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 Ghost from the Past. || Moïra x Alexander

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MessageSujet: Ghost from the Past. || Moïra x Alexander    Mer 31 Aoû - 19:29


« A ghost from her past, part of a world to which she no longer belonged but had never stopped missing. »



|| MOÏRA x ALEXANDER ||
ghost from the past

Nous sortions d'un café. J'avais passé la fin d'après-midi avec un exposant d'art qui avait déjà acheté plusieurs œuvres à Lucrezia pour embellir sa collection. Au premier abord, j'avais cru que cet homme était un idiot ; au final j'avais découvert qu'il était tout l'inverse de ce que j'avais pu penser. Seulement, il ne parlait pas beaucoup. Nous nous étions déjà croisés plusieurs fois par le passé mais je ne sus plus comment nous avions finir par nous côtoyer de temps en temps. C'était un homme réellement amoureux de l'art mais qui était bien plus préoccupé par faire vivre sa galerie qu'autre chose. Nous nous étions croisés par hasard et je n'avais pas pu lui tourner le dos. Et ceci m'avait amené à cette situation. Je saisis sa main tendue dans ma direction pour la serrer dans la mienne avant de me retourner pour m'en aller sans un mot.

Hey Fingall !

Je me retournais dans sa direction pour l'observer.

Sois sage et passe le bonjour à Mantegna de ma part.

J'échappais un rire.

Entendu.

Je n'étais pas sûr de comprendre de quoi il parlait quand il me demandait d'être sage mais je n'allais pas le contredire. Il me salua une dernière fois de la main et j'en fis de même. Je pense qu'il m'appréciait plus que nécessaire alors qu'il ne savait rien de moi. Ou bien il en savait bien plus qu'il ne voulait bien l'avouer. Mais peu importait, je repris mon chemin, traversant la rue principale pour rejoindre l'une des ruelles d'en face qui serait un raccourci pour rejoindre les locaux de la Menrva. J'empruntais ensuite une ruelle davantage étroite jusqu'à ce qu'un cri me fige sur place. Je me retournais en direction du bruit : une voix féminine qui semblait avoir des ennuis. Le silence qui suivit me fit hésiter. Mais ça recommença et la voix formula un « au secours » clair et net cette fois-ci et j'étais sûr de l'avoir entendu. Sans prendre la peine de réfléchir une seule seconde, je rebroussai hâtivement chemin pour rejoindre une ruelle adjacente à la mienne d'où je supposais que les cris venaient. Je ralentis le pas lorsque je tombais sur une jeune femme seule qui semblait aller parfaitement bien. Pire encore, elle semblait m'attendre. Je me rapprochais plus lentement et la première chose qui me frappa chez elle, au delà du fait qu'elle n'avait pas l'air en danger et que cela ressemblait presque à un guet-apens, ce fut sa chevelure rousse. Je n'avais pas vu des cheveux comme les siens depuis des années, en Ecosse, et cela eut le don de me réchauffer à peine le cœur, comme si cette femme m'était familière alors que son visage m'affirmait que je ne la connaissais pas.

Est-ce que tout va bien Madame ?

J'étais désormais à bonne proximité d'elle alors j'arrêtais ma progression et l'observais, cherchant à comprendre la situation. Peut-être que je m'étais trompé. Ou peut-être que mon esprit me jouait des tours. Peut-être n'avait-elle jamais crié, ou peut-être que je me trompais de personne et de ruelle. J'attendais que la rousse réponde à ma simple question pour le savoir.


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MessageSujet: Re: Ghost from the Past. || Moïra x Alexander    Jeu 1 Sep - 23:03



"I see dead people... And they'll soon be dead again."

Alexander & Moïra




Le French Quartier était toujours apparu à Moïra comme un lieu coincé dans le passé, hors du temps et intouché par tout ce qui avait pu se passer sur cette pauvre Terre... Le manège des fiacres et la perpétuelle bonne humeur qui se lisait ici sur les visages de chacun et qu'on ne voyait plus ailleurs réveillait toujours en la jeune femme une nostalgie douce-amère. La jolie rousse aimait à flâner dans ces ruelles si proches du Bones mais si radicalement différentes, car si le Bones était un violent exutoire, le French Quarter était une douce source de souvenirs... Cependant l'un et l'autre étaient liés, puisque c'était parce que Moïra aimait les endroits comme ça qu'elle avait créer le Bones. Des endroits pleins de joie qui s'opposaient de toute pièce à Darkness Fall et sa désolation. Or pour préserver ce genre de lieu, il fallait détourner toutes les mauvaises choses de ce monde ailleurs. La colère, la haine, la violence, tous regroupés en un seul endroit exorciste pour mieux les contrôler et préserver le monde extérieur de l'horreur qui se cachait au fond de chaque être.

Portée par un sentiment de légèreté et débarrassée pour un moment de son mal de crâne grâce à cette solution qu'ils avaient découverte avec Loukas, Moïra se laissait librement guider par les douces odeurs de café et de pâtisseries chaudes qui saturaient agréablement l'air. Un soleil de feu avait régné en maitre toute la journée et il avait laissé derrière lui pour ce début de soirée une chaleur des plus parfaites dont la jolie rousse se délectait. Pourtant, son moment de repos ne devait pas durer et elle aurait sûrement pu s'en douter, car ces instants là ne duraient jamais bien longtemps.
Ce fut soudainement au détour d'une rue qu'elle le vit et au moment même où Moïra aperçu sa silhouette, son cœur, si tant est qu'il lui en restait un, se serra dans une douleur quasi insoutenable. Il sortait d'un petit café à quelques dizaines de mètres à peine de la Hellraiser, beau, grand, sûr de lui comme il l'avait toujours été. Pourtant c'était impossible, comment pouvait-il... ? Il ne pouvait être en vie à moins d'avoir été un Nightkeeper et Moïra aurait surement su cela... Tout du moins c'était ce dont elle essayait de se persuader tandis qu'un peu plus loin devant elle se tenait la cause de sa chute : son ancien mari. Cependant l'idée avait du mal à se creuser un chemin dans l'esprit de la jolie rousse. Elle n'arrivait simplement pas à y croire, ça ne pouvait pas être lui. Soudain, un autre homme sorti du café derrière lui puis lui serra la main avant qu'il ne fasse volte-face.

