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 Poison & Wine. | | Kenneth x Marie

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MessageSujet: Poison & Wine. | | Kenneth x Marie   Mer 24 Aoû - 13:42


Kenneth x Marie

poison & wine

Une chance incroyable, enfin un indice sur la personne que je recherchais depuis si longtemps. La meutrière qui sévissait dans toute la Nouvelle-Orléans. Elle avait finalement fait sa première erreur : laisser un homme en vie. Cela ne lui ressemblait pas, mais il semblait que la rumeur soit vraie : même le meilleur des assassins finissait par faire un faux pas. Ce que j'avais appris en interrogeant cet homme m'avait un peu plus perturbé qu'éclairé néanmoins. Le portrait qu'il décrivait avec tant de peur et de douleur était celui de Marie. Impossible et une partie de moi était persuadée que c'était un hasard. Elle n'était pas la seule femme dans ce genre, bien heureusement. Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas appelée d'ailleurs. Peut-être devrais-je prendre de ses nouvelles prochainement. Mais plus la description de la meurtrière était précise, plus je pensais à elle. L'idée germait que peut-être, oui un vague et bref peut-être, je m'étais fait avoir. Marie ne connaissait pas ma nature de Shadowhunter, j'en étais intimement convaincu. Elle n'avait aucune raison de me manipuler ; mais tout comme elle n'avait aucune raison d'être parfaitement honnête. Comment est-ce qu'on annonçait à un ami : « en fait, je suis un serial-killer. » ? On ne le faisait pas, tout simplement. Une petite confrontation était de mise, juste pour rassurer, soulager et détendre mon esprit. Une pierre, deux coups.

Je m'étais fait élégant, comme j'en avais l'habitude mais surtout parce que je n'avais pas le choix si je voulais rentrer là où elle m'avait demandé de dîner. Le Royal Sonesta Hotel, rien que ça. Ce resto allait me coûter un bras, bien que l'argent n'était pas un problème. Elle exagérait peut-être un peu et je pourrais toujours la laisser payer l'addition et m'enfuir en courant au moment opportun. Oh la délicatesse et moi...

Arrivé sur les lieux, je les détaillais avec attention. Je n'étais jamais venu ici auparavant même si j'en avais très longuement entendu parlé et que je connaissais cet hôtel de réputation. J'entrais avec assurance, cherchant du regard où se trouvait le restaurant et je ne mis pas longtemps avant de le trouver. On me stoppait net à son entrée, m'observant poliment mais sûrement.

J'ai rendez-vous avec Marie Armstrong. Je suis Monsieur Zaran.

Un coup d'oeil à son registre plus tard, le serveur me sourit avant de me souhaiter la bienvenue. Il me pria de le suivre et je m'exécutai bien sagement. Je repérais Marie à distance, toujours aussi élégante et charmante alors que cet instinct animal grondait dans mon abdomen. Je remerciais le serveur une fois installé, refusant qu'il me prenne ma veste pour la ranger je ne sais où, et souriais à Marie.

Tu es très en beauté. Comment vas-tu ?

J'avais la sensation de ne pas l'avoir vue depuis longtemps mais je ne savais pas si mon esprit me jouait des tours. Je n'oubliais pas la véritable raison de ma présence ici, mener ma petite enquête le plus discrètement possible, mais la tâche allait s'avérer ardue si je ne voulais pas qu'elle se doute de quoi que ce soit. A vrai dire, je n'avais aucun plan ni aucune astuce bien cachés dans ma manche. J'allais improviser.

Tu m'as manqué, mentis-je à moitié.

J'étais content de la voir certes, mais de là à m'avoir manqué, j'exagérais. Quelle méthode allais-je bien pouvoir aborder ? Je me calais mieux au fond de mon siège. Y aller prudemment, doucement, à tâtons, c'était le seul conseil que je pouvais me donner ce soir. On ne connaissait jamais les gens, jamais. Il y avait toujours cette part d'ombre qu'on ne pouvait pas distinguer. S'il s'avérait que la tueuse que j'avais tant recherchée était Marie, au delà du fait que le destin se serait bien foutu de ma gueule, est-ce qu'elle me jetterait dans une fosse à la première occasion ou est-ce que son amitié pour moi ferait qu'elle m'épargnerait ? Et est-ce que je l'épargnerais, moi, si j'avais confirmation qu'elle était bien la meurtrière que je devais mettre au trou ? J'étais confus, car malgré tout je n'épargnais que très rarement car je savais ce que j'avais à faire. C'était mon travail.


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MessageSujet: Re: Poison & Wine. | | Kenneth x Marie   Ven 2 Sep - 18:40


Dans le miroir siège la même femme qu’auparavant. Aucun de mes traits n’a changé, pas plus que ma beauté, qui ne s’altère pas. Seulement dans mes yeux, réside une tristesse déplacée, que je me répugne à éprouver. Cet amalgame de sensations me change de l’intérieur, me blesse et m’empêche d’être totalement lucide dernièrement. Mes affaires s’en ressentent, je perds des clients, de l’argent et il me faut absolument me ressaisir. A commencer par ce soir. Un rendez vous m’attend, qui n’a rien de galant, loin de là. C’est un ami. Du moins est-ce ainsi que l’on se défini l’un et l’autre, même si rien n’a jamais été clairement énoncé. Lui m’invite au restaurant pour la soirée. Probablement parce qu’il a une idée derrière la tête, mais peu m’importe. Je compte bien profiter de ce moment privilégié, pour simplement décompresser et laisser mes soucis dans cette pièce, que je conserve toujours aussi sombre depuis quelques mois. Volets clos, lumière presque inexistante, je cultive un sanctuaire à ma détresse, pour me rappeler chaque jour ce qu’il en coûte de laisser son cœur s’exprimer. Peu à peu je l’affermis de nouveau, m’enferme de nouveau dans cette prison de glace que j’ai fait fondre toujours un peu plus dernièrement. Il est temps de revenir à l’environnement polaire qui m’a tant sied depuis mon réveil.

