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 « through the looking glass » ㄨ cordeliaxliam

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MASTER OF ILLUSIONS

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↳ Métier : + fauche ces hommes de classe moyenne qui ont le malheur de fouler le même sol qu'elle.
↳ Opinion Politique : + sert ses propres intérêts avant de servir ceux des autres. qui plus est, elle n'a que très peu de considération pour les gens, hommes politiques comme résistants.
↳ Niveau de Compétences : + niv. 4 HBIC
↳ Playlist : BRYCE FOX, horns + FRIENDS IN TOKYO, call me the devil + ELLE KING, ex's & oh's + GIN WIGMORE, kill of the night + SET IT OFF, wolf in sheep's clothing + THE NAKED AND FAMOUS, girl like you + FLORENCE, seven devils + HONOR SOCIETY, here comes trouble + THE PRETTY RECKLESS, kill me + LYKKE LI, get some + GHINZU, high voltage queen + PANIC! AT THE DISCO, miss jackson + BAND OF SKULLS, i know what i am
↳ Citation : + « You would turn the wolves on the one you love If they needed blood and you couldn't run fast enough »
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MessageSujet: « through the looking glass » ㄨ cordeliaxliam   Dim 7 Aoû - 7:32




Les songes lui ont révélé la vérité, comme ils l’ont déjà fait dans le passé. Si dernièrement ils ont été le fruit de ses peurs et souvenirs les plus pénibles, ils lui ont également parmi de révéler à la lumière du jour certains secrets enfouis, des vérités et des réalités qui sourdaient probablement en ce moment présent. Les révélations sont nébuleuses, éternellement énigmatiques, sournoisement ésotérique, parfois ignoré car souvent insondable, trompeuses et dangereuses lorsque l’expérience défaille. Elles le sont toujours quand il est question de rêves prémonitoires, à vrai dire. Mais ce que lui ont révélé ces derniers la satisfait, sollicite presque de l’enthousiasme – elle qui s’extase bien souvent sur le délice qu’est le malheur des autres, ou du moins, de ses ennemis. Les onirismes lui ont donc illustré deux silhouettes. Deux bruns. Les deux bruns qui occupent son quotidien depuis quelques jours à présent. Nolan, d’un côté. Liam, de l’autre. La réplique de l’autre. Un simulacre. Une image double. L’écho de l’autre. Puis le reflet se brise, se fend. Les fragments baignent un océan écarlate. Parmi les bribes se trouvent une balle – tiré de l’arme du coupable. Coupable qu’elle n’arrive pas à distinguer – car le reflet est identique. Mais ça n’a pas de réelle importance. Car entre Nolan et Liam, il n’y a aucune différence. Outre même leur physique qui se dérobe à l’un et à l’autre, ils sont les mêmes aux yeux de la sorcière. Profondément puérils, cruellement pathétiques, férocement sans utilité, affreusement primitifs, et en toute honnêteté, même pas fichus de se mettre fin à la vie et rendre un service au monde entier.  

Naturellement donc, elle ne sait qui, dans cette altercation que les déités lui révèlent, a réellement chuté. Si entre Nolan ou Liam, elle n’a pas réellement de préférence quant à celui qu’elle souhaite voir trépasser en premier, la brunette n’est pas stupide. Elle sait pertinemment que ses plans changeraient selon la réponse à cette question. La sorcière se renseigne donc – comme elle le peut. Elle joint ses contacts, profite d’eux, exploite la peur qu’elle suscite en eux et qui semblent lui permettre d’abuser d’eux et de leurs services. La succube n’obtient pas réellement réponse à ses interrogations – mais on lui expose l’endroit où elle saura trouver tout ce dont elle a besoin de savoir. Là où les énigmes trouveront réponses. Là où les arcanes se démystifieront. Là où les illusions tomberont et là où réalité et vérité s’enflammeront et illumineront les âmes inquisitrices. L’hôpital. L’endroit lui dérobe une grimace, un peu dédaigneuse, un peu blasée. En soit, ce n’était pas surprenant – qu’on ait emmené le jumeau, peu importe lequel, dans un tel endroit vu les circonstances. La démone n’a pas de nom, mais elle a un numéro de chambre. Ça serait suffisant. Du moins, la visite qu’elle compte rendre au concerné le serait certainement.

Elle chausse donc ses talons, se faufile entre les passants, longe les murs de cet établissement macabre dans lequel s’invite si bien la déesse vengeresse qu’était la mort. Alors, une déesse vengeresse de plus ou de moins, les gens n’y verraient que du feu. Elle revête sa subtilité, épouse la discrétion, exploite les dons qu’on lui a concédé afin d’abuser les plus gros obstacles. Les chimères se dressent donc et lui ouvrent la voie, trace celle-ci jusqu’à la destination. Des hommes, baraqués, en costumes, se dressent eux-aussi devant la porte de la chambre qui suscite l’intérêt de la sorcière. L’observation pourrait presque répondre à son interrogation ; ce n’est certainement pas Nolan qui pourrait bénéficier de ce genre de protection, mais Cordelia veut en avoir le cœur net. D’autres illusions fleurissent, maintiennent l’attention des gardes – suffisamment longtemps pour que la féline s’introduise discrètement dans la chambre du patient. Le beau brun sommeille, du moins c’est l’impression qu’il lui donne. La sorcière s’approche, furtive comme jamais, et étrangement, en le voyant là dans le lit – elle a l’impression de le reconnaître immédiatement. Liam – sans aucun doute. Elle pourrait y mettre sa main au feu.

La brunette se tient alors au côté du lit, et laisse ses yeux errer sur les écrans et multiples machines qui bordent le lit du blessé. Elle assimile l’information, constate sans peine qu’il est à priori dans un état relativement stable et sauf, du moins autant que les circonstances le permettent. Elle constate également l'évident, soit qu’elle est réjouie de réaliser que c’est bel et bien le ministre qui a pris la balle. Ce n’est pas tant une question de le voir blesser – quoique ça a le mérite de la réjouir aussi – mais davantage de réaliser qu’elle peut retourner cette situation à son avantage de façon qui aurait été impossible si Nolan avait été celui qui s’était pris la balle. Sa main s’élance et caresse délicatement la tête du gouverneur, filent entre ses cheveux, descend lascivement contre son visage, cajolent cette joue balafrée, écorchée à priori par une violence qu’il s’était probablement fait en présence de Nolan. L’idée lui soutire le semblant d’un rictus ; Nolan, un homme, après tout! « C’est le temps de se réveiller, sucre d’orge. » Sa voix effleure l’air de ses timbres hypocritement sucrées et tendres, comme pour le laisser espérer une meilleure tournure pour ce qui s’apprêtait se révéler être un cauchemar pour le beau sorcier. Ses doigts dévalent et dégringolent jusqu’à son épaule, à priori beaucoup plus estropiée que sa joue, et jouent sournoisement avec le bandage et l’attèle qui drape la lésion, réfugie les dommages.  Ils finissent de jouer, et délaissent le boulot aux ongles qui s’enfoncent à travers les barrières, perforent ses dernières, distillent les sutures et ravivent donc de nouveau la douleur. Rapidement, la brunette pose l’un de ses index sur les lippes du jeune homme, l’empêche de donner écho à sa souffrance. « Shhhh, mon cœur. Tu ne veux pas attirer l’attention de tes gardes, crois-moi. Ça finira mal pour tout le monde... surtout toi. » Son index abandonne les lèvres de Liam puis retrouve refuge sur les siennes. Sa sournoiserie s’esquisse sur les traits et courbes de son visage, suintent de ses pores. Sa démence rayonne, brille de mille feux dans son regard, alors que la démone jubile presque de tout ce qu’elle pourra faire du ministre, mais surtout ce dont elle pourra lui déloger. « Je compte bien veiller personnellement à ton rétablissement. Oh, Liam... On va tellement s’amuser toi et moi, tu verras... »

(c) AMIANTE

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& they called her the queen
i am a survivor ☽ they called her volatile, for she was erratic, turburlent and chaotic. they called her destroyer, for she was angry, vulgar and vain. they called her animalistic, for she was blunt, brutal and senseless. but they called her queen, for she was porcelain, perfect and eternal.
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MessageSujet: Re: « through the looking glass » ㄨ cordeliaxliam   Dim 7 Aoû - 22:35



Through the looking glass

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Tout est sombre. Tout est noir. Le choc, lourd. Au sol. Et mes yeux clos. Tout est fini. Enfin. Un soulagement, et plus rien. Plus rien, enfin. C'est fini, c'est la fin de cette querelle sans fin, de ce qui n'a pas d'issue. On a trouvé la seule, et on restera comme ça. Tout devient flou, ma respiration se saccade, et une larme s'échappe. J'ai mal au cœur, mais j'ai plus peur. Plus peur de rien, parce que mon frère va vivre en paix. Avoir la vie qu'il mérite. Sans moi, loin de moi.

C'était aussi simple que ça, et c'est enfin réglé. Ça a mis tellement d'années. Je me demande comment la mort va être. Je me demande si l'Enfer est toujours celui que les sorciers décrivent. Je me demande tout et n'importe quoi, et j'attends que le temps passe, j'attends d'y être. Presque paisible. Mais je suis tellement stupide, tellement naïf. Comment j'ai pu y croire ? Comment j'ai pu penser que ce serait si simple ? Je me réveille brusquement, dans une douleur insoutenable. Je tourne les yeux et observe des blouses autour de moi. Je déglutis, la bouche pâteuse. Je connais cette sensation. Instinctivement, je tourne mes yeux sur mon bras, observe les tubes qui en sortent. Je veux hurler, je veux crier. C'était sensé être la fin. Je m'agite, je veux parler, je veux qu'on m'écoute. Où est Nolan ? Qu'on-t-il fait de lui ? Je veux savoir. Je veux savoir ! Mais mes forces s'échappent, la douleur s'estompe et le monde redevient flou. Ces connards m'ont drogué. Ces connards ne me laissent pas le choix de vivre ou mourir.

Foutu job de merde. On me laisserait crever dans la rue si j'étais pas ministre. Et là, on me drogue pour quoi ? Parce que j'ai une belle gueule du gouvernement ? Je mérite pas ces putains de médicaments. Je mérite pas cette putain de vie. Je m'épuise, je m'effondre. Et les songes prennent place. Il y a des rires, il y a Nolan. Il y a un monde joyeux, des souvenirs d'enfance. Il y a tout ce qui allait bien, tout ce qui me rendait heureux. Et je rêve, des heures durant, des jours mêmes, peut-être des années. Je ne veux pas en sortir. J'aime ce rêve. Je préfère ce rêve. Je veux qu'il soit vrai, la seule vérité.

Et puis tu arrives, lentement. Ta voix, tendre et douce atteint mes oreilles. Ta voix si lumineuse et ton visage qui est là sans l'être. Ta peau contre la mienne, les sensations qui reviennent peu à peu. Ta douceur me fait du bien, ton visage me donne envie de me réveiller. Nataliya, c'est bien toi ? Je soupire doucement, sans savoir si c'est réel ou non. Sans savoir dans quel monde je suis. Un entre deux sûrement. Le moment dure lui aussi, mon corps se réchauffe lentement, et je ne m'en lasse pas, intimement pressé de voir ton visage sans cette lueur, d'être de retour avec toi, enlacer ta main avec mes doigts.