‹‹ Hey Fingall !  ››

Le sang de Moïra ne fit qu'un tour. Le doute n'était plus possible, c'était lui. Elle avait porté ce nom de famille bien trop longtemps pour pouvoir l'oublier. Un mal inconnu saisi la jeune femme, prise soudain par une fièvre glacée qui lui embrumait l'esprit. Tous ses membres s'étaient mis à trembler à la vue de cette apparition. Elle cru d'abord que c'était de la peur, cette crainte sourde, brûlante, la même  qu'elle avait ressentie quand son mari avait battu à mort son amant sous ses propres yeux... Mais bien vite elle compris que c'était de colère que tout son corps s'était mit en branle. Une colère qu'elle n'aurait jamais pu ressentir à l'époque où elle n'était rien d'autre qu'une gentille femme obéissante. En ce temps là elle aurait pu l'aimer s'il avait fait un effort, s'il lui avait porté un minimum d'attention au lieu d'avoir une collection de maîtresses et de laisser sa femme seule, soir après soir. Et elle serait malgré tout sûrement sagement restée avec lui tout sa vie, en digne bonne femme qu'elle était si, après avoir appris qu'elle le trompait elle aussi, il n'avait pas tué son amant avant de lui faire porter le chapeau et de l'envoyer moisir en prison. Mais une femme n'était pas l'égale d'un homme, à cette époque là plus encore qu'en tout autre temps. Elle aurait du rester chez elle à faire des points de croix et à s'occuper de leur fille. Le plaisir, le bonheur ne lui étaient pas permi. Moïra aurait du se contenter du privilège que consistait le fait de lui être marié. Pourtant, la jeune femme de l'époque n'avait pas pu, car on ne pouvait pas vivre dans la tristesse... Et apparemment, dans un semblant de bonheur non plus, puisque Moïra était morte d'avoir essayé de l'atteindre. C'était lui, c'était sa faute à lui ! Il avait fait de la jolie rousse une femme malheureuse et l'avait conduite à sa perte tout en la tenant faussement par la main.
Ainsi, en mémoire de la jeune femme désespérée qu'elle avait été avant Darkness Fall, Moïra décida de mettre fin aux jours de son ex-mari pour que plus jamais il ne cause la perte d'une femme.
La jolie rousse se mit à le suivre, attendant de trouver une ruelle assez sombre, un cul de sac de préférence, dans lequel ils ne seraient pas dérangés. Quand soudain elle repaira une rue sans échappatoire, la Hellraiser s'y engouffra tout en se mettant à hurler avec une voix quelque peu plus aiguë que la sienne.

- A l'aide ! S'il vous plait ! Au secours !

Puis elle attendis, calmement. Elle savait qu'il allait venir, il ne pourrait pas résister, il avait toujours trop aimer les femmes pour ne pas céder aux cris d'une demoiselle en détresse. Et effectivement, dans les secondes qui suivirent, la silhouette de l'homme se découpa dans l'ouverture de la ruelle. Moïra ne pouvait que distinguer son visage, comme il pouvait surement à peine distinguer le sien dans la pénombre ambiante et c'était très bien comme ça : il ne devait pas fuir.

‹‹ Est-ce que tout va bien Madame ? ››

L'homme s'était rapproché, il n'était qu'à un pas environs maintenant et le fait d'entendre à nouveau sa voix et de l'avoir si près d'elle provoqua chez Moïra un frisson dérangeant. Il était temps de prendre une revanche.

-  Oh ça va à merveille, tu ne peux pas imaginer...

La Hellraiser traversa le mètre qui la séparaient encore de son ex-mari pour venir le plaquer contre le mur, une main sur la gorge, nécrosant lentement sa peau tandis qu'elle agissait sur ses émotions pour lui inspirer autant de peur que possible, quitte à le figer sur place.

- Alors, on a oublié sa femme ?

Moïra resserra son emprise autour de la gorge du jeune homme. La colère l'aveuglait presque.

- Si tu oses te débattre je nécrose la peau de ton cou jusqu'à ce que je puisse traverser ta gorge et arracher ta carotide de ma propre main.

A le regarder de plus près, il semblait presque à Moïra qu'il avait rajeunit. C'était sûrement l'obscurité qui cachait les traces du temps.

- Tu vas mourir ici et ce soir, ne t'inquiètes pas, mais avant il y a des choses que je veux savoir. Dis moi, tu t'es remarié depuis tout ce temps ?

Les yeux de la jolie rousse étaient comme incendié, la colère animait tous ces gestes et si elle avait réduit son emprise sur les émotions de l'homme afin d'être sûre qu'il soit en état de parler, sa main quant à elle, bien qu'abaisser pour le moment sur son torse, continuait sa lente et dangereuse nécrose.


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MessageSujet: Re: Ghost from the Past. || Moïra x Alexander    Ven 2 Sep - 20:35


« A ghost from her past, part of a world to which she no longer belonged but had never stopped missing. »



|| MOÏRA x ALEXANDER ||
ghost from the past

Les premières paroles de la rouquine m'indiquèrent immédiatement que j'étais tombé dans un piège. Je voulus reculer pour récupérer une distance de sécurité mais ce fut trop tard. Bien vite je fus plaqué contre le mur le plus proche, sa main sur ma gorge, et une douleur insupportable me saisit violemment. Je grimaçais de douleur alors que je cherchais à regarder ce qu'elle était en train de m'infliger, en vain. Ce n'était pas ce petit bout de femme qui avait une poigne aussi puissante, aussi paralysante, il y avait autre chose. Je ressentis une profonde peur qui ne m'était pas caractéristique et ma première impulsion pour répondre à ce sentiment de terreur fut d'attraper son poignet pour tenter de me défaire de sa prise. Ma femme ? Quelle femme ? Je n'eus pas le temps de réfléchir aux dires de mon assaillant. Elle délirait complètement. Etait-elle sous l'emprise d'une drogue quelconque ? Ses pupilles étaient dilatées par l'obscurité de la ruelle et par l'excitation, difficile de savoir si elle était droguée en ce moment précis. Probablement en réponse à mon geste, la rouquine resserra sa prise et quoi, je devais lui casser le bras pour qu'elle me lâche et me libère de cette douleur intolérable ? Et bon sang, pourquoi étais-je terrorisé ? Mes pensées étaient parfaitement embrouillées, parasitées par cette peur au fond de mes entrailles à laquelle je n'avais pas fait face avec une telle intensité depuis bien longtemps. Un nouvel élan face à cette émotion et je l'attrapais par la gorge à mon tour mais arrêtais mon geste à temps lorsqu'elle me menaça de manière très drastique. Ma carotide était très bien à sa place et je préférais la garder, si c'était possible. Je reposais ma main sur son poignet, tentant de modérer sa prise mais inutilement. Ce n'était pas la force qu'elle appliquait sur moi qui était dérangeante, loin de là même, mais c'était bien la souffrance associée. Elle avait parlé de nécrose et je comprenais mieux la douleur que je ressentais actuellement. Je la croyais. J'étais un Nightkeeper, je croyais en beaucoup de choses du genre, même sans preuve. Si j'avais bien compris, mes chairs étaient en train de pourrir sous ses doigts ; est-ce que j'allais mourir comme ça, en putréfaction dans une ruelle sombre ? J'avais toujours dit que ma bonté me perdrait ; et bien... Nous y étions. J'avais couru aveuglément à mon trépas. Qu'il était triste que ma vie se termine ainsi. J'avais encore tellement à faire. Je pensais à ma soeur qui survivrait à ma vendetta et qui danserait probablement sur mon cadavre en apprenant ma mort. La jeune femme me confirma qu'elle allait me tuer et au moins, je ne pouvais plus en douter. La raison restait néanmoins obscure. Je ne me souvenais pas avoir rencontré cette femme auparavant et à son comportement, je pouvais imaginer qu'elle me connaissait. Bientôt, elle me parla à nouveau de mariage et je n'y comprenais plus rien, laissant afficher mon incompréhension sur les traits de mon visage. Ma peur s'amoindrit et je pus remettre de l'ordre dans mes pensées mais aussi récupérer mon calme pour ne plus agir aussi impulsivement. Je laissais ma main glisser sur sa peau pour finalement relâcher son poignet. Elle faisait clairement erreur sur mon identité. Il ne me semblait pas avoir des traits communs par ici pourtant. Je devais essayer de la raisonner, c'était ma seule chance de ne pas finir couleur charbon raide mort. Elle me maintenait calmement contre le mur, une main plaquée sur mon torse ; suffisant pour m'infliger une douleur qui m'empêchait de jouer au plus malin sans prendre le risque d’aggraver mon cas. Malheureusement, j'étais bien conscient que si la parlote ne suffisait pas, je serais obligé d'adopter le plan B. Mon visage affichait toujours une grimace de souffrance alors que je reprenais mon souffle pour lui expliquer la réelle situation.