Je me pare donc de mon sourire le plus hypocrite, m’enferme dans une robe hors de prix, qui met ma silhouette en valeur et comme habituellement, je sors de mon bureau, habillée d’une classe que je cultive avec soin. Mon cœur se serre juste une seconde, alors que je me souviens de la personne qui m’a appris à m’habiller avec goût, à me déplacer avec grâce… Et alors que je franchis la porte, je jette un dernier regard vers le tableau qui recouvre mon coffre fort… ainsi que mon alliance trônant à côté de sa jumelle. Il me faut un clignement d’yeux, un mordillement de lèvre, ainsi qu’un soupir, pour retrouver la contenance qui m’a quitté aussitôt. Enfin la porte se referme et enferme du même coup tous les lambeaux de mon passé qui m’agressent chaque jour un peu plus. L’heure n’est plus aux larmoiements, pas plus qu’elle n’est à l’apitoiement. Marie Armstrong doit renaître de ses cendres et ce face à face, promet un répit bienvenu. Mes talons claquent sur chacune des marches de l’escalier alors que je me rends de mon pas impérieux vers la salle de restaurant, où mon partenaire pour la soirée va bientôt se rendre. La meilleure table m’est réservée, tout comme un serveur, réquisitionné spécialement pour la soirée. Rien n’est trop bien pour moi depuis que je suis à la tête de cet hôtel et de la Sakpàta. Je me perds et me plais dans ce rôle de composition, fait sur mesure pour moi.

Mes yeux se relèvent vers l’accueil, lorsque les accents de sa voix me parviennent, de loin. Malgré moi, un sourire se dessine, mon cœur se serre juste assez, pour que je me rende compte qu’il m’avait manqué. Je m’empresse de supprimer cette pensée parasite, d’un coup de tête, pour me lever à son arrivée. Je voudrais le saluer d’une bise, seulement il prend place avant que cette impulsion ne soit réalisée. Probablement un mal pour un bien. J’accentue mon sourire à son compliment et penche la tête, pour le remercier d’un mouvement. Dans un mouvement plus lent, je serre les lèvres, sensuellement, sans chercher pourtant à le séduire dans ce simple geste. Ce n’est qu’un réflexe, que je ne parviens pas à réfréner pour l’instant. « Tu m’as manqué aussi Kenneth. La prochaine fois, n’attendons pas aussi longtemps avant de nous revoir. » Chacun de mes mots est pensé avec soin, même s’il ne s’agit là que d’une stricte vérité. Mes activités ne me permettent malheureusement pas de passer tant de temps ensemble, mais je refuse de passer une nouvelle fois aussi longtemps sans un peu de Kenneth dans ma vie. « C’est la première fois que tu viens ici depuis que je l’ai repris non ? » Question rhétorique, je connais tous mes clients, je sais qu’il n’est pas un habitué du coin. « Au fait… Tu es très élégant toi aussi. » D’un geste de la main, j’invite le serveur à venir remplir nos verres, d’un vin que j’ai choisi en amont, bien que n’étant pas grande fan de cette boisson. Une question taraude mon esprit, voudrait franchir la barrière de mes lèvres, mais je refuse ce fait. Bien qu’incroyablement curieuse sur les raisons de ce rendez vous, je ne veux pas entrer dans le vif du sujet immédiatement. Probablement pour profiter un peu plus du moment.

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MessageSujet: Re: Poison & Wine. | | Kenneth x Marie   Sam 3 Sep - 11:42


Kenneth x Marie

poison & wine

Aussi longtemps m'indiquait que le sentiment était réciproque et que ce n'était pas mon esprit qui me jouait un mauvais tour sur la façon dont le temps s'écoulait. Parfois je perdais la notion de toute chose : temps, lieu, environnement, entourage. Probablement un effet secondaire de tout ce que j'avais vécu jusqu'à maintenant. Quoi qu'il en était, j'avais plus important à penser là tout de suite, car Marie était assise en face de moi, rayonnante comme à son habitude et je replaçais mes yeux sur elle si jamais ils avaient divagué ailleurs. Repris ? Je hochais légèrement la tête, exprimant mon doute. En avions-nous déjà parlé ? Car si c'était le cas, je ne m'en souvenais plus. J'allais probablement la vexer mais oh... La délicatesse et moi... Elle en avait l'habitude. A vrai dire, diriger ce lieu lui allait comme un gant. C'était parfaitement en accord avec ce qu'elle était, ou en tout cas ce qu'elle daignait bien montrer.

Je ne savais même pas que tu l'avais repris à vrai dire... Mais oui, lançais-je vaguement en installant la serviette blanche éclatante sur mes genoux.

Je n'avais pas spécialement les moyens de m'offrir de tels restaurants sur mon temps libre, et je n'étais pas adepte pour un sou des rendez-vous galants. Ni des rendez-vous tout court d'ailleurs. C'était une première et c'était avec Marie, et étrangement je me sentais à l'aise, à ma place. Elle avait le don de rendre cette situation plus évidente pour moi d'une certaine manière, parce qu'il n'y avait aucun effort à faire. Mis à part sur mon apparence peut-être, qu'elle complimenta d'ailleurs. Elle avait donc remarqué et un fin sourire s'afficha sur mon visage alors que je m'observais rapidement moi-même.

Je voulais être à la hauteur, mais ce n'est pas encore ça.

Marie appela le serveur pour qu'il nous serve un verre de vin. On ne pouvait pas dire qu'elle n'avait pas tout prévu. Allait-elle choisir ce que j'allais manger également ? A cette pensée, un nouveau sourire se dessina sur mes lèvres. C'était une femme de contrôle, je l'avais toujours su, et je devais avouer que ça avait toujours eu le don d'attirer mon attention. J'avais une passion particulière pour les fortes personnalités ; c'était peut-être pour ça que nous nous entendions si bien d'ailleurs. Je saisis mon verre de vin avant de le tendre en direction de Marie pour que nous trinquions.

Je vois qu'ici les lois ne s'appliquent pas. Santé.

