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 But the innocence is gone |Alex|

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↳ Playlist : Two steps from hell ~ Heart of Courage / Arch Enemy ~ War Eternal / Epica ~ In All Conscience, Unchain Utopia / Lindsay Stirling ~ The Arena / Sia ~ Chip Trills / Within Temptation ~ Empty Eyes, A shot in the dark / Imagine Dragons ~ Demons
↳ Citation : "For if a man plays the fool, then it's only fools he'll persuade. But appear to be the devil, and all men will submit."
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MessageSujet: But the innocence is gone |Alex|   Jeu 1 Sep - 0:54


But the innocence is gone
And what was right is wrong, 'Cause I'm bleeding out, so if the last thing that I do is to bring you down ••• L'écart qu'elle avait fait la nuit précédente n'était pas arrivé aux oreilles de ses supérieurs. De toute façon, personne n'était au courant de ce genre de choses, et ce n'était pas un citoyen lambda qui allait se plaindre de la violence d'un shadowhunter au Gouvernement. Puisque c'était la meilleure façon de finir en prison ou de se faire humilier. Certains en avaient déjà fait les frais. Et puis, Ambre s'était fait pardonner. Rien de sexuel, bien évidemment, rangez vos pensées perverses au fin fond de votre esprit maintenant. La jeune fille était donc parvenue à passer sous silence le fait qu'elle avait menacé un citoyen avec une arme blanche en utilisant son uniforme de métier. Pas forcément très légal mais les lois, elle s'en foutait pas mal, bien qu'elle les connaisse par cœur. Au moins, l'autre n'irait pas trop en parler, et c'était tout ce qui comptait. Ils reprendraient leurs vies chacun de leur côté, chacun dans leur camp, chacun dans leur couche sociale. C'était la meilleure chose à faire. Même si Ambre se doutait qu'ils finiraient un jour par retomber l'un sur l'autre. La Nouvelle Orléans était une petite ville quand on y repensait. Celle dans laquelle on pouvait croiser son pire ennemi tous les jours...

Enfin, elle avait pu rentrer juste avant que le petit matin se pointe. Ce qui lui offrait quelques heures de repos avant de reprendre ses fonctions. Pour une journée qui s'annonçait haute en couleurs. En effet, elle était de garde devant les bâtiments du Gouvernement. Le jour d'une... Manifestation. D'un rassemblement. Bon, Ambre devait l'avouer, elle n'avait pas bien compris toutes les revendications de ce groupe obscur et, en même temps, elle s'en foutait pas mal. Elle savait très bien que les personnes présentes allaient se heurter à un mur de silence. Dont elle serait la gardienne. Avec certains de ses collègues mais la plupart se contenteront de toiser la foule en se donnant un air supérieur. Alors qu'ils étaient à cette corvée tous les jours. Ce devait être frustrant pour les peacekeepers, de rester debout devant des immeubles réputés comme étant inviolable. A cette pensée, Ambre eut un petit sourire en coin. Effectivement, en cette magnifique journée, elle serait « la plus haut gradée ». Tout en étant aussi la plus jeune. Une bonne manière d'attiser la rancoeur. Enfin, s'ils voulaient arriver plus haut qu'elle, ils n'avaient qu'à bouger leur petit cul. Ou alors paraître un peu moins suspect. Il était bien connu qu'un Gouvernement n'engagerait personne dans les forces secrètes qui puissent avoir des penchants de rébellion. Evidemment.

La nuit avait finalement été bien courte mais une bonne douche froide avait suffi à lui remettre les idées en place et à la réveiller. Ensuite, une de ses multiples tenues noires l'avait habillée. En revanche, contrairement à son habitude, elle avait mis un pantalon et des chaussures plates, abandonnant sa jupe et ses talons. Si elle devait se lancer dans une course-poursuite, autant avoir de bons appuis ! De plus, elle s'attendait à des attaques. Et des arrestations. De quoi remplir les prisons. De la manœuvre gratuite en prévision. La jeune fille soupira, attacha ses cheveux blonds en deux petits couettes très enfantines et se décida qu'il était temps de bouger son cul. Elle préférait être en avance histoire de bien repérer les lieux, les cachettes possibles, bien qu'elle ait la cartographie de la ville imprimée dans le crâne. Essayer de s'échapper et de se cacher devenait plus complexe. Dans la ville même bien sûr, car Ambre ne connaissait pas non plus l'emplacement des planques des mafias. A son grand désespoir, la plupart de ses recherches n'avaient pas abouti. Ce serait son prochain cheval de guerre.