J... Je n'...ai jamais... été marié...

Je laissais un sourire s'afficher sur mes lèvres malgré la douleur ahurissante de mes chairs en putréfaction. Est-ce que j'allais pouvoir m'en remettre ou est-ce que mes cellules étaient définitivement mortes ?

Si... j'avais été marié, je m-m'en souviendrais... Je repris mon souffle pour ajouter. C-croyez-moi...

Que dire d'autre ? Est-ce que je la connaissais, est-ce que je l'avais oubliée ? Ce qui était sûr, c'est que je n'avais jamais été marié et cela me laissait une porte de sortie pour lui prouver que je n'étais pas l'homme qu'elle recherchait, ceci en considérant qu'elle n'était pas folle à lier bien évidemment... La sincérité dans ses yeux m'indiquait pourtant qu'elle tenait toute cette situation à cœur. Ca ne pouvait pas être le hasard. Elle m'avait suivi, traqué, coincé dans cette ruelle. Je n'étais pas une cible au hasard, si ? Son pouvoir était parfaitement incroyable. On ne pouvait pas dire que je ne l'avais pas vu en action de près.

S'il vous plaît... murmurais-je d'une traite du mieux que je le pus. V-vous vous tr...trompez de personne... ajoutais-je avec plus de difficulté.

Si elle ne cédait pas et ne relâchais pas sa prise, je devrais contre-attaquer, je n'aurais pas le choix, je ne pouvais pas la laisser m'emmener lentement à mon trépas sans me défendre ; et si, face à cette décision, elle souhaitait m'achever brutalement, nous en arriverions au même résultat de toute façon. Donc mieux valait que je tente une attaque quoi qu'il en était, même si les chances étaient moindres, c'était tout de même une opportunité de sauver ma vie, et j'allais la saisir.


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MessageSujet: Re: Ghost from the Past. || Moïra x Alexander    Mar 6 Sep - 10:10



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Alexander & Moïra




A le voir à présent de plus près, il semblait à Moïra voir chez l'homme certains traits quelque peu différents de ceux dont elle croyait se souvenir... Mais après tout ça faisait plus de 50 ans maintenant et entre temps la jolie rousse avait vécu l'Enfer. Littéralement. Cela pouvait altérer les souvenirs... Ou peut-être aussi avait-il eu recours à la chirurgie, c'était un homme riche qui courrait après la jeunesse éternelle autant qu'après les femmes et le monde avait beau avoir radicalement changé, les riches avaient toujours ce qu'ils voulaient... Et à vrai dire, l'argent n'était pas la seule chose que l'ex-mari de Moïra possédait à l'époque déjà : son charme était ravageur, ses manies de gentleman étaient sans faille et son humour avait achevé d'en faire succomber plus d'une. Et comme pour combler le tout, si les baises mains et les plaisanteries n'avaient pas suffis, il avait également un regard océan dans lequel beaucoup auraient pu se perdre pendant des heures... Au moins.
Moïra pouvait constater qu'il n'avait rien perdu de son charme en tout cas et ses yeux étaient toujours aussi dangereusement attractifs...

Un instant, la jeune femme avait cru qu'il allait l'étrangler à son tour, mais fort heureusement pour lui, il avait juste reposé sagement sa main levée sur celle de Moïra, comme si ça pouvait empêcher ou contenir la nécrose...
La Hellraiser quant à elle, changeait régulièrement sa main de place pour éviter que la nécrose ne lui pourrisse trop rapidement toute sa chaire car avec la colère qu'elle cultivait, il était bien difficile pour elle de contrôler totalement la force de son pouvoir.

‹‹ J... Je n'...ai jamais... été marié... Si... j'avais été marié, je m-m'en souviendrais... C-croyez-moi... ››

Comme dit, elle aurait pu l'aimer, elle l'avait peut-être même fait au début, mais elle avait fini par découvrir sa vraie nature, elle savait maintenant quel genre de monstre se cachait derrière ce visage d'ange et la jolie rousse n'avait même plus besoin de se remémorer les images du meurtre qu'il avait commis sous ses yeux pour raviver la haine qu'elle lui vouait. C'était un menteur, un vil serpent qui crachait un venin de mensonges aussi facilement qu'on respirait. Pourtant cela, Moïra aurait du le sentir de par sa nature de Hellraiser... Etait-il possible qu'il mente si bien qu'elle ne puisse pas le déceler ? Ou sa colère couvrait-elle sa perception des choses ? Non, c'était impossible. Elle aurait du le savoir, elle aurait du le sentir. Ou alors il avait perdu la mémoire. La jeune femme n'y voyait pas d'autre explication. Quoi qu'il en soit, c'était lui, lui qui avait fait toutes ces horreurs et s'il l'avait oublié, elle l'aiderait à s'en souvenir ! Moïra se sentait pleine de bonté à présent et elle ne pouvait donc pas le tuer sans lui expliquer la raison de la mort horrible qui l'attendait.

‹‹ S'il vous plaît... V-vous vous tr...trompez de personne... ››

- Tu veux me faire croire que l'homme que j'ai épousé avait comme par hasard le même nom et exactement le même visage que toi ? Drôle de coïncidence tout de même, non ?

Sa voix, son attitude, tout donnait à Moïra des envies de violences pires encore à chaque instant et elle du bientôt enlever sa main de la peau de l'autre pour la plaquer sur ses vêtements pour éviter de le tuer sur le coup. La nécrose aurait ainsi un peu le temps de se résorber et elle pourrait donc recommencer à tout moment sans risquer de lui ôter la vie... Pour le moment tout du moins.

- Cesse de mentir et réponds aux questions le temps que tu gagnes ne sera pas des plus agréables, je suis certaine que tu vas préférer que j'abrège tes souffrances...

Pourtant, Moïra savait pertinemment que la torture était radicalement quitte ou double. Soit pour faire cesser la souffrance on avouait en disant la vérité ou alors, pour la même raison, on disait au bourreau ce qu'il voulait entendre sans pour autant que ce soit vrai. Elle devait essayer autre chose.

