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 Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}

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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Mer 10 Aoû - 12:07


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Kezia
Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet



Ma question n'avait reçu aucune réponse. Je hochais à peine la tête. Si les mots ne sortaient pas, c'était probablement parce qu'il ne valait mieux pas qu'ils sortent, car d'une manière ou d'une autre ils seraient dérangeants. J'acceptais son silence. J'avais décidé de changer de sujet car nous centrer sur nous-même ne nous apportait visiblement rien de bon. J'avais bien remarqué la façon dont elle s'était penchée vers moi pour demander un second baiser un peu plus tôt. Aucun chemin que nous empruntions semblait être le bon sur le moment. C'était incompréhensible. Je ne savais pas ce qui nous unissait réellement mais peut-être que toute vérité n'était pas bonne à connaître. J'avais fui dans un sourire. Sa proximité, notre échange, tout. Oui, j'avais recentré le sujet sur ce qui m'avait réellement mené ici, ce qui nous avait mené à être tous les deux dans cette salle de réanimation : le macchabée. Ce que je n'avais pas prévu en revanche, c'était que Lucrezia réagisse avec tant de vigueur. Mes yeux s'écarquillèrent à peine alors que je l'observais perdre son sang froid. Encore une fois. Brutalement et sans préavis. Et elle était imprudente de prononcer ces mots aussi forts. Au moins, on ne pouvait pas dire qu'elle ne confessait pas les véritables intentions qu'elle avait eues.

Tais-toi, arrête, lançais-je hâtivement avec fermeté pour la faire taire.

Il fallait qu'elle soit prudente et je venais de la prévenir. Mais je venais surtout de pisser dans un violon. Elle ne m'écoutait pas, n'est-ce pas ? La distance physique que j'avais reprise un peu plus tôt vis-à-vis d'elle, elle l'avait supprimée en se rapprochant en un claquement de doigt, m'obligeant à lever la tête pour continuer de la dévisager. J'écoutais avec attention chacun des mots qu'elle prononçait alors que la colère grondante en moi menaçait d'exploser à n'importe quel instant. Cherchait-elle à me pousser à bout ? Pourquoi ? Est-ce que je l'avais blessée à un point que je n'avais pas réalisé ? Je ne comprenais plus rien. Alors que j'avais cru que la situation commençait à s'améliorer et que je pourrais peut-être quitter cette salle en bon terme avec Lucrezia, tous ces espoirs venaient de s'envoler. Je me relevais spontanément, ne supportant pas la domination physique qu'elle tentait d'exercer sur moi. Croyait-elle avoir encore un semblant de contrôle ici ? Nous avions tous les deux perdus, fin de la partie. Cela aurait dû s'arrêter là, mais quoi ? Ce n'était pas suffisant et il fallait qu'elle détruise ce qui avait survécu ? Je la repoussais en arrière avec mon corps, récupérant l'avantage physique qu'elle avait eu un peu plus tôt sur moi. Je dominais la colère au fond de mes entrailles mais je savais que les traits de mon visage me trompaient et parlaient pour moi. Plus encore lorsque Lucrezia afficha un sourire hautain, je réalisais ce que je savais déjà : peut-être que je lui avais laissé un peu trop de liberté ; peut-être que j'avais un peu trop dévoilé mes bons sentiments ; peut-être était-ce un signe ici que je devais resserrer les boulons et que j'avais perdu mon chemin à cause de ma relation avec cette femme. La main de la brunette effleurait mon visage et j'étais à deux doigts de lui broyer les doigts d'un geste brusque, dominant mon excès de colère pour ne pas céder, la laisser m'envahir et laisser une porte ouverte à la violence qui me dévorait l'abdomen. Ma caverne ? Parce que les résistants n'avaient pas de caverne peut-être ? En quoi étais-je bien plus blâmable ? Son index vint presser ma plaie et je ressentis une douleur à type de décharge électrique qui brisa la contenance dont j'avais fait preuve jusqu'à maintenant. L'électrochoc de trop. Elle associait mots et gestes pour me blesser désormais, et même si je n'étais pas sûr de comprendre pourquoi nous en arrivions là, les faits étaient les mêmes. Les conséquences aussi. C'était la première fois que je voyais Lucrezia aussi virulente. A vrai dire, je ne savais pas que cette facette là faisait partie de son prisme, mais c'était une de plus que j'aurais préféré ne pas découvrir cette fois-ci. Dans un geste brusque, je repoussais sa main d'un revers de la main dans une grimace avant de grogner et de la plaquer contre l'armoire la plus proche derrière elle. L'instinct prédateur animal peut-être mais j'aurais pu la tuer dans un élan rapide et propre mais ce qui la sauva à cet instant précis, ce fut ce qu'il me restait de mon humanité et des bons sentiments que je ressentais pour elle. Bons sentiments qu'elle était en train de détruire, volontairement. Elle allait tout perdre.

Tu devrais apprendre à fermer ta grande gueule pendant que tu peux encore le faire de ton propre chef et faire preuve d'un peu plus de respect !

J'avais crié mais je n'en avais plus rien à foutre de la secouer un peu trop vivement. Pourquoi aurait-elle le droit de le faire et moi non ? Je la protégeais peut-être bien trop et il fallait que ça change... Ou bien qu'elle le réalise, vraiment. J'attrapais son menton bien trop fin dans ma main trop grande pour la figer, verrouillant de force son regard dans le mien et maîtrisant ma prise et ma colère dans le processus. Puisqu'elle ne comprenait pas la manière douce, peut-être que la manière forte serait plus effective. J'approchais spontanément mon visage plus près du sien, murmurant en serrant les dents pour ne pas lui hurler dessus :

Je ne suis pas l'ennemi, tu comprends ça ? Insistais-je en secouant légèrement son visage. Mais si tu veux que je le devienne, continue à me parler comme ça et à te comporter comme une garce, tu es sur la bonne voie !

Je relâchais ma prise sur elle avant de la désigner de l'index sans même reculer.

Peut-être qu'affronter les conséquences de tes actes ridicules et imprudents te donnerait une bonne leçon ! Multiples arnaques, obstruction, soutien à la résistance, rien que ça j'ai déjà bien plus de quoi j'ai besoin pour t'emmener visiter cette fameuse caverne, et ça sur le champ ! Alors donne-moi une seule bonne raison de ne pas le faire Lucrezia, une seule !

Ce résistant était mort, c'était malheureux pour l'homme qu'il était et pour sa famille, je n'en doutais pas, mais des êtres comme lui j'en tuais à la pelle, c'était mon job. Mais me le faire payer de toute cette haine de sa part ? Je n'étais pas sûr de mériter ça, et surtout pas lorsque je faisais preuve de bonnes intentions envers elle. D'un nouveau geste vif, je retournais Lucrezia pour qu'elle me fasse dos et je neutralisais ses poignets comme je l'aurais fait avec n'importe quelle crapule que j'aurais arrêtée.

Peut-être que ça te remettra les idées en place, qui sait.

L'amener à réaliser ce que ça pourrait être lui ferait peut-être prendre conscience de ce à quoi elle échappait et à la chance qu'elle avait eue aujourd'hui dans sa folie moralisatrice. A moins qu'elle soit trop fière pour céder et qu'elle accepte l'arrestation. Je la redressais de force et la poussais vers la direction de la sortie de la salle de réanimation, ne desserrant pas ma prise, jouant mon rôle à la perfection. Si elle refusait de céder et de lâcher du leste, peut-être que de passer en état d'arrestation par un Shadowhunter dans les couloirs de l'hôpital, devant le personnel soignant, ses propres collègues, lui ferait réfléchir à deux fois à son comportement. Et si elle ne cédait toujours pas suite à ça, peut-être que le voyage en véhicule de patrouille telle une traître du gouvernement la déciderait encore davantage. L'emmener jusqu'à l'enfermement, je n'étais pas sûr d'en être capable, mais au final, pourquoi ne devrais-je pas le faire ? Elle était la seule, bordel, la seule à ne pas payer ma protection, et elle saupoudrait le tout en me crachant au visage ? Trop. C'était trop. Peut-être que j'agissais sur le coup de la colère, mais peu importait désormais.

   



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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Mer 10 Aoû - 16:54


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Kezia
Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet



Mais qu’est-ce qui m’avait pris ? Je ne me connaissais pas de tendances suicidaires ni masochistes. Pourtant, c’est exactement le genre de merdier dans lequel je venais de me foutre. Mes yeux s’écarquillèrent alors que je prenais conscience de la portée de mes mots. J’avais voulu être punie et j’avais comme le pressentiment que Kenneth n’allait pas me rater. Sa voix claqua et pour une fois, je suivis son ordre sans moufter. Oh oui, ça allait barder pour mon matricule, peut-être beaucoup plus que ce que j’avais prévu. Je reculais par instinct dès qu’il se leva, mais pas assez vite pour éviter son propre corps de venir percuter le mien. Si le mouvement m’avait mise sur mes gardes, le regard que je croisais désormais me donna l’envie de prendre juste mes jambes à mon cou. Oh, j’avais bien réussi mon coup, Kenneth était vraiment en colère contre moi désormais, youpi. Il était grand temps de fuir, parce que je n’avais vraiment pas envie d’avoir affaire à cet homme-là, mais à peine avais-je fait un pas vers la sortie qu’il m’avait déjà rattrapé pour me plaquer contre une armoire. J’accusais le coup avec un gémissement de douleur. Exit l’amant prévenant bien que passionné, bonjour bête enragée. L’idée de me débattre m’effleura avant de réaliser que c’était vraiment inutile, je ne faisais pas le poids contre lui. Alors je fermais les yeux en attendant, en attendant quoi, ça, je ne savais pas trop. Des coups, des menottes, des injures, un peu de tout ? Ah, j’avais oublié les menaces aussi. Ses cris raisonnaient dans mes oreilles alors que je m’attendais à pire, appréhendant que cela ne lui suffise pas. J’étais incapable de le regarder dans les yeux, ou même de regarder tout court, j’attendais juste dans la pénombre que la tempête passe, me laissant ballotter entre ses mains. Mais lorsqu’il prit mon menton dans une prise douloureuse, j’ouvris les yeux pour lui faire face, avec l’intime conviction que si je les gardais fermés, il me le ferait payer. Il n’était pas l’ennemi ? Oh putain, il ne s’était pas vu dans un miroir, parce que là, clairement, il avait la tête de l’ennemi. Je fronçais les sourcils, grimaçant légèrement sur les à-coups qu’il m’imposait. Mais il me relâcha rapidement, ce qui me soulagea un temps, même s’il n’en avait pas fini avec moi. Les menaces pleuvaient comme de la merde un jour de diarrhée et je ne les prenais pas au sérieux, pas vraiment. S’il avait voulu m’arrêter, il l’aurait fait depuis longtemps. J’étais à deux doigts de lui répondre, mais au lieu de ça, c’est une exclamation de surprise et de protestation qui m’échappa alors qu’il me retournait avec une facilité agaçante, en verrouillant mes poignets pour être sûr de me mettre la pression. Le pire, c’est que ça marchait très bien, je commençais à avoir un doute, un putain de doute. Doute qui se mua en panique lorsqu’il me força à me redresser pour m’amener vers la sortie de la salle. Non, c’était hors de question, pas moyen que je le laisse faire ça, pas ici, pas devant tout le monde. Je refusais alors d’avancer, malgré sa poigne et la pression qu’il y mettait, jusqu’à m’en faire mal.

Arrêtes ça. Si tu avais voulu m’arrêter, tu l’aurais fait depuis longtemps.

Mon ton s’était voulu assuré, mais la panique se faisait sentir et gâchait l’impression que j’avais voulu donner, maudite soit-elle. Encore heureux, il ne pouvait pas voir ma tête entre frustration et inquiétude. J’avais intérêt à faire attention à mes prochaines paroles si je voulais m’en sortir. Mais, bien évidemment, la remarque sortit tout de même malgré le danger. Je n’arriverais donc jamais à mettre ma fierté de côté avec lui.

Tu veux que je te donne une raison parce que tu ne la trouves pas toi-même ? Je n’ai pas envie de mourir, ça te suffit ?