Mais la sensation, plus vive, plus forte, bien moins agréable aussi, me ramène dans la réalité et me fait ouvrir les yeux. Sur un visage bien différent de celui dont je rêve. Mon esprit alterne, blonde ou brune. Douleur ou plaisir. Et finalement, mon épaule m'arrache une douleur si forte que mes mâchoires s'ouvrent, l'envie d'attraper la main de la personne qui me touche et de la retirer sans pouvoir bouger, et ses doigts sur mes lèvres. Tes doigts, Sorcière. Le doute est dissipé, et si mon esprit se joue encore de moi sur les apparences, la vérité me semble claire. Incapable d'émettre le moindre son alors que ta voix ensorceleuse prend à nouveau place dans la pièce je referme lentement les lèvres. La nausée bien présente, la douleur qui cogne tout ce qu'elle peut et mon regard qui se fixe enfin sur la brune. Les traits de celle qui m'apporte tout ce qui peut se rapprocher d'une source de lumière effacés. Engourdi, fatigué, je ne cherche pourtant pas à désobéir. Les mots ont beau résonner un peu sourdement, je sais que la brune ne rigole pas, et je n'ai aucune envie d'avoir un carnage sous les yeux.

D'autant que si quelqu'un peut bien me dire la vérité, c'est sans doute elle. Sonné, la plaie ouverte à nouveau et le liquide rouge s'écoulant avec cette touche de poison, signature des ongles de celle qui s'est fait un plaisir d'aggraver la chose me font grincer des dents. Je fixe son regard avant de tenter de me redresser légèrement, sans réellement y parvenir. Réflexe sans doute un peu idiot, de ne pas vouloir paraître faible face à un être pareil.

Et pourtant, je le suis plus que jamais. Et elle le sait. Sa dernière phrase m'arrache un frisson alors que je ris dans une voix cassée, usée, comme si je n'avais pas parlé depuis de nombreuses années. « Moi qui me demandais à quoi ressemblait l'Enfer, je crois que j'en connais définitivement le visage. » J'esquisse un rictus douloureux, moitié sonné, et fixe la demoiselle. Au moins, je n'ai pas oublié qui je suis – à déterminer si c'était une bonne chose ou non, mais vu mon réveil, rien n'était moins sûr.

Je tourne doucement les yeux, observe les ongles ensanglantés de la succube avant de remonter jusqu'à mon épaule et réaliser que la pointe de douleur vient de là. Ce con m'a raté. Il a pas su viser correctement. Et je sais, je sais pertinemment que Nolan est capable de tirer sur quelqu'un en plein cœur. Je baisse à nouveau mes pupilles, si la démone peut clairement lire mes émotions, c'est loin d'être une raison pour observer son sourire malsain face à ma souffrance.

« Qu'est-ce que tu fous là au juste, Faith ? », je cherche à bouger, prendre le contrôle de mon corps sur-dosé de je-ne-sais-combien de médicaments sans réelle réussite. Parfois, le visage de Nataliya apparaît à nouveau, à la place de mon pire cauchemar, et je ferme les yeux, efface cette image, tente tant bien que mal de ne surtout pas associer les deux. Je lève mon bras valide dans un geste lent, sans doute un peu hors du temps, et d'un geste imprécis, j'indique la table à côté de moi avant de continuer de cette voix incertaine. « Si tu dois me torturer, laisse-moi boire un peu d'eau, tu veux ? », je rabaisse lourdement ma main, les tuyaux dans mes veines me brûlant vivement et alors que ma tête se met à tourner plus violemment, sans doute à cause de sa merveilleuse idée pour me réveiller je soupire en disant. « Et si tu tiens tant que ça à ce qu'on s'amuse, tu voudrais peut-être éviter que je tombe dans les pommes, non ? » Je plante mes yeux dans les siens, élan de haine, de colère. Pas entièrement contre elle, juste contre ça. Contre tout ça.

Je serre les dents comme je peux, retiens les nausées et autres preuves de faiblesses physiques avant de dire dans un ton qui se veut plus sûr. « Si t'es pas là pour me tuer, t'es là pour quoi, réellement ? »

_________________


HOLDING ON AND LETTING GO
sometimes we're holding angels and we never even know don't know if we'll make it but we know we just can't let it show it's everything you wanted, it's everything you don't it's one door swinging open and one door swinging closed ▬ some prayers find an answer some prayers never know we're holding on and letting go.


Dernière édition par Liam P. Wiggins le Lun 12 Sep - 4:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « through the looking glass » ㄨ cordeliaxliam   Ven 2 Sep - 3:31



Le ricanement se brise – impuissant, à l’image de celui qui s’en est détaché. Faibles, les échos se tordent sous le poids de la douleur – des afflictions dans lesquelles elle a sa part, mais la culpabilité ne la consume pas pour autant. L’a-t-elle déjà une fois consumée, après tout? « Moi qui me demandais à quoi ressemblait l'Enfer, je crois que j'en connais définitivement le visage. » Un rictus froisse ses propres traits démoniaques, courbe reproduite par Liam – dont, une fois de plus, l’anémie l’empêche de performer aussi bien qu’il ne le voudrait probablement. Il est pathétique – et le constat l’amuse, acquiert de la part de la sorcière toute la satisfaction du monde. « Et n’est-ce pas tout simplement le plus beau visage que tu ai jamais vu? » susurre-t-elle, ses airs les plus sybarites campés contre son effigie – qui se tord sous ses ébauches espiègles d’une séduction sans logique – sans sens, ni sans la moindre réelle intention, si ce n’est celle exalter les tourments du ministre, de perturber cette âme – pas innocente de crimes, mais qui ne mérite peut-être pas tant d’acharnement. Il ferme les yeux, qui sait pourquoi. Parce qu’elle est là, parce qu’elle le fait souffrir, parce qu’il sait ce qui l’attend, parce qu’il connait le genre de la sorcière et qu’il sait pertinemment que sa vie n’a aucune valeur aux yeux de la sorcière si ce n’est un moyen pour une fin qu’il ne connait pas – ne veut probablement pas connaître non plus. Qui sait? Mais Cordelia n’a pas besoin de s’immiscer dans les pensées du jeune homme – elle ne le peut pas déjà, de toute façon – pour y lire quoique ce soit, tout est pitoyablement exhibé sur chaque trait de son visage. Son regard est l’écho de ses mots. Cette flamme qu’elle a jadis vu brasiller dans les pupilles du gouverneur ne fulgure plus aussi bien qu’avant. Au contraire, la flammèche vacille, se meurt également. Et la démone en est bien entendu la meurtrière. Ironique, en quelque sorte, puisqu’elle compte bien lui faire présent du don de la vie, non celui de la mort.

« Qu'est-ce que tu fous là au juste, Faith ? » A-t-elle seulement une fois révélé la vérité et ses intentions à Liam? Pour tout dire, Cordelia est presque surprise de voir qu’il tente de nouveau le coup – ce n’est pas comme si ses précédentes tentatives de s’enquérir à son sujet aient particulièrement porté fruit. Elle admire l’effort, mais ne l’honore pas d’une réponse. À l’opposé, la brunette se moque davantage de lui, revêtit les facéties en empruntant une fois de plus des doux airs. « Je m’ennuyais de toi, Liam. » La candeur, feinte, illumine son visage, déguise celui-ci en un leurre. Un vulgaire artifice qui a au moins le mérite de la distraire elle. Sa main s’abandonne de nouveau dans la chevelure ébène du bel apollon, la traite avec diligence comme pour apaiser les maux du blessé. « N’est-ce pas là une raison convenable? » Mais la fourberie est de courte durée, alors qu’un gloussement trahit sa ruse, fracasse les illusions de cette délicatesse qu’elle possède peut-être, mais certainement pas pour Liam. De nouveau, sa malveillance regagne les règnes et une fois de plus, la sorcière est plus vicieuse que jamais. La mollesse s’éprend du beau brun qui peine ainsi à émettre le moindre geste, mais elle discerne l’objet des désirs du jeune homme. « Si tu dois me torturer, laisse-moi boire un peu d'eau, tu veux ? » Elle cède à la volonté d’un autre gloussement, et se plie à la celle de Liam qui requiert le verre d’eau qu’il pointe si péniblement de ses doigts encore faibles. « Et si tu tiens tant que ça à ce qu'on s'amuse, tu voudrais peut-être éviter que je tombe dans les pommes, non ? » Le regard qu’il plante dans ses iris caféinés ne la déstabilise pas, pas même la haine du ministre ne peut ébranler cette force de la nature qu’elle se révèle être.

Sa main attrape le verre et la sorcière s’emploie à étancher la soif du beau brun, apportant le verre à ses lèvres. Sa main se glisse doucement contre le revers de la tête de Liam, soulève cette dernière légèrement pour lui permettre de boire le verre en toute capacité. « Si t'es pas là pour me tuer, t'es là pour quoi, réellement ? » Les mots lui soutirent un rictus discret, qu’elle ne tente pas de dissimuler, car elle sait pertinemment que sa sournoiserie incitera en lui une anxiété qu’elle compte bien exhorter davantage. Une figure blonde apparait dans ses pensées ; le reflet de la réelle meurtrière, celle dont la main donnerait le coup final au ministre. Ce n’est pas faute d’avoir envie, mais plutôt qu’elle laissait le privilège à une autre qui le désirait beaucoup plus qu'elle. « Te tuer? » Elle interroge la chose, comme si elle est  absurde. Elle ne l’est pas, pas du tout, même. Mais la sorcière a d’autres plans en tête pour Liam, des plans qui l’avantageront elle très certainement. « Mais Liam, je n’oserais jamais faire une telle chose. Penses-tu réellement si peu de moi que tu m’imagines comme étant incapable de vouloir ce qu’il y a de mieux pour toi? » La démone s’accoutre de sa fausse innocence, la porte sur chacun de ses traits, laisse son visage se noyer dans toute cette ingénuité inauthentique. Sa main caresse de nouveau la joue du beau brun, puis l’abandonne pour errer dans les nombreuses installations qui semblent stabiliser l’état du sorcier. « Toute cette machinerie… et pour quoi exactement? » La succube détache un fil de sa prise et contemple les lumières fuir des monstres mécaniques, s’éteignant immédiatement. « Un homme? Un seul homme? » De nouveau elle glousse, amusée par ses propres facéties. « Tu n’as pas besoin de tout ça, n’est-ce pas? » La brunette plisse les yeux, plus satisfaite que jamais. Ses mains abandonnent les machines et trouvent refuge sur les poches de solutions intraveineuses. La démone les détache également, privant Liam de toute la médication qui lui avait été adjugé par ses médecins. « Depuis quand s’abaisse-t-on à recourir à l’aide et à la science de simples mortels, Liam? ... Entre sorciers, on peut s’entraider, tu ne penses pas? » La brunette l’interroge, persiste à prétendre qu’elle ne veut que son bien, qu’elle est innocente et ingénue, mais rien de tout cela est crédible. Et elle ne le veut pas que ça le soit. Elle veut que le beau brun comprenne parfaitement de quoi elle est capable et ce qu’elle s’apprête à lui faire, tout en lui laissant une lueur d’espoir qu’elle ne s’affairera peut-être pas au crime. Une lueur d’espoir qu’elle compte bien piétiner.


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MessageSujet: Re: « through the looking glass » ㄨ cordeliaxliam   Jeu 8 Sep - 23:53



Through the looking glass

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Le rictus de la brune me fait mal. J'ai beau être moitié mort, c'était rien jusqu'à son arrivée, rien jusqu'à ce qu'elle soit là. J'ai les mâchoires serrées, l'envie de vomir de plus en plus grandissante, l'eau ne passe pas. La situation ne passe pas. Elle, ne passe pas. Les médicaments, la fatigue, cette réalité qui s'altère bien trop facilement, et l'illusion de Nataliya. Si le fait d'entendre la voix de la Sorcière a calmé le jeu, parfois, juste le temps d'un clignement, c'est elle que je vois. Lorsqu'elle a passé sa main sous ma tête, lorsqu'elle agit avec délicatesse, c'est celle qui obsède mes pensées depuis janvier que je vois, que je ressens.

