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 Open wound. || Enya x Kenneth

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↳ Opinion Politique : Je travaille pour le gouvernement tant que ça m'apporte un semblant d'intérêt.
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MessageSujet: Open wound. || Enya x Kenneth   Ven 5 Aoû - 21:45


« What deep wounds ever closed without a scar? »



| | OPEN WOUND | |
ENYA x KENNETH

Encore une altercation qui avait mal tournée. Ca semblait être mon quotidien ces derniers temps. Sauf que cette fois-ci, elle n'était pas officielle. J'étais couvert par le gouvernement sans l'être. Je n'avais servi que le Ministre aujourd'hui et personne ne devait apprendre ma petite collaboration avec lui. Je savais qu'il y avait des risques pour que je sois blessé, mais j'avais plutôt pensé à des contusions et des hématomes, pas me faire ouvrir le flanc avec une lame tranchante. Une situation imprévue qui en amenait une autre. Je ne pouvais pas consulter mon médecin militaire, tout simplement parce qu'il y aurait des traces de mon passage dans mon dossier. Il me demanderait de lui expliquer la situation et je ne le pouvais pas. Mentir était une solution, mais je prenais des risques vis-à-vis de mon job, auprès de mes collègues, auprès du gouvernement en lui-même. Me recoudre seul, il en était hors de question, ma main tremblerait à chaque fois que l'aiguille traverserait ma peau. J'étais un soldat, pas un infirmier de guerre. Tenant mon flanc en sang avec une main, je réfléchis à mes possibilités. Il y avait bien Lucrezia, mais mon petit doigt tentant de tenir les deux parties de mes chairs meurtries me disait que c'était une très mauvaise idée. Elle me poserait des questions et il m'était plus difficile de lui résister et de lui mentir à elle qu'à quiconque. Enya s'imposa dans mon esprit. Elle était médecin elle aussi, et même si nous avions développé une sorte d'amitié, notre relation était plus aisément gérable pour moi, surtout qu'elle tenait principalement d'un deal improbable. Peut-être même qu'elle accepterait de me soigner sans me poser la moindre question. Je pouvais toujours l'espérer. Une résistante qui soigne un Shadowhunter, quelle ironie.

J'avais pris la direction du domicile d'Enya. Elle habitait le nord de la ville, dans un quartier que je désapprouvais totalement : Treme. Même si certains citoyens se battaient pour sauver leurs rues, la violence était bien trop élevée ici. C'était un endroit dangereux, surtout pour une jeune femme comme Enya. Je me demandais vraiment pourquoi elle habitait là. J'aurais peut-être l'occasion d'aborder le sujet ce soir, pourquoi pas. Je tentais de me tenir le plus droit possible, ma main ensanglantée masquant ma blessure béante. Définitivement pas discret. Sans grande surprise, je fus interpellé par deux petits malfrats de rue à un bloc de chez Enya. Je m'y étais attendu autant que je savais que le soleil allait se coucher ce soir encore. L'odeur du sang et mon uniforme de Shadowhunter attiraient les emmerdes à des kilomètres à la ronde. Avant qu'ils n'aient le temps d'ouvrir la bouche, plus près de moi désormais, je pris les devants.

Il me manque peut-être un flanc mais j'ai encore deux mains en parfait état et je n'hésiterais pas à m'en servir.

Les deux petits rebelles ralentirent spontanément leur progression vers moi. Je posais ma main disponible sur mon arme. Les descendre un par un ne freinerait pas mon arrivée chez Enya, ce n'était qu'une formalité pour moi. Ma survie d'abord. Mon uniforme parlait pour moi. J'étais persuadé que ces deux hommes savaient parfaitement de quoi j'étais capable.

Votre choix.

Visiblement, mon petit discours et mon assurance, et probablement mon arme à feu prête à être dégainée en une fraction de seconde, suffirent à les dissuader de poursuivre leur progression dans ma direction et ils changèrent de cap à contre-coeur, je pouvais le sentir. Je ne serais pas leur bouc-émissaire aujourd'hui. Je laissais échapper un bref soupir de soulagement et repris mon chemin jusqu'à devant le domicile d'Enya. Je sonnais une fois. Deux fois. Trois fois maintenant. La douleur commençait à réellement devenir ahurissante, difficile à supporter, mais les saignements avaient ralenti. J'espérais sincèrement de ne pas être venu jusqu'ici inutilement et qu'elle était chez elle. C'était un risque à prendre.



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MessageSujet: Re: Open wound. || Enya x Kenneth   Mer 10 Aoû - 0:58

C’était une soirée de repos que j’avais, une soirée que je passais seule. Noah était Dieu seul sait où, et je n’avais pas vraiment envie de voir du monde en fait. J’avais juste envie d’un bon bouquin et d’une tasse de thé, et c’est exactement ce que je faisais, là, affalée dans mon canapé. Jusqu’au moment où j’ai eu envie d’une douche, alors je suis allée en prendre une. Les soirées où je pouvais faire ce dont j’avais envie, sans bipper qui me ramenait aux urgences, sans crise de nerfs, sans doute et questions sans réponses, elles étaient rares. J’étais une personne stressée, hantée, toujours à me poser des questions. J’avais fini par accepter cette partie de moi, à défaut de pouvoir la gommer ; mais quand elle me laissait des soirées de sérénité, j’appréciais aussi. Pour la première fois depuis un moment, mon esprit n’était pas parasité par Noah, Timothée, mes recherches sur le Gouvernement ou la Peste qui sévissait encore. C’était reposant, somme toute.

Ma douche est néanmoins interrompue par la sonnette de l’appartement. Je regarde l’heure sur l’horloge de la salle de bains. Il est tard, et je n’attends personne. C’est bizarre, mais ça pourrait être Noah qui revient après une de ses longues absences. J’attrape donc rapidement une serviette et m’enroule dedans. Je n’ai même pas eu le temps de me sécher qu’une seconde sonnette retentit. Un marmonnement agacé franchit mes lèvres et j’enfile rapidement des vêtements ; bien, ce n’est donc pas Noah. Noah ne se donnerait pas la peine de sonner une deuxième fois, il ferait preuve d’un minimum de patience. Qui d’autre alors ? A peine sortie de la salle de bains, la troisième sonnerie me fait lever les yeux au ciel. On ne peut donc pas passer une soirée et prendre le temps de se rhabiller tranquillement ?
« Ca va, j’arrive ! »
Qui que ce soit, il m’agace déjà. J’ouvre la porte de façon un peu brusque, histoire de faire noter à mon visiteur mon mécontentement. Mais quand je vois la tête du visiteur, l’agacement laisse place à la surprise.
« Kenneth ? Qu’est-ce que tu…. Oh bon sang ! Entre ! »
Je viens de voir l’énorme blessure qui lacérait son flanc. Il se tenait tant bien que mal debout mais je pouvais voir qu’il avait perdu beaucoup de sang déjà. D’un geste je m’effaçe pour le laisser entrer et le mène jusqu’au canapé. Il est blafard. Et moi qui pensais que, loin des urgences de l’Adventist, j’allais pouvoir me libérer des blessés et des soins….A pas rapides, je vais chercher ma trousse de secours dans l’armoire de la salle de bains. Ca fait deux fois que je dois la sortir parce qu’un mec perd du sang dans mon appartement. Ca devient une sale habitude. Au moins, Kenneth est nettement plus agréable que le précédent, c’est déjà ça. Pourtant, on n’a rien pour s’apprécier, à la base. Kenneth est ShadowHunter, rien que ça. Un bon petit soldat au service du Gouvernement. Alors moi et ma radio, on n’était pas censées l’apprécier. Mais les choses ne sont jamais comme elles devraient être dans cette ville et moi, j’avais juste eu pitié d’un petit renard blessé sur le bord du chemin. Renard qui s’était avéré être Kenneth, et je m’étais retrouvé au petit matin avec un grand brun complètement nu dans mon salon. Après le collègue mage, l’inconnu métamorphe. Me manquait une voisine sirène et Noah en loup-garou et la fête était complète. Cette expérience m’aura au moins permis de connaitre Kenneth, qui est au demeurant fort sympathique, et de mener un petit deal bien pratique pour moi et ma liberté de parole.

De retour dans mon salon, je sors mes outils. Bien, voilà la partie drôle de l’exercice.
« Tu ne perds presque plus de sang, alors je vais commencer par nettoyer, et voir comment ça se présente. Je vais découper ton t-shirt, ok ? Et ça va piquer. »
Je sors ma paire de ciseaux et entreprend de découper le haut de Kenneth afin de libérer la plaie. Vue d’ici, elle est plutôt moche. Je grimace : j’espère qu’elle n’est pas infectée. Tout en préparant mon tissu pour nettoyer, je reporte mon regard sur son visage. Il est crispé. Bon Dieu, il doit avoir un mal de chien.
« Qu’est-ce qui t’es arrivé ? Et pourquoi tu n’es pas allé à l’hôpital ? »
J’aurais bien préféré qu’il y aille, d’ailleurs. Il a perdu beaucoup de sang et il a peut-être besoin d’une transfusion. Il aurait surtout besoin d’un meilleur matériel que celui que j’ai, peut-être même d’une opération, car la plaie a l’air profonde. Mais je ne vais pas l’inquiéter avec ce genre de détails. Je me doute qu’il serait allé à l’hôpital plutôt que chez moi s’il avait pu. Ce qui ne me rassure pas du tout, en fait. Cela veut dire qu’il est dans un sacré pétrin, et qu’il ne peut pas laisser de trace dans les registres. Je pensais que les Shadowhunters avaient le bras assez long pour ne pas apparaitre dans les registres de l’hôpital, mais de toute évidence je me suis trompée. Va savoir dans quoi baigne Kenneth. Après tout il est l’élite de la sécurité de la ville, mais aussi la faction secrète de celle-ci. Il peut baigner dans n’importe quoi. Je ne suis même pas sûre que j’ai vraiment envie de savoir ce que font les ShadowHunters.

