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 Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}

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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Ven 19 Aoû - 20:17


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Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet



Je m’étais vendue je le savais, ne me restait qu'à essayer de ne pas craquer complètement pour ne pas l’inciter à en abuser. Pourtant le murmure qui me parvint me fit bien comprendre qu’il était trop tard pour essayer de me rattraper. Il allait agiter le sexe comme une carotte et en bonne rongeuse que j’étais, j’allais être sauvagement tentée. Mais l’homme était moins profiteur que ce que j’aurais cru. A sa place j’aurais sauté sur cette faiblesse pour le faire plier, mais non pas lui, putain de chevalier sur son cheval blanc. En le voyant secouer la tête je fronçais des sourcils et plissais les yeux, méfiante à nouveau. Quoi non ? J’attendais la suite pour bien comprendre mais je crois que j’aurais préféré ne jamais l’entendre. Moi me mettre en danger comme bon me semblait ? S’il seulement il savait que je n’avais fait qu’une erreur en sa présence, une putain d’erreur sur des centaines de fois où j’aurais pu me faire attraper pour mon implication dans la résistance. Mais bien sûr je ne pouvais rien dire et je devais garder mon indignation pour moi. Même si celle-ci allait en grandissant au fur et à mesure des propos qui m’arrivaient aux oreilles. Ne pas faire d’efforts lorsqu’il portait l’uniforme ? Bien sûr et j’étais naïve de penser qu’il était autre chose qu’un connard de shadowhunter. Ok, j’ai regretté cette pensée à la seconde même où je l’ai formulé. Kenneth n’était pas juste un shadowhunter, il me l’avait prouvé. Je continuais à passer mes nerfs sur lui lorsqu’il était le seul à me protéger, tout ça pour continuer de me protéger moi. Depuis quand étais-je devenue si égoïste, insensible et ingrate ?

Etrangement une affirmation eut le don de me calmer parce que pour une fois j’étais prête à la reconnaitre comme vraie. Le seul moyen que j’avais laissé à Kenneth de me parler passait par la violence, j’étais celle qui s’était fermée à un autre moyen de communication. J’en étais encore à digérer cette révélation lorsqu’il me fit entrer de force dans la voiture. Je lui offris pour toute résistance, une exclamation étouffée de surprise et de mécontentement. Etre traitée comme un sac à patate ne resterait pas la meilleure expérience de ma vie, surtout avec ma tête se cognant contre je ne sais quelle partie métallique de cette prison sur roue. La voix étouffée de Kenneth me parvint de l’extérieur et je ne retins pas la bouffée d’indignation qui me serra la gorge.

Tu te fous de moi Kenneth !


Je me redressais tant bien que mal, une main en train de masser mon crâne, l’autre à la recherche instinctive d’une poignée. Je m’étais faite avoir comme une bleue et j’en rageais ouvertement. Super ma démonstration de force c’était encore soldée par un échec cuisant avec sa meilleure amie l’humiliation. J’étais à deux doigts de lui demander de me laisser sortir mais c’était avant de réaliser que cela ne servirait à rien. Aucune chance qu’il me laisse sortir maintenant qu’il m’y avait mise par surprise. Alors au lieu de réclamer je donnais un coup de pied violent dans la grille au niveau de son visage satisfait. Coup de pied que je m’imaginais très bien mettre autre part. Mais je ne lui ferais pas le plaisir de lui prêter attention, encore moins de répondre à ses provocations. Je me calais rageusement dans la banquette alors qu’il mettait le contact. Retour case départ. Quelque chose n’allait pas chez moi, je comprenais tout de travers, faisais tous de travers et c’est ce qui était le plus rageant dans cette histoire. Je ne pouvais pas rester sans rien faire sinon je signais la fin de ma contenance. Je me redressais alors pour me débarrasser de ma blouse et détachais mes cheveux pour passer mes mains dedans dans une tentative de me calmer. C’est là qu’un constat de frappa de plein fouet et me redonna le sourire. J’allais pouvoir remettre Kenneth dans ses trente-six mètre finalement. Je me réinstallais alors tranquillement avant de renvoyer la pareille à mon tortionnaire.

Très confortable en fait, je suis agréablement surprise. Puis c’est un avantage puisque l’on risque d’y dormir ce soir. A part si tu as une clé de chez moi en plus ?

Je n’avais qu’une envie pourtant, c’était que cette confrontation prenne fin et que je puisse me morfondre en paix mais le destin avait décidé de tester les limites de mon contrôle. En effet, toutes mes affaires étaient encore dans mon bureau à l’hôpital, ce qui incluait les clés de mon appartement. Et j’osais espérer que Kenneth ne me ferait pas l’affront de me déposer devant la maison que je partageais avec mon mari quelques mois plus tôt. Quoi qu’en y réfléchissant, je pouvais bien utiliser ce fait pour provoquer sa jalousie. Ce ne serait qu’une douce vengeance pour m’avoir enfermé de force à l’arrière de cette voiture et après on pourrait tourner la page.

A moins, bien sûr, que tu ne veuilles me déposer chez mon mari ?

C’était vicieux, même pour moi, pourtant une partie de moi-même était satisfaite. A vrai dire, je ne devrais pas, puisque je ne faisais que m’enfoncer un peu plus dans mon attitude de garce, là où Kenneth essayait d’arrondir les angles. Quand est-ce que j’allais arrêter cette comédie idiote. Je perdis mon sourire provocateur et détournais les yeux vers la route qui défilait.

Oublies ça, c’est la pire idée que j’ai pu avoir.

Toujours pas d’excuses à proprement parler mais j’espérais qu’il entendrait les remords dans ma voix. Je gâchais continuellement ses efforts pour des raisons de plus en plus troubles. Je n’étais pas encore devenue une sadique, du moins je l’espérais, et il était grand temps que j’arrête de le faire tourner en bourrique. Ceci dit, je ne savais vraiment pas comment faire pour nous sortir de l’impasse dans laquelle je nous avais mise. Même rentrer chez moi devenait compliqué, pas de double caché sous le paillasson, j’étais bien trop paranoïaque pour ça. Non toutes mes affaires personnelles étaient bien en sécurité dans un caisson fermé à clé dans mon bureau, de fait la seule clé que j’avais sur moi. Mais je ne pensais pas que Kenneth aie envie de retourner à l’hôpital, ce qui saperait tout l’effet qu’il avait mis dans notre départ. Je soufflais un coup de lassitude en calant ma tête en arrière sur la banquette, j’allais vraiment devoir finir chez mon mari, génial…

   



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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Mer 24 Aoû - 3:06


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Un violent coup de pied dans le grillage me fit reculer spontanément et si mon sourire avait dû s'effacer un bref instant, il s'installa à nouveau sur mon visage, plus éclatant que précédemment encore. Ouh... C'est qu'elle allait me mordre la demoiselle. Quelle hargne. J'étais visiblement plus en sécurité en la mettant en cage. Lucrezia semblait abandonner le combat en s'installant au fond de son siège alors que je démarrais le véhicule. Et bien, si on m'avait dit que cette mission se finirait ainsi, je n'y aurais très franchement pas cru. Je roulais tranquillement, jetant régulièrement des regards dans mon rétroviseur. Lucrezia se mettait un peu plus à l'aise et prenait ses marques dans sa prison dorée. Sa voix attira mon attention jusqu'à ce qu'elle m'envoie une bombe en pleine face. Bien évidemment, comme j'étais bête. Elle était restée calme pour cette raison, mais en plus j'avais été complètement stupide de ne pas avoir pensé à cette donnée. Si elle cachait un double de ses clés quelque part, elle ne me le dirait probablement pas et je ne pouvais pas prendre le risque que ce ne soit pas le cas de toute façon. Mes yeux se fermèrent une fraction de seconde alors que je soupirais bruyamment, expirant ma frustration. Que devais-je faire ? Demi-tour ? La re-déposer à l'hôpital ? L'emmener chez moi ? Son mari. Je la fusillais du regard via le rétroviseur, constatant son sourire provocateur. Sale petite garce. Est-ce que je l'avais mérité ? Mais à vrai dire, elle venait de m'apporter une nouvelle option et, en toute honnêteté, elle paraissait être la meilleure bien malgré tout. Même si je n'appréciais guère son mari pour des raisons évidentes, elle serait en sécurité auprès de lui et c'était le seul lieu où je pouvais la déposer aujourd'hui. Je hochais négativement la tête. La pire et la meilleure idée à la fois, bordel. Je vis Lucrezia perdre son sourire pour détourner son regard vers la route. La pire idée ? Je la contredis immédiatement :

A vrai dire, c'est la meilleure idée que tu ais eue aujourd'hui.

Et cela m'écorchait la gueule de le dire. Je n'aimais pas cette idée qui paraissait la plus cohérente et la plus satisfaisante. J'étais un homme jaloux, très jaloux, et Lucrezia en était parfaitement consciente, c'était d'ailleurs bien pour ça qu'elle m'avait balancé cette idée dans le nez en premier lieu. Je ne savais pas ce que j'avais fait pour mériter ça. Peut-être qu'elle me détestait finalement. Peut-être n'était-elle attirée que par la chair et la passion mais pas par l'homme – ou l'animal, je ne savais plus trop parfois – que j'étais ? Il fallait que je sois cohérent et objectif : s'il y avait encore quoi que ce soit entre son mari et elle, elle ne vivrait pas dans son propre appartement. Sa vie de couple était encore floue pour moi et ce n'était pas réellement mes affaires, même si je m'étais renseigné sur lui par pure curiosité malsaine. Néanmoins, même si j'avais bien conscience de certaines données, j'étais possessif et pourquoi aurais-je fait une telle chose si ce n'était pas pour prendre soin d'elle ? Alors pourquoi cherchait-elle à me briser à chaque seconde ? Je pris une nouvelle direction, car bien évidemment, je savais où habitait son mari, cela avait fait partie de ma petite enquête le concernant. Je lui adressais un regard colérique via le rétroviseur. Il valait mieux que je me taise ou j'allais encore être venimeux et véhément. Lucrezia prenait clairement du plaisir à me faire du mal. Est-ce que j'étais un simple défouloir ? Une occupation ? Un passe-temps ? Un véritable divertissement ? Me faire courir encore et encore en m'insultant dans le processus ? Je sentais une nouvelle crise de nerfs pointer le bout de son nez, car même si je faisais ça pour elle, la déposer chez son mari, je n'étais pas satisfait de cette situation, et enfoncer le clou était la dernière chose qu'elle devrait faire. Je soufflais discrètement, roulant silencieusement vers ce qui serait bientôt la fin de notre interaction. Son mari, vraiment, quelle ironie. Bientôt, je pris la dernière rue avant notre arrivée à destination. Je n'avais plus accordé un seul regard à Lucrezia. Elle venait peut-être encore de dépasser une limite fragile, pourtant je n'allais pas faillir, ni ouvrir la bouche. Nous quitter en nous hurlant dessus une nouvelle et dernière fois était bien évidemment hors de question. J'allais éviter la confrontation puisque c'était ce qu'elle semblait vouloir provoquer en permanence. Je ne lui ferais pas ce plaisir, et si j'avais besoin de me défouler après ça, je trouverais bien quelque chose, quelqu'un, mais pas hurler sur Lucrezia. Je me garais à quelques maisons de distance de chez son mari et coupais le contact calmement. Je m'empressais de sortir du véhicule et le contournais pour ouvrir la portière arrière côté trottoir. Parfaitement silencieux, je la libérais de sa prison. J'avais fait ce que j'avais à faire. Elle ne pouvait plus m'obliger à faire plus. Qu'elle soit ingrate ou non serait son problème. Actuellement, j'étais bien trop en colère pour faire le moindre effort supplémentaire. Il me semblait, rien qu'aujourd'hui, en avoir fait suffisamment avec elle pour l'année à venir. Je m'épatais moi-même de ma patience qui était bien plus limitée avec quiconque autre que cette brunette.

