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 « Amazed by the things you sacrifice to be there for me » ft. James

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MessageSujet: « Amazed by the things you sacrifice to be there for me » ft. James   Mar 9 Aoû - 23:16


« It's okay, not to be okay »

 
Loukas & James
featuring

La moralité tente de faire croire à tout bon samaritain que sa charité lui reviendra toujours. Elle nous bourre le crâne en affirmant que l’on récolte ce que l’on sème. Elle nous martèle d’une justice supérieure qui aura toujours le dernier mot. Elle promet qu’au bout du tunnel, il y a toujours une lumière. Elle tente de responsabiliser l’homme pour tout ce qui lui arrive. Le rêve américain, entre autre, se moule à ses belles promesses de succès. Travaillez dur, ils disaient. Soyez honnête, ils disaient. Et vous irez loin, ils disaient.  Mais c’est une foutaise. Une putain de blague. Cette vérité sans fond n’est qu’une arnaque qui plume les plus démunis, les plus naïfs qu’on appâte à l’espoir. Au fond, cette moralité ne sert que les plus riches et les plus puissants qui eux, ne suivent pas les règles qu’ils imposent sans aucune résistance aux autres. Loukas faisait partie de ses pauvres âmes qui ont mordus à l’hameçon. Il fut élevé en croyant qu’il était valorisant d’aider son prochain. Cette pensée fut si forte, si présente en lui, qu’elle devint un trait de caractère même. Loukas était un altruiste. Loukas se décrivait comme un homme bon et honnête. En tout cas, il aimait croire qu’il l’était. Le daybreaker commençait doucement à se remettre en question, pourtant. Il cherchait à redéfinir les limites entre le bien et le mal telles qu’elles semblaient être tracées. Le daybreaker avait rapidement compris que la loi ne permettait pas une telle division, que le gouvernement était corrompu, qu’il était l’ennemi à abattre. Cette conviction fut plus forte lorsque sa mère fut condamnée à mourir aux yeux de tous dans l’arène, pour le sadique plaisir de ce dernier. Or, sa rébellion ou même sa radicalisation contre cette instance ne faisait pas de lui un homme moins bon, il s’en était convaincu. Il avait librement choisi de travailler pour la Nemesis et plus spécifiquement pour Moïra, parce que c’était la bonne chose à faire. Il restait Loukas. Le patron perfectionniste, contrôlant, chiant. Le garçon insécure, sensible, instable. L’homme doux, mystérieux, passionné. Celui qui tentait d’étouffer sa monstrueuse nature. Celui qui tremblait lorsqu’il devait tuer. Celui qui angoissait à l’idée qu’on pouvait le rejeter. Celui qui dépendait secrètement de l’amour des autres. Celui qui se torturait de doute. Et pourtant, sa nature humaine commençait doucement à s’assombrir.

Loukas avait perdu patience. Il avait développé une haine incontrôlable contre l’univers. Une rage impossible à évacuer face à tant d’abstraction. Il avait tout fait pour mériter un peu de bonheur dans sa vie. Mais on avait tué sa mère. Il avait accueilli une âme perdue sous son toît, il l’avait aimé, il lui aurait tout donné. Mais la sorcière abusa de lui, le manipula, lui brisa le cœur. Il s’était dévoué pour son bar, il avait mis tous ses efforts pour que le Old voie le jour et soit exactement comme il l’avait imaginé. La prohibition lui avait dérobé. Il était un artiste. Sa flamme d’inspiration l’avait fui, il avait perdu le loisir de créer. Et enfin, enfin quand il crut avoir trouvé son petit paradis auprès d’une femme. Lorsqu’enfin, il trouva l’amour, le bonheur, tout ce qu’on lui avait promis, sa route fut des plus sinueuses. Cette réciprocité qu’il avait enfin touché du bout de ses doigts avait un prix bien amer. Avec elle, il vécut les plus beaux et les pires moments de sa vie. Les rapprochements les plus intimes, les rejets les plus douloureux. Cette montagne russe intolérable trouva sa stabilité qu’en s’écrasant. Loukas et Ange avait déraillé une fois de plus, mais cette fois, il savait que c’était différent. Il savait qu’il ne remonterait plus dans ce wagon infernal ensemble. Il savait qu’il avait eu tort. Lui qui, c’était fait croire qu’ils avaient besoin l’un de l’autre, qu’ils étaient mieux ensemble que séparés, il s’était voilé la face. La dure réalité, celle qu’il refusait d’affronter, était pourtant évidente. Ensemble, ils ne faisaient que s’autodétruire. Ça n’avait rien de sain, rien de constructif. Était-ce vraiment ça, l’amour? Être dépendant d’une autre à un point de s’en rendre malade? De devenir si blême qu’on s’oublie, qu’on disparaître, qu’on se dissipe dans le décor? D’accepter d’encaisser tous les coups pour les lui épargner à ne plus pouvoir tenir debout? Loukas devait avoir une problème. Il ne savait surement pas comment aimer. Il ne le faisait pas comme il faut. Ça devait être lui. Ça devait être de sa faute.

