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 Big and younger sister † Pv. Aleksi

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↳ Opinion Politique : Protecteur et bourreau du peuple, il est un moindre mal avec lequel je peux vivre.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 1, 2 en nécrose.
↳ Playlist : The Way I was by Jem and the Holograms. crushcrushcrush by paramore. Yellow Flicker Beat by lorde. Demons by Imagine Dragons. Gangsta by Kehlani. Make me wanna die by the pretty reckless. Serial Killer by Lana Del Rey. Cell Block Tango By Chicago. Once Upon A Dream by Lana Del Rey. Kryptonite By 3 doors down. Take me Down
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MessageSujet: Big and younger sister † Pv. Aleksi   Jeu 25 Aoû - 19:06



 

 
Big and younger sister

 
“We belong way down below”


 
Il est là, tout au-dessus de moi et je reste muette, alors que sa main caresse ma joue. La panique s'empare de chaque centimètre de mon corps et j'en tremble. Immobile, incapable d'agir, j'observe son visage marqué par notre passé commun et tout ce qui finit par m'échapper, c'est ce cri sans fin. Un cri qui m'écorche la gorge, tandis que le sommeil me quitte. À l'image du cauchemar qui me possédait. La gorge en feu, je tarde à reconnaître la réalité. Une réalité que je n'ai pas tout à fait acceptée. Elle me semble fausse et inconfortable, c'est en ça que je la reconnais. Éloignée du cirque depuis peu, je n'arrivais toujours pas à différencier ces deux univers, ni à m'en sentir libéré. Une partie de moi y vivait encore et cette partie portait un nom. Kailyn. Épuisé et non fraîchement reposé, je me glissais hors de mon lit et ne trouvait que le silence. Maisy n'avait plus de problèmes avec le sommeil ou à force de m'entendre hurler, elle avait pris l'habitude des bruits insolites. Le regard inquiet, j'observais autour de moi. Persuadé, quelque part dans ma tête, que je n'étais véritablement pas seule. Me retournant vers le miroir plein pied qui meublait ma chambre, je contemplais mon propre reflet. Pâli par l'émotion et toujours aussi fébrile, j'avais l'impression qu'un coup de vent aurait pu m'emporter et qu'une simple vague aurait pu me faire éclater. Je passais une main dans mes cheveux, laissant les mèches de feu lécher ma peau. Ce trait physique si caractéristique… J'ignorais si je l'aimais. Sigrid avait été rousse, Kailyn par moment… Mais, était-ce une bonne idée de garder cette couleur? Serrant les mâchoires, j'enfilais à peine une petite robe d'été avant de quitter l'appartement. Mes souliers restant derrière moi, triste et délaisser… Comme c'était arrivé, si souvent dans mon existence sans but.

Ne remarquant même pas l'heure qu'il était, ni si le jour avait fait place à la nuit, j'errais à la recherche de quelque chose. Quoi? Je l'ignorais. Comme un enfant perdu, j'observais les alentours, le pas aussi léger que mon regard pouvait être lourd. Ma langue caressa mes lèvres, un peu sec par le manque d'hydratation. Je reconnaissais cet état d'esprit, qui m'envahissait et me laissait égaré. Il suivait constamment mes cauchemars. Comme si je flottais entre deux corps et cherchait à prendre place dans ma propre chaire. La sensation était étrange et je me demandais si je pouvais devenir, qui je voulais dans ces moments précis. Tout à mes réflexions, je m'égarais dans la ville, chantonnant une mélodie morbide sortie de... Je ne savais où. « You'll love me at once, the way you did once upon a dream. Ah-ah, ah-ah, ah-aah mmh. Ah-ah, ah-ah, ah-aah mmh, mmh-mmh, mmh-mmh. » Ma voix, tout en délicatesse accompagnait à la perfection cet instant que personne ne comprendrait. Pas même moi, n’arrivait à vraiment saisir ce vide dans ma mémoire, ce vide dans mes gestes. Je me demandais encore si le soleil régnait ou si la lune gouvernait, lorsque la brutalité du réveille me frappa de plein fouet.

Devant moi, un visage se démarqua et ses traits me forcèrent à choisir. Sigrid, aujourd'hui j'étais Sigrid ou tout du moins, ce qui en restait. Devant moi, assez loin pour que je m'étonne de l'avoir reconnu… Le visage de mon frère brillait. Il était comme une lueur dans la nuit, même si mes yeux commençaient à m'avouer que c'était sûrement le matin déjà. Incapable de laisser cette distance entre nous se creuser, sans même me dire une seconde que je semblerais suspecter, j'accélérais le rythme. Restant à distance d'Aleksi, tout en m'assurant de ne pas le perdre de vue. Je refusais de le perdre de vue. Il était… Il était lui après tout! La seule trace tangible de mon passé, je méritais de le rattraper. J'en étais certaine. Accélérant le pas, je voyais la distance finalement se désintégrer et mon pouls s'accélérait à mesure que je pouvais le distinguer à la perfection. Un sourire se dessina sur mes lèvres et j'eus l'impression que mon expression s'éclairait. On m'avait conseillé de profiter de chaque instant de bonheur et je comptais saisir celui-ci à deux mains. Qu'il le veuille ou pas! Juste avant que j'empoigne ce qu'il portait pour le ralentir, le souvenir de notre dernière rencontre me figea sur place. Il ne voulait pas être mon frère et la douleur qui m'avait alors, submergé, me repris de vitesse. Mes nerfs semblèrent s'affuter et ma décision fut prise avant même que je n'en aie conscience. Je relevais ma robe et me jetais sur son dos. Qu'il me veuille ou non, j'étais de son sang et il était le mien!

