AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 « through the looking glass » ㄨ cordeliaxliam

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Féminin
↳ Nombre de messages : 4650
↳ Points : 6584
↳ Date d'inscription : 24/10/2013
↳ Age : 27
↳ Avatar : + nina dobrev.
↳ Age du Personnage : + 26 yo - 743 yo.
↳ Métier : + fauche les hommes de la classe moyenne qui foulent le même sol qu'elle, sans honte.
↳ Opinion Politique : + le gouvernement, comme la Résistance, sont une bande d'écervellés mal baisés, rien de plus, rien de moins.
↳ Niveau de Compétences : + niv. 4 HBIC
↳ Playlist : ELLE KING, ex's & oh's + GIN WIGMORE, kill of the night + MUSE, undiclosed desires + ELLIE GOULDING, don't need nobody + BAND OF SKULLS, i know what i am + FLORENCE, seven devils + HONOR SOCIETY, here comes trouble + THE PRETTY RECKLESS, kill me + LYKKE LI, get some + GHINZU, high voltage queen + THE SATURDAYS, turn myself in + DAVID GRAY, the other side + ARIANA GRANDE, thinking about you.
↳ Citation : + « don't let her smile fool you, don't let her eyes confuse you ... red lips always lie. »
↳ Multicomptes : + unique compte.
↳ Couleur RP : + rosybrown



Feuille de perso
↳ Copyright: (c) poupée morose + tumblr, etc.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: « through the looking glass » ㄨ cordeliaxliam   Dim 7 Aoû - 7:32




Les songes lui ont révélé la vérité, comme ils l’ont déjà fait dans le passé. Si dernièrement ils ont été le fruit de ses peurs et souvenirs les plus pénibles, ils lui ont également parmi de révéler à la lumière du jour certains secrets enfouis, des vérités et des réalités qui sourdaient probablement en ce moment présent. Les révélations sont nébuleuses, éternellement énigmatiques, sournoisement ésotérique, parfois ignoré car souvent insondable, trompeuses et dangereuses lorsque l’expérience défaille. Elles le sont toujours quand il est question de rêves prémonitoires, à vrai dire. Mais ce que lui ont révélé ces derniers la satisfait, sollicite presque de l’enthousiasme – elle qui s’extase bien souvent sur le délice qu’est le malheur des autres, ou du moins, de ses ennemis. Les onirismes lui ont donc illustré deux silhouettes. Deux bruns. Les deux bruns qui occupent son quotidien depuis quelques jours à présent. Nolan, d’un côté. Liam, de l’autre. La réplique de l’autre. Un simulacre. Une image double. L’écho de l’autre. Puis le reflet se brise, se fend. Les fragments baignent un océan écarlate. Parmi les bribes se trouvent une balle – tiré de l’arme du coupable. Coupable qu’elle n’arrive pas à distinguer – car le reflet est identique. Mais ça n’a pas de réelle importance. Car entre Nolan et Liam, il n’y a aucune différence. Outre même leur physique qui se dérobe à l’un et à l’autre, ils sont les mêmes aux yeux de la sorcière. Profondément puérils, cruellement pathétiques, férocement sans utilité, affreusement primitifs, et en toute honnêteté, même pas fichus de se mettre fin à la vie et rendre un service au monde entier.  

Naturellement donc, elle ne sait qui, dans cette altercation que les déités lui révèlent, a réellement chuté. Si entre Nolan ou Liam, elle n’a pas réellement de préférence quant à celui qu’elle souhaite voir trépasser en premier, la brunette n’est pas stupide. Elle sait pertinemment que ses plans changeraient selon la réponse à cette question. La sorcière se renseigne donc – comme elle le peut. Elle joint ses contacts, profite d’eux, exploite la peur qu’elle suscite en eux et qui semblent lui permettre d’abuser d’eux et de leurs services. La succube n’obtient pas réellement réponse à ses interrogations – mais on lui expose l’endroit où elle saura trouver tout ce dont elle a besoin de savoir. Là où les énigmes trouveront réponses. Là où les arcanes se démystifieront. Là où les illusions tomberont et là où réalité et vérité s’enflammeront et illumineront les âmes inquisitrices. L’hôpital. L’endroit lui dérobe une grimace, un peu dédaigneuse, un peu blasée. En soit, ce n’était pas surprenant – qu’on ait emmené le jumeau, peu importe lequel, dans un tel endroit vu les circonstances. La démone n’a pas de nom, mais elle a un numéro de chambre. Ça serait suffisant. Du moins, la visite qu’elle compte rendre au concerné le serait certainement.

Elle chausse donc ses talons, se faufile entre les passants, longe les murs de cet établissement macabre dans lequel s’invite si bien la déesse vengeresse qu’était la mort. Alors, une déesse vengeresse de plus ou de moins, les gens n’y verraient que du feu. Elle revête sa subtilité, épouse la discrétion, exploite les dons qu’on lui a concédé afin d’abuser les plus gros obstacles. Les chimères se dressent donc et lui ouvrent la voie, trace celle-ci jusqu’à la destination. Des hommes, baraqués, en costumes, se dressent eux-aussi devant la porte de la chambre qui suscite l’intérêt de la sorcière. L’observation pourrait presque répondre à son interrogation ; ce n’est certainement pas Nolan qui pourrait bénéficier de ce genre de protection, mais Cordelia veut en avoir le cœur net. D’autres illusions fleurissent, maintiennent l’attention des gardes – suffisamment longtemps pour que la féline s’introduise discrètement dans la chambre du patient. Le beau brun sommeille, du moins c’est l’impression qu’il lui donne. La sorcière s’approche, furtive comme jamais, et étrangement, en le voyant là dans le lit – elle a l’impression de le reconnaître immédiatement. Liam – sans aucun doute. Elle pourrait y mettre sa main au feu.

La brunette se tient alors au côté du lit, et laisse ses yeux errer sur les écrans et multiples machines qui bordent le lit du blessé. Elle assimile l’information, constate sans peine qu’il est à priori dans un état relativement stable et sauf, du moins autant que les circonstances le permettent. Elle constate également l'évident, soit qu’elle est réjouie de réaliser que c’est bel et bien le ministre qui a pris la balle. Ce n’est pas tant une question de le voir blesser – quoique ça a le mérite de la réjouir aussi – mais davantage de réaliser qu’elle peut retourner cette situation à son avantage de façon qui aurait été impossible si Nolan avait été celui qui s’était pris la balle. Sa main s’élance et caresse délicatement la tête du gouverneur, filent entre ses cheveux, descend lascivement contre son visage, cajolent cette joue balafrée, écorchée à priori par une violence qu’il s’était probablement fait en présence de Nolan. L’idée lui soutire le semblant d’un rictus ; Nolan, un homme, après tout! « C’est le temps de se réveiller, sucre d’orge. » Sa voix effleure l’air de ses timbres hypocritement sucrées et tendres, comme pour le laisser espérer une meilleure tournure pour ce qui s’apprêtait se révéler être un cauchemar pour le beau sorcier. Ses doigts dévalent et dégringolent jusqu’à son épaule, à priori beaucoup plus estropiée que sa joue, et jouent sournoisement avec le bandage et l’attèle qui drape la lésion, réfugie les dommages.  Ils finissent de jouer, et délaissent le boulot aux ongles qui s’enfoncent à travers les barrières, perforent ses dernières, distillent les sutures et ravivent donc de nouveau la douleur. Rapidement, la brunette pose l’un de ses index sur les lippes du jeune homme, l’empêche de donner écho à sa souffrance. « Shhhh, mon cœur. Tu ne veux pas attirer l’attention de tes gardes, crois-moi. Ça finira mal pour tout le monde... surtout toi. » Son index abandonne les lèvres de Liam puis retrouve refuge sur les siennes. Sa sournoiserie s’esquisse sur les traits et courbes de son visage, suintent de ses pores. Sa démence rayonne, brille de mille feux dans son regard, alors que la démone jubile presque de tout ce qu’elle pourra faire du ministre, mais surtout ce dont elle pourra lui déloger. « Je compte bien veiller personnellement à ton rétablissement. Oh, Liam... On va tellement s’amuser toi et moi, tu verras... »