Loukas se maudissait de ne pas être plus égoïste, plus indépendant, plus détaché. Il se serait épargné bien des misères. Désormais, l’amour, même partiel, le répugnait. L’affection, la tendresse, le dégoûtait. La compagnie, le support, il le repoussait. La folie le guettait alors qu’il s’isolait. Le jeune homme investit tous ses efforts dans une valeur sûre et froide, le travail. Exempt de sentiments et de mauvaises surprises, l’équation fonctionnait sans faute, il obtenait toujours des résultats. « Putain! James! Tu fais exprès ou t’es juste débile? » Dit-il alors en soulevant une erreur fréquente que le serveur avait l’habitude de faire, un détail que Loukas avait toujours laissé passer, mais que soudainement, il relevait comme une absurdité intolérable. Ça avait été ainsi toute la semaine. Loukas avait été sur le dos de son meilleur ami au travail, à lui reprocher chaque routine qu’il n’exécutait pas à la hauteur de ses exigences élevées. Loukas avait toujours été minutieux et contrôlant, mais désormais, il était insupportable. Plus dérangeant encore, ce fut immanquable de constater que son obsession de symétrie ne s’appliquait qu’à James. James, son ami le plus précieux. Bien évidemment, au Old, la hiérarchie était claire et le skinchanger n’allait certainement pas s’obstiner avec son patron. En dehors, c’était une autre histoire. Et pourtant, le plus vieux connaissait Loukas mieux que lui-même. Il connaissait ses tendances masochistes. Il connaissait ses habitudes de sabotage. Il savait bien que quelque chose ne tournait pas rond pour que le daybreaker, sans aucune subtilité, tente d’éloigner le serveur.

Terminant sa paperasse, Loukas prit congé, laissant la fermeture de l’établissement entre les mains de son souffre-douleur. Une fois chez lui, Loukas n’avait qu’une envie. Il avait soif. Il voulait boire. Boire jusqu’à oublier son nom si fin. Boire, jusqu’à ce qu’il n’est plus la lucidité de tenir son verre en main. Boire, jusqu’à ce qu’il perde ses sens. Boire, jusqu’à ce qu’il perde conscience. Boire, jusqu’à ce que la douleur le quitte. Boire, encore, un peu plus, un peu plus vite.

   
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MessageSujet: Re: « Amazed by the things you sacrifice to be there for me » ft. James   Mer 31 Aoû - 20:29


« It's okay, not to be okay »

 
Loukas & James
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Dire que j'avais été chanceux n'était pas un euphémisme, mais ça restait quand même que, j'avais eu de la chance quand même. Je sais que là maintenant, je ne faisais que me répéter, mais c'était ce qui arrivait quand je me commençais à réfléchir. Je ne voyais que ce qui aurait dû être et non pas ce qui était là, là maintenant qui était arrivé. Je devais fermer les yeux sur des choses, avaler d'autres. Et maintenant, Hayden n'était qu'un lointain souvenir alors que James, l'homme qui tentait de gagner son argent et sa place honnêtement dans ce bas monde de fou, de malade mental pour ne pas dire autre chose, parce que bon, l'on s'entend que quand c'est la cata, c'est la cata hein. J'étais autrefois un animal qui ne cherchait pas qu'à prendre son temps. Il s'agissait là du moment présent. Je devais survivre, je devais survivre. Et je ne me posais pas de questions. Je me croyais intouchable. Et C'est là que je me disais que l'homme que j'étais aurait bien dû rencontrer l'homme que je suis maintenant parce que là est toute la différence.