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MessageSujet: Re: Open wound. || Enya x Kenneth   Mer 10 Aoû - 9:28


« What deep wounds ever closed without a scar? »



| | OPEN WOUND | |
ENYA x KENNETH

J'étais tendu à l'extrême, appuyé avec mon épaule contre le mur perpendiculaire à la porte d'entrée, attendant impatiemment qu'elle s'ouvre. Je l'espérais du moins car je n'étais pas sûr d'être capable de rebrousser chemin jusqu'à l'hôpital le plus proche. Je me ferais probablement achever sur la route cette fois-ci, pour de vrai. L'ouverture brusque de la porte manqua à peine de me faire sursauter et je me redressais immédiatement, échappant un gémissement de douleur dans le processus. Et lorsque mon cerveau réalisa qu'Enya était bien là, devant moi, le soulagement fut si important que je lâchais pratiquement prise, tenant désormais à peine debout. Mes épaules se détendirent d'elles-mêmes mais la douleur était toujours aussi assourdissante. J'entrais chez Enya le plus rapidement possible et me laissais guider jusqu'à son canapé. La brunette quittait mon chevet précipitamment et je savais déjà qu'elle était partie en quête de son équipement médical. Mes yeux se fermèrent d'eux-mêmes et je ne sus pas combien de temps mais la douleur était moins importante à mesure que je sombrais dans une sorte de sommeil comateux... Jusqu'à ce que je sursaute une nouvelle fois à la voix d'Enya et provoquais un nouveau mouvement brusque de mes chairs telle une violente déchirure. Je serrais les dents. Je n'avais pas vu ma plaie mais rien qu'à la douleur, je savais très bien qu'elle devait être large et profonde. Je souris à la jolie brunette, reconnaissant avant même qu'elle ne commence à me... réparer.

Quel dommage, c'était mon préféré... murmurais-je avec de plus en plus de difficulté.

Le vulgaire uniforme noir, neutre et pourtant expressif des Shadowhunters... Ma foi, ce ne serait pas une perte. Faire une pointe d'humour était peut-être tout ce qu'il me restait désormais. Je laissais Enya faire tout ce qu'elle souhaitait, ou plutôt devait faire. Je ne savais plus si la douleur me maintenait éveillé ou m'entraînait vers un état comateux certain. J'étais entre deux eaux. Je souffrais, pas assez pour m'évanouir, trop pour planer. Je ne réalisais pas immédiatement qu'Enya me parlait, j'étais crispé et soulagé à la fois, mais lorsque le mot hôpital se fit entendre, j'attrapais brusquement son poignet dans un élan :

Pas l'hôpital, murmurais-je avec force avant de me laisser retomber dans le canapé dans une grimace et un gémissement de douleur.

S'il m'avait resté un peu d'énergie, je venais de la consommer à l'instant. Je relâchais lentement ma prise, quel abruti je faisais. Je ne pouvais même pas justifier ma blessure ni le fait que j'avais sonné à sa porte pour recevoir des soins à la place de simplement me présenter dans un établissement prévu à cet effet. Je réalisais bien que j'abusais de sa gentillesse : soigne-moi et ne pose pas de questions ; mais malheureusement je n'avais pas le choix. Je n'avais rien à lui répondre, et lui mentir ? Oui j'aurais pu, si je n'avais pas eu autant de respect pour elle et le temps qu'elle m'accordait actuellement. Je fermais les yeux dans une grimace, tiré des limbes de force à chaque fois qu'elle touchait ma plaie. Une première douleur vive avait donné le tempo aux suivantes qui finirent par devenir une seule et même douleur, constante, puissante, permanente. Et elle ne faisait que la nettoyer, voilà le problème, nous n'étions même pas encore passé aux choses sérieuses.

Tu aurais au moins pu m'offrir un whiskey avant... Tu exagères... dis-je du bout des lèvres, simulant de l'ingratitude dans un sourire.

Se rendait-elle compte de l'aide précieuse qu'elle était en train de m'apporter actuellement ? C'était la deuxième fois. La première, elle m'avait littéralement sauvé la vie. La seconde, elle m'évitait de me faire coincer pour quelque chose que je n'aurais pas dû faire. J'espérais qu'il n'y ait pas de troisième fois. Bien évidemment que je lui étais reconnaissant. Au fond, j'espérais qu'elle en avait déjà conscience. Je savais qu'il fallait que je parle, que je me concentre sur autre chose pour oublier ma douleur. Chose plus aisée à dire qu'à faire, mais je me devais d'essayer, jusqu'à ce que je ne puisse plus. Grimaçant dans un effort, je repris la parole d'une voix basse :

Et alors... Comment se porte ta radio trésor ?

Je l'écoutais parfois, lorsque je le pouvais, le justifiant comme un recueil de données, savoir ce qui se dit et quand. Mais en réalité, je riais. Enya était une femme pleine d'esprit et elle semblait avoir bien trouvé sa voie. En plus de sauver des vies, elle soutenait la population via sa radio pirate. La vérité, c'était que même si nous n'avions pas passé de deal ensemble, je n'aurais pas été sûr d'avoir été capable de la dénoncer. Qu'est-ce que cela aurait pu m'apporter de le faire de toute façon ? Néanmoins, j'avais pu tirer profit auprès d'elle de mon silence. Mais en échange, je la protégerai toujours, si je survivais à cette nuit, bien évidemment... J'observais chaque trait du visage de la jolie brune, autant que ma vue brouillée par la douleur et l'épuisement me le permettait tout du moins, pensant à ma sœur dans le processus. Le monde était bien trop petit désormais.



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MessageSujet: Re: Open wound. || Enya x Kenneth   Sam 27 Aoû - 20:11

« Pas l'hôpital »
Kenneth me fait limite mal en attrapant mon poignet. D’accord, le message est passé. Pas l’hôpital. Mon appartement fait une bien meilleure salle de soins. De toute évidence, le ShadowHunter s’est fourré dans de sales draps. D’un côté c’est assez inquiétant. Je trempe dans de sales draps assez de mon côté, je n’ai pas vraiment besoin de rajouter un ShadowHunter en mission officieuse qui se fait charcuter et laisse son sang partout dans mon salon. De l’autre, cela signifie qu’il me fait confiance et ça me fait plaisir. J’ai une certaine affection pour Kenneth. Il a beau être du mauvais côté du Gouvernement, mais après tout, il n’est pas le seul, même Timothée bosse pour eux ; il peut aussi être un vrai chieur, et sa tendance à jouer les beaux gosses m’agace un peu. Il reste un homme attachant. Et puis, il ressemble à sa sœur. J’aimais bien sa sœur. Alors par transfert, j’aime bien Kenneth. Et je sais ce que ça fait que de perdre sa famille. Je sais quel point ça vous change. Je sais qu’après ça, les amis comptent beaucoup.
« Tu aurais au moins pu m'offrir un whiskey avant... Tu exagères... »
Je souris. Déjà que je suis un hôpital de fortune, je devrais aussi être un débit d’alcool ? Et c'est moi qui exagère..
« C’est illégal de posséder de l’alcool, donc je n’en ai pas. Tu connais mon goût pour la loi », je réponds. C’est purement ironique, évidemment. Kenneth connait très bien ma petite radio, bien malgré moi, il faut le dire. Il connait donc toute mon implication dans l’illégalité, mon rejet du Gouvernement, ma petite rébellion personnelle. La vérité, c’est que je n’ai pas de whisky. Je l’ai bu toute seule comme une grande, pendant que je me demandais ce que j’allais faire de ma vie, pendant que j’essayais de me convaincre que ce que m’avait dit Morienval était faux. J’ai bu tout l’alcool que j’avais dans l’appartement et je suis même allée en acheter chez un dealer à la sauvette. Pitoyable moi. Je n’avais pas vraiment prévu qu’un blessé grave débarquerait chez moi en pleine nuit. Heureusement pour lui comme pour moi, j’étais dans un état un peu moins pire depuis deux ou trois jours, assez pour rester sobre, assez pour y voir clair et pouvoir le soigner.

La plaie était décidément très moche. Mais elle ne m’a pas l’air infectée, c’est déjà ça. Je devrais pouvoir recoudre et appliquer un pansement, ce ferait l’affaire pour ce soir. Je pose le chiffon imbibé et saisit l’aiguille et le fil dans la boite, avant de m’appliquer à faire rentrer le fil dans l’aiguille. Une tâche toujours aussi délicate, ce fichu fil n’étant pas très coopératif.
« Et alors... Comment se porte ta radio trésor ? »
Je reporte mon regard quelques secondes sur Kenneth.
« Je t’ai déjà dit de ne pas m’appeler trésor, Kenneth.»
C’était ça, ce côté beau gosse qui m’agaçait. J’étais sûre qu’il appelait toutes les filles trésor. Kenneth était, à mes yeux, le gars qui draguait à tous les coins de rue et usait de sa gueule d’ange pour obtenir des sourires un peu gênés des filles. Pas vraiment mon type de mec en somme. Bien qu’il ait une vraie gueule d’ange. Et qu’il soit plutôt bien foutu. En plus de cela, je n’avais pas vraiment la tête à ça. J’avais un pseudo copain à gérer, et Timothée, et la chercheuse du Gouvernement qui allait rappliquer d’un jour à l’autre, et des patients qui arrivaient victimes d’une nouvelle drogue mortelle, et dix mille autres choses à gérer. Pas le temps pour une conversation sur fond de trésor. Me levant d’un bond, je me dirige vers le congélateur et en sort une bouteille de vodka avant de la tendre à Kenneth.
« C’est tout ce qui me reste. Bois, ça aidera pour la douleur. »

Je me reconcentre sur mon aiguille et mon fil, réussissant enfin à dompter le fil puis me tourne vers la plaie. Tout en l’examinant pour décider comment recoudre, je réponds à Kenneth.
« Si tu veux vraiment savoir, ma radio va bien. Il y a de quoi parler, en ce moment. Tu devrais l’écouter de temps en temps, histoire de te faire une vraie opinion. Et toi, comment se passe la chasse aux créatures ? Attention, je vais passer l’aiguille, ça va faire mal. »
Et sur ces mots, je commence à recoudre. Ce n’est clairement pas la meilleure partie. Un faux mouvement et je peux lui ruiner la peau, ou pire. Et dans tous les cas, je lui fais mal. D’autant plus que je n’ai aucun anesthésiant. Seulement la vodka, en espérant que ça apaise. Mais je sais pertinemment qu’il souffrira quand même. J’espère juste qu’il ait le bon sens de ne pas gigoter pendant l’opération.

