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 Take care of you † Pv. Ezra

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Sink me in the river at dawn

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↳ Opinion Politique : *Insérer une bombe ici* Quel gouvernement?
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MessageSujet: Take care of you † Pv. Ezra   Jeu 25 Aoû - 18:10



 

 
Take care of you

 
“Just let me... please. Let me take care of you”


 
Ce n'est pas exactement la même chose. Les rues de cette ville me semblent plus contagieuses qu'autrefois, mon cœur ne bat plus au rythme qu'il avait l'habitude d'adopter et je me perds dans un sentiment de honte. J'ai mal au cœur dans tous les sens que ce terme peut prendre. Je n'en peux tout simplement plus. Les larmes s'écoulent sur mes joues, alors même que je suis la seule à pouvoir le constater. Capuche rabaissée et vêtements sombre, je ne suis qu'une ombre recherchée qui n'a pas le cœur de faire plus attention. Le doute me submerge et je ne sais plus de quel œil je dois me regarder. Bourreau venant d'arracher le cœur de l'homme, que j'aime ou femme courageuse qui a pris la bonne décision? Le fardeau de ma vie semble sauter à pied joins sur mes épaules et ma vue se brouille encore davantage. J'en ai assez. Pourquoi m'avoir offert ce cadeau empoisonné? Retourner à cette vie sans sensation me semble si fade et terne, que j'aurais préféré ne jamais goûter à ce que j'ignorais. Le destin marche à mes côtés et j'entends son rire qui résonne à l'intérieur de mon crâne. J'en ai assez! La pression de ma mâchoire sur mes dents se renforci, tandis que mes pleures et lamentation semblaient muter en quelque chose de plus révolter. Cette fois, je devais me rendre à l'évidence. Me lamenter sur mon sort ne m'apportait plus rien. J'avais besoin de changer et de respecter ce que je savais être pour le mieux. Je devais me construire une colonne vertébrale et me tenir debout sans l'aide de personne. Terminé la poupée de chiffon entre les mains des hommes…

Me redressant soudainement, je prends le temps de regarder le ciel étoilé qui pointe son nez et laisse un soupire m’échapper. Je dois chasser les dernières pensées à son sujet. Kylian ne doit plus faire partie de ma vie, pour son bien. Qu’il aille se trouver une femme qui pourra le combler et non pas une épave qui risque de laisser sa peau pour l’avenir de sa fille. Une Amazone, c’est ce que je dois être à l’avenir. M’inspirer de leur légende et oublier le reste. Me construire sans l’aide de personne et démonter pierre par pierre ce gouvernement indigne d’un tel pouvoir. Muette et immobile, mes iris semblent changer de forme, alors que je me connecte à ma louve. Cette part de moi qui n’a rien d’humain et me soutien mieux que quiconque. Garyson n’avait pas tort. J’étais trop parfaite et trop propre pour survivre. J’avais besoin de me reconnecter à ces années moins civiliser, ces décennies plus barbares où je n’avais eu besoin de personne. Si ce n’est de ma douce Victoria. Son souvenir me fit sourire. Ma joie, c’est ce qu’elle représente. Le rappel de Jorgen m’obligea à rouler des yeux. Oui, la famille. Ça, je ne pouvais leur tourner le dos. Peu importe à quel point, elle comporte des hommes compliqués et désespérant. Je n’y pouvais rien, ils étaient mon sang. Ce sang que j’ignore comment oublier, sans me perdre entièrement. Théodora, Ange ou Éris, n’ont que ce point en commun. Le besoin de s’occuper de sa famille.

Les yeux clos, je laissais cette décision m'envahir pour mieux relâcher la pression qui serrait ma gorge. Respirant profondément à plusieurs reprises, une odeur me fit sourciller. Une odeur familière et pourtant différente. Sur mes gardes, tous mes sens en alerte, j'ouvrais rapidement mes paupières pour revenir au monde qui m'entourait. Traquant cette piste, je me retrouvais sur des rues moins peupler et plus lugubre, quelque chose en moi semblait paniquer. L'odeur était étrange, mais si familière qu'une aigreur envahie ma bouche. Pressant le pas, je tournais un coin pour m'arrêter subitement. Une silhouette au loin venait de me surprendre et le visage que je découvrais me fit froncer des sourcils à nouveau. Sven… Mon cadet, un frère aussi compliqué que l'autre. Une personne qui avait ignoré, qui j'étais si longtemps… Le souvenir de sa gentillesse à mon égard et de ses rejets me pincèrent le cœur, mais je m'approchais délicatement. Son odeur froissait mon nez, quelque chose clochait dans ce scénario et l'animal en moi cherchait à comprendre ce qu'il percevait. Gardant quand même une certaine distance, incapable de comprendre ce que j’avais vraiment sous les yeux, je me forçais à me rapprocher. Il sentait… Comme… Lui… mais, il y avait autre chose et dans cette noirceur, je ne percevais pas aussi bien ses traits qu’en plein jour. Il ne semblait pas allez particulièrement bien. Il sentait… La mort?