- Comment Diable as-tu pu t'en sortir pendant toutes ces années ? Les rats comme toi sont des parasites dont la société a du mal à se débarrasser n'est-ce pas ?

Soudain, la main toujours posée bien à plat sur son torse au dessus de ses couches de tissus, Moïra se pencha en avant pour poser ses lèvres sur les siennes. Le baiser était glacial, dénué de toute émotion positive, mais il n'en restait pas moins un baiser. Elle fini par se détacher.

- Tu vas aussi me faire croire que tu ne te souviens pas de ça ?

La jolie rousse connaissait le genre de femmes faussement indépendantes qu'aimait son mari. Distantes, froides, aussi bien que brûlantes comme la braise quand il le fallait... Quelque part, elle s'était rapprochée sans le vouloir de son idéal. Il devait donc normalement y avoir quelque chose, une étincelle, rien qu'une trace du séducteur qu'il était et dont on ne pouvait se défaire...
Un instant, la Hellraiser scruta les yeux de l'homme. Pour l'embrasser elle avait cessé totalement son influence émotionnelle. Pourtant, il semblait toujours y avoir quelque chose qui l'empêchait de le retrouver, de le reconnaître totalement. Le doute s'insinua, portant la colère de Moïra à un tout autre niveau. Elle faillit mentionner leur enfant mais se retint de justesse.

- Je t'offre une dernière chance de soulager ta conscience. Qui sait, ça pourrait raccourcir ton séjour en Enfer !

Un sourire carnassier. Moïra ne plaisantait pas, elle ne devait pas se laisser avoir par ce beau menteur, elle l'avait déjà trop fait et on savait où ça l'avait menée... Cinquante ans passés en prisons, cinquante années à moisir dans un pays saturé par la mort la souffrance. C'était plus que ce qu'elle avait vécu sur terre, alors forcément, ça laissait des séquelles...
Pourtant, ici comme là-bas elle avait appris à connaître la nature humaine et elle savait tout ce dont un Humain était capable pour rester en vie. Alors quand bien même elle avait cessé son action émotionnelle ainsi que son pouvoir de putréfaction, elle restait à chaque instant vigilante et gardait sa main à quelques centimètres de sa peau nue pour pouvoir réagir à tout instant tout en gardant sur lui un regard plein de menaces et de mépris qu'il méritait amplement.


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MessageSujet: Re: Ghost from the Past. || Moïra x Alexander    Jeu 8 Sep - 17:40


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|| MOÏRA x ALEXANDER ||
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Le même nom, le même visage, qui l'avait épousé elle ? Là nous avions un problème. Je n'avais jamais épousé cette femme et il ne me semblait pas avoir vécu une autre vie avant celle-ci, celle que j'allais perdre si je ne trouvais pas un moyen de raisonner cette femme. Sa haine pour moi était palpable et je ne savais même pas pourquoi. J'allais payer de ma vie la souffrance que lui avait fait endurer l'homme avec lequel elle me confondait et il en était tout simplement hors de question. Ou alors elle était tout bonnement complètement tarée, mais comment pouvait-elle croire autant à chacun de ses mots ? Après tout, un fou ne se rend jamais compte qu'il est fou, pour lui sa folie est sa réalité et il y croit dur comme fer ; il était difficile de savoir si elle était en plein délire ou si j'avais vraiment un sosie en Amérique voire à la Nouvelle-Orléans. Cette idée ne m'enchantait guère, je devais bien l'avouer. Je restais silencieux. Je n'avais aucun argument pour contrer la coïncidence qu'elle exposait. Sa main quitta ma peau pour se poser sur ma chemise et la douleur diminua brusquement mais fut toujours présente, bien plus tolérable désormais. Je récupérais doucement mon souffle. Un répit, probablement de courte durée. Elle ne voulait pas en finir trop tôt et trop rapidement n'est-ce pas ? Elle comptait me torturer pour toutes les horreurs qu'elle avait vécues et dont je n'étais pas responsable sans pouvoir le lui faire comprendre. Je la fixais, tentant de ne laisser aucune émotion transparaître de peur qu'elle interprète à sa façon les expressions de mon visage et de précipiter mon trépas. Est-ce que je devrais saisir ma chance pour la mettre au sol ou l'assommer ? La rouquine voulait discuter et c'était déjà ça. Peut-être qu'à force de parler, elle se rendrait compte qu'elle se trompait de personne et que nous pourrions nous expliquer sans blesser l'autre... Si seulement je comprenais ses questions. Je laissais l'incompréhension s'afficher sur mon visage bien malgré moi. Pourquoi est-ce que je ne m'en serais pas sorti ? Et qu'est-ce que j'avais bien pu faire pour mériter autant de mépris ? Oh mais j'oubliais... Ce n'était pas de moi dont elle parlait, allait-elle finir par le comprendre ça ? Je restais encore une fois silencieux. Je n'avais absolument rien à répondre. Lui dire que je ne savais pas de quoi elle parlait aurait pu l'énerver davantage et inutilement. Ce que je n'avais pas prévu fut son mouvement suivant ; après m'avoir craché sa haine en plein visage, elle me vola un baiser. A ce moment précis, toute la peur disparut et je me sentis libéré d'un poids qui n'était pas le mien. J'étais à nouveau moi-même, en parfait contrôle de mon corps et de mon esprit malgré le fond douloureux toujours présent. Je ne bronchais alors pas, supportant un geste qui devait être plein de bons sentiments dans la représentation que je m'en faisais mais qu'elle me fit ressentir comme tout l'inverse. Me souvenir de ça ? Et bien si les baisers qu'elle dispensait à son mari étaient toujours aussi froids, il était normal qu'ils soient en mauvais terme aujourd'hui ; je devenais désagréable et jugeant, ce n'était pas bon. Ce n'était pas dans mes habitudes, et cela n'était pas mes affaires. Non, ça ne me concernait pas, si seulement elle avait pu le comprendre par elle-même. Elle me fixait droit dans les yeux, comme si elle tentait de lire la vérité, mais j'avais été parfaitement honnête. Elle ne trouverait rien de plus ou de moins. Je la fixais avec une parfaite symétrie si cela pouvait l'aider à réaliser que je n'étais pas son mari. Je soupirai de rire, brusquement. Maintenant que toute la peur avait miraculeusement disparue sans que je ne comprenne réellement pourquoi et comment, et pour quelles raisons j'avais pu la ressentir en premier lieu, je lui souris.

On ne m'a jamais embrassé avec autant de haine. C'est peut-être pour ça que vous avez perdu l'affection de votre mari ; si bien sûr c'est ça qui vous met dans tous vos états.

Je la provoquais un peu, je le réalisais bien, mais c'était comme un peu trop tentant... Je me détendis mais j'étais prêt à me défendre cette fois-ci si elle osait bouger sa main de mon torse une nouvelle fois. Une dernière chance de soulager ma conscience ? Je hochais négativement la tête, brièvement, mon sourire toujours aussi présent.

Ma conscience vous concernant est parfaitement tranquille. Quand vous réaliserez votre méprise néanmoins, je ne pourrais pas en dire autant de la vôtre.