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MessageSujet: Re: Open wound. || Enya x Kenneth   Mar 30 Aoû - 13:24


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ENYA x KENNETH

La réponse d'Enya concernant l'alcool me fit rire, secouant un peu plus mes chairs meurtries dans le processus, et je grimaçais de douleur à la fois, plus très sûr si j'étais amusé ou en souffrance. Bien sûr, Enya était une citoyenne modèle. En apparence. Sa gueule d'ange devait bien l'aider. Elle ne me ferait plus avaler ça désormais. J'étais persuadé qu'elle avait quelques bouteilles bien cachées pour les coups durs. Qu'elle préserve ses réserves était bien plus cohérent néanmoins. Je me demandais parfois si elle me faisait confiance. Je n'en étais pas sûr. A vrai dire, je pensais plutôt qu'elle acceptait de me côtoyer car elle n'avait plus vraiment le choix. Elle avait probablement peur que je la dénonce ou que je prenne des mesures contre elle. Elle avait raison de se méfier de moi. Même si je savais pertinemment que je ne le ferais pas, Enya n'avait pas besoin de le savoir. Mieux valait être craint qu'aimé, voilà ce que mon expérience m'avait appris. La douleur fut moins intense lorsqu'Enya cessa de désinfecter la plaie et ce répit m'obligea à reprendre la parole pour ne pas m'effondrer. Je croisais son regard. Oops. C'est que j'allais me faire engueuler en plus de ça. A vrai dire, je n'avais même pas réfléchi au petit surnom affectueux que je lui avais donné. C'était une habitude, un tic, souvent le même petit surnom d'ailleurs, qui pouvait mettre de nombreuses femmes mal à l'aise, leur donner parfois de faux espoirs, ou bien même mal les renseigner sur mes intentions. Ce n'était pas grave, je préférais la voir s'agacer plutôt qu'autre chose, bien que je me dis, à cette pensée, que ce n'était pas une très bonne idée lorsqu'elle avait une aiguille et un fil entre les mains et qu'elle allait bientôt me recoudre sans anesthésie. Enya se leva d'un bond et je la suivis du regard. Quoi, à ce point ? Est-ce que je l'avais blessée ? Je n'espérais pas qu'elle allait m'abandonner maintenant, elle ne pouvait pas me laisser le bide à l'air juste parce que je l'avais appelée trésor, si ? Bientôt elle revint vers moi avec une bouteille de vodka glacée. Tiens tiens, finalement elle avait de l'alcool. A cette vision, un grand sourire, ou une grimace, je n'aurais su dire, mais bref, en tout cas une émotion vive se dessina sur mon visage. Je tendis le bras opposé à ma blessure pour prendre la bouteille.

Bon sang, tu mets vraiment ta vodka au frigo...

Oui, j'étais en train de me plaindre à la place de la remercier alors qu'elle m'offrait gracieusement un fond de bouteille de sa réserve personnelle. C'était ma façon de procéder, d'une certaine manière. Je débouchais la bouteille prudemment pour ne pas brusquer mes chairs et bus immédiatement une gorgée. Le froid contrasta avec la brûlure de l'alcool dans ma gorge. Pendant ce temps, Enya s'était déjà affairée à reprendre le travail : me sauver la vie. Je bus une nouvelle gorgée. J'avais l'intention de boire vite et bien pour élever rapidement le taux d'alcool dans mon sang et pouvoir mieux supporter la suture. J'écoutais attentivement Enya pendant que je buvais encore. Ecouter sa radio ? La vérité était que je l'écoutais très régulièrement. Pour savoir ce qui se disait dans les chaumières auxquelles je n'avais pas accès, pour connaître les dernières rumeurs, ce qui avait fuité ou non, mais aussi pour rire. Beaucoup. C'était une source d'informations non négligeable mais c'était aussi une source de détente et de distraction. Ca, je ne le lui dirais jamais. A la place, je me contentais de commenter un bref :

J'y penserai...

La question qu'elle me retourna me fit poser les yeux sur elle une nouvelle fois. Parfois il était plus difficile de jouer la comédie, notamment lorsque mon esprit divaguait avec la douleur et que ma concentration était de plus en plus compromise. Tenir mon rôle était aisé en temps normal, mais dans de telles situations, je me rendais compte que ce n'était pas totalement le cas en réalité. Ca me demandait un effort permanent mais dont je ne m'apercevais plus depuis le temps que je jouais mon rôle. Il faisait partie de moi, autant que mon utilisation intensive du mot trésor. Je n'aimais pas la chasse aux créatures, et Enya en savait un peu trop à ce sujet pour son propre bien. Je hochais négativement la tête, inspirant un peu plus d'air. Me taire. C'était la meilleure chose à faire pour le moment, même si ça ne m'aidait pas à rester éveillé. J'avais su, au moment même où le gouvernement avait décidé d'éteindre les puces des créatures – comme on les appelait – qui n'étaient pas à son service, que ce dernier devait avoir une autre idée derrière la tête pour garder le contrôle. Un autre moyen de décimer les spécimens gênants tout en s'en lavant les mains. Ce n'était pas vraiment mon problème et à vrai dire, cela n'aurait pas dû me toucher autant, mais je n'y étais malheureusement pas insensible. Tout comme lorsqu'Enya inséra l'aiguille dans ma peau pour commencer à me réparer. J'aspirais un peu plus d'air bruyamment, cramponnant la bouteille d'une main et le canapé de l'autre pour éviter de bouger. Je bloqua ma respiration, ce qu'il ne fallait surtout pas faire, avant de gémir de douleur pour relâcher la pression lorsque je repris mon souffle. Oh bordel, j'avais intérêt à boire rapidement cette vodka à défaut d'autre chose si je voulais ne pas finir par céder et crier. Ameuter ses voisins ne lui ferait probablement pas plaisir. En fait, j'étais paralysé sous la douleur et ne trouvais même la force de bouger davantage, même pas pour boire. Tant pis, la vodka serait ma consolation.

... C... Combien... de p-points... ?

Je ne pouvais pas formuler de manière plus détaillée ma question. J'économisais mes mots et ce fut les seuls que je me permis de siffler avec difficulté entre mes dents serrées. Ma capacité de guérison, même la plus faible, allait m'aider – et me consommer de l'énergie par la même occasion – mais je savais que j'allais quand même écoper de nombreux points de suture. Mes yeux se fermèrent d'eux-mêmes, sans prévenir et sans que je ne puisse les contrôler, et je ne fus plus très sûr de la suite.



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MessageSujet: Re: Open wound. || Enya x Kenneth   Dim 11 Sep - 22:19

« Bon sang, tu mets vraiment ta vodka au frigo.. »
La remarque m’arrache un sourire. Il arrivait toujours à dire quelque chose. Toujours le dernier mot. Souvent celui pour rire. Il devait en cacher, des blessures, sous ses airs. Enfin, quand on était un ShadowHunter et que notre collègue avait tué notre sœur, plus besoin de se demander si on avait des blessures cachées. Et puis, qui n’en avait pas, ici ? Le monde entier était devenu une blessure. On trimballait tous nos boulets. Je les masquais sous une bonne couche de gentillesse. Lui sous ses remarques pour rire.

La seule réponse qu’il m’offre en parlant de ma radio est un « j’y penserai ». Mouais. Penses-y. Je suis un peu déçue ; quelque part, je pensais qu’il l’aurait écoutée. Je l’espérais, même. C’était toujours bien de savoir que les gens qui connaissaient mon secret écoutaient un peu mon travail. Je ne pouvais pas obliger Kenneth à m’écouter débiter ma haine sur le gouvernement, évidemment. Mais ça m’aurait fait plaisir. Peut-être qu’il y penserait vraiment. En attendant, ma radio et mon ego n’étaient pas ce qui importaient ce soir. J’avais mieux à penser. En l’occurrence la méchante blessure que Kenneth m’offrait.

Il ne répond pas à ma question sur ses propres activités. Soit il n’en avait aucune envie, soit l’aiguille qui passait sous sa peau l’en avait empêché. J’opte pour la seconde option, vu sa réaction. Mon canapé souffre autant que lui, vu comment il l’agrippe. Il s’autorise même un gémissement de douleur. Kenneth, pas le canapé. Je grimace en l’entendant. Je sais que je lui fais mal, mais je n’ai pas vraiment le choix. Même en sachant cela, même en sachant que je fais ce qu’il faut, je ne peux m’empêcher de me maudire de le faire souffrir. C’est la pire partie de mon métier. Je dois soigner, soulager, pas l’inverse. J’ai toujours eu du mal à accepter qu’on doive blesser pour soigner. D’autant plus quand il s’agit de blesser quelqu’un que j’apprécie. Je ne dirai pas que Kenneth et moi soyons amis. On ne se connait pas assez, bien que je l’ai vu dans son plus simple appareil. Mais je l’apprécie. Assez pour le laisser salir mon canapé avec son sang et boire ma vodka.
« ... C... Combien... de p-points... ? »
Je pince les lèvres et prend mon air le plus sérieux en examinant la plaie.
« Oh écoute, là, y’en a au moins pour une vingtaine. »
Levant les yeux vers lui, je laisse échapper un sourire amusé. Ce n’est pas bien de me moquer de lui ou de la taquiner. Ce n’est pas professionnel. Mais il le mérite bien. Je lui prend la bouteille de vodka des mains, en avale une goulée, puis lui rend avant de soupirer.
« Sérieusement, huit. Pas moins. Pas plus. Désolée, il va falloir tenir le coup encore un moment. OK ? »
OK. Comme s’il pouvait me répondre « non », au point où il en était. L’aiguille et le fil sont déjà passés une fois. Les sept suivantes ne seraient pas plus faciles. Elles ne seraient pas plus difficiles non plus. Elles seraient juste tout aussi douloureuses. Il avait connu pire, non ? C’était un Shadowhunter. Il affrontait des créatures du mal, ou je ne sais quoi. Il avait forcément connu pire. J’espère, en tous les cas. En attendant, il fallait que je lui change les idées. Alors tout en lui faisant ses points, je lui raconte ma rencontre avec Diane Blackwood, du Gouvernement. Je lui raconte des anecdotes drôles de l’hôpital. Je lui raconte tout ce qui me passe par la tête, tout ce qui peut le faire sourire et lui faire oublier l’aiguille qui trace sa route à travers sa peau. Et chaque fois que l’aiguille perce la peau et qu’il se crispe, je m’excuse. Je m’excuse huit fois, chaque fois plus désolée que la précédente. J’ai autant envie que lui que ça s’arrête. La huitième vient enfin. Il n’y en aura pas besoin d’une de plus. Je prend ma paire de ciseaux et coupe le fil, puis soupire de soulagement. Mes muscles relâchent un peu la tension qu’ils avaient accumulé. Je suis épuisée, d’un coup.