J’avais rattrapé mon ton en y insufflant de l’ironie. Que m’avait-il dit ? Lui montrer du respect ? Oups. Quoi, je n’avais rien dit d’autre que la vérité après tout. Une vérité qui n’allait pas lui plaire, certes. Je ne pouvais pas me permettre de fanfaronner et pourtant, j’en étais encore là. Ok, fais le point deux secondes Lucrezia, tu es dans le merdier jusqu’au cou et cette fois ça va te retomber sur le coin du museau si tu continues à te croire intouchable. Voilà, rien de mieux qu’une bonne claque mentale pour se remettre d’aplomb. J’avais fait mon possible pour ralentir notre progression, il était temps de prendre sur moi pour arrêter tout ça. Je pris une bonne respiration, collais l’expression la plus repentante que je pouvais sur mon visage et en me tortillant, je me tournais à demi vers Kenneth.

Très bien, je m’excuse, je n’avais pas à m’emporter contre toi.

J’aurais pu faire mieux comme excuse, je le savais, mais je n’arrivais pas à lâcher complètement prise. Je n’avais aucune idée de ce qui serait suffisant ou non pour me rattraper désormais. Je n’avais jamais mis Kenneth en colère et à l’avenir, si j’en avais un, j’éviterais de recommencer. Maintenant, est-ce que de simples excuses allaient suffire à me sauver, je n’étais plus très sûre. Mais la situation devenait insupportable, autant moralement que physiquement et je souhaitais plus que tout échapper à sa prise.

Lâches-moi s’il te plaît.

Slash ne me dénonce pas, slash pardonne-moi. Mais ça, pas moyen que je m’abaisse à le lui dire. Pourtant, avec ces simples mots, j’avais fait preuve de bien plus de fragilité que tout ce dont il avait été témoin jusque-là. J’étais épuisée, je ne maîtrisais plus mes émotions et j’avais envie de pleurer jusqu’à ne plus pouvoir, loin des regards indiscrets.
   



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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Mer 10 Aoû - 19:16


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Lucrezia refusait d'avancer et je dus la pousser avec un peu plus de ferveur pour lui faire faire quelques pas. Oh, elle ne me prenait pas au sérieux ? Mais j'étais tout à fait déterminé pourtant et j'allais le lui prouver.

Je te donne trois secondes pour avancer ou bien je te porte sur mon épaule, et crois-moi : tu n'aimerais pas ça.

J'espérais avoir brisé son assurance, parce que malgré tout, après tout ce que je lui avais dit pour remettre les choses au clair entre nous, elle se permettait de continuer à jouer à la plus conne avec moi. Très mauvaise idée car cela ne faisait que me conforter dans ma décision ; décision qu'elle refusait de prendre au sérieux et qui se confirmait une nouvelle fois dans ses paroles. Bon sang, ne réalisait-elle pas qu'elle n'était pas en position de force ici ? Et vraiment, c'était la seule raison, pas envie de mourir ? Oh elle n'allait pas mourir. A moins que l'on découvre qu'elle était elle-même une résistante... Alors, elle finirait comme ce pauvre homme en train de pourrir sur son brancard, lui la cause de tout ce bordel... Je ne croyais pas qu'elle mouillait dans ces affaires là mais nous ne connaissions jamais réellement les gens, n'est-ce pas ? Tout comme elle ne pouvait pas se douter des réelles raisons pour lesquelles j'étais un Shadowhunter. Et même s'il s'avérait que je me trompais et qu'elle était effectivement une résistante, est-ce que j'aurais pu la laisser mourir ? En toute honnêteté, je ne savais pas. Ce que je savais, c'était que je ne laisserais plus le gouvernement m'ôter quelque chose de précieux. Malgré tout, mes bons sentiments étaient endormis et avaient laissé place à quelque chose de bien plus complexe que je n'arrivais pas à déterminer moi-même. Je la poussais à nouveau vers la sortie mais ralentis notre progression lorsqu'elle se tortilla pour se tourner à demi vers moi. Mes yeux se posèrent sur elle alors que mon cœur manqua un battement. Qu'est-ce que j'étais en train de faire exactement ? Une lueur attendrie brilla peut-être un bref instant dans mes yeux alors que je me ressaisissais. Lui donner une bonne leçon, oui je m'en souvenais. Et je ne me ferais pas avoir par ses beaux yeux. Pas encore une fois. C'était déjà arrivé trop souvent. Non. Il lui faudrait être bien plus convaincante que ça. Cette fois-ci, son joli minois ne suffirait pas. Ma main avait atteint la poignée de la porte et à l'instant où je faillis l'ouvrir, la voix de Lucrezia brisa le silence une nouvelle fois. La lâcher ? Avec une formule de politesse ma foi ! Dis-donc c'est qu'elle faisait des efforts pour s'améliorer ! Mais si j'arrêtais maintenant, à quoi tout cela rimait ? Il fallait aller au bout de la punition. Céder, c'était lui donner raison, ce n'était pas lui rendre service, et encore moins me faire une faveur à moi-même. Oh, elle se remettrait de sa petite humiliation. Elle trouverait bien une excuse pour justifier son arrestation. Elle pourrait même dire que c'était du roleplay, un bon aphrodisiaque ou bien une mauvaise blague.

Non. Ce n'est pas suffisant. Il fallait y penser avant, murmurais-je à son oreille avant d'ouvrir la porte et de l'entraîner à l'extérieur.

La vérité était que j'étais un peu plus calme désormais maintenant que la colère s'était échappée de mes entrailles. Elle était bien plus maîtrisable, bien plus tolérable. Mais voilà, moi aussi j'avais ma fierté et j'étais déterminé à la faire plier, qu'elle se souvienne de ce moment éternellement et que plus jamais elle ne nous pousse à bout une nouvelle fois pour son petit plaisir pervers personnel. Je l'obligeais à avancer, même à tous petits pas s'il le fallait, mais elle avancerait, qu'elle en soit persuadée.

N'oublie pas que je peux te porter... susurrais-je doucement pour la dissuader de se laisser traîner trop difficilement. N'offre pas un spectacle encore plus grand que celui que tu vas déjà donner, épargne-toi ça...

J'espérais la convaincre mais en même temps l'amener à réaliser réellement sa situation et à quel point j'étais sérieux à propos de tout ça. Elle ferait preuve de respect et de gratitude si elle prenait conscience de la chance qu'elle avait eue aujourd'hui, j'en étais persuadé. Nous marchions dans le couloir de l'hôpital qui nous mènerait vers la sortie alors que tous les regards se posaient sur nous, un par un. Un sourire presque imperceptible et pervers se dessina sur mon visage. C'était ma vengeance et j'espérais que Lucrezia savourait son humiliation.

   



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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Mer 10 Aoû - 20:42


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J’y avais cru, l’espace d’une seconde son regard avait changé, perdu de sa dureté, moment éphémère malheureusement. J’avais perdu la dernière arme qu’il me restait contre lui, je n’avais plus rien à quoi me raccrocher et je n’avais même pas la force de trouver quelque chose d’autre. J’avais simplement perdu, à trop vouloir jouer. Moi qui avais toujours était prudente et effacée, il avait fallu qu’une seule personne arrive à me faire changer pour que j’en oublie tous mes principes de prudence. C’est au moment où Kenneth lâcha la sentence en ouvrant la porte que j’abandonnais la partie, c’était fini et il comptait m’humilier pour bien me le faire comprendre. J’avançais au rythme qu’il nous imposa, sans me départir d’une certaine raideur. J’avais besoin de cette tension pour rester debout et avancer, sinon je me serais écroulée par terre et il aurait eu une bonne raison de me porter. Tient, quelle idée, j’aurais pu feindre un évanouissement, foutue pour foutue. Mais non, si je me laissais aller, même pour la comédie, je savais que la réalité allait me rattraper. Kenneth m’aida même à garder la tête haute en stimulant encore une fois ma fierté. « Épargne-toi ça ». Il avait raison, je n’allais pas lui donner la satisfaction de m’humilier encore plus que ce qu’il m’infligeait. Je redressais donc la tête en offrant un sourire rassurant aux personnes que nous croisions, comme si cette scène était parfaitement normale. Avant de franchir les portes de la sortie, je pilais net, plaçant mon coude de façon à ce que Kenneth le prenne dans les côtes dans le processus. Mais ne lui laissa pas le temps d’en placer une, que je m’adressais à une infirmière de passage.

Martha, pourriez-vous avoir la gentillesse de prévenir les urgences que je ne pourrais pas finir ma garde aujourd’hui. Je rattraperai les heures dès que possible. Merci.

Je lui adressais un sourire chaleureux avant de me tourner vers Kenneth pour donner le change et l’inviter implicitement à reprendre notre marche de la honte à l’extérieur.

Merci de m’avoir permis de prévenir le personnel de mon absence. Je suis certaine que malgré le manque de médecin, ils s’en sortiront très bien sans moi.

Je me retournais sans attendre de réponse et franchis les portes donnant sur le parvis des urgences. Il voulait me donner une leçon et je n’étais pas prête à la recevoir, mauvais timing. Mais non, mais pourquoi je réfléchissais dans ce sens, c’était vraiment n’importe quoi. Je faisais n’importe quoi. Normal qu’il soit tellement en colère au point de ne plus vouloir me couvrir. Je m’exaspérais moi-même. Mais j’avais besoin de savoir, parce que j’avais clairement besoin d’un claque et Kenneth semblait tout disposé à me la donner. J’avançais vers la voiture de patrouille, immanquable, sans faire d’histoires, même si j’avais juste envie d’aller dans l’autre sens, notant que personne ne serait à portée de voix. Arrivée devant le véhicule, je fixais le shadowhunter à travers son reflet dans la vitre.

Alors c’est fini cette histoire de protection ? Tu vas vraiment m’emmener en interrogatoire ? Tu vas vraiment m’inculper ?

J’insistais sur les « vraiment ». J’avais bon être lente à intégrer cette possibilité, je commençais à vraiment la prendre au sérieux. Si pour la énièmes fois, il me répondait oui, là, j’allais paniquer et commencer à négocier pour m’éviter ça, au diable ma fierté. Enfin ça s’était en théorie, c’était ce que je devrais faire pour m’en sortir, maintenant la mise en pratique allait être compliquée. Je me retournais pour m’adosser contre la portière et posais un regard sérieux sur mon bourreau du jour.

Quel est le but de tout ça ? Me faire comprendre que sans toi, je croupirais déjà au fond de cellule sordide ? Si c’est ça, tu as marqué ton point je t’assure. Ou alors tu penses que je mérite mon sort ?


Très sincèrement, je ne pensais pas le mériter. J’avais fait beaucoup de choses, car les évènements m’y avaient poussé et puis une fois qu’on a mis le doigt dans l’engrenage, tout échappe à notre contrôle. Mais je n’étais pas la pire, je n’étais pas une criminelle. Enfin, je ne mettais pas les activités de la Menrva dans cette catégorie. Non, la Menrva c’était de la survie et de la vengeance, oui. J’avais eu besoin de quelqu’un à blâmer autre que moi-même pour la mort de mon fils, le gouvernement avait été ma cible principale et mon objectif pour avoir une raison de vivre, le détruire. Mais en dehors de ça, je n’avais rien, rien qui ne vaille la peine, il était donc facile de jouer à la petite marionnette adoratrice du gouvernement. Jusqu’à ce qu’il entre en scène et réveille des émotions, des traitresses que j’avais du mal à contrôler depuis le temps que je ne les éprouvais plus. Une bataille incessante contre elles et contre lui. J’en arrivais à reconnaitre avoir été une parfaite salope, pour me protéger certes, mais tout de même. Alors le nœud du problème était peut-être là, c’était plus personnel que ce qu’il avait bien pu lui dire. Je fronçais les sourcils et reposais mon regard sur lui, curieuse.

Ou alors on en est au point où tu veux me faire payer personnellement ?
   