« Sven? »

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MessageSujet: Re: Take care of you † Pv. Ezra   Jeu 1 Sep - 0:42

L'impulsion. Courant électrique traversant l'organisme jusqu'alors inactif. Décharge d’énergie stimulant les sens, bousculant les membres en un enchaînement abruptement incohérent. La main plonge dans la poche intérieure de la veste, collecte la racine du dilemme. Le souffle erratique se coupe. Les yeux filent de la silhouette s'éloignant au précieux flacon qu'il a recueilli au creux de sa paume. Le monstre hurle dans ses entrailles. La faim cisaille ses nerfs depuis des jours. Des mois. Des années maintenant. A chaque minute où la famine régit l’entièreté de son être, la bête s’installe toujours plus confortablement dans sa poitrine. Elle échappe à son contrôle. Les conseils de Kyran tournoient dans son esprit morcelé. Mais comment pourrait-il accepter ce mode de vie ? Piégé depuis trop longtemps pour ne plus se bercer de cette naïveté. Il survit par habitude. Les paupières basculent tandis que les pensées s’envolent. S’il pouvait revenir en arrière, métamorphe ou humain. L’un ou l’autre lui conviendrait très bien. Tout plutôt que cette essence abjecte. La fiole glisse d’une main à l’autre. Le oui ou le non. Deux poids pour une même balance. Des hésitations par millier, des appréhensions plus qu’écrasantes que le fardeau lui-même. Équilibriste qui sillonne la ville sur son fil. Droit devant ou droit derrière ? Tant qu’il aura le vaccin en sa possession. Tant qu’il sera intacte, les possibilités demeureront. Situation commode pour son indétermination. Pas pour sa patience. La prudence exige qu’il se sépare du remède. Acheté à des trafiquants peu commodes, conçu pour un but encore obscur. Pas de bon samaritains sur cette terre – il en est convaincu, et rien d’officiel de surcroît. La substance ressemble à n’importe quelle autre drogue aux promesses bien trop douces. Quels effets pour quelle réussite ? Sans rien tenter, il ne pourrait le savoir. La fatigue trouble ses cheminements alors qu’une épaule cogne la sienne. Le norvégien se voit alors relever le bras, agripper sa victime vivement pour lui dérober de quoi sustenter la créature. Il prend peur du naturel avec lequel il débute son geste sans le parachever toutefois. La facilité avec laquelle il envisage la mort d'autrui. Le désintérêt du crime à commettre au profit de la vie à collecter.

Il s’enfuit pour gagner une allée bien moins encombrée, avise ce qu’il transporte et sans plus d’émoi, il extirpe la seringue qu’il conservait de paire avec la bouteille dans sa veste. Un regard pour balayer la ruelle tandis que la moitié du liquide file d'un contenant à l'autre. Il ne va pas jusqu’à s’injecter la dose entière. Pas pour le moment. Un test peut-être. Il se dégonfle déjà en partie sans doute. Avant de regretter son acte, il enfonce l’aiguille dans son bras. Le produit court déjà dans son système veineux, rejoint son sang vicié. Il garde ce qu’il lui reste de substance, jette le reste dans une poubelle proche et attend ensuite, le dos accolé à la brique. De légers picotements débutent à l’endroit précis où la piqûre a été effectuée, ils se diffusent ensuite, atteignent la nuque. De nouvelles douleurs débutent aux articulations aussi rapidement. Un millier d’insectes sous la peau, dévorant la chair jusqu’à l’os. Avec difficulté, il se décolle de la paroi, avance. Retrouver l’intimité de son appartement, offrir sa détresse au silence. Il n’aurait jamais dû expérimenter les retombées potentielles au milieu de ce dédale. Jamais, il n’aurait dû prendre part à cette démence à l’extérieur. La panique le foudroie alors qu’il se courbe à quelques reprises, accuse mal les conséquences. Il se souvient de la sensation du squelette se brisant pour recréer l’animal à partir de l'humain. Il se rappelle de la terreur à chaque transformation. Elle lui semble éphémère, presque dérisoire désormais en comparaison. L’infirmier parvient à remonter plus d’une avenue, les bras repliés contre le thorax. Il lui reste encore plusieurs mètres à parcourir quand de nouveaux symptômes fleurissent alors. L’air râpe sa gorge, ses poumons s’enflamment à chaque inspiration. Il suffoque, s’arrête ultimement. Le dos se courbe et il crache son hémoglobine putride au sol. La candeur se manifeste à un moment déroutant, il croit que la médication tue ce qui doit être annihilé. Il voit dans chaque rejet organique, dans cette douce agonie, une preuve d’efficacité.