« Voilà. Ecoute, Kenneth…. ». Je souris. « Si tu peux éviter de te faire poignarder pendant les prochaines semaines, ça m’arrange. »
Je me relève et vais à l’évier de la cuisine passer mes mains pleines de sang sous l’eau. Tout en les frottant, je lève la voix pour que Kenneth m’entende.
« Tu n’as pas répondu à ma question. Tu n’étais pas en service ce soir, pas vrai ? C’est le bordel chez les Shadowhunters ? Au fait, tu dors ici ce soir. Prend le lit, je dormirai dans le clic-clac. Il est hors de question que tu te balade avec des sutures fraîches, tu ne bouges qu’au minimum jusque demain matin. »

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MessageSujet: Re: Open wound. || Enya x Kenneth   Ven 7 Oct - 13:40


« What deep wounds ever closed without a scar? »



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J'avais osé poser la question fatidique : combien de temps allait-elle me faire souffrir ? J'étais sensible à la douleur mais je savais la supporter. Ce que je ne savais pas gérer, c'était plutôt la douleur psychologique contre laquelle je me protégeais comme un forcené. J'avais fermé les yeux, contrôlé ma respiration, fait le vide autour de moi ; toutes ces petites astuces qui ne fonctionnaient pas lorsque la douleur n'était pas physique. A mon sens, elle était bien plus facilement domptable. Bien évidemment, tout était relatif ; essayez de souffler et de faire le vide autour de vous quand vous avez perdu une jambe ou un bras. La voix d'Enya me parut lointaine. Une vingtaine de points ? Oh putain, j'allais en chier. Mes yeux clos, je manquais son regard sur moi et son sourire amusé, et lorsqu'elle me prit la bouteille de vodka des mains, je posais finalement mes yeux sur elle. Hey... Oui, je me l'étais appropriée en quelque sorte. J'en avais besoin. Mais visiblement, elle aussi. Elle en but une gorgée et je l'observais. Je me sentais misérablement faible. Mon énergie semblait avoir quitté mon corps et je n'osais pas le bouger d'un millimètre, comme si le moindre mouvement aurait pu m'achever. Mes doigts se resserrèrent pourtant autour du verre quand Enya me rendit la bouteille.

Un médecin qui boit avant de me recoudre... Je ne sais pas si je devrais me sentir rassuré ou inquiet.

Elle était sérieuse. Huit points. Soudainement, cela me semblait facile, peut-être parce que je l'avais réellement crue quand elle m'avait dit que ma vilaine plaie en nécessitait vingt. Sa douceur et sa bienveillance m'arrachèrent un fin sourire alors que je détaillais son visage. J'avais sonné à la bonne porte et je réalisais la chance que j'avais, là maintenant. Je hochais la tête positivement, deux ou trois fois, pour lui confirmer que tout était OK, comme elle me l'avait demandé. De toute façon, je n'avais pas grand choix si je voulais survivre, je n'allais pas me balader les entrailles à l'air. Enya avait du mérite ; non seulement la vue mais l'odeur ne la dérangeaient pas non plus. Elle était parfaitement concentré sur son travail et rien ne pouvait, en apparence, la perturber ; mis à part peut-être lorsque j'exprimais ma douleur ouvertement. Je gémissais à chaque fois qu'elle introduisait l'aiguille dans ma peau pour resserrer mes chairs ; ça ne me soulageait pas vraiment mais j'avais la sensation que ça m'en donnait l'illusion. Je pouvais abaisser quelques barrières avec Enya ; ce n'était pas comme si elle ne connaissait pas mon histoire de vie. Elle ne me tiendrait pas rigueur de quelques plaintes douloureuses. Je pris ses excuses à chaque point en sachant parfaitement que c'était moi qui devrais lui dire merci à chaque fois que l'aiguille traversait ma peau dans le but de me sauver la vie. Je n'en avais pas la force néanmoins. Je restais parfaitement silencieux, tentant de rester concentré sur tout ce qu'elle me racontait pour probablement se faciliter la tâche à elle comme à moi. Mais à vrai dire, je savais que je ne m'en souviendrai pas dans quelques minutes. Pourtant son geste me touchait plus que de raison. Je l'observais elle, son visage crispé à chaque fois qu'elle savait qu'elle allait devoir s'excuser une nouvelle fois, puis finalement j'osais, pour les derniers points, poser mes yeux sur ses mains expertes et ma plaie qui devenait de plus en plus belle. De l'art. Voilà comment je considérais le travail qu'elle réalisait sur moi. Bientôt le dernier point arriva mais il fut le moins douloureux de tous. Une victoire pour Enya et un réconfort pour moi. Si l'anémie ne me tuait pas, il semblait bien que j'allais à nouveau survivre, comme d'habitude. Enya coupa le fil restant et scella la fin d'une douce torture. Je soupirais de bien-être. La douleur de fond qui s'était installée et qui céderait avec les heures, voire les jours, n'était plus rien. J'allais pouvoir l'ignorer sans grande difficulté. Mais j'étais parfaitement et simplement épuisé. Le sourire Enya, communicatif, provoqua le mien en retour alors que je laissais ma tête retomber en arrière contre l'assise de son canapé. Ne pas me faire poignarder pendant les prochaines semaines... Je ris alors spontanément, de façon contrôlée pour ne pas souffrir une nouvelle fois, mais malgré tout la douleur résonna et je cessai de rire.

Je ne te promets rien.

Bientôt, Enya rejoignit sa cuisine et le bruit de l'eau m'indiqua ce qu'elle était en train d'y faire. Je me redressais doucement dans l'unique but de m'allonger dans le canapé ensanglanté d'Enya. Foutu pour foutu de toute façon... Je contrôlais la chute de mon dos mais ne pus m'empêcher de soupirer bruyamment de douleur, prenant garde à ne pas renverser le fond rare de vodka dans le processus. Une fois calé, voilà c'était parfait. Hors de question que je rejoigne son lit. Je lui avais déjà ruiné son canapé, je n'allais pas ruiner son lit également. De plus, elle méritait de dormir correctement et qui étais-je pour la déloger de son confort alors que j'étais celui qui avait reçu des soins ? Réalisait-elle seulement qu'elle venait de me sauver la vie et qu'en plus elle m'offrait un toit pour cette nuit ? J'étais peut-être trop reconnaissant ? Non. Aucune chance. J'étais juste réaliste. Bien évidemment, Enya était curieuse et j'étais juste incapable de sincèrement lui mentir cette nuit. Je soupirais, comme si je rendais les armes.

Non, je n'étais pas en service ce soir. Et je t'en supplie, je suis bien dans ton canapé, ne m'oblige pas à me relever.

Je savais que ma réponse concernant mon activité de ce soir ne lui suffirait pas, mais j'allais attendre qu'elle me noie de questions à ce sujet avant d'y répondre. Je ne faisais que détourner habilement la discussion. A vrai dire, l'impliquer là-dedans n'était pas dans mes plans. Moins elle en saurait, mieux ce serait. Je portais le goulot à ma bouche pour boire une gorgée de vodka. J'étais définitivement très bien installé. J'espérais maintenant que je n'aurais pas envie de pisser avant demain matin...

Merci encore tréso... Enya, me rattrapais-je à temps avant de prononcer le mot qu'elle haïssait le plus dans ma bouche. Il faudra faire quelque chose pour ce canapé, il est foutu.

Je savais qu'Enya avait des tonnes de talents, mais celui de sauver son canapé de mon sang allait être compliqué, même avec tous les bons détachants du monde.

Tu pourras en choisir un nouveau avec ma carte de crédit, annonçais-je fermement, comme si je ne lui laissais pas vraiment le choix.

C'était bien la seule petite chose que je pouvais faire pour elle. Pour la remercier. Je connaissais ce petit bout de chou qui se cachait derrière un peu trop de gentillesse ; elle allait probablement refuser. Mais je n'aimais pas qu'on me dise non, et j'espérais pour son matricule qu'elle le savait.

Est-ce que je vais avoir mon bisou de bonne nuit ? Demandais-je amusé, imitant presque la voix d'un gamin.

Oh quoi, ce n'était pas parce que j'avais un flanc défoncé que je ne pouvais pas continuer d'être moi-même, même si j'étais persuadé d'être parfaitement repoussant actuellement et que j'aurais mieux fait de me faire tout petit. Ce n'était juste pas vraiment dans ma nature. Rien ne m'empêcherait de jouer, surtout lorsque je savais que la personne face à moi était imperméable de nature à mon charme, mais qu'en plus elle détestait ça. C'était toujours plus amusant. Surtout pour moi.



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MessageSujet: Re: Open wound. || Enya x Kenneth   Jeu 13 Oct - 22:13

« Un médecin qui boit avant de me recoudre... Je ne sais pas si je devrais me sentir rassuré ou inquiet. »
Un peu des deux, Kenneth, un peu des deux. Surtout que je ne suis pas médecin, techniquement parlant. Mais après tout, il était encore entier, les points avaient l’air d’être beaux, solides en tout cas. Il ne s’était pas vidé de son sang, même si une bonne partie avait repeint mon canapé. Je ne m’en étais pas si mal sorti, malgré l’alcool. Kenneth avait juste besoin de repos. Et moi aussi.
« Non, je n'étais pas en service ce soir. Et je t'en supplie, je suis bien dans ton canapé, ne m'oblige pas à me relever. »
Je me retournai, les mains propres, et soupirai. Il n’avait pas tort. Pauvre canapé. Il faudrait que j’en récupère un autre. Rien de plus pénible que de devoir chercher un canapé. Je m’approchai de nouveau de Kenneth, m’assis en tailleur à côté du canapé et vérifiai une dernière fois ses sutures.
« Merci encore tréso... Enya. Il faudra faire quelque chose pour ce canapé, il est foutu. Tu pourras en choisir un nouveau avec ma carte de crédit »
J’émis un petit rire. Il me payait un canapé en échange de mes soins ? C’était un deal acceptable. Mais de une, si ça tombait, Kenneth me filerait une fausse carte de crédit et j’aurais l’air idiote. De deux, je ne voulais pas qu’il me paie quoi que ce soit. J’étais médecin. Je soignais parce que c’était ma vocation. C’était moi. Pas pour avoir des meubles neufs. Même si mon appart en aurait bien besoin.
« De rien. Et laisse tomber pour le canapé. Je serai toujours là quand tu auras besoin. Ceci dit…tu trempes dans des trucs assez louches pour être en mission officieuse et te faire poignarder ? Tu devrais faire gaffe à ta gueule d’ange Kenneth. Je suppose que je n’en saurai pas plus, de toute façon…dommage, ca aurait fait un bon sujet d’émission, tu trouves pas ? » ajoutai-je avec un sourire. Je parlais rarement des Shadowhunters dans mon émission. On évitait de contrarier ces gens là avec la vérité. Je préférais parler des politiques. Même si en ce moment, j’avais surtout envie de beugler que Noah Meadow était un enfoiré. Mais je n’allais pas attirer beaucoup d’auditeurs avec ça. Et peut-être que les gens étaient déjà au courant, tous sauf moi. Comme d’habitude. La cruche naïve. Peu importe. J’avais un blessé sur mon canapé, je n’allais pas me plaindre de ma vie amoureuse. Au pire, je le laisserai m’appeler trésor, histoire de me sentir flattée.

