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 Old memories

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MessageSujet: Old memories   Sam 27 Aoû - 15:26



« I said to my soul, be still, and wait without hope,
For hope would be hope for the wrong thing »





Laura & Rachael
featuring

L’impuissance la fait rager, se sentir inutile fait bouillir son corps d’impatience. Fauve enfermé dans une cage trop étriquée, Rachael tourne en rond et maudit ce bras en écharpe qui lui renvoie l’image de sa convalescence, maudit son docteur qui lui affirme qu’elle ne risque pas de reprendre du service de sitôt tant qu’elle ne s’apaisera pas et ne laissera pas son corps se soigner tranquillement. Sauf qu’elle n’y arrive pas : rester chez soi à ne rien faire, ce n’est définitivement pas pour elle. Si on l’a forcée à quitter l’uniforme noir tant qu’elle n’aura pas retrouvé le plein usage de ses membres, personne ne s’est dévoué pour l’enfermer à double tour dans sa maison et l’empêcher d’arpenter les rues de la Nouvelle Orléans au mépris des dangers qui s’y tapissent. Alors la milicienne fugue comme au temps de sa jeunesse pour flirter avec l’inconnu, continue de fatiguer son corps et d’aggraver son cas. Lorsqu’elle est chez elle, elle manie l’archet et la contrebasse jusqu’à s’en faire saigner les doigts, pour réaliser ensuite, mais toujours trop tard, qu’elle a encore trop forcé sur son bras meurtri. Elle n’y pense jamais sur l’instant, ou refuse de le faire, en plein déni du fait que ce n’est pas en se comportant de la sorte qu’elle retrouvera ses fonctions plus rapidement.
Puérile et absurde.  

Heureusement, quelqu’un la tire de ce mauvais pas sans même prendre conscience du service qu’il lui rend. Un collègue qui se réveille à son bon souvenir en lui balançant un os à ronger : une cause pour laquelle elle avait abandonné tout espoir depuis un paquet de temps, à laquelle elle avait pratiquement cessé de penser sinon pour doucement la ranger dans le tiroir des affaires jamais résolues. Et bien qu’elle ne l’ait jamais ouvertement avoué à Roman, Rachael avait fini par tirer la conclusion que sa femme était morte, victime choisie au hasard des pulsions d’un psychopathe et dont on retrouverait peut-être un jour les restes pourris et momifiés dans quelque trou bien planqué.
Oui mais voilà : depuis quelques jours, une femme correspondant au signalement de Laura Ievseï aurait été aperçue en ville.

Peut-être parce qu’à son image plus personne ne pense à cette vieille histoire et qu’on a mille autres préoccupations, l’information n’est pas tombée dans son oreille tout de suite. Il aura fallu quelqu’un à la mémoire plus vivace que les autres pour associer le visage de cette femme à cette photo datée que la milicienne s’était chargée de diffuser une éternité plus tôt.
Rachael se garde bien d’en toucher mot à son ami : hors de question de raviver l’espérance si ce n’est que pour la voir avortée une fois le voile de la vérité levé. Elle ne supporterait pas de lui causer une telle déception. En revanche, et puisqu’elle a du temps à tuer, rien ne l’empêche de relancer l’enquête à titre purement personnel.
Bien sûr il n’y a pas grand-chose qu’elle puisse faire mais avec beaucoup d’obstination et d’entêtement, avec le soutien de quelques collègues qui l’aident à ramasser des informations auxquelles elle n’a temporairement plus accès, elle finit par entrevoir une piste à suivre.

Aujourd’hui, Rachael l’a finalement retrouvée. Et si l’appréhension le dispute à la fébrilité face à l’imminence de la rencontre, l’angoisse de s’être trompée et d’avoir fait tout ça pour rien l’oppresse, menace sombre tapie au fond de son esprit.
La femme lui tourne le dos et ne l’a probablement pas entendu arriver. Rachael s’accorde une micro seconde pour détailler la silhouette et se sent soudain gagnée par la nervosité. Elle pose une main sur l’épaule de son espoir fou, c’est trop beau pour être vrai, trop beau. Et pourtant… L’autre se retourne et croise son regard et le temps qui a passé sur les traits ne suffit pas à assombrir la certitude qui s’impose aussitôt. « Laura ! » L’air s’expulse de sa poitrine dans un souffle qui est à la fois surprise et soulagement face à un mirage qui se concrétise soudainement. « Après tout ce temps ! » Et elle ne trouve plus ses mots… après tout ce temps.


 
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MessageSujet: Re: Old memories   Ven 2 Sep - 20:53

Aujourd’hui, elle travaille, mais elle devrait terminer tôt, si tout se passe comme prévu. Ce qui est, avouons-le, assez rare avec son emploi. Elle rallie rapidement le QG de son association à pied. Elle n’arrive pas à s’expliquer pourquoi elle apprécie autant cet endroit. C’est une vieille bâtisse en brique et il en émane un charme un peu désuet. Ses collègues ne savent bien sûr pas ce qu’elle est et elle se garde bien de leur en parler, même si elle entend régulièrement des ragots, à propos de ce qu’elle est, de ce qu’elle était aussi. Nombreux sont ceux qui sont à ne pas en croire un mot, alors elle rit sous cape quand ce matin, James arrive en clamant qu’il a vu son voisin faire un truc louche avec un chaudron dans son jardin Hier soir. Tout le monde s’empresse de lui clouer le bec et quand il interroge Laura du regard, elle se détourne, cachant un sourire. Si son voisin est un sorcier tout ce qu’elle espère pour lui, c’est qu’il soit du bon côté de la balance. Elle s’empresse d’aller prendre son affectation et s’en vont rapidement. Elle est censée s’occuper d’une certaine Deborah, 14 ans, ayant fugué du domicile familial quelques mois plus tôt et se terrant dans un immeuble désaffecté à quelque pâté de maisons de là.