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MessageSujet: Re: Big and younger sister † Pv. Aleksi   Dim 28 Aoû - 20:12

De la suie dans les veines et du feu contre le cœur. Je vacille au bord du gouffre de ma dépendance. Accroché à rien, du vent sous les doigts et la sensation de chute qui s’accroit. Les étranges effets secondaires de ce remède contre l’horreur qui me ronge. Comme si le parasite offrait une certaine résistance, chassait l’ennemi pour laisser un champ de ruine sous la peau, un rejet affreusement violent qui me déchire le crâne. Du sang sur la langue comme pour signaler du danger qui se trame, ravaler avec nervosité et la main qui tremble. Les gestes d’ordinaire si habiles et sûrs sont hésitants. Perdus dans le trouble d’un monde qui clignote. La guirlande de Noël devant les yeux jusqu’à faire mal aux rétines. J’en ferme les paupières, abruptement, le plus fort possible pour tenter de calmer la danse folle de l’éclairage pourtant faiblard. Seul dans les couloirs de la mort, le bureau de la mort devenu mon sanctuaire. Troqué contre le taudis du nord, et son autre occupant dont la présence était devenue un frein à ma descente. La solitude pour mieux apprécier un renouveau qui tarde malgré tout. Je souffle, expulse le mal qui remonte ma trachée et agrippe d’une main incertaine le bureau. Le corps le sait, il faut un temps d’adaptation à chaque nouveauté. Les instants de douleur et de rejet avant que l’intrus ne soit accepté. Le cœur lui ne parvient pas à s’y faire, il bat à tout rompre, repousse la menace à m’en rendre la poitrine douloureuse. L’extirper de sa cage d’os serait sûrement la meilleure chose à faire, le mettre sur le côté et lui laisser prendre sa retraire. Alléchante, mais pas suffisamment fou pour arriver à une telle finalité. Je tangue au bord de la line sans avoir l’intention d’y sombrer. Pas cette fois, pas quand une solution à cette horreur qui me détruit semble enfin avoir été trouvée.

Pour faire taire la douleur, l’étouffer sous une autre couche de décadence. Mélanger le remède à un autre, plus fort pour que les effets néfastes deviennent supportables. Ce n’était qu’un test au départ. Une curiosité à satisfaire. Coupler le vaccin aux molécules d’héroïne, à faible dose. Il n’a ensuite été question que de trouver le bon dosage, l’équilibre entre les opposés pour obtenir la meilleure variante. Une curiosité poussée à son extrême, jusqu’à sentir le cœur accélérer pour mieux ralentir. La pupille qui se dilate à en exploser pour aveugler le cerveau en plein délire. Et le soupir d’un plaisir honteux qui rompt le silence de la morgue quand la seringue se repose sur le bureau. La dose du fou, ma dose de bien-être. Quoique dérisoire face aux tourments qui accompagneront la chute mais peu importe. Le pied tape nerveusement contre le sol, et dans une impulsion je fini par me lever. Troquer la blouse contre une veste et quitter la fraîcheur de la morgue pour m’engouffrer dans cette moiteur dérangeante. L’esprit en déroute, je ne sais pas vraiment où je vais. Juste ce besoin de sortir, de ne pas rester enfermer quand l’impression de voir les murs se rapprocher devient trop oppressante, la claustrophobie à son apogée. A pas fébriles qui inconsciemment ramènent le cœur perdu vers son lieu d’ancrage. Les rues insalubres du nord de la ville, la débauche des bas-fonds et le miteux d’un appartement que j’ai abandonné depuis des jours déjà. Je ne veux pas y retourner pourtant, ce qui reste de mon semblant de raison s’y oppose, bien rapidement happée par ce qui me consume. Les veines en joyeux ressors qui ne cessent de se comprimer, le sang qui pulse et propulse la folie dans l’organisme pour totalement m’aveugler. Ce qui me heurte menace de me faire perdre l’équilibre. La sécheresse dans la gorge, je cille stupidement. L’errance s’arrête et une main vient chercher de l’aide contre le mur le plus proche. La seconde venant à la rencontre de l’inconnu, tâtonnant la peau, effleurant la douceur d’une chevelure dont la couleur vient jurer sur mon t-shirt.

J’en ai le cœur au bord des lèvres, l’incendie dans le ventre et l’espoir contre le cœur quand je fais doucement volte-face. L’incrédulité se fait une place au milieu des pupilles dilatées. Dans le délire, les contours d’un visage familier se dessinent. Ils éventrent ma réalité, font exploser la mémoire et ce qu’elle contient. En cendres sur le sol et contre les murs. « - Sofja ? » Le prénom qui sonne comme un vieil ami depuis trop longtemps perdu de vue. Le bras se tend et la main vient effleurer sa joue, du bout des doigts, par peur de la voir disparaitre en fumée. Elle est réelle, c’est de la chaleur qui vibre contre la pulpe de mes doigts. La chimère si parfaite que je ne remarque rien. Incapable d’apposer sur ce visage autre chose que les traits de ma petite sœur. Et non ceux, de cette aînée que je rejette. « - Tu… On m’avait dit que… Où étais-tu ? » Les mots s’arrachent avec difficulté de ma trachée. La lacèrent et raclent contre les chairs. Les doigts dérivent dans les mèches de feu, de la tendresse dans le geste. Elle me manque, affreusement. A en crever à chaque fois que je repense au gouffre qui s’étend entre elle et moi