« Est-ce que je vais avoir mon bisou de bonne nuit ? »
Je lui fis une grimace et me relevai. Il était peut-être temps d’aller dormir, effectivement. En espérant que Kenneth ne se transforme pas en renard dans la nuit. Je n’avais pas envie de le retrouver de nouveau nu dans mon appartement demain matin. Pas à chaque fois, quand même.
« Attends. »
Je me dirigeai vers ma chambre et attrapai une couverture dans mon armoire, que j’étalai sur Kenneth. On était prêts pour la pyjama party. Me baissant, je claquai un bisou affectueux sur son front.
« Dors bien mon chaton. Ne bouge pas trop. Si tu as besoin, de quoi que ce soit, tu m’appelles, ok ? Et ne bois pas toute la vodka. »
J’attrapai la bouteille au passage et but une gorgée. Soupirant, je relevai la tête vers Kenneth.
« Dis, admettons que je te demande d’enquêter un peu sur quelqu’un pour moi. De façon non officielle. Tu pourrais le faire ? »
L’idée venait de germer dans mon esprit. L’idée que si Kenneth menait des missions hors de son service, il pourrait m’aider. Il pourrait m’aider à savoir. J’avais ouvert une vanne, enfin, Morienval l’avait ouverte, et il avait dit des choses dont j’ignorais si elles étaient vraies ou fausses. Je n’avais pas voulu confronter Noah sur ces choses. J’avais trop peur de savoir, sur le moment. Mais plus le temps passait et plus je voulais tout savoir. Tous les doutes que j’avais, je voulais les dissiper. En finir avec ça. Pour toujours.
« Disons que tu fais ça au lieu de me repayer un canapé. Par exemple. »

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MessageSujet: Re: Open wound. || Enya x Kenneth   Lun 24 Oct - 20:09


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Enya refusait mon mode de paiement, comme je m'y étais attendu. Comme je détestais qu'on me dise non. Ca lui était bien égal n'est-ce pas ? Je l'écoutais attentivement, évitant de lui couper la parole pour lui dire qu'elle n'avait pas bien le choix et que lorsque j'avais une idée en tête, je ne l'avais pas ailleurs. J'appréciais néanmoins sa gentillesse. Être toujours là quand j'en aurais besoin. Cela restait à prouver, bien qu'Enya n'avait jamais rien fait de contraire à cette affirmation. Mais je ne pouvais me résigner à voir le meilleur en chaque personne, y compris en elle. Les gens finissaient par vous laisser tomber ou vous trahir, c'était pourquoi il était meilleur de les contrôler, quelle qu'en soit la manière, plutôt que de construire quelque chose de réel qui risquait de se retourner contre vous à chaque instant. Paranoïaque ? Peut-être un peu oui. Pourtant, il me semblait qu'avec Lucrezia, j'adoptais une toute autre stratégie ; ou bien était-ce parce que justement je n'en avais pas ? Je détournais les yeux pour regarder le plafond et restais silencieux. Voilà que je me faisais sermonner, et même si je savais qu'elle avait raison d'une certaine façon, je refusais d'accepter ses conseils. J'avais besoin de ce joker et de ces missions officieuses. Néanmoins, il était vrai que si j'en mourais, je perdrais tout, et il aurait été bien inutile d'en être arrivé là pour que tout s'arrête aussi brutalement. Au moins, Enya respectait mon silence et mes secrets, on ne pouvait pas dire qu'elle était envahissante. Elle n'insisterait pas et j'appréciais ce bout de femme pour sa discrétion et sa compréhension. Un bon sujet d'émission. Je reposais doucement mes yeux sur elle. Je savais qu'elle plaisantait, son sourire le confirmant, mais je prie soin de la prévenir via l'humour à mon tour.

Fais ça et tu es une femme morte...

Mes yeux se fermaient sans mon avis préalable et je m'obligeais à rester éveillé, poursuivant sur l'humour une nouvelle fois. Je devais avouer que j'adorais jouer de mon charme avec elle, si peu réceptive. Sa grimace me confirmait qu'elle n'était absolument pas séduite et je laissais échapper un léger rire discret de mes lèvres, presque un soupir. Je la regardais s'éloigner après m'avoir demandé d'attendre et je pensais sans l'exprimer que, de toute façon, ce n'était pas comme si j'allais pouvoir filer en douce. Lorsqu'Enya refit son apparition, ce fut avec une couverture qu'elle étendit prudemment sur moi. Toute trace d'amusement disparut de mon visage, et pire encore lorsqu'elle conclut par un véritable baiser sur mon front. J'aurais presque pu avoir un mouvement de recul, pris au dépourvu. Depuis combien de temps n'avais-je pas reçu d'affection gratuite de cette façon ? Ou bien était-ce de la pitié ? Oh ça, je devais bien faire pitié allongé tel un cadavre dans son canapé ensanglanté. Je fronçais à peine les sourcils, écoutant ses paroles bienveillantes accompagnant les gestes. Je fus incapable de prononcer le moindre mot et me contentais de hocher tout simplement la tête en signe d'affirmation. Elle récupéra la bouteille de vodka pour en boire une gorgée et je l'observais silencieusement. Elle m’interpella à nouveau et je l'écoutais une nouvelle fois attentivement. Une faveur ? Une requête ? Je redressais un sourcil, un fin sourire se dessinant spontanément sur mon visage. Une façon comme une autre de me demander de payer ma dette n'est-ce pas ? Voilà pourquoi elle ne voulait pas que je lui offre un nouveau canapé ; elle voulait que je lui offre tout autre chose. Je me demandais si elle avait prévu cette requête depuis le début ou si ce fut spontané avant que ce ne soit trop tard. Bientôt, elle exprima et confirma d'elle-même la pensée que je venais d'avoir et je me redressais avec une grimace sur mon visage et un soupir une fois l'effort terminé. J'étais à nouveau droit, assis, puis laissais mon dos retomber contre l'assise du canapé. Mieux valait que je sois bien conscient lorsqu'elle allait exprimer sa demande. Je ne me séparais pas de mon sourire, presque fier d'elle, profitant de la dette que je lui devais pour obtenir ce qu'elle désirait. Visiblement, elle apprenait des meilleurs, et comprendre par là : moi.

Je paye toujours mes dettes et je suis content que tu ais demandé.

Je la désignais vaguement de la main pour l'encourager à parler et à exposer sa requête.

Qu'est-ce que je peux faire pour toi trésor ? Ne lésine pas sur les détails.

Je me demandais sincèrement ce qu'elle allait pouvoir me demander. Ce n'était pas une femme à problèmes, je le savais, et je la voyais encore moins préparer un sale coup. Alors je devais avouer que j'étais curieux. Qu'allais-je pouvoir faire pour lui rendre service ? Avait-elle des ennuis avec sa radio ? En vérité, si elle avait besoin de protection, je l'aurais fait de bon cœur, dette ou non. Cependant, j'espérais qu'elle ne m'envoie pas me faire ouvrir l'autre flanc sur ce coup.



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MessageSujet: Re: Open wound. || Enya x Kenneth   Sam 29 Oct - 22:43

« Je paye toujours mes dettes et je suis content que tu ais demandé. »
Content ? Ouais, je n’aurais pas employé ce mot, parce que je n’étais moi-même pas contente de demander. Je tombais bien bas, à demander à Kenneth d’enquête sur Noah. C’était soit du désespoir, soit de la parano. Un peu des deux, sûrement. J’avais l’impression de tomber dans une spirale infernale depuis qu’il n’était plus là. Depuis que je savais qu’il m’avait menti, je ne voyais que le mensonge partout, dans tous mes souvenirs, j’imaginais tous les secrets qu’il avait pu avoir. J’avais beau essayer de sortir toutes ces idées de ma tête, elles revenaient sans cesse.

« Qu'est-ce que je peux faire pour toi trésor ? Ne lésine pas sur les détails. »
Je souris. Il avait aussi du mal à perdre ces habitudes, Kenneth. Mais cette fois, le « trésor » ne m’énerva pas. Je commençais à m’y habituer. Ca faisait partie de lui, de qui il était, et au fond, c’était gentil. Je le regardai, quelques secondes, histoire de mettre mes idées en place avant de me lancer dans ma demande. Je m’apprêtais à l’impliquer dans quelque chose qui comptait énormément pour moi. Ca voulait dire que je devais lui faire confiance. Pas trop de soucis avec ça, après tout, il m’en semblait digne. Je veux dire, je l’avais vu à poil, je pouvais bien lui parler de Noah.
« Eh bien, je sortais avec un mec, Noah Meadow. Ca faisait plusieurs mois. Et j’ai appris il y a peu qu’il me mentait depuis le début. Sacrée chute. »
Je soupirai. Ouais, il manquait les détails. Je remis une mèche de mes cheveux derrière mon oreille, nerveusement.
« Donc, j’ai appris qu’il n’était pas un beau psychiatre de 32 ans, mais un sorcier né il y a 600 ans. J’ai tout arrêté après ça. Je me sentais pas capable de…enfin bref, peu importe, c’est pas mon histoire sentimentale qui t’intéresse. »
Probablement pas, et de toute façon, c’était encore beaucoup trop douloureux pour moi de parler de ça. La dernière fois que j’avais vu Noah, ça ne s’était pas bien passé, et j’avais encore mal. C’était pas une douleur qui affluait et refluait. C’était constant, sourd, au fond de moi, et ça ne s’en allait jamais. Et quand j’en parlais, ça faisait encore plus mal. Trop mal pour l’instant. C’était plus simple de garder pour moi et d’essayer d’oublier.
« Je voudrais que tu te renseignes sur lui. On m’a dit qu’il avait tué des gens. Et je l’en croyais pas capable, au début, mais maintenant, je suis sûre de rien. Tu pourrais vérifier ça ? »
Même si je n’étais pas sûre de vouloir entendre une réponse positive à cette question. Si Kenneth revenait et m’annonçait que oui, Noah avait tué des gens, ce serait le coup fatal. Aimer un menteur était une chose. Aimer un tueur en était une toute autre. Je n’étais pas sûre de pouvoir encaisser ce genre de révélations. Mais je devais demander quand même.
« Si tu peux, aussi, j’aimerais savoir s’il a eu des aventures, pendant qu’on était ensemble. Remonte à l’année écoulée, en gros. »
Je souris, faiblement. Je n’avais pas pour habitude de donner des directives de ce genre. Ni des directives tout court d’ailleurs. Je n’avais jamais « embauché » quelqu’un pour un quelconque boulot.
« Je t’en demande peut-être beaucoup. Si ça te fout dans la panade, surtout, tu arrêtes, ne va pas te mettre en danger pour moi. C’est une mission idiote, je considérerai ta dette épongée de toute façon. Et, bon, si Noah peut ne pas être mis au courant de tout ça, évidemment, ça m’arrange. Il est…colérique. Et je crois qu’il m’en veut un peu », ajoutai-je dans un rire cynique. Bien évidemment qu’il devait m’en vouloir. Il devait me détester même. Il n’allait quand même pas se remettre en question, lui, le grand Noah Meadow. C’était la faute de la pauvre Enya, cette cruche.
« Et t’auras le droit de revenir te faire recoudre gratuitement quand ça te chantes, si tu fais ça pour moi. », dis-je avec un clin d’œil. « Trésor », finis-je par lancer en essayant d’imiter la voix de Kenneth, avant de lâcher un rire, le premier rire sincère depuis plusieurs jours.