Et je ne supporte pas ça, je ne supporte pas que les deux se mélangent, je ne supporte pas de voir Faith quand je rêve de Nataliya. Je ne dis pourtant pas un mot de plus, j'attends qu'elle réponde à ma question. Puisque c'est celle qui compte, et qu'accessoirement, plus vite on en vient au but, plus vite elle se tire. C'est du moins ce que j'imagine. Naïf, drogué, trop con, trop faible aussi. La situation n'a rien de celles qu'on a vécues précédemment. J'étais loin d'être toujours en position de force, mais l'équilibre se maintenait malgré tout entre nous. Aujourd'hui, il n'y en a aucun. Parce qu'elle a le dessus, tout le pouvoir sur moi, sur Nolan aussi. Elle peut faire ce qu'elle veut. Et je déteste ça. La brune répète mes propos, je déglutis. J'ai beau croire que je ne tiens plus à la vie, la démone me rend anxieux, elle me serre le cœur. Elle m'explose encore plus que cette foutue douleur.

Elle parle, se fout de ma gueule. Pour ne pas changer, elle exagère. J'aimerais rouler des yeux, lui offrir une pointe de sarcasme. J'aimerais être moi-même, pouvoir lui répondre. Non. Mieux que ça, j'aimerais lui coller mon poing dans la gueule. Mais je ne suis pas en état. Je suis en état de rien. Je tente tant bien que mal de garder contenance, un semblant, au moins. Une pauvre illusion qui ne me trompe ni moi, ni elle. Mais je suis incapable de faire autrement. Si quelque chose a changé, contrairement à nos échanges habituels je ne cache pas ma haine. Je laisse mes pupilles brunes sur elle, et un sourire vient teindre ma peau blanchâtre. Et même un rire, qui décolle mes poumons, m'arrache encore un peu de vie. « Te fous pas de ma gueule. » Il est loin, le ministre poli, qui lui sert du vin. Il est loin, le faux dragueur, celui qui enjolive les mots.

Mais j'ai plus rien à perdre. Pas maintenant que j'ai perdu Nolan. Alors j'ai perdu ma vie, et j'ai plus aucune raison d'être en vie finalement. Je perds un peu conscience, j'ai la bouche pâteuse, je me laisse emporter, sans doute parce que j'en peux plus de cet échange, parce que j'ai pas envie de croire que tout ce qui a été fait c'était pour en arriver là. Moi qui croyais sauver mon frère, moi qui croyais lui offrir une vie, je me retrouve face à la fille de Lucifer et mon frère, lui en Enfer. Mais qu'est-ce que j'ai fait ? Comment on a pu en arriver là. La caresse de la brune me fait sursauter, et mes yeux se posent à nouveau dans les siens. C'est étrange, cette faculté qu'elle a à vous faire voir tout un monde. Elle pourrait envoûter n'importe quel homme, n'importe quelle femme. Elle a des yeux qui sont magiques, elle a ce touché qui vous laisse une marque alors que ses doigts vous ont quitté. Un démon à l'état pur. Celui qui vous fait vendre votre âme pour ses beaux yeux.

Je ne remarque pas tout de suite où dérive sa main, encore berné par son touché trop doux pour ce qu'elle est. Encore perdu dans cette double image de la blonde et la brune, ce besoin oppressant de m'évader. Mais sa voix de succube s'élève à nouveau. Toujours ce même ton, toujours cette mélodie qui vous bercerait presque. Dans les légendes, elle serait sans doute une sirène qui ferait échouer tous les marins. Sauf qu'on est bien loin des légendes, et que le rôle du marin, c'est moi qui le tien. Une chose ne change pas pourtant, la brune me tue à petit feu. Mes yeux se font plus suppliant que je ne veux l'admettre alors qu'elle défait un des fils qui me maintient en vie, conscient, et capable de lui faire face.

Un instant j'hésite, mon supplice n'est-il pas sur le point de se terminer au final ? Ne devrais-je pas ne pas réagir, la laisser faire et crever. Simplement mourir pour enfin la voir partir ? Mais j'y arrive pas, alors je serre un peu plus les dents, je tente de bouger vainement. Je n'arrive à rien, pas même à articuler correctement. Et elle continue, la démone, son rire m'éclate les tympans. C'est peut-être la seule chose chez elle qui révèle sa vraie nature. Ce rire qui vous transperce et vous explose de part en part. Ce gloussement faussement naïf qui s'incruste en vous avant de faire éclater chaque endroit dans lequel il passe. Un poison. C'est un poison.

« Arrê... » Je ne finis même pas ma phrase, mon mot. À quoi bon ? Elle en a rien à foutre. Ce n'est pas dans cet état que j'aurais un pouvoir sur elle, je n'en aurais même pas sur un chiot. Mais tout ce qu'elle fait commence à faire effet, et je retrouve cette douleur plus violente, celle qui était tendrement atténuée. Je serre les draps de ma main droite, commence peu à peu à me tordre de douleur alors que mes yeux ne la quitte pas. Mais putain, elle veut quoi ? T'entends, Sorcière, tu veux quoi ? Chaque dispositif de cette chambre n'étant plus lié à moi, je me retrouve réellement seul face à elle.

Seul, dans mon véritable état. Et je veux hurler. Je veux la tuer. Je veux réagir et lui hurler d'arrêter. Je veux me défendre, je veux retrouver un semblant de fierté. Mais tout ce que j'ai c'est de la colère, de la colère en masse qui me fait serrer encore un peu plus les draps et accélère ma respiration alors que les larmes me montent aux yeux. C'est un supplice, un véritable supplice. Et je suis incapable de l'arrêter. Incapable même de le diminuer. Les mots de Faith se perdent dans mes oreilles alors que mon cœur y bat. J'ai du mal à l'entendre, et je mets du temps à comprendre.

Je ne suis pas moi-même. Je suis loin de l'être. Je déglutis nerveusement, cherche à trouver un semblant d'équilibre, laisser le psychologique prendre le dessus sur la douleur physique. Je relève le menton comme pour me donner du courage, mais j'y arrive pas. Et elle, elle joue ses cartes avec une facilité déconcertante. Me force à devenir suppliant, me force à devenir dépendant. Je détourne les yeux alors que sa question a finalement atteint mon cerveau. « Plutôt crever. » Que je crache, douloureusement. Plutôt crever que de me retrouver à devoir avoir son aide. Plutôt crever que dépendre d'elle.

Je ne veux plus la voir, ni elle, ni personne. Je ferme les yeux, et la larme qui s'était glissée au bord de ma pupille se fond sur ma joue brûlante. Il n'en est pas question, pas elle, pas comme ça. Mais mes paupières closes, c'est mon frère que je vois, c'est Nataliya. C'est l'Enfer dans lequel il se trouve à cause de moi, c'est ma lâcheté de préférer mourir plutôt que le sauver. C'est abandonner parce que ma seule solution me met moi, en difficulté. N'avais-je pas dit à Nolan que je ne serais plus cet homme ? Ne m'étais-je pas promis de ne plus être égoïste, moi qui avais suffisamment gâché de vie ?

Si. J'ai promis. Et la succube ne peut pas gagner. Tant pis pour le reste de ma vie. Tant pis si je vends mon âme au Diable. Pour ce qu'il en reste, de toutes façons. Alors je me retourne, j'ouvre à nouveau les yeux. Je fixe la bouche de la brune, et ce rictus qui me détruit. Je lui laisse tout pouvoir sur moi à la minute où j'ouvre à nouveau la bouche. Et je le sais. Lentement, alors que ma respiration est de plus en plus saccadée, que mon palpitant résonne dans chaque partie de mon corps j'ouvre la bouche et crache difficilement. « T'as gagné. », une pause, je souffre autant physiquement que psychologiquement. « Soigne moi, et t'auras ce que tu voudras. » Mes yeux remontent dans les siens, tout espoir perdu – l'ironie de son prénom au rendez-vous plus que jamais. « Absolument tout. »

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MessageSujet: Re: « through the looking glass » ㄨ cordeliaxliam   Dim 18 Sep - 6:42



« Plutôt crever. » Les yeux du beau brun refusent de rencontrer ceux de la succube, refusent également d’accepter la défaite, au même titre que le sorcier en question. « Oh, Liam…Tu n’as pas idée. » La remarque l’amuse, l’égaye presque. Cette bravade égocentrique ne l’impressionne pas, guère même – mais elle en savoure l’ironie, se délecte du divertissement que Liam lui procure. Cordelia savoure peut-être aussi cette réalité qu’elle se met tout juste à réaliser. Elle tient la vie du ministre entre ses griffes, à un tel point que le choix même de mourir ne lui appartient plus.
Il ferme les yeux, mais elle ne disparait pas. Ne le réalise-t-il pas? Elle ne disparaîtra jamais. Il pense peut-être d’elle qu’elle est un cauchemar, probablement le pire qu’il ait jamais eu – mais malheureusement pour lui, elle est bel et bien réelle. Et si les paupières du beau brun l’empêchent peut-être de contempler la démone qui demeure à son chevet, celle-ci s’assure malgré tout que sa présence le hante toujours. Son souffle cajole sa peau rêche d’homme, plus particulièrement celle de son cou – un cou sur lequel les lippes de la succube avaient longuement erré lors d’une nuit sybarite entre les deux ensorceleurs. Sa voix voluptueuse siffle toujours, fredonne son chant de sirène satanique, suffisamment pour en dégoûter le beau brun. Ses doigts déraillent et délirent toujours sur le corps du gouverneur, vicieusement, comme s’il ne lui appartenait plus à lui, mais à elle. Elle ne porte plus attention jusqu’où la pointe de ses doigts traîne, mais ça n’a pas d’importance après tout. Son toucher, aussi virulent se voulait-il, n’avait pas de réelles intentions – si ce n’est peut-être celle de lui rappeler éternellement son ascension sur lui, puis plus précisément, sa présence en ce moment même.

Il réalise enfin qu’elle est immuable, éternelle, increvable. Elle le colle à la peau, et la seconde où il cessera de se battre, la seconde où il cèdera enfin au poids qui pèse sur ses épaules, il ne pourra plus jamais se défaire d’elle. Elle le sait, mais elle veut qu’il le sache également. Cordelia le lit enfin dans ses yeux –  qui se dévoilent donc de nouveau, fixent le rictus qui, bien entendu, s’ébauche sur ses lèvres à elle, avant qu’ils ne plongent dans son regard ténébreux. Elle peut y déceler une teinte de haine, très certainement, mais c’est avant tout le regard de quelqu’un qui baisse les armes, baisse les bras. Un regard abandonné pour quelqu’un qui vient de faire exactement la même chose. « T'as gagné. » Elle le sait, pertinemment et depuis un moment même, et pourtant, elle ne peut s’empêcher de sourire de nouveau. Sa langue effleure ses dents blanches comme la porcelaine, comme pour s’empêcher de sourire trop manifestement. Il peine à bouger, à respirer, même à parler – et elle n’a pas la moindre once de pitié ou de compassion pour lui. Au contraire, la brunette savoure cette victoire sanglante, en contemple les suites et est presque éblouie par son art, par sa somptuosité. Liam n’a jamais été un adversaire de taille, dès le départ, mais Cordelia ne peut s’empêcher d’exulter sa nouvelle prise de pouvoir – elle qui prospère et s’épanouit seulement sous de telles circonstances. « Soigne moi, et t'auras ce que tu voudras…. Absolument tout. » Cordelia secoue la tête subtilement, comme pour remuer et chasser les bêtises qu’elle vient tout juste d’entendre, les déloger de son esprit retors, puis pour mieux le corriger. « J’obtiens toujours ce que je veux, chaton. Je croyais que tu l’avais déjà compris? » Susurre-t-elle, toujours accompagné de ce soupçon d’innocence controuvée, dont les sonorités étaient probablement plus machiavéliques qu’autre chose – ironiquement. Un gloussement s’extirpe du gosier du monstre qu’elle est, alors qu’elle se rapproche de lui, caresse de nouveau sa chevelure ébène d’une douceur discordante. « Ne t’en fais pas, tu saisiras le concept quand j’en aurais finis avec toi. Sois en sûr. » Ses dents lacèrent sa lèvre inférieure, avant que la succube ne glousse de nouveau, affichant tout le sadisme et la malsanité dont elle peut faire preuve.