Et lorsque ce fut fait, je bus une gorgée. Je n'étais pas vraiment le type à boire du vin mais l'alcool se faisait rare et je n'allais pas cracher dessus. De plus, il était excellent. Les plus puissants avaient accès à des mets rares et délicieux. L'écart se creusait davantage lorsque je pouvais savourer un vin aussi goûteux. Avec celui-ci, un vague sentiment de culpabilité vis-à-vis du peuple. Sentiment que je repoussais aussi vite qu'il n'était apparu. Je bus une seconde gorgée dans mon élan et reposais mon verre.

Je suis désolé de ne pas t'avoir appelée plus tôt. J'ai été assigné à pas mal de missions. Alors, dis-moi... Et toi, qu'as-tu fait ces derniers temps ?

Ce que je faisais passer pour une simple mise à jour de nos vies pour nos retrouvailles était plus une façon de savoir ce qu'elle aurait à me répondre. Bien évidemment qu'elle n'allait rien me dire de significatif, mais c'était une ouverture comme une autre pour aborder le sujet de son emploi du temps. Je n'avais toujours aucune idée de comment la faire parler, mais je me dis que je pourrais peut-être jouer la carte du bluff et me détacher de mes doutes pour les placer ailleurs, sur quelqu'un d'autre, ou même plusieurs personnes. Mais si je faisais ça, je risquais également de la rendre plus prudente si c'était réellement elle la tueuse que je recherchais, ne jamais obtenir de réponses, et en plus perdre les seules pistes que j'avais si elle les brouillait astucieusement. Aucune solution ne semblait la bonne : la confronter au risque de la braquer ou de me faire manipuler. L'interroger de manière innocente au risque de perdre ma soirée en échanges superficiels. Je n'avais toujours pas pris ma décision et j'espérais qu'au fil des minutes et de ce repas, j'allais pouvoir me décider, car décision il faudrait que je prenne. En attendant, j'allais profiter de Marie encore un peu, car malgré tout, j'avais de l'affection pour elle. Quel dommage que ces retrouvailles soient gâchées par ce sentiment de doute et de suspicion.


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MessageSujet: Re: Poison & Wine. | | Kenneth x Marie   Mar 6 Sep - 17:22


L’homme s’assoit face à moi, je l’observe de mes yeux perçants, sans cesser de penser aux fantômes qui s’agitent sous mon minois. Le but de cette soirée est pourtant de ne plus réfléchir, de me laisser porter par le courant, sans plus me préoccuper de ce qu’il peut arriver ensuite ou de ce qu’il s’est passé dernièrement. Lentement, j’incline la tête sur le côté à sa remarque, sans trop savoir comment lui répondre. Probablement devrais-je m’offusquer de ce manque d’intérêt pour ce qui a pu m’arriver, mais lui doit me connaître suffisamment pour savoir que ça ne m’importe que peu. Que mes affaires restent secrètes, est même plutôt positif, dans mon cas. Je m’offre donc un sourire, sans parvenir à dissimuler totalement mon amusement soudain. « Signe du destin, il était temps pour moi d’une nouveauté. Cet hôtel est parfait. » Pour bien des choses, que je ne révèlerais pas à mon vis-à-vis, trop prudente pour me laisser aller à des confidences aussi précieuses. « Ne soit pas si dur avec toi-même Kenneth. Tu te fonds parfaitement dans le décor. » Cette fois j’échappe un très léger rire, pas tout à fait naturel, mais qui parvient néanmoins à éclipser légèrement la noirceur de mes pensées. L’effet est provisoire, trop et je retrouve rapidement une mine plus grave, moins adaptée à la légèreté de ce rendez vous, mais beaucoup plus accordé à mon état d’esprit. Je m’efforce pourtant, de ne pas me laisser aller, de ne montrer aucune faiblesse, alors je tente finalement une nouvelle remarque amusée. « Shh ! C’est du jus de raisin voyons. Du très bon jus de raisin d’ailleurs. » Je me moque et m’étonne d’être capable d’y parvenir. Le naturel s’est effacé, mais finalement, il est revenu au galop, lorsque je me suis perdue dans les azurs de mon interlocuteur. Cette faculté, d’être presque moi-même à l’instant, je la dois à sa présence et ce fait me perturbe une simple seconde. Jamais je n’aurais cru être si attachée à cet homme que je connais finalement si peu. A chaque minute de plus, je me détends et retrouve un simulacre de paix, qui ne durera probablement pas très longtemps.

A moi donc d’en profiter un maximum, afin de ne pas me retrouver de nouveau, ensevelie sous les regrets de toutes sortes. Lentement j’apporte mon verre à mes lèvres pour une nouvelle gorgée et reporte un peu plus mon attention sur mon ami, incapable de mettre le doigt sur ce soudain pressentiment qui me prend. Instinct, qui toujours se manifeste étrangement et qui se trompe toujours un peu. Je décide donc de ne pas l’écouter, pour me concentrer sur sa question. Mes dents viennent agripper mes lippes, en un mouvement inconsciemment charmeur, alors que je réfléchis un peu à la réponse à apporter. Trop de détails seraient préjudiciables. Trop peu donnerait un côté suspect à la chose. « Des missions hein ? Toujours aussi mystérieux mon ami. » Alors que je m’efforce de conserver une trace du passé et du présent de chacun de mes contacts et connaissances, je n’ai pas pris la peine d’en faire de même avec cet homme. La dose de mystère qui nous entoure est une part inhérente de notre relation, que je ne voudrais ruiner par trop d’informations. Ce soir pourtant, la curiosité me prend aux tripes, me pousse à vouloir en savoir plus. « Tu ne m’as jamais dit ce que tu faisais exactement Kenneth. Quand tu en parles, ça donne toujours envie d’en savoir plus. » Je ne pousse pas ma chance, ne cherche pas à en savoir plus par des questions.