Elle frissonne quand elle arrive devant l’immeuble, il est coincé entre un bordel et ce qui semble être un ancien bar. Elle respire un grand coup et prend son courage à deux mains avant de se rendre compte qu’elle a faim. Elle s’arrête net, respire un grand coup et avale sa salive à plusieurs reprises. Elle n’est pas affamée… elle devrait pouvoir se maîtriser. Un appel à l’aide retenti et elle ne réfléchit pas plus longtemps à son état. Elle court de toutes ses forces vers l’immeuble et rentre en trombe dans le hall. L’odeur de crasse, d’urine et de poussière lui agresse la gorge et elle retient un haut la cour en cherchant des yeux la gamine. Là, dans le coin, plaqué contre le mur par un homme qui doit avoir le double de son âge. Sans réfléchir Laura pose sa main à plat dans le dos de l’assaillant de Deborah et commence doucement à aspirer. Elle déteste manger. Elle déteste devoir se nourrir des souvenirs, des sentiments de ses gens. Elle ferme intérieurement les yeux et l’homme s’effondre à ses pieds. Elle vérifie immédiatement son pouls et pousse un soupir de soulagement quand elle s’aperçoit qu’il n’est pas mort. Elle regarde alors la gamine face à elle. Elle tremble de tous ses membres. Le maquillage vulgaire qui couvre son visage à couler sous les larmes et elle semble encore plus jeune que ses 14 ans. Laura se reprend rapidement et tend la main vers elle. La gosse à un mouvement de recul et Laura réprime les larmes qui lui montent aux yeux et se redresse doucement. « Je ne te veux pas de mal, chérie. Je suis là pour t’aider, je peux t’emmener dans un endroit où tu seras en sécurité. »


Après une demi-heure de négociation musclée avec l’adolescente, Laura a finalement réussi à lui faire entendre raison et elle la ramène à ses côtés jusqu’à son association. Elle explique rapidement la situation à son boss qui offre une des chambres du bâtiment à la jeune femme, à condition qu’elle accepte un entretien avec ses parents. Laura sort du bâtiment, épuisée mentalement et avec le droit de rentrer chez elle. Elle préfère aller se changer les idées. Ses pas la mènent rapidement vers un quartier qu’elle apprécie tout particulièrement. Son cerveau habitué au calme et à la monotonie des paysages du dehors a toujours un peu de mal à faire le point quand elle rentre dans l’est de la ville. Le quartier est encore flamboyant, presque autant qu’avant. Les couleurs y sont vives, il y a de la musique et des stands de nourriture un peu partout, et surtout, il semble y faire bon, vivre. Elle s’arrête devant la devanture d’une boutique à touriste qui vend des bibelots quand une main s’abat sur son épaule.


Elle sursaute, surprise dans sa contemplation et se retrouve face à une femme d’à-peu-près son âge, ses traits sont tirés, elle semble fatiguée malgré la surprise et la joie manifeste qui illumine son visage. Et comme à chaque fois que quelqu’un semble la reconnaître ou l’avoir cherché, le cœur de Laura se sert dans sa poitrine. Qui est cette femme qui semble si heureuse de la retrouver. Elle ouvre de grands yeux surpris, mais pose sa main sur celle de la grande blonde face à elle. Elle ne sait pas qui elle est, mais instinctivement, elle ne peut s’empêcher d’avoir confiance en elle. « Oui, c’est moi… » Elle laisse un sourire naître légèrement sur ses lèvres. « Mais… Je… ne me souviens plus de vous… » Elle soupire et se passe la main dans les cheveux. « Je ne me souviens plus de rien en fait. » Elle propose néanmoins : « Mais j’adorerais pouvoir discuter avec vous si vous m’avez tant cherché… On pourrait aller boire un verre dans ce café ? » Elle penche la tête en pointant du doigts un petit café a dizaine de mètres, en espérant ne pas passer pour une folle.

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MessageSujet: Re: Old memories   Sam 3 Sep - 10:37



« Old Memories »

Laura & Rachael
featuring

La réaction de Laura face à l’intervention de  la milicienne fait chuter cette dernière de très haut. Si Rachael n’avait aucune idée de ce à quoi elle aurait dû s’attendre, il apparaît tout de même évident que se sentir inconnue aux yeux d’une vieille amie n’en faisait tout de même pas partie. Laura ne la reconnaît pas. Et elle l’avoue tout d’une traite, elle lui balance son amnésie à la figure sans s’embarrasser de la moindre prévention.
Rachael a l’impression qu’elle vient de lui foutre un coup de poing dans le bide.
Sur son visage, le sourire meurt doucement et l’expression de joie qui transfigurait ses traits s’en va avec lui. Elle retire sa main de l’épaule de l’autre femme lentement, comme si elle craignait de briser l’image en se rétractant trop vide, et conserve encore quelques secondes le contact des doigts de Laura avant de retrouver cette distance qui sied mieux aux étrangers. Ce n’était pas supposé se passer comme ça ! « Bon sang mais qu’est-ce qu’on t’a fait, Laura… » Dans sa bouche, le on désigne et accuse à la foi tout le monde et personne, rancune aveugle qui ne sait pas où se porter mais qui ne peut que s’imaginer une intention malveillante pour avoir causé la perte de mémoire de son amie. La tristesse point dans ses intonations tandis qu’elle s’accroche au portrait de la femme qui lui fait face et tente de se convaincre que putain, elle l’a retrouvée, elle devrait quand même continuer à se réjouir quoi qu’il en soit ! Son regard se déporte vers le café abordé dans la conversation et elle acquiesce, trop soulagée à l’idée de ne pas devoir avoir cette conversation debout en plein milieu d’une rue passante. « Oui... allons-y. » Et joignant le geste à la parole, elle se remet en marche dans cette direction, profitant du mouvement pour ruminer ce qui vient tout juste d’arriver.