   



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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Mer 24 Aoû - 10:15


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Le soupir bruyant attira mon attention, c’est ce qui me permit de saisir une expression de Kenneth à la volée. Bien, nous étions deux à ne pas savoir quoi faire de moi, vraiment parfait. Tellement que le shadowhunter sauta sur la porte de sortie que je lui avais offerte. Mais il pensait vraiment que c’était une solution viable ? Je n’avais même plus envie d’être offusquée par le ton et la tournure de sa phrase. En fait, j’étais sidérée qu’il pense une seule seconde que j’allais sagement aller passer du temps dans cette maison. Bien, en réalité, il pouvait y croire vu qu’il ne savait rien de ma vie personnelle. Enfin rien, il connaissait apparemment l’adresse puisqu’il ne me la réclama pas tout en prenant la bonne direction. J’utilisais le peu de temps qu’il me restait pour faire le point sur mes options tout en glissant de temps en temps un regard vers le conducteur. Il était en train d’écumer de rage en silence d’après ce que je pouvais voir, mais je n’étais pas tout à fait sûre de la raison. Si me déposer chez mon mari l’emmerdait autant, il n’avait qu’à retourner à l’hôpital chercher mes clés. J’étais certaine que le shadowhunter avait encore des tours dans sa manche, il n’aura qu’à réclamer mes affaires comme preuves, personne ne l’arrêterait. Puisque nous ne reprenions pas le chemin de l’hôpital, j’en déduis que cette rage m’était encore une fois destinée. Je l’avais mérité clairement alors je n’avais plus qu’à me taire et espérer que la tempête passe sans faire trop de dégâts.

En engageant la voiture dans la bonne rue, j’eus un sourire de dépit. Quelqu’un avait vraiment bien fait ses devoirs. Qu’avait-il pu découvrir de plus sur moi ? La panique revint un peu trop facilement à mon goût autant que ma tendance à la paranoïa. Je m’imaginais déjà qu’il avait découvert pour la Menrva et cette idée allait peser comme une épée de Damoclès au-dessus de ma tête. Je jetais un regard inquiet vers Kenneth qui n’avait plus pipé mots depuis plusieurs minutes. Je n’avais aucune idée de ce qui allait me tomber sur le nez désormais et l’incertitude provoquait une angoisse latente qui je détestais. Angoisse qui alla en s’empirant alors que Kenneth se gara sans un mot et m’ouvrir la portière toujours silencieux, attendant que je sorte de moi-même. Ah ça pour m’y faire entrer, il avait su y mettre du sien hein. Mon regard se fixa sur la maison que j’apercevais malgré la distance. À la limite, je pourrais entrer et appeler un taxi pour retourner à l’hôpital, Kenneth mettrait les voiles entre-temps et je serais tranquille. Mais à vrai dire, je n’étais pas en état de devoir affronter mon mari juste après Kenneth. J’allais encore devoir endurer une slave de reproches que je n’avais pas envie d’essayer d’encaisser. Je finis tout de même par me glisser hors de la voiture avant que Kenneth ne m’explose en plein visage, mais ma main refusa de lâcher le haut de la portière au moment de devoir simplement partir. Je ne pouvais pas remettre les pieds dans cette maison. J’avais fui mes souvenirs et j’en avais honte, mais il était trop tard pour revenir en arrière et revenir dans cette maison serait une vraie torture que je ne voulais pas endurer. Tant pis pour mon image, j’allais supplier.

Je t’en prie ne m’oblige pas à faire ça. Je préfère encore dormir dans un coin de l’hôpital où personne ne viendra me chercher. Tiens la morgue par exemple, très peu de passage. Je lui offris un sourire engageant avant de secouer la tête et froncer les sourcils. Non, il va y avoir notre homme et il attirera peut-être tes collègues.

Je déblatérais, je le savais, mais je crois que j’étais en train de craquer. J’allais passer pour une folle furieuse, mais tant qu’il ne me forçait pas à entrer dans cette maison, je n’en avais rien à faire.

Non, la gériatrie ! Des vieux sans familles, il n’y a que ça dans le service, j’en suis certaine. La plupart sont tellement shootés qu’ils sont quasiment dans le coma.

Je trouvais mon idée très bonne, même si mon cerveau n’y avait réfléchi qu’un quart de seconde. C’était une bouée de sauvetage comme une autre. Mais en rassemblant mes idées, je réalisais que Kenneth allait juste me rire au nez, ou crier, au choix. Alors peut-être que si je partais juste en courant dans l’autre sens… Mon regard glissa vers la rue déserte. Si seulement j’avais fait de l’athlétisme dans ma jeunesse, peut-être que j’aurais eu un semblant de chance. Et si je retournais dans la voiture et refusais d’en descendre ? Kenneth serait bien capable de m’en extraire de force et de sonner à la porte de la maison pour s’assurer que j’y entre. J’étais tellement foutue que je laissais tomber tous mes plans, plus de réflexion, juste un mal-être persistant. Mon regard se perdit sans se fixer vers la maison.

Tu sais quoi, oublie.

Je lâchais enfin la portière pour contourner Kenneth et avancer sur le trottoir, incapable de savoir quoi faire. Est-ce que j’allais avoir le courage de franchir cette porte et ignorer tout ce qui allait se passer autour de moi pour m’enfermer dans un coin le temps de reprendre le contrôle ? Il y avait peu de chances, très peu de chances...

   



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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Mer 24 Aoû - 14:45


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Rien. Lucrezia restait incrustée au fond de son siège, pensive, et j'attendis avec impatience qu'elle descende de la voiture. Allais-je devoir la sortir par moi-même ? Je lui laissais encore quelques secondes avant qu'elle ne se décide finalement d'elle-même à descendre. Je remarquais immédiatement sa retenue. Tout semblait crier « au secours » en elle mais je n'étais pas sûr de comprendre pourquoi. Ses doigts s'accrochèrent à la portière comme si cette dernière aurait pu la sauver. Se raccrocher à n'importe quoi hein ? J'avais soudainement la sensation de l'envoyer en prison moi-même, ce que j'avais voulu lui esquiver jusqu'à maintenant. C'était incohérent. Il devait sûrement me manquer des informations cruciales pour comprendre la situation. Je croisais son regard et ses mots me frappèrent en plein estomac. Je redressais spontanément le menton, la détaillant avec un peu plus d'attention. Bon sang, qu'est-ce qui s'était passé dans cette maison ? C'était la première fois, la toute première fois que je la voyais perdre autant ses moyens. Même lorsque j'avais failli l'emmener à la base, elle ne s'était pas comportée ainsi. Je fronçais les sourcils alors qu'elle débattait seule des possibilités qui pourraient lui permettre de ne pas retourner chez son mari. Et moi, dans mon esprit, les scénarios allaient de bon train. Etait-il abusif ? Avait-elle passé les pires années de sa vie à ses côtés ? Est-ce qu'il allait l'humilier si elle se pointait chez lui ? Est-ce qu'elle préférait dormir dehors plutôt que de sonner à sa porte ? Sa détresse était palpable et soudainement, je ne pouvais pas lui infliger ça. Putain de bordel de merde, Lucrezia. Ce fut la seule pensée cohérente que je fus capable de formuler sur les émotions bien enfouies qu'elle me faisait ressentir. Pourquoi étais-je aux petits soins avec elle exactement ? Merde, j'étais vraiment à sa disposition. Parfois je l'assumais, et parfois cette constatation me rendait malade, comme maintenant. Elle avait voulu me faire mal et j'étais encore là, à vouloir arrondir les angles et à vouloir l'épargner. Pourquoi avait-elle le droit de me blesser et pas moi ? Pourquoi ne m'y autorisais-je tout simplement pas ? Elle n'allait pas mourir à franchir le palier de sa maison ; ou du moins, je le pensais, et son mari n'allait pas la retenir en otage. Je pouvais lâcher du lest. Le regard de la brunette se perdit dans le décor. Je crois qu'elle observait l'horreur à l'horizon : sa maison. Je ne pouvais pas la laisser dans un tel désespoir. Elle renonçait et lâchait la portière avec résignation avant de vouloir me contourner pour se rendre sagement chez son mari. Je la stoppais immédiatement, attrapant solidement son avant-bras pour la figer au sol.

Où est-ce que tu veux aller ? A l'hôpital récupérer tes clés ? Demandais-je d'une voix basse.

C'était peut-être la meilleure solution, ainsi elle pourrait également rassurer ses collègues même si tous mes effets seraient instantanément ruinés. Je l'avais humiliée, certes, mais il faudrait bien qu'elle retourne travailler puisque tout ceci n'avait été que du bluff, mais tenait-elle vraiment à le faire maintenant ? Je ne savais pas ce qu'elle voulait. Je n'y comprenais plus rien. Une partie de moi était toujours en colère mais je la contrôlais tant bien que mal, latente dans mes entrailles, prête à exploser au moindre nouvel écart de Lucrezia. Lui hurler dessus dans une telle situation n'allait pas arranger les choses et ceci même si j'en mourrais d'envie. Je relâchais son bras aussi vite que je l'avais saisi dans ma poigne. Bon sang, comme j'avais envie de lui secouer les puces. Et voilà, j'étais officiellement devenu son taxi. Autant porter un badge « petit chien au service de Lucrezia Mantegna », ça aurait été bien plus parlant.

Qu'est-ce que tu veux Lucrezia ? Et bon sang, pourquoi tu paniques en voyant la maison de ton mari ? Haussais-je spontanément le ton sans m'en apercevoir.