Quelque chose me dit que tout pourrait se briser, lorsque les secrets que nous maintenons ne seront plus. Je ne suis pas pressée que tout cela arrive, alors je m’enferme derrière une barrière, restreint ma curiosité maladive, pour me concentrer sur sa question. « Dernièrement hein ? Je me suis concentrée sur l’hôtel. Ce n’est pas si facile de devenir gérante d’un coup, mais finalement, je m’en sors pas trop mal hein ? Même si la prohibition nous met clairement du plomb dans les ailes. Bon sang que je déteste toutes ces restrictions. Sommes nous des enfants, pour être privés de tout ce qui fait de nous des adultes ? » L’air de rien, je prononce ces mots, comme l’être lambda pourrait parler de la météo. Mon regard s’impose dans le sien, je prends ses prunelles pour intensifier la force de mes propos, dans une provocation qui n’a rien de totalement innocente. Je prends la température, genre à savoir où il se place exactement, pour ne pas faire de gaffes préjudiciables ensuite…

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MessageSujet: Re: Poison & Wine. | | Kenneth x Marie   Sam 10 Sep - 16:11


Kenneth x Marie

poison & wine

Même si Marie était souriante, je remarquais bien que quelque chose la tracassait en ce début de repas. Je pouvais prétendre la connaître assez pour remarquer qu'elle n'était pas tout à fait à l'aise. Est-ce que j'avais fait quelque chose de mal ou est-ce que quelque chose la perturbait ? Comme avoir merdé et laissé un témoin derrière elle ? Si je partais directement de ce principe, pourquoi ne pas lui passer tout de suite les menottes également ? Il fallait que j'arrête d'être aussi suspicieux, mais n'étais-je pas là pour ça en premier lieu ? A mesure que nous nous retrouvions, cela semblait devenir de plus en plus facile, surtout pour elle. Une certaine alchimie entre nous que nous ne pouvions pas ignorer. C'était étrange et irrésistible à la fois. Je l'avais toujours mise sur le dos de mon côté animal, mais elle, Marie, quelle était son excuse ? J'avais laissé la routine reprendre le dessus, ou tout du moins en apparence. Je réalisais mes mots une fois sortis de ma bouche néanmoins. Qu'est-ce qui m'avait pris d'utiliser le mot mission ? Voilà qu'elle s'interrogeait sur mon emploi. Je bus une nouvelle gorgée de vin avant de reposer mon verre sur la table et de me pencher au dessus de cette dernière pour réduire la distance entre Marie et moi, un sourire sur mes lèvres.

Ca s'appelle entretenir ton intérêt, trésor.

Une petite pirouette de charme et j'allais probablement pouvoir lui faire oublier mon imprudence. Je me réinstallais au fond de mon siège, ce sourire omniprésent sur mon visage. J'avais ramené le sujet de discussion sur elle et tant mieux. Cela me laissait le temps de réfléchir à la suite. Je l'écoutais attentivement. Un vieux sage m'avait dit un jour qu'il valait mieux se concentrer sur le contenant que le contenu lors d'une discussion où nous cherchions à connaître la vérité. Ainsi, je la dévisageais avec peut-être un peu trop d'intensité, observant chacune de ses mimiques et chacun de ses micro-gestes. Marie releva les yeux sur moi et je croisais finalement son regard. Je crois que je dus rester silencieux quelques secondes, noyé dans l'intensité de ses iris. Elle attendait quelque chose de moi mais je n'étais sûr de savoir quoi. Finalement, j'entrouvris les lèvres et décidais de briser le bref silence qui s'était installé :

Des enfants sont toujours plus faciles à contrôler que des adultes, dis-je simplement. Nous priver de nos libertés pour nous contraindre davantage, ajoutais-je finalement.

Est-ce que c'était ce qu'elle voulait entendre ? Parce que je le pensais. Le gouvernement savait parfaitement ce qu'il faisait. C'était une punition et une menace à la fois, inspirant le fait qu'il pourrait faire bien pire si le cœur lui en chantait.

Les gens s'y plient car ils ne veulent pas subir pire. Sauf les plus rebelles d'entre nous. Comme toi visiblement.

Sur ces mots, je repris mon verre de vin avant de la saluer d'un bref geste avec et de boire une nouvelle gorgée. L'espace d'un instant, je me demandais si j'avais affaire à une véritable résistante face à moi. Elle ne savait pas qui j'étais en réalité, que je servais ce gouvernement – la plupart du temps en tout cas. Il fallait qu'elle soit plus prudente dans ses paroles. Et dans son commerce aussi.

J'espère que tu sais à qui tu peux servir ton délicieux vin... Tu n'as pas peur de te faire dénoncer et pire, arrêter ?

Avait-elle confiance en moi ? Peut-être que cette supposition était un peu exagérée. Peut-être que plutôt elle ne se doutait pas du tout de qui j'étais. Mais de toute manière je n'étais pas là pour parler de l'alcool qu'elle servait illégalement dans son nouveau bien hôtelier ; et elle pouvait bien s'adonner à de la prostitution dans certaines de ses chambres, cela ne m'intéressait pas. Cela me suffirait néanmoins pour la mettre en garde à vue ; et peut-être laisser mes collègues faire leur travail et la cuisiner sur le serial-killer que nous recherchions et que je soupçonne être elle. Peut-être avouerait-elle spontanément ? Ou alors ce n'était pas elle, elle finirait sûrement par être libérée et je la perdrais définitivement car elle ne me pardonnerait jamais. Plus les minutes passaient et plus j'étais perdu. De plus en plus de possibilités s'offraient à moi mais aucune d'entre elles ne semblait être la bonne. Et si je faisais le premier pas ? Si j'étais celui qui avouait qui j'étais, est-ce qu'elle suivrait le mouvement et jouerait cartes sur table avec moi elle aussi ? Je n'en avais pas la moindre idée, mais après ça il n'y aurait pas de retour en arrière. Je n'étais pas sûr de le vouloir. Je terminais mon verre cul sec avant de le reposer. L'alcool n'allait pas m'aider à y voir plus clair et à suivre la bonne direction, mais ce n'était pas comme si un verre serait suffisant pour me brouiller l'esprit de toute façon. Pouvais-je la compromettre sans me compromettre moi-même ? Ma langue prit les devants alors que mon cerveau n'était pas parfaitement sûr de la technique à adopter. D'une voix plus basse, comme si je voulais être discret, je lui murmurais :

Je n'ai pas parfaitement été honnête avec toi Marie. En fait, il y a des rumeurs te concernant qui courent en ville. Des rumeurs qui pourraient te mettre en danger si elles arrivaient aux oreilles des mauvaises personnes. En réalité, je suis là pour te prévenir.