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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Mer 10 Aoû - 22:13


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Kezia
Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet



Lucrezia marchait bien plus droit et de façon bien plus déterminée que je ne l'aurais cru capable dans un tel instant. C'était une femme forte, je n'en avais jamais douté, mais ça, elle n'allait pas me le pardonner. Car elle n'avait toujours pas cédé. Que lui fallait-il pour qu'elle avoue avoir agi comme une parfaite connasse et qu'elle réalise la chance avec laquelle elle échappait au trou aujourd'hui ? Elle se contentait de marcher et si je ne pouvais pas voir son visage, j'étais persuadé qu'elle portait un masque d'indifférence ou d'une normalité déconcertante pour accompagner sa démarche. Après quelques secondes de marche active, nous étions prêts à franchir la porte de sortie mais Lucrezia en décidait autrement, se figeant devant les portes automatiques qui restaient ouvertes à cause de notre présence. Est-ce que, à quelques millimètres près de la sortie de son domaine, elle réalisait la gravité de la situation ? Je ravalai un grognement de douleur alors que son coude frappa mes côtes sans que je ne m'y attende. Je resserrais ma prise sur ses poignets et l'obligeais à tendre un peu plus les bras par pure vengeance pour ce coup... gratuit dirons-nous. Peu lui importait, elle abordait une infirmière et prévenais de son départ. Rattraper les heures dès que possible ? J'aurais dû me mordre la langue, ou bien les lèvres, et me taire, mais c'était plus fort que moi. Puisque j'avais pour but de lui faire prendre conscience de la situation, une petite réplique bien placée de ma part alors qu'elle espérait probablement que je me taise ne serait sûrement pas de trop.

Ou pas, dis-je assez fort sans quitter Lucrezia des yeux mais sachant pertinemment que j'avais attiré l'attention de l'infirmière.

Je ne doutais pas que mes paroles seraient déformées et amplifiées, à mon plus grand plaisir, et à la plus grande honte de Lucrezia. Et j'étais content. J'étais en train de torturer l'une des seules femmes qui possédait un pouvoir certain sur moi et j'étais heureux de pouvoir me démontrer à moi-même que ce n'était peut-être pas tant le cas que ça. J'étais devenu aussi sadique qu'elle, mais en réalité je n'avais fait que retourner le jeu de Lucrezia contre elle, à mes dépends. Même si j'y prenais un certain plaisir, il y avait aussi beaucoup de douleur, mais ma fierté l'estompait tant bien que mal. Je croisais le regard de la brunette et lui souris à peine, provocateur, avant de reprendre notre marche et de franchir les portes automatiques, définitivement cette fois. Oh tiens, elle mordait encore. Indomptable et tranchante. Je levais les yeux au ciel. Bien, elle me confirmait que ce n'était pas suffisant. J'étais bien trop égoïste pour en avoir quoi que ce soit à foutre des manques d'effectifs et des couloirs saturés des urgences, tant que j'obtenais ce que je désirais. L'avantage pour moi d'être encore dans l'exercice de mes fonctions faisait que je pouvais emprunter une voiture de patrouille, et nous en avions toujours à disposition à différents points stratégiques, mais seulement là où nous ne risquions pas de nous les faire vandaliser ; l'hôpital en était un fort important, devinez pourquoi. Je l'emmenais rejoindre l'une d'entre elles et ralentissais ma progression une fois à proximité pour la déverrouiller avec mon badge. La voix de Lucrezia résonna une nouvelle fois mais je tentais de paraître le plus neutre possible. Non... Je ne laisserais personne l'interroger, personne la toucher, même pas à un seul de ses cheveux. Plus les minutes passaient, plus je le réalisais, mais plus je refusais de me l'avouer. Je ne pouvais pas reculer en si bonne voie, et si Lucrezia me posait de telles questions, c'était parce qu'elle commençait à mesurer les conséquences de ses actes et à quel point la situation était sérieuse.

Oui, dis-je simplement après que la voiture bipa et se déverrouilla.

J'avais été totalement neutre, jouant mon rôle que je comptais tenir jusqu'à ce qu'elle cède. Visiblement, c'était devenu un jeu, mais elle ne devait pas le savoir. Lucrezia s'adossa soudainement contre la portière et je l'observais, prenant garde à ce qu'elle ne s'enfuie pas brusquement en courant. Elle n'avait aucune chance de m'échapper, j'espérais qu'elle en avait bien conscience. J'écoutais chacun de ses mots, ses intonations, les expressions de son visage. Était-ce réellement un début de réalisation, ou est-ce qu'elle me manipulait encore ? Je n'aurais su dire. Je passais mes bras autour d'elle pour atteindre ses poignets, évitant de trop penser à la proximité que cela provoquait entre nous. Je la libérais de ses contraintes avant d'annoncer sèchement et de reprendre une distance de sécurité :

Monte dans la voiture.

Non, je n'avais répondu à aucune de ses questions, et pour cause. Je voulais qu'elle continue de réfléchir à toute la situation dans laquelle nous étions.

N'essaie pas de t'enfuir, je te rattraperai en un claquement de doigt. Et n'essaie pas non plus de jouer à la plus maline, n'oublie pas que je suis un renard...

Je lui souris d'une façon fortement moqueuse. Je savais très bien qu'elle n'oublierait jamais cette donnée me concernant. Mieux valait en rire, car je savais que cette partie de moi la dégoûtait. J'en étais intimement convaincu. Peut-être était-ce pour ça qu'elle luttait contre moi, contre nous, et qu'elle évitait comme elle le pouvait d'aborder le sujet. Je la dévisageais, constatant qu'elle n’obéissait pas à mon ordre mais qu'elle fronçait également les sourcils. Quoi encore ? Oh que oui, cela avait un côté très personnel, mais ça, il était hors de question qu'elle le devine. Je préférais encore qu'elle croit que je soutenais le gouvernement et qu'elle avait perdu ma protection. Il ne fallait pas qu'elle sache que je pouvais la soutenir pour des raisons plus intimes d'une certaine manière. Je restais parfaitement silencieux, détaillant les traits de ce visage qui me touchait bien plus que je ne l'aurais voulu.

Monte dans la voiture, répétais-je simplement.

Je lui ouvris la portière et l'obligeais bientôt à s'installer dans le siège passager. Je claquais la portière derrière elle et m'empressais de faire le tour du véhicule. Normalement, j'aurais dû l'installer à l'arrière, comme tous les criminels, mais je n'avais pas pu m'y résoudre. Néanmoins, il était inutile qu'elle essaie de s'enfuir, elle découvrirait quel genre de Shadowhunter j'étais si elle osait. De toute manière, une partie de moi était intimement convaincue qu'elle s'était résignée et qu'elle n'allait plus me combattre, quelle qu'en soit la façon. Je m'installais à mon tour côté conducteur et verrouillais le véhicule derrière moi.

Mets ta ceinture.

Décidément, je lui donnais beaucoup d'ordres, mais ne lui avais-je pas déjà dit un peu plus tôt que je pouvais lui en donner autant qu'elle le voulait si c'était son truc ? Visiblement, la boucle était bouclée. Tout comme ma ceinture, et la sienne. Je démarrais le véhicule avec mon badge et coupais immédiatement le GPS et la radio. Bien évidemment que la base pouvait me localiser même s'il était éteint, mais je ne voulais que Lucrezia puisse se repérer de façon trop précise, bien que je ne doutais pas qu'elle connaisse la ville comme sa poche. Je trouverais bien une excuse pour avoir emprunté ce véhicule de fonction sans mission ou sans but précis. Car il était hors de question que j'emmène Lucrezia à son trépas, sauf si elle lançait une nouvelle dispute et que je perdais le contrôle de ma colère, encore une fois. J'allais me contenter de rouler, suffisamment pour l'inquiéter mais pas assez prêt de la base pour m'inquiéter moi-même. Une nouvelle fois, elle obtenait le meilleur de moi-même et que pouvais-je bien y faire ? Je maintenais un silence de plomb, espérant qu'elle n'était plus très proche de la réalisation parfaite et totale de ses actes. Je voulais qu'elle soit la première à parler et je voulais qu'elle soit assez inquiète pour le faire, alors je continuais de jouer mon rôle, déterminé à tenir bon.

   



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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Jeu 11 Aoû - 15:47


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Kezia
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« Oui ». Je sentis très nettement les poils de ma nuque se hérisser sous la sentence froide. J’avais complètement perdu la main, et plus je le réalisais, moins bien je me sentais. Non seulement, il n’hésitait plus à me malmener, mais en plus, il détruisait ma réputation en quelques secondes. Pas sûre que ma réputation soit le principal de mes soucis lorsque je passerai en jugement pour tous les chefs d’accusation que Kenneth avait évoqués. Quoi qu’avec ce que j’avais fait aujourd’hui, il était probable que je disparaisse de la circulation sans même un procès. Vie de merde. Si encore, je n’avais mis que ma vie en danger, j’aurais payé sans remords, mais mon arrestation allait impacter tant de personnes, toute la Menrva. Encore heureux, je n’avais jamais rien voulu savoir de ce que faisait la résistance de l’argent que je blanchissais pour eux. Au moins un point où je ne pourrais rien dire malgré toutes les techniques d’interrogatoire plus ou moins barbares que je pouvais imaginer.

Je ne compris pas pourquoi il me libéra, mais je n’allais pas me plaindre d’être plus à l’aise. C’était le moment de tenter ma chance et de partir en courant non ? Comme si j’avais une chance de lui échapper, même en connaissant l’hôpital mieux que lui, ça relevait du miracle. A terme, j’aurais pu me cacher au QG de la Menrva, mais pour toujours ? Déjà que ma vie n’avait rien de passionnant, là, j’en arriverais probablement à envisager le suicide. Ah, pas bête, c’était encore une solution pour voler cette victoire au gouvernement. Mais sincèrement, je ne me voyais pas avoir assez de courage pour m’ôter la vie. Alors au lieu de courir, j’attendais des réponses qui ne vinrent pas, quitte à ignorer son ordre au passage. Mais à la place, j’eus droit à une énième mise en garde qui me fit me raidir. Pas tant à cause du contenu qu’à cause de la dernière remarque. Évidemment, il fallait qu’il remette cette histoire sur le tapis. Pourquoi avoir cette lubie de me faire croire que mon illusion d’optique était véridique.

Arrête avec cette histoire, ce n’est plus drôle.

Qu’il réalise une bonne fois pour toutes que je n’étais pas crédule à ce point et que sa petite figure de style tombait à plat. Il ne voulait pas répondre et en plus, il se foutait de ma gueule ? Très bien parfait, j’avais touché une corde sensible ou je ne s’appelais pas Lucrezia. Je plissais des yeux alors qu’il me forçait à m’asseoir sur le siège. Putain, il allait vraiment me condamner pour se venger, même moi, je n’avais pas un ego aussi développé. Je me laissais tomber sur le siège sous la constatation, un peu anesthésiée et ne revint à moi que lorsqu’un nouvel ordre claqua. Non mais qu’est-ce qu’il croyait exactement ? Que parce que j’étais finie, j’allais obéir comme une bonne chienne ? Je coulais vers lui un regard condescendant sans faire le moindre mouvement pour m’attacher. Qu’est-ce que ça pouvait lui foutre, j’allais mourir de toute façon. Je ne suis pas sûre que mon regard « va mourir » jouait en ma faveur, mais je me retrouvais rapidement attachée de force par un shadowhunters bien trop paradoxal pour moi.

Une fois le moteur allumé, je réalisais qu’il ne me restait que très peu de temps pour minimiser les répercussions de mes erreurs sur mon entourage. Sigrid serait interrogée, mais ils ne trouveraient rien contre elle, j’en étais certaine et je m’en étais assurée. Idem pour Enya, elle serait hors de cause. Restait mes fidèles collaborateurs de la Menrva, je ne pouvais pas les condamner eux aussi. Mais pour cela, il fallait que j’échappe aux interrogatoires trop poussés et qu’ils en finissent avec moi assez vite. J’avais donc encore un service à demander. Pourquoi Kenneth accepterait, ça, je n’en avais aucune idée, je tablais peut-être sur l’espoir qu’il lui reste assez d’humanité pour restreindre sa vengeance à ma seule personne. Je n’avais pas le courage de le regarder, alors je fixais la route sans vraiment la voir, utilisant le peu de self control qu’il me restait pour briser les restes de ma fierté.

Est-ce que je peux te demander une dernière faveur, pas pour moi, je te rassure. Juste, n’entraîne personne dans ma chute.