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MessageSujet: Re: Big and younger sister † Pv. Aleksi   Ven 2 Sep - 14:49



 

 
Big and younger sister

 
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Le contact de son dos, que je percute presque me fait sourire. Il est bien là, loin de méandres de mon esprit et vraiment relié à la réalité. Cette réalité distordue qui parfois m'échappe. Aleksi est bien là et je peux le toucher pour le prouver. Ma poigne se resserre un instant et j'ai peur qu'il m'échappe. L'impression oppressante que je n'aurais pas dû le bousculer ainsi s'empare de moi. Me repousserait-il? L'avenir me fait peur et je voudrais qu'il reprenne son chemin sans dire mot, plutôt que de revenir à notre dernier échange. Je sens un craquement dans mon esprit et un rire s'en échappe. Je secoue rapidement la tête, faisant valser mes cheveux sur ses épaules, tandis que sa main m'attrape. Mon cœur s'arrête, incapable de continuer de regretter cette attaque sûrement trop familière. Qu'est-ce qui m'a pris? La froideur de son dernier regard me fige sur place et mes membres se raidissent, je me fige. Je vois son intention de se retourner et mon cœur semble remonter le long de ma gorge, pour se loger sur ma langue. J'y sens mon pouls paniqué et ma bouche devenir pâteuse. J'avais cette tendance à agir sans réfléchir quand il était question de mon frère. Les secondes s'égrènent trop vite et s'éternisent à la fois, tandis que ses traits se dessinent sous mon regard. L'instant est un triste mélange d'émotions contradictoires et j'y perçois même la rancœur d'avoir été rejetée, alors que je désirais tellement me faire ouvrir la porte de notre famille. Enfin… Si famille il restait. Étais-je encore Sigrid… Kailyn…. Sigrid… Kailyn… Cirque macabre ou ville en état de survie? Je sens mes cils qui s’activent avec un soupçon de panique, mais je cherche à me calmer et c’est sur le visage de mon cadet que je jette l’ancre.

J'ignore ce que je dois découvrir sur son visage, qui me semble moins en forme qu'à notre dernière rencontre. Quelque chose de pâle dans son teint et d'étrange dans son regard, j'en oublie mes appréhensions et mon esprit troublé… Malgré cette étrange impression qu'une ombre me ronge de l'intérieur. « Sofja? » Un moment d'incompréhension, suivi d'un arrière-goût pour accompagner le pouls qui battait encore sur ma langue. Ce nom ne me dit rien et pourtant, je sais qu'il appartient au passé… Seulement, ce n'était pas à mon histoire qu'il appartenait. Une émotion forte se referme sur mon cœur, qui reprend sa place, tandis que mon regard se durcit de manière imperceptible. La mâchoire contractée, je prends sur moi pour ne pas pousser le cri qui me fait envie. « Tu… On m'avait dit que… Où étais-tu ? » Ses gestes sont aussi incisifs que des couteaux affutés, il me transperce et m'arrache le cœur. Là où ses doigts me touchent avec tendresse, je ne sens que la morsure de la douleur. Mes yeux s'embrouillent de mes larmes qui refusent de s'écouler et je ne peux plus le voir aussi distinctement qu'auparavant. Je n'ai pas souvenir d'avoir un jour eu le droit à cette tendresse gratuite, sans arrière-pensée et si… Je le hais soudainement de m'infliger son amour pour une fillette qui avait un jour pris ma place au sein de notre famille…. De leur famille. Je me mords la langue pour ne pas reculer précipitamment, quand je le vois caresser mes mèches de cheveux et s'enfoncer dans cette contemplation. Soudain, cette crinière me brûle autant que leurs couleurs. Je ne les veux plus, je les refuse. Ce lien avec cette femme… NON! Je vacille avec douleur dans des sentiments contradictoires, il n'aurait pas pu faire pire. Je me vois même remercier le ciel que cette cadette, dont je n'avais jamais croisé la route, soit déjà transformée en cadavre. De peur de ce qu'elle aurait pu devenir à mes yeux.

Au creux de mes pensées, j’entends une voix que je reconnaîtrais entre toute. Elle se faufile en moi, jusqu’à mon oreille et susurre de sa longue langue contre mon tympan. "Tu n’as pas de famille… Eux n’ont pas eu de mal à te laisser ici, alors, pourquoi les considérer comme une famille? C’est nous qui sommes avec toi à chaque instant…’’ Je relâche la pression sur les os de ma mâchoire et expulse violemment l’air dans mes poumons, m’ordonnant de ne rien écouter, sauf la voix de mon frère. Je laisse couler les larmes sur mes joues et mes doigts vont trouver ce visage que j’ai si souvent dessiné. Sans que j’aie vraiment conscience de mon geste, les mots m’échappent… « Je suis désolée, tellement désolée! Tu n’as pas idée! » Je ne le contredis pas, je me contente de suivre le scénario qu’il a lui-même proposé, voulant m’échapper de celle que j’étais et découvrir ce qu’il aurait pu être pour moi. S’il me donnait ce rôle, que je ne pouvais que haïr… J’allais le jouer. Obéissante petite fille rousse que j’étais. « Aleksi… J’ai tellement eu peur. » Un sanglot que je fais l’effort de retenir et je me traite d’idiote. Qu’est-ce qui me prend au juste? Il allait bien se rendre compte de qui j’étais à un moment ou un autre. Pouvais-je vraiment espérer qu’il me laisse une chance après un tel coup de théâtre? Mais, il était troublé au point de me prendre pour sa cadette, j’avais le droit d’en profiter non? Un moment de répit dans cette vie infernale. Je m’éloigne doucement, l’entraînant dans un coin plus reculé, moins à la vue de tous.