(c) AMIANTE

_________________
     
narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Masculin
↳ Nombre de messages : 587
↳ Points : 985
↳ Date d'inscription : 25/12/2015
↳ Age : 23
↳ Avatar : Brett Dalton
↳ Age du Personnage : 32
↳ Métier : En prison sous le nom de Nolan Wiggins, son jumeau. (Ministre)
↳ Opinion Politique : Quand on a le pouvoir, l'argent, et les passe-droits, on ne peut pas vraiment reprocher quoique ce soit au gouvernement en place.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3 ( Niveau 4 en Guérison & Prémonition.) Niveau 84 en Serviettophilie
↳ Playlist : WOODKID - Iron ◐ METALLICA - One ◐ JOE HISAISHI - Princess Mononoke ◐ COLDPLAY - Fix you ◐ DAFT PUNK - Harder, Better, Faster, Stronger ◐ PINK FLOYD - Wish you were here ◐ BRITNEY SPEARS - Toxic
↳ Citation : "When life gives you lemons, don't make lemonade - make life take the lemons back! Get mad! I don't want your damn lemons, what am I supposed to do with these? Demand to see life's manager. [..]" C. J
↳ Multicomptes : Adrian N. Hoffman & Garret Ferguson
↳ Couleur RP : (#336666) #6699CC



Feuille de perso
↳ Copyright: © Poupée Morose ; Simon & Garfunkel ; ASTRA
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « through the looking glass » ㄨ cordeliaxliam   Dim 7 Aoû - 22:35



Through the looking glass

 [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Tout est sombre. Tout est noir. Le choc, lourd. Au sol. Et mes yeux clos. Tout est fini. Enfin. Un soulagement, et plus rien. Plus rien, enfin. C'est fini, c'est la fin de cette querelle sans fin, de ce qui n'a pas d'issue. On a trouvé la seule, et on restera comme ça. Tout devient flou, ma respiration se saccade, et une larme s'échappe. J'ai mal au cœur, mais j'ai plus peur. Plus peur de rien, parce que mon frère va vivre en paix. Avoir la vie qu'il mérite. Sans moi, loin de moi.

C'était aussi simple que ça, et c'est enfin réglé. Ça a mis tellement d'années. Je me demande comment la mort va être. Je me demande si l'Enfer est toujours celui que les sorciers décrivent. Je me demande tout et n'importe quoi, et j'attends que le temps passe, j'attends d'y être. Presque paisible. Mais je suis tellement stupide, tellement naïf. Comment j'ai pu y croire ? Comment j'ai pu penser que ce serait si simple ? Je me réveille brusquement, dans une douleur insoutenable. Je tourne les yeux et observe des blouses autour de moi. Je déglutis, la bouche pâteuse. Je connais cette sensation. Instinctivement, je tourne mes yeux sur mon bras, observe les tubes qui en sortent. Je veux hurler, je veux crier. C'était sensé être la fin. Je m'agite, je veux parler, je veux qu'on m'écoute. Où est Nolan ? Qu'on-t-il fait de lui ? Je veux savoir. Je veux savoir ! Mais mes forces s'échappent, la douleur s'estompe et le monde redevient flou. Ces connards m'ont drogué. Ces connards ne me laissent pas le choix de vivre ou mourir.

Foutu job de merde. On me laisserait crever dans la rue si j'étais pas ministre. Et là, on me drogue pour quoi ? Parce que j'ai une belle gueule du gouvernement ? Je mérite pas ces putains de médicaments. Je mérite pas cette putain de vie. Je m'épuise, je m'effondre. Et les songes prennent place. Il y a des rires, il y a Nolan. Il y a un monde joyeux, des souvenirs d'enfance. Il y a tout ce qui allait bien, tout ce qui me rendait heureux. Et je rêve, des heures durant, des jours mêmes, peut-être des années. Je ne veux pas en sortir. J'aime ce rêve. Je préfère ce rêve. Je veux qu'il soit vrai, la seule vérité.

Et puis tu arrives, lentement. Ta voix, tendre et douce atteint mes oreilles. Ta voix si lumineuse et ton visage qui est là sans l'être. Ta peau contre la mienne, les sensations qui reviennent peu à peu. Ta douceur me fait du bien, ton visage me donne envie de me réveiller. Nataliya, c'est bien toi ? Je soupire doucement, sans savoir si c'est réel ou non. Sans savoir dans quel monde je suis. Un entre deux sûrement. Le moment dure lui aussi, mon corps se réchauffe lentement, et je ne m'en lasse pas, intimement pressé de voir ton visage sans cette lueur, d'être de retour avec toi, enlacer ta main avec mes doigts.

Mais la sensation, plus vive, plus forte, bien moins agréable aussi, me ramène dans la réalité et me fait ouvrir les yeux. Sur un visage bien différent de celui dont je rêve. Mon esprit alterne, blonde ou brune. Douleur ou plaisir. Et finalement, mon épaule m'arrache une douleur si forte que mes mâchoires s'ouvrent, l'envie d'attraper la main de la personne qui me touche et de la retirer sans pouvoir bouger, et ses doigts sur mes lèvres. Tes doigts, Sorcière. Le doute est dissipé, et si mon esprit se joue encore de moi sur les apparences, la vérité me semble claire. Incapable d'émettre le moindre son alors que ta voix ensorceleuse prend à nouveau place dans la pièce je referme lentement les lèvres. La nausée bien présente, la douleur qui cogne tout ce qu'elle peut et mon regard qui se fixe enfin sur la brune. Les traits de celle qui m'apporte tout ce qui peut se rapprocher d'une source de lumière effacés. Engourdi, fatigué, je ne cherche pourtant pas à désobéir. Les mots ont beau résonner un peu sourdement, je sais que la brune ne rigole pas, et je n'ai aucune envie d'avoir un carnage sous les yeux.

D'autant que si quelqu'un peut bien me dire la vérité, c'est sans doute elle. Sonné, la plaie ouverte à nouveau et le liquide rouge s'écoulant avec cette touche de poison, signature des ongles de celle qui s'est fait un plaisir d'aggraver la chose me font grincer des dents. Je fixe son regard avant de tenter de me redresser légèrement, sans réellement y parvenir. Réflexe sans doute un peu idiot, de ne pas vouloir paraître faible face à un être pareil.

Et pourtant, je le suis plus que jamais. Et elle le sait. Sa dernière phrase m'arrache un frisson alors que je ris dans une voix cassée, usée, comme si je n'avais pas parlé depuis de nombreuses années. « Moi qui me demandais à quoi ressemblait l'Enfer, je crois que j'en connais définitivement le visage. » J'esquisse un rictus douloureux, moitié sonné, et fixe la demoiselle. Au moins, je n'ai pas oublié qui je suis – à déterminer si c'était une bonne chose ou non, mais vu mon réveil, rien n'était moins sûr.

Je tourne doucement les yeux, observe les ongles ensanglantés de la succube avant de remonter jusqu'à mon épaule et réaliser que la pointe de douleur vient de là. Ce con m'a raté. Il a pas su viser correctement. Et je sais, je sais pertinemment que Nolan est capable de tirer sur quelqu'un en plein cœur. Je baisse à nouveau mes pupilles, si la démone peut clairement lire mes émotions, c'est loin d'être une raison pour observer son sourire malsain face à ma souffrance.

« Qu'est-ce que tu fous là au juste, Faith ? », je cherche à bouger, prendre le contrôle de mon corps sur-dosé de je-ne-sais-combien de médicaments sans réelle réussite. Parfois, le visage de Nataliya apparaît à nouveau, à la place de mon pire cauchemar, et je ferme les yeux, efface cette image, tente tant bien que mal de ne surtout pas associer les deux. Je lève mon bras valide dans un geste lent, sans doute un peu hors du temps, et d'un geste imprécis, j'indique la table à côté de moi avant de continuer de cette voix incertaine. « Si tu dois me torturer, laisse-moi boire un peu d'eau, tu veux ? », je rabaisse lourdement ma main, les tuyaux dans mes veines me brûlant vivement et alors que ma tête se met à tourner plus violemment, sans doute à cause de sa merveilleuse idée pour me réveiller je soupire en disant. « Et si tu tiens tant que ça à ce qu'on s'amuse, tu voudrais peut-être éviter que je tombe dans les pommes, non ? » Je plante mes yeux dans les siens, élan de haine, de colère. Pas entièrement contre elle, juste contre ça. Contre tout ça.

Je serre les dents comme je peux, retiens les nausées et autres preuves de faiblesses physiques avant de dire dans un ton qui se veut plus sûr. « Si t'es pas là pour me tuer, t'es là pour quoi, réellement ? »

_________________

SOUND OF SILENCE
Hello darkness, my old friend. I've come to talk with you again because a vision softly creeping left its seeds while I was sleeping and the vision that was planted in my brain still remains within the sound of silence. In restless dreams I walked alone narrow streets of cobblestone 'neath the halo of a street lamp I turned my collar to the cold and damp when my eyes were stabbed by the flash of a neon light that split the night and touched the sound of silence.