Sa main abandonne temporairement le sorcier, puis se loge dans l’une des poches de la fine veste tailleur noire qu’elle revête. Elle en ressort un stylo, d’un luxe qu’elle ne conçoit pas réellement, elle qui n’accorde pas réellement d’importance à ce genre de choses malgré ce que l’on peut bien lui reprocher. Cordelia brandit momentanément le stylo, avant de rebaisser la main et laisser trainer la pointe de celui-ci le long du torse du jeune homme. « Je présume que tu le reconnais probablement. C’est le tien, en effet. Je l’ai piqué lors de ma dernière visite, à vrai dire. Ça – et une montre qui trainait sur ton bureau, d’ailleurs. » Elle grimace légèrement et hausse les épaules de façon nonchalante. « Enfin, j’ai revendu la montre au premier venu pour quelques billets, donc ça n’a que très peu d’importance maintenant. » Naturellement, elle emprunte une fois de plus des airs désinvoltes, peut-être un peu idiots aussi – mais ça aurait l’effet voulu. Celui d'exaspérer le ministre, de lui rappeler à quel point elle se foutait de sa gueule, à quel point le cauchemar ne faisait que débuter. « Ne me regarde pas comme ça ; une fille se doit de manger, tu sais. » Un rictus se courbe de nouveau sur son masque, subtil comme tout, mais toujours aussi éperdument perfide et machiavélien. « Tu vois, Liam. Tu prétends que tu es prêt à tout me donner, mais si je puis être honnête,  j’ai du mal à y croire totalement… Alors, dis-moi… qu’en est-il du peu de dignité qu’il te reste? » Elle la veut, comme tout le reste. Elle veut le dépouiller de tout ; son pouvoir, son contrôle, son bonheur, et maintenant, même de sa dignité. Elle veut tout, et elle veut qu’il n’ait rien quand elle en aura fini avec lui. La bête est affamée, et elle compte bien engloutir sa proie cette fois-ci. « Je veux t’entendre me supplier. » Le stylo qui joue toujours entre ses doigts manucurés s’enfonce aussitôt dans la plaie fraichement ouverte quelques minutes plus tôt – alors que la démone prend même le plaisir de remuer celui-ci d’une poignée de fer. Elle l’avait détruit – et à présent, elle s’assurait qu’on ne puisse pas le rebâtir.


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MessageSujet: Re: « through the looking glass » ㄨ cordeliaxliam   Mar 20 Déc - 3:24



Through the looking glass

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La douleur irradie chaque parcelle de mon corps, elle me bouffe et le pire c'est qu'elle ne semble pas si horrible face à celle que j'ai dans mon champ de vision. Ma vision se brouille constamment alors que les cheveux ondulés de la brune se remuent comme tout autant de couteaux dans mes plaies. Sa voix s'élève finalement, lentement, gracieusement. Mes mâchoires se serrent et mes forces jouent au yoyo. Je déteste cette facilité que la succube a développé à nous manipuler. Je me hais de devoir dépendre d'elle, de me livrer à elle. Sans un mot de réponse autre que celui de baisser le regard, je ressens sa chaleur se poser contre moi, elle arrive à m'extirper plus de douleur qu'humainement possible et ses doigts fins se glissent dans mes cheveux. La raison me quitte, les maux ont pris le dessus sur tout ce qu'il reste de moi et alors que mes yeux se ferment, pas foutus de garder le peu de dignité qui me compose encore, ils me bercent dans cette illusion trop douce, trop tendre.

L'odeur de Nataliya se faufile dans mes narines, les doigts qui touchent tendrement mes cheveux sont les siens. La compagnie que j'ai en ce moment est entièrement positive, elle rend la douleur plus que vivable. Les sensations qui parcourent mon échines sont tendres, elles valent presque l'état dans lequel je suis. Parce qu'elle est là, proche de moi. J'ai envie de lever le bras, doucement, attraper son poignet fin et déposer mon pouce au creux de sa paume. Sentir sa peau contre la mienne et me ressourcer du moindre de ses mouvements guérir par simple envie et non par obligation. Le moment perdure, l'illusion s'accroche avec force, mon esprit lâche à mesure que mon corps se vide de toute énergie. Je ne suis plus qu'une larve, plus qu'un sombre crétin en train de crever dans un hôpital. Les larmes salées qui remplissent mes paupières s'apprêtent à couler alors que la voix de la démone reprend toute la place dans la pièce, dans ma tête. Mon corps se tend à nouveau, écrase toute trace de douceur alors que les yeux perçants de Faith m'exposent et m'explosent de part en part. L'envie de la combattre, de me battre m'a quittée. Je me retrouve spectateur du jeu superbement préparé qu'elle nous offre. Si je n'étais pas le premier concerné par son œuvre j'en serais même admiratif. Pourtant c'est loin d'être le cas en cet instant. Le courage m'a fui, les accomplissements de toute une vie m'ont fui. J'ai toujours cru qu'il y avait un moyen de reprendre le dessus, de croire, d'avancer et je me retrouve pourtant là, à espérer qu'elle prenne trop de temps à parler me laissant me vider de mon sang.

J'ai perdu tout ce pour quoi je m'étais battu. J'ai perdu tout ce qui faisait de moi un homme et elle me le rappelle constamment, rien que par sa présence et ses rictus. Mes propres respirations saccadées, ma trachée enrouée et mes muscles qui sont pris de spasmes ne me laissent pas tout de suite comprendre ce qui se passe. La pointe glacée du stylo qui glisse contre mon épiderme est presque un soulagement au milieu des montées de fièvre de plus en plus importantes. Sans aucun réflexe de peur, aucun geste rationnel, je la laisse faire, entre résignation et épuisement. Chaque instant paraît durer une éternité. Chaque caresse, sifflement, tout semble se graver au marbre dans ma mémoire avant de laisser son prochain le suivre. La voix de la sorcière s'élève à nouveau, dans ce timbre si marquant, si puisant. Habitué à nos joutes verbales, partager la pièce dans cet écho lancinant de coups bas, je ne trouve plus ma place dans cette pièce où il n'y a qu'elle. Je ne suis qu'un foutu fantôme de mon propre être, sans être mort je suis bien loin d'être vivant.

Mes pupilles brunes descendent lentement sur le stylo qu'elle tient entre les doigts alors qu'elle dit que ce dernier m'appartient. Le trouble qui prend ma vision en grippe ne me laisse que la croire sur parole, son explication n'ayant aucune importance en cet instant. Achève-moi, bordel de merde. J'ai envie de lui hurler, de lui crier alors que quelques éternités avant je lui disais vouloir de ses soins. Alors que j'étais sûr de moi et que je ne le suis plus. Je n'arrive plus à fixer mon esprit sur une pensée, je n'arrive plus à savoir ce qui est le mieux ou le pire. Incapable pour la première fois de ma vie d'imaginer les conséquences de mes actes sur le futur de tous ceux qui comptent pour moi. Pour la toute première fois depuis ma naissance je suis entièrement impuissant et pas foutu de me laisser faire pour autant. Les rires lointains de Nolan m'appellent, comme un repos que je voudrais m'autoriser et pourtant je m'y refuse. Je refuse de me retrouver à la fin tout en la voulant. Face à cette fille du Diable en personne, qui se fout ouvertement de moi et envers laquelle je n'ai plus la force de répliquer, je ne suis pas non plus capable de tout céder. Céder ma vie, la laisser face à ma mort et rien de plus.

Mes yeux dans les siens, de la réalité à l'illusion, les gouttes de sueur dans un claquement horrible alors qu'elles se déposent sur l'oreiller, elle me cherche encore. La brune s'amuse à me marcher et marcher encore dessus. Elle s'amuse à voir en combien d'éclats elle peut me briser. Tout ce qu'il me reste est de serrer les mâchoires, ne plus les ouvrir. Les pics à son égard ont toujours été naturels, sans avoir jamais eu besoin de me forcer à lui dire quoique ce soit, je suis convaincu d'en être encore capable mais pourtant je me retiens. Ma main tremblante attrape le drap et le serre de toutes ses forces alors qu'elle pousse le vice, me tenant au bord du gouffre le plus longtemps possible.

Des pulsions de violence prennent place dans chaque petite cellule qui me compose. Mon cœur bat si brusquement qu'il m'arrache les poumons et les côtes. Elle va trop loin, elle a toujours été trop loin. Et moi, je ne dis rien. Soldat à terre qui ne rêve que d'être achevé, je suis humilié encore et encore. J'aurais juste à tomber dans les pommes, lâcher prise. Ne plus me battre, pas tant que je suis dans cet état, et pourtant, je ne lâche rien. Je me raccroche à la haine, au peu de vie qu'il reste en moi alors que chacun de mes muscles est sur le point de lâcher sans le faire. Sa voix résonne, son diabolisme se révèle sans aucun filtre alors que le stylo qui semblait être soulageant s'enfonce lentement dans la plaie béante de mon épaule. Sur l'instant, aucune douleur, juste la sensation de ce froid qui empare mon corps et s'étale alors que mon sang lui, arrive trop vite. Mon cœur réalise avant mon cerveau, se mettant à taper trop fort contre les parois et envoyer trop de sang pour survivre encore longtemps. Mes yeux s'écarquillent violemment et les larmes coulent enfin alors que mes mâchoires ne desserrent pas, laissant mes dents glisser en grinçant les unes contre les autres.

Tout mon être est déjà suppliant, envers moi-même, d'arrêter le calvaire, lui donner ce qu'elle veut. Mais je résiste sans plus savoir pourquoi, propriétaire de mon dernier cri que je refuse de lui céder. Mes mains n'étant plus capable de se tenir aux draps, me raccrochant dans le vide sans cesser de la fixer. La défier, alors qu'elle a déjà tout. Par principe, par refus d'être celui qui supplie pour sa vie. Les larmes me brûlent la joue, tout s'entremêle. Nolan qui rit, m'appelle, la douceur de Nataliya et ses sourires au fond de mon âme, et cette foutue sorcière, ayant tout pour me tuer sans le faire. La déesse de la torture qui s'amuse de son œuvre et en savoure chaque instant.

Je me retrouve seul, complètement seul et isolé. Incapable de savoir pourquoi je résiste, sur le point de vomir et de m'évanouir. Tenant par un miracle semblant vouloir me mener à ma perte alors que tout me revient. Comme une claque que je ne peux pas contrôler, c'est Nolan sans son rire qui me revient dans la figure. Nolan et le pouvoir que la démone pourrait avoir sur lui, ce qu'elle peut lui faire subir. Mon corps se tord dans tous les sens, et mes mâchoires se desserrent enfin alors que ma vision arrive à se fixer sur elle assez longtemps. Mon être tremblant, pas foutu de se débattre, et les images horribles de mon jumeau à ma place, du sourire malsain de ma tortionnaire face à ce joyau d'innocence qu'est Nolan. « Je t'en su... », et même avec tout ça, j'y arrive pas. Même avec toutes les images je lutte, je reste moi.

J'y arrive pas, Nolan. Ma respiration devient plus que douloureuse et le stylo dans mon épaule me fait tellement mal qu'il ne me reste qu'à hurler, et pourtant, dans une larme dure, si brûlante qu'elle doit rougir ma joue trop blanche, je reprends le plus calmement possible, sans la lâcher du regard. « Je-je t'en su... supplie. », mon corps arrête de forcer, de se débattre, mon esprit est mort en même temps que les mots qui s'articulent difficilement dans mes lèvres. « Sauve-moi. »

Le reste est flou, les secondes ou les minutes, même les heures. Des cauchemars sans doutes pavés de réalité, sans doute de mon imagination. Je n'ai pas la moindre idée de ce qui a suivi ma phrase et je me réveille en sursaut, dans un crissement douloureux. D'un regard vif, j'observe mon épaule, cherche le sang, cherche les traces des tortures qui ont maculées mon corps sans en voir qu'un simple reste. D'un doigt tremblant, peureux, je touche la plaie sans comprendre, sans réaliser tout de suite. Je ferme les yeux et respire lentement. Mes doigts touchant la cicatrice qui orne mon bras, je me trouve soulagé d'être encore en vie. Lâche, plus que jamais, de ne pas avoir du affronter la mort. Et tout devrait s'arrêter là, comme ça. Un mauvais rêve bien trop réaliste, des peurs bien trop profondes et une cicatrice bien refermée.