Je ne m'attendais pas à une réponse. Elle allait probablement esquiver astucieusement la question comme à chaque fois que le sujet la concernait. J'étais si incroyablement honnête par rapport à elle que c'en était dérangeant. N'était-ce pas censé être l'inverse ? De quoi se protégeait-elle tant ? J'avais décidé de l'épargner et de la protéger, certes, mais une partie de moi-même me trouvait bien con, bien naïf, et je tolérais difficilement ce qu'elle faisait de moi. Je devrais peut-être l'emmener là où elle le souhaitait, la déposer et tourner la page, même si je ne m'en croyais pas spécialement capable. J'oscillais en permanence entre un acharnement franc et le désir de me protéger moi-même. Parce que cette femme était en train de prendre tout le contrôle et que je ne pouvais pas me résoudre à baisser tête et queue comme elle m'obligeait à le faire la plupart du temps. L'animal sauvage en moi sans aucun doute. Pourtant, je n'étais pas capable de la laisser partir non plus. Se rendait-elle compte de ce qu'elle me faisait subir et ce qu'elle faisait de moi ? J'étais dans une impasse tant est si bien qu'elle échapperait à son mari aujourd'hui. Au moins, cela eut le don de me ravir d'une certaine façon.

   



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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Mer 24 Aoû - 19:28


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Je me sentais complètement partir, je sentais de moins en moins mes membres et pour cette raison, j’eu du mal à m’arrêter lorsque Kenneth m’attrapa le bras. Heureusement qu’il me tenait fermement ou je pense que je me serais juste écroulée par terre. Je me rattrapais à son bras dans un réflexe à peine contrôlé avant de poser mon regard sur lui sans vraiment le voir. J’avais même du mal à vraiment interpréter ses paroles. Où je voulais aller ? L’hôpital ? Oui pourquoi pas, même si je ne voyais pas pourquoi il me ferait cette fleur encore. Tout ce que je savais, c’est que je ne voulais pas être ici. Sincèrement si je devais choisir entre fuir cette maison ou fuir Kenneth, je préférais fuir la maison et rester avec lui toute la nuit.

Où tu veux tant que c’est loin d’ici.

Ma voix avait beau être réduite à un filet, je pensais qu’il m’avait entendu, et même si ce n’était pas le cas, j’étais si fatiguée que ça n’avait plus aucune importance désormais. Je me sentais capable de m’endormir sur sa banquette arrière et ne plus me réveiller avant des heures. Ah, l’état de choc se faisait-il enfin un chemin jusqu’à mon cerveau de maniaque du contrôle ? Peut-être bien. Mais je dus me faire violence pour me reprendre assez en main et tenir debout toute seule puisqu’il me retira soudainement son soutien. Merde, je devais tellement ressembler à une loque désormais, j’en aurais eu honte si seulement j’en avais l’énergie. Si Kenneth aussi le ton, je n’y prêtais même pas attention, concentrée afin de tenir un minimum le cap. Mais je pris la question un peu trop littéralement, incapable de réfléchir sur la réelle réponse qu’attendait le shadowhunter.

Dormir… Je veux dormir.

À cet instant, je ne réalisais même pas que j’avais répondu à côté de la plaque. Mais si Kenneth s’énervait, je crois que je n’aurais même plus de réactions. A vrai dire plus rien n’avait d’importance, ni notre dispute, ni l’humiliation que j’allais devoir subir au travail désormais, ni même la possibilité qu’il apprenne toute la vérité sur moi, même, demain, n’avait aucune consistance à mes yeux. Alors les mots s’échappèrent sans même que j’y prête attention.

Parce qu’elle est hantée.

Mon regard avait à nouveau glissé vers la maison parce que je savais très bien ce qui m’y attendait. Le fantôme de mon petit garçon, le seul être que j’avais aimé inconditionnellement dans ma vie, même mon mari n’avait pas eu le droit à ce type d’amour. Et je l’avais trahi, abandonné, incapable de le sauver, moi un médecin, quelle honte. Même après sa mort, je continuais d’être une mère épouvantable. J’avais fui tout ce qui pouvait me le rappeler au quotidien, tout en cultivant ma vengeance contre les seuls que je pouvais blâmer hormis moi-même.

Je ne peux pas y retourner, il est partout et je l’ai abandonné. Je suis une mauvaise mère.

Je devenais parfaitement incohérente, mais j’avais du mal à former ne serait-ce qu’une pensée cohérente, alors des paroles. Je n’arrivais même pas à pleurer malgré la douleur à vif dès que je devais en parler, trop anesthésiée pour extérioriser cette fois. Je me contentais de me tourner vers Kenneth avec le peu d’impatience qu’il pouvait subsister en moi.

On peut partir maintenant ?

J’avais attrapé son bras à nouveau, et peut-être que c’était un geste désespéré, mais il m’avait donné l’espoir d’une sortie à ce cauchemar que je n’allais pas laisser passer, même au prix de ma fierté. Parce que je voulais vraiment mettre les voiles à tout prix, même celui de la vérité. Kenneth pouvait bien me poser toutes les questions du monde, ou presque, j’y répondrais automatiquement sans rechigner.

   



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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Mer 24 Aoû - 20:26


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Kezia
Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet



J'écoutais attentivement Lucrezia. Ma foi, j'avais la profonde sensation qu'elle était en train de péter un plomb. L'amener chez son mari avait été une véritable mauvaise idée visiblement, à tel point que je n'en aurais jamais pu m'en douter. C'était la première fois que je la voyais dans un tel état et j'aurais préféré lui épargner ça. Dormir, voilà sa requête, et lorsqu'elle prononça ces mots, je pensais immédiatement à la déposer à l'hôtel. Voilà qui réglerait le problème. Elle se reposerait, en sécurité, et quand elle serait prête, elle retournerait à l'hôpital récupérer ses affaires, et parmi elles ses clés. Dommage de ne pas y avoir pensé avant, nous aurions pu nous épargner toute cette comédie. Je ne commentais rien, la laissant terminer de dire ce qu'elle avait à dire. Hantée ? C'était une blague c'est ça ? Oh je savais bien ce que ce terme voulait dire. J'étais un homme qui voyait sa sœur jumelle dans les moments les plus désespérés, je pouvais imaginer ce qu'une maison hantée pouvait être. Mais là, tout de suite, je pensais que Lucrezia se foutait ouvertement de ma gueule. Je me redressais à peine, la colère en moi grondant un peu plus fort. Elle pensait que c'était le moment de faire ce genre de blagues stupides pour nous éloigner de la maison de son mari ? Pourtant, avant que je ne puisse dire quoi que ce soit, elle surenchérit, me donnant de nouvelles informations. « Je suis une mauvaise mère. » A cette affirmation, j'eus un mouvement de recul incontrôlé.

Quoi ? Murmurais-je simplement.

Est-ce qu'elle avait perdu un enfant ? Je ne sus pas quoi dire et lui poser davantage de questions était vraisemblablement la plus mauvaise idée pour le moment ; oui, pire que celle qui consistait à l'emmener chez son mari. Le fait qu'elle me réponde avec tant de sincérité me bouscula profondément. Cela ne lui ressemblait pas, ce qui m'indiquait qu'elle n'était pas loin du point de rupture. Je n'avais pas été préparé à ça. Je m'étais dit qu'elle évincerait la question ou qu'elle se tairait. Jamais qu'elle ne dirait de telles choses aussi ouvertement sans que je ne trouve un subterfuge pour l'y obliger, même si tout n'était pas totalement clair. Bon sang, soudainement, ma colère céda pour laisser un sentiment désagréable de culpabilité. Ce n'était pas ma faute, je n'aurais pas pu le deviner, mais je l'avais peut-être jugée un peu vite. Je savais ce que ça faisait que d'être hanté, je le savais parfaitement et je ne souhaitais ça à personne. Personne à part peut-être ce salopard de Stain. J'avais posé mon blâme sur lui, alors que Lucrezia ne semblait blâmer qu'elle. Sa situation devait être encore plus ingérable que la mienne. Je hochais négativement la tête. Nous en avions fini pour le moment. La journée commençait à devenir beaucoup trop longue. Il fallait qu'elle se termine. Sa main s'était posée sur mon bras, ou plutôt s'était accrochée à mon bras. Même si je rêvais de la repousser pour lui faire comprendre que je n'étais pas son jouet et qu'elle ne pouvait pas me prendre comme bon lui semblait, je n'en trouvais pas la force et la laissais faire, comme d'habitude.

Oui, répondis-je brièvement à sa dernière requête.

Nous n'avions plus rien à faire là et le premier hôtel que nous croiserions serait notre destination. Je refermais la portière arrière pour finalement ouvrir celle à l'avant.

Monte.

Je l'aidais à s'installer et claquais la portière derrière elle. Mille et une questions se bousculaient dans ma tête mais il était hors de question d'en parler maintenant. Je préférais encore le silence. Une partie de moi avait probablement peur d'entendre la vérité, peur de connaître en détails les faits qui avaient mené Lucrezia à supplier et à se blâmer elle-même. Je fis le tour du véhicule et m'y installais ; c'était reparti pour un tour. Je démarrais sans attendre et procédais à un demi-tour pour ne pas passer devant la maison de son mari et pouvoir l'en éloigner le plus vite possible. Je roulais silencieusement, à l'affût d'un hôtel, mais il me fallut quelques bonnes minutes pour finalement en repérer un qui semblait tout à fait convenable sur la route de l'hôpital. Je me garais dans le silence le plus total avant de couper le contact et de descendre du véhicule. Je récupérais les affaires de la brunette à l'arrière avant d'ouvrir la portière de Lucrezia, et je l'aidais cette fois-ci à descendre. J'avais provoqué cet état de choc, et même si je n'étais pas totalement responsable, j'allais réparer mon erreur du mieux que je le pouvais. Qu'elle soit d'accord ou non avec le fait de passer la nuit à l'hôtel n'était pas de mon ressort. Elle n'aimait pas recevoir des ordres mais pourtant, c'était encore le cas maintenant. Je ne lui proposais pas, je lui imposais, car c'était la meilleure solution puisqu'elle refusait de dormir chez son mari. Je nous fis entrer et saluais poliment l'hôtelier qui me dévisagea ouvertement. J'avais failli oublier le sang sur mon visage, mes blessures et mon uniforme de Shadowhunter... Je sentis le besoin de me justifier pour que cette image négative ne déteigne pas sur la façon dont il verrait Lucrezia.

Cette femme a été prise par erreur dans une altercation, il lui faut une chambre d'hôtel, un bon repas et un taxi qui la déposera où bon lui semble demain matin. Vous êtes capable de faire ça ou dois-je l'emmener ailleurs ?

L'hôtelier détailla Lucrezia comme s'il cherchait à savoir si je disais la vérité ou non, avant de finalement approuver ma demande.

Bien.