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MessageSujet: Re: Big and younger sister † Pv. Aleksi   Dim 4 Sep - 13:17


Trop de désordre dans une seule tête. Un seul cerveau qui lutte contre trop de choses à la fois pour savoir dans quelle direction se tourner. Les pupilles qui se dilatent sous la force de ce qui se rue dans les veines, prenant peu à peu possession de tout un organisme. C’est un virus, que j’ai glissé dans le système. Délibérément. Il n’y a ni remède, ni technique magique pour le faire disparaître. Seulement attendre, qu’il s’efface de lui-même, lorsque le délire redevient néant. Et plonge dans une vérité amère. Plus tard, elle n’a pas sa place dans le désordre de mes pensées. Pas maintenant. C’est mes doigts contre du feu, le contact qui me fascine et les nuances sous les pupilles qui s’y accrochent. Redécouvrir ce que l’on pensait connaître. Ce que je croyais perdu. Le reflet d’une cadette supposée disparue. La seule femme que j’ai pu aimer sans concessions, sans limites. Sûrement trop pour un simple frère. Ils ne disaient rien, mais on savait, que ce lien dérangeait. Elle a été plus qu’une sœur pour moi, la raison qui m’a poussé à quitter la Finlande l’année de mes quinze ans. Pour ne pas franchir une ligne devenue affreusement floue. Pour nous. Pour moi. Alors qu’elle se tienne devant moi à nouveau, c’est tout un élan de contradiction qui me ronge. Mes doigts glissent contre le soyeux de ses cheveux, effleurent doucement la courbure de son épaule. La tendresse dans un sourire qui s’accroche aux lèvres. La voir sans vraiment le faire, elle flotte au milieu de mon délire. Sofja et son beau sourire. Sa voix qui chante et s’élève au-dessus des acouphènes résonnant dans mes oreilles. Je fronce les sourcils, perturbé par ses excuses. Désolée, pour quoi ? La tête s’agite, montre son désaccord face à ces mots qui n’ont pas de sens. Qui n’en trouvent pas, j’ai du vent dans le crâne. Un assemblage qui marche au ralenti et de la sécheresse sur la langue. Les mots s’y accrochent mais refusent de s’en déloger. Ouvrir la bouche sur rien, et la refermer pour tenter d’avaler une salive qui se fait acide. Le contact de ses doigts contre ma peau m’électrise, ouvre la brèche et les paupières se ferment. Savourent l’instant.

Le geste est malhabile, les bras de coton alors qu’ils viennent s’enrouler autour de sa silhouette. Trop fragile pour tenir dans un monde pareil. L’étreinte d’un frère pour sa sœur, celle qui colle au corps et qui se veut réconfortante. Je m’enlise dans l’instant, bercé par les effluves de son parfum. Cette odeur qui me dérange parce qu’elle me semble étrangère. Bien différente de celle qui gravite dans mes souvenirs. « - Ce n’est pas ta faute. C’est terminé maintenant. » Le murmure brûle la peau de son cou, alors que mes phalanges se crispent contre son dos dans un spasme. J’ai du venin dans les veines, l’annihilation d’une nature qui me rebute. Ca gratte et ça brûle, ravage la chair en chassant l’horreur. Je soupire, serre les dents pour effacer la douleur imaginaire qui vient s’injecter dans mon cerveau. Reste encore un peu accroché à elle, avec la peur de la voir disparaître à nouveau si je l’abandonne. Qu’elle s’évapore comme la fumée d’une cigarette qu’on oublie sur le rebord d’une fenêtre. Doucement, précautionneusement, je la libère et m’éloigne d’un pas hésitant. Je n’ai même pas vu que nous avions changé d’endroit. Quand ? La rue a cédé sa place à un décor plus isolé. Loin des yeux qui pourraient venir tout gâcher. Je la veux pour moi, juste pour moi. Avant que les routes ne se séparent. Je ne sais plus pourquoi je suis venu ici. Plus je regarde le décor, plus il me semble étranger. C’est l’abandon, les neurones qui pètent dans la tête pour créer une nouvelle réalité. Un nouveau monde chimérique qui reprendre des notes du réel pour en faire quelque chose de plus plaisant à regarder. Je recule d’un autre pas et bute contre le mur du bâtiment le plus proche, l’appui salutaire pour éviter de s’effondrer par terre comme un camé digne de ce nom. S’affaler pour mieux planer. Je le ferais volontiers si elle n’était pas là. Garder contenance, s’efforcer de garder de la logique dans un cerveau en pleine agonie. « - Qu’est-ce qui s’est passé ? Tu étais où pendant tout ce temps ? » La curiosité prend le pas sur le malaise qui me broie la gorge. Je la scrute, la détaille comme si je la voyais pour la première fois. C’est un peu le cas, les retrouvailles après autant de temps. Moins que la première fois c’est un fait, mais le gouffre a quand même eu le temps de se creuser. « - Pourquoi tu n’es pas venu me chercher ? » C’est un semi reproche qui s’arrache de ma trachée fatiguée. J’ai le bras qui me démange. Celui qui sert de réceptacle aux injections. Avec nonchalance, à travers le tissu, je racle des ongles pour dissiper la sensation de picotement. « - J’aurais pu t’aider. » En ignorant tout de sa vie. La phrase est ridicule. Absurde mais semble logique. Comme à peu près tout ce qui peut-être illogique dans un mauvais délire.