L’intérieur de l’établissement est chaleureux mais guère surpeuplé et les deux femmes ont tôt fait de s’installer dans un coin le plus isolé possible. Un serveur vient prendre leur commande, disparaît, revient quelques minutes plus tard avec les boissons chaudes et les laisse enfin seules.
Pendant tout ce temps, elles n’ont pas échangé un mot.
Assise de l’autre côté de la table, Rachael n’a pas cessé d’observer sa compagne sans trouver un seul mot adéquat pour franchir ses lèvres. Qu’est-ce qu’on est supposé dire à quelqu’un qu’on a cherché sans relâche pendant une éternité et qu’on a finalement retrouvé ? Qu’est-ce qu’on est supposé dire quand l’amie ignore jusqu’à votre nom ? Se présenter, déjà, ça ne semble pas trop mal.
Alors la milicienne prend enfin l’initiative de sa parole. Sa main valide enserrée autour de la tasse de thé brûlant sans s’indisposer de la chaleur, elle en boit quelques gorgées et se lance dans le vide. Pour une fois elle n’aurait pas craché sur un bon verre d’alcool bien fort afin de s’inculquer une dose de courage.
Elle commence par donner son prénom et résume les circonstances de leur première rencontre, qui elles sont l’une pour l’autre ou du moins qui elles ont été. Elle ne se perd pas en détails inutiles parce qu’elle ne veut pas non plus s’enfermer dans un monologue interminable, seulement expliquer brièvement pourquoi c’est aussi douloureux d’entendre Laura lui donner du "vous" et la traiter avec la gentillesse qu’on réserve à ceux qu’on apprécie mais dont on n’est pas proche. S’épancher de la sorte sur sa propre histoire sonne bizarre même à ses propres oreilles, elle qui n’a pas l’habitude de parler sur ces sujets personnels a l’impression de se prêter à un exercice curieux dont l’intérêt resterait encore à définir.
Quand elle se tait, elle apprécie ne plus entendre le son de sa voix débiter toutes ces informations. Paradoxalement, parler de la sorte l’a aidé à se focaliser de nouveau sur cette rencontre, être moins déstabilisée par les faits. Elle se sent plus prête à faire face à la réalité. Et donc à commencer à poser des questions. « Et toi Laura ? Tu te souviens de ton prénom alors que sais-tu d’autre ? Depuis combien de temps tu es là ? » Et puis la dernière, la plus difficile sans doute : « Depuis combien de temps tu… vis, comme ça, sans te souvenir ? » Elle s’arrête là-dessus et laisse la balle dans le camp de sa compagne, elle a déjà trop parlé et maintenant elle réprime difficilement le besoin de compréhension qui s’est trahi derrière chacun des mots qu’elle a formulé.


 
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MessageSujet: Re: Old memories   Mar 6 Sep - 2:09

Elle se rend compte trop tard que ses aveux sont un peu brutaux. Elle n’a plus l’habitude des rapports humains et apprend à quelqu’un qui semble vraiment bien vous connaître que vous n’avez gardé aucun souvenir d’eux, n’est pas franchement une bonne façon d’ouvrir une conversation. Elle observe le visage gracieux face au sien se décomposer lentement et son cœur se serre. Le contact tiède de la main sur son épaule s’envole aussi rapidement que le sourire de la grande blonde. Laura retient ses doigts quelques secondes avant de lever sa main gauche et de commencer à mordiller l’ongle de son pouce dans un réflexe mécanique face à une situation gênante. Elle secoue la tête attristée suite à la question de la femme qui lui fait face. Elle la suit lentement dans le café, elle accepte la tasse avec soulagement. Bien qu’elle n’ait plus besoin de boire, la sensation de la porcelaine brûlante entre ces doigts reste une sensation rassurante qui l’ancre dans le moment. Car quoiqu’il se passe, tous les jours, la peur de ne jamais se souvenir ou de continuer à oublier ne la lâche jamais. Laura appuie ses avant-bras sur la table, les doigts serrés autour de la tasse.

Laura fixe le visage de cette femme dont elle ne se souvient pas. Elle cherche, quelque chose, n’importe quoi, qui pourrait réveiller un souvenir endormi, mais rien ne semble décidé à venir. Jusqu’à ce qu’elle ouvre la bouche et prononce son nom. Les doigts de Laura lâchent la tasse qui bouge délicatement et cliquette légèrement dans sa coupelle. Rachael. « Enchantée, je m’appelle Rachael. » Le souvenir remonte à la surface de l’esprit de Laura. Elle est dans un salon, une pièce qu’elle ne reconnaît pas. Mais qu’elle sait, lui est familière. Le canapé défoncé sur lequel elle était assise quelques minutes plus tôt porte une odeur rassurante. La table basse, pleine de trace de verre. Le tapis un peu miteux sur lequel elle est posée. La cuisine qu’elle aperçoit sur sa gauche. La grande blonde se tient debout devant elle, avec quelques années de moins, et Laura s’approche pour l’enlacer. Elle se présente à son tour et se tourne vers la gauche. Quelqu’un parle, un timbre masculin, mais elle n’entend pas, tout semble étouffé. Inconsciemment, elle ne peut s’empêcher de penser qu’il s’agit de l’homme de ses souvenirs. Mais le souvenir s’en va aussi vite qu’il est arrivé, remplacé par un second. Elle est seule avec Rachael, puisque c’est son nom, assise à la table de la cuisine, elles rient de bon cœur, puis un autre ou elles discutent toutes les deux, et un autre ou elles sont à table avec d’autres personnes que Laura n’arrive pas à reconnaître. Chaque souvenir s’accompagne d’un sentiment, de confiance, d’amitié sincère et de joie.

Laura écarquille les yeux et les pose une nouvelle fois sur Rachael. Son amie. Un sourire attendri s’épanouit sur son visage fatigué. Elle se souvient. Pas de tout, mais d’une partie et c’est déjà une grande victoire pour elle. « Je… » Elle racle sa gorge serrée par l’émotion. « Je me souviens… » Elle écarquille un peu les yeux, émerveillé d’avoir un souvenir qui semble venir de plusieurs années. « De toi… pas de tout… Mais je me souviens du jour où je t’ai rencontré. Et après d’une fois où l’on buvait quelque chose et l'on riait beaucoup ! » Elle se redresse, contente d’avoir pu retrouver un peu de sa mémoire. Ragaillardit par ce souvenir, elle entreprend de répondre aux questions de Rachael. « Je me souviens que je m’appelle Laura Hawthorne et au final, c’est à peu près tout… Enfin, je ne connais pas ma date de naissance, je suppose que j’ai une quarantaine d’année… Je ne me souviens pas de tellement peu de choses que je ne sais même plus qui je suis… » Elle glisse la main sous son t-shirt et touche sur son ventre, la cicatrice qu’Ange pense être une césarienne. « Oh… Sinon, je pense que ma perte de mémoire est du a un choc sur le crâne, mais je ne sais même pas si c’est quelqu’un qui en est la cause… » Elle porte le café à ses lèvres, l’esprit ailleurs et en avale une gorgée sans vraiment y faire attention, la gorge serrée. « Je suis arrivé, il a peu de temps… Je… » Comment lui expliquer ce qui s’est passé, sans avoir à lui dire ce qu’elle est ? « J’ai été longtemps… Dehors. Enfin, de l’autre côté du mur. » Elle coule un regard par en dessous vers Rachael, dans l’espoir de ne pas s’être mise en mauvaise posture. «[color=#eccef5 Je crois… Que cela fait…[/color] » Elle réfléchit rapidement, combien « d’hiver » a-t-elle eu de l’autre côté ? « Trois ans ? Peut-être quatre. C’est dur d’avoir une vraie idée de la durée… » Elle lance un sourire contrit à Rachael et gratte une fois de plus son avant-bras comme à chaque fois qu’elle est sujette au stress. « Voilà, tu sais tout… J’aimerais me retrouver… Savoir qui je suis, s’il y a des gens qui me cherchent… Mais la vie ici est tellement compliqué et j’ai déjà tellement de mal à m’assumer moi-même... » Elle soupire et pause son menton dans sa main. « M’enfin… » Elle esquisse un sourire amer. « On n'a jamais ce que l'on veut, je suppose. »