Mais toute cette situation m'intriguait, j'étais curieux, car si mon sosie se baladait librement dans le petit espace qu'était la Nouvelle-Orléans et qu'en plus il commettait des horreurs en mon nom, tout ceci pourrait très rapidement se retourner contre moi. Je pourrais vivre nettement pire qu'une telle confrontation dans une ruelle sombre avec une femme comme cette rouquine, à tout moment et sans préavis. Et si instaurer un semblant de dialogue entre nous deux pouvait non seulement m'aider à lui faire comprendre que c'était un malentendu, mais aussi en apprendre plus sur cet homme, cela m'intéressait. Elle semblait bien le connaître, puisqu'elle l'avait épousé... Du moins, je l'espérais pour elle.

Ce qui m'inquiète néanmoins, c'est que vous insinuiez qu'un homme porte le même nom et le même visage que moi.

Tout d'abord, comment connaissait-elle mon nom ? Avait-elle mené sa petite enquête ? Ou bien alors avait-elle entendu le collectionneur d'art le crier dans la rue ? Je n'aurais jamais pu croire en arriver là quand il l'avait prononcé aussi fort.

Peut-être qu'à la place de nous entre-tuer ; car croyez-moi si vous essayez de me tuer je me défendrai ; nous pourrions peut-être plutôt enquêter ensemble.

Une proposition, ou plutôt une porte de sortie à cette situation violente et équivoque. Nous y gagnions tous les deux, non ? Je pouvais espérer dans sa folie et sa haine qu'il y avait encore une part de bonté et de raison bien cachée, mais fallait-il encore qu'elle me croit pour ça, et c'était visiblement mal engagé. La douleur n'était plus qu'une désagréable sensation et je me sentais de mieux en mieux. J'étais curieux de savoir dans quel état ma peau se trouvait actuellement mais je ne quittais pas la rouquine des yeux. Quelque chose me disait qu'il ne valait mieux pas.


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MessageSujet: Re: Ghost from the Past. || Moïra x Alexander    Lun 12 Sep - 15:14



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Alexander & Moïra




Le doute. Comment pouvait-il toujours subsister après tant d'années ? Peut-être parce que pendant tout ce temps Moïra avait vu des milliers de choses plus curieuses les unes que les autres... Mais ça, qu'elle se trompe sur quelque chose qu'elle avait clairement sous les yeux et dont elle s'était sentie si sûre... Les émotions se mélangeaient bien que la jolie rousse n'en laissait absolument rien paraître. Il n'avait pas le droit d'avoir encore une influence sur elle, c'était peut-être ce qui l'énervait le plus sans qu'elle ne puisse réellement se l'avouer. La Hellraiser tentait de s'illusionner mais elle ne le pouvait pas, c'était contre sa nature. Deux situations s'opposaient dans la tête de la jeune femme : soit elle se trompait, parce qu'après tout elle n'avait senti aucun mensonge et qu'il y avait quelque chose qui l'arrêtait, quelque chose qui clochait, soit elle avait raison et il la menait une fois encore en bateau, comme il avait toujours su le faire. Et ce risque là, ce risque qu'il puisse être toujours le même, elle n'arrivait pas à le supporter.

‹‹ On ne m'a jamais embrassé avec autant de haine. C'est peut-être pour ça que vous avez perdu l'affection de votre mari ; si bien sûr c'est ça qui vous met dans tous vos états. ››

Le poing libre de la jeune femme vint s'écraser à quelques centimètres du visage de l'homme. Plus dans un mouvement libérateur que comme une menace... Quoi que...

‹‹ Ma conscience vous concernant est parfaitement tranquille. Quand vous réaliserez votre méprise néanmoins, je ne pourrais pas en dire autant de la vôtre. ››

Il ne mentait pas. Elle avait beau se concentrer, elle sentait bien qu'il n'y avait aucun mensonge. Sa pression physique sur lui avait diminué. Et pourtant, quelle effronterie de la part du jeune homme ! Mais la jolie rousse ne pouvait pas s'énerver d'avantage, savoir était plus important. Peut-être aussi qu'il ne se reprochait simplement rien ou que le détecteur de Moïra était en panne...

‹‹ Ce qui m'inquiète néanmoins, c'est que vous insinuiez qu'un homme porte le même nom et le même visage que moi. ››

Si tout fonctionnait, alors une fois encore il disait la vérité. Son mari n'avait pas de grain de beauté à la joue. Et son menton était plus carré encore... Moïra fit un pas en arrière alors que son cœur hésitait entre l'effroi et la colère. Elle devait savoir. Elle devait être sûre.

‹‹ Peut-être qu'à la place de nous entre-tuer ; car croyez-moi si vous essayez de me tuer je me défendrai ; nous pourrions peut-être plutôt enquêter ensemble. ››

- Enquêter ensemble...

Les mots paraissaient résonner dans la tête de Moïra, encore et encore. Elle était comme sous le choc. Sa main venait de glisser le long du torse de l'homme pour aller se replanter le long de son propre corps.
Pourtant dans sa tête, elle était encore chargée comme un révolver, prête à faire feu au moindre mouvement brusque.

- Vous voulez enquêter avec la femme qui vient de vous menacer de mort sur quelqu'un qui vous ressemble et qui a le même nom que vous mais qui n'est pas vous...

Tout ça était trop dur à digérer, trop compliqué, trop tordu, trop impossible. La méfiance n'avait pas quitté Moïra, avant de pouvoir continuer, elle devait savoir.
Le vouvoiement était revenu comme une habitude avant d'être de nouveau chassé très loin.

- Dis moi que tu as les cheveux roses.

Les yeux plantés dans les siens elle était sûre d'elle, elle devait entendre un mensonge sortir de sa bouche. Un vrai mensonge. Pour remettre la tare à zéro.

- Dis moi que tu as les cheveux roses, je veux l'entendre.

La jeune femme multipliait les efforts pour ne pas le lâcher des yeux, pour rester concentrer et réceptive aux perceptions des mensonges. De l'extérieur elle pouvait avoir l'air d'une folle, elle s'en rendait bien compte mais ça lui était totalement égal, cette situation toute entière était beaucoup trop folle de toute manière... Et si sa prochaine phrase ne lui convenait pas, elle risquait bien de libérer cette folie.

- Et ensuite, dis moi que tu n'as jamais été mon mari.

Ce n'était pas grand chose, juste des mots qu'elle avait besoin d'entendre. Juste des mots qui, une fois de plus dans l'Histoire, pourraient tout changer...

- Dis moi juste ça et je te laisse partir. S'il te plait.

Partir pour de vrai ou partir en Enfer, ça ça ne dépendait que de lui...