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MessageSujet: Re: Big and younger sister † Pv. Aleksi   Mar 13 Sep - 15:11



 

 
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L'étreinte me brûle et j'ignore pourquoi. J'ai soudain la gorge sèche et mon cœur accélère. Cet acte dénué de méchanceté me poignarde profondément et certainement plus douloureusement, que bien des tortures de mon passé. Je ne sais même pas comment réagir et les secondes s'égrainent avant que mes bras trouvent leur place autour du cou de ce frère perdu. Je me sens gauche, une catastrophe. Impossible de ne pas remarquer ce malaise grandissant en moi. « Ce n'est pas ta faute. C'est terminé maintenant. » Sa voix me fait frissonner, tant j'ai rêvé qu'elle s'adresse à moi avec cette impression de tendresse. Une voix qu'il m'avait refusée pour l'instant et qu'il risquait de ne jamais m'offrir… La jalousie me prend de nouveau par surprise, alors que je l'imagine avec cette femme qui avait poussé son premier cri dans le but de me faire disparaître. Une fillette de remplacement… Je me sens comme écorchée par ce rôle que j'ai moi-même pris et maudit ce qui pousse mon frère à cette démence. Car, je suis incapable d'y échapper et la répulsion de mon acte, ne m'empêche pas de jouer son rôle. Il s'éloigne libérant ma peau et me faisant respirer plus librement. J'ai l'impression que cette pression soi-disant agréable, m'a cassé quelques cotes. Suis-je aussi brisée qu'ils le disaient? La réponse m'échappe, je préfère me fondre dans cette nouvelle identité temporaire et observe ma proie. Aleksi semble fragile à cet instant. Il a quelque chose qui ne tourne pas rond, une maladie? Une drogue… Les drogues étaient rendues courantes dans cette ville désormais.

Je ne rate aucun de ses mouvements, jusqu'à ce qu'il s'effondre à moitié sur le mur le plus près. Je fronce les sourcils un instant, avant de le quitter des yeux. Mon visage se dessine difforme sur objet argenté qui traîne à mes pieds. Enfin… Quand je dis mon visage, je parle de cette autre version de moi. Le monstre qui se montre parfois, celui sans cœur qui a cédé à ces personnes. Je préférais la nommer Kailyn, bien que cette chose ne soit en rien un humain. Apeurée, j'échappe de peine et misère à cette vérité. Sa peau noircie, comme colorée par des cendres et ce regard où brillent le feu et la maladie… Hante chacun de mes cauchemars, une fois éveillée j'espère secrètement ne pas avoir à y penser. « Qu'est-ce qui s'est passé ? Tu étais où pendant tout ce temps ? » Mon souffle s'enrage, avant de reprendre plus calmement. Je retourne vers ce que j'espère être la réalité. Je me concentre sur mon cadet et repasse chacun de ses mots dans ma tête pour être certaine qu'ils aient un sens. J'ai peur de lui mentir davantage et n'arrive pas à me libérer pour autant. « Je n'ai pas été capable de rejoindre la Nouvelle-Orléans avant, j'ai suivi un groupe de personnes qui m'ont empêché de mourir. » Ma phrase semble glisser sur ma langue et y laisser des entailles profondes. Me servir de la vérité pour mieux lui mentir était risqué, surtout que parler de cette époque m'était impossible sans que je ne craque complètement. « Pourquoi tu n'es pas venu me chercher ? » La question me surprend, puisque je l'avais suivi dès que j'avais su. « J'aurais pu t'aider. » Le poids de cette comédie s'affaisse sur mes épaules, mais je ne m'effondre pas. Je constate simplement. Cette douleur qui me semble évidente. Aleksi tenait à sa petite sœur et son absence… Serrant les mâchoires, je fermais les paupières quelques secondes et me remémorais les bribes de souvenirs qu'il me restait de mon enfance.

J'hésite un instant, réfléchissant à ce qui était le plus juste comme réponse. Muette, je m'approche un peu de cet homme et lui adresse un sourire triste. « J'ignorais où te trouver… » Je peux sentir une main sur mon épaule et je perçois le sourire de cette autre. Kailyn avec le corps d'une humaine, le mien… Cette seconde personnalité qui était présente bien avant ce… Cette autre chose démoniaque. Elle se fait forte, quand moi je me sens faiblir. Elle me fait douter que Sigrid soit vraiment moi… Je passe une main dans mes cheveux, cherchant à éloigner cette main invisible. Ce n'était pas une brillante idée finalement… Je le savais dès la première seconde. M'éloigner, je le devais… Je ne le pouvais. Déstabilisée, je choisis d'ignorer ce que mon cerveau m'imposait pour me concentrer sur Aleksi. Son état semblait presque dangereux, tant son teint peinait à rester saint. Même la jalousie n'arriverait pas à enlever cette envie de m'assurer qu'il irait bien, bien que mon arrière-pensée n'ait plus rien de gentil. « Aleksi… M'as-tu seulement cherché? » Ces mots, je les murmure, mais je sais qu'il entendra. Je me rapproche, jusqu'à tendre ma main pour toucher son front. « Es-tu certain que ça va? »