Je payais le tout d'avance ; Dieu merci j'avais toujours un peu d'argent sur moi, mais à vrai dire, même s'il avait fallu que je menace cet homme, je ne serais pas reparti tant que Lucrezia n'aurait pas obtenu une chambre. Il me fournit une clé avant de me donner les indications banales pour rejoindre la chambre qu'il lui avait dédiée. J'aidais Lucrezia à monter les deux étages, sans réfléchir. J'étais passé de la colère à la culpabilité jusqu'à la bienveillance en moins de dix minutes. C'était un doux euphémisme lorsque je disais que cette femme me mettait dans tous mes états. Devant la chambre, je la déverrouillais pour elle, lui ouvris la porte et lui tendis la clé et ses affaires pour qu'elle les récupère.

Repose-toi et si tu as besoin de quoi que ce soit ou que l'hôtelier ne respecte pas ses engagements, appelle-moi.

Mais quelque chose me disait qu'il ne jouerait pas au plus malin avec moi ; néanmoins, il valait mieux être prudent. L'heure de la séparation avait sonnée et je fus incapable de dire quoi que ce soit d'autre, attendant sagement qu'elle prenne ses affaires et referme la porte derrière elle.

   



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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Jeu 25 Aoû - 9:05


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Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet



Je n’obtins pas la réponse que j’attendais, vraiment pas. Mais je ne pouvais pas lui en vouloir. Après tout j’étais celle qui lui jetait des bouts d’informations à reconstituer, même si je ne faisais pas exprès. Je l’avais lâché lorsqu’il avait eu ce mouvement de recul et récupéré ma main pour la laisser choir le long de mon flan. Cette réaction-là m’avait juste fait perdre le peu d’espoir qu’il me restait et pourtant je ne me connaissais pas si pessimiste. Apparemment j’allais vraiment devoir faire face à tous les échecs de ma vie aujourd’hui, j’avais du sacrément contrarier mon karma ou je ne sais quoi. La seule bonne chose à être amorphe c’est que je n’eus pas le temps de réagir avant que Kenneth ne m’ouvre la portière avant et sincèrement, c’était comme une lumière au bout du tunnel. Autant dire que je ne me fis pas prier pour monter cette fois, je goutais même un semblant de soulagement lorsque la portière claqua. Je fermais instantanément les yeux, je voulais juste oublier où j’étais et je m’en remettais totalement à Kenneth pour la suite. A vrai dire je ne m’étais jamais abandonné ainsi à quelqu’un et étrangement j’y trouvais un certain réconfort. C’était inattendu pour celle qui ne supportait pas de perdre le contrôle, pourtant c’était bien là. De là je me laissais bercer par le trajet, attendant une slave de questions qui ne vinrent jamais, ce qui aurait pu m’étonner si j’avais encore une quelconque notion du temps. Mais le silence m’allait tout aussi bien alors j’abandonnais l’idée de tenir un minimum de concentration. Le trajet aurait pu durer une minute comme une heure cela aurait été du pareil au même pour moi, mais l’arrêt soudain de la voiture m’arracha à ma somnolence, même s’il fut pénible d’ouvrir les yeux. Je n’avais même pas envie de chercher à comprendre où nous étions, j’attendais juste que Kenneth me sollicite. Alors je le suivis comme un automate lorsqu’il me fit sortir de la voiture, pour mieux prendre appui contre le premier mur que je trouvais pendant que le shadowhunter s’occupait du reste. J’eus vaguement conscience qu’on parlait de moi et je tournais la tête vers l’homme avec lequel discutait Kenneth, visiblement il attendait quelque chose de moi mais franchement j’étais à des lieux de m’en préoccuper. Au hasard j’hochais la tête et ce fit l’affaire alors je détournais la tête pour qu’elle reprenne appui contre le mur. Heureusement que le manège ne dura pas une éternité sinon j’allais juste glisser et dormir sur la moquette. Mais au lieu de ce super programme, je récupérais le soutien de Kenneth avec soulagement. A m’être complètement remise à lui j’en éprouvais le besoin de le savoir là, ironique au possible. Un moment d’absence plus tard je réalisais que nous étions arrêtés devant une porte ouverte, Kenneth me tendant mes rares affaires. Alors c’était fini, enfin ? Mon regard glissa vers l’intérieur de la chambre et je n’aperçus que ce qui m’intéressait, un bout de matelas tentateur. Mais aussi tentateur soit-il, je ne voulais plus rester seule désormais. J’avais abandonné la bataille et j’avais besoin de quelqu’un à qui me raccrocher pour ne pas sombrer. J’attrapais mes affaires et les jetais à l’intérieur de la pièce sans bouger d’un pas. J’aurais bien le temps de me préoccuper de ça plus tard, pour l’instant tant que tout était dans la pièce c’était l’essentiel. Pour le moment toute mon attention était braquée sur Kenneth et son départ imminent qui ne m’allait pas du tout. Je comblais la distance entre nous et fit glisser ma main sur sa joue avant de venir déposer un baiser sur l’autre. Un geste de tendresse que je ne me serais jamais permise en temps normal, mais la normalité semblait être un concept abstrait à cet instant. Après mes lèvres c’est ma joue qui se colla à la sienne, profitant simplement de cette chaleur qui en émanait.

Reste.

Un mot qui tournait en boucle depuis que j’avais réalisé son départ imminent et que j’avais besoin qu’il entende. C’était une supplique contenue dans deux pauvres syllabes car je savais qu’il n’avait aucune raison de rester désormais. Il avait fait bien plus pour moi aujourd’hui que n’importe qui dans toute ma vie, et pourtant j’étais encore en train de lui demander plus. Mais je ne pouvais pas m’empêcher d’être si demandeuse, je supporterais tout simplement très mal très mal qu’il m’abandonne alors que je lui avais rendu toutes les armes. Alors à envies désespérées, actes désespérés. Je reculais pour ne pas abuser de ma chance alors qu’il supportait ma proximité.

Je répondrais à tes questions.

Du moins j’essaierais, je le voulais, même si la Menrva restait en dehors de toutes les concessions que je pouvais faire. Pour le reste j’étais prête à être honnête et à lui raconter ce qu’il voulait savoir. Mais je n’avais rien d’autre pour le convaincre alors j’entrais dans la pièce, me débarrassais de mes chaussures avant de m’asseoir sur le lit précautionneusement dans un premier temps avant de simplement me laisser tomber en arrière sans aucune retenue. Je rebondis légèrement sur le matelas avant de m’immobiliser et de laisser échapper un soupir de satisfaction. Ne manquait plus que quelqu’un pour dormir avec moi et ce serait un soupir de soulagement.

   



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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Jeu 25 Aoû - 20:06


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Lucrezia avait balancé ses affaires à l'intérieur sans y prêter la moindre attention et j'avais suivi son geste du regard par pur réflexe. Je crois que c'était la première fois que je la voyais aussi nonchalente. Elle devait être épuisée et elle semblait avoir activé son mode automatique, comme si elle était à mille lieux d'ici et que cela n'avait plus aucune importance. Comme je l'avais dit, la journée avait été longue, trop longue pour elle. Il était temps qu'elle se termine et que Lucrezia se repose. Mon regard croisa le sien à temps pour que je la vois réduire la distance entre nous. Je ne bougeais pas d'un millimètre, attendant comme une sentence, ce qui paraissait absurde puisque je n'avais rien fait de mal ces dix dernières minutes. Je ne savais plus comment cerner, comment prendre Lucrezia, je ne savais pas ce qu'elle attendait de moi ; notre situation avait été compliquée auparavant, et j'avais la sensation que désormais, depuis aujourd'hui, c'était pire. Sa caresse sur ma joue me fit fermer les yeux un bref instant. Est-ce que c'était sa façon de me remercier ? Ses lèvres sur mon autre joue me fit rouvrir les yeux alors que je profitais de la tendresse qu'elle m'offrait. Même si ça semblait sincère, je ne pus m'empêcher de penser que c'était peut-être un nouveau piège de sa part. Est-ce qu'elle avait besoin d'autre chose ? Est-ce que ces petites attentions allaient être suivies d'une nouvelle requête que je ne pouvais pas me permettre de satisfaire ? Je restais silencieux, la laissant prendre ce qu'elle voulait prendre de moi, physiquement parlant bien évidemment. Et j'attendis. Lucrezia initia une semi-étreinte, frottant sa joue contre la mienne, et j'appréciais la caresse tout en arrêtant mes bras à temps pour ne pas la prendre plus près contre moi. Et finalement, la requête tomba, comme j'avais pu m'y attendre. « Reste. » Le ton de sa voix aurait pu me couper le souffle. Elle semblait y tenir, réellement, mais je n'étais plus très sûr de savoir où se trouvait la vérité désormais. Pourquoi rester alors qu'il me faudrait dealer avec son rejet ensuite ? Probablement dans les minutes à venir d'ailleurs. Elle était inconstante, elle voulait de ma présence maintenant, puis elle trouverait bien quelque chose pour me faire fuir loin. Je me redressais spontanément, échappant à son visage contre le mien. Lucrezia recula proportionnellement à son tour et l'instant fut rompu. Je ne sus pas si j'en étais satisfait ou bien tout son inverse. Je l'observais, cherchant à lire dans ses yeux. Répondre à toutes mes questions, vraiment ? Qui me disait qu'elle n'allait pas me mentir pour arrondir les angles ? Qui me disait que ça ne finirait pas encore en manipulation affective pour obtenir quelque chose d'autre de moi, encore une fois ? Je ne savais pas si j'avais vraiment envie de savoir. Je la suivis du regard alors qu'elle entrait dans la chambre et se mettait à l'aise avant de s'installer sur le lit. Je soupirai discrètement. Mes yeux passèrent du couloir de l'hôtel à Lucrezia, deux fois. Un choix. Et j'allais bien évidemment prendre la mauvaise décision, comme d'habitude. Obtenir des réponses était bien trop tentant, même si je risquais de me faire mener en bateau. Alors j'entrais dans cette chambre et laissais la porte claquer derrière moi.

Pas longtemps.

Mon choix était fait. Je retirais ma veste qui commençait à peser lourd sur mes épaules, dans tous les sens du terme, et la déposais calmement sur la chaise de la chambre. Je me permis d'en faire de même avec la blouse de Lucrezia, vérifiant que rien n'était tombé de ses poches, puis ramassais la clé de la chambre que je déposais à son tour sur le bureau près de la chaise. Au moins, le ménage était fait. Par quoi commencer maintenant ? J'osais me retourner pour observer Lucrezia et pris appui en arrière contre le bureau.

Tu as perdu un enfant ?

Autant mettre les deux pieds dans le plat puisque j'étais là pour ça. C'était le sujet qui m'avait interpelé le plus ces dernières minutes et j'avais besoin de savoir, même si cela ne me regardait absolument pas. Elle avait proposé de parler et de répondre à mes questions, alors j'allais saisir ma chance.