La tueuse arborait l'arme offerte par Niklas à la hanche. Avec ses initiales gravées dessus, avec les pierres précieuses, une crosse en or... Ou un truc du genre. Bref, ça brillait. Et petit plus : elle fonctionnait à la perfection. Donc en plus de tuer, elle pouvait le faire avec un bijou. Et ça, c'est la classe. Aussi, elle avait tenu à embarquer son épée, attachée dans son dos, en plus d'une arme gros calibre qu'elle gardait dans ses bras. Bref, elle était parée pour une guerre. Alors qu'elle allait seulement empêcher des militants de passer. Comment ça, c'était quelque peu trop ? Voyons, nous n'étions jamais trop prudent...

Elle s'était posée à sa place, devant le portail principal, les yeux vairons scrutant les environs. La populace ne devrait pas tarder à arriver, et elle tenait à les accueillir comme il se doit : avec son visage le plus glacial. Ses collègues en avaient déjà fait les frais et avaient rapidement évité les conversations avec elle. De plus, une gamine n'intéressait personne, et c'était sans doute mieux ainsi. Elle n'avait pas de temps à perdre avec eux s'ils n'étaient pas capables de faire preuve de sérieux lors d'une telle mission. Pas étonnant qu'ils ne grimpent pas dans la hiérarchie.

Ses doigts se resserrèrent autour de son arme quand le mouvement de masse se fit sentir. Comme toujours, elle n'était pas à l'aise dès qu'une foule se mouvait non loin d'elle. Pas pour le danger que cela représentait pour les autorités. Non. Elle était juste quelque peu agoraphobe sur les bords. Et se retrouver entourée de d'autres êtres humains... Non merci. Enfin, aujourd'hui, la jeune fille n'y louperait pas. Elle était la seule vêtue de l'habit noir caractéristique de son métier. Et tels des papillons de nuit attirés par une lumière allumée, les « chefs » du rassemblement se dirigèrent vers elle. La froideur fut tout ce qui répondit à chacune de leurs réclamations et exigences. Ambre n'avait pas prononcé un seul mot. Elle observait juste, attendant qu'ils fassent demi-tour lorsqu'ils comprendraient que ce qu'ils faisaient ne servait à rien. Personne ne les écoutera gémir.

Puis le principal locuteur finit par s'énerver. Lança quelques mots d'un ton menaçant. Puis fit un pas qu'elle considéra comme violent. Son corps réagit à l'instant où son cerveau lança l'alarme. Et le militant se retrouva à terre, certainement blessé, et avec une mitraillette pointée sur lui. A présent, plus personne n'osait bouger ou piper mot. Parce que la shadowhunter n'aurait aucune hésitation à tirer. Et ça, ça devait se lire sur son visage....

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MessageSujet: Re: But the innocence is gone |Alex|   Ven 2 Sep - 13:38


« And what was right is wrong... »



|| Ambre x Alexander ||
- But the innocence is gone. -

La curiosité était un bien vilain défaut et malheureusement pour moi, je l'avais, avec tout plein d'autres d'ailleurs. J'étais prudent, je ne prenais jamais parti des coups de colères inutiles ou des manifestations ridicules de mes nouveaux concitoyens. Des résistants ? Non, juste des... personnes très en colère. Je préférais les actions avec une réelle impact, travailler dans l'ombre, cacher mon jeu, plutôt que d'aller gueuler devant un portail fermé gardé par de nombreux soldats du gouvernement. Il était évident que ce petit groupe de rebelles ne se ferait jamais entendre. Au mieux, ils repartiraient bredouille, au pire avec des contusions et des fractures. Pourtant, une partie de moi les admirait. Ils faisaient preuve d'un courage mais malheureusement extrêmement mal utilisé. Quel gâchis, quel dommage. Pourtant, certains percevaient ces petites manifestations comme un exutoire, d'autres pensaient que c'était réellement utile de descendre dans les rues et de crier leur mécontentement ou leurs exigences à un gouvernement aussi violent et aussi agressif que celui que nous avions actuellement. Quelles possibles difficultés de connexions synaptiques pouvaient-ils avoir pour ignorer que tout ce qu'ils risquaient de gagner était le bagne ?