Si Kenneth, ne voulait pas me rendre ce dernier service alors j’allais devoir sérieusement trouver le courage de me planter ce que je pourrais trouver d’assez tranchant en plein cœur. Si cette histoire était personnelle comme je le suspectais, il y avait encore une once d’espoir pour qu’il accepte. Merde, même mourir était compliqué dans ce monde pourri. Je cognais l’arrière de ma tête contre l’appui-tête de mon siège pour m’empêcher de pleurer. Ça n’allait pas recommencer ! Ce silence, n’était pas bon, ça ne m’aidait pas à tenir la barre et à ce train-là j’allais m’effondrer à peine arrivée au poste. Pour l’instant, je maîtrisais mes larmes à défaut du tremblement de mes mains que je tentais de dissimuler en les pressant fortement entre elles. Peut-être que j’avais vraiment peur de mourir finalement. Je soufflais un bon coup tentant de calmer la tension de mes cordes vocales à force de me retenir de pleurer, mais baissais les yeux sur mes mains en prévention.

Je sais que tu ne me dois rien, mais je te le demande quand même. S’il te plaît.

Il n’y avait rien d’autre à faire dans l’immédiat. S’il refusait, je devrais faire avec et arrêter d’être lâche. Plus facile à penser qu’à faire malheureusement.

   



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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Ven 12 Aoû - 1:47


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J'avais décidé d'ignorer sa petite remarque qui avait suivi mon commentaire sur mon intelligence de renard. Comme d'habitude, elle repoussait en masse cette donnée. Il faudrait qu'un jour, si tout n'était pas perdu entre nous, nous abordions réellement le sujet car c'était une partie de moi, de tout ce que j'étais, une partie que je ne pouvais pas repousser, ignorer, ni même me débarrasser. Mais pas aujourd'hui ; aujourd'hui nous avions d'autres problèmes. En voiture, je fis preuve d'un silence glacial, concentré sur la route mais surtout concentré sur Lucrezia sans même qu'elle ne puisse s'en apercevoir. A vrai dire, j'avais surtout peur qu'elle tente de se jeter hors du véhicule en marche, ou alors qu'elle m'oblige à m'arrêter pour s'enfuir. Sa voix résonna dans l'habitacle et je lui accordais toute mon attention, écoutant chacun de ses mots avec la plus grande attention. Une dernière faveur hein ? Lucrezia était tellement résignée que j'eus la sensation qu'elle me plantait avec une lame en plein cœur alors que c'était bien moi qui étais en train de la faire souffrir. Sa souffrance, ma souffrance. J'imagine que cela me rendait bien plus humain que certains qui l'étaient réellement ou entièrement dirons-nous. Est-ce que je jouais si bien mon rôle ou alors est-ce qu'elle me prenait pour un monstre pour la livrer de cette façon à un gouvernement bien trop rigide et avide de sang ? Qu'est-ce que cela m'apporterait ? A part un vide immense ? Lorsque je constatais cela, j'étais prêt à tout arrêter. Puis je me souvenais de la façon dont elle me voyait réellement : comme un Shadowhunter, et elle tenait bon face à moi. Elle était si fière que j'étais presque fier d'elle à mon tour. « N'entraîne personne dans ma chute. » Je fronçais à peine les sourcils. De qui est-ce que nous parlions exactement ? Je restais silencieux, espérant qu'elle éclaire mes lanternes. J'observais du coin de l'oeil Lucrezia balancer sa tête contre le repose-tête de son siège et je détournais les yeux. Son souffle dans le silence de l'habitacle ne faisait que faire monter ma propre pression. C'était moi qui allais craquer le premier, pour sûr. J'avais la sensation de la torturer sans même employer la bonne méthode. J'écoutais ses prochaines paroles qui n'expliquaient pas les premières mais qui insistaient sur ce qu'elle attendait de moi. Je hochais négativement la tête avant de prendre brusquement une petite ruelle adjacente à celle sur laquelle nous roulions jusqu'à maintenant. Je me garais le plus vite possible sur un petit parking de terre et de poussière. Je coupais le moteur rapidement avant de me tourner vers Lucrezia et de lâcher les mots coincés dans ma gorge.

Ne pas entraîner qui ? Dis-moi.

Qui est-ce qu'elle protégeait ? Et pour qui était-elle prête à se sacrifier de cette façon ? Ce n'était plus ce résistant, pour sûr. Bordel. Alors qui ? L'interne ? Non, ou alors j'étais devenu parfaitement stupide et aveugle. Qui était intervenu d'assez près pour avoir quelque chose à craindre ? Ou alors ce n'était pas du tout ce que je croyais... Quelque chose m'échappait dans cette situation et je ne le supportais pas.

Qui Lucrezia ? Insistais-je, haussant le ton dans le processus.

Je ne savais plus si je devais continuer sur cette voie. J'étais déchiré entre lui arracher des réponses de force et arrêter de la torturer comme je le faisais. Je voulais savoir pour quel genre d'hommes elle me prenait mais si je posais la question, elle saurait que je ne faisais que bluffer et elle ne répondrait plus à aucune de mes interrogations. J'obtenais des réponses en la manipulant et en l'effrayant et elle ne me pardonnerait jamais pour ça, mais pouvait-elle seulement me pardonner quoi que ce soit ? Je n'en étais pas convaincu, et pire que ça, j'étais déçu, surtout lorsque je constatais, à mes dépends, que je pouvais lui pardonner beaucoup de choses, voire peut-être tout... J'étais prêt à la laisser partir et au fond, je savais que j'allais le faire, qu'elle réponde à mes questions ou non. Mais il me fallait tenter le coup, de la mauvaise manière certes, mais c'était un risque à prendre. Mon cœur battait dans ma poitrine et dans mes tempes, si fort que cela me rendait presque sourd. J'espérais simplement qu'elle ne puisse pas l'entendre de là où elle se trouvait. Cette femme était une faiblesse et j'aurais dû me débarrasser d'elle bien avant, lorsque j'en étais encore capable. Visiblement, c'était trop tard maintenant. Bien trop tard.

   



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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Ven 12 Aoû - 14:25


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Le poids du silence… Comme ça faisait longtemps que je ne l’avais pas expérimenté. Je sentais le peu de contrôle de moi-même s’effilocher avec les secondes qui passaient sans réponses. J’étais sur le point de craquer et pourtant, je ne pouvais pas me le permettre. Alors j’osais un regard vers le profil de Kenneth, juste à temps pour le voir hocher négativement la tête, emportant par la même mon dernier espoir. Comment j’en étais arrivée à ce stade ? J’avais été si sûre de moi jusqu’à présent, si méticuleuse, pourquoi est-ce que j’avais perdu les pédales à cause d’une seule personne. C’était insensé, pathétique et profondément vexant. Mais je n’eus pas vraiment le temps de m’apitoyer sur mon sort, qu’un mouvement brusque de volant m’envoya m’écraser contre la portière. Kenneth n’avait peut-être pas eu une si mauvaise idée en l’attachant finalement.

Je ne comprenais pas ce qu’il lui prenait. Quoi ? Ma demande avait-elle été la goutte de trop ? Il avait peut-être l’intention de me faire disparaitre de la circulation tout de suite pour apaiser sa colère. Parce que le terrain battu où se gara se prêtait vraiment bien à l’exercice. Un frisson me parcourut alors que j’envisageais sérieusement mes derniers moments arrivés. Non, il ne pouvait pas passer de me protéger à me tirer une balle lui-même en moins d’une heure, n’est-ce pas ? Je levais un regard entre surprise et inquiétude alors qu’il me posait la question que je ne voulais pas entendre. S’attendait-il vraiment à ce que je lui réponde ? J’avais beau être terrifiée, je n’en étais pas moi loyale, et j’avais la ferme intention d’emporter mes secrets dans la tombe. Malgré toute ma bonne volonté, je sursautais alors que le ton de sa voix augmentait. Gouverner par la terreur, hein. J’avais comme un sentiment de déjà vu… Cette pensée me permit de rassembler ce qu’il me restait de courage dans la haine que je portais à ce monde.

Tu veux faire ton boulot et de venger par la même occasion, très bien, mais ça ne nous concerne que tous les deux.

Ma voix n’était pas aussi assurée que ce que j’aurais souhaité, un peu trop suppliante à mon goût, mais je n’arrivais pas à faire mieux malheureusement. Entendrait-il seulement ce que j’avais à dire, ou allait-il s’acharner jusqu’à ce que je lui donne une vraie réponse ? J’étais prête à sacrifier mon égo et ma fierté pour sauver la Menrva, quitte à laisser Kenneth voir la honte sur mon visage lorsque j’allais lui faire mon prochain aveu. Je baissais les yeux, fixais à nouveau mes mains tremblotantes et avouais d’une petite voix.

Écoute, j’ai entrainé certaines personnes dans mes affaires, je ne veux pas que ça leur retombe dessus.

J’essayais évidemment de minimiser leur implication à ses yeux. Je voulais qu’il s’imagine que j’avais manipulé des gens, comme lui, pour arriver à mes fins et qu’ils n’étaient que des victimes. Il ne devrait pas avoir trop de soucis à me croire, vu sa propre expérience. Mais l’angoisse ne me quittait plus désormais et je laissais filtrer malgré moi un regard suppliant en levant à nouveau les yeux sur lui.

Ne me demande pas de noms.

Ni tenant plus, je tentais ma chance en ouvrant la portière, qui ne m’opposa aucune résistance. Parfait, je n’hésitais pas à sortir du véhicule pour m’y adosser et prendre l’air. Je jetais un coup d’œil à mon environnement en me faisant la remarque sarcastique que le shadowhunter n’avait pas eu la décence de s’arrêter près d’un pont duquel j’aurais pu sauter. Me restait-il assez d’énergie pour pester contre mon manque de chance ? Non, je n’en avais même plus assez pour me tenir debout, si bien que je me laissais glisser le long de la portière arrière. La poitrine contre mes genoux, les mains à plats dans la poussière, j’étais au bout de toute ma résistance. Je ne savais pas si Kenneth m’entendait de la portière avant restée ouverte mais je laissais échapper ma dernière supplique au bord des larmes.

Fais en sorte que ça s’arrête, s’il te plaît.

Qu’il me sauve ou qu’il m’achève, mais que ça prenne fin. Ma tête chuta contre mes jambes, cachant mes premières larmes à la vue du monde. Mais je n’en avais plus rien à faire du monde, ça faisait des années que je n’en avais plus à faire. J’abandonne.
   



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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Sam 13 Aoû - 15:40


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La vengeance. De quoi voudrais-je bien me venger lorsque je lui avais déjà tout pardonné, et plutôt deux fois qu'une ? Certes, mon ego s'était fait piétiner par cette jolie brune, mais le lui faire payer de sa vie ? J'étais impulsif, certes, mais pas autant, Dieu merci d'ailleurs. Il en était hors de question, et j'aurais aimé que Lucrezia le devine. Mais comment aurait-elle pu le faire quand je jouais si bien mon rôle pour obtenir des réponses ? Des réponses qu'elle se refusait de me donner, jusqu'au bout, quoi qu'il arrive. Elle ne me dirait pas qui est-ce qu'elle protégeait de cette façon et c'était sujet à un tas d'interprétations de ma part. J'osais tourner la tête vers Lucrezia pour l'observer. Je ne savais pas par quoi elle était motivée : la fierté ou la peur, ou bien les deux simultanément ? Ses affaires. Si on parlait d'arnaques, il y avait peu de chances que le gouvernement poursuivent les individus concernés pour quelques reproductions illégales de tableaux ; ils avaient bien meilleurs chats à fouetter et de l'énergie à revendre pour bien d'autres choses jugées nettement plus importantes. Lucrezia n'en avait-elle pas conscience ou alors est-ce que je comprenais mal ses propos ? Alors que la situation aurait dû s'éclaircir à mesure que nous parlions, elle devenait, à l'inverse, de plus en plus floue, et je ne comprenais plus rien. Je croisais son regard, suppliant, et je crois que mon cœur se brisa à cet instant précis. J'abandonnais. J'arrêtais là. Tant pis. Je laissais ma chance passer, je n'obtiendrais pas les réponses à mes questions et je l'acceptais. Je ne pouvais pas la briser davantage, je n'en avais pas la force, j'en avais suffisamment fait. J'allais la protéger, sans rien attendre en échange, parce que cela me protégeait moi-même d'un désarroi certain. Pouvait-elle voir le pouvoir qu'elle exerçait sur moi ? Elle ouvrait la portière et je ne bougeais pas d'un millimètre. Si elle voulait se mettre à courir, qu'elle le fasse. Je ne lèverai pas le petit doigt pour la rattraper ou la contraindre. Mais à la place, Lucrezia se contenta de s'adosser contre la portière arrière avant de s'effondrer au sol lentement dans un contrôle douteux. « Fais en sorte que ça s'arrête, s'il te plaît. » Mais c'était déjà terminé. Je retirais ma ceinture et sortis du véhicule à mon tour avant de le contourner par l'arrière pour m'approcher près de Lucrezia et l'observer de ma hauteur.