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Old memories   Mer 7 Sep - 23:15



« Old Memories »

Laura & Rachael
featuring

Elle s'est souvenue ? Est-ce aussi simple que ça ? Quelques mots pour un déclic, un verrou qui saute et la mémoire qui s'engouffre de nouveau là où elle est supposé être ? Les expressions de Laura mettent du baume au cœur de la milicienne et elle s'autorise un sourire où perce le soulagement en réponse à cette bonne humeur soudaine de la part de sa compagne. A son tour, elle fait silence et la laisse parler sans l'interrompre, recueillant chacune de ses paroles sans pouvoir empêcher un mauvais réflexe – déformation professionnelle dira-t-on – de les étudier et les retourner dans tous les sens, comme si quelque tromperie pouvait bien se cacher qui justifierait de sa disparition. Rien ne lui met cependant la puce à l'oreille, et heureusement d'ailleurs.
Le contenu de la tasse de thé diminue progressivement tandis qu'elle porte la porcelaine à ses lèvres en un geste mécanique et répétitif, ses yeux restant accrochés sur la femme qui lui fait face. Ses sourcils se froncent à l'évocation du mur. Laura, survivre toute seule de l'autre côté ? Ce n'est pas un beau monde que celui qui les entoure et sans même penser aux techniques qu'elle a dû employer pour ne pas mourir, elle songe à toutes les horreurs qui doivent imprégner le peu de souvenir que son amie a encore vivace. Toutes ses années passées là-bas ont dû métamorphoser la femme qu'elle connaissait jadis – Rachael ignore fort heureusement que ce terme est à prendre au sens littéral – et il n'est pas impossible qu'en grattant un peu le joli vernis de la surface elle découvre un tout autre portrait.
Mais elle ne veut pas savoir. Pas aujourd'hui et pas alors qu'elle est trop heureuse de l'avoir retrouvée malgré tout.

« Tu connais ton nom... as-tu seulement songé à chercher ta famille ? » Inconsciemment, sa voix s'est faite un peu plus grave. D'accord, elle ne réalise peut-être pas comme cela doit être compliqué à quelqu'un qui n'est pas ici depuis très longtemps. Trouver ou retrouver ses marques, prendre quelques repères... sans compter le manque évident de coopération des service dédiés à ce genre de fouilles lorsqu'une personne lambda s'adresse à eux sans nécessairement pouvoir fournir des preuves. Bien sûr elle n'a pas ce problème Rachael, puisque sa fonction au gouvernement lui fournit un genre de laisser-passer pour fourrer sa truffe partout et obtenir toutes les informations qu'elle désire... ou presque. « Nous, nous t'avons cherché longtemps. Roman aurait retourné ciel et terre pour toi. Moi... j'ai fini par abandonner. Les gens disparaissent si souvent ici, je crois bien que je me contentais de savoir que ton cadavre ne remontait pas à la surface. » Les mots crus, elle les lâche sans réaliser qu'ils peuvent être un peu dur, et qu'aborder ouvertement la mort d'une personne en face d'elle n'est pas forcément l'idée la plus lumineuse qui soit. « Je peux t'aider Laura. Tu n'as qu'à demander, je te fournirai toutes les réponses que je suis en mesure de te donner. Il y a des gens qui t'attendent ici, qui n'ont pas lâché leur espoir de te retrouver. » Pas des gens comme elle, en somme. Et pourtant l'ironie a voulu que ce soir Rachael qui aille la récupérer. « Je n'ai encore rien dit à personne tu sais. J'étais tellement pas sûre que ce soit bien toi avant que tu te retournes, tout à l'heure. Alors j'ai tout gardé pour moi, maintenant c'est ton choix si tu veux que ça change. » Et bien que la milicienne ne pense pas une seule seconde que Laura puisse ne pas vouloir retrouver sa famille immédiatement si l'occasion lui est donnée, elle ne lui pose pas la question directe. Elle peut se tromper après tout, elle ignore ce que cela fait que de se retrouver dans la situation de l'autre femme. « Me demande juste pas de continuer comme ça maintenant que je sais que t'es là. »
Enfin elle pourrait bien se taire tant qu'elle n'aurait pas à croiser l'autre Ievseï qui fait partie de ses fréquentations régulières. Si elle peut prétendre l'ignorer et annuler leurs rendez-vous, elle ne pourra en revanche pas faire silence une fois qu'il sera en vis-à-vis avec elle. Il la connait trop, il saurait immédiatement que la milicienne a quelque chose à cacher.

Mais Laura ne risque pas de lui demander ça, pas vrai ?  


 


Dernière édition par Rachael Miller le Lun 12 Sep - 21:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Old memories   Sam 10 Sep - 19:59

Évoquer le temps passé hors des murs de la ville, ravivent les souvenirs douloureux d’une époque révolue mais néanmoins marquante. Un frisson glacé parcourt l’échine de Laura, les yeux dans le vague, elle ne peut empêcher les images des monstres de l’autre côté d’envahir son esprit. Créatures étranges qui attaquent tout ce qui n’est pas eux, dans l’espoir de s’en repaitre. Elle a dû apprendre – réapprendre ? – à utiliser les armes à feu pour s’en débarrasser. Mais malgré tous ses efforts, elle n’a pas été suffisamment rapide et a fini par se faire mordre. Devant l’un d’eux, du moins en partie. Elle avale une gorgée de son café, la tasse est presque vide désormais, dans l’espoir de combattre la nausée qui l’envahit peu à peu.
Elle laisse ses pensées dériver quelques minutes supplémentaires avant que Rachael ne la ramène parmi les vivants. Chercher sa famille ? Elle n’est pas sûre d’en avoir une. Certes, Lazlo lui a dit qu’elle était mariée et qu’elle avait un fils adoptif. Une fois de plus, à la pensée de cet enfant dont elle ne se souvient pas, ses doigts s’égarent sur la cicatrice au bas de son ventre. Est-il le seul ? A-t-elle finalement des enfants quelque part ? Un léger sourire se dessine sur ses lèvres à la pensée de Solveig, qu’elle a plus ou moins prise sous son aile de force. Et Rachael lâche un nom.