Je restais à bonne distance, observant le spectacle qui me tordait le cœur. Toute cette chair à canon. Il suffisait que les hauts dirigeants dans leur tour d'or et de marbre décident d'ouvrir le feu pour qu'ils meurent tous en une fraction de seconde. Une Shadowhunter attira mon attention parmi les Peacekeepers. Quoi, une seule ? Aussi petite, aussi frêle ? J'avais changé d'avis. Le gouvernement ne déciderait pas d'ouvrir le feu car il ne considérait même pas cette petite manifestation comme un danger quelconque, bien au contraire. Peut-être rigolaient-ils à leurs fenêtres aussi propres et nettes que du cristal ? A cette pensée, je levais les yeux sur les deux énormes tours sans fin. Quelle méprisance envers son peuple.

Ce fut des cris et un mouvement de foule qui me firent reposer les yeux sur la manifestation. Puis tout se figea. Je me rapprochais spontanément. Je n'avais pas entendu de coup de feu mais il avait dû se passer quelque chose pour justifier toute cette agitation suivie d'un silence pesant. A ce moment là, je savais que j'aurais dû disparaître, me mêler de mon cul et ne surtout pas me montrer. Mon cœur m'obligea à faire tout l'inverse, poussant doucement la petite foule paralysée, créant mon passage prudemment pour finalement voir que le leader était au sol, menacé par la mitraillette de la petite Shadowhunter blonde. Je stoppais mes pas, réfléchissant très vite, et une seconde plus tard, je m'approchais davantage pour m'agenouiller près du leader, laissant mes mains vides en évidence. Ainsi, je laissais à la folle armée sa supériorité à laquelle elle semblait tenir fermement et je soutenais l'homme en souffrance à la fois. Je relevais les yeux sur la petite blonde, un sourire aux lèvres.

Vous allez réellement perdre votre sang froid pour un idiot ?

Ma voix avait été parfaitement neutre, évitant le mépris ou le jugement de valeur qui aurait pu pousser la nerveuse à appuyer sur la gâchette.

Laissez-moi vous dire, Madame, que vous êtes en position de supériorité et que le démontrer inutilement n'est pas à votre honneur. Cet homme est désarmé. Et blessé maintenant. Laissez-le partir. Je pense qu'il a compris la leçon.

J'étais approximativement sûr de finir avec le fusil sur ma tempe, mais c'était un peu tard maintenant pour reculer. Je me tournais en direction de l'amas de... résistants si je pouvais appeler ça comme ça. Peut-être plutôt des gueulards inconscients, c'était un bien meilleur terme pour les désigner.

Dispersez-vous et rentrez chez vous auprès de vos familles plutôt que de perdre votre temps. Tout ce que vous pourrez obtenir en restant ici, ce sera de vous faire blesser ou voire pire, canarder. Ils ne sont pas disposés à vous écouter et ils ne le seront jamais.

Je ne voyais pas quoi dire d'autre pour les convaincre que cette manifestation absurde était une perte de temps pour tout le monde : les soldats qui obéissaient aux ordres tout comme ces citoyens qui avaient perdu tout moyen d'exprimer leur mécontentement. Je pouvais imaginer ce qu'ils ressentaient : l'impuissance, la soumission, la souffrance, la peur aussi. Ce n'était malheureusement pas quelque chose sur lesquelles je pourrais les aider. Pas aujourd'hui et pas comme ça en tout cas. Je pouvais simplement éviter qu'un bus de manifestants grièvement blessés prenne la route de l'hôpital. La masse se dispersa doucement, percevant du sens dans mes mots. Merci également à la petite Shadowhunter qui avait perdu son sang froid pour m'aider à les convaincre qu'ils pourraient finir en piteux état s'ils continuaient sur cette voie. Bientôt, l'air circula à nouveau. Certains petits curieux se tenaient à distance pour continuer d'observer la scène, un autre homme resta bien plus près et j'imaginais que c'était un ami du leader au sol. Je reposais mes yeux sur la petite blonde.

Est-ce que je peux le relever, s'il vous plaît ? Demandais-je tout en désignant du menton l'homme au sol.