Tandis qu’il se tient les côtes, qu’il a toujours la tête penchée vers le bitume, que la prochaine quinte de toux menace de fendre pour de bon sa poitrine endolorie, une voix le surprend. Il réagit au prénom bien plus vivement qu’il ne le ferait jamais avec l’appellation actuelle. Ancrée en lui, cette identité qu’il a cherché à renier mais qui ne cesse de lui revenir. Lentement, il redresse la nuque, essuie d’un revers de manche empressé le filet ébène qui pend encore à ses lippes. Sa vision le trahit, les contours deviennent incertains. La silhouette vacille, le monde tangue. Il pose sa paume contre le mur en face de lui. « Théodora ? » Une interrogation à laquelle il ne peut tout à fait répondre. Son cœur bat pourtant plus fort face à cette déduction. La dernière personne qu’il souhaiterait inquiéter. « Je… Je… Rentrais chez moi. » Justification bancale pour meubler un silence trop lourd. La sueur dégringole ses tempes. Il cherche à se reprendre, à se redresser mais à peine expulse-t-il un peu plus de mots à toute vitesse « Qu’est-ce que tu fais ici, toi ? » que le larynx s’irrite plus vivement, qu’il se voit expectorer un peu plus de sang. Il lui faut du temps. Du temps pour parvenir à respirer normalement, pour retrouver assez de lucidité au milieu de la douleur permanente afin de tisser un mensonge, de rassurer et tenir éloignée la blonde. Mais ces quelques instants durent une éternité. Et à chaque seconde, il prie pour qu’elle ne remarque pas la couleur de son hémoglobine. Pour qu’elle ne devine pas ce qu’il est. Ou ce qu'il ne sera peut-être bientôt plus. Il n'y croit pas vraiment. Juste un peu. Juste assez pour ne pas s'effondrer.

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MessageSujet: Re: Take care of you † Pv. Ezra   Lun 5 Sep - 20:33



 

 
Take care of you

 
“Just let me... please. Let me take care of you”


 
C'est la colère qui irrigue dans mes veines, quand je le vois s'approcher aussi péniblement. Mon cœur se serre et je le ressens plus vivement que jamais. L'odeur me semble insoutenable, alors même qu'elle me réconfortait il y a peu. Sven… Ezra… Mon frère, mon sang, ma chair. La famille que le destin m'avait ravie. J'ai la tête qui tourne devant cette entrée en scène qui n'inaugure rien de bon. « Théodora ? » Sa question me tord l'estomac et l'inquiétude gagne sur la rancœur de voir souffrir un être aussi important. « Je… Je… Rentrais chez moi. » Je me pétrifie et ma langue refuse de se dénouer. Que lui est-il arrivé? Tout son être cri un appel à l'aide puissant, mais lui… Lui, semble vouloir se relever et faire comme si de rien était. Pourquoi? Mon regard note chaque détail, jusqu'à l'odeur de sueur âcre qui le suit désormais. « Qu'est-ce que tu fais ici, toi ? » La question se fait interrompre par le sang qui s'échappe de sa bouche. J'ai peur… Peur qu'il soit mourant, alors même que la couleur de son sang ne peut m'échapper. Je n'étais pas idiote. Il avait survécu, tout comme moi, depuis si longtemps, que je savais qu'il n'était pas qu'un simple humain, mais je n'avais pas cru, qu'il ait pu être la même chose que ma famille. D'autres en aurait pris peur… Avec raison. Leur faim avait quelque chose de dangereux. Le souvenir du baiser de Kylian et des heures passées avec ma fille dans ses pires instants, se superposèrent et je ne pus que me demander comment je pouvais ne pas tourner les talons.

La réponse s'inscrivit dans mon esprit, à la seconde même. J'avais tourné le dos à Kylian, mais jamais à Vittoria et  à aucun d'entre eux. Ces quelques rares élus pour lesquels je risquais tout. Forçant mes muscles à reprendre vie, je m'approche délicatement de lui, m'accroupissant légèrement. « Oui, c'est moi… Je passais simplement dans le coin mais… Sven… » Mes doigts trouvèrent son menton et avec toute la force et l'autorité qui était mienne, je le forçais à me regarder… Tout en gardant cette touche de douceur qui m'était unique. Je remarque ses pupille si dilater et la couleur de sa peau, je ne fais pas attention au liquide expectorer qui tâche mes doigts. L'inquiétude grimpe en flèche et je sais qu'il me sera impossible de l'abandonner dans cet état… Tout comme, lui m'avait tendu la main après le fiasco qu'avait été ma vie. Le moment où j'avais craqué, au point d'en tuer un être vivant pour la seconde fois de ma vie. Sans être sous la forme d'une louve… J'avais si longtemps distingué la femme de l'animal, que ces instants après la séance publique de torture, avait eu raison de mon esprit. Sans Sven aurais-je repris le dessus quand mon corps avait guéri? Je glisse mon doigt sous son oreille et descend proche de sa gorge à cet endroit où le pouls se fait sentir. J'ai beau entendre son cœur qui s'acharne à ne pas défaillir, j'ai besoin de le constater et la panique que j'y découvre me fait froncer des sourcils. Je n'ai qu'une seule solution logique s'offrant à moi et pourtant, je sais qu'elle risque de me retomber sur le nez… Rapidement.