Mais je ne tarde pas à sentir sa présence. Je me redresse alors que le drap tombe sur mon ventre et tourne la tête vers le sol. Les talons de la succube ont toujours été reconnaissables. Tout comme ses jambes fines et longues, ses courbes et ses boucles fines. Mes prunelles se posent sur son visage emprunt de ce rictus qui me laisse encore des frissons et alors que je pose enfin mon regard dans le sien je parle froidement. « J'ai perdu connaissance longtemps ? », pourquoi cette question ? « Tu sais quoi, ne réponds pas. Plus important que ça, j'ai beau ne pas être totalement certain des derniers événements, je suis sûr de te devoir cette guérison soudaine. » Légèrement crispé du constat et surtout de ses implications, je reprends d'un regard un peu hautain. « Je présume que ce joli tour de magie n'est pas venu sans contre-partie. Donc épargne-moi tous les artifices et sois claire. Tu veux quoi ? » Elle a peut-être déjà tout, et tout pris. Mais j'ai besoin d'être sûr, j'ai besoin de l'entendre me dire ce qu'elle veut. Alors que je me tourne vers elle, laissant mes jambes pendre dans le vide, j'ajoute, plus distant que jamais. « Et te fous pas de ma gueule, la belle, t'en as bien assez profité comme ça. »

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MessageSujet: Re: « through the looking glass » ㄨ cordeliaxliam   Ven 30 Déc - 3:22



Le ténor de sa proie s’épelle et s’éclaircit, rompt ce court silence, mais s’éteint rapidement. Par orgueil, par épuisement, qui sait. Peut-être les deux. « Je t'en su... » La sorcière n’est ni impressionnée, ni comblée ; sa moue en traduit toutes les couleurs. Elle hausse les sourcils, l’orbite de ses yeux marron s’accroit, elle pince même furtivement les lèvres alors que nonchalance se reflète gracieusement sur elle. « Je ne crois pas t’avoir entendu, chaton. » débite-t-elle, désinvolte, son timbre de voix mou comme doucereux. Peut-être a-t-il seulement besoin d’un incitatif, songe la démone. Naturellement, elle enfonce la pointe du stylo dans la chaire du sorcier, égruge celle-ci sans la moindre délicatesse – un contraste fort ironique étant donné que son autre main caresse doucement la joue du premier ministre. Une délicatesse pour une violence, une balance de trop sûrement aux yeux de Liam. Son ténor se fait attendre de nouveau, cette fois-ci ce dernier retentit entre les quatre murs de sa cage, fracasse plus que le silence. Cordelia ne peut que l’inciter à se taire d’un murmure qui sonne comme un susurrement lorsque pendu à ses lèvres à elle. Une larme rugit, ronge la peau du beau brun, lui longe la peau également, avant de s’y éteindre alors que la vipère s’en défait à l’aide de son pouce sur sa joue. La scène ressemble drôlement à celle d’une mère et son fils, d’une femme et son époux, avec toute celle douceur qu’elle feint si sadiquement. Les iris marron rencontrent ceux de la sorcière, les défient presque l’instant d’une seconde, avant que Liam ne se résout la défaite, accepte l’ascendant que Cordelia a sur lui. « Je-je t'en su... supplie. » Ses lippes vermeilles tressautent et se traînent le long de son effigie, alors que la sorcière savoure son énième victoire sur le jeune homme. « Sauve-moi. » La brunette passe immédiatement sa langue contre ses dents, se délecte encore un petit peu de ce petit plaisir, avant de retirer sèchement le stylo de la plaie qu’elle avait assaillie plus tôt.

Pourtant, elle n’a pas réellement le temps de jubiler devant le minois du ministre puisque celui-ci perd fort rapidement conscience, rejoignant les bras d’un camarade quelconque de Morphée. Un soupir s’extrait ainsi des lippes de la démone qui roule instantanément les yeux. Si faible. C’est à se demander comment elle avait pu le trouver charmant, pire encore, intéressant, par le passé. Le stylo est projeté à travers la salle d’un geste mou et nonchalant et elle s’affaire ensuite à le guérir comme convenu avec lui un peu plus tôt. En temps normal, elle l’aurait fait patienter encore, elle se serait assuré qu’il souffre encore plus, peut-être qu’il la supplie de nouveau – elle aurait même peut-être voulu l’entendre grogner, rien que pour le plaisir de ses douces oreilles, mais Cordelia réalise qu’elle aura à se contenter de très peu au final. La plaie du sorcier disparait en quelques secondes à peine ; ce n’est ni une blessure particulièrement excessive, ni une tâche bien ardue pour une sorcière de son expérience.
La succube en vient également à réaliser les implications de son geste ; notamment celle où elle se retrouve essentiellement sans divertissement. De son index, elle tâte les côtes de Liam, un geste qu’elle savait vain, mais qui avait pour but de vérifier qu'il était toujours vivant. Un soupire embrasse de nouveau l’atmosphère, alors que la tête de la vipère se balance avec nonchalance. Le reste de son corps suit la cadence, et elle fait quelques pas jusqu’à la fenêtre pour observer ce qui se trame derrière ces rideaux, même si elle sait pertinemment que ça ne serait pas le moindrement captivant.

Heureusement pour elle, le beau brun retrouve ses sens bien rapidement – du moins plus vite qu’il ne retrouverait sa dignité, ça elle s’en était assuré personnellement. Un grommellement l’arrache de ses réflexions, et la brunette se retourne immédiatement pour faire de nouveau face à sa proie du jour. Les talons tintent contre le sol, indiquent sa présence, lui fait comprendre que, non, elle n’est pas éclipsée entre temps, et que, oui, elle est toujours là pour le hanter. Elle ne sait pas si Liam a eu l’opportunité de faire un mauvais rêve durant les quelques minutes de son court songe, mais elle sait qu’un cauchemar l’attend tout juste au bord de son lit. Cordelia l’accueille ainsi d’un rictus, qui n’a rien d’avenant malgré les fausses intentions de la sorcière. Elle lui laisse le temps de reprendre ses repères, déguste ses subtiles teintes de crainte et d’égarement sur son portrait, s’enivre de la défaite du ministre, de sa peur, même de sa froideur. « J'ai perdu connaissance longtemps ? » Cordelia plisse tout de suite les yeux, avant d’hausser les épaules. Quelle sotte question. Ressemblait-elle à une horloge? Elle ne prend même pas la peine de lui répondre, mais il juge à priori que ce n’est pas nécessaire. « Tu sais quoi, ne réponds pas. Plus important que ça, j'ai beau ne pas être totalement certain des derniers événements, je suis sûr de te devoir cette guérison soudaine. » Elle siffle immédiatement, s’arme d’un sarcasme coloré comme elle le fait si bien. « Non, tu crois? » Pour le railler davantage, elle surenchérit instantanément. « Peut-être devrais-tu vérifier qu’il n’y ait pas de troisième personne cachée sous ton lit, juste pour en être certain. » La brunette plisse ses yeux marrons quelques tendres secondes, moque son martyre quelques instants de plus, avant de croiser les bras, arborant cette désinvolture si singulière. « Je présume que ce joli tour de magie n'est pas venu sans contre-partie. Donc épargne-moi tous les artifices et sois claire. Tu veux quoi ? » Le beau brun se remue, fait face à la démone, regarde le Diable droit dans les yeux – elle, de son côté, se rapproche lentement, comme la prédatrice qu’elle se vante d’être. « Et te fous pas de ma gueule, la belle, t'en as bien assez profité comme ça. » Et quelle gueule.

« Oh Liam. » Elle glousse ; c’est plus fort qu’elle. Il la désopile, elle n’y peut rien. Il est tellement plus naïf qu’il en a l’air. « Je ne fais que commencer, crois-moi. » Cordelia franchit les derniers pas qui les séparent et se retrouvent à quelques centimètres de lui, à peine. Elle prend appui avec ses mains sur ses cuisses, et se penche un peu pour que ses lèvres rencontrent sa joue. « J’ai tellement de plans en tête pour toi, tu n’as pas idée. » Ses lèvres glissent contre sa joue, effleurent ses lèvres, mais ne les embrassent pas. Ce n’est pas son intention. Elle n’en a pas envie, mais surtout, il n’en veut pas non plus. Et, ça, ça change tout. Car elle peut le dégoûter, elle peut le faire crisper, elle peut le désorienter ; elle peut accroître l’étendu de son pouvoir sur lui. Et, de ça, ô elle en a terriblement envie. « Ne fais pas cette tête, chaton. Tu viens tout juste de gagner énormément en importance à mes yeux. Crois-moi, en ce qui me concerne, tu ne pouvais pas espérer mieux. » C’est vrai, en quelque sorte. Mais c’est surtout pour lui faire comprendre qu’elle est loin d’être satisfaite et qu’elle compte bien profiter de lui jusqu’à l’usure.
Sa main glisse immédiatement vers son épaule – à présent guérie, un présent de la sorcière. Enfin, si l’on peut réellement appeler ça un présent. Car, il n’a pas tort ; elle s’attend à ce qu’il la repaye.  Sous ses doigts se trouvent qu’une cicatrice, un vieux souvenir d’une blessure déjà lointaine, mais également un éternel rappel qu’il lui serait redevable. Elle compte bien entendu sur le fait qu’il n’oublie pas cette douloureuse réalité. Vicieuse, elle feint de nouveau une délicate attention, une manigance puérile pour une fois de plus exaspérer le sorcier « Penses-tu réellement si peu de moi que tu ne m’imagines incapable de te rendre un service par bonté de cœur? » Elle se défait de leur enlace, redresse son dos et s’éloigne lentement. « Tu me vexes, Liam. Et je ne suis pas certaine que ça soit dans ton meilleur intérêt, si tu veux mon avis. » Une menace? Pourquoi pas, elle n’en manque jamais. Et c’était un ton auquel Liam allait fort rapidement devoir s’accoutumer avec elle. « Je suppose qu’on verra en temps et lieu, non? » débite-t-elle enfin en réponse à sa question initiale. L’ambigüité était toujours de mise avec Cordelia, elle qui adorait tant tenir les gens en haleine – d’autant plus lorsque c’était pour mieux les décevoir ensuite.
Mollement, elle s’affale sur une chaise non loin du coin de la chambre. Elle croise les jambes, appuie son coude sur les bras du siège et sa tête sur l’une de ses mains. « Tu devrais te changer maintenant. T’es ridicule comme ça. » Qu’une invective pour mieux se rincer l’œil. Elle n’en cache pas même le motif ; son regard, vicieux comme tout, en traduit littéralement toutes les couleurs de cette vérité évidente.