Dernière édition par Liam P. Wiggins le Lun 12 Sep - 4:06, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t3207-liam-bad-reflect

Féminin
↳ Nombre de messages : 4650
↳ Points : 6584
↳ Date d'inscription : 24/10/2013
↳ Age : 27
↳ Avatar : + nina dobrev.
↳ Age du Personnage : + 26 yo - 743 yo.
↳ Métier : + fauche les hommes de la classe moyenne qui foulent le même sol qu'elle, sans honte.
↳ Opinion Politique : + le gouvernement, comme la Résistance, sont une bande d'écervellés mal baisés, rien de plus, rien de moins.
↳ Niveau de Compétences : + niv. 4 HBIC
↳ Playlist : ELLE KING, ex's & oh's + GIN WIGMORE, kill of the night + MUSE, undiclosed desires + ELLIE GOULDING, don't need nobody + BAND OF SKULLS, i know what i am + FLORENCE, seven devils + HONOR SOCIETY, here comes trouble + THE PRETTY RECKLESS, kill me + LYKKE LI, get some + GHINZU, high voltage queen + THE SATURDAYS, turn myself in + DAVID GRAY, the other side + ARIANA GRANDE, thinking about you.
↳ Citation : + « don't let her smile fool you, don't let her eyes confuse you ... red lips always lie. »
↳ Multicomptes : + unique compte.
↳ Couleur RP : + rosybrown



Feuille de perso
↳ Copyright: (c) poupée morose + tumblr, etc.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « through the looking glass » ㄨ cordeliaxliam   Ven 2 Sep - 3:31



Le ricanement se brise – impuissant, à l’image de celui qui s’en est détaché. Faibles, les échos se tordent sous le poids de la douleur – des afflictions dans lesquelles elle a sa part, mais la culpabilité ne la consume pas pour autant. L’a-t-elle déjà une fois consumée, après tout? « Moi qui me demandais à quoi ressemblait l'Enfer, je crois que j'en connais définitivement le visage. » Un rictus froisse ses propres traits démoniaques, courbe reproduite par Liam – dont, une fois de plus, l’anémie l’empêche de performer aussi bien qu’il ne le voudrait probablement. Il est pathétique – et le constat l’amuse, acquiert de la part de la sorcière toute la satisfaction du monde. « Et n’est-ce pas tout simplement le plus beau visage que tu ai jamais vu? » susurre-t-elle, ses airs les plus sybarites campés contre son effigie – qui se tord sous ses ébauches espiègles d’une séduction sans logique – sans sens, ni sans la moindre réelle intention, si ce n’est celle exalter les tourments du ministre, de perturber cette âme – pas innocente de crimes, mais qui ne mérite peut-être pas tant d’acharnement. Il ferme les yeux, qui sait pourquoi. Parce qu’elle est là, parce qu’elle le fait souffrir, parce qu’il sait ce qui l’attend, parce qu’il connait le genre de la sorcière et qu’il sait pertinemment que sa vie n’a aucune valeur aux yeux de la sorcière si ce n’est un moyen pour une fin qu’il ne connait pas – ne veut probablement pas connaître non plus. Qui sait? Mais Cordelia n’a pas besoin de s’immiscer dans les pensées du jeune homme – elle ne le peut pas déjà, de toute façon – pour y lire quoique ce soit, tout est pitoyablement exhibé sur chaque trait de son visage. Son regard est l’écho de ses mots. Cette flamme qu’elle a jadis vu brasiller dans les pupilles du gouverneur ne fulgure plus aussi bien qu’avant. Au contraire, la flammèche vacille, se meurt également. Et la démone en est bien entendu la meurtrière. Ironique, en quelque sorte, puisqu’elle compte bien lui faire présent du don de la vie, non celui de la mort.

« Qu'est-ce que tu fous là au juste, Faith ? » A-t-elle seulement une fois révélé la vérité et ses intentions à Liam? Pour tout dire, Cordelia est presque surprise de voir qu’il tente de nouveau le coup – ce n’est pas comme si ses précédentes tentatives de s’enquérir à son sujet aient particulièrement porté fruit. Elle admire l’effort, mais ne l’honore pas d’une réponse. À l’opposé, la brunette se moque davantage de lui, revêtit les facéties en empruntant une fois de plus des doux airs. « Je m’ennuyais de toi, Liam. » La candeur, feinte, illumine son visage, déguise celui-ci en un leurre. Un vulgaire artifice qui a au moins le mérite de la distraire elle. Sa main s’abandonne de nouveau dans la chevelure ébène du bel apollon, la traite avec diligence comme pour apaiser les maux du blessé. « N’est-ce pas là une raison convenable? » Mais la fourberie est de courte durée, alors qu’un gloussement trahit sa ruse, fracasse les illusions de cette délicatesse qu’elle possède peut-être, mais certainement pas pour Liam. De nouveau, sa malveillance regagne les règnes et une fois de plus, la sorcière est plus vicieuse que jamais. La mollesse s’éprend du beau brun qui peine ainsi à émettre le moindre geste, mais elle discerne l’objet des désirs du jeune homme. « Si tu dois me torturer, laisse-moi boire un peu d'eau, tu veux ? » Elle cède à la volonté d’un autre gloussement, et se plie à la celle de Liam qui requiert le verre d’eau qu’il pointe si péniblement de ses doigts encore faibles. « Et si tu tiens tant que ça à ce qu'on s'amuse, tu voudrais peut-être éviter que je tombe dans les pommes, non ? » Le regard qu’il plante dans ses iris caféinés ne la déstabilise pas, pas même la haine du ministre ne peut ébranler cette force de la nature qu’elle se révèle être.

Sa main attrape le verre et la sorcière s’emploie à étancher la soif du beau brun, apportant le verre à ses lèvres. Sa main se glisse doucement contre le revers de la tête de Liam, soulève cette dernière légèrement pour lui permettre de boire le verre en toute capacité. « Si t'es pas là pour me tuer, t'es là pour quoi, réellement ? » Les mots lui soutirent un rictus discret, qu’elle ne tente pas de dissimuler, car elle sait pertinemment que sa sournoiserie incitera en lui une anxiété qu’elle compte bien exhorter davantage. Une figure blonde apparait dans ses pensées ; le reflet de la réelle meurtrière, celle dont la main donnerait le coup final au ministre. Ce n’est pas faute d’avoir envie, mais plutôt qu’elle laissait le privilège à une autre qui le désirait beaucoup plus qu'elle. « Te tuer? » Elle interroge la chose, comme si elle est  absurde. Elle ne l’est pas, pas du tout, même. Mais la sorcière a d’autres plans en tête pour Liam, des plans qui l’avantageront elle très certainement. « Mais Liam, je n’oserais jamais faire une telle chose. Penses-tu réellement si peu de moi que tu m’imagines comme étant incapable de vouloir ce qu’il y a de mieux pour toi? » La démone s’accoutre de sa fausse innocence, la porte sur chacun de ses traits, laisse son visage se noyer dans toute cette ingénuité inauthentique. Sa main caresse de nouveau la joue du beau brun, puis l’abandonne pour errer dans les nombreuses installations qui semblent stabiliser l’état du sorcier. « Toute cette machinerie… et pour quoi exactement? » La succube détache un fil de sa prise et contemple les lumières fuir des monstres mécaniques, s’éteignant immédiatement. « Un homme? Un seul homme? » De nouveau elle glousse, amusée par ses propres facéties. « Tu n’as pas besoin de tout ça, n’est-ce pas? » La brunette plisse les yeux, plus satisfaite que jamais. Ses mains abandonnent les machines et trouvent refuge sur les poches de solutions intraveineuses. La démone les détache également, privant Liam de toute la médication qui lui avait été adjugé par ses médecins. « Depuis quand s’abaisse-t-on à recourir à l’aide et à la science de simples mortels, Liam? ... Entre sorciers, on peut s’entraider, tu ne penses pas? » La brunette l’interroge, persiste à prétendre qu’elle ne veut que son bien, qu’elle est innocente et ingénue, mais rien de tout cela est crédible. Et elle ne le veut pas que ça le soit. Elle veut que le beau brun comprenne parfaitement de quoi elle est capable et ce qu’elle s’apprête à lui faire, tout en lui laissant une lueur d’espoir qu’elle ne s’affairera peut-être pas au crime. Une lueur d’espoir qu’elle compte bien piétiner.