« Qu'est-ce qui t'arrive? Depuis combien de temps es-tu dans cet état? » Je cherche son regard du mien et lorsque je le trouve, je me demande s'il me voit parfaitement. Alors, j'induis tout dans mon intonation, je ne rigole pas, ni ne laisse de place à la fuite. Qu'il le désire ou pas, je suis présente. « Sven! Ne me mens pas… Je t'en prie. » Je fronce les sourcils quand l'odeur de son sang me frappe de plein fouet et relâche ma prise sur son visage. J'ignore si je dois appliquer mon idée... L'emmener à l'hôpital n'est pas sécuritaire pour moi, mais l'était-ce pour lui aussi? Je ne pouvais pas me risquer à une telle malchance, si lui aussi risquait quoi que ce soit. Je ne m'étais pas tenu au courant, les gens détestaient-ils toujours autant les gens maudit de cette façon?  


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MessageSujet: Re: Take care of you † Pv. Ezra   Sam 24 Sep - 1:25

Les yeux rivés sur le sang recraché, l’âme morcelée par la vérité suivant lâchement le cours de ses veines. La douleur se propage d’un muscle à l’autre, les poumons semblent grossir dans la cage thoracique. Il n’y a plus d’espace. Ses côtes tiraillent de tout côté, ses sens lui échappent. Puisant sa détermination dans la silhouette penchée à ses côtes, le norvégien tente de surmonter l’agonie au mieux. La gravité le rappelle sans arrêt au sol mais il la combat à chaque seconde, bien résolu à ne pas s’offrir plus en spectacle à sa sœur. Cette lutte contre la pesanteur lui ramène d’autres souvenirs, rendu imprécis par son esprit vacillant entre la souffrance et la confusion. C'est son visage qui lui revient en mémoire. Sa démarche hésitante. Le soir où elle est venue à sa rencontre dans cette ville, où il a appris et refusé le lien qui les unissait. Un léger rire triste s’extirpe de sa gorge éraflée. Ses doigts coulissent contre sa pomme d’Adam, il aimerait pouvoir s’arracher la chair, arrêter cette brûlure interne ravageuse. Sa main retombe mollement contre son flanc tandis que la blonde esquisse un mouvement dans sa direction. Le prénom résonne à nouveau, s'insère entre eux comme une troisième personne à part entière. La sonorité est comme un battement de cœur qui le sort de sa torpeur, qui le ramène à ce qu’il a toujours été. Cette sensation lui est presque aussi douloureux que le reste.

La mâchoire serrée, le regard fuyant, il la laisse agripper son menton pour relever l’ensemble de son visage vers le sien. Il prend en horreur la substance nauséabonde qui macule toujours sa peau, qui la souille désormais. Un spasme le secoue. Il faut qu’elle s’éloigne. Il le faut. Mais il ne possède plus la moindre force, il ne pourra pas l’obliger à s’écarter. Plus le contact dure entre leurs peaux, plus le scandinave craint de défaillir, de baisser sa garde au point de lui dérober de l’énergie sans le vouloir. La peur noue ses entrailles, le prive un peu plus de ses facultés cognitives. Il reste là, immobile devant l’inquiétude qu’elle manifeste.

Sa voix parvient à s’échapper ultimement de son larynx, bien que plus rauque et plus abimée que jamais. « Quelques heures seulement. J’ai pris des… médicaments. » Il ne parvient pas à lui mentir. Alors il élude. Il préfère encore qu’elle le pense accro à une drogue destructrice plutôt que de réaliser qu’il a testé à un vaccin sordide vendu dans les coins les plus malfamés. Pour quel abruti passerait-il seulement ? « Ca va passer… C’est rien. D’ici demain, ça ira. Une fois que ça fera plus effet. » Parler lui ôte le peu d’oxygène qu’il est parvenu à mobiliser. Un vertige le surprend, il se rattrape en s’accrochant au bras de la métamorphe. Cette proximité le met mal à l’aise. Malgré les récentes révélations, malgré la nature bienveillante de la jeune femme, il ne parvient pas encore à réaliser l’ampleur du lien qui les unit. Avoir été privé de la vérité toute son enfance durant, ne l’aide pas à en prendre la mesure actuellement. Dès lors, à chaque contact, l’embarras survient. Ezra ne peut se vanter d'être du genre tactile. Fait d’autant plus réel quand sa vulnérabilité est exposée. Quand il sait ce que sa monstruosité peut causer. Sa paume coulisse simplement jusqu’aux doigts de la trentenaire, tente d’effacer les traces obscures que le cruor a laissé. Les fourmillements typiques débutent, irradient dans sa main. Il s’éloigne vivement, trop vivement avant que le contrôle lui échappe. Il bascule en arrière, le crâne rencontre la brique vivement. Un énième mal pour marteler son organisme vicié, malade. Les paupières fermées, l’urgence le convie à la seule issue. Il doit lui dire de partir. Pour les mêmes raisons qu’autrefois. Elles se sont même accentuées dans la détresse à ressentir. Il n’est qu’un risque qu’elle ne peut courir. Le danger de trop. Il veut l’épargner. Mais il sait que ça ne sera pas simple.