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MessageSujet: Re: « through the looking glass » ㄨ cordeliaxliam   Ven 3 Fév - 18:30



Through the looking glass

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La voix glaçante de la brune s'élève et m'effleure sans que je n'y prête attention. Je continue à parler, poser mes questions, tentant de feindre l'indifférence alors que je meurs de peur. Qu'a-t-elle pu me faire ? Qu'ai-je pu promettre en retour ? J'ai peur de mes mots, de son emprise sur ma faiblesse. Mon corps me brûle, ma gorge se serre alors que le rêve est définitivement loin de mon cerveau. Tout cela est réel, sa présence est réelle et les conséquences de cette dernière aussi. Alors je meuble, froidement, je reprends mes airs de ministre pour couvrir tout ce que je ressens. Je cherche à reprendre le contrôle, inverser les tendances. Pourtant, trop vite, j'arrive à cours d'arguments. Les mots ne passent plus mes lèvres et le silence se love dans tous les coins de la pièce. Il n'y a qu'elle et moi, quelques secondes durant lesquelles mes dents se posent les unes contre les autres. Une ouverture si fine qu'un être extérieur n'aurait pas pu la percevoir. Une seule seconde d'hésitation, et la déstabilisation la plus totale.

Moins d'un battement de cœur, moins d'un souffle pour me faire perdre pieds. Mes yeux dans les siens et cette foutue dominance qu'elle exerce avec bien trop de facilité. Mon prénom sur sa langue et un frisson me parcourt. Incapable de la quitter du regard, je ne supporte pas de l'entendre glousser. Une main qui se serre vainement pour camoufler la haine qui m'habite de plus en plus sérieusement. Sa voix continue, elle m'extirpe le peu de confiance retrouvée et je baisse les yeux pour ne plus avoir à la regarder. Ne plus avoir à la supporter. Mais ses talons effleurent le sol, font gémir le carrelage qui se plie lui aussi à ses quatre volontés. Mes yeux bruns suivent ses pas alors que le temps semble s'allonger, laissant toute place à la peur de venir se fondre dans la moindre partie de mon corps et rejetant la possibilité qu'elle se rapproche, casse cette distance que je finis par trouver rassurante. Mais la voilà, quelques instants plus tard, contre moi, ses mains fines contre mes cuisses et son visage contre le mien. Un léger mouvement de recul alors que je retiens ma respiration sans même le réaliser. Son souffle contre ma peau, ses lèvres qui réveillent mes réflexes sensoriels. Pas un touché, de simples allusions, la subtilité qui règne sur cette démone m'écrase de seconde en seconde. Le poids de son emprise qui m'oppresse alors qu'elle parle à nouveau. Mon cœur bat tellement violemment dans mes tempes que ses mots ne m'atteignent pas vraiment. À quoi bon, de toutes façons ? Elle n'a pas besoin de parler pour m'écraser, m'humilier. Son ton, ses mots, son souffle, sa présence, ses lèvres suffisent à me faire comprendre ses messages.

Je ferme lentement les yeux alors que sa chevelure brune me frôle, que nos visages se rapprochent de plus en plus. Il y a longtemps déjà, j'appréciais ce geste, cette odeur. Ses lèvres contre les miennes. Il y a longtemps maintenant, j'ai cru qu'elle n'était personne, qu'une belle brune au bon moment au bon endroit. Une parmi les autres. Il y a longtemps, trop longtemps, j'ai fait l'erreur de croiser la route de celle qui m’achèverait tout en me sauvant la vie. Si seulement j'avais su, si seulement je l'avais vu. Mes paupières s'ouvrent à nouveau, face à elle, toujours aussi proche. Toujours aussi puissante. Cette fois, ses mots m'atteignent. Le surnom affectueux me dégrade encore plus, l'appellation du chaton, si faible et si dépendant. Mes yeux me brûlent alors que je retiens mes émotions sans plus un geste, rien de plus qu'un souffle. Ce rappel brutal et violent, ce couteau qu'elle m'enfonce encore une fois dans la plaie, me rappelle par chacun de ses mots que je suis à sa merci et que je n'ai rien d'autre à faire que de la laisser devenir marionnettiste de ma vie. Incapable de prononcer un seul mot sans exploser je reste muet face à elle. Spectateur de mon avenir éclaté, des miettes qu'elle écrase encore sous ses talons aiguisés. Je reste sans voix face au désastre de ma présence sur cette terre aujourd'hui, pas foutu de me souvenir des raisons qui m'ont poussé à faire ça. Pas foutu de savoir comment j'ai fait pour en arriver là.

Ses doigts fins qui se posent sur ma peau, se fraient un chemin, serpents venimeux qui contemplent leur œuvre. Ses ongles qui caressent cette cicatrice, désormais seule trace de ces derniers moments. De mon frère qui a voulu me tuer, cette succube qui m'a sauvé. Et je reste toujours là, sans un geste, les yeux glissant sur les courbes de la brune, sans un mot alors que je ne deviens qu'une coquille vide. Mais elle parle, à nouveau, elle me cherche, me provoque. Elle laisse mon cœur s'activer au simple son de sa voix, me laisse devenir un puits de rage et de peine. De regrets et de haine. Mes pupilles se noircissent, cherchent le regard de la sorcière avant de la voir se détacher et cracher un rire froid, distant. Elle se joue de moi, me pousse dans mes retranchements. Me titille pour mieux m'abattre plus tard. Je le sais, je le sais pertinemment et pourtant je suis incapable de ne pas réagir. De ne pas voir mon sang bouillir alors qu'elle parle.

Maîtresse de la situation elle use et abuse de son pouvoir. Encore et toujours. Elle me prend de haut, cherche à ajouter la goutte qui sera de trop. Me reculant légèrement sur le lit, sans la quitter du regard je cherche à me raisonner. Agir de manière logique et sensée. Mais la démone arrive à ses fins. Dans un sourire qui me débecte elle dit le mot de trop, ajoute le grain de sel qu'il ne fallait pas. « Arrête. » Je souffle simplement, me mordant la langue pour ne pas aller trop loin, ne pas regretter mes propres actes. Rester à ma place, peu importe que je ne la supporte pas, que je ne l'accepte pas. Faire profil bas pour ne pas finir tué encore une fois. Alors qu'elle, pendant que mes mâchoires se serrent, prend toute la pièce, terrain conquis, la déesse des Enfers s'amuse dans cet environnement qu'elle sait à elle. Et la revoilà, dans toute sa splendeur alors que sa langue claque contre ses dents. D'un frisson que je chasse je finis par me lever, m'approcher d'elle.

Au lieu d'ouvrir le sac non loin de la brunette pour en sortir mes vêtement je me penche sur le fauteuil sur lequel elle est. À mon tour d'être à quelques centimètres de son visage. À mon tour de poser mes lèvres contre sa joue. Mon souffle comme seul allié le temps d'une seconde pour me donner du courage. Me forcer à franchir le pas et stopper ce silence, cette emprise qu'elle à sur moi. « Tu m'as peut-être bien eu cette fois-là, Faith, et même si je suis incapable de trouver tes raisons, ne crois-pas que tu vas faire de moi ton jouet. », mes mots ont beau être durs, mon ton lui, ne l'est pas. Langoureux, presque joueur, ma main gauche se glisse sur son bras, remonte le long de sa clavicule pour entourer sa nuque. Sans la serrer, ma main reste bien là, et mes lèvres effleurent son oreille avant que je ne m'écarte lentement pour la regarder dans les yeux. « Je n'abandonnerai pas, peu importe ce que tu comptes faire de ce petit pouvoir que tu sembles apprécier. Rien n'a changé. Ne pense pas que je vais t'obéir au doigt et à l’œil, ma tendre vipère... », une longue pause alors que ma main lâche sa nuque et que mes lèvres se retrouvent à nouveau contre les siennes. «plutôt mourir. »

Je m'écarte brusquement, attrape le sac à ses côtés et le jette sur le lit. Alors que je me trouve dos à elle, je sors les habits, sans chercher à me cacher, sans chercher à nous éloigner. Cultivant cette ambiguïté malsaine alors que je ne vois en elle plus qu'une sorcière. Qu'importe son physique, qu'importe notre passé. Ses lèvres n'ont que le goût du souffre, sa présence n'a pour odeur que celle de la mort et du sang. Enfilant un t-shirt, je me redresse, tiraillé entre ces deux sentiments. Celui de vouloir encore exister, le prouver, et celui de n'être plus rien, qu'un pantin qu'elle peut manipuler. Maintenir l'illusion encore un peu avant de m'effondrer pour de bon. Mais pas tout de suite, pas tant qu'elle est là, pas tant qu'elle peut avoir du pouvoir sur moi. « Et mis à part le fait de vouloir m'habiller, tu comptes m'amener où ? Puisque j'imagine que tu ne te préoccupes pas de ma tenue dans cet hôpital. », et j'ai peur, cette boule au fond de moi qui s'installe et s'incruste. Prends de la place alors que j'imagine tous les scénarios possibles à ses côtés. « C'est vrai que pour discuter de mon avenir, y a plus confortable que cette chambre. » Je parle à nouveau pour cacher la peur, la maîtriser et me maîtriser. Finalement habillé, je regarde mon lit tâché de sang avant de me tourner à nouveau vers elle. Adossé contre le matelas, les yeux dans les siens.

« Je suis à toi, ma tendre amie, où va-t-on ? »

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MessageSujet: Re: « through the looking glass » ㄨ cordeliaxliam   Lun 6 Fév - 21:46



« Arrête. » Hmm. Le timbre de Liam résonne dans ses tympans comme n’importe quelle douce mélodie le ferait. Elle en savoure les notes et demi-notes, contemple les nuances et non-dits de ce simple mot, soufflé par tout le désespoir du premier ministre. Elle en raffole, s’abreuve de son fléau, s’enivre du pouvoir qu’elle a sur lui. Lui, cet être qu’elle tient dans ses griffes de rapace. Lui, sa proie du moment. Une proie pour un monstre qui n’en ferait qu’une bouchée. Et il connait sa place, reconnait le pouvoir de la sorcière. Elle le voit dans ses yeux. Là, derrière la peur, derrière le mépris, derrière le dégoût. Il l’admire peut-être même, un peu, aussi à sa façon. C’est le genre de réflexion qui amuse la sorcière. Une cruelle ironie, pour Liam, bien entendu, mais fort douce pour la sorcière...

Il chasse ses défauts qui le trahissent, revendique un courage qui ne tient plus aucune vérité aux yeux de Cordelia. La sorcière esquisse un sourire, dénigre les efforts du beau brun pour lui tenir face, n’en reconnait même pas les prouesses. Il s’approche d’elle, mais elle ne défroisse pas même une moindre seconde. Au contraire, ses dents lacèrent sa lèvre inférieure, rosée presque comme ses joues, alors que la succube se veut particulièrement divertie par la situation. Liam est plus séduisant que jamais ; peut-être est-ce l’effet du désespoir. Son ton l’est également, troque les échos d’un homme faible pour des sonorités langoureuses et voluptueuses. Une savoureuse mélodie qui pend si bien aux lèvres du sorcier. « Tu m'as peut-être bien eu cette fois-là, Faith, et même si je suis incapable de trouver tes raisons, ne crois-pas que tu vas faire de moi ton jouet. » Sa main de fer courtise et caresse l’épiderme doré de son bras, remonte lentement, pour en faire durer les effets, jusqu’à sa clavicule, puis entoure sa nuque de sa dextre. Elle ne mentira pas, aussi pathétique est-il à ses yeux, elle ne peut pas nier son charme naturel. Il est un délice pour les yeux, il l’a toujours été après tout. Ses lippes effleurent son oreille, y susurrent mille et un secrets, avant qu’il ne s’écarte et plonge son regard ténébreux dans le sien aussi sombre. « Je n'abandonnerai pas, peu importe ce que tu comptes faire de ce petit pouvoir que tu sembles apprécier. Rien n'a changé. Ne pense pas que je vais t'obéir au doigt et à l’œil, ma tendre vipère... » Il marque une pause, approche de nouveau ses lèvres des siennes. Elle le laisse mener la danse, s’accroche pratiquement à cette bouche, dont elle a tant profité dans le passé. « … plutôt mourir. »