Je me tus immédiatement. J'allais la laisser réagir en me concentrant sur le contenant et non le contenu, encore une fois. Son non-verbal aurait probablement bien plus de choses à me dire que sa bouche. J'avais ouvert les hostilités, gentiment, et j'avais choisi un détachement total pour le faire. Selon sa réaction, je pourrais toujours mentir, inventer d'autres rumeurs, ruser. En attendant, je ne la lâchais pas du regard, ne voulant rien manquer de ses réactions. Que la partie commence.


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MessageSujet: Re: Poison & Wine. | | Kenneth x Marie   Mer 14 Sep - 15:55

Imperceptiblement, je sens le vin et sa présence faire leur effet sur l’ambiance morose de mes pensées et les cheminements noirs de mon âme tourmentée. Ce rendez vous a effectivement un effet bénéfique sur ma personne et j’apprécie enfin d’être sortie de mon bureau, même si ce n’est que pour une courte période de paix intérieure. « Oh mais chéri, tu as déjà tout mon intérêt. » Il ne veut pas en parler, ni même se dévoiler. Soit. Je ne lui jetterais pas la pierre pour garder des secrets, alors que je fais de même de mon côté. L’honnêteté n’a jamais été le moteur de notre relation de toute façon. Je n’insiste donc pas sur le sujet, me contente de lâcher mon venin sur ce gouvernement qui nous étrangle toujours un peu plus et fixe mes yeux dans les siens, en attente d’une réaction qui tarde à venir. Lui se perd dans mon regard, semble indécis quand à ce que j’attends et une pointe de doute s’insinue soudain dans mon cœur. Lui n’est pas contre. C’est presque une évidence alors que ses mots tranchent pourtant avec cette certitude qui s’est incrustée contre mon cœur. « Evidemment… » Que je finis par lâcher, dans un sourire serein. Au fond peu importe. Encore une fois, je me fiche bien de qui peut être cet homme. Je ne recherche pas sa présence par besoin ou par intérêt. Si ses idées sont différentes des miennes, ainsi soit-il. Je ne m’en préoccuperais plus.

Je le laisse donc continuer à s’égarer et ses propos cette fois, me font rire, juste légèrement. De ce petit rire discret, pas si amusé et probablement un peu trop calculé. « Je ne me rebelle pas du tout. Je m’évertue simplement à offrir le meilleur à mes amis. Quand à qui j’arrose de mes vins… Pareil. » Le terme est probablement exagéré, je m’efforce d’accentuer son importance pour moi, probablement dans l’optique de me défaire de ce pressentiment qui ne me quitte plus depuis quelques secondes maintenant. J’accompagne finalement mes quelques mots d’un clin d’oeil, avant de me renfoncer dans mon siège, pour l’observer avec un peu plus de recul. Je n’aime pas ça, les regards qu’il pose sur moi. Ils n’ont rien de désireux, rien d’habituel. Je ne ressens pas cet élan immuable vers moi et c’est cela qui m’inquiète le plus. Mon esprit s’évertue soudain à remettre tout en place, de son invitation, jusqu’à ce moment précis, mais rien n’est réellement suspect à mes yeux. Probablement a-t-il simplement perdu son intérêt pour moi. Cette simple idée me fait finalement froncer les sourcils, mais l’agacement s’en va bientôt alors qu’il reprend. Ses mots s’écoulent, ses yeux sont posés sur moi, semblent chercher quelque chose et finalement je lâche un mouvement de la main, comme pour balayer ses mots sans attendre. « Les rumeurs vont et viennent mon ami. Je n’écoute guère les ragots qui me concernent. Leur prêter attention, c’est déjà leur accorder du crédit. Je suis ravie de te voir t’inquiéter pour moi chéri, mais tu ne devrais pas. Je suis tout à fait capable de m’occuper de moi. »

Tout mon propos s’est échappé dans un sourire, mes doigts jouent négligemment avec mon verre à demi plein avant que je ne l’empoigne, pour le vider à mon tour. Doucement je le repose, fixe mon regard dans le sien de nouveau et fini par lâcher, du bout des lèvres, dans un changement d’attitude évident. « Es-tu réellement là pour ça Kenneth ? Après des semaines de silence, tu reviens me voir pour me prévenir de rumeurs ? Vraiment ? N’es-tu même pas un peu… content de me voir ? » Il me faut désormais le déconcentrer. Le faire vaciller, pour le faire lâcher son secret, si tant est qu’il en ait un. Mon pied quitte donc mon escarpin pour, joueur, venir se placer tout près de sa cheville. Je la taquine d’un lent mouvement lascif, avant de remonter, très lentement, le long de sa jambe. « Et si on oubliait de parler business, pour un instant ? » Langue contre les lèvres, je me redresse finalement, pour le darder de mon regard le plus expressif… dans une optique évidente d’en faire mon petit déjeuner… Je le laisse y croire du moins…

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MessageSujet: Re: Poison & Wine. | | Kenneth x Marie   Dim 9 Oct - 18:55