Ange possède la ténacité propre à leur famille. Elle ne se détournera pas s’il n’y met pas toute sa force. Être odieux avec elle relève du défi insurmontable. D’un simple toucher, elle apaise le chaos. Elle est l’antithèse de ce que Kyran et lui ont toujours été. Et il ne veut pas la blesser. Mais elle ne lui laisse pas le choix. Autant crever seul dans cette allée minable plutôt que de la tuer par inadvertance. Abruptement, il se redresse. un haut le cœur le désarçonne. Il se stabilise avant d'oser émettre le moindre son. « Tu peux rien pour moi, tu peux rentrer chez toi. » Son ton devient froid, rude alors que son bras entoure toujours son thorax malmené par les procédés chimiques destructeurs. « Je n’ai pas besoin de toi. » Les paroles tombent avec âpreté et la culpabilité enfle déjà. Un mal pour un bien se répète-t-il une bonne centaine de fois. Le regard honteusement baissé, la mort dans l’âme. Repousser la seule main secourable lui en coûte. Il rêverait de l’accepter, de se reposer juste pour une fois sur quelqu’un. Quelqu’un en qui il a totalement confiance. De ne redevenir qu’un gosse qui s’attend à être choyé. Juste une fois, juste un peu. Son égoïsme ne peut interférer avec cette situation. S’il devait devenir une nuisance pour la rebelle, il ne pourrait se le pardonner. Jamais.

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MessageSujet: Re: Take care of you † Pv. Ezra   Ven 14 Oct - 21:15



 

 
Take care of you

 
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« Quelques heures seulement. J'ai pris des… médicaments. » Sa voix rauque et malmené me fait l'effet d'une gifle. Elle semble si différente de celle qui parsème mes souvenirs et je ne peux m'empêcher d'avoir le cœur qui se serre devant son état. Je prends sur moi pour ne pas paniquer, laissant le calme des situations de crise prendre sa place habituelle. Il enveloppe chaque parcelle de mon être et se solidifie pour me permettre de tenir le choc. La peur de voir mourir ce frère qu'on ne m'a jamais laissé connaître, lacèrent mes entrailles. Il est trop tôt, je n'ai pas eu assez de temps, malgré les décennies. Sa peau semble brûler mes doigts de glace et de sueur, tandis qu'il lutte pour respirer. Sa réponse ne me satisfait pas, mais je n'ajoute rien. Médicament ou drogue, je n'étais pas le genre de personne à juger. Son sang tâche légèrement le bout de mes doigts, mais j'ignore ce détail, tandis que j'essaie d'évaluer son état dans son ensemble. « Ca va passer… C'est rien. D'ici demain, ça ira. Une fois que ça fera plus effet. » Mes pupilles se contracte l'espace d'une fraction de seconde. Il banalise… Et je ne suis pas certaine de le tolérer. Demain? A-t-il réellement besoin de se regarder dans un miroir pour constater qu'il n'y aura peut-être aucun lendemain? Je n'ai même pas le temps de protester, qu'il se rattrape à mon bras et y enfonce profondément ses doigts. Certains auraient qualifié ce geste de douloureux, mais j'étais moi après tout… Je n'aurais qu'une ecchymose de plus au lever du soleil. L'inquiétude gagne sur l'envie de le sermonner, aussi rapidement que mon pouls accélèrent.

J'ignore le danger qu'il peut représenter, même si la couleur de son sang devrait m'alerter. Je n'étais pas le type de femme à se retirer pour si peu. Puis… Il y a peu s'était moi qui avais eu besoin de son aide. Le souvenir de la loque que j'avais été, à la suite de cette démonstration de torture publique, me laissa un goût amer sur la langue. Je lui devais tellement. Sven s'éloigna brusquement, rompant le contact qui me plaisait secrètement, me laissant inquiète… À quelques centimètres de lui. Je l'observe qui se débat et semble sur le point de s'effondrer, me questionnant sur la meilleure marche à suivre, lorsqu'il prononce ces mots… Ceux-là même qui m'aurait blessé autrefois. « Tu peux rien pour moi, tu peux rentrer chez toi. » Je hausse un sourcil, figé sur place, alors que la voix de ce petit frère se transforme en couteau affuté et s'attaque à moi. « Je n'ai pas besoin de toi. » Sa morsure est vive, vicieuse et réveille la louve constamment révolter. Mon propre regard se couvre de glace, tandis que je redresse le menton pour confronter ce digne représentant des hommes Hogan. Qu'avaient-ils donc tous à être aussi stupide?! « T'as mieux à faire que gaspiller ton énergie à dire des âneries! » Ma voix claque, aussi solide que l'acier. J'en ai assez, tout simplement assez d'être celle qu'on tient à l'écart… Peu m'importait la raison derrière ces rejets constants. J'étais de leur sang, ils étaient ma famille et Sven allait devoir apprendre ce qu'il en découlait. Qu'il aille au diable! Je serais sa grande sœur, un point c'est tout.