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MessageSujet: Re: Big and younger sister † Pv. Aleksi   Sam 17 Sep - 15:41


Les mots se font dérangeants. Glissent mais n’atteignent qu’à moitié leur cible. Noyés sous le flot qui se rue dans les artères, offertes à l’inconscient. La menace silencieuse sous la peau. La réponse laisse un arrière-goût amer sur la langue. Comme si de l’inachevé était venu s’y glissé. Elle me dérange, me pousse à froncer les sourcils dans un raclement de gorge mal habile. Pourquoi aurait-elle été amenée à errer loin de cette ville ? L’officiel disait qu’elle avait été la victime de ces mafieux ridicules. Les morceaux butent contre mon crâne, refusent de s’assembler malgré les efforts. Je secoue la tête, perdu dans les limbes de ma propre désillusion. Amorcer la chute pour mieux amortir la secousse de la collision avec le sol. Se raccrocher au mur pour ne pas sombrer, quitte à s’en arracher les ongles. Mes prises deviennent douloureuses. La satisfaction  éphémère, comme si chaque nouvelle injection prenait des allures de mise à mort et non d’échappatoire. Curieux manège qui pousse l’addict à en vouloir encore. S’acharner à se pourrir de l’intérieur dans l’espoir de voir ressurgir ce vide béat qui accompagne d’ordinaire la montée délirante des camés. Dosage peut-être trop faiblard pour avoir un quelconque effet, la possibilité qui s’arrache dans les pensées désordonnées. Et la promesse de remédier à ce petit désagrément la prochaine fois. Et les suivantes, s’exploser les veines jusqu’à ce que le monstre agonise pour de bon. L’humanité hurlante dans le système, redevenir ce que j’étais. Ne plus la lâcher. La norme, et cette cadette dont l’absence a creusé un morceau de ma tombe. Je me mure dans le silence, le regard qui se perd dans le vide à côté d’elle. Forme floue dont les couleurs semblent affreusement fades à côté du feu de ses cheveux. Cette couleur qui m’a toujours fasciné, l’attrait de l’interdit, la fascination pour les mèches écarlates à s’en arracher les rétines. L’ébauche d’un sourire perdu se glisse sur les lippes. Je renifle, griffe le mur pour retrouver un appui avant de reposer son regard sur elle. « - Je suis désolé Sofja. » Cassure sur les notes d’un prénom que je pensais ne plus jamais prononcer de toute ma piteuse existence. Le murmure qui s’écrase piteusement à terre. Désolé de l’avoir laissé, une fois de plus. Mauvais frère incapable de prendre soin de sa cadette. Trop stupide pour se montrer prudent, se laisser rattraper par ses démons et disparaître.

Le contact fait courir des frissons sous la peau. L’étrangeté d’un monde en train de s’écrouler. Relents d’une incompréhension douloureuse qui s’accroche aux brumes de mon cerveau. « - Je ne comprends pas… » Ca se bouscule, se heurte et s’écrase. Un désordre qui colle la migraine et me fait soupirer. M’écarter d’un infime pas pour briser le contact, faire entrer de l’air dans les poumons flétris. Et trembler comme un imbécile malgré la moiteur folle qui se colle à la peau. « - On m’a dit que tu avais été assassiné… Comment aurais-je pu savoir que tu étais encore là ? Te chercher ? » Arrachées d’une trachée en morceaux, les questions accablent. La main se tend dans sa direction comme pour l’accuser, phalanges tremblantes et incertaines qui reviennent se heurter contre mes flancs. « - Je vais bien. Parfaitement bien. » Déni purulent quand tout s’effondre. Les certitudes, l’existence condamnée que l’on jette pour mieux la piétiner. C’est un mauvais tour que me joue mes dépendances. La blague d’un manque qui me ronge et me pousse à halluciner. Elle est pourtant là, je l’ai touché. Serré dans mes bras jusqu’à m’en faire crever le cœur. L’inconfort sur les lèvres, les paupières qui se ferment pour emprisonner les rétines dans une cécité salutaire. Trop de voix dans ma tête, trop de choses qui se bousculent là en-dessous. Des questions sans sens que je ne pourrais pas vraiment poser. « - Tu savais où me trouver. C’est ce que tu m’as dit la dernière fois… » Des brides d’une rencontre hasardeuse au détour d’un cadavre dans une chambre repeinte couleur sang. La journaliste et le légiste. La sœur et le frère qui se retrouvent après des années d’éloignement. La prison entre eux, l’ombre de la bêtise au-dessus des têtes.

S’arracher de l’ombre pour mieux revenir dans une réalité douteuse. Les pupilles s’accrochent à celles de l’illusion. Sondent des nuances qui me semblent étrangères pour trouver les failles. Les réponses à ce qui doute dans ma poitrine. « - Tu te souviens, à la maison, avant que je ne parte, ce que tu m’as offert ? Ce qu’on s’était promis ? » De la tristesse dans la voix rien qu’en y repensant, à ce dernier moment passé avec elle. Dans sa chambre, l’instant de solitude avant de rejoindre les autres. S’obliger à rester le plus neutre possible quand tout semble sur le point de s’effondrer. Elle est la seule à savoir, la seule qui peut répondre. Illusion d’un esprit détraqué, elle saura. Réalité mal façonnée, la réussite est incertaine.

