la jeune fille se contenterait de regarder les morceaux avec autant de profondeur que si elle regardait de la vodka dans un verre. Pourtant, c'était son existence qui se détruirait un peu plus, sans qu'elle ne puisse jamais l'oublier. Putain de maladie de merde. Cela aurait pu n'être qu'un problème psychologique de plus. Cette mémoire totale, finissant par brouiller sa conscience. Mais non. Il avait fallu que sa neurologue lui brise cet espoir fou. Alors, Ambre continuait d'accumuler, avec le risque de virer folle un jour avec tout ce qui restait. Chaque mort. Chaque mot. Chaque souvenir.

Son rire lui fit hausser un sourcil. Il n'y avait rien de drôle mais s'il avait envie de montrer sa joie, soit, elle n'avait rien à lui dire. Il aimait bien. Cool pour lui. Il allait vite déchanter malgré tout. En revanche, son expression... Elle avait envie de lui montrer à quel point il avait tort. Et les poings américains étaient tout aussi lâches que les armes blanches Quand elle, elle parlait de poings, c'était juste les poings. Sans artifices. Même si cela la ferait partir avec un supposé désavantage. C'était ce qu'on lui sortait à presque chaque entraînement. Son corps n'était pas fait pour encaisser. Il n'était pas fait pour détruire. Il n'était pas assez fort pour ça. Elle n'était qu'une humaine. Elle n'était qu'une femme. Combien avaient regretté chaque mot prononcé ? Tous. Ils l'avaient tous regretté. Quant à ses couilles... Elle pourrait lui montrer en deux mouvements à quel point ils étaient sa faiblesse. Elle s'approcha d'un pas, et son genou venait les lui écraser dans un second temps. Violemment. Et c'était suffisant pour qu'elle contrôle le combat à partir de là. Enfin, elle lui épargnerait ça pour ce soir. Tant qu'il évitait de jouer avec ça encore une fois...

Le bruit. Léger. Entre deux paroles. Ambre alla même jusqu'à arrêter de respirer pendant quelques secondes, histoire de mieux l'entendre. Et même ainsi, ce fut complexe pour ses sens strictement humains de le percevoir. Quoi qu'il en soit, Anatoly confirma ce qu'elle avait cru entendre. Bien. S'ils devaient se quitter sur ça, ça la rendrait un peu triste quand même. Elle avait besoin de son adrénaline de la soirée ou, à défaut, d'une bière. Parce qu'elle n'était pas certaine de tenir avec un alcool plus fort. Et elle restait une tueuse. Et une tueuse avait besoin de toujours avoir ses sens en alerte, pour repérer une quelconque cible ou un quelconque problème. Donc elle avait soigneusement évité l'alcool tout ce temps. Ainsi, elle ne devait pas être capable de beaucoup le tenir... Il n'avait pas tort, on devait les voir arriver de loin vu leur teint de peau et leur couleur de cheveux... Et s'il y avait des skinchangers... Une grimace se glissa sur son visage. Ils étaient un peu ses pires ennemis, à elle, la pauvre petite humaine. Et à son boulot aussi. Sa demande la fit hésiter. Puis finalement, elle se dit que ce ne serait pas une mauvaise chose d'essayer d'en savoir plus sur lui. Sur son passé. Sur ce qu'il a vécu. A quel point était-il comme elle ?

« Je n'espère pas qu'ils aient des métamorphes. Et ça peut très bien être des peacekeepers. Ce lac n'est pas dans leur ronde habituelle mais sait-on jamais, ils ont peut-être appris à raisonner entre temps. »


Oui, elle tirait sur ses propres collègues. Dont elle n'avait rien à foutre et qui avait l'intérêt de gamins de cinq ans à ses yeux. Ils n'étaient rien, ne servaient à rien, à part peut-être faire croire que les citoyens avaient besoin d'eux. Si Ambre pouvait en éliminer certains, elle le ferait sans souci. Mais c'était compliqué. Donc, elle se contentait de les observer avec leurs rires gras et leurs remarques aussi intelligentes qu'utiles. Notamment au sujet des femmes. Il fallait croire que c'était plus facile de se foutre de la gueule de personnes qui n'étaient pas là pour se défendre ou répliquer.

« Je suis toujours prête pour une bière. On se retrouve au Dirty Racoon, à Treme. J'espère que tu ne te perdras pas en chemin, ou qu'ils ne te choperont pas. »


Un léger sourire s'était glissé sur ses lèvres. Elle se rapprocha de l'homme, détailla légèrement son corps avant d'enfoncer à nouveau ses yeux dans les siens.

« Ce que je veux savoir sur toi ne se résume pas à ça. Mais il faut bien garder la surprise, non ? »

Et elle reprit son chemin, se glissa dans les ombres et disparut. Ils se retrouveraient d'ici peu de toute façon...
   




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