AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 can't stop won't stop (Camillia)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Féminin
↳ Nombre de messages : 977
↳ Points : 665
↳ Date d'inscription : 01/07/2015
↳ Age : 26
↳ Avatar : Aaron Paul
↳ Age du Personnage : 32
↳ Métier : Ouvrier
↳ Opinion Politique : Anti-gouvernement
↳ Niveau de Compétences : Niveau max en tâches et théorie du complot
↳ Playlist : Woodkid - Run Boy Run ; C!NCC - Bipolar Mind ; The Used - The Bird and The Worm ; Enter Shikari - Destabilise ; ADTR - Paranoia ; Eddie Vedder - Society
↳ Citation : « Too late it was, for him, for them, the evil curse had won. The anger and the anguish overwhelmed his fragile soul, and caused a wicked tantrum that he never could control. »
↳ Multicomptes : /
↳ Couleur RP : #C79F4B



Feuille de perso
↳ Copyright: Lux Aeterna + (she)wolf
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: can't stop won't stop (Camillia)   Ven 19 Aoû - 15:38


Let the waves of strange fall down
Let them crash and drift around.


L'atmosphère de cette fin de soirée était d'une lourdeur orageuse, si bien que Vaas sentait des infimes perles de sueurs dégringolées le long de son dos à travers son tee-shirt. Les journées de travail étaient intense à la Nouvelle-Orléans, ce qui lui faisait regretter la météo de sa ville natale de Chicago qui était beaucoup plus supportable selon ses souvenirs. Souvenirs qui ne cessaient de lui faire rappeler ce qu'il avait perdu, ce que le monde devait subir dorénavant. Cependant, malgré l'apocalypse qui avait débuté et les restrictions du territoire, les différences de classe n'avait pas changé. C'était comme si l'humanité se devait de garder la différence qui oppose ceux qui dormaient dans de la soie et ceux qui finissaient sous un pont. Même aux bords de l'apocalypse, l'humanité prenait encore un malin plaisir à afficher les différences sociales. Comme en ce lieu, quartier de la Nouvelle-Orléans qui fut autrefois touristiques et bondés qui marchaient au rythme de la musique chaleureuse dans les bras de cette architecture florissante. Dans une autre vie, Vaas aurait sûrement apprécié ces rues et les bruits foisonnants des alentours. Maintenant, il n'aspirait qu'à les éviter, à fuir la foule et ce qu'elle représentait. Fuir la foule tout en vivant à ses côtés. Son quotidien l'angoissait autant qu'il le révoltait.

Une chose étonnante arrivait à Milligan depuis quelques temps. Il passait un peu moins de temps à déambuler les rues en pleine nuit, un sommeil d'une nature étrange parvenait de plus en plus à l'emprisonner. Ce n'était pas un sommeil réparateur. Il se réveillait plusieurs fois en une nuit, ce qui avait tendance à l'assommer de fatigue une fois que le matin résonnait en lui afin de le faire sortir de ses draps pour aller travailler. Il avait fait un rêve étrange il y a quelques nuits. Un rêve qui s'apparentait davantage à un cauchemar, avec des personnes qui lui étaient chères, d'autres têtes qui lui étaient totalement inconnus. Des malheurs sans noms les frappait tous un par un, jamais Vaas ne pourrait oublier les sensations qu'il avait ressenti durant cet étrange cauchemar affreusement réaliste. Il se souvient encore du chagrin qui l'avait envahi lorsque son ami Mikkel avait disparu. De la tristesse qui l'avait envahi lorsqu'il avait trouvé Camillia morte dans son lit. Ce sont des rêves que l'on ne pouvait effacer.
En ce moment, il n'était pas sur le chantier le plus désagréable qu'il ait fait. L'est de la Nouvelle-Orléans lui changeait de son quartier d'habitation au nord où régnait désormais crasse, boutiques abandonnées, maisons calcinées et squattées. Vaas s'imaginait souvent que les natifs n'aurait jamais pu imaginer pareille chose devenir réelle. Être le spectateur de la décadence de sa ville natale devait être d'une déception sans nom. Qu'en était-il alors de tout un pays ? Du peu de terre habitable que les survivants devaient se partager ? Ceci, chacun le gardait pour lui. Et puis finalement, l'humanité semblait porter un point d'honneur à garder un semblant d'esthétisme pour le plaisir des yeux. Pour le bien-être aussi sans doute. Ancien quartier touristique, Vaas et quelques collègues avaient été amenés à repeindre la façade d'une salle de concert, l'atmosphère du jazz et du blues dominant les rues. Bien que la façade qu'ils repeignaient n'étaient que l'allégorie de celle qui peignait chaque visage que l'ouvrier rencontrait sur son chemin. Que pouvaient-ils bien cacher, tous ? Le propriétaire immobilier n'était-il pas un trafiquant de narcoleptique ? La musicienne n'était-elle pas porteuse d'un pouvoir que le Gouvernement veut maitriser ? Le vendeur avait-il toujours été « habitant » de cette planète ? Et pourtant, tout le monde se devait de jouer le rôle du parfait citoyen, fermant les yeux sur ceux qui les réduisent à cet état. Vaas rêvait de changement. Encore un. Un changement au goût de vengeance. Mais c'était cet espoir qui le faisait sombrer.