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MessageSujet: Re: Big and younger sister † Pv. Aleksi   Dim 2 Oct - 21:07




Big and younger sister

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Cette émotion sur son visage et dans sa voix me laisse un goût amer. Toutes ces émotions ne m'étaient pas adressés et ce masque de cadette que j'ai choisi de prendre, me brûle désormais. Je me consume de jalousie pour une morte, un cadavre qui avait partagé mon sang. Ridicule! Comment pouvais-je autant espérer avoir été une autre, juste pour qu'il me regarde comme il l'avait fait pour elle? Trop prise par mes propres démons, je ne prends pas en compte son étrange comportement, ni ne devine le poison qui s'écoule dans ses veines. J'ai saisi une opportunité qui s'égrène de seconde en seconde. « Je suis désolé Sofja. » Ce nom est comme une gifle qui m'enfonce sous la terre et m'empêche de respirer. Était-ce réel? Cette vie qu'il avait eue après moi… Cette famille qui avait repris leur route en m'oubliant? Une faille se créait en moi à mesure que je percevais la différence. Sofja… Une garce aux cheveux tout aussi roux que les miens. Me mordant l'intérieur de la joue pour ne pas hurler sans raison apparente, pour ne pas détruire cette capsule temporelle, je tâchais de reporter mon attention sur lui. Ce frère que je devais reconquérir, quel qu'en soit le prix. « Je ne comprends pas… » Je penche légèrement la tête sur le côté, restant muette à cette déclaration un peu faible. « On m'a dit que tu avais été assassiné… Comment aurais-je pu savoir que tu étais encore là ? Te chercher ? » Son raisonnement est le bon et je m'éloigne d'un pas à mon tour. Mettant une distance bienfaitrice entre nous. Toujours plongé dans mon mutisme, mes doigts se serrent et mes ongles s'enfoncent dans ma peau. « Je vais bien. Parfaitement bien. » Non… Ni l'un, ni l'autre n'allions bien.

Ce fut au tour de ma mâchoire de se serrer sous la pression d'une seconde âme. Je la sentais qui guettait et s'enroulait dans les limbes de mon esprit. Sa présence ne faisait aucun doute, son but, lui m'était inconnu. Sans que j'en comprenne le pourquoi, mon pouls s'accentua subitement. «  Tu savais où me trouver. C'est ce que tu m'as dit la dernière fois… » Immobile, le regard fixer sur Aleksi, je ne lui répondais toujours rien. Sachant qu'à la moindre erreur, le miracle prendrait fin. « Tu te souviens, à la maison, avant que je ne parte, ce que tu m'as offert ? Ce qu'on s'était promis ? » La question s'abat sur moi et je sais que mon heure est venue. Je ne connais rien de ce qu'il a pu vivre, encore moins de comment se comportait cette petite sœur perdu. Un croisement s'offrit à moi. Je pouvais m'enfoncer dans mon jeu et me servir de cet instant de folie, ou revenir à la réalité. Bien que mon identité, n'en soit toujours pas clarifiée. Laissant les minutes passées, en silence, je me demandais s'il m'agresserait. Je tentais de mentir avec audace, mais les mots s'écrasèrent contre mes lèvres scellées. J'ignorais tout de comment entretenir un lien, ni même ce qu'une sœur était vraiment. Seul quelques images volé à Sigrid ou encore, une impression me dictait mon rôle. Je l'ignorais, mais une part de moi ne voulait pas tromper davantage ce visage de mon enfance volée.

Détournant les yeux, je regardais les gens qui s'éparpillaient un peu partout. Ce fut suffisant pour que je m'égare. Un bruit sourd résonna à l'intérieur de mon crâne et la voix d'une autre m'assaillit. Son rire faux, sa dureté et son regard… Je me souvenais de tout, elle était partout. Mes mains virent tirer sur mes cheveux, tandis qu'une envie de fuir s'emparait de moi. « Assez! ASSEZ! » Ma voix claqua et consuma la tension qui s'était créé l'espace de quelques minutes. Je devais m'éloigner, avant qu'il ne perçoive le pire chez moi. Avant que je ne sois plus en contrôle, avant que je sombre de nouveau. « Tu aurais dû savoir qu'il te fallait me chercher! Tu aurais dû le ressentir! » Je le regarde furtivement, ressentant pleinement le vide qui ne présageait jamais rien de bon. Il avalerait tout, si je le laissais faire, effaçant Sigrid sur son passage. J'avais mal, j'étais furieuse. Je lui en voulais à LUI, je voulais l'implorer de m'aimer. « Non… Non, je ne sais pas ce que vous vous êtes promis. Petit frère… » Je ne me souvenais même plus ce qu'était une maison. Derrière moi, l'étreinte de ma jumelle fabriquée sur mesure, je pouvais la sentir qui m'étouffait. Je me sentais divisé. Déchiré et si… Si vide.