J'avais un job, j'avais de l'argent. J'avais un petit logement à moi, mes petits trucs. Bien sûr, ce n'était pas du jour au lendemain que cela était arrivé. Loukas et moi, comment dire. Une partie de on se cherche? Parce que sérieusement, il m'avait fait cadeau de sa confiance, de responsabilité, mais en même temps, tout se gagnait à un certain prix. Personnellement, je ne pensais pas que ça pourrait m'aider. Une sorte de thérapie avait donc fait place à tout ça à ce moment-là. Et moi, moi, bah j'avais remonté tranquillement la pente. Maintenant, que dire de plus que ce qui était dit? Que ce qui était fait? Mes actes avaient parler pour moi à ce moment-là et maintenant, j'aimerais dire que j'étais le bras droit de mon ami, de Loukas, mais ce n'était pas tout à fait le terme que je pouvais utiliser.

En tant qu'ami, je ne pouvais pas m'empêcher de vouloir lui jeter des coups d'oeils une fois de temps en temps. En tant qu'ancien voleur, je ne pouvais pas me prétendre à la James Moriarty ou bien encore à la mode Sherlock Holmes, mais je voyais bien que quelque chose ne tournait pas chez Loukas. Mais comment lui dire? Est-ce que j'étais doué avec les mots? Alors là pas du tout. Alors j'encaissais en silence et je ne disais rien. Mais le temps allait arriver où ça ne fonctionnerait plus du tout. Et je sentais que ça grondait à l'intérieur de moi. Comme le loup que j'étais dans une autre forme. Il commençait lentement à montrer les crocs et faire en sorte de faire remarquer qu'il ne pourrait pas tolérer tout ça encore bien longtemps.

« Laisse-moi un peu tranquille Finger-man. Je fais mon possible, mais au cas où tu n'aurais pas remarqué, il me manque de la sensibilité dans ma main. Mais bref, continue.»
J'aurai bien dit ça si j'étais libre de dire ce que je voulais. Mais bien sûr, dans l'environnement de travail, je ne pouvais pas vraiment le faire. « Je vais faire attention patron.» Les mots glissèrent, butèrent devrais-je dire à la sortie de mes lèvres parce que je ne voulais pas les dire et que je n'en avais pas envie. Et je m'esquivai aussitôt pour ne pas rester près de lui parce qu'il commençait plus qu'à jouer avec mes nerfs. Serrant les dents pendant l'espace d'un instant, je m'éloignai pour reprendre mon sourire et continuer à travailler. Parce que même si ce con pensait qu'il avait tous les droits, il fallait que je continue à bosser. Alors, voilà qui était ça. Et puis parce qu'il n'était qu'une loque bonne à rien dernièrement, il fallait que je ferme. Heureusement, je pouvais compter sur la clientèle légèrement absente pour me tirer rapidement. Parce que ce soir, ça avait été la goutte qui avait débordé le vase.

« Bon, je ne veux pas dire que t'es chiant Lou, mais putain, t'a fini avec les critiques?» La porte s'ouvrait sur moi pour me laisser voir l'appartement de Loukas et je soupirai longuement avant de retirer ma chaussure et de la lui balancer dessus. Pose cette bouteille, on doit causer. Et c'est sérieux Fingerman. Parce que je commence à en avoir assez de te voir comme un mec tyrannique et souffrant. Les power-trip, c'est pas ton truc.» Je jetai un regard autour de moi avant d'afficher un demi-sourire. « Alors, c'est quoi cette fois-ci? Tu penses que ton pote n'est pas capable de voir quand tu tentes de faire crever ton foie avant ta tête?





 

   

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MessageSujet: Re: « Amazed by the things you sacrifice to be there for me » ft. James   Mer 12 Oct - 18:34


« It's okay, not to be okay »