_________________
     
narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Masculin
↳ Nombre de messages : 587
↳ Points : 985
↳ Date d'inscription : 25/12/2015
↳ Age : 23
↳ Avatar : Brett Dalton
↳ Age du Personnage : 32
↳ Métier : En prison sous le nom de Nolan Wiggins, son jumeau. (Ministre)
↳ Opinion Politique : Quand on a le pouvoir, l'argent, et les passe-droits, on ne peut pas vraiment reprocher quoique ce soit au gouvernement en place.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3 ( Niveau 4 en Guérison & Prémonition.) Niveau 84 en Serviettophilie
↳ Playlist : WOODKID - Iron ◐ METALLICA - One ◐ JOE HISAISHI - Princess Mononoke ◐ COLDPLAY - Fix you ◐ DAFT PUNK - Harder, Better, Faster, Stronger ◐ PINK FLOYD - Wish you were here ◐ BRITNEY SPEARS - Toxic
↳ Citation : "When life gives you lemons, don't make lemonade - make life take the lemons back! Get mad! I don't want your damn lemons, what am I supposed to do with these? Demand to see life's manager. [..]" C. J
↳ Multicomptes : Adrian N. Hoffman & Garret Ferguson
↳ Couleur RP : (#336666) #6699CC



Feuille de perso
↳ Copyright: © Poupée Morose ; Simon & Garfunkel ; ASTRA
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « through the looking glass » ㄨ cordeliaxliam   Jeu 8 Sep - 23:53



Through the looking glass

 [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Le rictus de la brune me fait mal. J'ai beau être moitié mort, c'était rien jusqu'à son arrivée, rien jusqu'à ce qu'elle soit là. J'ai les mâchoires serrées, l'envie de vomir de plus en plus grandissante, l'eau ne passe pas. La situation ne passe pas. Elle, ne passe pas. Les médicaments, la fatigue, cette réalité qui s'altère bien trop facilement, et l'illusion de Nataliya. Si le fait d'entendre la voix de la Sorcière a calmé le jeu, parfois, juste le temps d'un clignement, c'est elle que je vois. Lorsqu'elle a passé sa main sous ma tête, lorsqu'elle agit avec délicatesse, c'est celle qui obsède mes pensées depuis janvier que je vois, que je ressens.

Et je ne supporte pas ça, je ne supporte pas que les deux se mélangent, je ne supporte pas de voir Faith quand je rêve de Nataliya. Je ne dis pourtant pas un mot de plus, j'attends qu'elle réponde à ma question. Puisque c'est celle qui compte, et qu'accessoirement, plus vite on en vient au but, plus vite elle se tire. C'est du moins ce que j'imagine. Naïf, drogué, trop con, trop faible aussi. La situation n'a rien de celles qu'on a vécues précédemment. J'étais loin d'être toujours en position de force, mais l'équilibre se maintenait malgré tout entre nous. Aujourd'hui, il n'y en a aucun. Parce qu'elle a le dessus, tout le pouvoir sur moi, sur Nolan aussi. Elle peut faire ce qu'elle veut. Et je déteste ça. La brune répète mes propos, je déglutis. J'ai beau croire que je ne tiens plus à la vie, la démone me rend anxieux, elle me serre le cœur. Elle m'explose encore plus que cette foutue douleur.

Elle parle, se fout de ma gueule. Pour ne pas changer, elle exagère. J'aimerais rouler des yeux, lui offrir une pointe de sarcasme. J'aimerais être moi-même, pouvoir lui répondre. Non. Mieux que ça, j'aimerais lui coller mon poing dans la gueule. Mais je ne suis pas en état. Je suis en état de rien. Je tente tant bien que mal de garder contenance, un semblant, au moins. Une pauvre illusion qui ne me trompe ni moi, ni elle. Mais je suis incapable de faire autrement. Si quelque chose a changé, contrairement à nos échanges habituels je ne cache pas ma haine. Je laisse mes pupilles brunes sur elle, et un sourire vient teindre ma peau blanchâtre. Et même un rire, qui décolle mes poumons, m'arrache encore un peu de vie. « Te fous pas de ma gueule. » Il est loin, le ministre poli, qui lui sert du vin. Il est loin, le faux dragueur, celui qui enjolive les mots.

Mais j'ai plus rien à perdre. Pas maintenant que j'ai perdu Nolan. Alors j'ai perdu ma vie, et j'ai plus aucune raison d'être en vie finalement. Je perds un peu conscience, j'ai la bouche pâteuse, je me laisse emporter, sans doute parce que j'en peux plus de cet échange, parce que j'ai pas envie de croire que tout ce qui a été fait c'était pour en arriver là. Moi qui croyais sauver mon frère, moi qui croyais lui offrir une vie, je me retrouve face à la fille de Lucifer et mon frère, lui en Enfer. Mais qu'est-ce que j'ai fait ? Comment on a pu en arriver là. La caresse de la brune me fait sursauter, et mes yeux se posent à nouveau dans les siens. C'est étrange, cette faculté qu'elle a à vous faire voir tout un monde. Elle pourrait envoûter n'importe quel homme, n'importe quelle femme. Elle a des yeux qui sont magiques, elle a ce touché qui vous laisse une marque alors que ses doigts vous ont quitté. Un démon à l'état pur. Celui qui vous fait vendre votre âme pour ses beaux yeux.

Je ne remarque pas tout de suite où dérive sa main, encore berné par son touché trop doux pour ce qu'elle est. Encore perdu dans cette double image de la blonde et la brune, ce besoin oppressant de m'évader. Mais sa voix de succube s'élève à nouveau. Toujours ce même ton, toujours cette mélodie qui vous bercerait presque. Dans les légendes, elle serait sans doute une sirène qui ferait échouer tous les marins. Sauf qu'on est bien loin des légendes, et que le rôle du marin, c'est moi qui le tien. Une chose ne change pas pourtant, la brune me tue à petit feu. Mes yeux se font plus suppliant que je ne veux l'admettre alors qu'elle défait un des fils qui me maintient en vie, conscient, et capable de lui faire face.

Un instant j'hésite, mon supplice n'est-il pas sur le point de se terminer au final ? Ne devrais-je pas ne pas réagir, la laisser faire et crever. Simplement mourir pour enfin la voir partir ? Mais j'y arrive pas, alors je serre un peu plus les dents, je tente de bouger vainement. Je n'arrive à rien, pas même à articuler correctement. Et elle continue, la démone, son rire m'éclate les tympans. C'est peut-être la seule chose chez elle qui révèle sa vraie nature. Ce rire qui vous transperce et vous explose de part en part. Ce gloussement faussement naïf qui s'incruste en vous avant de faire éclater chaque endroit dans lequel il passe. Un poison. C'est un poison.

« Arrê... » Je ne finis même pas ma phrase, mon mot. À quoi bon ? Elle en a rien à foutre. Ce n'est pas dans cet état que j'aurais un pouvoir sur elle, je n'en aurais même pas sur un chiot. Mais tout ce qu'elle fait commence à faire effet, et je retrouve cette douleur plus violente, celle qui était tendrement atténuée. Je serre les draps de ma main droite, commence peu à peu à me tordre de douleur alors que mes yeux ne la quitte pas. Mais putain, elle veut quoi ? T'entends, Sorcière, tu veux quoi ? Chaque dispositif de cette chambre n'étant plus lié à moi, je me retrouve réellement seul face à elle.

Seul, dans mon véritable état. Et je veux hurler. Je veux la tuer. Je veux réagir et lui hurler d'arrêter. Je veux me défendre, je veux retrouver un semblant de fierté. Mais tout ce que j'ai c'est de la colère, de la colère en masse qui me fait serrer encore un peu plus les draps et accélère ma respiration alors que les larmes me montent aux yeux. C'est un supplice, un véritable supplice. Et je suis incapable de l'arrêter. Incapable même de le diminuer. Les mots de Faith se perdent dans mes oreilles alors que mon cœur y bat. J'ai du mal à l'entendre, et je mets du temps à comprendre.

Je ne suis pas moi-même. Je suis loin de l'être. Je déglutis nerveusement, cherche à trouver un semblant d'équilibre, laisser le psychologique prendre le dessus sur la douleur physique. Je relève le menton comme pour me donner du courage, mais j'y arrive pas. Et elle, elle joue ses cartes avec une facilité déconcertante. Me force à devenir suppliant, me force à devenir dépendant. Je détourne les yeux alors que sa question a finalement atteint mon cerveau. « Plutôt crever. » Que je crache, douloureusement. Plutôt crever que de me retrouver à devoir avoir son aide. Plutôt crever que dépendre d'elle.