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MessageSujet: Re: Open wound. || Enya x Kenneth   Dim 6 Nov - 20:19


« What deep wounds ever closed without a scar? »



| | OPEN WOUND | |
ENYA x KENNETH

Je respectais son silence, la laissant prendre tout le temps nécessaire pour formuler sa requête. Mais lorsqu'elle commença à s'exprimer, me parlant d'un mec, je haussais un sourcil bien malgré moi. OK. Je ne m'étais vraiment pas du tout attendu à ça. Une partie de moi espérait que la situation qu'elle allait m'exposer se complique et qu'elle ait une bonne raison pour me parler de son camarade de baise. Noah Meadow, j'enregistrais son nom pour ne plus jamais l'oublier. Qu'est-ce que ce type avait bien pu faire ? Je ne pus m'empêcher d'échapper un bref soupir de rire lorsqu'elle me dévoila que l'homme en question était visiblement un menteur. Sacrée chute hein ? A croire que tout le monde ment mais ne s'y attend jamais en retour. Je fis disparaître mon sourire de mon visage lorsqu'elle soupira nerveusement. Bon, je me devais de prendre au sérieux ses problèmes, quel qu'en soit le niveau. Après tout, elle me demandait de l'aide, je pouvais au moins respecter cela et considérer sa requête avec attention. Je relevais les yeux sur elle, neutre, alors que les détails qu'elle m'apporta attirèrent davantage mon attention. Un sorcier de six-cent ans, tiens tiens... Cela compliquait la donne j'imagine, mais qu'est-ce qui la dérangeait réellement dans ce fait ? Vieillir auprès d'un homme qui lui ne vieillirait jamais ? Ou bien tout ce qu'il avait pu faire dans sa vie avant de la connaître ? Elle coupa court à ce sujet et je savais que je ne saurais jamais, à moins de lui poser la question. Néanmoins, je restais silencieux, la laissant poursuivre sur ce qui nous intéressait vraiment : la formulation de sa requête. Nous parlions maintenant de probables meurtres et peut-être qu'effectivement Enya s'était mis en danger à côtoyer un tel personnage. Mon instinct de protection resurgit brusquement, m'obligeant à froncer les sourcils. Je hochais positivement la tête. Bien sûr que j'allais enquêter sur ce type. Si Enya côtoyait un tueur, mieux valait en être informé. Je ne connaissais pas cet homme, mais c'était désormais une cible verrouillée et il ne sortirait pas de mon radar tant que je n'aurais pas obtenu toutes les réponses aux questions d'Enya et à mes propres questions soit dit en passant. Ma sœur aurait probablement fait la même chose pour elle, mais elle n'était désormais plus là pour protéger Enya. Je pouvais toujours prendre le relais. Bientôt, la jolie brunette reprit la parole pour me demander d'enquêter sur la fidélité de ce fameux Noah. De mieux en mieux. J'allais beaucoup aimer ce type. Ouais j'aurais peut-être dû balayer devant ma porte avant de vouloir balayer devant celle de ce Noah Meadow, mais c'était comme ça. On voulait toujours protéger les gens proches de nous et pourtant nous ne nous comportions pas mieux auprès des autres. Et parce que je savais parfaitement ce dont un être humain – en considérant que cet homme en était réellement un – était capable, cela me rendait même davantage parano. Je n'étais pas un modèle de vertu, pas un modèle tout court, et la morale était quelque chose de très discutable selon moi, si quelconque morale je possédais encore ; je ne souhaitais pas qu'Enya tombe sur un type comme moi. J'espérais qu'elle trouve mieux pour construire des bases solides qui se développeraient en fondations sur lesquelles elle pourrait s'appuyer pour toute une vie. Si ce Noah Meadow ne la méritait pas, je me ferais une joie de le sortir de l'échiquier d'un revers de la main. Décidément, c'était une très bonne chose qu'elle m'ait demandé cette faveur. Un sourire sincère de compassion se dessina sur mes lèvres alors que j'écoutais attentivement chaque mot sortant de la bouche de la jolie petite brunette.

Ne t'inquiète pas pour moi, murmurais-je avec le même sourire.

A vrai dire, si je ne le faisais pas pour elle, je le ferai pour moi. Non seulement j'étais curieux, mais en plus je ne pouvais pas laisser un tel type traîner autour d'Enya. Colérique ? Comme approximativement tous les menteurs. Comme moi. Ce que je ne comprenais pas néanmoins, c'était pourquoi IL lui en voudrait alors que c'était LUI qui avait visiblement des choses à cacher. Est-ce que ce type s'attendait à ce qu'Enya accepte tout sans rechigner ? Si c'était le cas, il vivait définitivement hors du temps, ce qui n'aurait pas été incohérent avec son vieil âge. J'échappais un bref rire lorsque j'entendis Enya me proposer de venir me faire recoudre quand bon me semblerait. Je n'avais pas prévu de me faire ouvrir une nouvelle fois très prochainement, mais c'était aimable de sa part de proposer. J'affichais une grimace lorsqu'elle imita ma voix pour ajouter trésor. Quoi, je disais vraiment mes mots doux de cette façon ? Ma grimace se transforma en sourire et en un rire contenu.

Ha ha ha. Si j'étais toi, je ne me moquerais pas, je suis encore en capacité de me défendre.

Alors qu'elle riait de bon cœur, mon sourire s'agrandit et je la bousculais avec ma main pour la repousser en arrière, quitte à la faire tomber. Les points de suture tirèrent ma chair et je soupirais de douleur avant de me détendre à nouveau sans jamais me départir de mon sourire. Je n'étais pas susceptible pour un sou, elle pouvait me dire tout et n'importe quoi, même les pires saloperies me concernant. Celle-ci avait été plutôt mignonne. Aussi mignonne qu'elle.

Et je suis inimitable. Dieu m'a jugé bien trop parfait à ma création alors il a mis fin à la production. Je suis un modèle unique, dis-je dans le sourire le plus niais dont j'étais capable tout en mimant une fierté en réalité inexistante.

J'étais vraiment à l'aise avec cette petite brunette, tant que cela restait superficiel et qu'elle ne m'obligeait pas à parler réellement de moi. J'avais cette capacité à duper quiconque s'approchait de moi avec mon humour et mes répliques parfois sarcastiques. A vrai dire, j'espérais la tromper aussi. Néanmoins, une question me trottait dans la tête. Enya ne se sentait pas capable de sortir avec un sorcier né il y a six-cent ans et j'avais envie de savoir pourquoi. Bien évidemment que je faisais le parallèle avec ma relation avec Lucrezia. Cette dernière n'acceptait pas ma condition de Skinchanger, elle la reniait littéralement, se persuadant de mirages et j'avais fini par accepter que c'était peut-être trop gros pour elle à conceptualiser. Je ne lui mentais pas, je lui avais dit la vérité, elle avait tout simplement décidé de ne pas y croire et je n'avais pas insisté. Si elle finissait par y croire, est-ce qu'elle fuirait très loin ou me dirait-elle aussi qu'elle était incapable de... que sais-je ?

Est-ce que je peux te poser une question ? Demandais-je plus sérieusement désormais. Tu n'es pas obligée d'y répondre.

Je fis une pause dans mon propre discours, comme si cela allait l'aider à peut-être accepter plus facilement de me parler si je lui laissais le temps de se préparer.

Pourquoi tu ne te sentais pas capable d'avoir une relation avec un sorcier âgé de six-cent ans mais qui en paraît trente-deux ? Je veux dire, au delà du fait que c'est peut-être un meurtrier et pour sûr un menteur.

Avoir une opinion féminine et en plus d'une femme lambda, rien de plus humaine, pourrait peut-être m'aider à élargir mon champ de vision et de plus aisément comprendre Lucrezia. On ne pouvait pas dire que je ne faisais pas d'effort... Et même si je ne le faisais pas que pour Lucrezia, j'étais également curieux. Est-ce qu'une femme serait un jour capable de construire quoi que ce soit avec moi ? Ma spécialité était la destruction, jamais la construction. J'avais encore besoin de cours intensifs et de travailler dur pour pouvoir seulement envisager ne pas tout saccager sur mon passage.



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MessageSujet: Re: Open wound. || Enya x Kenneth   Jeu 17 Nov - 21:10

« Si j'étais toi, je ne me moquerais pas, je suis encore en capacité de me défendre. »
J’en doutais fortement, mais ne voulais pas blesser Kenneth dans sa virilité. Mais avec le sang qu’il avait perdu, je doute qu’il puisse réellement faire quoi que ce soit. Ceci dit, il me poussa en arrière, et surprise, je faillis basculer complètement à la renverse. Poussant un petit cri de surprise au milieu de mes rires, je me redressai de justesse. J’aurais pu lui rendre son geste, mais j’avais peur de lui faire mal. Kenneth pouvait parfois laisser tomber le masque pour s’ouvrir un peu. Il était alors plein de simplicité et faisait tomber la distance. Il était l’inverse de moi, je crois. Je faisais confiance instantanément et était incapable de mettre une distance avec les gens. Lui avait du mal à se lâcher. De simples gestes comme celui-ci me faisaient plaisir, parce qu’ils me prouvaient qu’il m’appréciait. Ou encore, j’aimais voir ça dans ce geste.