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Dernière édition par Moïra J. Everett le Sam 15 Oct - 21:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ghost from the Past. || Moïra x Alexander    Ven 7 Oct - 16:35


« A ghost from her past, part of a world to which she no longer belonged but had never stopped missing. »



|| MOÏRA x ALEXANDER ||
ghost from the past

Je savais que je l'avais touchée au moment même où son poing s'écrasa à quelques centimètres de mon visage, sur le mur contre lequel mon dos était coincé. J'avais vu juste et son geste me le prouvait bien plus que n'importe quel mot qui aurait pu s'échapper de sa bouche à cet instant. Je n'avais pas bronché, je ne l'avais pas non plus quittée des yeux. Allait-elle finir par me croire ? J'avais continué à la diriger lentement vers la raison et j'espérais que cela finirait par fonctionner. Elle m'avait laissé parler sans me quitter des yeux, cherchant probablement un signe de mensonge dans ces derniers. Finalement, ce fut un pas en arrière que j'obtenus de sa part. Une première victoire. Cela voulait dire que le doute s'était immiscé en elle, et avec ça une opportunité de lui faire réaliser son erreur. Enquêter ensemble... Elle répéta mes propres mots tel un robot alors que sa main quittait mon torse, me libérant alors ainsi de son emprise. Je me redressais immédiatement, laissant mon dos quitter le mur et mon pied avancer d'un pas. Je ne cherchais pas à reprendre le dessus en faisant ça ; juste à quitter cette position de faiblesse dans laquelle elle m'avait mis. A ses mots, un nouveau sourire se dessina sur mon visage, plus sincère, davantage bienveillant. Il était sûr que dit comme ça, cela paraissait étrange, mais c'était bien résumé.

Pourquoi pas, vous semblez en savoir plus que moi sur le sujet, confirmais-je en hochant positivement la tête.

Même si c'était étrange, ce n'était pas incohérent. Je lâchais son regard un bref instant pour jeter un coup d'oeil à l'état de ma peau. Une marque noire y régnait mais il était aisé de remarquer qu'elle disparaissait à mesure des secondes qui s'écoulaient. Rien de définitif visiblement, Dieu merci. La douleur, elle, s'évanouissait également progressivement. Lorsque la jolie rousse reprit la parole, je relevais les yeux sur elle avec surprise.

Quoi ?

Elle répétait la même requête. Dire que j'ai les cheveux roses. Celle-là, on ne me l'avait encore jamais faite. C'était tout bonnement absurde alors je restais silencieux, affichant l'incompréhension sur mes traits. Pourquoi Diable voulait-elle que je lui dise quelque chose d'aussi ridicule ? Elle me fixait avec une telle intensité qu'il était évident qu'elle recherchait quelque chose. A observer mon visage lorsque je mentais ou disais une absurdité ? A lire dans mes yeux ? Quoi ? A sa seconde requête, je me dis alors qu'elle voulait peut-être simplement comparer un mensonge à une vérité sortant de ma bouche. Cela paraissait toujours moins dingue et moins dangereux que les premières minutes de notre rencontre. Son s'il te plait me surprit et je me dis que je lui devais peut-être ça. Contrairement à elle, je pouvais bien voir qu'elle ne mentait pas et qu'elle avait sincèrement besoin de m'entendre dire ces deux phrases. Je tentais de rester le plus neutre possible pour ne brouiller aucune piste et lui faciliter la tâche, en espérant ne pas m'enterrer moi-même sans le savoir. Sans détourner les yeux et en soutenant son regard, j'acceptais de me prêter au jeu :

J'ai les cheveux roses.

Je fis volontairement une pause, me retenant d'afficher le ridicule sur mon visage, avant d'enchaîner :

Et je n'ai jamais été votre mari.

Bien que cela ne m'aurait probablement pas déplu, mais cette remarque, je la garderai pour moi. Je ne préférais pas attiser une nouvelle fois sa colère. Au moins, je pouvais deviner que j'étais son genre d'hommes physiquement si elle avait épousé mon parfait sosie. Peut-être que l'appel aux racines était plus fort que tout. A vrai dire, je ne savais même pas si elle avait des origines écossaises mais voir une telle chevelure de feu sur ce continent dans lequel je me sentais très peu à ma place me soulageait en quelque sorte. Je préférais alors m'illusionner sur ses origines plutôt que d'oser poser la question. Si elle était prête à me laisser partir après cette petite altercation, la vérité était que je n'étais pas prêt à le faire de mon côté. Elle avait attisé ma curiosité et elle seule pouvait la satisfaire désormais, jusqu'à ce que je mette la main sur son véritable mari, ou ex-mari, peu importait. De manière tout à fait bienveillante et naturelle, je tendis la main dans sa direction, en espérant qu'elle la prenne.

Alexander Cailean Fingall, enchanté, même si vous semblez déjà connaître mon nom. Et vous êtes ?

Je pouvais toujours essayer de lancer l'échange ; peut-être allait-elle fuir ou bien saisir l'opportunité de rattraper sa précédente erreur. Je ne savais pas. Quoi qu'il en était, je la pardonnais. Je lui pardonnais absolument tout. Il était inutile d'entretenir cette amertume plus longtemps, enfin... surtout la sienne.

Je pense que nous avons beaucoup de choses à nous dire et que j'ai besoin de votre aide. Vous accepteriez de m'en dire plus sur votre mari... ou ex-mari... ?

Un second pas dans sa direction, autant au sens figuré qu'au sens propre du terme. Je ne pouvais pas la forcer à m'aider à en savoir plus sur mon double machiavélique qui traînait en ville - ou avait traîné ? - mais ça valait le coup de tenter ma chance. On ne savait jamais vraiment tant qu'on ne posait pas la question après tout.


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MessageSujet: Re: Ghost from the Past. || Moïra x Alexander    Mar 18 Oct - 21:44



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Alexander & Moïra




Le temps que la jolie rousse fasse quelques pas en arrière, l'homme avait déjà avancé dans sa direction, réduisant la distance à peine créée. Maintenant qu'elle avait cessé sont influence et qu'il avait reprit son assurance, Moïra se rendit compte que même avec ses talons, il la dépassait toujours de plus d'une tête. Ce n'était pas ça qui allait empêcher la jolie rousse de fixer son vis à vis avec la férocité qui lui était si caractéristique.

‹‹ Pourquoi pas, vous semblez en savoir plus que moi sur le sujet ››

La jeune femme hocha la tête mais elle n'avait pas encore totalement confiance. Le doute qui était né subsistait et s'accrochait comme une algue à son récif, omniprésent, éternel, n'attendant que d'être arraché pour voguer au loin. Moïra le regardait toujours comme s'il pouvait être son ex-mari et son impatience de connaître la vérité devenait toujours plus dévorante. Elle devait savoir et rapidement, avant que son besoin de sécurité ne prenne à nouveau le dessus sur sa raison.
L'homme paru hésiter un instant – un long instant - devant les requêtes curieuses de la jeune femme mais bien heureusement, il fini par céder.

‹‹ J'ai les cheveux roses. ››

La Hellraiser retenait imperceptiblement sa respiration. Le mensonge lui avait sauté au visage avec autant de clarté qu'à son habitude, limpide, évident, impossible à ignorer. Donc dans ce cas...