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MessageSujet: Re: Big and younger sister † Pv. Aleksi   Dim 9 Oct - 22:40


Bouscule le réel, la valse de l’illusion qui se confond avec le néant. Ce silence qui ronge, détruit et fait planer le doute au milieu du délire. J’ai le cœur qui frappe, détruit tout dans le passage de sa course folle. Une douleur affolante dans la poitrine, elle lacère les os, court le long des membres pour distiller le malaise. Jouer des doigts pour endiguer la gêne, faire taire la morsure de crocs invisibles dans la chair abîmée. Je me mutile stupidement avec mes addictions, à demi-conscient du danger dans lequel je me laisse glisser. Sans hésitation, sans regret. Parce qu’à la fin, tout va disparaître. La faim, le sang noir, le vide dans la poitrine. Ces vaccins sont la clé, l’utile pour chasser l’inutile. Ce futile qui me détruit de l’intérieur depuis cette horrible morsure, la trace à jamais gravé dans le creux du cou. La honte à fleur de peau, le trépas qui s’affiche à chaque fois que je croise mon reflet, cette vision qui m’écœure. Du dégoût dans les veines alors que le monde tremble. Vacille au rythme des pas qui se pressent dans la rue adjacente. Ces sens affolants qui font résonner avec une puissance folle le moindre petit bruissement, ils éclatent contre mes neurones, me donnent mal au crâne au point de vouloir gratter la surface pour extraire la carte mère. L’organe maître de l’édifice pour qu’il arrête de me soumettre à cette torture. Tout ce bruit, et ce silence qu’elle me donne. Mes questions qui restent seules, sans réponse, à attendre. Un mot, un geste de sa part. Sofja aurait déjà agi, parlé, incapable de garder le silence bien longtemps. Elle comblait mes vides, l’absence de mes mots, faisait les conversations à elle seule quand je me contentais de me noyer dans le flot de ses paroles. Prononcées, ou écrites sur un écran, elle était le livre de mon existence, cette lecture indispensable qui a laissé un vide affreux sur les étagères de ma solitude. Les sourcils se froncent face au doute qui germe lentement dans mon cerveau affolé. Et si. Trop inerte pour être elle, cette femme qui se tient devant moi. J’en arrive à penser qu’elle n’existe pas, que je la rêve depuis trop longtemps déjà. Je l’ai touché pourtant, tenu dans mes bras. Sentie la chaleur de sa peau, les pulsations de son cœur.

Petit frère. Je l’invente ça aussi ? Cette place dans une généalogie démolie. La voix qui claque n’a rien à voir avec les notes de celles de ma sœur. La seule, l’unique. Celle qui a été mon tout pendant si longtemps, mes élans de perditions, la peur au ventre et une boule de peine dans la gorge pour l’avoir déçue. Pitoyable frère aîné qu’ai pu faire, incapable d’être là pour elle. Reculer pour encaisser, mais le mur m’en empêche. Briques suintantes contre lesquelles mes doigts viennent s’agripper, racler pour ne pas perdre totalement pied. Le malaise explose dans ma poitrine, lacère l’assemblage fragile et me donne la nausée. Parcourir dans le sens inverse la poussière et les souvenirs, creuser la matière grise pour retrouver l’identité qui accompagne cette vois. Ce visage, ces cheveux qui me fascinent. Faire le tri entre les bourdonnements hurlants dans mes oreilles et les bips réguliers d’un moniteur. Revenir vaguement dans une chambre d’hôpital pour la replacer dans son monde, cet infime morceau en commun qui lui redonne son identité. Sigrid. Celle qui prétend appartenir à ma famille fracassée, l’aînée qui a été oublié. Si elle a vraiment existé. J’en esquisse un sourire, acerbe, et l’ébauche d’un rire nerveux qui me fait trembler la poitrine. Secoue les articulations démolies au risque de les démanteler. « - C’est stupide. Tellement stupide. » Raillerie qui s’extirpe avec difficulté d’une trachée comprimée. Nervosité à fleur de peau, éclatant dans les échos d’une voix qui vibre. Se faire ainsi avoir par ses envies, ses délires. Je voulais tant la revoir que je me suis enlisé dans le vide d’une illusion. Maintenant qu’elle vient de voler en éclat, la solitude m’agrippe avec hargne. Le gouffre ouvert sous des pieds déjà hésitants, qui s’efforcent de bouger. Un pas fébrile sur le côté pour s’éloigner quand la colère hurle dans les veines. Je lui en veux, à cette étrangère qui vient de me voler un instant d’innocence. A tout ce qu’elle fait rugir contre mes tempes. Le refus, l’acceptation, des opposés qui s’emmêlent pour créer un assemblage branlant. « - Je te l’ai dit la dernière fois, je ne sais pas ce que tu veux. Je ne suis pas celui que tu cherches. » Je m’épuise à m’enliser dans le déni. A la rejeter quand une part de moi aimerait l’accepter. Se raccrocher à quelque chose, ce lien, même dérisoire et perdu dans un passé dont je ne me souviens pas.

« - Tu perds ton temps Sigrid. »
Je le lâche dans un souffle amer, agite la main dans sa direction dans un geste fragile. Prompt à m’effondrer au moindre mouvement trop brusque, je longe le mur, racle mon autre main contre les aspérités tout en m’éloignant de cette présence gênante. Les yeux rivés sur elle, accrochés aux éclats incendiaires de ses cheveux, comme pour l’ancrer dans les limbes de ma mémoire. Ne plus la confondre, ne plus la voir disparaître. Hésitant sur mes propres jambes, traîner une carcasse vide le temps de pas mal assurés pour mieux s’arrêter une fois que je suis certain d’être assez loin de là où elle peut encore se trouver. Du désordre dans le crâne, les paupières se ferment et le cœur explose sous la force d’une profonde inspiration. Je n’aurais jamais dû venir ici, j’en ai la certitude maintenant. Grossière erreur que je vais m’efforcer de réparer, continuer ma route jusqu’à revenir me perdre dans mon repère de fortune. Les échos d’une étrange rencontre accrochés à mon pauvre cerveau.

| SUJET TERMINE

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