Et avec toute sa modestie, il me répondit qu’il était un modèle unique. Je faillis lui rétorquer que nous l’étions tous, je me contentai de lever les yeux au ciel. Encore une chance que je sache qu’il n’était pas sérieusement arrogant et imbu de lui-même. Même si je devais lui donner raison sur ce point : il était inimitable. Ma piètre tentative d’imiter son expression favorite n’avait pas été très concluante. Je préférais lui laisser le monopole du « trésor ».
« Est-ce que je peux te poser une question ? Tu n'es pas obligée d'y répondre. »
Le sérieux avait repris ses droits entre nous et mon sourire s’effaça. Je hochai la tête en signe d’acceptation, mais j’avais un peu peur de la question qu’il allait me poser. Ca aurait forcément rapport avec Noah, et je n’aimais pas parler de lui. La douleur était encore très présente, et ça me faisait extrêmement mal de l’évoquer. Mais pour Kenneth, avec ce que je lui demandais de faire pour moi, je pouvais bien prendre sur moi et répondre à ses questions.
« Pourquoi tu ne te sentais pas capable d'avoir une relation avec un sorcier âgé de six-cent ans mais qui en paraît trente-deux ? Je veux dire, au delà du fait que c'est peut-être un meurtrier et pour sûr un menteur. »
Ah. Oui. Forcément. Je me doutais bien de ce qu’il y avait derrière cette question. Je me l’étais posée aussi. Etait-ce la condition de sorcier de Noah qui me repoussait ? Kenneth aussi était…spécial. J’ignorais s’il avait déjà connu le rejet en raison de ça. Mais si je m’engageais dans une relation avec un homme et qu’il m’apprenais qu’il était comme Noah, ou comme Kenneth, ou comme Ezra, le rejetterais-je pour ça ? Je réfléchis quelques secondes, le temps de mettre mes idées en place, puis me lançai enfin.

« Ce n’est pas le fait qu’il soit un sorcier de 600 ans qui me dérange. C’est le mensonge. Ca fait plus d’un an qu’on est ensemble, et jamais, pas une fois, il n’a ne serait-ce qu’évoqué ce passé. Il m’a caché tout ça, la quasi-totalité de sa vie en fait. Alors que je lui ai tout dit. »
Je souris, lasse, un peu triste.
« En fait, pour être franche, je ne suis pas sûre qu’il soit un sorcier de 600 ans. Je n’ai aucun moyen de le savoir. J’ai cru ce qu’un inconnu m’avait affirmé. C’est peut-être bien ça le problème, au fond. Noah m’a caché tellement de choses pendant tellement longtemps que j’ai juste…arrêté de lui faire confiance. Je ne sais pas qui il est. Et il pourrait me dire n’importe quoi, je sais que ça pourrait être un mensonge, parce qu’il n’a jamais été tout à fait honnête avec moi. »
Les mots de Rafael Morienval me revenaient en mémoire. Je l’avais cru sur parole ce jour-là. Certains moments, je le croyais encore. D’autres, je me disais qu’il m’avait menti pour me manipuler. Mais j’étais incapable d’être certaine de l’un comme de l’autre, parce que je ne pouvais croire ni Morienval, ni Noah.
« Au fond, tu sais, je préfèrerais qu’il m’ait dit tout de suite « écoute, j’ai 600 balais le mois prochain, je récite des incantations sorties tout droit d’un vieux grimoire pourri, je me transforme en puce tous les troisième jeudis du mois et je sacrifie des biches en secret dans ma cave ». Ca m’aurait pas empêché de l’aimer. Je m’en fiche. Mais Noah ne m’a jamais rien dit sur lui, ou presque. Je ne pouvais plus être avec quelqu’un qui me cachait tout. Pourtant je l’aimais, j’te jure, je l’aimais tellement… »
Je déglutis péniblement. Je l’aimais. Et puis mon amour n’avait plus suffi. Alors j’avais arrêté de l’aimer, petit à petit, discrètement. Jusqu’à ne plus supporter d’être avec lui. Jusqu’à le fuir. On aurait pu être tellement heureux ensemble. Maintenant j’étais malheureuse toute seule.
« Voilà, donc, pour répondre à ta question. Si ça peut te rassurer d’une façon ou d’une autre, je me fiche aussi que tu te transformes en renard la nuit et que tu perdes tous tes vêtements le matin. Même si j’aurais apprécié être prévenue avant de te voir à poil dans mon salon », ajoutai-je avec un sourire amusé.

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MessageSujet: Re: Open wound. || Enya x Kenneth   Dim 20 Nov - 17:22


« What deep wounds ever closed without a scar? »



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ENYA x KENNETH

Enya acceptait de répondre à ma question et cela me soulagea. Maintenant, j'espérais qu'elle serait sincère mais je lui faisais confiance pour ne pas mâcher ses mots. Grâce à elle, j'allais peut-être me coucher vivant mais en plus moins con ce soir. Alors je l'écoutais attentivement, chacun de ses mots, chacune de ses intonations, en quête d'une nouvelle connaissance, d'un nouveau point de vue. Je n'allais ni la juger ni discuter son opinion, mais j'étais néanmoins surpris de ses réponses. D'accord, si on partait du principe qu'Enya n'était ni joueuse ni malveillante, elle ne se plaçait pas pour autant à la place de Noah, jamais. Elle parlait de son amour au passé et je fronçais les sourcils. Alors, pour un manque de communication qu'elle appelait tout bonnement mensonge, elle avait juste cessé de l'aimer ? Après tout, je n'étais pas mieux. J'inspirais calmement un peu plus d'air que nécessaire. Est-ce que l'amour était si facile à mettre de coté ? Je la voyais touchée, malheureuse, mais je ne pouvais tout simplement pas adhérer à la distance entre ses mots et les émotions qu'elle me transmettait. Bientôt, Enya ramenait la discussion à mon propre cas et je constatais qu'elle avait parfaitement compris pourquoi je lui posais tant de questions. Je souriais en soupirant, lasse. Bien évidemment que mes motivations étaient claires. J'utilisais alors ma défense habituelle pour détourner le sujet :

Tu ne vas pas t'en plaindre ? Certaines femmes tueraient pour avoir ta chance... me vantais-je.

J'étais bien conscient que ce n'était vraiment pas le cas. Qui aimerait voir un homme se transformer en renard et vice et versa ? Pas Lucrezia en tout cas. Si désormais c'était mon quotidien, je me souvenais de la première fois où je m'étais transformé comme si c'était hier ; la douleur, la perte de contrôle, moi si maniaque du contrôle habituellement, la terreur également. J'avais fait le deuil de l'homme que j'avais été pour accepter la bête en moi, lui laisser un peu de place malgré moi, mais cela ne rendait pas les choses plus faciles. Alors je comprenais Noah. Comment totalement accepter ce que nous étions et comment l'assumer auprès des personnes qu'on aimait sincèrement mais qui n'étaient pas comme nous ? Je hochais la tête négativement avant de commenter ses précédentes paroles.

Tu ne t'es jamais dit que c'était peut-être difficile pour lui ? Que, peut-être, il avait pu penser que s'il te disait la vérité, tu le fuirais ? Qu'il avait envie de passer pour un homme normal auprès de toi afin de ne pas te perdre ? Je ne sais pas. Je ne connais pas ce Noah et je me trompe peut-être, et cela n'excuse pas le mensonge par omission, mais ce n'est pas si facile Enya. Pas si facile de s'ouvrir, de tout déposer sur une table et d'attendre que le verdict tombe.

Une année, c'était long, certes, mais peut-être avait-il réussi à fuir ce qu'il était durant tout ce temps grâce à la présence d'Enya ? Oh cela n'excusait pas le fait que leur relation était un échec, il avait mal joué ses cartes, certes, mais je pouvais également le comprendre. A vrai dire, je les comprenais tous les deux. Malheureusement, dans cette jungle, tout le monde n'avait pas la bienveillance et l'ouverture d'esprit d'Enya. Noah aurait dû le voir, il aurait dû tenter sa chance. Il aurait dû se battre pour sauver sa relation. Et ne parlons même pas du fait que c'était peut-être un meurtrier. Infidèle également ? Ca faisait beaucoup. Ces paramètres étaient suffisants pour que je soutienne la décision d'Enya. Ma main s'approcha d'elle pour lui caresser tendrement la joue.

Dommage qu'il n'ait pas vu sa chance... résumais-je mes pensées en quelques mots.

L'honnêteté était le pilier de toute relation, et encore plus dans une relation de couple. Personne ne pouvait le nier. Pourtant, Lucrezia refusait cette honnêteté en bloc. Peut-être avait-elle peur des conséquences ? Peur de la vérité ? Oui, ma condition de Skinchanger n'était pas aisée à accepter. Pourtant, je voulais croire qu'un jour cela n'aurait plus aucune importance.

Je vais t'aider trésor, bien évidemment. Et je comprends ton choix. C'est le tien et je le respecte. De plus, si ce Noah est réellement un meurtrier, je préférais qu'il reste loin de toi.

Tout était dit. Au moins les choses étaient claires. Quoi que...

Merci d'avoir accepté de me parler. Je sais que ce n'est jamais facile. Mais j'ai une dernière question... Est-ce que tu l'as confronté ? Après que cet inconnu t'ait soufflé son venin ? Et vraiment ? Ajoutais-je légèrement en colère maintenant. Tu as laissé un inconnu se mettre entre l'homme que tu aimais et toi ?

Cette histoire n'était pas nette. Enya était tendre, douce, attentionnée, c'était une personne foncièrement gentille, mais naïve et influençable ? Non, ça n'avait pas vraiment de sens, je n'y croyais pas. Il y avait peut-être quelque chose qu'elle ne me disait pas sur ce fameux inconnu et je respectais ses secrets, mais je n'avais pas pu m'empêcher de poser la question. Peut-être avait-elle toujours eu un doute au fond de son cœur et que cet inconnu avait tout simplement soufflé sur des braises brûlantes pour foutre le feu. Peu importait qui était cet homme, il était intelligent, et probablement proche de Noah également ; restait à savoir à quel point. Oui j'étais curieux, au delà du raisonnable. Comme d'habitude.