J'espérais que cette femme ne soit pas réellement folle à lier et qu'elle n'allait pas l'exécuter pour son simple plaisir avant d'appliquer la même sentence pour moi. Il était bien facile pour eux d'être dans cette position de force face à des êtres humains lambda, exploités, maltraités, désarmés. Toute cette belle petite lignée de soldats m'écoeurait profondément, et encore plus cette femme entraînée à tuer des innocents à la pelle. Si j'avais pu, je l'aurais tuée, là maintenant. Malheureusement, je n'étais pas en position de force et attaquer de face était du suicide. Comment un être humain pouvait être aussi malveillant envers son prochain ? Cela me dépassait. D'une certaine manière, je ne préférais pas savoir ce qui pouvait motiver une petite blonde aussi jeune qu'elle à martyriser son prochain, et si son problème était vraiment le sadisme, alors je la plaignais sincèrement. J'attendis patiemment le résultat de mes efforts. Je ne comptais pas m'éterniser ici. Plus vite je disparaîtrai, mieux je me porterai. Mon bon cœur finirait par me perdre, comme toujours, mais ce n'était pas comme si je pouvais m'en empêcher. Pendant ce temps, j'avais bien observé la Shadowhunter menaçante, gravant ses traits dans mon esprit pour la prochaine fois où je la recroiserai. Je m'assurerai alors qu'elle soit l'une des premières à mourir dès que l'occasion se présenterait.




Dernière édition par Alexander C. Fingall le Sam 3 Sep - 12:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: But the innocence is gone |Alex|   Sam 3 Sep - 1:30


But the innocence is gone
And what was right is wrong, 'Cause I'm bleeding out, so if the last thing that I do is to bring you down ••• Il ne lui avait suffi que de quelques secondes pour que la foule se fige. Eh bien, s’ils avaient si peur de se faire blesser et recaler, pourquoi venir ici ? Enfin, c’était quelque chose qu’elle ne pouvait pas comprendre. Se battre pour ses idéaux. Mourir pour ses idéaux. En fait, « les idéaux », elle ne savait pas de quoi il s’agissait. Oh, elle en connaissait la définition littéraire du terme, le dictionnaire avait été une de ses lectures étant plus jeune. Juste, cela ne s’appliquait pas à elle. La jeune fille était sûre de ne pas en avoir. Elle n’était qu’un pantin entre les mains des plus puissants. Mais un pantin dangereux capable de se retourner contre son camp. Sans raison. Comme elle n’avait pas d’idéaux, elle n’avait aucune raison de rester. Eh oui, un putain de couteau à double tranchant. Enfin, pour l’instant, il y avait bien peu de chances qu’elle fasse la girouette. Ce ne serait pas très intelligent, vu que plus de personnes veulent sa mort chez les résistants que dans le Gouvernement. Et puis, en plus, elle profitait d’une protection contre les possibles ennemis de ses géniteurs. Parce qu’ils en possédaient étrangement un nombre conséquent.

Ambre n’avait pas appuyé sur la détente. Le corps recroquevillé aurait pu se retrouver cribler de balles en quelques secondes, sous les yeux horrifiés du reste de la foule. D’ailleurs, elle sentait la pression de ses collègues. Quelle bande de cons. La jeune fille n’avait aucune envie de tirer. Au point de ne même pas baisser la sécurité qu’elle avait fait installer sur son arme. Histoire que si un manifestant s’en emparait, il ne puisse pas faire un massacre dans les rangs des peacekeepers. Puisque ce n’était pas le type d’armes habituellement équipées d’un tel système. En revanche, elle avait clairement entendu son collègue à sa droite enlever celle de son arme de poing. Et un simple regard noir l’avait fait se stopper. Putain, elle n’avait pas envie d’écrire un rapport parce qu’un homme avait décidé de montrer une supériorité qu’il n’avait clairement pas. Et elle avait bien fait de l’arrêter, vu qu’un autre interlocuteur s’était mêlé à eux. Ambre posa son regard sur lui. Les mains en évidence montraient un manque d’arme flagrant. Donc, impossibilité de le tuer. Bon, de toute façon, elle n’en avait pas tant envie aujourd’hui, pour des raisons précédemment énoncées. Alors, elle grava simplement ses traits dans son esprit. Si elle venait à le croiser au cours d’une tuerie secrète….