Je ne veux plus la voir, ni elle, ni personne. Je ferme les yeux, et la larme qui s'était glissée au bord de ma pupille se fond sur ma joue brûlante. Il n'en est pas question, pas elle, pas comme ça. Mais mes paupières closes, c'est mon frère que je vois, c'est Nataliya. C'est l'Enfer dans lequel il se trouve à cause de moi, c'est ma lâcheté de préférer mourir plutôt que le sauver. C'est abandonner parce que ma seule solution me met moi, en difficulté. N'avais-je pas dit à Nolan que je ne serais plus cet homme ? Ne m'étais-je pas promis de ne plus être égoïste, moi qui avais suffisamment gâché de vie ?

Si. J'ai promis. Et la succube ne peut pas gagner. Tant pis pour le reste de ma vie. Tant pis si je vends mon âme au Diable. Pour ce qu'il en reste, de toutes façons. Alors je me retourne, j'ouvre à nouveau les yeux. Je fixe la bouche de la brune, et ce rictus qui me détruit. Je lui laisse tout pouvoir sur moi à la minute où j'ouvre à nouveau la bouche. Et je le sais. Lentement, alors que ma respiration est de plus en plus saccadée, que mon palpitant résonne dans chaque partie de mon corps j'ouvre la bouche et crache difficilement. « T'as gagné. », une pause, je souffre autant physiquement que psychologiquement. « Soigne moi, et t'auras ce que tu voudras. » Mes yeux remontent dans les siens, tout espoir perdu – l'ironie de son prénom au rendez-vous plus que jamais. « Absolument tout. »

_________________

SOUND OF SILENCE
Hello darkness, my old friend. I've come to talk with you again because a vision softly creeping left its seeds while I was sleeping and the vision that was planted in my brain still remains within the sound of silence. In restless dreams I walked alone narrow streets of cobblestone 'neath the halo of a street lamp I turned my collar to the cold and damp when my eyes were stabbed by the flash of a neon light that split the night and touched the sound of silence.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t3207-liam-bad-reflect

Féminin
↳ Nombre de messages : 4650
↳ Points : 6584
↳ Date d'inscription : 24/10/2013
↳ Age : 27
↳ Avatar : + nina dobrev.
↳ Age du Personnage : + 26 yo - 743 yo.
↳ Métier : + fauche les hommes de la classe moyenne qui foulent le même sol qu'elle, sans honte.
↳ Opinion Politique : + le gouvernement, comme la Résistance, sont une bande d'écervellés mal baisés, rien de plus, rien de moins.
↳ Niveau de Compétences : + niv. 4 HBIC
↳ Playlist : ELLE KING, ex's & oh's + GIN WIGMORE, kill of the night + MUSE, undiclosed desires + ELLIE GOULDING, don't need nobody + BAND OF SKULLS, i know what i am + FLORENCE, seven devils + HONOR SOCIETY, here comes trouble + THE PRETTY RECKLESS, kill me + LYKKE LI, get some + GHINZU, high voltage queen + THE SATURDAYS, turn myself in + DAVID GRAY, the other side + ARIANA GRANDE, thinking about you.
↳ Citation : + « don't let her smile fool you, don't let her eyes confuse you ... red lips always lie. »
↳ Multicomptes : + unique compte.
↳ Couleur RP : + rosybrown



Feuille de perso
↳ Copyright: (c) poupée morose + tumblr, etc.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « through the looking glass » ㄨ cordeliaxliam   Dim 18 Sep - 6:42



« Plutôt crever. » Les yeux du beau brun refusent de rencontrer ceux de la succube, refusent également d’accepter la défaite, au même titre que le sorcier en question. « Oh, Liam…Tu n’as pas idée. » La remarque l’amuse, l’égaye presque. Cette bravade égocentrique ne l’impressionne pas, guère même – mais elle en savoure l’ironie, se délecte du divertissement que Liam lui procure. Cordelia savoure peut-être aussi cette réalité qu’elle se met tout juste à réaliser. Elle tient la vie du ministre entre ses griffes, à un tel point que le choix même de mourir ne lui appartient plus.
Il ferme les yeux, mais elle ne disparait pas. Ne le réalise-t-il pas? Elle ne disparaîtra jamais. Il pense peut-être d’elle qu’elle est un cauchemar, probablement le pire qu’il ait jamais eu – mais malheureusement pour lui, elle est bel et bien réelle. Et si les paupières du beau brun l’empêchent peut-être de contempler la démone qui demeure à son chevet, celle-ci s’assure malgré tout que sa présence le hante toujours. Son souffle cajole sa peau rêche d’homme, plus particulièrement celle de son cou – un cou sur lequel les lippes de la succube avaient longuement erré lors d’une nuit sybarite entre les deux ensorceleurs. Sa voix voluptueuse siffle toujours, fredonne son chant de sirène satanique, suffisamment pour en dégoûter le beau brun. Ses doigts déraillent et délirent toujours sur le corps du gouverneur, vicieusement, comme s’il ne lui appartenait plus à lui, mais à elle. Elle ne porte plus attention jusqu’où la pointe de ses doigts traîne, mais ça n’a pas d’importance après tout. Son toucher, aussi virulent se voulait-il, n’avait pas de réelles intentions – si ce n’est peut-être celle de lui rappeler éternellement son ascension sur lui, puis plus précisément, sa présence en ce moment même.

Il réalise enfin qu’elle est immuable, éternelle, increvable. Elle le colle à la peau, et la seconde où il cessera de se battre, la seconde où il cèdera enfin au poids qui pèse sur ses épaules, il ne pourra plus jamais se défaire d’elle. Elle le sait, mais elle veut qu’il le sache également. Cordelia le lit enfin dans ses yeux –  qui se dévoilent donc de nouveau, fixent le rictus qui, bien entendu, s’ébauche sur ses lèvres à elle, avant qu’ils ne plongent dans son regard ténébreux. Elle peut y déceler une teinte de haine, très certainement, mais c’est avant tout le regard de quelqu’un qui baisse les armes, baisse les bras. Un regard abandonné pour quelqu’un qui vient de faire exactement la même chose. « T'as gagné. » Elle le sait, pertinemment et depuis un moment même, et pourtant, elle ne peut s’empêcher de sourire de nouveau. Sa langue effleure ses dents blanches comme la porcelaine, comme pour s’empêcher de sourire trop manifestement. Il peine à bouger, à respirer, même à parler – et elle n’a pas la moindre once de pitié ou de compassion pour lui. Au contraire, la brunette savoure cette victoire sanglante, en contemple les suites et est presque éblouie par son art, par sa somptuosité. Liam n’a jamais été un adversaire de taille, dès le départ, mais Cordelia ne peut s’empêcher d’exulter sa nouvelle prise de pouvoir – elle qui prospère et s’épanouit seulement sous de telles circonstances. « Soigne moi, et t'auras ce que tu voudras…. Absolument tout. » Cordelia secoue la tête subtilement, comme pour remuer et chasser les bêtises qu’elle vient tout juste d’entendre, les déloger de son esprit retors, puis pour mieux le corriger. « J’obtiens toujours ce que je veux, chaton. Je croyais que tu l’avais déjà compris? » Susurre-t-elle, toujours accompagné de ce soupçon d’innocence controuvée, dont les sonorités étaient probablement plus machiavéliques qu’autre chose – ironiquement. Un gloussement s’extirpe du gosier du monstre qu’elle est, alors qu’elle se rapproche de lui, caresse de nouveau sa chevelure ébène d’une douceur discordante. « Ne t’en fais pas, tu saisiras le concept quand j’en aurais finis avec toi. Sois en sûr. » Ses dents lacèrent sa lèvre inférieure, avant que la succube ne glousse de nouveau, affichant tout le sadisme et la malsanité dont elle peut faire preuve.