Roman. Laura en lâche sa tasse sur la table. Le bruit de la porcelaine s’écrasant sur la table ne suffit pas à la faire réagir. Les yeux bleus. Roman. Le sourire imparfait. Roman. Les pattes doigts. Roman. Les bras réconfortant. Roman. L’image n’arrive toujours pas à se faire, le visage ne se dessine toujours pas dans son esprit. Mais le prénom résonne avec tellement de force dans sa mémoire malade. Comme si toute sa vie, ne tournait qu’autour de ce prénom. Roman. Alors c’est donc là, le nom de celui qui hante ses rêves et chacun de ses souvenirs incomplets ? « Roman ? » Elle laisse le nom rouler sur sa langue, s’en emplit la bouche, s’étonnant elle-même de la douceur avec laquelle elle le prononce. Étonnée, aussi, de la facilité avec laquelle elle le prononce. L’habitude sans doute. Il y a des gens qui l’attendent ? Elle a réellement une famille ? « Qui est Roman ? Parle-moi de lui. » La phrase est sortie avec tant d’empressement, elle attend d’en apprendre plus sur celui qui hante sa mémoire depuis si longtemps. « S’il te plaît ! » Elle se reprend avec un sourire contrit. « Je… Je ne me souvenais pas de son nom, mais je me souviens de lui. Enfin pas vraiment… » Elle se prend la tête entre les mains, ne sachant pas trop comment expliquer la situation a son amie.
« J’veux dire… Je me souviens de ses yeux… Mais de rien d’autre. » Elle préfère garder pour elle la sensation d’amour insensée qui accompagne les yeux justement. Et si… Et si au final, ce n’était qu’un de ses amis ? Si, pire, ils avaient bel et bien été marié, mais que c’était fini ? Elle se reprend essayant de suivre le fil de la conversation et esquisse une grimace quand Rachael lui annonce qu’elle avait abandonné tout espoir de la retrouver. « C’est compréhensible… Après quatre ans sans le moindre indice, j’aurais probablement abandonné moi aussi… » Elle regarde son amie et la rassure du regard. C’est normal de perdre espoir au bout d’un moment. Leurs retrouvailles tiennent pour ainsi dire du miracle. La Nouvelle-Orléans, est une ville immense et tellement peuplée depuis la grande vague de froid. Laura réfléchis, Rachael peut apparemment la ramener vers sa famille.

Elle se laisse envahir par la vague de joie qui accompagne cette révélation. Retrouver Roman, puisque c’est son nom, et son fils adoptif. Son vagabondage joyeux est rapidement douché par une prise de conscience désagréable. Elle ne peut définitivement par retourner chez elle. Pas maintenant. Pas comme ça. Pas en étant ce monstre qu’elle peine à maîtriser. Et si elle s’en prenait à Roman ? Si elle s’en prenait à l’enfant ? La simple idée de reproduire ce qu’il s’est passé de l’autre côté avec Richard lui glace le sang. Elle ne se supporterait pas de faire souffrir quelqu’un d’autre. Elle n’est pas prête. Elle ne peut pas rentrer chez elle, tant que le monstre n’est pas maitrisé. La gorge serrée, dans un souffle et la tête basse, elle lâche à son amie sans oser la regarder. « Je… J’peux pas rentrer à la maison. » Elle sanglote, la tête basse. « Je… J’suis plus comme avant. » Elle ne sait pas vraiment ce que Rachael savait d’elle, mais il est clair qu’elle n’est de toute façon pas la personne que son amie connaissait.

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MessageSujet: Re: Old memories   Lun 12 Sep - 23:24



« Old Memories »

Laura & Rachael
featuring

Roman. Elle voit bien que le nom suscite une chaîne de réactions chez sa partenaire. Il est toujours là, quelque part, enfermé derrière une porte épaisse peut-être mais toujours présent avec elle. Pour autant, elle ne satisfait pas tout de suite la curiosité affamée de Laura, continuant sur sa lancée et achevant de vider son sac. Parce qu'elle éprouve le besoin de se faire pardonner peut-être, de soigner la culpabilité naissante face à la preuve bien vivace que son amie ne les a pas quittés définitivement, les paroles que sa compagne a pour elle après son aveu d'abandon soulage sa conscience d'un poids qu'elle ignorait jusque-là.
Et puis, sans crier gare, c'est la chute. L'humeur jusqu'à présent chaleureuse laisse place aux pleurs. Perdue, Rachael ne comprend pas ce revirement soudain de situation. Alors elle se lève et contourne la table pour aller s'asseoir juste à côté de Laura, lui presse l'épaule d'une main maladroite en un geste qui se veut réconfortant sans trop savoir comment il est supposé s'articuler. De l'autre, elle attrape le menton de la blonde et, avec douceur mais fermeté, lui impose gentiment de relever la tête vers elle. « Qu'est-ce que tu ne me dis pas, Laura ? » Evidemment, elle devine que cela a à voir avec ce qui s'est passé quand elle était de l'autre côté. Mais elle ne peut et n'ose pas imaginer ce qui anime ses souvenirs à ce moment précis et qui amène son interlocutrice dans un tel état à la seule mention de revoir ses proches. Quel genre de traumatisme peut amener une femme, une mère, à refuser de revoir une famille après l'avoir perdue autant de temps ?
Pas la Laura que connaissait jadis Rachael.