Perdre son sang-froid ? Elle ne pensait pas l’avoir perdu jusque-là. Mais soit, c’était ainsi que ses réactions paraissaient aux yeux d’une personne tierce. Qui intervenait dans un conflit qui ne le concernait pas. Ambre détourna le canon de son arme pour le pointer sur le sol. Son regard vairon se fit plus dur. Oh, il n’avait pas peur. Ca, elle le lui offrait bien. Il avait un certain courage. De la détermination peut-être aussi. En fait, il devait s’embarrasser d’un tas de sentiments que la jeune fille n’expérimenterait certainement jamais. Sa tête se pencha légèrement sur le côté, son sourcil s’arqua. Et il se détourna d’elle. Pour s’adresser à la foule. Avec de la conviction, de la compréhension, et une dose de leadership. Dommage, il aurait presque pu faire un excellent politique. Sauf que contrairement à eux… Ambre percevait quelque chose d’autre. Il n’avait pas l’air d’y avoir d’ambition. Par rapport à Niklas, elle n’avait pas le même ressenti physique. Alors, là, l’inconnu devenait intriguant. Ce qui n’était pas forcément meilleur pour lui.

La masse se dispersa lentement, sous le regard haineux de la plupart de ses collègues. Ambre soupira doucement en levant les yeux au ciel. Au moins, elle n’aurait pas à tirer dans le tas. Elle ne parvenait pas à ressentir le moindre plaisir en faisant cela. Il n’y avait pas de challenge, pas de défi à tirer sur une foule qui serait incapable de répliquer. Aucune adrénaline. Ce qui aurait pu pousser Ambre à faire une telle chose était les ordres de ses supérieurs. Et en cas de danger extrême pour sa propre vie. Puisque, étonnamment, elle n’arrivait toujours pas à se faire à l’idée de la mort. Malgré tout, vivre était quand même cool.

La voix de son interlocuteur la fit sortir de ses pensées. Relever… Ah oui, lui. Il était toujours là. Et il était blessé. Enfin, il ne fallait pas faire de remous. Un… Ami de la victime attendait non loin. Elle pourrait le renvoyer chez lui ainsi. Néanmoins, comme elle l’avait fait souffrir alors qu’il n’était pas armé – pas visiblement du moins – elle devait aller un peu plus loin. Comme lui offrir des soins. Avec l’assurance de ne pas avoir de représailles contre lui ou sa famille. Bon, pour cela, il y avait un facteur qu’Ambre ne pourrait pas contrôler : les ministres. Un ordre et il serait rayé de la carte. Enfin, quoi qu’il en soit, la jeune fille n’avait pas pris la peine de relever son identité. Elle n’aurait qu’à faire comme si elle l’avait oublié, personne ne viendrait la soûler avec un petit citoyen. La tueuse fit un geste à deux miliciens.

« Emmenez-le à l’hôpital, que les blessures soient soignées. Et si j’apprends sa mort ou sa disparition en chemin… Attendez-vous à subir le même sort. »

Elle avait coupé court aux réclamations qui allait y avoir. De toute façon, s’ils avaient quelque chose à redire, ils devraient en référer au Gouvernement. Et pas sûr que celui-ci ait envie de passer du temps à traiter une affaire aussi misérable. Les deux peacekeepers désignés aidèrent l’homme blessé à se relever et commencèrent à s’éloigner. Ambre les suivit du regard quelques secondes avant que ses yeux vides s’ancrent dans ceux de l’inconnu. Lui, il ne partirait pas maintenant. Et elle le lui fit comprendre d’un sourire glacial et de quelques mots :

« En revanche, vous, vous resterez bien un peu plus longtemps ici. Je souhaiterai échanger quelques mots. »


Autour d’eux, les miliciens avaient repris leur place et attendaient que les heures défilent. Finalement, le rassemblement avait rapidement été soufflé. Grâce à l’intervention de l’inconnu. En y revenant, les mêmes questions se posaient à l’esprit d’Ambre. Enfin, surtout deux. Comment avait-il pu disperser la foule aussi facilement ? Et pourquoi s’était-il mêlé d’une affaire qui ne le regardait pas, malgré les dangers que cela présentait ? Techniquement, la jeune fille aurait pu le descendre d’une balle dans la tête si elle l’avait souhaité. Et il s’était quand même accroché. Envers et contre tout. Pour une personne qu’il n’avait même pas l’air de connaître.