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MessageSujet: Re: Open wound. || Enya x Kenneth   Sam 26 Nov - 23:21

« Tu ne vas pas t'en plaindre ? Certaines femmes tueraient pour avoir ta chance... »
Je souris. Je n’en doutais pas. Kenneth et sa gueule d’ange devait plaire à beaucoup de femmes, avec son bagout, son petit sourire en coin et ses appellations charmeuses. Moi, ça m’avait plutôt fait flipper qu’autre chose, pour le coup. J’avais hurlé dans mon appartement, et Kenneth s’était contenté de sourire, comme si tout allait bien.
« Tu ne t'es jamais dit que c'était peut-être difficile pour lui ? »
J’écoutai Kenneth, même si ses mots me faisaient un peu mal. Ils faisaient mal à mon ego surtout. Parce qu’il avait raison. Bien sûr qu’il avait raison, et je le savais depuis longtemps. Je m’étais posé la question des dizaines de fois. Si Noah avait vraiment tous ces secrets, c’est peut-être qu’ils étaient douloureux et qu’il avait peur que je m’enfuie. C’était la première chose qui m’était venue à l’esprit. Mais ce n’était pas suffisant. J’avais tout confié à Noah, en ayant la boule au ventre chaque fois que je parlais de quelque chose d’intime, effrayée qu’il ne veuille plus de moi et qu’il s’en aille. Je l’avais fait, cet effort, j’avais mis mon cœur et mon âme sur la table. Noah ne l’avait pas fait. J’avais insisté, je lui avais juré que je ne m’en irais pas pour ce qu’il me dirait. Je baissai les yeux.
« Je sais. Mais le silence est pire. »
Le silence avait été pire pour moi, en tout cas. Certains acceptaient de ne pas savoir. Je n’étais pas de ceux-là. J’avais eu besoin qu’il s’ouvre à moi, j’avais espéré et attendu pendant tellement longtemps. Et il ne s’était jamais ouvert. Kenneth ne pouvait peut-être pas comprendre, ce que c’était, de savoir qu’on ne connait pas la personne qui partage notre vie. De tout donner et de ne pas recevoir en retour.
« Dommage qu'il n'ait pas vu sa chance.. »
Je remerciai Kenneth du regard et sourit quand il effleura ma joue. Kenneth n’était pas du genre friand des gestes d’affection. Alors je savais apprécier quand il en montrait un. Ca me faisait du bien d’avoir quelqu’un en cette période. Quelqu’un sur qui compter. Kenneth et moi, on ne le disait peut-être pas, mais j’avais confiance en lui, je tenais à lui, et je crois qu’au fond il tenait aussi à moi. Il m’assura qu’il allait m’aider, et je sentis un poids s’enlever de mon cœur. Je poussai un soupir de soulagement. Je n’étais pas toute seule là dedans. J’allais peut-être avoir un peu de vérité, après tout.

« Merci d'avoir accepté de me parler. Je sais que ce n'est jamais facile. Mais j'ai une dernière question... Est-ce que tu l'as confronté ? Après que cet inconnu t'ait soufflé son venin ? Et vraiment ? Tu as laissé un inconnu se mettre entre l'homme que tu aimais et toi ? »
Bon, il était capable de faire très mal, aussi, Kenneth. Il me mettait un bon coup de pied aux fesses avec ses questions. Je l’avais bien cherché après tout. J’esquissai un sourire un peu gêné, et triste.
« J’ai pas dit que j’avais fait les choses bien…. »
Je soupirai et baissai les yeux.
« J’ai pas fait les choses bien du tout. Et je m’en veux pour ça. Je lui ai fait du mal, un mal que je ne pourrais jamais rattraper. Mon frère me disait toujours que je n’avais pas de juste milieu. Avec moi, c’est soit tout, soit rien. Alors ouais, il a suffi qu’un doute s’immisce, d’une toute petite faille, et j’ai naïvement cru sur parole ce Morienval, juste parce qu’il avait l’air assez convaincu pour me convaincre. J’ai fui Noah pendant des semaines, et je l’ai confronté et je l’ai accusé de ce truc qui est peut-être complètement faux. »
Je relevai les yeux, déglutissant pour chasser les larmes qui menaçaient de se frayer un chemin jusqu’à mes yeux. Il était hors de question que je me mette à pleurer devant Kenneth.
« Si je pouvais défaire ce que j’ai fait et…offrir une fin digne de ce nom à ce qu’on avait, je le ferais. J’ai juste….je n’ai plus envie de me battre pour ma relation avec Noah. Je suis fatiguée. J’ai envie d’autre chose. Mais j’ai besoin de savoir pour avancer. »
Je reniflai un coup, détournant le regard. J’étais assez pitoyable. Je ris doucement.
« Ton infirmière est dans un aussi sale état que toi, Kenneth. T’avais pas prévu de devoir supporter mes jérémiades en venant te faire rabibocher, je parie. Désolée pour ça. »

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I don't wanna beg you pardon
I don't wanna ask you why
But if I was to go my own way
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MessageSujet: Re: Open wound. || Enya x Kenneth   Jeu 1 Déc - 14:06


« What deep wounds ever closed without a scar? »



| | OPEN WOUND | |
ENYA x KENNETH

« Je sais. Mais le silence est pire. » Enya marquait un point. Je la comprenais, et je haïssais les silences lorsque cela concernait la vérité. A ce sujet là, j'étais très égoïste. Je voulais tout savoir sans jamais rien dire. Ce qui arrivait à ce Noah Meadow aurait tout aussi bien pu m'arriver. Je n'avais pas vraiment de secret à cacher, même si je travaillais dur pour que ma vengeance n'arrive pas jusqu'aux oreilles du concerné. J'étais simplement réservé, au delà des apparences. Bien trop réservé. M'ouvrir était aussi difficile que de me demander de me couper un doigt. Bon d'accord, j'exagérais. J'étais le pro des faux-semblants, la vérité était toute autre. Je me permettais de critiquer Meadow, mais je n'étais pas sûr que j'aurais réussi là où il avait échoué. J'aimais simplement le croire. Cependant, pour me distancier de cet homme, j'étais quelqu'un qui croyait fermement que l'honnêteté et la communication pouvaient résoudre n'importe quel problème, à partir du moment où les deux partis voulaient sincèrement le résoudre bien évidemment. Je savais me couper un doigt lorsque c'était réellement nécessaire, mais cela me demandait un effort bien plus important que de jouer une comédie permanente, étrangement. Le fait était que j'allais protéger cette petite brune au cœur un peu trop sensible pour son propre bien. Et si je ne le faisais absolument pas pour moi, ni même vraiment pour elle, je le ferai pour ma sœur. C'était ce qu'elle aurait voulu ; du moins je l'espérais. Qu'elle se repose en paix là-haut, je prenais le relais.

Faire les choses bien. Un concept qui m'était plutôt inconnu en réalité. Pour les fervents défenseurs de la morale et de l'éthique peut-être. Je ne mangeais pas de ce pain là. Enya baissa les yeux dans un soupir et ma tête suivit spontanément le mouvement pour ne pas perdre ses yeux de vue. J'écoutais ses explications. Des justifications dénuées de méchanceté, bien au contraire. Comme je l'avais imaginé, cet inconnu avait su se glisser habilement dans une brèche. Je hochais à peine la tête. Je notais dans un coin de mon esprit son nom : Morienval. Je ne sus pas si Enya m'avait donné ce nom volontairement ou si ça lui avait simplement échappé, mais je n'allais pas aborder le sujet Morienval aujourd'hui. Au vu de son petit stratagème, je pouvais penser que c'était un ennemi de Noah. Il avait simplement été s'en prendre à sa faiblesse : Enya. Plus facile, mais surtout plus douloureux dans le processus. A vrai dire, elle avait réagi de manière parfaitement logique, au grand bonheur de Morienval sans aucun doute. Je n'allais pas lui demander comment leur dispute avait pu se passer, inutile d'aller si loin, je n'avais pas besoin de cette information pour approcher Noah. A la place, je restais parfaitement silencieux.

Et lorsqu'Enya fut prête, elle releva finalement les yeux sur moi. Il n'y avait plus rien à sauver, ses mots me le confirmèrent alors. Plus envie de se battre, être fatigué, avoir envie d'autre chose, tout ce qu'il fallait pour abandonner une relation en quelque sorte. Une fin parmi tant d'autres. Elle n'était pas la seule à conclure, de façon digne ou pas, une relation amoureuse. Elle n'était pas la première et elle ne serait pas la dernière. Elle en connaîtrait sûrement même d'autres d'ailleurs.

Je perdis bien vite son regard. Remplacer une émotion par une autre. Un rire pour une profonde tristesse. Ce troc d'émotions était mauvais. C'était comme ça que des adultes continuaient d'être en colère simplement parce qu'ils étaient fatigués. Mais j'étais persuadé qu'Enya utilisait ce troc uniquement pour moi, pour se protéger ou pour ne pas m'importuner. Il était un peu tard pour réfléchir à l'ennui que je pouvais ressentir face à ses relations intimes. En vérité, je n'en ressentais pas. Je ne pouvais pas dire non plus que j'étais empathique à ses problèmes. Mais ce qui était sûr, c'était que je ne comptais pas la laisser tomber. Si elle avait besoin de moi, il lui suffisait de siffler, je redresserais mes oreilles rousses et poilues pour elle. Dans un sourire, je parlais finalement :

Une infirmière a aussi besoin qu'on s'occupe d'elle de temps en temps. Et tu sais quoi ? Je suis volontaire.

Je me penchais à peine dans sa direction alors que mon flanc me tirailla en simple réponse. J'ignorais la douleur, la repoussant au second plan de mon intérêt, et tendais le bras vers Enya, mon premier intérêt.

Allez viens, dis-je à voix basse alors que ma main l'encourageait à grimper sur le canapé avec moi.

Je lui laissais de la place pour qu'elle soit confortable avant de partager ma couverture avec elle et de la couvrir au mieux, dans des gestes un peu trop lents, ralentis et dominés par ma douleur. Elle avait le coeur brisé en mille morceaux, elle était bien plus douloureuse que moi. De quoi allais-je me plaindre ?

Et ne t'excuse jamais auprès de moi, jamais, repris-je un peu plus fermement sans vraiment le vouloir.

Les excuses n'avaient pas grandes valeurs à mes yeux. En fait, ça ne représentait rien. Elles avaient plutôt tendance à m'énerver même, car c'étaient des simples mots prononcés à la va-vite, plus par habitude que parce qu'on souhaitait vraiment que l'autre nous pardonne. Conventionnelles, parce que il faut bien faire les choses. Qui prenait vraiment le temps de présenter ses excuses maintenant ? Avec sincérité ? Avec une réelle remise en question associée ? C'était bien rare. Mieux valait ne rien avoir à se faire pardonner, c'était bien plus facile à gérer. Ou alors assumer chacun de ses actes, parce que si on les avait fait selon nos convictions, il n'y avait rien à se faire pardonner. Bien sûr, si c'était de mauvaises convictions, c'était elles qu'il fallait attaquer et modifier, jamais les personnes en elles-mêmes, mais ceci était un autre sujet. Et même s'il m'arrivait à moi aussi de m'excuser, c'était toujours de la manière la plus honnête possible, sinon je me contentais de me taire. Cela ne faisait que conforter l'aspect pire qu'un enfoiré de ma personne auprès des gens, et c'était une très bonne chose. Parce que j'étais sincère, et que la sincérité n'était pas toujours bien vue. Est-ce que je m'étais excusé d'avoir pourri la soirée d'Enya moi ? Non, bien sûr que non, j'avais eu besoin d'elle alors j'avais sonné à sa porte. Aussi simple que ça. Allais-je m'excuser pour ça de manière automatique juste pour respecter les conventions ? Non. Puisque je l'avais fait de manière délibérée. Peut-être pensais-je réellement comme un animal finalement. Il n'y avait pas de troc avec moi, jamais.



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