Quand ? Comment ? Ajoutais-je rapidement pour préciser ma question.

J'avais fait très peu de recherches sur Lucrezia et sur sa vie, je devais bien l'avouer. J'étais curieux et fouineur mais j'étais aussi quelqu'un d'assez honnête mine de rien. Bien évidemment, j'avais su pour son mari, son état civil était l'une des premières choses que l'on trouvait lorsqu'on tapait son nom, c'était normal. Mais je n'avais jamais été plus loin. Quelques adresses, son CV sans grands détails, c'était à peu près tout. C'était un sujet très personnel et je dépassais peut-être les bornes en posant la question de façon aussi directe, mais la délicatesse et moi... Et puis elle me devait bien quelques petites précisions suite à ce qui s'était passé près de la maison de son mari. J'imaginais que leur vie de couple avait dû dégénérer à partir de cet instant, mais je ne pouvais que supposer. Une seule question à la fois, lentement. Je n'avais pas grand intérêt à parler de sa relation avec son mari de toute façon, il y avait des choses que je ne préférais probablement pas savoir. Mais son enfant, c'était une autre paire de manches, et sa perte ne serait pas quelque chose dont elle pourrait se débarrasser, cela la hanterait jusqu'à la fin de ses jours, tout comme ma sœur jumelle serait toujours auprès de moi jusqu'à ce que je rende mon dernier souffle. Et ça, ça avait de l'importance.

   



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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Ven 26 Aoû - 20:28


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Je savais que je prenais un risque en fermant les yeux, celui de m’endormir comme une masse. Mais l’attente d’un seul bruit m’indiquant si Kenneth resterait ou partirait me tenait encore éveillé, comme une angoisse sourde dont j’attendais d’être libérée. Je m’attendais vraiment à ce qu’il parte, il devrait, il avait toutes les raisons de le faire, mais une partie de moi, idiote à souhait, espérait qu’il resterait. À bien y regarder, il nous ferait une faveur à tous les deux en partant. Peut-être que les choses s’arrêtaient là. Après une telle confrontation, il semblait évident qu’il en aurait fini avec moi et qu’il mettrait de lui-même une bonne distance entre nous. Oui, définitivement, ce serait nous rendre service. Alors pourquoi la vague de soulagement vint lorsque j’entendis sa voix et la porte claquer derrière lui. Pas longtemps, je ne savais pas si je saurais m’en contenter mais en même temps je me sentais capable de sombrer très rapidement, même si j’allais essayer de ne pas le faire pour ne pas le vexer encore plus. J’ouvris les yeux pour m’assurer qu’il était bien dans la chambre avec moi, pour le voir se débarrasser de sa veste. Un pas longtemps qui nécessitait qu’il se mette à l’aise ? Je pouvais me détendre, il ne parlait pas que de cinq minutes non plus. Je continuais de l’observer sans rien dire, attendant patiemment qu’il pose les questions qui lui tenaient à cœur et étrangement, je ne ressentais même pas d’appréhension à l’idée de lui répondre. Mon état impliquait-il une confiance aveugle à ce point-là ?

Je ne détournais pas les yeux lorsqu’il se retourna pour me faire face, mais j’aurais dû, au moins pour lui épargner la tristesse que sa seule question avait provoquée. Je ne comprenais pas bien pourquoi c’était cette question qu’il posait en premier, je ne voyais pas en quoi cela pouvait l’intéresser et je ne m’y étais donc pas attendu. Au final, il aurait pu poser d’autres questions inconfortables, celle-ci était juste pénible parce qu’elle me forçait à me replonger dans mes souvenirs douloureux. Une peine que je n’avais partagé qu’avec une seule personne à ce jour, la seule amie et mère à pouvoir me comprendre pour vivre le même enfer. Mes paupières se fermèrent alors que je m’apprêtais à dévoiler une petite partie de ma vie, mais la plus importante qui soit. Je pouvais le faire, il fallait juste que je me lance, alors je basculais ma tête pour ouvrir les yeux et les fixer sur le plafond inégal. Peut-être qu’en fixant une tâche, j’arriverais à me détacher un peu de mon récit…

Il s’appelait Luca. Je l’ai perdu il y a presque 4 ans.

J’avais beau avoir fui les souvenirs de mon enfant, je n’en comptais pas moins les jours depuis sa mort. De la même manière, le jour de son anniversaire était plus insupportable que les autres parce que je ne pouvais m’empêcher de me l’imaginer à l’âge qu’il aurait pris, quels cadeaux il aurait voulu, quels amis il se serait fait. Je m’étais enfermée dans une spirale malsaine, mais dans laquelle je trouvais le réconfort de ma propre souffrance. Après tout, je la méritais amplement. J’enchaînais rapidement avant de perdre la force d’en parler à voix haute.

Il est décédé des suites d'une complication d'une maladie bénigne à cause de la mauvaise qualité des soins que l’on pouvait prodiguer à ce moment-là.

J’essayais de me raccrocher à mon jargon pour essayer de me persuader que je ne parlais pas de mon fils, mais je n’y arrivais pas totalement et ma voix se cassa alors qu’une larme m’échappa.

Il n’avait même pas huit ans.

L’amour de ma vie ne l’avait partagé que pendant sept petites années, les années les plus heureuses que je n’avais jamais connu et cela en dépit de la fragile santé de Luca depuis sa naissance. Il était devenu le centre de mon univers à l’instant où mes yeux s’étaient posés sur lui, la seule chose importante, la seule chose à avoir du sens. Mon mari ne s’était pas gêné pour me le reprocher à de nombreuses reprises mais j’avais fait la sourde oreille, m’enfermant dans ma bulle avec mon fils. Je n’avais eu aucun remord à l’en exclure et cela il ne cesserait jamais de me le reprocher, je luis avais volé son fils dans tous les sens du terme. Si mon mari ne m’avait jamais comprise, je me demandais si Kenneth le pourrait. Je ne lui reprochais pas d’être un homme mais je le jugeais prompt à ne jamais s’attacher à personne trop profondément. Je plantais alors mon regard dans celui que je ne pouvais plus vraiment catégoriser, ennemi, amant, jouet, confident ?

Est-ce que tu as déjà aimé quelqu’un tellement inconditionnellement que tu aurais la sensation de mourir avec lui  s’il partait ? C’est ce qu’il m’est arrivé, je suis morte il y a quatre ans.

Et ça, personne ne le savait à part lui désormais. Personne ne savait que j’aurais suivi mon fils dans la tombe si je n’avais pas eu ma haine et mon dégoût de moi-même. Je méritais de vivre et de souffrir, la mort aurait été bien trop douce, l’oubli bien trop salvateur.  Mais ces derniers mois avaient vu naître un changement dans cette vérité absolue, je n’étais peut-être pas complètement morte, ou alors il semblait que je commençais à renaître de mes cendres. Tout ça à cause de l’homme qui veillait sur moi comme un ange gardien le ferait s’ils existaient.
   



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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Sam 27 Aoû - 18:24


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Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet



En voyant Lucrezia fermer les yeux, je crus dans un premier temps qu'elle n'allait pas me répondre. Peut-être n'en avait-elle pas la force, qu'elle soit physique ou psychologique. Je la sentais épuisée et je la poussais sans aucun doute dans ses réserves en lui posant des questions aussi importantes dans un tel moment, mais si je ne le faisais pas maintenant, je n'étais pas sûr que l'occasion se présenterait à nouveau. Lucrezia avait finalement rouvert les yeux pour les poser ailleurs que sur moi. Les miens ne l'avaient pas quittée. Et lorsqu'elle commença à parler, elle répondit de façon aussi directe que moi lorsque j'avais posé la question. Quatre ans, quatre longues années de souffrance si j'en jugeais la tristesse, la peine, la détresse qui s'affichaient sur son visage. Elle aurait pu m'émouvoir si j'avais laissé des sentiments que je connaissais bien faire écho en moi. Je croisais les bras spontanément ; peut-être un geste défensif pour empêcher ses émotions de s'immiscer en moi. Lucrezia reprit son discours et elle me donnait la raison de son décès, sans grand détail. Je n'avais pas besoin d'en savoir plus. Un problème médical. Quelle tristesse lorsqu'on savait que Lucrezia était médecin. Malheureusement, la vie aimait beaucoup ce genre de petits drames ironiques. Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés ; ce n'était pas totalement faux, et Lucrezia le prouvait à nouveau. Je n'étais pas sûr de tout comprendre, mais à cet instant ça n'avait pas beaucoup d'importance. Sa voix se brisa et je décroisais les bras. Je me redressais pour m'approcher du lit et m'asseoir à côté de Lucrezia. Ce fut un véritable réflexe, une impulsion irréfléchie, comme si ma proximité pouvait la consoler d'une quelconque façon. Perdre un enfant était un drame. On m'avait dit un jour qu'un deuil était toujours le même, que ce soit pour un enfant, un parent, un ami, un chien. Certains étaient simplement plus aisés que d'autres, mais le processus ne différait jamais. Et à cette pensée, je fus obligé de faire le parallèle avec ma sœur jumelle. J'avais noyé mon deuil dans la colère, l'incompréhension, la haine. Et tout ceci s'était transformé en quête de vengeance malsaine, en un jeu où je prenais mon pied à faire souffrir la personne responsable de la mort de ma sœur. Je ne trouvais même pas la force de la tuer directement et d'en finir parce que je savais que lorsque je le ferai, ma vie serait vide, dénuée de sens, je perdrais tout but. Et je serais approximativement dans le même état que Lucrezia : parfaitement et totalement mort à l'intérieur. Du moins, je le supposais. La vérité était que je ne savais pas ce qui m'attendait après l'avoir tué, la paix ou non, mais quelque chose me disait que ça ne laisserait pas la place à un nouveau départ. Je pouvais sentir le regard de Lucrezia sur moi mais je pris soin de ne surtout pas le lui rendre, au cas où elle pourrait lire quelque chose dans mes yeux que je ne voulais pas qu'elle sache. La question qui suivit me brisa le cœur. S'il avait pu faire le moindre bruit autre que des battements puissants et anarchiques, ça se serait probablement entendu.

Non... mentis-je immédiatement, hochant la tête négativement dans le processus pour brouiller les pistes.