« Je vous avoue avoir été très impressionnée par votre action. Peu de personnes viendraient à la rescousse d’un homme blessé par un milicien. Et aucune ne parviendrait à disperser un rassemblement avec autant de facilité. Qui êtes-vous ? »

Ce qu’il y avait bien avec Ambre, c’était qu’elle ne mentait que rarement. Alors, elle pensait très clairement ce qu’elle disait, malgré son visage de marbre et ses yeux vides de toute expression.


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MessageSujet: Re: But the innocence is gone |Alex|   Sam 3 Sep - 12:53


« And what was right is wrong... »



|| Ambre x Alexander ||
- But the innocence is gone. -

Un bref silence avant que la Shadowhunter ne donne l'ordre de l'emmener à l'hôpital. D'une manière extrêmement ferme. Et bien, si elle dirigeait ses troupes de manière aussi autoritaire, il était évident qu'ils ne seraient pas ravis de travailler avec elle. Néanmoins, une vague de soulagement me saisit et je me redressais en aidant les deux Peacekeepers à relever l'homme au sol. Je me reculais pour repartir immédiatement comme j'étais venu alors que je croisais l'ami du leader qui le rejoignait, probablement pour veiller sur lui. Il était entre de bonnes mains maintenant. La voix de la petite blonde résonna et je sus d'instinct qu'elle s'adressait à moi. Je me figeais, soupirant discrètement. Ca aurait été bien trop facile si j'avais pu m'enfuir comme le voleur que j'étais dans une telle situation, n'est-ce pas ? Lorsque je lui fis face à nouveau, un sourire était dessiné sur mon visage. Donner le change n'était absolument pas un problème pour moi et je connaissais mes textes par cœur. Dealer avec une Shadowhunter n'était qu'un retard sur mes plans de la journée. Je l'écoutais me féliciter, comme si mon comportement n'était pas habituel. J'espérais pourtant que bien d'autres auraient fait ce que je venais de faire. Comment mener à bien une guerre en étant lâche ou sans considérer ses alliés ? C'était exactement ça : j'avais simplement fait preuve de considération envers mon prochain. J'aurais aimé que ce soit plus fréquent ces derniers temps, mais il semblait que la terreur et l'individualisme régnaient davantage en maîtres. Quant à disperser ce groupe, il était évident que j'avais un talent de conteur associé à un leadership naturel. Pourtant, c'était bien à leur lâcheté que j'avais fait appel. Au moment même où j'avais mis en valeur leurs familles et leurs morts, cela avait suffit à les faire fuir comme des lapins. Une partie de moi était satisfaite parce que cela avait évité un malheureux accident, l'autre aurait espéré qu'ils résistent davantage et ne m'écoutent pas pour poursuivre leur manifestation inutile.

Alexander Fingall, anciennement journaliste, mentis-je pour me présenter à sa demande.

Anciennement, oui. Parce que si je disais que je travaillais pour le journal rebelle The Mission, j'aurais probablement quelques problèmes. Elle aurait voulu en savoir davantage voire m'emmener me faire interroger, ou pire. Mieux valait passer pour un être insignifiant plutôt qu'un être intriguant, mais c'était peut-être un peu trop tard auprès de cette Shadowhunter. Que pouvais-je bien dire d'autre ? Voulait-elle mon CV, mon adresse, connaître l'histoire de ma vie ? Elle n'avait aucune chance de connaître la vérité et je n'étais pas très intéressé pour créer des liens sociaux avec une psychopathe dans son genre.

Je viens d'Ecosse. J'étais en voyage de détente en Amérique quand les... incidents ont débuté. Je suis resté coincé sur votre territoire depuis. C'est peut-être pour ça que vous me trouvez différent. Dans ma culture, on ne menace pas un homme innocent blessé et désarmé au sol, ajoutais-je en sous-entendant que c'était typiquement américain, ce qui n'était pas totalement vrai... mais pas totalement faux non plus.

Je tentais de brouiller les pistes, mélanger la vérité avec le mensonge, et je détestais ça. J'aurais tellement préféré lui cracher toute la vérité au visage, mais je ne le pouvais pas, pour assurer ma survie. Et surtout ma vengeance.

Qu'est-ce que vous voulez savoir d'autre ? Comment diriger une équipe sans leur inspirer du dégoût et de la colère ? Car c'est clairement ce que vous inspirez à ces hommes... dis-je sans cacher mon amusement alors que les soldats à sa proximité détournèrent le regard.