Kenneth x Marie

poison & wine

Je n'avais pas été convaincant dans mes propos, et à travers son évidemment, je pouvais sentir qu'elle concluait le sujet. Je n'allais pas insister. A vrai dire, parler de la société établie et du gouvernement ne faisait pas parti de mes projets pour ce soir, et ceci même si j'avais été honnête. Est-ce que Marie pouvait percevoir que j'étais différent ? Je savais que je ne pouvais pas me permettre de laisser traîner cette situation toute la nuit. Si elle me trouvait trop étrange, elle allait probablement se douter que quelque chose n'allait pas, si ce n'était pas déjà fait, et avec ceci elle deviendrait de plus en plus méfiante. Je ramenais la discussion sur elle, encore une fois. Et son rire léger semblait plutôt nerveux que sincère. J'allais m'enliser et elle allait me faire tourner en rond si elle réalisait que mon attitude n'était parfaitement pas naturelle. Ami, j'avais bien compris. Ressentait-elle le besoin de me signaler la façon dont elle me percevait ? J'étais néanmoins reconnaissant qu'elle me perçoit ainsi, même si ce soir, pour la première fois depuis que nous nous connaissions, elle ne faisait pas face à l'ami mais plutôt au soldat. Devais-je en culpabiliser ? J'assimilais ses mots ; une piqûre de rappel. Je souris à son clin d'oeil. Un sourire sincère. Visiblement, cette discussion-ci était également terminée. Aucun progrès. Marie restait évasive dans chacune de ses réponses – très peu convaincante. Je ne pouvais pas lui en demander plus. Si elle cherchait à détendre l'atmosphère avec des propos légers, c'était à vrai dire tout l'inverse. Plus elle évinçait, plus je la trouvais suspecte. Malgré tout, rien de plus qu'un comportement en désaccord avec le gouvernement, mais pouvais-je réellement imaginer cette magnifique brune assassiner de sang froid à multiples reprises ? Non, même si je savais qu'il ne fallait jamais se fier aux apparences. J'étais de toute manière influencé par ma relation avec elle et les sentiments associés. Je captais son froncement de sourcils. Décidément, la finesse et moi, ça faisait vingt-trois et l'expression de son visage m'alerta. J'avais repris la parole, lancé un os pour voir la façon dont elle allait le ronger, mais son mouvement de main me signifiait l'indifférence avec laquelle cet os l'intéressait. Les rumeurs ne lui faisaient ni chaud ni froid, comme si elle n'avait absolument rien à se reprocher, et à cet instant précis, je me dis que je m'étais peut-être trompé de personne. Aucune lueur d’inquiétude ou de questionnement dans ses yeux à ce sujet, mis à part peut-être sur mon propre comportement, même pas un quelconque semblant d'intérêt. Rien. Je ne sus pas si elle jouait la comédie, mais si elle avait réellement quelque chose à cacher, elle était très douée. Sa confiance en elle me fit soupirer discrètement, à peine, alors que je l'observais vider son verre de vin dans un geste sûr. Un échec, voilà comment je pouvais résumer ma tentative. Es-tu réellement là pour ça Kenneth ? Je relevais à peine le menton, l'observant et l'écoutant avec attention. Etais-je un si mauvais comédien ? Comment lui dire que je la suspectais d'être une dangereuse meurtrière et que j'étais le Shadowhunter qui voulait la mettre au trou ? Content de la voir. Malgré tout, je l'étais, et ça c'était la vérité. Puis je réalisais que tant que je ressentirais de tels sentiments pour cette femme, je ne pourrais pas faire ce qu'il fallait pour mener à bien mon enquête. Depuis quand est-ce que je faisais autant de débat ? Mes missions passaient toujours en priorité sur mes relations et mes sentiments ; la plupart du temps, quand ma vendetta n'était pas en jeu ou que je ne pouvais pas tirer un intérêt de la situation... Mais je réalisais que je n'étais pas prêt à gâcher mon amitié avec cette femme pour des soupçons. Qu'est-ce qui était différent là-dedans ? Je pouvais peut-être la laisser courir et assassiner comme bon lui semblait si cela ne me portait pas préjudice. Pourtant, il y avait quelque chose de dérangeant dans cette possibilité. Mais si je me trompais, je savais qu'elle ne me pardonnerait jamais un bon interrogatoire en bon et due forme. Si je n'étais pas prêt à la perdre, je ne pourrais jamais faire ce que j'avais à faire, à moins qu'elle fasse un faux pas par elle-même qui confirme mes soupçons. Le contact de son pied sur ma cheville puis le long de ma jambe me fit à peine sursauter et brisa ma réflexion. D'accord. C'était de ça dont elle parlait quand elle avait prononcé le mot content. Un fin rire nerveux quitta mes lèvres avant qu'un sourire plus prononcé s'y affiche. Oublier de parler business, à vrai dire, il était bien rare que nous parlions business. Est-ce que ce sujet la dérangeait et qu'elle cherchait à détourner mon attention ? Si c'était le cas, je devais avouer que ça fonctionnait. Elle se penchait dans ma direction et dans une impulsion, je l'imitais par pur mimétisme, réduisant davantage la distance entre nous.

Et qu'est-ce que tu proposes ? Demandais-je d'une voix basse.

Une alerte se déclencha dans mon esprit. Elle avait repris la direction de cet échange et c'était ce que j'avais voulu éviter. Je voulais en garder le contrôle. Néanmoins, je ne sus dire si c'était par mécanisme de défense ou si parce qu'elle voulait réellement faire dériver cette soirée vers une partie de jambes en l'air ; car il était clairement évident que c'était ce dont il s'agissait ; je n'étais pas né de la dernière pluie ni un renardeau. Elle jouait avec moi dans ce but précis... Ou pas. Je savais, je réalisais cette alchimie entre nous deux, même si je n'en comprenais pas tous les engrenages. Ce dont je n'étais pas sûr, c'était pourquoi ce soir elle m'attaquait aussi directement. Nous avions toujours repoussé nos désirs pour ne pas y céder, mais maintenant elle semblait vouloir ouvrir une porte que nous n'avions fait que frôler depuis tout ce temps. Je ne pouvais pas mentir et dire que cela ne me plaisait pas, parce qu'une partie de moi – la partie animale visiblement – ne demandait que ça depuis que j'avais fait sa connaissance. L'autre, néanmoins, peu aidé par le renard sur ce coup, me dit qu'il y avait anguille sous roche.

Tu veux qu'on saute l'étape dîner ? Murmurais-je à proximité d'elle, laissant mes yeux passer des siens à ses lèvres, à plusieurs reprises.