« Tu vas gentiment me laisser faire, sinon… Et je ne rigole pas, je t’assomme et te traîne de force dans un lieu où je pourrai te séquestrer, jusqu’à ce que j’aie la certitude que tu vas mieux! » Je ne tremble pas, je ne suis pas submerger par mon désir d’être aimé de ces hommes qui me repoussaient, qui m’ignoraient. Je suis fortement encrer dans mes convictions. Quelque chose à changer depuis notre dernière rencontre et je ne crois plus qu’il ait la force de me faire fuir. Encore moins dans son état. Mon souffle est court, quand je ferme les yeux pour mieux reprendre le fil de mes pensées. L’hôpital… Une idée qui n’avait rien de bon pour moi et serais sûrement compliquer pour lui. Que pouvais-je lui offrir d’autre? Je n’étais pas un médecin, je n’étais pas… La meilleur personne pour lui venir en aide, mais qui d’autre le ferait? À cette heure, avec ce sang et son état? Finissant par revenir à la réalité, je lui lançais un regard déterminé. « Tu crois qu’avec un peu d’aide, tu pourrais tenir le coup jusqu’à mon appartement? On ne peut pas rester dans les rues, c’est dangereux. Surtout dans ton état. » Main sur les hanches et sourcils froncés, j’ajoutais avec une moue de mère mécontente : « Et ne fais même pas un geste pour t’éloigner de moi. Je suis bien assez forte pour te traîner inconscient! »

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MessageSujet: Re: Take care of you † Pv. Ezra   Jeu 20 Oct - 1:04

La bile remonte l’œsophage à quelques reprises, comme un venin secrété qui tente de lui échapper. Les mots s’agglutinent sans mal contre les dents qu’il resserre. Des invitations à l’oubli, il peut en dénicher encore plus d’un millier. Éloigner les autres ne requiert que peu d’efforts au final. Conserver, aimer et préserver, en revanche, nécessite une attention permanente. S’il s’adonne à son art correctement, il pourrait peut-être la rejeter avec plus de formes, plus de malveillance que jamais. Cependant, après avoir construit ce début relativement fragile de relation avec elle, il ne parvient pas à s’y résoudre. Les paroles saumâtres prolongent donc leur règne dans sa bouche sans jamais s’en extirper. Le seul frein à cet abandon palpite désagréablement dans sa poitrine. Le rythme cardiaque se désarticule, ralentit pour mieux accélérer. A chaque martèlement raté, il croit que toute cette mécanique aortique va cesser de fonctionner. L’urgence le presse de la congédier plus violemment, avant que tout son organisme ne se détraque. L’idée de pousser son dernier soupir sous les yeux de la blonde le répugne au plus haut point. Un traumatisme et une responsabilité qu’il voudrait éviter de lui concéder. Malgré tout, il n’additionne aucune syllabe, il se contente de racler le sol du regard. Avant qu’il ait eu le loisir de se ressaisir, l’intransigeance de la scandinave le fauche pour de bon. Un ton autoritaire qu’il ne lui reconnait pas et qui le désarme dans les minutes à venir. Une facette de sa personnalité qu’il a peut-être entrevue par le biais de ses frasques mais qu’il n’a jamais pu juger de lui-même. Après tout, l’infirmier ne se butte toujours qu’à sa douceur, à ce qu’elle lui inspire malgré lui.

Les prunelles, perpétuellement fixées sur le bitume, consolident très vite la sévérité à adopter. Si prêt à l’écarter avec plus de fiel qu’auparavant, il est, néanmoins, pris de court par les nouveaux propos de la fugitive. Un rire à mi-chemin entre le gloussement et le gémissement échappe au malade. La séquestration, un moyen que son frère se voyait  déjà employer pour le remettre sur le droit chemin si le besoin s’en faisait sentir. L’entendre suggérer ce procédé avec le même naturel que son aîné force un peu plus de perplexité dans cet échange inédit. « Tu as passé trop de temps avec Kyran. » souffle-t-il ultimement. Son esquisse d’hilarité se transforme trop vite en rire plus franc. Rien de chaleureux pourtant, définitivement rien qui n’exprime une réelle euphorie. Ses éclats sont nerveux, ne témoignent que de sa santé mentale de plus en plus précaire. Les sons meurent plus rapidement qu’ils ne sont apparus alors qu’ils déchirent le thorax, aplatissent les poumons dans la cage thoracique. Le norvégien finit sa crise d’hystérie à genoux contre l’asphalte, l’hémoglobine recrachée en plus grande quantité. Il s’étouffe à plusieurs reprises, les mains à plat contre le goudron pour pouvoir mieux expectorer le sang mal acheminé dans son larynx toujours aussi douloureux. Les larmes brûlent au coin des paupières tandis qu’il régurgite le cruor avec difficulté. Une fois les soubresauts apaisés, il s’oblige à respirer plus calmement. Chaque articulation le fait souffrir, sa position inconfortable n’aidant rien à cet énième symptôme d’un mal qu’il s’est lui-même injecté.