Vaas ne vagabondait que très rarement que ce quartier. Mais depuis quelques jours, il prit l'habitude de se poser en prenant une simple boisson chaude décaféinée. Il profitait ainsi de quelques minutes d'accalmie avant de se replonger dans la turpitude de la foule de ces rues qui sonnait terriblement faux à ses yeux. C'était comme si tout était fait pour oublier les monstruosités qui régnaient en dehors de ces murs et la tension permanente des Grands de ce monde à l'encontre du bas peuple. Mais Vaas ne voulait prétendre d'oublier ce qu'il s'était passé. Ce qu'il se passait encore actuellement. Son visage marquait cependant des traces de fatigue. Il était fatigué de lutter. Mais c'était tout ce qu'il pouvait faire. Ne pas oublier le combat qu'il mène contre ce monde. Et contre lui-même.

Face au bar, tournant le dos au monde et à ses habitants. Une voix familière lui fit relever la tête de ses pensées. Le temps filait sans lui demander son avis. Mais cette voix venait de lui faire remonter des souvenirs enfouis comme si elle avait soufflé de la poussière recouvrant un vieux parchemin. Vaas se retourna et fit face aux clients abondant du café. Un visage familier se dessina devant ses yeux à l'extérieur. Un flot de sang jailli dans son cœur lui donnant une énergie nouvelle et perturbante. Pendant quelques secondes, il hésita. Cela faisait un long moment qu'il n'avait plus contacté Camillia. Elle non plus n'avait donné aucun signe de vie d'ailleurs... Il avait pensé à elle récemment. C'était peut-être pour ça qu'il était soudainement heureux de la voir. Soulagé même. Soulagé de la voir, comme à son habitude. Son doux visage ne laissant pas présager son caractère de chieur qu'elle se trimballait et qui avait néanmoins réussi à soumettre Vaas par sa douce folie et sa vie aussi catastrophique que la sienne.


« Cam'... »
Le doute ne subsistait plus en l'entendant pousser un coup de gueule contre un des serveurs sur il ne savait quel sujet. Il était simplement heureux de la revoir, comme s'il venait de retrouver un ancien souvenir oublié. Comme si son subconscient qui lui avait fait rêver d'elle venait de faire réapparaître cette jeune femme dans sa vie de manière inopinée. Vaas arrêta le premier serveur qui passa près de lui.
« Eh... Servez-lui un café noir, sans sucre. Dîtes-lui que ça vient d'ma part. »
Il désigna Camillia encore à l'extérieur près de la terrasse, qui venait tout juste de s'installer sur une des chaises. Le temps les avait éloigné. Il l'observant, il lui semblait que ça faisait une éternité l'époque où ils s'arrachaient la médaille de la vie la plus merdique. Plus d'une fois, il avait capitulé, il était vrai qu'elle avait de quoi faire pâlir le plus pessimiste. Mais il y avait des moments où même elle, comprenait ce qu'il avait pu ressentir à certains moments de sa vie.

Lorsque le serveur arriva à sa hauteur, Vaas ne pu empêcher un sourire amusé apparaître sur son visage. Il leva la main lorsque Camillia le chercha des yeux. Il agita la main en guise de salutation accompagné du même sourire. Il reposa son coude contre le bar en faisant signe de la tête à la jeune femme de le rejoindre. Il eut une envie de rattraper le temps perdu. Même s'il préméditait que cela allait commencer par se foutre sur la gueule. C'était leur manière de faire à dire vrai.

_________________
COMMEDIA DELL'ARTE DELL'INFERNO
Dans un monde sans lumière s'avance l'armée des ombres. Secte au culte lunaire, marionnette, quelle est ton ombre ? Le bon sens est mis en quarantaine, où est passée la vérité ? Moyen-âge des temps modernes, bienvenue dans un monde dépassé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2888-fell-down-a-hole
 

can't stop won't stop (Camillia)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» "Stop" pour son et musique
» Start/Stop Roland vers d'autres arrangeurs
» *** [News] AMD stop les CPU ! ***
» Texte qui défile et qui stop au passage de la souris
» mettre un bouton stop pour la musique de fond du forum

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-