Je ne sais pas qui tu protèges avec tant de ferveur et de loyauté, mais c'est admirable et j'accepte tes secrets.

Je ne savais pas si Lucrezia était digne de confiance ou bien si c'était tout l'inverse. Ca me questionnait à vrai dire. Des questions qui engendraient d'autres questions qui engendraient davantage de questions. Quelle belle merde. Je m'accroupis spontanément près d'elle avant de lui sourire en soupirant, hochant négativement la tête.

Je me demande vraiment pour quel genre d'hommes tu me prends. Ca faisait au moins dix minutes que je me mordais la langue et que je me retenais de te poser cette question. Et qui ramène une criminelle sans prévenir sa base, en lui retirant les contraintes de ses poignets, et en prenant la route la plus longue voire celle opposée à sa destination ? Tu n'es pas très observatrice pour l'incroyable médecin et la manipulatrice arnaqueuse que tu es.

Je posais doucement ma main sur sa joue et l'obligeais à redresser la tête pour qu'elle me regarde dans les yeux. Je n'aimais pas la voir pleurer mais il était un peu tard pour ça, j'avais poussé le bouchon loin, très loin, pour des réponses que je n'aurais jamais obtenues au final. Quel gâchis. Je passais mes bras autour d'elle et l'aidais à se redresser sur ses pieds.

Bon sang, tu as vraiment cru que j'allais t'emmener te faire torturer pour obtenir des réponses ? Je l'aurais fait... Sous l'effet de la colère. Et je l'aurais amèrement regretté jusqu'à la fin de mes jours.

Avec mon index, j'essuyais ses larmes sur chacune de ses joues avant de lui sourire. Est-ce que je devais m'excuser pour me faire pardonner cette vulgaire comédie ? Non. Il en était hors de question. Alors je préférais me justifier à la place.

Tu as joué avec moi, j'ai joué avec toi, nous sommes quittes. Quoi que tu fasses et quoi que tu caches, ne te fais pas attraper par quelqu'un d'autre que moi. Tu ne seras peut-être pas aussi chanceuse la prochaine fois.

L'intonation de ma voix démontrait ma fermeté et mon sérieux, mais aussi ma compassion pour Lucrezia. J'espérais qu'elle utiliserait cette expérience comme une bonne leçon et qu'elle serait prudente à l'avenir. Je désignais la portière avant du côté passager près de nous, restée ouverte.

Monte. Je te ramène chez toi.

Il ne restait plus que ça à faire. Panser sa fierté et réfléchir à quoi elle avait échappé. Elle ne me pardonnerait jamais ça, je le savais, mais j'allais quand même la protéger. C'était sans doute ça que l'on appelait la dévotion. A vrai dire, je ne savais pas que j'étais capable de si bons sentiments, mais il était agréable en quelque sorte de savoir que le renard en moi et sa malédiction associée n'avaient pas phagocyté toute mon humanité.

   



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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Mar 16 Aoû - 12:00


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Le bruit caractéristique d’une ceinture que l’on détache, la portière qui s’ouvre, des pas qui se rapprochent… Je relevais les bruits qui m’entouraient de manière automatique, sans prendre le temps de réaliser réellement ce qu’ils étaient. Mon corps, et mon cerveau en particulier, semblaient complètement anesthésiés, si bien que je ne sentais même plus les larmes couler, peut-être s’était-elle taries, je ne saurais dire. Puis vinrent des paroles pour lesquelles je dus faire un véritable effort de concentration. Pas assez rapide pour comprendre la phrase en entière, mais assez pour entendre ces trois derniers mots. Accepter mes secrets. Jamais je n’aurais pu en espérer autant, surtout venant de lui. Étions-nous réellement en train de mettre nos fiertés respectives de côté pour notre propre bien ? Ou était-ce une nouvelle stratégie pour me mettre en confiance et me faire parler à terme ? Je ne parlerais jamais, je le savais, mais en avait-il réellement conscience. Je le sentis s’accroupir près de moi et une sombre pensée me traversa. Qu’il était bon de ne plus ressentir sa présence comme une menace. J’essayais alors de me concentrer à nouveau, d’écouter ce qu’il avait à me dire, bien à l’abri loin de son regard. Un léger hoquet désabusé m’échappa, c’est qu’il avait le chic pour poser des questions auxquelles je ne pouvais pas répondre, soit par engagement, soit parce que je n’en avais pas les réponses. Pour quel genre d’hommes je le prenais ? Pour un homme que je pensais avoir cerné avant de me rendre compte que j’étais complètement dans l’erreur, faisant de lui quelqu’un de dangereux. De si dangereux pour moi qu’il m’en faisait oublier d’être une femme intelligente comme il me le fit si bien remarquer. Je me sentis stupide sous l’avalanche d’indices qu’il me dévoila, si vulnérable, si exposée. Il avait mis en évidence un nombre de points affolants démontrant son emprise sur ma manière de penser, ou mon absence de mode de pensée logique.

Je le laissais me manipuler sans opposer de résistance, bien au contraire, j’accompagnais ses mouvements comme je pouvais, avec les forces qu’il me restait. Ne lâchant pas ses yeux, j’y vis toute la sincérité de ses paroles et j’y crus. Je refusais de croire qu’il soit un si bon comédien, même s’il cela allait à contre-sens de la notion de prudence. Je pouvais me permettre une minime ouverture dans ma carapace tout en restant prudente. Au final si je faisais attention, la seule chose que je risquais, c’était de souffrir. Je le laissais chasser le vestige de mes larmes alors que mes yeux vagabondaient de son sourire à ses iris, proche d’une décision qui ne demandait qu’un dernier coup de pouce. Comme s’il avait su instinctivement, Kenneth me donna ce dont j’avais besoin, une justification. Et je réalisais enfin la réelle chance que j’avais. Kenneth avait essayé de me faire comprendre par la force, là où seules sa sincérité et ses actes réussirent. Cet homme était vraiment prêt à me protéger de tout, même de moi-même, et cela, en dépit de ses propres convictions et au risque de se condamner lui aussi. Mes bras jusqu’à lors pendants et inactifs, rattrapèrent Kenneth avant qu’il ne se détache de moi pour retourner s’installer au volant. Je sentais que je devais parler maintenant où alors je ne le ferais jamais, et je devrais vivre avec regret dans l’ignorance. Mes mains agrippèrent la veste du shadowhunter avec une force dont je ne me sentais pas capable, une dans son dos et la seconde autour de son cou, rapprochant nos corps jusqu’à ce je doive me mettre sur la pointe des pieds pour le tenir dans mes bras. Mon menton échoua naturellement sur son épaule, ce qui me permit de trouver un certain courage en évitant son regard.

Je te prends pour le genre d’homme qui peut faire vaciller des résolutions pourtant inébranlables. Pour un homme que j’ai mal jugé. Pour un homme qui a transformé un jeu en quelque chose d’autre. Pour un homme qui peut être une terrible menace parce qu’il a pris trop de place. Et pour toutes ces raisons, je dois rester loin de toi.

J’avais choisi de répondre à sa question dans ma quête d’honnêteté. Il méritait la vérité, je ne pouvais plus me contenter de le repousser froidement, pas après ce qu’il avait fait pour moi. Je prenais un risque, certes calculé, mais un risque tout de même en lui expliquant à demi-mots pourquoi je ne voulais pas de lui dans ma vie. Car s’il décidait qu’elles n’étaient pas valables, je n’aurais pas la force de le repousser encore sans me briser un peu plus.

Je ne pourrais jamais rembourser la dette que je te dois, je le réalise et je le regrette.

Avec mes moyens, jamais je ne saurais me dédouaner de cette dette, c’était une évidence. Mais je ne pouvais pas m’en servir pour repousser l’échéance. Je devais couper les ponts, c’était maintenant ou jamais. Je resserrais d’avantage mes bras autour de son corps, consciente que c’était la dernière fois que je me l’autorisais. Je devais le quitter maintenant ou je ne le ferais jamais.

Je vais rentrer à pieds, ça ira et puis je pense que notre balade sera déjà assez compliquée à expliquer pour ne pas t’en rajouter.

Toutes excuses étaient bonnes à prendre pour éviter ce voyage retour qui aurait anéanti mes dernières résolutions, même si je ne me sentais pas réellement d’attaque pour une petite marche réflective. Je le relâchais doucement, mes bras venant sagement rejoindre mes flans, sans pour autant m’éloigner, puis calais mon regard dans le sien pour lui offrir mon premier véritable sourire, même si la tristesse qui me serrait le ventre y était elle aussi visible.

Merci pour tout ce que tu as fait pour moi.

J’espérais qu’il verrait toute la gratitude que je ressentais pour lui à cet instant. Ma main effleura une dernière fois son visage, mes lèvres embrassèrent une dernière fois les siennes et je défis mon étreinte pour le quitter définitivement. Cette finalité m’arracha de nouvelles larmes, parce que cette fois, c’était bel et bien fini, et même si c’était ce que je souhaitais, le plus sûr, je sentais un poids m’étreindre. Je n’aurais jamais cru ressentir cette douleur une nouvelle fois, pas avec la même intensité certes, mais elle était bien là, me rappelant avec amertume que j’avais encore un cœur et des sentiments malgré ce dont je m’étais convaincue toutes ces années.

   



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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Mer 17 Aoû - 1:34


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Les mains de Lucrezia me figèrent au sol. C'était la deuxième fois qu'elle me faisait le coup en si peu de temps et me retenir n'était pas dans ses habitudes. Je me calais mieux face à elle, à sa disposition, jusqu'à ce que je comprenne que ce que je pensais être un simple stop était en réalité l'initiation d'une étreinte. Depuis combien de temps ne l'avais-je pas tenue ainsi au plus près de moi dans un échange aussi sincère ? Était-ce sa façon de me remercier pour ce que j'avais fait et faisais pour elle ? Mes bras s'installèrent spontanément autour d'elle, la serrant un peu plus fort contre moi dans le processus. Je laissais une partie de mon visage se réfugier dans ses cheveux, fermant les yeux un bref instant. Même le renard en moi ne pouvait qu'apprécier une telle douceur, une telle chaleur et toute la sécurité illusoire associée. Je profitais alors de chaque seconde, comme si c'était la dernière fois que je la tenais dans mes bras. J'écoutais attentivement ses paroles qui m'annonceraient peut-être la fin, définitive, de notre relation et je n'avais pas tort. Je fronçais les sourcils. Même si je n'étais pas sûr de tout comprendre, je saisissais très bien qu'elle me fuyait. Ce n'était pas une grande nouvelle. Elle m'avait toujours fui comme la peste. Elle se battait contre moi en permanence. Les raisons étaient juste un peu plus claires maintenant. Me rembourser ? Oh je savais qu'elle ne pouvait pas me rembourser, et c'était bien ce qui aurait pu la mener à sa perte aujourd'hui. Pourtant, d'une certaine manière, ce simple respect dont elle faisait finalement preuve et cette simple étreinte qu'elle m'offrait étaient véritablement le meilleur paiement. Je n'en demandais pas plus, je n'avais pas besoin de plus. J'avais simplement besoin qu'elle soit là. Je m'étais attaché plus que de raison et j'allais le payer, au centuple. Oui, c'était moi qui allais payer ; elle, n'aurait rien à régler. Les bras de Lucrezia se resserrèrent davantage et je suivis spontanément le mouvement, si cela était possible. Elle allait disparaître en moi si nous continuions à serrer si fort. Aucun mot ne put sortir de ma bouche et je restais parfaitement silencieux, fermant les yeux. Nous en étions là, elle allait me quitter et j'allais la regarder faire ? La regarder sortir de ma vie sans rien faire ? J'écoutais ses nouvelles paroles. Elle s'inquiétait pour moi ? J'avais plus d'un tour dans mon sac pour justifier mes actes, qu'elle n'en doute pas, jamais, et ceci même si elle ignorait volontairement l'existence d'un animal en moi, il était pourtant bien présent, bien réel. Sa prise sur moi s'amoindrit et je la laissais me lâcher, suivant le mouvement à mon tour. Son regard captura le mien et je l'observais en détail ; les traits de son visage, ses yeux, sa bouche, son sourire. Ses remerciements sonnèrent comme une alarme dans mon esprit. Elle va me quitter, elle va me quitter, elle va me quitter. En boucle. Elle n'avait jamais été à moi pour commencer, nous n'avions jamais été ensemble, mais c'était bien la finalité, son départ, définitif et irrévocable qui m'alertait pourtant. Je n'étais pas prêt. Je ne le serais probablement jamais. Depuis quand une femme n'avait pas pris cette place dans ma vie depuis le décès de ma sœur jumelle ? Je ne pouvais pas la laisser partir et c'était une évidence. J'étais têtu, borné, acharné, et si Lucrezia pensait que son petit numéro d'adieu allait briser ma détermination alors elle était bien naïve. Ses doigts sur mon visage, je la laissais m'effleurer et lorsque je sentis qu'elle allait les éloigner de moi, je saisis sa main dans la mienne alors qu'elle initiait un bref baiser d'adieu. Mais ma décision était prise, et si elle ne voulait pas de moi dans sa vie, moi je désirais l'avoir près de moi. Ce n'était pas quelque chose qu'on pouvait décider seul, bien évidemment, mais les raisons qu'elle avait évoquées pour m'éloigner étaient aussi peu convaincantes que les arguments d'un politicien au pouvoir. Beaucoup de vent qui levait un nuage de poussière pour masquer bien autre chose. Elle s'arracha brusquement à moi et c'était hors de question. Je la retins en l'attrapant par le coude et la tirais une nouvelle fois dans ma direction pour l'empêcher de partir. Mes lèvres s'entrouvrirent d'elles-mêmes alors que je constatais qu'elle pleurait. Pourquoi se rendre malade et triste en prenant la mauvaise décision ? Est-ce qu'elle réalisait ce qu'elle s'infligeait à elle-même ?