Oui, je connaissais ce sentiment, je le connaissais très bien. A chaque fois que j'avais ouvert mon cœur, c'était comme s'il avait été piétiné. Mon précédent amour, ma sœur jumelle. J'avais appris à me protéger d'une certaine manière, pour que ça ne puisse plus recommencer. Pourtant, j'étais là, près de Lucrezia, avec le peu de bienveillance dont je pouvais encore faire preuve envers un être humain. La brunette était morte depuis quatre ans, et moi aussi. Je me demandais si le destin se jouait de moi et je ne pus masquer une expression confuse sur mon visage. A cet instant précis, je ressentis la profonde envie de fuir, loin, très loin. J'étais en parfait harmonie avec Lucrezia, je comprenais ses émotions, ses sentiments, et cela eut le don de m'effrayer profondément, comme si j'étais en danger. J'aurais peut-être dû lui parler de mon expérience, lui expliquer que je comprenais, mais mon instinct de préservation en décida autrement :

Je suis désolé... murmurais-je, comme pour conclure mon mensonge.

Je me relevais avant de m'agenouiller près de Lucrezia. Non je n'allais ni la demander en mariage, ni la supplier de quoi que ce soit, mais à la place j'entrepris de retirer ses chaussures une par une, prudemment. Ce n'était pas de la pitié. Je n'aurais pas aimé qu'elle en ressente pour moi alors il était hors de question que j'en ressente pour elle. Une fois les pieds nus, je me redressais et l'encourageais à remonter dans le lit pour qu'elle s'allonge confortablement. Mon regard sur elle avait changé, comme si une lumière avait éclairé la part d'ombre qu'elle avait entretenu durant des mois. Son comportement, son caractère, sa fierté, toute cette façade et tout ce qu'elle était vraiment. Connaître cet événement important de sa vie avait donné du sens, une raison à tout ce qu'elle était aujourd'hui.

Je n'ai pas d'autres questions. Du moins, pas pour ce soir.

A vrai dire, si j'en avais eu, je les avais oubliées. Tout aurait semblé bien dérisoire de toute façon après ce qu'elle venait de m'avouer. Je passais ma main dans ses cheveux pour les repousser de son beau visage dont les traits étaient exténués.

Tu es bien comme ça ? Demandais-je à voix basse pour ne pas trop la stimuler ou la réveiller.

Toute cette longue journée aurait pu bien mal se terminer et finalement, j'avais la sensation que c'était l'inverse : nous avions pu parler comme nous ne l'avions jamais fait auparavant. Je n'avais pas été honnête avec elle, mais si je prenais le risque de le faire, j'allais m'exposer tout comme elle s'était exposée à moi, et je n'étais pas prêt à le faire. C'était plutôt injuste, peu fair-play, mais elle n'avait pas besoin de le savoir. Contrairement à moi envers elle, je ne voulais pas que son regard sur moi change. C'était mon secret le plus précieux et il m'appartenait, rien qu'à moi. Je ne culpabilisais pas d'avoir poussé Lucrezia à parler alors que je me taisais ; probablement cet instinct de sauvegarde qui me préservait encore. J'allais attendre les premiers signes d'endormissement qui n'allaient pas tarder au vu de son état général et de la fatigue qui s'affichait sur son visage, puis j'allais filer comme un voleur. C'était parfait ainsi.

   



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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Lun 29 Aoû - 9:33


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Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre en lançant ce pavé dans la mare et franchement, je n’en avais rien à faire. De la compassion, de la pitié, du mépris ou de l’indifférence, rien ne m’aurait vraiment touché à cet instant, du moins c’est ce qu’il me semblait. Pourtant, en cherchant bien, sous la couche de douleur se trouvait un noyau un peu plus chaud que la soudaine proximité de Kenneth raviva. Pas parce qu’il pouvait m’apporter un quelconque soutien que je n’avais pas déjà eu, mais parce que malgré tout ce que j’avais pu lui faire, il était encore là. Je pouvais compter sur lui comme personne d’autre dans ma vie, c’était une certitude, peut-être naïve et narcissique, mais elle était bien là. En revanche, je ne compris pas pourquoi Kenneth fuyait mon regard désormais, à quoi bon alors ? Avait-il honte d’être encore une fois en train de me soutenir ? Tant pis, il était assez indépendant pour partir si cela ne lui convenait pas, même si ce n’était pas ce que je voulais, alors je décidais de ne pas m’en préoccuper plus que ça. Au lieu de ça, je me contentais de ressentir une pointe de déception à sa réponse. Bien sûr qu’il ne pourrait pas comprendre, pourquoi avais-je espéré le contraire. Je ne pouvais souhaiter cette situation à personne, encore moins à lui. Je détournais mon regard également pour le reposer sur le plafond, je devais tenir éveiller encore un peu, je le savais, pour répondre à ses prochaines questions, mais le peu de concentration qu’il me restait commençait à foutre le camp.

« Je suis désolé. » J’eus un sourire amer tout en fermant les yeux. Tout le monde est désolé, spécialement lorsqu’ils ne comprennent pas et j’aurais préféré qu’il s’abstienne de l’être. Je n’avais pas besoin que les gens soient désolés pour moi, je ne l’étais pas moi-même. Comme si cela les concernait de toute façon. C’était mon histoire, ma souffrance, pas les leurs. J’envisageais pendant un instant de lui glisser ma volonté que cela reste entre nous, avant de réaliser que ce n’était pas nécessaire. Kenneth ne répéterait pas cette information, il savait très bien la valeur qu’elle pouvait avoir pour moi.

Je sentis vaguement Kenneth s’agiter, peut-être qu’il était sur le départ, mais je n’avais pas l’intention d’ouvrir les yeux pour le regarder franchir la porte. Mais au lieu d’entendre le bruissement de sa veste, je sentis ses mains sur mes chevilles. En temps normal, j’aurais sursauté de surprise, mais à l’instant, mes muscles ne me répondaient pas assez pour l’envisager. J’ouvris les yeux lorsqu’il me manipula pour m’installer plus confortablement, et il était en train de signer la fin de notre discussion sans le savoir probablement, tant pis pour ces autres questions. À peine me faisais-je la réflexion que Kenneth m’annonçait qu’il laissait tomber pour ce soir, pour ce soir… Je notais dans un coin reculé de ma conscience, qu’il me faudrait répondre plus tard aux autres. Pas sûr que je fasse alors preuve d’autant de franchise que ce soir. Bon samaritain jusqu’au bout, il ne tirait pas le maximum de moi en état de faiblesse alors que je l’aurais fait sans pitié si les rôles avaient été inversés. Dire qu’un Shadowhunter avait plus d’humanité que moi, je goûtais tout autant à l’ironie qu’à la caresse de sa main dans mes cheveux. Oh oui, j’étais bien, trop bien même… Je hochais vaguement la tête avant d’attraper la main qui avait trainé dans mes cheveux avec l’intention de la verrouiller contre moi, mais une partie de mon instinct me rappela que la prochaine fois que je croiserai Kenneth en étant réveillée, je n’allais pas particulièrement apprécier la discussion. Mon regard tomba alors sur nos mains que je tenais à hauteur de mon visage, le choix était assez cornélien pour avoir raison des maigres réserves de prudence qu’il me restait. J’entrelaçais alors nos doigts et plongeais mon regard dans celui de Kenneth. Je ne lui demanderais pas deux fois à voix haute de rester avec moi, il n’était pas sourd et il savait ce que je voulais, ou du moins, mon regard parlait pour moi. D’une certaine manière, ce face-à-face calme et paisible me détendit plus que je n’aurais pu l’imaginer et un sourire fleurit doucement sur mes lèvres. Mes yeux se fermèrent de fatigue, mais j’avais encore la force d’articuler.

Tu as bien conscience que la prochaine fois, je ne serai pas aussi conciliante sur mes réponses, n’est-ce pas ?

Je ne plaisantais qu’à moitié, mais Kenneth savait bien à quoi s’en tenir avec moi et cette soirée de vérité n’allait pas complètement briser ma volonté de garder certains de mes secrets. Il me semblait important de le lui rappeler avant de clôturer cet évènement.
   



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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Mer 31 Aoû - 3:49


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Lorsque Lucrezia m'assura qu'elle était bien, j'entrepris de retirer ma main de ses cheveux. Main qu'elle figea immédiatement avec la sienne. Je haussais spontanément un sourcil, l'observant faire alors que son regard à elle était verrouillé sur nos mains. Je la laissais entrelacer nos doigts avant de finalement croiser son regard. Un fin sourire se dessina sur mon visage. Je m'agenouillais prudemment auprès de Lucrezia, posant mes coudes sur le lit sans jamais délaisser sa main dans la mienne. Je crois qu'elle voulait que je reste mais je n'étais pas sûr qu'elle serait heureuse de me voir demain matin auprès d'elle. Si la fatigue brouillait son esprit, après une nuit de sommeil elle se souviendrait parfaitement de ce que je lui avais subir : le résistant, les balades forcées, sans oublier l'humiliation punitive... J'étais impulsif et les choix que nous faisions sur le moment étaient toujours les bons, peu importait les conséquences qui suivaient ces décisions. Mais maintenant que je la voyais ainsi, aussi vulnérable, prête à me confier tout ce que je lui aurais demandé parce que je l'avais poussée à bout, je devais avouer que je regrettais. Chacun de mes gestes contre elle qui aurait pu lui faire du tort, chacune de mes colères qui l'avait bousculée. Mais Lucrezia était loin d'être faible. Et quand elle allait réellement prendre conscience de tout ceci, elle allait me le faire payer. J'en étais persuadé. D'une quelconque façon, peut-être demain, peut-être dans des mois, ou bien alors dans des années, mais sa rancune, tout le négatif qu'elle garderait de cette journée, elle me le balancerait dans la tronche, je pouvais en être sûr, et dans un sens c'était légitime. Un sourire s'afficha sur son visage et accentua le mien. J'aimais la voir aussi paisible, aussi calme ; bien plus confortable pour moi à vivre que toute la soirée que nous avions passée. Ses mots me firent échapper un bref rire. Je hochais positivement la tête alors que mon rire laissait maintenant place à un simple sourire.

Amusant, je pensais exactement la même chose. Et oui. Oui, j'en ai bien conscience.

Profiter de la situation pour obtenir des réponses ou quoi que ce soit d'autre de la part de Lucrezia me serait resté en travers de la gorge. Je pouvais être opportuniste, indélicat, calculateur, mais pas avec elle. Oui, si je commençais à l'être avec elle alors où serait la limite ? Que deviendrait ma part d'humanité qui foutait davantage le camp chaque jour qui passait ? Lucrezia représentait une ligne, pas toujours droite, mais un fil conducteur tout de même. Elle ne le réaliserait peut-être jamais, mais maintenant que plus personne n'était en ce bas monde pour me sauver de ma chute, sans aucun doute inévitable malgré tout, alors mon cœur s'était probablement désigné un sauveur d'office avant de ne plus pouvoir en être capable. A cette pensée, mon sourire s'évanouit et je fus heureux qu'elle ait les yeux fermés.

Bon sang... me susurrais-je à moi-même entre mes dents.