Le corps tremblant, il parvient tout juste à se redresser. L’esprit plus embrumé que jamais par la souffrance physique endurée, le mafieux note la justesse du discours adverse. Dangereux, ça l’est pour eux deux. Après avoir concentré toute son énergie restante et comme si rien ne s’était produit, il gomme les plans qu’elle trace. « Non. J’habite juste ici, quelques immeubles, plus loin… » Sa toux revient, repart.« Je ne remets pas ta force en cause… » L’oxygène lui écorche la gorge. D’un revers de manche, il efface les sillons de sueur sur ses tempes et le liquide poisseuse courant encore sur son menton. Ses gestes désormais lents et imprécis, sont animés de spasmes de plus en plus marqués. La fièvre le prive partiellement de davantage de lucidité. Plus de froideur pour délier des cheminements confus, juste sa totale vulnérabilité. Sa voix brisée rend hommage aux appréhensions qui lui nouent les tripes. « Théodora, c’est moi qui suis dangereux. Dans cet état-là… Je pourrais … Perdre le contrôle… » Ce n’est pas possible qu’elle n’ait pas déjà compris à la couleur de son essence. Il sait aussi qu’elle n’est pas du genre à juger ou à s’auto préserver.  Deux faits qui alliés ensemble, offrent des conclusions désastreuses qui affolent un peu plus son organisme éprouvé. En mobilisant toutes ses forces, il parvient à se relever juste pour paraitre moins pitoyable, pour qu’elle entende raison. « Il faut que tu partes. Je vais réussir à rentrer. Faut me laisser… » Mais son équilibre précaire le lâche, il finit avec le ménisque droit à terre, l’autre jambe à demi repliée et la paume contre la façade à proximité. Un grognement soutient sa détresse. Il aspire l’air précipitamment, aligne ses idées de façon plus sèche. Le déni ne supporte plus sa cause et la conscience vacille trop pour qu’il réfléchisse au message qu’il souhaite lui délivrer. « Tu ne pourras rien faire de toute manière. Que je crève seul ou avec toi pour contempler, ne changera absolument rien. Je préférerais autant que tu ne sois pas là si ça devait arriver. Je n’ai pas besoin que tu pleures sur mon cadavre inutilement. » Ses réminiscences le ramènent aux pires moments de son existence. Le corps de Kyran froid entre ses bras, ses sanglots écrasés contre son cou, là où le pouls ne battait plus.

Devant l’ampleur de ce désarroi, ce qu’il a contenu plus tôt cède à ses bons sentiments et à son affection pour la criminelle. Il dit tout ce qu'il ne pense pas. « On se connait à peine de toute façon. Tu n’as pas à te sentir responsable parce qu’on partage un peu d’ADN. Ça ne signifie pas grand-chose. Alors… Tu peux retourner te planquer quelque part. Avant que ça ne devienne vraiment dangereux. » La fermeté de son timbre jure avec son expression déchirée. Ses paupières lui referment l’horizon. A vrai dire, il ne sait déjà plus qui il teste de ses intonations graves et abimées. Tout se confond dans son crâne, la migraine lui perforant les tempes. Perdre définitivement connaissance ne lui semble être qu’une question de temps maintenant.

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MessageSujet: Re: Take care of you † Pv. Ezra   Mar 22 Nov - 16:36



 

 
Take care of you

 
“Just let me... please. Let me take care of you”


 
Mon corps me cri qu’il est temps, qu’il est l’heure et qu’à cet instant je franchi cette ligne que j’ignorais avoir tracé; entre moi et mon passé. Je peux ressentir cette présence amère sur ma langue de la femme que j’avais déjà été un jour. Elle me sourit tristement et je pourrais me traiter d’idiote. Théodora n’était qu’une version plus douce de moi-même. Haine et colère, ne sont pas le cœur même de mon être. Je le constate devant son visage malmené. Ce frère, je ne peux abandonner, malgré sa tête de mule et sa mauvaise manie à dresser un mur entre nous. Me laissant meurtrie de l’autre côté, tandis qu’il vit sa vie sous mes yeux, hors de ma portée. Je me révolte pour une fois. C’est ce qui reconstruit ce pont entre mes blessures et ma véritable nature. Mêlant un ton autoritaire à mon inquiétude, je me rapproche de Sven et lui expose son seul choix possible. « Tu as passé trop de temps avec Kyran. » Sa réponse provoque un léger sourire sur mes lèvres. Mon attitude s’adouci et je me penche vers lui, désireuse de l’aider à avancer pour s’éloigner des regards indiscret. Haussant des épaules, je penche légèrement la tête, faisant luire ce regard de louve qui était le mien. « Bah! Partager le même père ne doit pas aider aussi! » Je me laisse gagner par son rire, même si ce n’est que légèrement. Je veux… Mais, qu’importe ce que je veux? Mon petit frère est déjà à genoux, crachant son sang noirci sur le sol, la douleur se dessinant sur tous son corps. Réprimant l’émotion qu’il fait naître, je m’accroupis à ses côtés, gardant difficilement mes mains sur moi, consciente qu’il n’avait pas encore capitulé et puis... Enfin, je n’étais pas innocente de son état et du danger qui pouvait me guetter.