Moi aussi j'ai peur, annonçais-je avec sincérité, brisant le silence dont j'avais fait preuve jusqu'à maintenant. Qui n'aurait pas peur de toi, vraiment ? Ajoutais-je avec un sourire amusé.

Ma prise sur son coude se détendit alors que mes doigts glissèrent sur son bras dans une caresse, et comme ça jusque dans le milieu de son dos, la rapprochant une nouvelle fois de moi en une pression. Je crois que sa proximité me faisait perdre les pédales. J'avais raison, je me mettais moi-même en danger, mais quelque chose me disait que si elle disparaissait pour toujours, tout ceci deviendrait bien plus inconfortable que ça ne l'était actuellement.

Tu ne m'as pas dit que tu ne m'aimais pas, ni même que je te dégoûtais. Il faudra que tu le fasses pour que je te laisse partir tu sais ? Alors si c'est ce que tu penses réellement mais que tu m'épargnes, ne t'inquiète pas, dis-le et je n'insisterai pas. Mais si ce n'est pas le cas, alors monte dans la voiture.

Il était hors de question que je la laisse partir dans cet état pour une petite marche d'environ une heure à travers les quartiers de la Nouvelle-Orléans. J'étais prêt à m'adapter à son rythme, prêt à prendre sur moi, de temps en temps, pour que nos fiertés ou nos convictions respectives ne nous mènent pas à un bain de sang ou en crises d'hystérie et de colère. J'étais prêt à lui mentir et à l'épargner, mais aussi à être sincère et à la protéger de tout ce qui pourrait la menacer d'une quelconque façon, et même de moi-même s'il le fallait. Mais je ne pouvais pas la laisser partir juste parce qu'elle craignait pour la sécurité de son coeur, parce que, en toute sincérité, je craignais pour le mien si elle le faisait.

Et je ne te demanderai jamais de payer ta dette, ajoutais-je finalement. Je ne te demanderai rien.

Tout ce que je lui avais demandé jusqu'à maintenant, c'était qu'elle réalise ce que j'avais fait pour elle et tout ce que j'étais prêt à faire pour son investissement un peu trop personnel envers ce résistant. Sa simple gratitude avait apaisé la colère en moi et avait laissé place désormais à de l'angoisse. L'angoisse de la séparation. Elle ne pouvait juste pas m'abandonner comme ça, au bord de la route, pas elle.

S'il te plaît, monte dans la voiture, insistais-je dans un murmure suite à mes dernières pensées.

Je la libérais de mon emprise, la laissant prendre la décision finale. Je ne pouvais pas l'obliger à monter, pas l'obliger à poursuivre cette relation si elle ne le voulait vraiment pas ; je ne pouvais pas aller contre ses volontés mais j'avais au moins essayé de la faire changer d'avis. C'était la limite à ma détermination et j'espérais ne pas l'avoir atteinte inutilement. Je n'allais pas poser un genou au sol tout de même ? Est-ce qu'elle allait m'obliger à m'agenouiller devant elle un jour ? J'avais mis ma fierté de côté, je l'avais choisie elle, et toutes les conséquences qui allaient avec. Je ne pouvais qu'espérer qu'elle en fasse de même.

   



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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Jeu 18 Aoû - 16:54


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J’avais du mal à prendre les bonnes décisions ces derniers temps et pourtant à cet instant, j’étais résolue à me tenir à ce que je pensais être juste. Mais j’avais été si naïve de croire qu’il me faciliterait la tâche en me laissant simplement partir. Pire, je lui envoyais encore ma vulnérabilité au visage. Quand allais-je me reprendre en main et redevenir la main de fer dans un gant de fer. Visiblement pas tout de suite. L’aveu de Kenneth raisonna comme un coup de canon dans le silence, et même sa tentative d’humour ne réussit pas à en amortir l’impact. L’avantage à être prise par surprise, c’est que mes larmes se tarirent sans que je n’y prête attention. Le choc pouvait se lire sans difficultés sur mon visage, peut-être étais-je trop crédule, mais je le pensais sincère. Bien que je ne sache pas exactement en quoi je pouvais lui faire peur, moi la simple neurologue et lui le shadowhunter. Les choses ne sonnaient pas justes dans cette histoire invraisemblable. Pourtant, au lieu de m’arracher à son emprise, je le laissais encore maîtriser la situation pour me retrouver à nouveau dans une étreinte que j’appréciais un peu trop pour mon propre bien. J’avais beau me sermonner, le poids de sa main dans le creux de mes reins ne m’apparaissait pas comme une intrusion ou contrainte, bien au contraire. Ma volonté allait encore en s’affaiblissant, là où mon corps avait déjà rendu les armes depuis un bon moment. J’écoutais sans arriver à formuler une quelconque remarque. Pourtant, Kenneth venait de m’offrir la solution sur un plateau d’argent, les seuls arguments qui m’assureraient de me mettre à l’abri du danger. Protéger la Menrva bien entendu et protéger mon cœur au passage. Mais comment pourrais-je lui mentir en le regardant dans les yeux alors que j’avais décidé de lui offrir mon honnêteté ? J’étais bien incapable de lui dire qu’il me dégoûtait, je ne pouvais pas le blesser avec ce mensonge-là. En revanche, je pouvais très bien jouer sur les mots et lui dire que je ne l’aimais pas. Après tout, je m’étais attachée à lui, c’est vrai, mais de là à l’aimer inconditionnellement, il y avait une marge. Pour une fois, la confusion de mes propres sentiments allait me servir à dissimuler la vérité. Je jetais un regard à la voiture dans laquelle il voulait me refaire monter et il en était toujours hors de question. Je sentais que si j’entrais à nouveau dans cet habitacle les choses échapperaient à mon contrôle pour de bon. Mais je reportais rapidement mon attention sur Kenneth et malgré moi mes mains se posèrent à nouveau sur lui. Cet homme arrivait à me toucher plus que quiconque, et ce même dans des situations aussi particulières que celle-ci. Je refrénais un besoin impérieux de le reprendre dans mes bras, resserrais mes doigts sur la veste en cuir, me faisant violence pour ne pas déraper. Je ne pouvais pas me le permettre alors que j’étais sur le point de lui dire tout l’inverse de ce que mon corps réclamait. Il fallait que je lui dise ces simples quatre petits mots « je ne t’aime pas » et tout serait fini, ce n’était pas compliqué. J’ouvris la bouche et me fit violence pour mettre à terme à ce que nous vivions, quoi que cela est été.

Je ne …

Rien ne suivit, j’étais incapable de mettre cet homme à terre alors que je lisais un soupçon d’angoisse dans son regard. Pourtant ne serait-ce pas montré de la pitié que de piétiner ses sentiments maintenant et le tenir éloigné de tout ce que je pourrais lui infliger plus tard ? Bien sûr que si, et c’est pour cela que je devais lui dire. Une nouvelle forme de panique me submergea parce que j’étais incapable de parler, incapable de faire taire les sentiments que j’avais pour lui désormais, incapable de lui infliger cette douleur. Comment avais-je pu en arriver là ? Je m’étais pourtant promis de ne plus me retrouver aussi émotionnellement impliquée. J’avais toujours si bien maitrisé toutes formes d’émotions pour découvrir que finalement, je ne pouvais pas tous garder sous contrôle. Je serais et desserrais compulsivement les poings sur sa veste, perdue dans mes pensées, déchirée entre ce que je devrais faire et ce que je voulais faire. Au final, je ne pus me retenir de partager la peur qui me rongeait, il devait parler de ça lorsqu’il disait avoir peur de moi, il fallait qu’il réalise que si nous avions toutes les deux peur, c’est qu’il y avait de très bonnes raisons. Je plongeais un regard inquiet dans le sien, à la rechercher d’une validation à la question que j’allais lui poser.

On ne peut pas, c’est une grosse erreur, est-ce que tu réalises le mal que l’on pourrait se faire ?


Prise d’une pulsion j’attrapais son menton avec la force dont je pouvais faire preuve et rapprochais nos visages jusqu’à ce nos nez s’effleurent entre eux. Il devait comprendre que le danger était réel pour nous deux, il ne devait pas prendre cela à la légère. J’étais frustrée de ne pas pouvoir trouver les mots adaptés pour le convaincre, et j’en venais à l’exprimer par mes gestes.

Regar… !

Ma voix fut coupée net comme elle le faisait toujours lorsque j’haussais le ton. La panique avait pris le dessus et l’hystérie avait menacé de percer dans ma voix. Mon dieu ce que mes cordes vocales pouvaient faire écho à mon sentiment d’impuissance. Je fermais les yeux pour me calmer et repris d’une voix plus basse, presque un murmure.

Regarde-nous… Regarde où on en est, ce qu’il vient de se passer. Je suis une maniaque du contrôle têtue et fière et toi tu as clairement des problèmes de maitrise de toi. On aurait tout aussi bien pu en venir à s’entre-tuer.

Devais-je aussi revenir sur le fait que je l’avais cru capable de me livrer au gouvernement ? Nos échanges, nos relations, les mots, les gestes, tout était devenu ambigus puis avait pris en importance avec le temps. La moindre petite chose était susceptible de devenir l’étincelle qui mettrait le feu aux poudres, comme aujourd’hui. Et pourtant, même en sachant cela je n’arrivais pas à m’arracher de l’homme qui avait su éveiller en moi la femme, l’amante et la véritable combattante. Ma main relâcha son menton pour glisser jusqu’à l’arrière de son cou. Bien loin de m’éloigner de lui je me rapprochais pour murmurer à ses lèvres la constatation évidente de ce que nous étions.