La serveuse revient les voir, alertée sans doute par le bruit de la tasse renversée tout à l'heure, armée de quelques serviettes que la milicienne récupère avant de congédier la jeune femme un peu trop sèchement. Dans le petit blanc qui s'est installé entre elles deux face à l'absence de réponse de Laura, Rachael entreprend de nettoyer les dégâts et, sans insister sur la question précédemment posée, reprend la parole d'une voix beaucoup plus posée que le ton qu'elle vient juste d'employer pour tuer dans l’œuf la curiosité naissance de la serveuse. Sa compagne a besoin de porter ses idées loin de ce qu'elle a dans la tête actuellement, de retourner sur quelque chose de plus positif, calmer ses nerfs, elle n'en sait trop rien à vrai dire, elle sait juste qu'il ne vaut mieux pas rester sur quelque chose qui la met dans un tel état.
Alors elle aborde de nouveau le sujet de Roman et donne la réponse à toutes ses interrogations. Elle lui parle aussi de Lizzie et de Collins, bien plus que de Mikkel qu'elle ne connait que de nom et qu'elle n'a jamais rencontré. Elle reste calme, essayant de canaliser la détresse de Laura en conservant une attitude tranquille et son regard clair rivé au sien tandis qu'elle lui raconte l'homme qui a partagé sa vie durant toutes ces années. Curieusement, c'est bien plus aisé de parler de lui que de parler d'elle, mais peut-être est-ce à cause de ce qu'elle a lu dans son regard lorsque le nom est tombé dans la conversation pour la première fois ?
Finalement, elle arrive à court de mots et laisse le silence reprendre brièvement ses aises. Et puis : « Tu sais si tu n'es pas prête c'est pas grave. Laisse-toi du temps, t'en as besoin. » Pour digérer tout ça, sûrement. « Et... si tu as quoi que ce soit à confier... je ne suis pas là pour te juger, Laura, je suis bien mal placée pour me permettre ça. Je veux simplement t'aider. » Elle ne revient pas sur sa crise en des termes plus concis mais place tout de même la proposition, pressentant que ce que son amie lui cache est loin d'être anodin et a des années lumières, pourtant, d'avoir le moindre soupçon. « Je ne t'impose rien bien sûr mais s'il te plaît, n'hésites pas à m'en parler. »


 
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MessageSujet: Re: Old memories   Jeu 15 Sep - 22:24

Épaules tremblantes, doigts crispés, posés sur les genoux. Le corps recroquevillé sur elle-même autant que la table le lui permet, Laura tente de juguler ses larmes. Monstre. Monstre. Monstre. Le mot tourne en boucle dans sa tête. Hurlant à son cerveau malade, qu’elle l’a méritée. Que sa souffrance psychologique, que la perte de sa mémoire n’est qu’une punition pour avoir osé tuer Richard. Richard. Les larmes redoublent tandis qu’elle visualise l’un de ses premiers souvenirs nets. Elle erre, la fièvre, la déshydratation et la chaleur ambiante la font délirer. Quand il apparaît devant elle. Tel le messie, tel un héros. Les cheveux et la barbe longue, broussailleux, et poivre et sel. Si grand qu’il lui cache le soleil. Si bon qu’il lui offre de l’eau et les soins qui lui font tant défaut. Si doux lorsqu’il repousse ses cheveux en arrière. Si fort quand il la porte jusqu’à son camp. Si bienveillant qu’il l’accompagne et la laisse transiter vers ce monstre qui finira par le tuer. Un hoquet désespéré lui échappe quand elle revoit le corps de Richard, couché sur son petit de camp, sans vie. Ce roc, cet homme qui l’a accepté comme elle était, brisée et perdue. Qui l’a peu à peu aider à redevenir humaine malgré sa nature monstrueuse. À cet instant, seule en pleine nuit, debout dans sa tente, un gémissement inhumain avait écorché sa gorge, la poussant à fuir, à mettre fin à sa vie vide de sens.

C’est cette nuit-là que Lazlo lui avait sauvé la vie. Enfin Dita l’avait sauvée la ramenant vers la personne la plus à même de l’orienter vers son ancienne vie. Elle sent Rachael bouger autour d’elle, mais sursaute néanmoins quand la main de son ancienne amie se pose sur son épaule. Elle a un mouvement de recul qui s’arrête instantanément quand la blonde attrape son menton avec fermeté. Le visage baigné de larmes, sa vision rendue floue, Laura ne peut s’empêcher de bénir le ciel d’avoir mis sur sa route des gens comme Lazlo et Rachael qui semble réellement s’inquiéter de son bien être. Mais comment reprendre sa vie après ça ? Comment pourrait-elle mettre un pied dans la vie de cet homme qui semble avoir gardé espoir de retrouver sa compagne après tant d’années ? Comment pourrait-elle oser mettre sa vie en danger avec ce qu’elle est. Puis soudain, Rachael se remet a parler. Elle parle de Roman. Elle évoque Lizzie et instantanément l’odeur florale qu’elle reconnaît parfois en ville lui revient en tête. Elle parle de Collins et Laura visualise un petit garçon brun qui court vers elle, bras tendus et grand sourire édenté. Le sentiment d’amour qui envahit son corps la fait hoqueté de surprise. « Je me souviens de Collins. Il a perdu ses deux incisives presque en même temps quand il avait cinq ans. Et Lizzie… Lizzie porte un parfum qui sent le Lilas. » Ces enfants. Ceux qui sont la raison de la cicatrice au bas de son ventre. Mikkel et le souvenir tiraillent à l’arrière de sa tête. Rien ne semble vouloir venir et elle se sent si mal de ne pas se souvenir de cet enfant… Celui qu’elle a adopté. Si les visages de Lizzie et Collins s’impriment sous ses rétines. Celui de Mikkel reste un mystère.

Laura tend la main et prend entre ses doigts tremblant ceux de son amie, geste simple qui exprime à peine la gratitude de la première envers la seconde. Gratitude pour avoir changé de sujet, pour lui permettre de s’éloigner de ce moment, pour lui raconter sa famille. Et plus son amie parle, plus Laura se calme, les larmes se tarissent et sa respiration redevient stable. Elle essuie son visage et se mouche avec les serviettes qu’a apporter la serveuse. Et écoute son amie finir. Le silence s’installe et Laura savoure quelques instants la quiétude qui la baigne. Puis Rachael parle de nouveau et la quiétude s’envole. Laura braque son regard dans celui de son amie. « Je… » Elle pousse un profond soupir, frotte sa nuque et frotte son visage de ses deux mains avant de reprendre. « Je ne pense pas que tu puisses m’aider. » Elle se mord la lèvre et observe son amie. Ce visage franc et la pure et simple inquiétude qui transpire de ses traits. « Je ne suis plus celle que j’étais avant. » Elle se reprend. « Je… Ne suis plus la même personne. Mais… » Elle avale sa salive et craque. « Mais je ne suis pas non plus la même chose… Il s’est passé des choses… Des choses horribles pour moi… Et… Et pour d’autre… Quand j’étais de l’autre côté… » Elle inspire par le nez, jugule sa nausée et ses larmes. « Je… Je ne sais pas ce que je suis. » Elle fixe le visage de Rachael, persuadée que sa nature monstrueuse et la peur dans ses yeux se lisent sur tout son visage. Et a voix basse, si basse que Rachael ne l’entendra pas peut-être pas, dans un gémissement, elle laisse échapper la vérité. Cruelle, froide et vraie. « J’ai tué quelqu’un. » Elle refuse de relever les yeux, persuadée qu’elle est de voir son amie dégoûtée de ce qu’elle a fait.
Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Old memories   Mer 28 Sep - 22:36