J'allais foncer dans le tas tête la première et jouer le jeu auquel elle voulait jouer. Mon bras sous la table, ma main se posa avec douceur sur sa jambe contre la mienne pour la caresser lentement en de petits mouvements circulaires et lui rendre ses faveurs. J'étais partant. A vrai dire, j'étais curieux. Juste des paroles, comme toujours, ou bien une réelle envie de céder à la tentation, je n'aurais su dire. Le timing était néanmoins étrange. J'essayais de faire taire le renard qui dansait de joie dans mes entrailles pour rester concentré sur Marie d'une toute autre manière. Il fallait que je garde en tête qu'elle pouvait toujours tenter de me piéger ou que peut-être elle avait compris mon petit manège. Je me devais d'être prudent et de ne pas perdre de vu la raison pour laquelle j'étais ici. Rester concentré était cependant plus difficile désormais, maintenant qu'elle utilisait sa meilleure arme sur moi, et j'en étais bien conscient. Restait à savoir dans quel but elle abattait cette carte. Réelle pulsion, jeu sans conséquence ou manipulation ? Le renard n'allait plus m'être d'une grande aide malheureusement pour ruser maintenant qu'elle l'avait mis au cou-couche panier, amadoué en un claquement de doigt. Super. Un sur deux mis au placard, je pouvais toujours espérer tenir le cap que je m'étais fixé tant bien que mal. Et si le renard n'était pas une référence de fidélité, mon esprit et tout ce qu'il me restait d'humain pouvaient toujours penser à Lucrezia pour réfléchir aux questions suivantes : était-ce réellement la tactique que je voulais adopter pour obtenir mes réponses ? A quel prix je les voulais ? Et à quel point je la voulais, elle, cette magnifique brune qui faisait ressortir mon côté animal en une caresse ?


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MessageSujet: Re: Poison & Wine. | | Kenneth x Marie   Jeu 27 Oct - 18:38


Quand la situation est elle devenue si incertaine? En agissant ainsi, je franchis la barrière que je me suis fixée dès le début de notre relation. Nous sommes des amis. C’est ainsi que je veux le percevoir et non pas comme un amant. Bien que son visage soit attirant et qu’une alchimie sous jacente traîne entre nous, je me suis trouvée incapable jusque là, de flouer la limite qui nous sépare, jusqu’à céder à mon instinct primaire. C’est presque animal, la pulsion que je ressens envers lui. C’est probablement mon côté skinchanger qui veut céder au sien, sans conséquences, sans lendemains. Juste une étreinte sauvage qui saurait satisfaire nos deux appétits. Pourtant je n’ai jamais pu me résoudre à lui céder. Probablement parce que j’éprouve envers cet homme là un respect tout particulier, que je ne désire pas entacher pour une vulgaire pulsion.

Seulement aujourd’hui, il me semble presque obligatoire de laisser l’animal prendre le contrôle sur l’humaine, sans le restreindre une seule seconde. Ses questions, ses insinuations, ses remarques… Toutes s’incrustent contre ma peau, jusqu’à me faire douter de la raison de sa présence ici. Ce rendez vous impromptu, dans mon antre, est lui-même suffisamment inédit pour que mes puces s’agitent et que ma méfiance s’élève. Alors j’entre dans le jeu, lui offre mon meilleur pour détourner son attention de son but premier, quel qu’il soit. Son histoire de rumeurs ne prend pas mais je ne parviens pas à savoir ce qu’il me cache, ce qu’il veut de moi ce soir ou même pourquoi je suis sur la défensive. Tout cela je peux le découvrir, mais il me faut enter dans une nouvelle cours, dans une nouvelle partie, inédite. Son visage est désormais tout proche du mien, mon cœur loupe un battement alors que mon souffle effleure ses lèvres dans un sourire. Il répond, attrape l’hameçon et se précipite dans le piège que je lui tends habilement. Lentement j’agrippe ma lèvre inférieure de mes dents, en une moue parfaitement maîtrisée, avant d’enfin me décider à lui répondre. « A vrai dire… Je ne suis pas certaine que mon appétit soit dirigé vers une quelconque nourriture. » Cette fois c’est ma langue qui vient taquiner ma lippe supérieure, avant que je ne l’étende en un sourire charmeur, dont j’ai l’habitude.

Son bras sous la table, sa main sur ma cheville, déconcentre pourtant une seconde le jeu habile que je suis en train de mener. Carnassière, je me suis jetée dans le jeu, sans en estimer les conséquences. Ce n’est que lorsque ses doigts se font caressants contre ma peau, que je prends soudain conscience de ce que cet acte peut amener. Le désir grimpe en moi en flèche, conséquences immédiates de ses caresses. Si j’aurais voulu jouer d’indifférence et prétendre que je suis maîtresse du jeu, force est de constater qu’il peut, lui aussi, en une caresse, me mettre à genoux et obtenir probablement plus que par ses remarques perturbantes. Je tente pourtant le regard impassible qui, bien que perdu dans la clarté du sien, conserve une certaine maîtrise, que mes mains trahissent de ce léger tremblement induit par la tentation de son corps contre le mien. Voilà pourquoi je n’ai jamais voulu ouvrir cette porte et franchir cette ligne innocemment tracée entre nous. La fureur des sentiments contradictoires m’envahit, jusqu’à me laisser pantoise une seconde. Je dois réfléchir, cesser d’agir sous la coupe d’une impulsion dévastatrice. Mon mouvement sur sa jambe se paralyse donc, alors que mon regard se voile juste assez pour montrer ma légère perte de contrôle. Mes sourcils de nouveau se froncent et le malaise s’installe au creux de mon cœur finalement. Si je l’amène sur ce terrain dangereux, je pourrais perdre un ami, tout comme je pourrais me perdre dans des sentiments que je n’ai pas prévu de ressentir à son égard. Si je ne l’amène pas néanmoins, je risque de devoir me lancer dans des explications que je ne désire pas fournir.

L’hésitation dure une seconde de plus, avant que je ne finisse par laisser retomber mon pied sur le sol. Je cherche mon escarpin des orteils, le chausse de nouveau, avant de me lever finalement. Je contourne la table et vient derrière lui. Mes mains se posent sur ses épaules, avant que je ne me penche à son oreille. « Je ne mentirais pas longtemps mon ami… Nous avons repoussé ce moment bien trop longtemps. » Mon murmure s’essouffle alors que mes dents viennent mordiller affectueusement son lobe et que ma main vient s’égarer sur son torse en une caresse toujours plus lascive. « Tu pourras toujours me parler de ces rumeurs. Peut être sont elles vraies après tout. » J’attise sa curiosité en même temps que son désir, dans un but clairement manipulateur.