« Non. J’habite juste ici, quelques immeubles, plus loin… » Je penche de nouveau la tête, l’observant en silence. Le laissant essayer de se reprendre, mordant l’intérieur de ma joue pour ne pas réagir trop brusquement. « Je ne remets pas ta force en cause… » Je baisse légèrement les yeux. Je suis trop fragile pour ne pas sentir les brumes de la fureur m’envahir. Toujours le même scénario avec mes hommes. « Théodora, c’est moi qui suis dangereux. Dans cet état-là… Je pourrais … Perdre le contrôle… » Le passé sur sa langue me prend par surprise. Combien d’années que personne ne m’a ainsi nommé? Je reste figé dans cette position qui ne veut plus rien dire. Sans pouvoir m’empêcher de remarquer la sueur sur son front et la douleur qui semble toujours envahir son corps. L’odeur étrange envahit mes narines déjà surchargé par son sang. Il ne va définitivement pas bien et j’ai peur que la mort me ravisse ce cadet buté. Mon cœur ne bat pourtant pas plus rapidement. Au contraire, un calme m’envahit, comme à l’époque où rien ne pouvait me faire réagir. Quand j’étais le visage de mon ennemi. Je ne réagis même pas quand il se redressa, pour s’adresser de nouveau à moi. J’étais loin et si attentive à la fois. « Il faut que tu partes. Je vais réussir à rentrer. Faut me laisser… »

Je ne bouge toujours pas quand son corps le lâche et me confirme son état précaire. Mes nerfs sont en surcharge et je ne sais pas si je dois attendre qu’il sombre dans l’inconscience, ou régler le problème moi-même. Mais, il est hors de question que je l’abandonne dans son état. Définitivement. « Tu ne pourras rien faire de toute manière. Que je crève seul ou avec toi pour contempler, ne changera absolument rien. Je préférerais autant que tu ne sois pas là si ça devait arriver. Je n’ai pas besoin que tu pleures sur mon cadavre inutilement. » Je crois que je saigne dans ma bouche. Je n’ai pas relâché la pression et mes canines ont transpercé la peau que je mordais. La douleur, toujours absente, ne fait rien pour m’éclaircir davantage les idées. Je suis enchaîné à ce besoin qui a pris racine à l’instant même où je l’ai aperçu. La voix de mon frère résonne une dernière fois, alors même que son visage semble démontrer un désarroi contraire. « On se connait à peine de toute façon. Tu n’as pas à te sentir responsable parce qu’on partage un peu d’ADN. Ça ne signifie pas grand-chose. Alors… Tu peux retourner te planquer quelque part. Avant que ça ne devienne vraiment dangereux. » Pour toute réponse, je soupire bruyamment et je me redresse finalement, prenant son visage entre mes mains. Mes doigts se dépose à l’endroit sur sa gorge où je peux sentir son pouls, qui s’emballent et faibli par la même occasion. Je ne prends même pas la peine de lui répondre, pas pour l’instant. La seconde suivante, je me retrouvais à passer son bras autour de mes épaules et supportant son poids pour le soulager quelque peu. Qu’il le souhaite ou pas, j’entrepris de nous traîner hors de ce coin malfamé, contente de cette force qui m’avait été octroyé par malédiction. « Sven, si ma fille ne m’a pas tué, tu n’y arriveras pas non plus. Maintenant… Donne-moi ton adresse! Parce qu’il est hors de question que mon frère crève tout seul et je pleurerai ton corps de manière excessive de toute façon. »

Je le force à me suivre, me servant de sa faiblesse et de son état pour obtenir les informations qu’il me faut. Enfin, s’il ne me répondait pas, je prendrais le chemin de mon propre appartement et voilà tout. Arrivé au premier carrefour, j’attends patiemment qu’il trouve la force ou qu’il daigne me répondre. Je me fiche du sang qui doit avoir trouvé mes vêtements et du risque qu’il peut représenter. Je suis incapable d’abandonner mon frère. Une évidence me saute quand même aux yeux, peu importe l’endroit où l’on terminait, la route n’allait pas être de tout repos. Chacune de ses quintes de toux me secoue et son poids se fait de plus en plus lourd à mesure que son état empire. Je me demande même, s’il ne perdra pas connaissance avant d’avoir pu me répondre. « Alors? Quelle direction? » Je le redresse légèrement et tourne mon visage vers le sien. « Un dernier effort et je ferai tout le reste, je te le promets. »

...

J'ignore combien de temps il m'a fallu, mais je me trouve devant son appartement. La fatigue alourdie mes propres muscles et je suis incapable d'évaluer l'état d'Ezra. Devant sa porte, je prends le temps de le déposer sur le sol, soulageant mon propre corps. Je pose un regard sur lui et l'inquiétude m'envahit de nouveau, comme si je l'avais mise de côté le temps d'atteindre mon objectif. « Dis-moi…Tu n'aurais pas une clef cachée sur toi? Sinon, je vais devoir entrer par effraction… » J'ignore s'il m'entend, j'ignore s'il est conscient, mais j'entends sa respiration sifflante et c'est tout ce qui m'importe.

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