« Old Memories »

Laura & Rachael
featuring

Si Rachael pense un instant avoir réussi à calmer Laura, elle se rend vite compte qu'elle n'aurait jamais dû réaborder le sujet fâcheux afin de préserver cette quiétude durement gagnée grâce à ses paroles. Mais c'est trop tard, les mots ont franchi ses lèvres et elle doit à présent supporter de voir le visage de son amie se décomposer à nouveau. L'hésitation pousse sa voix à buter pour s'exprimer puis, finalement, l'aveu tombe enfin.
J'ai tué quelqu'un.
Alors pendant quelques secondes d'une longueur interminable, un silence de plomb tombe brusquement entre les deux femmes, durant lequel la milicienne attend presque la suite, le reste, ce qui fait de Laura ce fameux monstre. C'est tout ? Après un moment, la question manque de franchir ses lèvres mais elle parvient à la rattraper à la toute dernière seconde, à ravaler ces mots qui, lancé aussi simplement, risqueraient de faire des ravages. Elle se fustige mentalement, se rappelle que sa compagne n'est pas fait du même bois qu'elle et que ce qui semble à Rachael n'être guère plus qu'un regrettable accident peut très bien se transformer en fardeau insupportable pour son amie.

Laura, trop occupé à se noyer dans la honte de sa révélation, ne remarque pas le sourire amer qui fleurit alors les lèvres de son interlocutrice. Dans quel monde vit-on, où deux mentalités aussi différentes peuvent se côtoyer sans heurt ? « Je ne te dirai pas que ce n'est pas grave, parce que relativiser ce genre d'action est la pire chose que tu puisses faire », reprend-elle finalement d'une voix basse mais ferme, cherchant sans le trouver le regard de l'autre femme. « Cependant... nous vivons à une époque beaucoup trop chaotique pour que cela te freine. Tu ne peux plus te juger, ni juger tes actes, de la même manière que tu le faisais avant... avant tout ça. Hausse ton seuil de tolérance ou sinon tu ne pourras plus te supporter. » L'Apocalypse avec sa fournée de misère et de créatures ignorées jusque là, l'avènement d'une nouvelle dictature et des mentalités impitoyables qui n'ont plus peur de s'exprimer au grand jour... elle-même n'est pas en reste au vu de son métier, mais ça elle se garde bien de le lui dire pour l'instant : elle préfère se contenter de donner à Laura cette image d'une femme que son bras en écharpe rend un peu gauche, à des lieux de la milicienne intraitable sous les traits de laquelle elle s'exprime d'ordinaire. « Tu te rends compte où tu as vécu ces dernières années Laura ? D'autres à ta place auraient perdu l'esprit sinon la vie, tué en masse pour survivre et toi tu restes là, tellement humaine dans tes remords alors que tu as toutes les excuses possibles pour te justifier d'un tel geste. »

L'ironie de ses propos, parfaitement involontaire, lui échappe et file frapper sa cible. Mais Laura, plus si humaine que ça, l'est toujours plus d'un point de vue moral que sa compagne du moment et ça, Rachael en a bien conscience malgré tout, malgré ces quelques propos qu'elle a choisi d'ignorer "je ne suis pas la même chose". Est-ce son inconscient qui la force à ignorer tous les indices glissés dans la conversation, ou bien se refuse-t-elle simplement à voir l'évidence qui crève les yeux tant que la jolie blonde ne lui aura pas textuellement fait état de sa transformation ? Car une fois qu'elle sera au fait de cette vérité, la milicienne sera bien en peine de trouver le moindre propos réconfortant. Non pas parce qu'elle cessera de la considérer comme son amie mais plutôt parce qu'elle aura à se confronter à une bien mauvaise farce, celle qui déclame que Laura fait partie des individus à abattre, ceux qu'elle traque et chasse sans la moindre pitié lorsqu'on lui demande de le faire.


 




hrp : je poste à l'arrache désolée d'avance pour les fautes et tut. Si t'as besoin que je modif, rajoute plus de matière ou n'importe quoi hésites pas à mp bisous
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MessageSujet: Re: Old memories   Ven 7 Oct - 20:32


Laura prend de longues inspirations essayant de juguler les larmes qu’elle sent à nouveau poindre au bord de ses paupières. Sa gorge, serrée par l’émotion, est douloureusement sèche et elle sent cette boule de peine, de haine et de colère, qui est constamment logée dans son ventre enfler. Il faut qu’elle se calme. La culpabilité risque de lui faire perdre la tête. Sa nouvelle condition lui impose de se maîtriser. Elle se rappelle douloureusement la seule fois où son ombre a fait des siennes. Elle venait de se réveiller d’un de ses rêves qui lui laissait le cœur et l’âme à vif. Un de ceux où le visage de Roman semblait sur le point de lui apparaître mais s’évanouissant juste avant qu’elle ne puisse le voir. La colère, plus encore que la tristesse, l’avait submergé et son ombre s’était élancée à une vitesse folle, arrachant quasiment la tente dans laquelle elle dormait de ses attaches. La simple idée que cette partie d’elle, qu’elle ne contrôlait absolument pas, pouvait être assez puissante pour faire ce genre de chose l’avait pétrifié sur place. Elle était restée longtemps sur son lit de camp, la couverture emmêlée autour de ses jambes, le regard dans le vide, complètement abasourdi par le monstre qu’elle était devenue. Elle avait pleuré longuement suite à cette découverte, jusqu’à ce que Richard arrive et ne l’entraîne dehors pour continuer à l’entraîner à tirer. C’était arrivé deux ans et huit mois avant qu’elle ne le tue.

La voix Rachael la ramène une fois de plus à la réalité. Elle a l’impression qu’elle passe sa vie à se faire ramener dans le monde réel par des gens qu’elle est censée connaître, mais dont elle ne se souvient pas. Elle laisse ses yeux accrochés ceux de son amie quand celle-ci essaie d’alléger le poids qui semble constamment peser sur ses épaules. Ses épaules qui vont finir par craquer un jour ou l’autre. Elle trouve un réconfort surprenant dans la voix basse de Rachael. Il y a du vrai dans ce que dit son amie. Malgré tout, comment assumer, comment avancer quand on a tué la personne qui vous à sauver la vie ? Comment pourrait-elle se pardonner ce que sa nature l’a forcé à faire ? Elle se mord l’ongle du pouce en fixant un point quelque part au-dessus de l’épaule de Rachael. Elle aimerait tellement pouvoir lui dire ce qu’elle est, ce qu’elle a fait, ce qui l’amène à haïr ce qu’elle est, si fort qu’elle préfère rester loin de ceux qu’elle aime et qui l’attendent apparemment quelque part. Elle a néanmoins suffisamment d’instinct de conservation pour savoir que ceux de son ‘’espèce’’ sont particulièrement mal vus par le gouvernement. Elle sait que pour certains citoyens de la Nouvelle-Orléans, la délation n’est pas quelque chose d’horrible. Sa méfiance l'empêche de laisser sortir ce qu'elle à sur le cœur.