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MessageSujet: Re: Poison & Wine. | | Kenneth x Marie   Sam 5 Nov - 15:37


Kenneth x Marie

poison & wine

Je m'étais bien douté qu'elle n'avait pas faim de nourriture, bien que cela soit brusque. Elle n'avait pas prévu de me sauter au cou puisque c'était moi qui l'avais invitée en premier lieu, et si ça avait été son intention depuis le départ, j'étais bien sûr qu'elle se serait économisé une telle perte de temps derrière un verre de vin. Elle m'aurait directement demandé de la rejoindre dans sa chambre. Alors elle avait changé soit d'humeur, soit d'avis en me voyant. Je m'étais fait élégant certes, mais je n'étais pas sûr que cela soit la seule raison pour qu'elle en arrive à franchir une ligne que nous nous étions évertués à ne pas traverser jusqu'à maintenant. Il y avait bien autre chose et probablement avais-je été parfaitement imprudent d'exprimer mes doutes la concernant même si j'avais tenté d'être le plus délicat possible. J'étais si mauvais acteur ? C'était probablement ça le sixième sens des femmes. Ouais, celui que je n'avais pas, celui qui m'était inconnu et qui venait sans aucun doute de me piéger à cet instant même, encore une fois. Je répondis à son sourire charmeur avec une parfaite symétrie alors que mes yeux étaient attirés bien malgré moi vers ses lèvres.

J'avais foncé la tête la première et il n'était pas sûr que je ne perde pas le contrôle de mes faits et gestes mais aussi de mes pensées. Je savais que si elle me touchait davantage, j'allais être tenté d'oublier la raison pour laquelle j'étais ici en premier lieu. Pouvait-elle seulement s'en douter ? Était-ce pour ça qu'elle abattait cette carte maintenant ? Je me redressais à peine à cette pensée. Bien plus maline que je ne voulais le croire... Petite garce manipulatrice... Pourquoi est-ce que les femmes utilisaient toujours cette technique pour me baiser et ceci dans tous les sens du terme ? J'étais d'une humeur massacrante depuis ma... petite altercation avec Lucrezia, ou plutôt la dispute finale qui avait eu raison de nous, si nous il y avait eu... Et je devais avouer que je supportais de plus en plus mal l'idée de pouvoir me faire arnaquer lorsque j'étais censé être l'arnaqueur. Est-ce que je devenais parano ? Je ne voulais tellement pas tomber dans un piège que j'en voyais désormais partout. Peut-être que Marie avait tout simplement réfléchi à notre relation et qu'elle voulait amorcer une nouvelle dynamique entre nous ?

Bientôt, elle rompit notre contact corporel pour se lever. Je la suivis du regard, laissant mon dos retomber au fond de mon siège. Allait-elle m'inviter à la suivre ? Finalement, elle contourna la table pour se placer derrière moi et ses mains se posèrent sur mes épaules. Je me détendis immédiatement, prêtant attention à ce qu'elle avait à me dire. Si elle avait ressenti une quelconque résistance de ma part, elle avait à nouveau fait preuve de génie en posant ses mains sur moi de manière bien plus directe. Chacune de ses paroles étaient cohérentes avec le fait qu'elle voulait pousser notre relation vers une nouvelle étape et peut-être voyais-je le mal partout. Je voulais oublier Lucrezia et en même temps j'en étais tout bonnement incapable. Est-ce que je me créais des excuses pour ne pas franchir la ligne que Marie me proposait de fouler sans plus réfléchir ? Est-ce que je me créais moi-même des problèmes ? Lui céder était comme vendre mon âme au Diable, je ne savais pas ce qu'elle allait faire de moi ensuite, mais j'étais curieux. Mes alertes étaient bien fonctionnelles alors qu'elles résonnaient dans mon cerveau en boucle, mais je voulais savoir jusqu'où elle irait. Si c'était un piège, elle s'arrêterait à temps, n'est-ce pas ? Ou alors elle me poignarderait avant même que je ne le réalise. Je ne devais pas oublier que je la soupçonnais d'être une tueuse professionnelle... J'espérais me tromper néanmoins. Mon instinct de préservation me criait de fuir, mais je ne sus pas si c'était parce que le renard en moi avait peur des sentiments humains que je pourrais ressentir pour elle une fois la ligne franchie. Pourtant, il était clairement prêt à prendre le risque, me répétant qu'une bonne partie de jambes en l'air était tout ce dont j'avais besoin. J'étais une contradiction à moi seul, merci à ma condition de Skinchanger, et je ne sus pas si je pourrais y voir plus clair ce soir. Il semblait que j'improvisais à chaque seconde, changeant d'humeur et de plan en conséquence. Je fermais à peine les yeux lorsque je sentis les dents de Marie se refermer sur le lobe de mon oreille et je ne pus me retenir de soupirer discrètement de plaisir. Et en plus elle m'allumait ouvertement. Elle savait parfaitement ce qu'elle faisait et comment me faire perdre le fil de mes pensées. Je profitais de chaque caresse, quelle qu'en soit la nature, alors que je tournais la tête dans sa direction, levant les yeux sur elle. Elle ne m'avait absolument pas pris au sérieux, n'est-ce pas ? Peu importait. Dans une impulsion qui ne semblait même pas venir de moi, je réduis la distance entre nous pour l'embrasser du bout des lèvres dans un baiser lent et contrôlé. S'il y avait des regards sur nous, cela n'avait plus aucune importance. Je doutais que la milice ne débarque ici de toute manière. Je rompis son étreinte mais uniquement pour me relever et désormais lui faire parfaitement face. J'allais économiser ma salive pour le moment. Quelque chose me disait que j'en aurais besoin, mais je n'étais pas encore sûr de quelle manière. Si mes intentions n'étaient pas claires et qu'elle ne pouvait pas lire le désir dans mes yeux, je pourrais toujours lui faire un schéma ou lui expliquer avec mes mains. J'allais foncer tête la première, jusqu'à la prochaine seconde, jusqu'à la prochaine humeur, jusqu'à la prochaine étape d'un plan inexistant.


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