Il s’écarte, et elle, elle glousse. Glousse comme elle le fait toujours ; avec assurance, avec prétention, avec nonchalance. Il l’amuse, tellement. « Tu es tellement naïf, Liam. » moque-t-elle d’abord, avant de poursuivre. « Ça en est presque mignon, à vrai dire. » raille-t-elle ensuite, démolissant peu à peu cette nouvelle assurance que le ministre s’est trouvé. « Tu ne comprends pas, n’est-ce pas? » Un ricanement malin s’éprend de sa gorge, et traverse la pièce fièrement, rebondissant entre les quatre murs qui les entourent. « Tu ne mourras pas, justement. C’est le but même de cette petite intervention, après tout. Sans oublier que j’ai beaucoup trop de projets en ce qui te concerne pour te laisser mourir, du moins pour l'instant… » Elle laisse planer ces derniers mots, lui laisse le temps d’assimiler que cette petite torture pourrait durer des mois et des mois encore, qui sait. « En revanche, la pâle copie qui te sert d’imbécile de jumeau ne m’est d’aucune utilité, et …entre toi et moi…il me serait fort facile de m’en déposséder…Si tu vois ce que je veux dire. » Il a attrapé un sac depuis, mais elle harponne son poignet immédiatement pour l’empêcher de faire un quelconque autre geste. « Une fois désencombrée de son existence futile, peut-être que je dépouillerais cette délicieuse petite blonde qui te sert de secrétaire. » Elle inspire de façon excessive, ferme même les paupières le temps de quelques secondes, s’imagine la doucereuse silhouette de la slave, avant de ré-ouvrir les yeux et susurre lascivement. « Tu as toujours eu des goûts particulièrement exquis, mon chaton ; il n'y a pas à dire. » En réflexion, elle croise les bras, et continue son manège, laisse ses pensées et reflets devenir paroles et menaces. « D’ailleurs, Monsieur et Madame Wiggins ne sont-ils toujours pas en vie eux aussi? » interroge-t-elle presque sincèrement, si ce concept lui eût été familier. La brunette glousse de nouveau, se divertit par elle-même à l’aide de ses réflexions corrompues. « Tu vois, Liam. Ce n’est pas toi dans cette histoire qui va mourir, mais les gens que tu as laissé entrer dans ta vie, naïvement. Ceux que tu as destiné à n'être que des dommages collatéraux. Et à la fin de toute cette histoire, crois-moi, le blâme ne pèsera que sur tes épaules, et pas même la Mort n'aura le droit de te consoler. » La démone feint un air innocent, presque navrée des paroles qu’elle crache à la figure de son confrère sorcier, mais elle en savoure en réalité toute la cruauté.

Cordelia relâche son emprise sur son poignet et le laisse reprendre le cours de ses actions. Sans surprise, elle ne se prive pas le moindre regard sur son corps alors qu’il se dévêtit et se rhabille sous les yeux marron de la succube. « Et mis à part le fait de vouloir m'habiller, tu comptes m'amener où ? Puisque j'imagine que tu ne te préoccupes pas de ma tenue dans cet hôpital. » La sorcière hausse les épaules avec nonchalance, arbore sa désinvolture face à la question du beau brun. « Qui sait? Peut-être que je ne souhaitais réellement que me rincer l’œil. » Bien que non difficilement imaginable, Cordelia demeure un être bien plus complexe que cela, et si Liam jouit en effet d’une plastique parfaite, c’est bien la dernière chose qui l’intéresse chez lui. « Quitter cette chambre ne te fera pas de mal. » À elle, également. Ces quatre murs l’étouffent presque, cette bête en éternelle quête de liberté. « C'est vrai que pour discuter de mon avenir, y a plus confortable que cette chambre. » Il s’adosse contre le matelas, jette un furtif regard à ce dernier tâché par son propre sang qui, elle espère, lui rappelle que c’est son frère qui l’a confiné à ce lit, rien que pour le mal que ça lui ferait d’y songer. « Je suis à toi, ma tendre amie, où va-t-on ? » Ses sourcils tressautent tendrement, alors qu’elle esquisse une moue pas le moindrement impressionné. « Pas bien loin, j’en ai peur. On ne peut pas exactement quitter les lieux. Tu te doutes, mais on cherchera forcément à t’interroger sur ce qui s'est passé, et également ce qui va se passer. » Elle plisse les yeux le temps de quelques secondes, et un fin rictus se peint sur sa bouche de sirène. « Mais je suppose que tu as déjà un plan à ce sujet. » Elle reconnait là le fait qu'il a peut-être une longueur d'avance sur les autres. Elle lui reconnait un certain génie. C’était probablement là le plus de considération qu’elle lui avait donné au cours de leur petit entretien. Mais si une chose est vraie, c’est que Liam n’est pas stupide. Cordelia est persuadée qu’il a déjà envisagé la suite des choses…et forcément, elle en requiert les détails. « Plan dont tu pourras me faire part en m’offrant le repas… » Elle ravale sa salive, déglutit difficilement avant d'être contrainte à finir sa phrase à contrecœur. «... à la cafétéria de ce piètre hôpital, j'imagine. Enfin, ça ne peut pas être plus mauvais que ce que tu m’as cuisiné la dernière fois, non? » Raille-t-elle alors qu’elle enfile son bras autour du sien, son corps courtisant de nouveau le sein, faisant ainsi du ministre son escorte pour les prochaines heures.


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MessageSujet: Re: « through the looking glass » ㄨ cordeliaxliam   Mar 7 Fév - 19:09



Through the looking glass

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Les vêtements à peine imaginés contre ma peau, premier contact rêvé avec un tissu plus confortable que l'inconfort se fait plus présent que jamais. La voix de la succube s'élève. J'ignore. Mon prénom, l'attaque. J'ignore en cherchant à me concentrer sur ce que je fais, ne pas me montrer plus faible que je ne le suis déjà. Un rire fin s'échappe d'entre mes lèvres alors qu'elle s'amuse, me complimente pour mieux me détruire. Je le sais, je la connais, elle et ses mots envoûtants. Sorcière noire, plus que tous les autres elle porte bien son nom. Malgré moi, mon oreille se porte plus attentive, tout ce que je sais ne pas devoir faire, la brunette arrive à m'y pousser. Je déteste l'emprise qu'elle a sur moi. Sa voix s'étale, prend toute la place, glace les murs et mon sang avant de frôler ma peau, mes sens. Les mots de la démone m'effraient plus que je ne laisse paraître, quoiqu'elle puisse avoir planifié, ça n'augure rien de bon.

Oiseau de malheur, qui se délecte du malheur, de la peur et du chagrin. Je ferme les yeux, m'enferme dans mes propres pensées, mes propres souvenirs. Je cherche de la lumière dans toutes ses ombres, quelque chose à quoi me raccrocher alors qu'elle continue pourtant. Je serre le poing, concentre toutes mes forces pour ne pas réagir, ne pas lui donner ce plaisir. Les images m'envahissent, celles de Nolan, blessé, à terre à cause de moi. Mort une fois de plus pour une cause pour laquelle il ne se bat pas. Mes mâchoires se serrent violemment alors que mes dents glissent les unes contre les autres. Le contact avec la reine des Enfers me ramène dans la dure réalité. Celle dans laquelle personne n'est en sécurité. Surtout pas Nolan, et tout ça à cause de moi. Encore une fois. Mon regard dérive le long de mon bras pour y voir son poignet fin. Ne cherchant pas à enlever sa prise, je l'écoute me poignarder à nouveau. Nataliya. Elle bluffe. J'en suis persuadé. Comment pourrait-elle savoir ce que je peux ressentir ? Comment pourrait-elle avoir la preuve qu'elle est plus qu'une simple collègue ? Impossible. Il faut que ça le soit. Je ne pourrais jamais tous les protéger à la fois. Je laisse mes paupières se fermer alors que les réactions de la brune restent toujours démesurées. Sans lâcher son emprise, je détourne pourtant le regard pour fixer le mur face à moi. Ne pas lui offrir une nouvelle victoire, un nouveau pas sur ce qu'il reste de moi. Ne pas la laisser écraser les miettes que j'ai encore espoir d'assembler. Sa voix langoureuse franchit à nouveau ses dents, elle me menace ouvertement. Plus aucun filtre, plus aucun voile.

Simplement elle, la maîtrise et l'emprise qu'elle peut avoir. La succube ne cherche même pas à cacher qui elle est, ses intentions et à quel point elle aime le chaos et la destruction. Cruelle, froide, la Reine des Glaces n'a décidément plus peur de son vrai visage. Finalement elle relâche son emprise, m'offre une seconde de répit, un souffle que je retrouve soulagé, comme si elle m'avait maintenu la tête sous l'eau tout ce temps. Je soupire lentement avant de reprendre d'une voix certaine, comme si rien de tout cela ne m'avait atteint, comme si ses mots n'avaient pas eu d'impact. Mais pourtant je brûle de l'intérieur, de peur. Pas pour moi, mais pour ceux que j'aime, que je ne mérite définitivement pas. Pourtant c'est trop tard, bien trop tard pour faire demi-tour, tout annuler, comme si de rien n'était. Face à elle, habillé, le masque qui m'a composé durant tant d'années devient un bouclier, une arme pour qu'elle ne puisse plus me toucher. Sans la provoquer, je cherche à lui montrer que je ne suis pas rien. Pas encore. Je croise les bras sur mon torse tout en l'écoutant parler, chasse les images, les souvenirs qui viennent me hanter. « Évidemment, je suis payé pour faire croire que tout va bien dans le meilleur des mondes. Une illusion de plus ou de moins, j'arrive assez bien à aligner les cartes maintenant. » Après tout ce temps, à mentir ouvertement. Faire croire tout et n'importe quoi. Je me déteste, d'être celui que je suis devenu. S'il existe un moment pour revenir sur les décisions de ma vie, il n'est certainement pas en cet instant. La brunette articule à nouveau, laisse percevoir un dégoût indéniable alors qu'elle parle de la nourriture. Piqué une fois de plus dans mon ego, je hausse un sourcil avant de répliquer. « Heureusement que tu m'as trouvé dans un hôpital et pas allongé sur le sol de mon salon dans ce cas. » Vif, froid, je la laisse pourtant s'approcher, glisser son bras autour du mien. Posant ma main délicatement sur la sienne, je reprends plus lentement.

« Mais, mon ange, avant de quitter cette pièce, il va falloir voir quelques détails si tu ne veux pas t'attirer d'ennuis. » D'une caresse presque trop tendre, j'enlève mon bras du sien pour attraper l'attelle déposée sur la table de nuit à côté de mon lit. Ne regardant plus le sang, je tourne directement mes yeux vers la mage avant de lui dire. « Tu veux bien m'aider, mon cœur ? Ce serait un honneur. » Je lui souris, presque sincèrement, comme un abruti un soir de bal, de Saint Valentin. Un idiot amoureux, alors que mon corps lui, se brise dans un trou noir dont je ne laisse rien paraître. Sauf peut-être dans mes yeux, ceux qui n'ont plus cette étincelle, ce petit quelque chose qui me séparait du masque que j'enfilais, que je deviens avec elle.

Quelques gestes simples et mon épaule se trouve bien harnachée. « J'espère que tu me fais confiance, sinon on ne fera que quelques pas. », sans attendre d'approbation, j'enlace à nouveau nos bras, croise nos doigts et laisse prétendre que je m'appuie sur elle alors que nous franchissons la porte. Les deux gardes sont endormis, alors sans un bruit je fais signe à la sorcière de se diriger à leur droite. Trop loin d'eux pour qu'ils réagissent je murmure. « Je ne sais pas ce que tu leur as fait mais ça fait visiblement bien effet. » Les infirmiers et autres médecins que nous croisons ne portent pas attention à nous. Un patient aidé dans un hôpital débordé. Un monde chaotique dans lequel nous nous baladons en imposteurs – jouant nos rôles à la perfection. « Suis-moi. » Désormais dans l'ascenseur, les portes métalliques se refermant, je lâche son bras pour appuyer sur l'étage inférieur. Face à elle, seul à seul, je m'appuie contre la paroi avant de reprendre. « Tu es pleine de mystères, tu sais ça ? Mais je crois que le plus grand de tous restera pour moi ce qui t'a fait devenir comme ça. » Je n'attends pas de réponse particulière, détourne le regard vers la flèche qui nous indique notre arrivée imminente.