Avec le positif venait toujours le négatif. A cet instant précis, si je m'étais écouté, je me serais levé et j'aurais libéré ma main de son emprise pour m'en aller, loin, très loin, mais malgré tous les avertissements et tout ce que je venais de m'avouer à moi-même, je n'en trouvais pas la force. J'allais juste rester là, à la regarder dormir, à enregistrer dans mon esprit chacun des traits de son visage, le moindre reflet de ses cheveux, jusqu'à ce que je sombre moi aussi dans le sommeil. J'allais probablement avoir des problèmes ou avoir besoin de me justifier demain auprès de mes collègues s'ils apprenaient ma petite escapade, mais je dirais simplement que j'avais terminé ma mission et mon service et que j'en avais profité pour enrôler une nana dans mon lit pour la nuit. Cela justifierait l'arrêt sur un terre-plein perdu un peu plus tôt, et la chambre d'hôtel. Je n'étais pas le seul à profiter des petits avantages de l'uniforme et du pouvoir que cela nous donnait ; un passe-droit sur la prohibition de temps à autre, discrètement. Sauf qu'en réalité je ne le faisais pas et je ne le ferai jamais. Sauf si on me parlait d'alcool. Rien ne me ferait renoncer à un bon whiskey de temps à autre. Pas même cette saloperie d'hypocrite de gouvernement de merde. Peu de chance que je sois dénoncé sans que je ne rapporte quelques petites infos croustillantes sur mes collègues moi aussi. On représentait la loi ? Mon cul oui. On représentait la terreur, rien de plus, et ceci même entre nous. Toujours garder ses ennemis à proximité. Cela m'avait plutôt bien réussi jusqu'à maintenant ; j'espérais que cela dure encore un peu. Je m'assis plus confortablement au sol, allongeant mes jambes pour les détendre alors qu'un craquement se fit entendre au niveau de mes genoux. Ma foi, cela me soulagea. Pour un homme âgé de soixante dix ans, je n'étais pas si mal conservé. Je posais à nouveau mon regard sur la belle brune, profitant du calme que nous avions instauré entre nous, profitant de la paix qui s'affichait sur son visage alors qu'elle s'endormait, en sécurité près de moi. Je m'autorisais à poser ma tête sur l'avant-bras de ma main qui tenait encore la sienne sans jamais avoir relâché sa prise. J'allais le payer, d'une manière ou d'une autre. Ce moment de bonheur ne serait pas gratuit. J'en avais parfaitement conscience. Je ne pouvais juste pas laisser mon angoisse me commander, tout simplement parce que les puissants battements de mon coeur étaient bien au dessus de ça. Je ne sus pas combien de temps je restais ainsi à observer Lucrezia, peut-être plusieurs minutes, peut-être une heure, peut-être deux, à me perdre dans mes pensées et dans la perfection qu'elle représentait à mes yeux. Mais je finis probablement par m'assoupir à mon tour quand je fus parfaitement détendu, et lorsque l'épuisement me rattrapa finalement, je m'endormis serein.

   



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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Mer 31 Aoû - 22:20