Sa main abandonne temporairement le sorcier, puis se loge dans l’une des poches de la fine veste tailleur noire qu’elle revête. Elle en ressort un stylo, d’un luxe qu’elle ne conçoit pas réellement, elle qui n’accorde pas réellement d’importance à ce genre de choses malgré ce que l’on peut bien lui reprocher. Cordelia brandit momentanément le stylo, avant de rebaisser la main et laisser trainer la pointe de celui-ci le long du torse du jeune homme. « Je présume que tu le reconnais probablement. C’est le tien, en effet. Je l’ai piqué lors de ma dernière visite, à vrai dire. Ça – et une montre qui trainait sur ton bureau, d’ailleurs. » Elle grimace légèrement et hausse les épaules de façon nonchalante. « Enfin, j’ai revendu la montre au premier venu pour quelques billets, donc ça n’a que très peu d’importance maintenant. » Naturellement, elle emprunte une fois de plus des airs désinvoltes, peut-être un peu idiots aussi – mais ça aurait l’effet voulu. Celui d'exaspérer le ministre, de lui rappeler à quel point elle se foutait de sa gueule, à quel point le cauchemar ne faisait que débuter. « Ne me regarde pas comme ça ; une fille se doit de manger, tu sais. » Un rictus se courbe de nouveau sur son masque, subtil comme tout, mais toujours aussi éperdument perfide et machiavélien. « Tu vois, Liam. Tu prétends que tu es prêt à tout me donner, mais si je puis être honnête,  j’ai du mal à y croire totalement… Alors, dis-moi… qu’en est-il du peu de dignité qu’il te reste? » Elle la veut, comme tout le reste. Elle veut le dépouiller de tout ; son pouvoir, son contrôle, son bonheur, et maintenant, même de sa dignité. Elle veut tout, et elle veut qu’il n’ait rien quand elle en aura fini avec lui. La bête est affamée, et elle compte bien engloutir sa proie cette fois-ci. « Je veux t’entendre me supplier. » Le stylo qui joue toujours entre ses doigts manucurés s’enfonce aussitôt dans la plaie fraichement ouverte quelques minutes plus tôt – alors que la démone prend même le plaisir de remuer celui-ci d’une poignée de fer. Elle l’avait détruit – et à présent, elle s’assurait qu’on ne puisse pas le rebâtir.


_________________
     
narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Masculin
↳ Nombre de messages : 587
↳ Points : 985
↳ Date d'inscription : 25/12/2015
↳ Age : 23
↳ Avatar : Brett Dalton
↳ Age du Personnage : 32
↳ Métier : En prison sous le nom de Nolan Wiggins, son jumeau. (Ministre)
↳ Opinion Politique : Quand on a le pouvoir, l'argent, et les passe-droits, on ne peut pas vraiment reprocher quoique ce soit au gouvernement en place.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3 ( Niveau 4 en Guérison & Prémonition.) Niveau 84 en Serviettophilie
↳ Playlist : WOODKID - Iron ◐ METALLICA - One ◐ JOE HISAISHI - Princess Mononoke ◐ COLDPLAY - Fix you ◐ DAFT PUNK - Harder, Better, Faster, Stronger ◐ PINK FLOYD - Wish you were here ◐ BRITNEY SPEARS - Toxic
↳ Citation : "When life gives you lemons, don't make lemonade - make life take the lemons back! Get mad! I don't want your damn lemons, what am I supposed to do with these? Demand to see life's manager. [..]" C. J
↳ Multicomptes : Adrian N. Hoffman & Garret Ferguson
↳ Couleur RP : (#336666) #6699CC



Feuille de perso
↳ Copyright: © Poupée Morose ; Simon & Garfunkel ; ASTRA
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « through the looking glass » ㄨ cordeliaxliam   Mar 20 Déc - 3:24



Through the looking glass

 [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


La douleur irradie chaque parcelle de mon corps, elle me bouffe et le pire c'est qu'elle ne semble pas si horrible face à celle que j'ai dans mon champ de vision. Ma vision se brouille constamment alors que les cheveux ondulés de la brune se remuent comme tout autant de couteaux dans mes plaies. Sa voix s'élève finalement, lentement, gracieusement. Mes mâchoires se serrent et mes forces jouent au yoyo. Je déteste cette facilité que la succube a développé à nous manipuler. Je me hais de devoir dépendre d'elle, de me livrer à elle. Sans un mot de réponse autre que celui de baisser le regard, je ressens sa chaleur se poser contre moi, elle arrive à m'extirper plus de douleur qu'humainement possible et ses doigts fins se glissent dans mes cheveux. La raison me quitte, les maux ont pris le dessus sur tout ce qu'il reste de moi et alors que mes yeux se ferment, pas foutus de garder le peu de dignité qui me compose encore, ils me bercent dans cette illusion trop douce, trop tendre.

L'odeur de Nataliya se faufile dans mes narines, les doigts qui touchent tendrement mes cheveux sont les siens. La compagnie que j'ai en ce moment est entièrement positive, elle rend la douleur plus que vivable. Les sensations qui parcourent mon échines sont tendres, elles valent presque l'état dans lequel je suis. Parce qu'elle est là, proche de moi. J'ai envie de lever le bras, doucement, attraper son poignet fin et déposer mon pouce au creux de sa paume. Sentir sa peau contre la mienne et me ressourcer du moindre de ses mouvements guérir par simple envie et non par obligation. Le moment perdure, l'illusion s'accroche avec force, mon esprit lâche à mesure que mon corps se vide de toute énergie. Je ne suis plus qu'une larve, plus qu'un sombre crétin en train de crever dans un hôpital. Les larmes salées qui remplissent mes paupières s'apprêtent à couler alors que la voix de la démone reprend toute la place dans la pièce, dans ma tête. Mon corps se tend à nouveau, écrase toute trace de douceur alors que les yeux perçants de Faith m'exposent et m'explosent de part en part. L'envie de la combattre, de me battre m'a quittée. Je me retrouve spectateur du jeu superbement préparé qu'elle nous offre. Si je n'étais pas le premier concerné par son œuvre j'en serais même admiratif. Pourtant c'est loin d'être le cas en cet instant. Le courage m'a fui, les accomplissements de toute une vie m'ont fui. J'ai toujours cru qu'il y avait un moyen de reprendre le dessus, de croire, d'avancer et je me retrouve pourtant là, à espérer qu'elle prenne trop de temps à parler me laissant me vider de mon sang.

J'ai perdu tout ce pour quoi je m'étais battu. J'ai perdu tout ce qui faisait de moi un homme et elle me le rappelle constamment, rien que par sa présence et ses rictus. Mes propres respirations saccadées, ma trachée enrouée et mes muscles qui sont pris de spasmes ne me laissent pas tout de suite comprendre ce qui se passe. La pointe glacée du stylo qui glisse contre mon épiderme est presque un soulagement au milieu des montées de fièvre de plus en plus importantes. Sans aucun réflexe de peur, aucun geste rationnel, je la laisse faire, entre résignation et épuisement. Chaque instant paraît durer une éternité. Chaque caresse, sifflement, tout semble se graver au marbre dans ma mémoire avant de laisser son prochain le suivre. La voix de la sorcière s'élève à nouveau, dans ce timbre si marquant, si puisant. Habitué à nos joutes verbales, partager la pièce dans cet écho lancinant de coups bas, je ne trouve plus ma place dans cette pièce où il n'y a qu'elle. Je ne suis qu'un foutu fantôme de mon propre être, sans être mort je suis bien loin d'être vivant.

Mes pupilles brunes descendent lentement sur le stylo qu'elle tient entre les doigts alors qu'elle dit que ce dernier m'appartient. Le trouble qui prend ma vision en grippe ne me laisse que la croire sur parole, son explication n'ayant aucune importance en cet instant. Achève-moi, bordel de merde. J'ai envie de lui hurler, de lui crier alors que quelques éternités avant je lui disais vouloir de ses soins. Alors que j'étais sûr de moi et que je ne le suis plus. Je n'arrive plus à fixer mon esprit sur une pensée, je n'arrive plus à savoir ce qui est le mieux ou le pire. Incapable pour la première fois de ma vie d'imaginer les conséquences de mes actes sur le futur de tous ceux qui comptent pour moi. Pour la toute première fois depuis ma naissance je suis entièrement impuissant et pas foutu de me laisser faire pour autant. Les rires lointains de Nolan m'appellent, comme un repos que je voudrais m'autoriser et pourtant je m'y refuse. Je refuse de me retrouver à la fin tout en la voulant. Face à cette fille du Diable en personne, qui se fout ouvertement de moi et envers laquelle je n'ai plus la force de répliquer, je ne suis pas non plus capable de tout céder. Céder ma vie, la laisser face à ma mort et rien de plus.

Mes yeux dans les siens, de la réalité à l'illusion, les gouttes de sueur dans un claquement horrible alors qu'elles se déposent sur l'oreiller, elle me cherche encore. La brune s'amuse à me marcher et marcher encore dessus. Elle s'amuse à voir en combien d'éclats elle peut me briser. Tout ce qu'il me reste est de serrer les mâchoires, ne plus les ouvrir. Les pics à son égard ont toujours été naturels, sans avoir jamais eu besoin de me forcer à lui dire quoique ce soit, je suis convaincu d'en être encore capable mais pourtant je me retiens. Ma main tremblante attrape le drap et le serre de toutes ses forces alors qu'elle pousse le vice, me tenant au bord du gouffre le plus longtemps possible.