‹‹ Et je n'ai jamais été votre mari. ››

...Il disait la vérité. Un soupire s'échappa d'entre les lèvres de la jolie rousse. L'espace d'une seconde la déception avait faillit envahir la jeune femme mais rapidement, le soulagement avait largement prit le dessus. Ce n'était pas lui. Ca n'avait jamais été lui et pourtant elle avait été à deux doigts de lui ôter la vie. Mais il lui ressemblait tant... Jamais ses propres yeux ne l'avaient autant trahis.

‹‹ Alexander Cailean Fingall, enchanté, même si vous semblez déjà connaître mon nom. Et vous êtes ? ››

Moïra s'était rapprochée à nouveau l'espace d'un instant, fascinée par la ressemblance. Ce n'était pas qu'elle ignorait la main qu'il lui tendait, c'était juste qu'elle ne pouvait s'en empêcher, ce contact là n'était pas suffisant. Ainsi ses doigts se posèrent sur le visage du jeune homme. Il lui était semblable en tant que points qu'elle ne pouvait s'empêcher de ressentir l'envie de lui arracher la gorge en même temps que celle de l'embrasser à nouveau. Mais ce dernier point était bien trop lointain dans ses souvenirs pour qu'elle pose encore ses lèvres sur les siennes et quant à tuer par procuration, c'était loin d'être du genre de Moïra, alors elle se contenta de se reculer à nouveau.

- Pardon, la ressemblance est vraiment troublante...

Alexander... La jeune femme allait devoir s'y faire. La douceur apparente de son vis-à-vis l'y aiderait peut-être. De son ancien mari il ne semblait réellement n'avoir que le physique et c'était certainement mieux ainsi.

- Moïra Jane Everett.

Elle sourit doucement, comme pour signifier qu'elle n'était plus une menace. Plus pour le moment.

‹‹ Je pense que nous avons beaucoup de choses à nous dire et que j'ai besoin de votre aide. Vous accepteriez de m'en dire plus sur votre mari... ou ex-mari... ? ››

A vrai dire, la jeune femme était elle aussi intriguée par cette rencontre qui avait soulevée plus de questions qu'elle n'avait procuré de réponses. Ses yeux se perdirent un instant dans le vide tandis qu'elle réfléchissait à l'impact que pouvait avoir le fait de se replonger dans son passé plus profondément encore, puis son regard remonta jusqu'à celui du jeune homme.

- Je vous doit bien ça... Mais il va me falloir un verre. Venez.

La jolie rousse tourna les talons et se mit en route. Elle ne devait pas cogiter. Elle devait cesser de réfléchir, elle aurait certainement toute la nuit pour ça.
C'était donc le visage lisse de toute expression que Moïra avançait dans la nuit de la Nouvelle-Orléans, tournant à gauche à deux reprise avant d'arriver sous l'enseigne bleue électrique du Saphir. Les ruelles autour d'eux étaient étrangement calmes et l'entrée du bar ne faisait pas figure d'exception. L'intérieur en revanche ressemblait à une ruche en pleine effusion. Idéal pour parler et ne pas se faire entendre. Après un rapide regard circulaire, la Hellraiser les conduisit dans un recoin de la salle, à une table pour deux, reculée dans la cavité du mur comme si on en avait retiré une pierre précieuse. Une serveuse ne tarda pas à arriver. Moïra commanda un verre de rhum qui aurait au moins l'avantage d'être rapidement efficace. Elle savait que malgré tout ici ils servaient encore ce genre de boissons aussi discrètement que possible et à une clientèle qui savait faire part de la même discrétion. Puis lorsque la jeune serveuse repartie, la jolie rousse s'autorisa enfin à nouveau à regarder celui qui ressemblait tant à son mari.

- Quel âge avez-vous, Alexander ?

Le prénom avait été prononcé, comme pour mieux intégrer l'idée qu'il n'était pas lui. Et Moïra espérait bien que la suite l'y aiderait plus encore car si son passé avait fait de la Hellraiser la femme qu'elle était aujourd'hui, il n'était pas des plus doux...


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MessageSujet: Re: Ghost from the Past. || Moïra x Alexander    Ven 28 Oct - 21:03


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|| MOÏRA x ALEXANDER ||
ghost from the past

La jeune rousse avait réduit la distance entre nous une nouvelle fois et alors que je m'étais présenté, je pouvais constater sa confusion. Alors ça y est, elle me croyait ?  Enfin ? Il avait suffit que je lui dise que j'avais les cheveux roses pour la convaincre ? Aussi absurde que cela paraissait être, je n'allais pas chercher plus loin. J'obtenais ma survie et c'était tout ce qui importait sur l'instant. J'accueillais les doigts de la jeune femme sur mon visage sans broncher, la laissant digérer son erreur monumentale. Elle me croyait certes, mais cela paraissait toujours difficile pour elle. Si j'étais réellement le sosie de son mari alors je pouvais comprendre sa confusion, elle était légitime. Je la laissais terminer son inspection du bout des doigts, restant impassible jusqu'à ce qu'elle recule finalement à nouveau. Elle s'excusait, mais pas pour avoir essayé de me tuer. Je crois qu'elle était déjà pardonnée de toute façon. Moïra Jane Everett, j'allais bien entendu enregistrer ce nom dans mon esprit. Je lui avais proposé de poursuivre notre échange. J'avais besoin de savoir, et surtout d'être prêt si jamais je devais subir le feu et la colère de d'autres abusés comme Moïra. Cette dernière sembla hésiter avant d'accepter de parler. Derrière un verre. Le vouvoiement était à nouveau de la partie, signe qu'elle me considérait comme un étranger désormais ; bon signe donc car c'était exactement ce que j'étais pour cette femme. Je l'observais un bref instant repartir alors que mes yeux la détaillèrent de haut en bas avant que mes pieds ne la suivent. Je ne pourrais jamais être sûr que ce ne soit pas un autre de ses pièges, mais j'espérais que cette idée me quitte rapidement. Le calme des rues était en parfait accord avec notre silence. J'avais réfugié mes mains dans mes poches et je laissais la jolie rousse me guider dans la Nouvelle-Orléans. Lorsqu'elle s'arrêta devant le Saphir, je sus que nous étions arrivés à destination. Je la laissais une nouvelle fois me précéder et la suivais de près à l'intérieur. A l'instant même où nous franchissions l'entrée du Saphir, l'ambiance changea immédiatement. Beaucoup de bruit et beaucoup de monde. Ce n'était pas le genre d'endroit que j'affectionnais particulièrement mais je n'allais pas faire mon difficile. De plus il fallait toujours crier pour se faire entendre et je détestais hausser la voix. Un peu gênant pour parler de choses importantes. Moïra nous conduit dans un petit recoin discret et isolé et j'eus la sensation qu'elle avait lu dans mes pensées. Au moins nous aurions un petit peu d'espace, même exigu. C'était toujours ça. Je m'installais et la serveuse arriva immédiatement. Mes yeux se posèrent sur la belle rousse. Du rhum. Et bien, cela ne semblait pas déranger la serveuse pour un sou. J'hésitais un bref instant mais prenais le risque. Je lui demandais de me mettre la même chose et elle acquiesca avant de repartir comme elle était venue. Mes yeux croisèrent ceux de Moïra alors que je me concentrais à nouveau sur elle. Mon âge. Une question banale. Peut-être préférait-elle y aller doucement ou alors elle voulait réellement faire ma connaissance.