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Son rire raisonna comme une douce musique à mes oreilles. Au moins, il ne l’avait pas pris mal et nous étions vraiment en train de vivre notre premier moment de réelle détente, c’était aussi agréable qu’inattendu. J’entendis sa réponse, voulu y répondre, je pensais même l’avoir articulé, mais au final aucun son ne sortit de ma bouche. Trop de détente avait eu raison de moi et de ma résistance, j’avais sombré dans une plénitude que je n’avais pas goûtée depuis des années. Je m’endormis avec l’impression étrange que nous nous comprenions enfin, et qu’à travers nos caractères respectifs, peut-être que nous pourrions finir par voir quelque chose.

~~~

L’aube pointait à peine le bout de son nez lorsque mes yeux papillonnèrent. Je n’avais pas fait une nuit complète, mais je me sentais parfaitement réveillée… Peut-être à cause de la nausée qui me prit à une vitesse fulgurante. Je me redressais en hâte, enjambais Kenneth en essayant de ne pas le réveiller pour courir dans la petite salle de bain attenante. Je m’agenouillais sans aucune grâce devant la cuvette des toilettes pour y cracher un simple filet de bile. Fort heureusement, je n’avais rien dans l’estomac depuis quasiment 24h et donc rien à rendre, les choses pourraient être pires n’est-ce pas ? J’aurais, par exemple, pu parler dans mon sommeil, chose qu’il m’arrivait de faire lorsque j’étais vraiment exténuée. J’avais beau ne pas me souvenir de quoi j’avais pu rêver cette nuit, si seulement j’avais rêvé, mais je connaissais le contenu de mes cauchemars par cœur, ce qui ne laissait pas de place au doute.

Il ne me fallut guère plus de temps, j’avais rendu ce qui était possible, alors je desserrais ma poigne, ancrée dans sur les rebords comme à une bouée de sauvetage et tirais la chasse au risque de réveiller Kenneth. De toute manière, il valait mieux que je le réveille, lui qui s’était endormi par terre à cause de moi. Il allait probablement le payer de quelques courbatures douloureuses et j’en éprouvais de la culpabilité. Ce n’était pas exactement à ça que j’avais pensé lorsque je lui avais demandé de rester avec moi. Je me dirigeais un peu au sonar jusqu’au lavabo pour me rincer la bouche, me laver les mains et me passer un peu d’eau fraîche sur le visage. Je finis malheureusement par croiser mon reflet dans le miroir, je n’étais pas dans le meilleur état qui soit, mais vu les circonstances je n’allais pas me plaindre.

En retournant dans la chambre je m’attendais à trouver Kenneth réveillé et à ce titre je trainais un peu dans la salle de bain. Qu’allais-je pouvoir dire exactement ? Tout ce qui s’était passé hier était si irréel que je n’avais vraiment plus aucun idée du comportement à adopter. Devais-je reprendre mes distances ou juste faire comme s’il ne s’était rien passé ? Faire comme si je ne m’étais pas mise à nue devant lui de la manière la plus intime qui soit… Ma fierté adorerait que j’en fasse abstraction, c’était certain, mais pour une fois j’avais envie de la mettre en veilleuse et de simplement gérer les choses au fur et à mesure qu’elles viendraient, sans m’emporter trop vite. Je pouvais faire ça non ? En vérité, je n’en étais pas certaine, mais j’allais faire des efforts. Je soufflais un bon coup, essuyais sommairement mon visage et mes mains avant de revenir près du lit où Kenneth s’était assis et m’attendait encore.

J’eus un temps d’hésitation avant d’abandonner l’idée de revenir encore en arrière. Je m’avançais vers lui pour poser mes mains sur ses épaules avant de les faire glisser dans son dos et son cou. Je déposais un baiser dans ses cheveux, mettant à profit son silence pour profiter encore un peu de la paix que nous avions instauré plus tôt. C’est à regret que je le relâchais pour me reculer légèrement et briser le silence confortable.

Tu devrais profiter du lit pour finir ta nuit. Je vais prendre un taxi pour retourner à l’hôpital chercher mes clés avant qu’il n’y ait trop de monde.

J’avais la sensation désagréable de gâcher quelque chose de bien, mais avais-je le choix ? J’évitais de croiser le regard de Kenneth de peur qu’il n’interprète mal mes regrets, et le justifiais en allant récupérer ma veste qu’il avait galamment ramassée hier. Je tripotais mon badge, ne souhaitant pas vraiment partir tout en sachant qu’il le fallait. Mais je me sentais mal à l’idée de partir sans un mot de plus. J’aurais voulu le remercier encore une fois, mais je pense qu’il avait déjà saisi la première fois. Soudain, je sus ce qui me chiffonnait alors je me tournais à nouveau vers lui et plantais mon regard dans le sien.

Je n’oublie pas que je te dois des réponses, mais j’apprécierais que tu continues à y aller en douceur.


Mon sourire se tordit en réalisant le double sens de mes mots. Je voulais faire référence à sa décision de ne pas trop m’en demander hier et ma phrase sonnait comme un reproche ironique. Je n’appréciais pas la manière dont nous en étions arrivés là, mais j’avais réalisé que c’était le seul chemin possible. Jamais je n’en serais arrivée à me confier et abandonner mon attitude envers lui s’il ne m’avait pas poussé à bout. Il restait tout de même inquiétant qu’il en soit arrivé à le faire et je devais rester prudente. Kenneth avait une multitude de qualités à mes yeux, mais il n’en restait pas moins quelqu’un de réellement dangereux. J’hésitais à le mettre en garde, ma fierté refaisant surface malgré mes efforts pour la museler. Finalement, elle l’emporta et les mots m’échappèrent.

Ne me refais plus jamais passer par là pour les avoir.

La menace était légère, mais je ne pouvais pas me permettre de le mettre en garde contre l’ennemie que je pourrais devenir s’il m’y poussait sans mettre ma couverture en danger.

   



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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Ven 2 Sep - 13:11


« Don't play if you're not ready to lose or if you cannot handle it. »


   
   
Kezia
Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet



Je me réveillais en sursaut lorsque je sentis quelqu'un ou quelque chose au dessus de moi, portant ma main à mon arme spontanément, sans réfléchir, dans l'alerte d'une reprise de conscience aussi violente. Ce sentiment disparut aussi vite que cette présence m'avait quitté. Mes yeux se posèrent sur Lucrezia courant jusqu'à la salle de bains. Mes yeux s'écarquillèrent avant que je ne relâche mon arme pour porter mes mains à son visage et le frottais pour me reprendre. Ne se rendait-elle pas compte que c'était dangereux de me faire sursauter de cette façon ? Et Diable que faisais-je là... Je regardais autour de moi et la situation me revint à l'esprit, en une seconde à peine. Je soupirais alors que je prenais à nouveau conscience de tout mon corps. J'étais ankylosé, douloureux et je me redressais dans une grimace avant de m'asseoir sur le lit. Mon Dieu, ce confort me soulagea presque immédiatement. Je m'étirais doucement. Combien de temps avais-je dormi ? Mes yeux se posèrent sur ma montre. Un peu plus de cinq heures du matin. Je me frottais les yeux. Bien, au moins je ne serais pas en retard pour reprendre du service. J'attendis patiemment que Lucrezia fasse à nouveau son apparition dans la chambre avant de croiser son regard. Je restais silencieux, me contentant de l'observer. Etait-elle malade ? Mon questionnement disparut aussi vite qu'elle s'approcha de moi pour me... Je ne savais pas trop, me prendre dans ses bras ? Je me laissais faire. Est-ce que j'avais le droit de la toucher aussi ? Un baiser dans mes cheveux plus tard, elle s'éloigna et je me relevais spontanément, masquant les douleurs inconfortables qui me rappelèrent que j'avais passé des heures dans la même position au sol. J'écoutais attentivement Lucrezia et enchaînais immédiatement lorsqu'elle eut fini de m'exposer son plan.

Ma nuit est terminée. Laisse-moi te déposer à l'hôpital, je dois ramener la voiture de toute façon.

Lucrezia récupérait ses affaires et je me rapprochais à mon tour en direction de ma veste mais je me figeais lorsque son regard croisa à nouveau le mien. Y aller en douceur ? Elle trouvait que j'y étais allé en douceur ? Je fronçais à peine les sourcils. Se moquait-elle de moi ou était-elle sérieuse ? Je n'aurais pas su dire car je n'avais pas réussi à repérer une émotion particulière dans le ton de sa voix. Je tiltais sur la suite de ses mots et redressais le menton. Etait-ce moi ou elle venait encore de me donner un ordre ? Cela mordit ma fierté et je haussais un sourcil. Croyait-elle que ça m'avait fait plaisir d'en être arrivé là ? Il ne me semblait pas être responsable du fait qu'elle soit aussi bornée et inconsciente. J'avais beau être d'accord avec ce qu'elle me disait dans son idée, je ne l'étais pas dans la façon dont elle l'exprimait. Je me rapprochais d'elle à nouveau, réduisant totalement la distance entre nous pour être au plus près d'elle. Finalement, elle se moquait de moi. Encore.

Tu recommences ? Demandais-je simplement.

Pourquoi ne pouvait-elle pas s'empêcher d'imposer sa façon de penser en m'éradiquant de façon aussi méprisante ? Comment pouvait-elle être aussi condescendante en permanence ? J'avais été bien naïf de penser que peut-être elle aurait changé de comportement après la journée que nous avions passée la veille. C'était comme si tout était en train de s'envoler désormais, comme si tout ça n'avait eu aucune importance lorsqu'elle adoptait ce comportement. Mais de l'importance, si, ça en avait eu, en tout cas pour moi. Elle ne pouvait pas me retirer tout ça en un claquement de doigt.

Tu as d'autres idées à me proposer pour t'arracher les vers du nez ? Parce que j'en ai bien une en réserve et on peut commencer maintenant si tu veux.

Je réduis toute la distance entre nos visages, frôlant son front avec le mien alors que mes bras s'installèrent autour d'elle pour la verrouiller contre moi. Désamorcer une situation difficile par le sexe : la routine, une technique réchauffée vue, revue et re-revue. Peu de chance que Lucrezia se laisse faire néanmoins. Elle mettait un point d'honneur à me résister et je n'étais pas sûr que la situation d'hier ait amélioré les choses. Tout était parfaitement à sa place finalement. Pour moi, rien n'avait changé à vrai dire. J'étais toujours l'idiot à son service qui cherchait à gagner son affection d'une certaine manière. Et Lucrezia était celle qui tenait fièrement les rênes d'une poignée de fer. Tout ce que j'avais toujours obtenu d'elle était son mépris, mis à part durant notre première – et visiblement dernière – partie de jambes en l'air, ainsi qu'hier. Deux moments bien différents mais tout aussi importants l'un que l'autre. Je me demandais ce que je devais faire pour gagner son respect mais je ne m'abaisserais pas à lui poser la question. A la place, je me dis que je devrais simplement me tenir droit et assurer sa sécurité et son bien-être jusqu'au jour où j'en aurais assez et que je pourrais poursuivre ma route sans me retourner. Mais quelque chose me disait que ma libération n'était pas pour tout de suite et que ce jour n'était pas prêt d'arriver. Je la poussais doucement en arrière avec la pression de mon corps pour la caler contre le bureau derrière elle, l'empêchant ainsi de fuir ma proximité par la même occasion. Ma respiration s’accéléra spontanément et je résistais à l'envie de l'embrasser, ne voulant pas initier cet échange en premier, voire de l'installer sur la table. Refréner cet élan me demandait un effort et j'en fermais brièvement les yeux. Je préférais la voir craquer, si craquer elle allait. Je n'étais bon qu'à une chose, la tenter, encore et toujours, avant de me faire rembarrer tout aussi vite. Pourquoi changer les bonnes habitudes et diminuer les tentatives ? Non, visiblement rien n'avait changé.
   



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MessageSujet: Re: Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet || Kezia {Terminé}   Mar 6 Sep - 9:01


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Kezia
Tomorrow is a new day with no mistakes in it… yet



Pourquoi avais-je imaginé une seule seconde que Kenneth accepterait sans broncher ? Un léger soupir m’échappa alors que je levais les yeux au ciel sans qu’il ne me voie faire. Vraiment, j’aurais dû m’y attendre et si je ne voulais pas relancer les hostilités, il allait falloir que je m’écrase gentiment et le laisse décider de ce qui était le mieux pour moi. Certes, je pouvais commencer à admettre qu’il n’avait pas toujours totalement tort, mais cette manie de vouloir tout contrôler entrait beaucoup trop en conflit avec la mienne. Je relevais les yeux, juste à temps pour voir Kenneth se rapprocher de moi avec un regard qui ne me disait vraiment rien qui vaille. Au temps pour moi, ma menace devait très bien être passée pour qu’elle l’agace à ce point.

La remarque me fit accuser le coup, jusqu’à ce que je me recule d’un pas et me cogne l’arrière des cuisses contre la table. Non, je ne recommençais pas, enfin si un peu, mais si je ne pouvais plus du tout me draper dans ma dignité sans me le voir reprocher, cela allait devenir compliqué. Par compliqué, je savais très bien que je minimisais nos prochaines confrontations. Il était hors de question que je me laisse aller comme je l’avais fait hier, et ce, à chaque fois que nous nous voyons. Alors je réalisais que jamais nous ne pourrions nous entendre, jamais nous n’arriverions à supporter l’ego de l’autre. Nous n’étions pas mieux que deux chiens se disputant pour le même os. Je fronçais les sourcils, me demandant comment une telle chose était possible. Comment pouvais-je avoir de l’affection et être attirée par quelqu’un qui pouvait autant m’horripiler.

Je laissais Kenneth m’entraînais dans ses bras, étudiant chacun de ses traits avec attention comme si j’allais y trouver une réponse. Pourquoi ? Je ne me comprenais pas moi-même et encore moins l’homme que j’avais en face de moi. La paranoïaque susurrait à mon oreille que pour s’acharner autant, c’est qu’il y avait aiguille sous roche, enfin plutôt hippopotame sous brin d’herbe. L’idée que Kenneth soit en mission auprès de moi ne me lachait jamais vraiment. Comme il s’acharnait à me rappeler que j’étais inconsciente et imprudente, peut-être l’avais-je été et que le gouvernement avait des doutes sur la destination de l’argent que générait la Menrva. Peut-être était-ce Niklas qui avait fini par cracher le morceau et se poser des questions. Alors une nouvelle idée germa. Si je disais une partie de la vérité à Kenneth peut-être qu’il lâcherait l’affaire. Je pouvais bien lui dire que je dirigeais un commerce de revente d’art clandestin, il aurait la raison de mon inconfort et n’irait pas chercher plus loin. Oui, c’était très mal connaître le shadowhunter, il ne lâcherait rien jusqu’à ce qu’il soit certain de tous savoir. D’un autre côté, il se doutait déjà de trop de choses pour que je ne lui dise rien. Je ne pouvais pas lui échapper à la Nouvelle-Orléans, il le savait, je le savais, il avait gagné en m’acculant. À peine, je me faisais la contestation, qu’il m’acculait physiquement contre le bureau. Il jouait encore sa carte de la tentation, à laquelle j’étais sensible, nous le savions tous les deux malgré mes réticences. Mes mains glissèrent sur son torse jusqu’à venir se caler dans son cou pour verrouiller son visage près du mien. Il voulait jouer, j’allais entrer dans la partie.

Tu voudrais que je te donne le pouvoir de détruire ma vie sans sourciller ?

J’arquais un sourcil pour appuyer ma question. Je n’étais pas facile à gérer, ni même à vivre pour lui, mais à quoi s’attendre d’autre ? S’il voulait courir après une femme qui ne poserait pas de problèmes, il n’avait qu’à partir, au lieu de cela nous continuons à danser sur un fil très fin, tombant dès la première embuche.

Tu veux mes secrets sans vouloir livrer les tiens et tu trouves que me protéger est une bonne contrepartie. Mais un secret révélé le restera à jamais, alors que ta protection pourrait être versatile.

Je voulais qu’il comprenne mon point de vue, je voulais qu’il arrête d’interpréter ma résistance comme un simple mépris. Je ne faisais que me protéger, comme toute personne sensée le ferait, comme il le ferait lui-même, j’en étais persuadée. Pourquoi je voulais qu’il comprenne ? Bordel cela n’aurait pas dû avoir d’importance, mais le respect qu’il m’inspirait et peut-être autre chose, me poussait à ne pas passer pour la parfaite salope profiteuse à ses yeux. Mais je n’étais pas non plus une sainte, alors j’effaçais la fine distance entre nos lèvres pour satisfaire la partie de moi qui le voulait un peu trop ardemment. J’avais rarement donné des baisers exigeants, mais celui-ci contenait un désir retenu depuis trop longtemps et une certaine frustration quant à cette situation. Évidemment lorsque le baiser prit fin, je n’étais pas apaisée, bien au contraire, j’en voulais plus sans m’autoriser à le prendre. Je repris ma respiration alors que mes lèvres errèrent jusqu’à son oreille dans une tentative de distraction.

Et une fois que je t’aurais tout avoué, qu’est-ce que tu feras ? Quand tu auras tous pouvoirs sur moi, que voudras-tu ?

Je voulais qu’il réfléchisse vraiment à ça, si ce n’était pas déjà tout vu et je voulais la réponse. Je voulais savoir à quoi m’attendre, si seulement la réponse était honnête. Je ne voulais pas envisager l’idée que tout cela ne soit qu’un jeu d’acteur et depuis le début. Je repoussais Kenneth de toutes mes forces pour le faire tomber sur le lit et m’installer directement sur lui, échangeant temporairement les rôles. Je me penchais à son niveau, nos nez s’effleurant, observais à nouveau ce visage familier tout en m’étant étranger, toujours à la recherche de réponses à mes propres questions. Mes doigts errèrent sur sa joue dans une caresse aérienne avant que mes lèvres reviennent d’instinct contre les siennes pour lui souffler la question à laquelle il allait devoir répondre avec prudence.

Pourquoi est-ce que je te donnerais ce pouvoir ?

J’étais sérieuse, il n’avait qu’à me donner une raison qui pourrait me faire changer d’avis et je lui dirais la vérité, du moins une partie, je n’étais pas totalement suicidaire. Mais, lui dire serait imprudent, se rendait-il compte qu’il me demandait d’être ce qu’il me reprochait toutes les cinq minutes ?

   



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