C’est complètement malsain et tu le sais…

Et je réalisais à quel point le malsain pouvait être agréable parfois. Pouvions-nous nous détruire l’un l’autre ? Probablement. Arriverions-nous à nous préserver l’un de l’autre ? Il y avait beaucoup moins de chances puisqu’il me semblait avoir abandonné la lutte pour une résolution prise à peine cinq minutes plus tôt. Quelques minutes avaient suffi à me faire vouloir corps et âme le contraire de tous ce dont j’essayais de nous convaincre. Au diable le monde entier, pourquoi ne pourrais-je pas prendre ce que je désirais tout simplement ? Ah oui je me rappelais maintenant. Par instinct de préservation. Je me devais bien ça au moins…


   



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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Ven 19 Aoû - 14:42


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Kezia
Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet



Le choc s'afficha ouvertement sur le visage de Lucrezia et je savais à cet instant précis que j'avais tapé juste. Je n'étais pas sûr d'être capable de lui faire entendre raison, elle était si têtue, si bornée, et même si elle réalisait que j'avais raison, elle pourrait m'échapper en une fraction de seconde. Je m'attendais toujours à la voir partir brusquement sans que je ne puisse la retenir. Ca avait été mon quotidien depuis que je la connaissais, et même si nous avions vécu quelque chose d'un peu plus éprouvant, pourquoi aujourd'hui serait différent ? Je lui avais offert une porte de sortie mais si elle était honnête sur ses sentiments, je savais qu'elle monterait dans la voiture. Lucrezia adressa un bref regard à cette dernière avant de poser une nouvelle fois ses yeux sur moi. J'accueillais ses mains sur moi et je ne pus m'empêcher de suivre son geste du regard. Est-ce que ça voulait dire qu'elle restait ? « Je ne... » Je me redressai spontanément, droit, raide, prêt à accueillir la sentence irrévocable malgré la prise de Lucrezia sur ma veste, et l'angoisse me saisit brutalement les entrailles lorsqu'elle prononça ces simples deux mots. Puis un silence qui laissait peser une menace. Je la dévisageais, attendant patiemment la finalité et le coup de grâce. Mais rien ne vint. Je dus froncer les sourcils durant un bref instant d'incompréhension alors que les mains de Lucrezia jouaient avec ma veste tant qu'elle semblait être devenue un moyen de décompression ou une balle anti-stress. Est-ce qu'elle manquait de courage pour achever ce moment ? Ou bien était-elle tout simplement en train de réaliser qu'il était peut-être possible qu'elle m'aime un peu plus qu'elle ne le croit ? J'écoutais attentivement chacun de ses mots. Du mal, on s'en faisait déjà, et certes on pourrait sans aucun doute s'en faire bien plus, bien bien plus, beaucoup plus, mais quelque chose me disait que ce n'était rien à côté des conséquences qui suivraient notre séparation définitive. Je n'étais pas prêt à prendre le risque à vrai dire. Mon menton se retrouva rapidement prisonnier de ses doigts et je me figeais sans pour autant me défendre, la laissant me diriger telle une poupée à sa disposition. C'était ce que j'étais : à sa disposition, depuis le début, depuis le premier jour, et lorsqu'elle réduit la distance jusqu'à ce que nos nez s'effleurent, ma respiration s’accéléra naturellement. Je crus un bref instant qu'elle allait m'embrasser mais elle n'en fit rien. Si elle n'initiait pas un baiser, alors j'allais le faire, cédant à l'impulsion du moment, mais je fus interrompu par sa voix brisée et je me stoppais net, rouvrant les yeux que je n'avais même pas senti se fermer d'eux-mêmes. Je me redressais à peine, suffisamment pour détailler ses yeux et tenter de lire en elle. Ce fut à son tour de les fermer et elle échappa à mon analyse, peut-être même sans s'en apercevoir. Lucrezia prit une nouvelle fois la parole et un très fin sourire se dessina sur mon visage. Elle avait raison, parfaitement raison, mais j'étais bien conscient de tout ça, de ce que j'avais failli faire, de nos tempéraments qui s'étaient heurtés avec violence aujourd'hui, de la façon dont nous pourrions nous détruire et son inverse en un claquement de doigt. Sa main relâcha finalement mon menton mais ce fut uniquement pour fixer ma nuque dans une nouvelle prise. Lucrezia réduit la distance entre nos lèvres et je ne sus pas si elle le faisait exprès ou bien si c'était spontané. Elle souffla son poison à ma bouche et ma respiration fut davantage incontrôlable. J'aurais pu mettre ma main à couper qu'elle savait très bien ce qu'elle faisait. Pourquoi me repousser avec des mots pour laisser ses gestes faire tout l'inverse ? Elle m'envoyait une tonne de messages contradictoires et je n'étais plus sûr de savoir où j'en étais, où nous en étions, ce qu'elle voulait ou ce qu'elle ne voulait pas. Notre relation était probablement malsaine, oui sans aucun doute, mais en parlant de malsain, c'était plutôt elle qui entretenait cet état de fait. Depuis le début. N'en avait-elle pas conscience ? « Je te veux, je ne te veux plus, je te manipule, non attends en fait non, en fait si... » Depuis le début, elle jouait, et certes nous pouvions nous détruire mutuellement, mais n'était-ce pas le cas à chaque fois que nous accordions notre confiance intime à quelqu'un ? C'était un risque, toute relation était faite de ce même risque, mais il y avait bien plus à y gagner en parallèle. Nous ne nous connaissions pas beaucoup elle et moi ; nous n'avions jamais pris le temps de discuter de notre passé, de ce que nous étions réellement, de nos aspirations et de nos projets, et quelque chose me disait que nous ne le ferions jamais. Trop de secrets en jeu et aujourd'hui n'avait pas été une exception et c'était ce qui nous avait entraîné à cette malheureuse situation.

Je sais... murmurais-je à ses lèvres.

Les miennes les réclamaient alors que mon souffle s'était fait un peu plus anarchique encore. Que pouvais-je bien répondre d'autre ? J'étais conscient des dangers, j'étais conscient de nos difficultés, j'étais conscient que nous portions des bagages bien trop lourds que nous ne voulions pas partager, mais je la voulais elle malgré tout, et je savais qu'au fond d'elle elle voulait de moi également, sinon elle n'aurait eu aucune difficulté à anéantir mes chances un peu plus tôt. Non, à la place, elle était dans mes bras, m'avait figé contre elle et me soufflait au visage une argumentation dont elle semblait vouloir se convaincre elle-même. Ma prise dans son dos se resserra davantage alors que ma main libre se posa sur son menu petit visage. Mon pouce caressa à peine sa peau alors que mes lèvres se scellèrent avec ferveur aux siennes dans un baiser passionné. Je pouvais sentir toute la tension augmenter dans mes vaisseaux sanguins, dans mes muscles, dans la moindre parcelle de ma chair ; qu'il était bon de ressentir cette intensité à nouveau. Sans réfléchir, j'inversais nos positions avant de plaquer Lucrezia contre la voiture et de prolonger le baiser avec force, contenant son corps avec le mien alors que mon cœur menaçait de sortir de ma poitrine pour exploser à la vue de tous. Je récupérais mon souffle tout contre elle, tentant du mieux que possible de contrôler ma respiration alors que mes lèvres se détachèrent des siennes lentement. Je m'autorisais un dernier baiser bien plus léger puis me redressais à peine pour pouvoir mieux détailler les traits de son visage. Mes doigts caressèrent sa joue, son oreille avant de descendre délicatement dans son cou.

C'est tout ce que j'ai à répondre... murmurais-je finalement.

Parfois les gestes étaient bien plus clairs, bien plus parlants que les mots. Je ne savais pas comment lui expliquer que tout ce que je ressentais était sincère. Je m'étais battu pour rester dans son périmètre lorsqu'elle ne voulait pas de moi à proximité ; ce n'était pas pour reculer aussi facilement à la première difficulté. J'aurais aimé que Lucrezia le réalise. Mais la peur était une bien vilaine chose qui pouvait vous paralyser et vous faire prendre de mauvaises décisions. J'étais bien conscient que je l'avais brusquée, maltraitée, effrayée ; et probablement que cela arriverait encore, surtout si elle osait me défier dans l'exercice de mes fonctions. Nous étions incapables d'expliquer nos points de vues, nos lèvres verrouillées par des secrets que nous ne voulions ou ne pouvions pas nous confier l'un à l'autre, alors il était clair que cela arriverait encore, mais j'apprenais de mes erreurs, et peut-être que nous nous améliorerons avec le temps. Il fallait savoir se battre pour ce qui en valait la peine, et bon sang, bon Dieu, Lucrezia en valait définitivement le coup.

Est-ce que tu vas monter dans cette foutue voiture ou est-ce que je vais devoir te porter ?

J'étais déterminé à ce qu'elle monte. Je voulais la ramener chez elle et sans aucune arrière pensée. Après ce que je lui avais fait subir, elle méritait un peu de repos et il était hors de question que je la laisse traverser les rues de la Nouvelle-Orléans seule. J'étais bien placé pour savoir que ce n'était pas sûr. Et il semblait que si elle refusait, parce qu'elle était têtue, nous allions avoir un nouveau problème, car moi, à l'inverse, j'étais borné à la faire monter.

   



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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Ven 19 Aoû - 17:04


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Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet



Si je me calmais assez longtemps pour aligner quelques pensées cohérentes, je me rendrais compte que tout ce bordel était mon œuvre depuis le début. J’avais manipulé les sentiments d’un homme comme un autre et cela aurait dû s’arrêter là, j’aurais dû me débarrasser de lui lorsqu’il ne m’était plus utile. Mais plus le temps avait passé plus je lui avais trouvé des raisons de m’être utile. Je m’étais murée dans un déni tel que tout ce que j’avais choisi d’ignorer avait fini par me revenir en pleine figure. Depuis je ne faisais que le torturer encore plus sans même le réaliser. À vrai dire, j’étais complètement égoïste et je ne pensais qu’à moi. Maintenant en prenant du recul, je pourrais me rendre compte à quel point j’avais pu lui faire autant de mal que je ne m’en faisais en ne trouvant pas mon chemin dans la tempête. Et n’était-ce pas cela l’amour ? Faire passer le confort et les sentiments de la personne aimée en premier. Du moins, c’était celui-ci que j’avais expérimenté avec mon fils. En partant de ce constat, j’aurais pu enfin être sûre de ne pas avoir de sentiments pour Kenneth, quel dommage que cette révélation vienne avec cette prise de conscience et cette culpabilité. En regrettant ce que je lui avais fait endurer je venais d’admettre une bonne partie de ces sentiments que j’avais volontairement ignorés. Désormais plus attentive aux expressions et réactions de Kenneth, je relevais les mêmes doutes, les mêmes peurs et pourtant une telle détermination. Je l’admirais pour cela, autant que cela pouvait m’effrayer. Oserais-je me rendre compte de la dévotion qu’il avait pu me témoigner, qu’il me témoignait maintenant ? Dieu savait que je n’avais rien fait pour mériter ce qu’il m’offrait et je n’en serai jamais digne, c’était une certitude. Il m’avait laissé faire de lui ce que bon me semblait sans jamais témoigner de réelles résistances, jusqu’à aujourd’hui. Lui avais-je fait atteindre son point de rupture ? Vingt minutes plus tôt, je m’en serais félicitée, mais tout ce que cela m’inspirait désormais, c’était une honte sans nom. Parce que j’étais la composante malsaine de notre relation, j’avais instauré ce climat de défiance constante tout en sollicitant le contraire. Je me pensais tellement au-dessus de ce type de comportement, je me pensais assez intègre pour ne jamais en arriver là et j’avais été assez bonne pour le nier en tout cas. Lorsque j’avais créé la Menrva je ne m’étais pas imaginée en arriver là, mais il semblait que je m’étais simplement laissée emporter par mon désir de vengeance et mes objectifs grandissants. J’avais beau avoir honte de ce que j’étais devenue, je n’étais pas prête à y renoncer, parce que celle que j’avais été n’aurait jamais interprété les deux simples mots de Kenneth comme une acceptation de sa part. Il me prenait telle que j’étais, avec mes secrets, mes péchés, mes défauts et au final que me fallait-il de plus ? À l’instant, rien du tout. Ma respiration se suspendit alors que la pression de son bras se fit plus forte et que sa main effleura ma joue pour échouer sur mes lèvres. Au moment même où nos lèvres entrèrent en contact, je sus que j’en mourrais simplement d’envie. Mon instinct de préservation pouvait bien aller se faire foutre, je n’avais besoin que de ça finalement. J’avais besoin de cette intensité, de cette force, de cette tension. Même l’impact contre la carrosserie de la voiture ne réussit pas à me refroidir, comment aurait-il pu alors qu’il rimait avec la fusion de nos deux corps. Une proximité physique qui me fit un bien inespéré et à laquelle j’aspirais avec force comme en témoignait ma poigne sur la nuque de Kenneth qui n’était allée qu’en s’affirmant jusqu’à ce que ma main gauche ne vienne la rejoindre en trouvant naturellement sa place dans la chevelure sombre. Que cet instant dure une éternité ou non, c’était une parenthèse bienvenue où nous étions seuls au monde. Mais une bulle dans laquelle je devais bien reprendre ma respiration, chose à laquelle je me dédiais alors que nos lèvres se séparèrent. Mes yeux refusèrent de s’ouvrir, je voulais rester dans ce monde loin de tout encore un peu, savourer la caresse sur ma peau sans avoir à réfléchir aux conséquences de mes actes. Une bulle où je m’autorisais même un léger sourire amusé à la remarque de Kenneth. Je pense qu’il avait réussi à faire passer son message sans utiliser de mots bien mieux que ce que j’avais réussi à faire moi-même. En revanche, je ne pourrais pas lui dire qu’il pouvait me répondre ainsi quand il le voulait, c’était un aveu qui m’aurait arraché la langue. J’ouvris lentement les yeux alors qu’il m’incitait encore à monter en voiture, il était temps de mettre fin à ce moment hors du temps pour revenir à la dure réalité. Mais à peine avait-il formulé sa menace que je glissais à nouveau vers un terrain dangereux, parce qu’il y avait bien une raison pour laquelle je le verrais bien me porter qui réveillait de délicieux souvenirs. Je me mordis fortement la lèvre pour retenir une réponse un peu trop précipitée. Si je laissais mes pulsions parler, j’allais encore nous jeter dans une arène dont nous ressortirions tous les deux blessés. Je relâchais mon étreinte progressivement alors que je misais tout sur le ton posé de ma voix malgré ses légers tremblements.