« Je t'aurais bien proposé de faire un tour directement dans les cuisines pour qu'on se concocte nos propres plats mais je ne voudrais pas abîmer ton palais si fin. » Je souris, me rapproche d'elle, lui tend la main pour qu'elle la dépose à nouveau dans la mienne. Maintenir un rôle alors que je ne suis plus qu'un infime fragment de moi-même. Incapable de réaliser à quel point ce jeu peut devenir dangereux et hors de contrôle. L'ascenseur se stabilise, les portes sont à deux doigts de s'ouvrir quand mon regard se pose à nouveau sur les prunelles de la brune. « Pourquoi serait-ce à moi de trouver des solutions pour te sortir de là, j'y gagne quoi, déjà ? » Sourire malsain, regard joueur. Je laisse le rictus s'enfoncer au coin de mes lèvres avant d'ajouter lentement. « Je vais avoir besoin d'un peu plus que des menaces pour agir. Comprends moi, c'est difficile d'élaborer un plan lorsqu'on ne connait pas l'aboutissement de ce dernier. » Le sourire ne faiblit pas tandis que je finis par ajouter. « N'es-tu pas d'accord, Faith ? »

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MessageSujet: Re: « through the looking glass » ㄨ cordeliaxliam   Sam 4 Mar - 23:10



« Mais, mon ange, avant de quitter cette pièce, il va falloir voir quelques détails si tu ne veux pas t'attirer d'ennuis. » La requête lui paraît condescendante et ignorante, tout à l’image du ministre. Septique, la brunette hausse un sourcil, écarte et décline la requête d’un gloussement arrimé dans sa gorge, qui en dit suffisamment sur ce qu’elle en pense. Elle mentirait, en revanche, si elle disait ne pas affectionner contempler Liam tenter du mieux qu’il peut de mener la danse, garder la tête haute après qu’elle l’ait presque forcé à s’abaisser pour lui baiser la semelle. Il a quelque chose de pathétique, d’un peu pitoyable et déplorable, qu’elle trouve presque séduisant chez lui. Appelez-ça de la pitié, pour ce qu’elle en a à foutre.
Il se sépare d’elle, défait son emprise sur lui. Mais il doit savoir que si elle n’a en effet plus les griffes enfoncées dans la chaire de son bras, elle tient toujours les chaines chimériques qui l’assujettissent, le tient captif dans le creux de sa grippe. Et alors, elle l’observe battre le pavé, mettre à profit sa nouvelle, mais éphémère, liberté. Dans tous les sens du terme, à vrai dire. Il tronquerait un geôlier pour un autre dans très peu de temps ; Cordelia a au moins le mérite d’être baisable – peut-il au moins en être reconnaissant? La brunette doute qu’il aurait une vue aussi agréable d’aussitôt, surtout avec ce qui l’attend. D’ailleurs, il revient immédiatement vers elle, telle une victime qui, étrangement, court rejoindre son bourreau. « Tu veux bien m'aider, mon cœur ? Ce serait un honneur. » Il sourit. Elle le trouve idiot. C’est presque un cercle vicieux, tout ça. La succube hausse donc les épaules, joue le jeu, car c’est ce qu’ils font le mieux elle et lui ; jouer, prétendre, mentir, leurrer, berner, duper. Ce sont des acteurs qui n’ont comme vérité que celle qu’ils s’accordent le temps d’une brève comédie. Peut-être est-ce davantage une tragédie en ce sens.

« J'espère que tu me fais confiance, sinon on ne fera que quelques pas. » La démone roule des yeux, revête son arrogance pour laquelle elle est reconnue, avant de siffler presque à tire-d’aile. « Je ne fais confiance à personne, Wiggins. Si t’en as dans la cervelle, tu feras de même toi aussi. » Ça ne veut pas dire pour autant qu’elle se refuse la petite comédie qu’il met en scène ; au contraire, elle le laisse de nouveau prendre les rênes, le laisse tenir front, tenir face.
Ils franchissent le pas, franchissent la porte également. Les deux gardes ne leur allouent pas même la plus simple des œillades, et Liam est prompt à faire une remarque sur ce constat, dans un murmure ésotérique. « Je ne sais pas ce que tu leur as fait mais ça fait visiblement bien effet. » Les mots lui arrachent un rictus plein de malice, alors qu’elle pince des lèvres prétentieusement ; jamais forcément insensible à la flatterie. Illusionniste d’expérience, les gardes vivent dans un monde où les deux sorciers ne sont tout simplement pas présents actuellement. « Contrairement à certains, je ne suis pas une vulgaire amateure. » susurre-t-elle, l’arrogance coulant de ses lèvres. Ça n’a pas besoin d’être une vérité, elle n’a pas besoin d’y croire elle-même, mais lui, doit y croire. Il doit l’appréhender, la redouter, la craindre, mais il doit également la contempler, l’estimer, l’admirer.

Les imposteurs avancent, font du sol de l’hôpital, qui jonche sous leurs pieds, leur scène pour les prochaines minutes. « Suis-moi. » Quelqu’un est confiant… La réflexion lui soutire un rictus malicieux, alors qu’elle s’agrippe davantage au bras du beau brun. Face à l’ascenseur, il se défait de leur enlace factice, et de son côté, elle laisse un gémissement établissant une déception un peu trop démesurée pour qu’elle soit réellement sincère. Il s’appuie contre la paroi de l’ascendeur, s’assure qu’une distance les sépare –mais la démone ne lui permet pas même ce privilège. « Tu es pleine de mystères, tu sais ça ? Mais je crois que le plus grand de tous restera pour moi ce qui t'a fait devenir comme ça. » Elle a tranché la distance qui les séparait, et se retrouve de nouveau à quelques centimètres de lui. Sa main se pose contre son torse une fois de plus. Cordelia n’a pas de réelles intentions cette fois-ci, mais elle sait qu’elle agit tel un poison sur lui désormais, et elle ne se privera certainement pas d’en abuser. « Ce n’est pas un conte pour enfants, Liam. Ce n’est pas tous les vilains qui ont un passé tragique et bouleversant. Certains sont nés pour semer le chaos. Fin de l’histoire. Grandis un peu, tu fais pitié. » Conteste-t-elle, tant nonchalante que méprisante. Bien entendu, elle ment. Car Liam n’a tout simplement pas besoin de connaître son passé, son histoire – pas tout de suite, du moins.

« Je t'aurais bien proposé de faire un tour directement dans les cuisines pour qu'on se concocte nos propres plats mais je ne voudrais pas abîmer ton palais si fin. » Cordelia roule des yeux, mais un rictus trace son chemin sur son gosier, laisse entrevoir davantage de récréation que d’agacement. La brunette pince ensuite les lèvres, dissimule l’élan, déguise la révélation. L’ascenseur arrive à l’étage et ils franchissent immédiatement les portes lorsque celles-ci s’ouvrent à elle. De nouveau comédiens, ils embrassent de nouveaux rôles et illusions, ceux pour qui l’artifice et le leurre n’ont plus de secrets, si ce n’est le leur. Ô, douce ironie. Il lui lance un dernier regard, qu’elle réitère aussi de son côté, provocatrice. « Pourquoi serait-ce à moi de trouver des solutions pour te sortir de là, j'y gagne quoi, déjà ? » La démone hausse un sourcil, inquisitrice, alors que certaines questions s’enfilent dans son esprit. Ce dernier divague rapidement sur des réflexions qu’elle se fait à propos du rictus qui s’étire le long des lèvres du beau brun ; bon sang qu’il peut être séduisant lorsqu’il n’est pas pittoresquement pitoyable. Elle est elle-même amusée, et dérobe au ministre le même genre de réaction qu’il a simulé. « Je vais avoir besoin d'un peu plus que des menaces pour agir. Comprends-moi, c'est difficile d'élaborer un plan lorsqu'on ne connait pas l'aboutissement de ce dernier. N'es-tu pas d'accord, Faith ? » Le gloussement qui s’extirpe des tréfonds de la gorge de la sorcière le coupe immédiatement dans son discours. ‘Faith’. Ce pseudonyme fallacieux qu’elle s’est accablée pour mieux tromper Liam. Elle claque la langue contre son palais, avant de le reprendre tout de suite, serrant la main dans la sienne un peu plus fort. « S’il te plait, appelle-moi Cordelia. » Elle laisse ses longues jambes la traîner quelques secondes, le temps pour le sorcier d’assimiler ce premier aveu. « Enfin, pas que ça ne soit réellement mon prénom, mais disons que c’est l’identité sous laquelle tout le monde me connait aujourd’hui. » Petite œillade en offrande, elle poursuit cependant promptement. « Oh chaton, tu es tellement naïf. Je ne sais toujours pas si ça te rend plus adorable que jamais…Ou juste piteusement lamentable. » Un ricanement, concession de la sorcière, châtie immédiatement le ministre.

« C’est simple, Liam. » L’était-ce vraiment? Cordelia ne perd pas davantage de temps, et reprend. « Tu n’as pas à savoir le plan. Sache juste que si le plan A échoue, j’ai un plan B, et si celui-ci échoue également, un plan C, et si celui-ci échoue, un… » Elle glousse, avec toute la prétention et la supériorité du monde. « …Je présume que même toi tu connais l’alphabet, non? »
Ils arrivent à la cafétéria de l’immeuble, pratiquement déserté si ce n’est pour quelques patients qui se meurent un peu plus loin d’eux. Ses yeux dérivent sur une distributrice, et elle entraîne le beau brun avec elle, tirant sur son bras – presque comme une enfant. Une fois devant celle-ci, le contact avec Liam est immédiatement rompu, alors qu’elle sort un portefeuille de la poche de son blouson. Pas le sien, bien évidemment, mais celui de Liam qu’elle avait taxé un peu plus tôt. Elle ne cache pas la vérité au sorcier, lui affiche même cette dernière sous le nez. Ses prunelles marronnes rencontrent celles du ministre, et elle hausse les épaules pour lui faire comprendre son indifférence. « Tu veux quelque chose? C’est moi qui invite. » Moque-t-elle alors qu’elle sélectionne un paquet d’items qu’a à offrir la machine. Elle attrape le premier paquet de chips, et ordonne le jeune homme de ramasser le reste d’une gestuelle un peu ambigüe. Mais il saurait saisir. Elle se dirige vers l’une des tables, à laquelle elle s’assoit d’un mouvement gracieux, telle la féline qu’elle est. Le beau brun ne tarde pas à suivre le mouvement, se retrouvant face à face à la sorcière. « Tu vois, le souci c’est que…tu es dispensable, comme le sont les gens qui partagent le même air que toi. Je crois que tu es suffisamment lucide pour savoir qu’il vaut mieux m’avoir comme alliée que comme ennemie. Alors, ne me cherche pas, Liam. » Le ton est menaçant, mais elle tranche assez rapidement, contrastant son discours de sa mélodie lascive habituelle, aux notes de luxure et débauche. « En revanche, si tu coopères, qui sait, peut-être que je serais d’humeur à te raconter la fameuse histoire de Cordelia Hopkins. » Elle hausse les sourcils, dépeit une grimace railleuse, avant de rouler les yeux. Peut-être qu'elle lui dirait, pourquoi pas. Sans plus attendre, la succube ouvre le paquet de chips qui siège dans sa dextre, et croque à pleine dent dans l’une des croustilles. « Alors, dis-moi, comment Nolan et toi comptez vous sortir de tout ce beau merdier? » susurre-t-elle, la main qui longe lentement la table pour atterrir sur celle de Liam et caresser tendrement celle-ci.


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