« J’ai conscience que le monde a changé… Même si... Il me manque encore des morceaux de l’histoire. Mais est-ce que c’est parce que je vis dans un monde abominable que je dois considérer les abominations comme normales ? » Elle en est une elle-même après tout. Elle continue néanmoins à écouter la blonde face à elle. Elle tique visiblement quand Rachael fait allusion à son humanité. Elle n’est plus humaine. Si on considère sa vie depuis le début, elle n’a même probablement jamais été humaine aux yeux de certaines personnes. « Je sais bien que certains auraient sans doute réagi de façon plus violente que moi à un passage si prolongé de l’autre côté. Tu sais… J’ai en grande partie tenu grâce aux quelques souvenirs que j’avais de Roman… » Elle sourit vaguement en se souvenant des premiers souvenirs qu’elles avaient récupérés de son mari. Elle commence doucement à raconter à Rachael, ses tous premiers souvenir d’après. Ses premiers souvenirs de l’autre côté. Ceux qui ne sont pas si horrible. Elle est tellement prise par son récit, si content de pouvoir raconter quelque chose dont elle se souvient vraiment, qu’elle ne se rend plus vraiment compte de ce qu’elle raconte. « Puis quand je me suis fait mordre par cet infecté la fièvre m’a fait délirer complètement et c’est là que j’ai vu les yeux de Roman pour la première fois… » Sa voix a baissé sur la fin de la phrase, pleine d’une nostalgie douce-amère de cette époque dont elle ne se souvient plus. Puis elle prend conscience de ce qu’elle vient de dire et s’arrête net, son corps se raidissant. La peur suinte par tous les pores de sa peau. Elle vient volontaire de se vendre à Rachael. Elle fixe celle qu’elle croit être son amie dans l’expectative, les fesses au bord de sa chaise, prête à fuir s’il le faut.

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MessageSujet: Re: Old memories   Jeu 3 Nov - 16:15



« Old Memories »

Laura & Rachael
featuring

Alors que la conversation semble bien partie pour retrouver l'agréable fluidité des propos sans réelle gravité, les mots de trop tombent entre les deux femmes, portés par le flot de leurs paroles. Ça y est, elles y sont : l'aveu franc et net, le point de non-retour que ni l'une ni l'autre ne peuvent décemment ignorer en faisant mine de ne pas l'avoir entendu.

Face à la révélation abrupte, Rachael avale de travers la bouchée de la part de tarde qu'elle a commandé durant leur conversation et manque de s'étouffer avec. Il ne lui faut guère longtemps pour reprendre ses esprits et, quand elle se sent plus d’aplomb, elle repose avec lenteur sa petite cuillère sur le bord de l'assiette à dessert pour finalement relever son regard et fixer sur son interlocutrice deux iris d'un azur glacé. Laura, quant à elle, observe Rachael avec l'attitude soudaine d'un animal traqué pris au piège dans les phares d'une voiture roulant à tombeau ouvert.
La milicienne a la désagréable impression que si elle ose ne serait-ce que cligner des paupières, la femme bondira de sa chaise pour se sauver vers la sortie du café. Blessée un peu par ce revirement subit d'attitude, elle sait malgré tout qu'elle ne peut pas lui en vouloir : si les souvenirs qu'elle a de son amie sont vieux de nombreuses années, il n'en est pas de même pour cette dernière. Quoi de plus normal qu'elle peine à accorder sa confiance à une personne qu'elle vient tout juste de retrouver et dont elle n'avait pas le moindre soupçon de son existence juste avant ? « Laura... », commence-t-elle en avançant une main vers elle sur la table, puis interrompant net son geste en la voyant tressaillir. « C'est bon. Tu n'es pas la première que je croise. » Elle passe soigneusement sous silence que les autres de son "espèce" n'ont généralement pas eu l'opportunité de profiter de leur liberté longtemps après leur rencontre. Ça, ce ne sont vraisemblablement pas des propos que l'autre femme doit entendre si elle veut apaiser un tant soit peu la tension qui a pris place entre elles. « Je ne vais pas te manger, encore moins crier au loup. Relax. » Et elle jette un bref coup d’œil circulaire mais rien n'indique que quiconque, parmi les quelques autres clients de l'établissement, a entendu ce qui vient d'être dit.
Rachael, toutefois, est mitigée face à ce qu'elle vient d'apprendre et qu'elle aurait évidemment préféré ignorée. A moins de lui mentir, elle n'a aucun propos qui lui vienne en tête susceptible de la rassurer et elle ne peut pas non plus se résoudre à contourner la vérité pour éteindre cette étincelle de peur. Elle hésite, cherche les propos adéquats mais rien ne lui vient.
Tant pis.

« Ecoute, je.. » Ses doigts s'enroulent de nouveau autour de la petite cuillère et celle-ci triture machinalement ce qu'il reste du morceau de tarte dans l'assiette en porcelaine qui lui fait face. « Je ne peux pas te dire que tu ne risques rien avec moi. Enfin bien sûr, je ne vais pas te faire du mal pour ce que tu es mais... je suis milicienne, tu le sais ? Tu t'en souviens ? » Elle lâche son couvert avant de massacrer complètement son dessert et entrecroise ses mains afin de les empêcher de faire plus de dégâts. « Alors j'aurais préféré ne pas avoir connaissance de ton état », avoue-t-elle finalement, consciente de faire une bien piètre amie à cet instant exact. « J'ignore si je pourrais te protéger de mes collègues. Dis-moi que personne d'autre n'est au courant, que tu es en sécurité là où tu vis », laisse-t-elle alors tomber dans un souffle, repoussant momentanément le sujet de la famille Ievseï hors de la conversation.
Quoique Laura ne serait pas la première personne pour laquelle elle serait prête à sortir ses griffes au mépris des ordres qu'elle aurait reçu.


 
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