On a besoin de limites sinon on finira bien par finir ce qu’on a commencé aujourd’hui…


C’était la première chose qui me venait à l’esprit après des excuses, mais ça, je les avais déjà faites et je ne m’abaisserais pas à les faire une seconde fois malgré la culpabilité. Peut-être qu’en mettant quelques petites choses au clair dès maintenant l’on pourrait avancer sans trop craindre de marcher sur une bombe… Oui, mais non, je n’y croyais pas moi-même, car je savais très bien que la discussion sur les limites allait déjà en faire exploser une nouvelle. Puisque nous y étions, pourquoi ne pas commencer tout de suite ? J’étais peut-être mentalement exténuée mais cela m’aidait à lever certaines inhibitions également. Un mal pour un bien, j’imagine. Alors autant mettre les pieds dans le plat immédiatement, quitte à devoir détruire les derniers espoirs de Kenneth, autant le faire rapidement. Je laissais mes mains glisser de sa nuque jusqu’à ses hanches en passant lentement sur sa poitrine, bien consciente de ma tentative de noyer le poisson en prononçant innocemment la suite.

À commencer par les ordres. Je déteste ça, autant que les menaces. Tu ne peux pas t’attendre à ce que je les encaisse gentiment sans rien dire.


Pas plus qu’il ne pouvait s’attendre à ce que je fasse taire ma fierté, même quand j’étais dans l’erreur. Une partie de ma conscience que j’eus envie de lyncher me rappela que c’était exactement sur ce terrain qu’il avait gagné aujourd’hui. J’avais ravalé ma fierté pour admettre mes erreurs, mais je ne pouvais pas prendre le risque qu’il se repose sur ces lauriers et qu’il pense pouvoir arriver à un tel résultat à chaque fois que nous nous opposerions. Je ne supporterais pas de me retrouver constamment en position de faiblesse face à lui malgré tout. Ma main quitta sa hanche à la vitesse de l’éclair pour attraper ses cheveux avec une nouvelle hargne grondante au fond de mon regard, rapprochant nos visages jusqu’à ce qu’ils soient assez proches pour me permettre de mordre si l’envie m’en prenait, même si l’envie de l’embrasser était bien plus forte.

Je ne suis pas ta subordonnée et encore moins ta femelle soumise. Est-ce que tu peux le supporter, oui ou non ?


J'haussais un sourcil de défi, drapée à nouveau dans ma fierté, je voulais qu’il me reconnaisse comme son égale. Je ne voulais pas revivre l’épisode de cette journée, jamais, et pour cela, j’avais besoin de m’imposer, quitte à utiliser une métaphore ironique sur l’un des sujets sensibles. L’aspect si sauvage de cet homme que je ne voulais pas admettre. L’envie de m’imposer physiquement prit rapidement le dessus et ce fut mon tour de lui imposer un baiser rude et exigeant. Jusqu’à utiliser mon corps pour nous décoller de la voiture dans laquelle je n’entrerais que lorsque j’aurais obtenu ce que je désirais. Je m’arrachais complètement de Kenneth en me reculant d’un pas, laissant mon regard provocateur errer entre la voiture et l’homme. La balle était dans son camp, ne dépendait que de lui d’en faire bon usage encore une fois …

   



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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Ven 19 Aoû - 18:51


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Voilà pourquoi je n'abandonnais pas. Pour ces instants où nous laissions ce feu, cette passion nous dévorer les entrailles et que nous partagions ces moments dans des soupirs et des gémissements de plaisir. Je savais très bien ce qu'elle ressentait, je ressentais exactement la même chose. Mais elle luttait, encore et toujours, et puisque j'avais mis fin au baiser, elle reprit la bataille. Peut-être devrais-je l'embrasser en permanence ? C'était sans aucun doute le seul instant où elle se laissait réellement aller et qu'elle se taisait. Je vis Lucrezia se mordre la lèvre avec force et mes yeux observèrent ce geste avant de se fixer à nouveau sur les siens. Elle me donnait envie de l'aider. J'aurais peut-être dû le faire avant qu'elle n'ouvre la bouche mais maintenant il était trop tard. Des limites ? Bon sang, quoi encore ? Et finir ce qu'on avait commencé aujourd'hui ? Un sourire se dessina sur mes lèvres avant que je ne plonge mon visage dans son cou pour déposer quelques baisers sur sa peau.

Ca me plairait... murmurais-je contre elle, insinuant qu'elle parlait de sexe et de la passion que nous avions éveillée un peu plus tôt.

Mais une partie de moi-même savait très bien qu'elle parlait de tout autre chose. Les mains de Lucrezia sur mon torse interrompirent mes baisers et je me redressais lentement, bien conscient qu'elle ne me laisserait pas poursuivre sur ma lancée. J'arquais un sourcil, écoutant ses paroles avec attention. Ce n'était pas comme si je la menaçais tous les jours. Je lui donnais des ordres lorsque c'était nécessaire. Elle ne pouvait pas faire ce qu'elle voulait quand elle le voulait parce que ça lui chantait sans mesurer les conséquences de ses actes. Elle n'était pas consciente, et aujourd'hui était le parfait exemple. Sa prise dans mes cheveux me fit échapper un très discret soupir parce qu'il fut brusque et sans préavis, et je la laissais me guider à elle, réduisant la distance entre nos visages. Je ne pouvais pas croire qu'elle me parlait ainsi. Est-ce que j'avais l'air de la traiter comme « ma femelle soumise » ? Dieu savait à quel point elle était loin, très loin, d'être soumise et j'aurais pu en rire si elle n'avait pas été aussi sérieuse. Bon sang, la vérité était que j'aurais probablement été bien pire si elle avait été un homme ou une femme lambda. Je l'avais épargnée parce que je tenais à elle, bien au contraire. Ce n'était pas suffisant ? Elle haussait un sourcil et j'entrouvris à peine les lèvres. Est-ce qu'elle jouait ou est-ce qu'elle me prenait pour un idiot ? Est-ce qu'elle profitait de cet instant pour me manipuler une nouvelle fois ? Elle exigeait encore et cette fois-ci c'était quelque chose que je ne pouvais pas lui offrir. Rapidement, elle m'embrassait avec la même fermeté que ses propos et je répondis à son baiser par réflexe avec une parfaite symétrie. Elle se libérait de ma proximité et de mon emprise, le regard errant entre la voiture et moi. C'était sa condition pour monter dans le véhicule, je l'avais bien compris, et je hochais négativement la tête. Elle ne pouvait pas toujours avoir ce qu'elle voulait, pas toujours obtenir ce qu'elle attendait de moi, mais elle allait monter dans la voiture qu'elle le veuille ou non. Et ça, c'était une certitude. L'avantage pour moi, c'était le fait que ce soit une voiture de patrouille de Shadowhunters. Pas de poignées intérieures à l'arrière, un grillage qui séparait l'avant de l'arrière et pas moyen de s'enfuir une fois qu'on y était. Un espace prévu pour les pires criminels des rues de la Nouvelle-Orléans. Je pouvais toujours l'allonger de force à l'arrière, claquer la portière ensuite et la ramener chez elle. Ca me paraissait être le meilleur compromis. Elle pourrait me frapper ensuite, ce n'était pas très grave, tant qu'elle était en sécurité.

On sait tous les deux que tu n'as jamais été ma... femelle soumise. Tu es inconsciente, têtue, parfois incohérente et tu te mets en danger comme bon te semble, mais, désolé, pas en ma présence. Si je te donne des ordres, c'est que j'ai une bonne raison de le faire, et encore plus dans l'exercice de mes fonctions. Je suis prêt à faire des efforts, tu le sais, mais sûrement pas lorsque je porte cet uniforme.

Aujourd'hui, Lucrezia avait mérité son sort. Certes, je n'aurais jamais dû lever la main sur elle, mais tout ce que je lui avais dit était parfaitement adapté, elle ne pourrait pas me convaincre de l'inverse. Elle ne pouvait pas espérer faire de la merde et que je la soutienne. C'était hors de question. Et accepter sa requête, c'était accepter de me taire pour ne pas la contrarier. C'était mal me connaître et lui faire une faveur qui ne lui rendrait pas service.

Tu ne comprends que les ordres et les menaces. Il est inutile d'essayer de te convaincre ou de te faire changer d'opinion, tu es bien trop bornée pour ça. C'est hors de question.

Si ses bêtises provoquaient la mise à mal de sa sécurité, je m'en voudrais éternellement pour avoir accepté ce foutu pacte, et ce ne serait plus ma sœur jumelle seule qui hanterait mes nuits et mes cauchemars. Alors ma décision était prise. J'ouvris très rapidement la portière arrière avant d'attraper Lucrezia dans mes bras et de la contraindre, avec force voire violence s'il le fallait, de rejoindre la banquette arrière du véhicule.

Désolé, mais tu montes dans la voiture.

Je la jetais comme je le pouvais à l'arrière et m'empressais de refermer la portière pour la piéger dans la voiture avant qu'elle n'ait le temps de me donner un coup de pied.

Et c'était un ordre ça tiens. Tu l'as réclamé celui-là.

Je repris mon souffle, peu fier de ce que je venais de faire, mais en même temps satisfait d'assurer sa sécurité. Elle pouvait en faire qu'à sa tête si elle le souhaitait, mais dommage pour elle, elle était tombé sur aussi borné qu'elle, et s'il fallait que j'utilise ma supériorité physique contre elle-même pour la protéger, il était évident que je le ferais, sans réfléchir, comme maintenant. Je claquais la portière avant côté passager, puisqu'elle avait choisi de ne pas monter par elle-même, et fis le tour du véhicule pour m'installer à ma place de conducteur. Je me tournais vers elle pour tout de même vérifier que tout allait bien :

Alors ? Comment ça va ? C'est confortable non ?

Oui, je la provoquais, ravalant un rire mais laissant un sourire s'afficher sur mon visage alors que je l'observais, réellement attentif à elle.

Inutile de coopérer, je sais où tu habites.

Lucrezia s'en remettrait, elle finirait par me pardonner, mais au moins je ne m'étais pas engagé à promettre quelque chose que je savais pertinemment ne pas pouvoir tenir. Quelle sale petite manipulatrice, je ne pouvais pas croire qu'elle avait voulu m'obliger à accepter un tel deal. Elle était un peu trop intelligente pour mon propre bien. Je démarrais le véhicule et m'engageais sur la route pour rejoindre l'artère principale et prendre la direction du domicile de Lucrezia.

   



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