Trente-deux, dis-je simplement.

J'osais lui retourner la question, même si je savais qu'il n'était soi-disant jamais très poli de demander l'âge d'une jeune femme.

Et vous ?

Je laissais mes doigts pianoter doucement sur la table puis les stoppais immédiatement lorsque je constatais mon geste. Je n'étais pas spécialement mal à l'aise mais j'étais impatient. Impatient d'en savoir plus, d'avoir ma curiosité satisfaite.

Combien de temps êtes-vous restés mariés, avec mon sosie ?

Comment amener le sujet en douceur sans la blesser ? Cela me paraissait compliqué mais je faisais tous les efforts possibles pour ne pas paraître rude ou indélicat. Néanmoins, si elle m'annonçait que cela avait duré des années et des années, il y avait de bonnes chances pour qu'elle connaisse cet homme par cœur, et que donc elle puisse réellement m'aider. Mais vu l'homme qu'il semblait être, elle aurait été bien tolérante et attachée pour être restée plusieurs années auprès de lui. Je lui souris, sincèrement.

On ne connaît jamais réellement les gens n'est-ce pas ?

J'étais un homme avenant et je pouvais accorder ma confiance à mes dépends de temps en temps, bien que j'avais un nez assez développé pour les supercheries. Ma rencontre avec Moïra n'avait pas prouvé ce fait, mais c'était plutôt vrai pourtant, la majorité du temps. La serveuse revint vers nous et déposa nos consommations sans piper mot, juste un simple sourire que je lui rendis par mimétisme. Je pris mon verre entre mes doigts pour le porter en direction de Moïra.

A votre santé, slainte !

Je tapais doucement son verre avec le mien avant de boire une gorgée de rhum. J'étais adepte des consommations illégales, et parce qu'elles l'étaient, leurs goûts étaient toujours meilleurs qu'ils ne l'étaient vraiment. Je savourais ma gorgée avant de reposer mon verre et de me concentrer à nouveau sur ma partenaire de ce soir. Je réalisais que j'avais des tas de questions pour elle, concernant mon sosie en liberté, mais pas seulement. Ses pouvoirs m'intéressaient. Etait-ce une Nightkeeper ? Je n'avais jamais rien vu de pareil auparavant, et cela aussi avait attiré mon attention. Néanmoins, je voulais passer inaperçu alors j'allais devoir aborder le sujet en toute simplicité sans me dévoiler.


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MessageSujet: Re: Ghost from the Past. || Moïra x Alexander    Dim 6 Nov - 21:52



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Alexander & Moïra




Des yeux bleus, trop bleus, trop troublants. Moïra n'aimait pas perdre le contrôle et pourtant il semblait que la vie ne cessait de la mettre à l'épreuve, de la faire chanceler, plus encore les derniers temps. Et pour se défendre elle remontait contre elle sa forteresse de pierre. Toujours plus elle se fortifiait. Puis à chaque fois, quelque chose ou quelqu'un d'autre venait créer une faille dans sa carapace pourtant si bien formée. Ce soir ne faisait visiblement pas exception. Et pourtant elle tentait de garder une façade impassible. Elle s'était déjà trop dévoilée. Ses émotions en tout cas. Et cela ne devait plus arriver.

‹‹ Trente-deux. ››

Il disait la vérité. Elle ne pouvait s'empêcher de le relever encore et toujours. La jeune femme avait gardé son regard accroché au sein.  Trente-deux ans... Si jeune. C'était presque l'âge auquel elle était morte...

‹‹ Et vous ? ››

Moïra sourit à la question. Quelque part, elle appréciait le fait qu'il soit si direct. Elle aurait pu lui mentir, lui dire qu'elle avait arrêté de compter à trente-cinq ans. Mais elle se devait d'être sincère. S'ils discutaient c'était pour trouver des réponses. Il y avait le même droit qu'elle.

- J'ai quatre-vingt-dix ans... Je suis morte à trente-cinq.

Morte. Parce que c'était plus facile à expliquer, sans pour autant altérer la vérité. Parce que dire comment c'était arrivé ne concernait qu'elle. Personne ne savait. Personne ne savait non plus ce qu'impliquait ce qu'elle avait fait. Elle ne pouvait pas le dire. Elle ne le devait pas. Ca n'avait de toute façon aucune sorte d'importance dans ce cas. Et faire ressortir ces choses là n'était pas concevable. La jolie rousse se mit à fixer les doigts de l'homme pianoter sur la table comme un divertissement ou un rattachement au présent, à sa nouvelle réalité, à la femme qu'elle était maintenant et pour ne pas trop repenser à celle qu'elle avait été. Le mouvement hypnotisant cessa. Ce verre commençait vraiment à manquer.

‹‹ Combien de temps êtes-vous restés mariés, avec mon sosie ? ››

- Dix-sept ans.

Simplement des chiffres. Seulement des chiffres derrière lesquels se cachait tellement plus. Des obligations, des non-dits, des trahisons, tellement de trahissons... Trop de choses que même des mots ne pouvaient correctement exprimer. Des images comme des flash traversaient son esprit. Cela faisait tellement longtemps qu'elle avait refusé de penser à tout ça et maintenant, effleurer du doigt cette mer de souvenirs ressemblait à s'y tromper à une totale immersion. Il s'agissait maintenant de ne pas se noyer.

‹‹ On ne connaît jamais réellement les gens n'est-ce pas ? ››

C'était une bonne question. A se demander si on arrivait un jour vraiment à se connaître soi-même. Tout était trop changeant, trop dépendant de trop variables si différentes... L'Homme était un être évolutif. Pouvoir se cantonner à se ranger dans des cases pour se qualifier était trop réducteur, trop loin de la vérité. Et pourtant c'était comme un besoin vital de se définir pour se comprendre quand bien même c'était définitivement impossible. De là devait certainement venir une partie de la torture humaine que tous s'infligeaient.
Avant que Moïra ait le temps de répondre, la serveuse était arrivée, verres de rhum en mains. Enfin. La jeune femme s'en saisit puis imita son vis-à-vis en levant son verre.

‹‹ A votre santé, slainte ! ››

Son expression manqua de la faire renverser la boisson. Il avait sonné comme lui. Exactement comme lui. La Hellraiser ne réussit à répondre que d'un vague sourire avant de boire rapidement une longue gorgée du breuvage alcoolisé.
Après un court silence, juste le temps que l'alcool termine de lui bruler la gorge, la jolie rousse repris doucement.

- Avez vous vécu en Ecosse, Alexander ?

Moïra fixait le liquide sombre aux reflets dorés qu'elle faisait tourner dans mains au fond de son récipient de verre.

- Avez vous eu connaissance d'un oncle ou d'un grand père parti vivre très jeune en Amérique ?

Cette fois-ci elle posait les questions, comme si cela pouvait les aider à trouver la réponse en un temps ridiculement court, comme si elle voulait éviter elle même de donner trop d'informations dans la peur de soudain révéler celles qu'il ne fallait pas...


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