Des pulsions de violence prennent place dans chaque petite cellule qui me compose. Mon cœur bat si brusquement qu'il m'arrache les poumons et les côtes. Elle va trop loin, elle a toujours été trop loin. Et moi, je ne dis rien. Soldat à terre qui ne rêve que d'être achevé, je suis humilié encore et encore. J'aurais juste à tomber dans les pommes, lâcher prise. Ne plus me battre, pas tant que je suis dans cet état, et pourtant, je ne lâche rien. Je me raccroche à la haine, au peu de vie qu'il reste en moi alors que chacun de mes muscles est sur le point de lâcher sans le faire. Sa voix résonne, son diabolisme se révèle sans aucun filtre alors que le stylo qui semblait être soulageant s'enfonce lentement dans la plaie béante de mon épaule. Sur l'instant, aucune douleur, juste la sensation de ce froid qui empare mon corps et s'étale alors que mon sang lui, arrive trop vite. Mon cœur réalise avant mon cerveau, se mettant à taper trop fort contre les parois et envoyer trop de sang pour survivre encore longtemps. Mes yeux s'écarquillent violemment et les larmes coulent enfin alors que mes mâchoires ne desserrent pas, laissant mes dents glisser en grinçant les unes contre les autres.

Tout mon être est déjà suppliant, envers moi-même, d'arrêter le calvaire, lui donner ce qu'elle veut. Mais je résiste sans plus savoir pourquoi, propriétaire de mon dernier cri que je refuse de lui céder. Mes mains n'étant plus capable de se tenir aux draps, me raccrochant dans le vide sans cesser de la fixer. La défier, alors qu'elle a déjà tout. Par principe, par refus d'être celui qui supplie pour sa vie. Les larmes me brûlent la joue, tout s'entremêle. Nolan qui rit, m'appelle, la douceur de Nataliya et ses sourires au fond de mon âme, et cette foutue sorcière, ayant tout pour me tuer sans le faire. La déesse de la torture qui s'amuse de son œuvre et en savoure chaque instant.

Je me retrouve seul, complètement seul et isolé. Incapable de savoir pourquoi je résiste, sur le point de vomir et de m'évanouir. Tenant par un miracle semblant vouloir me mener à ma perte alors que tout me revient. Comme une claque que je ne peux pas contrôler, c'est Nolan sans son rire qui me revient dans la figure. Nolan et le pouvoir que la démone pourrait avoir sur lui, ce qu'elle peut lui faire subir. Mon corps se tord dans tous les sens, et mes mâchoires se desserrent enfin alors que ma vision arrive à se fixer sur elle assez longtemps. Mon être tremblant, pas foutu de se débattre, et les images horribles de mon jumeau à ma place, du sourire malsain de ma tortionnaire face à ce joyau d'innocence qu'est Nolan. « Je t'en su... », et même avec tout ça, j'y arrive pas. Même avec toutes les images je lutte, je reste moi.

J'y arrive pas, Nolan. Ma respiration devient plus que douloureuse et le stylo dans mon épaule me fait tellement mal qu'il ne me reste qu'à hurler, et pourtant, dans une larme dure, si brûlante qu'elle doit rougir ma joue trop blanche, je reprends le plus calmement possible, sans la lâcher du regard. « Je-je t'en su... supplie. », mon corps arrête de forcer, de se débattre, mon esprit est mort en même temps que les mots qui s'articulent difficilement dans mes lèvres. « Sauve-moi. »

Le reste est flou, les secondes ou les minutes, même les heures. Des cauchemars sans doutes pavés de réalité, sans doute de mon imagination. Je n'ai pas la moindre idée de ce qui a suivi ma phrase et je me réveille en sursaut, dans un crissement douloureux. D'un regard vif, j'observe mon épaule, cherche le sang, cherche les traces des tortures qui ont maculées mon corps sans en voir qu'un simple reste. D'un doigt tremblant, peureux, je touche la plaie sans comprendre, sans réaliser tout de suite. Je ferme les yeux et respire lentement. Mes doigts touchant la cicatrice qui orne mon bras, je me trouve soulagé d'être encore en vie. Lâche, plus que jamais, de ne pas avoir du affronter la mort. Et tout devrait s'arrêter là, comme ça. Un mauvais rêve bien trop réaliste, des peurs bien trop profondes et une cicatrice bien refermée.

Mais je ne tarde pas à sentir sa présence. Je me redresse alors que le drap tombe sur mon ventre et tourne la tête vers le sol. Les talons de la succube ont toujours été reconnaissables. Tout comme ses jambes fines et longues, ses courbes et ses boucles fines. Mes prunelles se posent sur son visage emprunt de ce rictus qui me laisse encore des frissons et alors que je pose enfin mon regard dans le sien je parle froidement. « J'ai perdu connaissance longtemps ? », pourquoi cette question ? « Tu sais quoi, ne réponds pas. Plus important que ça, j'ai beau ne pas être totalement certain des derniers événements, je suis sûr de te devoir cette guérison soudaine. » Légèrement crispé du constat et surtout de ses implications, je reprends d'un regard un peu hautain. « Je présume que ce joli tour de magie n'est pas venu sans contre-partie. Donc épargne-moi tous les artifices et sois claire. Tu veux quoi ? » Elle a peut-être déjà tout, et tout pris. Mais j'ai besoin d'être sûr, j'ai besoin de l'entendre me dire ce qu'elle veut. Alors que je me tourne vers elle, laissant mes jambes pendre dans le vide, j'ajoute, plus distant que jamais. « Et te fous pas de ma gueule, la belle, t'en as bien assez profité comme ça. »

_________________

SOUND OF SILENCE
Hello darkness, my old friend. I've come to talk with you again because a vision softly creeping left its seeds while I was sleeping and the vision that was planted in my brain still remains within the sound of silence. In restless dreams I walked alone narrow streets of cobblestone 'neath the halo of a street lamp I turned my collar to the cold and damp when my eyes were stabbed by the flash of a neon light that split the night and touched the sound of silence.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t3207-liam-bad-reflect

Féminin
↳ Nombre de messages : 4650
↳ Points : 6584
↳ Date d'inscription : 24/10/2013
↳ Age : 27
↳ Avatar : + nina dobrev.
↳ Age du Personnage : + 26 yo - 743 yo.
↳ Métier : + fauche les hommes de la classe moyenne qui foulent le même sol qu'elle, sans honte.
↳ Opinion Politique : + le gouvernement, comme la Résistance, sont une bande d'écervellés mal baisés, rien de plus, rien de moins.
↳ Niveau de Compétences : + niv. 4 HBIC
↳ Playlist : ELLE KING, ex's & oh's + GIN WIGMORE, kill of the night + MUSE, undiclosed desires + ELLIE GOULDING, don't need nobody + BAND OF SKULLS, i know what i am + FLORENCE, seven devils + HONOR SOCIETY, here comes trouble + THE PRETTY RECKLESS, kill me + LYKKE LI, get some + GHINZU, high voltage queen + THE SATURDAYS, turn myself in + DAVID GRAY, the other side + ARIANA GRANDE, thinking about you.
↳ Citation : + « don't let her smile fool you, don't let her eyes confuse you ... red lips always lie. »
↳ Multicomptes : + unique compte.
↳ Couleur RP : + rosybrown



Feuille de perso
↳ Copyright: (c) poupée morose + tumblr, etc.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « through the looking glass » ㄨ cordeliaxliam   Ven 30 Déc - 3:22



Le ténor de sa proie s’épelle et s’éclaircit, rompt ce court silence, mais s’éteint rapidement. Par orgueil, par épuisement, qui sait. Peut-être les deux. « Je t'en su... » La sorcière n’est ni impressionnée, ni comblée ; sa moue en traduit toutes les couleurs. Elle hausse les sourcils, l’orbite de ses yeux marron s’accroit, elle pince même furtivement les lèvres alors que nonchalance se reflète gracieusement sur elle. « Je ne crois pas t’avoir entendu, chaton. » débite-t-elle, désinvolte, son timbre de voix mou comme doucereux. Peut-être a-t-il seulement besoin d’un incitatif, songe la démone. Naturellement, elle enfonce la pointe du stylo dans la chaire du sorcier, égruge celle-ci sans la moindre délicatesse – un contraste fort ironique étant donné que son autre main caresse doucement la joue du premier ministre. Une délicatesse pour une violence, une balance de trop sûrement aux yeux de Liam. Son ténor se fait attendre de nouveau, cette fois-ci ce dernier retentit entre les quatre murs de sa cage, fracasse plus que le silence. Cordelia ne peut que l’inciter à se taire d’un murmure qui sonne comme un susurrement lorsque pendu à ses lèvres à elle. Une larme rugit, ronge la peau du beau brun, lui longe la peau également, avant de s’y éteindre alors que la vipère s’en défait à l’aide de son pouce sur sa joue. La scène ressemble drôlement à celle d’une mère et son fils, d’une femme et son époux, avec toute celle douceur qu’elle feint si sadiquement. Les iris marron rencontrent ceux de la sorcière, les défient presque l’instant d’une seconde, avant que Liam ne se résout la défaite, accepte l’ascendant que Cordelia a sur lui. « Je-je t'en su... supplie. » Ses lippes vermeilles tressautent et se traînent le long de son effigie, alors que la sorcière savoure son énième victoire sur le jeune homme. « Sauve-moi. » La brunette passe immédiatement sa langue contre ses dents, se délecte encore un petit peu de ce petit plaisir, avant de retirer sèchement le stylo de la plaie qu’elle avait assaillie plus tôt.