 
Loukas & James
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James avait toujours amusé Loukas par son incompétence avec l’intimité déjà établie. Les deux hommes se ressemblaient beaucoup, mais James semblait avoir un malaise plus profond que son ami avec les mots, surtout ceux d’ordre sentimental. Loukas était le premier à se démontrer hautain et distant avec les autres, il craignait l’attachement. Mais une fois qu’il ne pouvait plus revenir à l’arrière, sa sensibilité était bien moins timide, sa loyauté sans limite, son affection passionnelle et ses angoisses tout aussi excessifs, mais plus fréquemment verbalisés. Or, le gérant du Old devenait amer ses derniers temps. Le masochiste s’était fermé comme une huître et son désir de plaire s’était complètement éteint. Son empathie, même, s’était ternie. Loukas s’isolait dans sa souffrance, rejetait l’amour puis pleurait sa solitude. Il souhaitait la présence en provoquant l’abandon, ce qui confirmait sa peur d’être mal-aimé. Le masochiste s’imposait ce qu’il redoutait, simplement le regarder s’autodétruire était épuisant. Son talent pour le sabotage était impressionnant. James avait cogné à sa porte, tentant d’offrir du support à un homme qui en avait affreusement besoin, mais qui n’en voulait pas. Il prenait part à un cycle vicieux et infernal qu’il avait le pouvoir de briser, mais à un prix qu’il n’était peut-être pas prêt à payer. Loukas était un sauveur maladroit, mais déterminé. Il arrivait souvent à ses buts, même si, aux premiers instants, sa cause semblait perdue. Or, il était le type de victime qui inspirait l’antipathie, le type qu’on préfère laisser crever. Et James, il n’était pas un héros, il était un voleur, un stratège, mais il était sa seule chance de remonter à la surface.

Loukas entendit cogner, mais il choisit volontairement de l’ignorer. Assis dans son salon, il s’était versé un verre de bourbon de sa bouteille rescapée, une bouteille dont les heures étaient comptées. James entra, la porte était débarrée de toute façon et n’avait aucune raison d’hésiter à le faire, Loukas lui avait dit maintes fois que sa porte lui serait toujours ouverte. « Bon, je ne veux pas dire que t'es chiant Lou, mais putain, t'a fini avec les critiques?»   Loukas releva la tête vers lui, les yeux supportant difficlement la lumière, il avait déjà un verre sur son estomac vide. « Ça va les entrées dramatiques? Bonsoir à toi aussi. Assieds-toi, prends-toi un verre et respire un peu, tu veux? » Dit-il alors, prenant la bouteille en main dans l’intention de remplir son verre personnel, mais il fut interrompu par une chaussure qui le heurta sur le côté de la tête. Loukas, effronté, s’immobilisa avant de tourner doucement la tête vers son ami. L’insulte couvrait son visage sans aucune subtilité. Mais qu’est-ce qui lui prenait à celui-là? « Pose cette bouteille, on doit causer. Et c'est sérieux Fingerman. Parce que je commence à en avoir assez de te voir comme un mec tyrannique et souffrant. Les power-trip, c'est pas ton truc.»   Définitivement, James avait une compétence surdéveloppée en matière de confrontation en douceur. Loukas était sous le choc, il ne comprenait rien à ce qui lui arrivait. Pourtant, tout était évident, son ami était bien clair, mais le Daybreaker se noyait dans le déni. « Alors, c'est quoi cette fois-ci? Tu penses que ton pote n'est pas capable de voir quand tu tentes de faire crever ton foie avant ta tête?   Il sourit à demi, Loukas le dévisagea. Il était nullement réceptif à l’inquiétude de James, le Canadien était dans une toute autre version de la réalité. « Mais y’a rien. Je suis ton patron au Old’ et ton ami à l’extérieur, je pensais que c’était clair que t’aurais pas de traitement de faveur. Si tu supportes plus mon autorité, je peux te trouver une autre job, tu sais. » Lui proposa-t-il, froidement. Loukas déplaçait complètement le problème. Il mettait presque son ami à la porte, sans penser une seconde à la portée douloureuse de ses mots. Borné, il serra sa poigne sur la bouteille et termina son geste pour remplir son contenant de verre.  « Et arrête de m’appeler Fingerman, tu sais que ça me fait chier. » Dit-il fermement en refermant la bouteille, vissant avec une force exagérée. Loukas n’avait jamais affectionné ce surnom qui lui rappelait son handicap, ses doigts manquants dont il avait orgueilleusement honte. Et pourtant, il n’en avait jamais fait un drame, c’était James, quoi.  « Je suis pas vraiment d’humeur à gérer une crise le Louveteau, tu me donnes mal à la tête, alors si t’as rien de mieux à faire, prends la porte, ok? » Dit-il un sourcil arqué alors qu’il menait son verre à ses lèvres, soupirant.

   
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