Pourtant, elle n’a pas réellement le temps de jubiler devant le minois du ministre puisque celui-ci perd fort rapidement conscience, rejoignant les bras d’un camarade quelconque de Morphée. Un soupir s’extrait ainsi des lippes de la démone qui roule instantanément les yeux. Si faible. C’est à se demander comment elle avait pu le trouver charmant, pire encore, intéressant, par le passé. Le stylo est projeté à travers la salle d’un geste mou et nonchalant et elle s’affaire ensuite à le guérir comme convenu avec lui un peu plus tôt. En temps normal, elle l’aurait fait patienter encore, elle se serait assuré qu’il souffre encore plus, peut-être qu’il la supplie de nouveau – elle aurait même peut-être voulu l’entendre grogner, rien que pour le plaisir de ses douces oreilles, mais Cordelia réalise qu’elle aura à se contenter de très peu au final. La plaie du sorcier disparait en quelques secondes à peine ; ce n’est ni une blessure particulièrement excessive, ni une tâche bien ardue pour une sorcière de son expérience.
La succube en vient également à réaliser les implications de son geste ; notamment celle où elle se retrouve essentiellement sans divertissement. De son index, elle tâte les côtes de Liam, un geste qu’elle savait vain, mais qui avait pour but de vérifier qu'il était toujours vivant. Un soupire embrasse de nouveau l’atmosphère, alors que la tête de la vipère se balance avec nonchalance. Le reste de son corps suit la cadence, et elle fait quelques pas jusqu’à la fenêtre pour observer ce qui se trame derrière ces rideaux, même si elle sait pertinemment que ça ne serait pas le moindrement captivant.

Heureusement pour elle, le beau brun retrouve ses sens bien rapidement – du moins plus vite qu’il ne retrouverait sa dignité, ça elle s’en était assuré personnellement. Un grommellement l’arrache de ses réflexions, et la brunette se retourne immédiatement pour faire de nouveau face à sa proie du jour. Les talons tintent contre le sol, indiquent sa présence, lui fait comprendre que, non, elle n’est pas éclipsée entre temps, et que, oui, elle est toujours là pour le hanter. Elle ne sait pas si Liam a eu l’opportunité de faire un mauvais rêve durant les quelques minutes de son court songe, mais elle sait qu’un cauchemar l’attend tout juste au bord de son lit. Cordelia l’accueille ainsi d’un rictus, qui n’a rien d’avenant malgré les fausses intentions de la sorcière. Elle lui laisse le temps de reprendre ses repères, déguste ses subtiles teintes de crainte et d’égarement sur son portrait, s’enivre de la défaite du ministre, de sa peur, même de sa froideur. « J'ai perdu connaissance longtemps ? » Cordelia plisse tout de suite les yeux, avant d’hausser les épaules. Quelle sotte question. Ressemblait-elle à une horloge? Elle ne prend même pas la peine de lui répondre, mais il juge à priori que ce n’est pas nécessaire. « Tu sais quoi, ne réponds pas. Plus important que ça, j'ai beau ne pas être totalement certain des derniers événements, je suis sûr de te devoir cette guérison soudaine. » Elle siffle immédiatement, s’arme d’un sarcasme coloré comme elle le fait si bien. « Non, tu crois? » Pour le railler davantage, elle surenchérit instantanément. « Peut-être devrais-tu vérifier qu’il n’y ait pas de troisième personne cachée sous ton lit, juste pour en être certain. » La brunette plisse ses yeux marrons quelques tendres secondes, moque son martyre quelques instants de plus, avant de croiser les bras, arborant cette désinvolture si singulière. « Je présume que ce joli tour de magie n'est pas venu sans contre-partie. Donc épargne-moi tous les artifices et sois claire. Tu veux quoi ? » Le beau brun se remue, fait face à la démone, regarde le Diable droit dans les yeux – elle, de son côté, se rapproche lentement, comme la prédatrice qu’elle se vante d’être. « Et te fous pas de ma gueule, la belle, t'en as bien assez profité comme ça. » Et quelle gueule.

« Oh Liam. » Elle glousse ; c’est plus fort qu’elle. Il la désopile, elle n’y peut rien. Il est tellement plus naïf qu’il en a l’air. « Je ne fais que commencer, crois-moi. » Cordelia franchit les derniers pas qui les séparent et se retrouvent à quelques centimètres de lui, à peine. Elle prend appui avec ses mains sur ses cuisses, et se penche un peu pour que ses lèvres rencontrent sa joue. « J’ai tellement de plans en tête pour toi, tu n’as pas idée. » Ses lèvres glissent contre sa joue, effleurent ses lèvres, mais ne les embrassent pas. Ce n’est pas son intention. Elle n’en a pas envie, mais surtout, il n’en veut pas non plus. Et, ça, ça change tout. Car elle peut le dégoûter, elle peut le faire crisper, elle peut le désorienter ; elle peut accroître l’étendu de son pouvoir sur lui. Et, de ça, ô elle en a terriblement envie. « Ne fais pas cette tête, chaton. Tu viens tout juste de gagner énormément en importance à mes yeux. Crois-moi, en ce qui me concerne, tu ne pouvais pas espérer mieux. » C’est vrai, en quelque sorte. Mais c’est surtout pour lui faire comprendre qu’elle est loin d’être satisfaite et qu’elle compte bien profiter de lui jusqu’à l’usure.
Sa main glisse immédiatement vers son épaule – à présent guérie, un présent de la sorcière. Enfin, si l’on peut réellement appeler ça un présent. Car, il n’a pas tort ; elle s’attend à ce qu’il la repaye.  Sous ses doigts se trouvent qu’une cicatrice, un vieux souvenir d’une blessure déjà lointaine, mais également un éternel rappel qu’il lui serait redevable. Elle compte bien entendu sur le fait qu’il n’oublie pas cette douloureuse réalité. Vicieuse, elle feint de nouveau une délicate attention, une manigance puérile pour une fois de plus exaspérer le sorcier « Penses-tu réellement si peu de moi que tu ne m’imagines incapable de te rendre un service par bonté de cœur? » Elle se défait de leur enlace, redresse son dos et s’éloigne lentement. « Tu me vexes, Liam. Et je ne suis pas certaine que ça soit dans ton meilleur intérêt, si tu veux mon avis. » Une menace? Pourquoi pas, elle n’en manque jamais. Et c’était un ton auquel Liam allait fort rapidement devoir s’accoutumer avec elle. « Je suppose qu’on verra en temps et lieu, non? » débite-t-elle enfin en réponse à sa question initiale. L’ambigüité était toujours de mise avec Cordelia, elle qui adorait tant tenir les gens en haleine – d’autant plus lorsque c’était pour mieux les décevoir ensuite.
Mollement, elle s’affale sur une chaise non loin du coin de la chambre. Elle croise les jambes, appuie son coude sur les bras du siège et sa tête sur l’une de ses mains. « Tu devrais te changer maintenant. T’es ridicule comme ça. » Qu’une invective pour mieux se rincer l’œil. Elle n’en cache pas même le motif ; son regard, vicieux comme tout, en traduit littéralement toutes les couleurs de cette vérité évidente.


_________________
     
narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

« through the looking glass » ㄨ cordeliaxliam

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Vos demandes
» Aubys l'aprenti fou.
» Pink glass par tono3022
» Google Glass : dites "non aux cyborgs"
» Keep my glass full until morning light, 'cause i'm just holding on for the night - KENDALL

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Third Chapter: New Orleans :: Eastern New Orleans :: Adventist Hospital-