Non seulement elle était petite, elle était très jeune, mais en plus elle ressemblait à une poupée. Peu crédible dans son job donc. Juste une apparence mais qui suffisait à remettre ses ordres en question, et elle ne savait clairement pas les donner, ni gagner le respect de ses collègues. Tout pour déplaire aux hommes plus matures et plus expérimentés autour d'elle à qui elle dispensait des ordres agressifs et méprisants. Vraiment, son manque de ressenti flagrant l'avait probablement poussée à devenir ce qu'elle était aujourd'hui. Les Peacekeepers avaient au moins la décence de ne pas être aussi extrêmes que les Shadowhunters. Elle me rappelait tout ce que je ne voulais pas être et au moins, ce serait la leçon du jour.


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MessageSujet: Re: But the innocence is gone |Alex|   Lun 5 Sep - 12:25


But the innocence is gone
And what was right is wrong, 'Cause I'm bleeding out, so if the last thing that I do is to bring you down ••• L’homme avait failli s’en aller mais les mots de la jeune fille l’avaient fait se retourner. Il avait ce sourire aux lèvres, celui qu’Ambre considérait comme naturel et doux et pourtant, elle avait de gros doutes sur cela. Comme si quelqu’un ici pouvait être heureux d’avoir été arrêté par une shadowhunter. Enfin, les sentiments, ce n’était clairement pas son domaine, elle laissait cela aux psychologues et autres spécialistes de l’esprit et du cœur humain. Elle pencha la tête sur le côté en entendant le nom. Bien, celui-ci ne lui disait rien. Quant à son métier de journaliste… Enfin, ancien métier, cela ne lui faisait ni chaud ni froid. Elle se contentait de le détailler un peu plus, cherchant dans sa mémoire le moindre souvenir qu’elle pourrait avoir de lui. Sans résultat. Décidément, une recherche s’imposerait. Juste pour tenir son journal de renseignement à jour. Pas pour le Gouvernement. Il n’avait rien d’intéressant pour eux. Pour elle en revanche… Tout dans son comportement l’intriguait. Comment pouvait-on risquer sa vie pour d’autres ? Bon, Ambre était du genre à le faire mais seulement lorsque les ordres le spécifiaient. Mais là… Il était sorti de nulle part pour défendre un homme dont il ne savait rien. Alors que le reste de la procession était resté de marbre. Bordel, qu’est-ce qui pouvait obliger quelqu’un à faire cela ?!

D’autres détails vinrent se greffer sur le nom. Ecossais. En voyage ici lorsque la catastrophe a débuté. Un étranger aussi donc. Enfin, son accent n’était pas si mauvais, peut-être parce que là-bas, l’anglais était somme toute commun. Pas comme en Italie. Dans tous les cas, elle était exilée ici depuis plus longtemps que lui. Quant au reproche… Ambre l’avait perçu. Et ne le prenait absolument pas pour elle. Pointer une arme sur un homme à terre n’était pas une question de culture, de coutumes ou de religions. Dans son cas, c’était simplement un instinct de survie. Finalement, le blessé n’avait rien d’un être dangereux. Cependant, par le passé, la jeune fille avait eu à faire à bien pire que ça. Et si à cet instant elle n’avait pas menacé sa cible à terre d’une arme… C’est elle qui y aurait laissé la vie. C’était ainsi que ses parents avaient énoncé les règles. Avec la mort au bout du tournant. C’était peut-être la raison pour laquelle elle avait tant de mal avec ce qu’avait fait Alexander. Parce que pour son esprit, les autres étaient la chose la plus dangereuse que la terre est portée.

Sa dernière remarque… Lui arracha un sourire. Pas un faux. Un sourire entre l’amusement et la tristesse. Juste une seconde, avant qu’elle ne reprenne son visage de marbre. De psychopathe. De tout ce que vous voulez en fait. Après, la jeune fille savait que contrôler les hommes ici n’était pas à sa portée. A cause de son âge, de son sexe. De son manque d’empathie et de compréhension. Et puis… Un leader avait quelque chose. Un charisme. Une voix. Un comportement. Il savait manipuler les émotions et les esprits. Ou, mieux dit, il savait raviver le courage, donner le ton à une mission, motiver. Tous ces concepts étaient à des années-lumières d’Ambre. Et elle était étrangement lucide sur son cas. D’ailleurs, elle était tellement habituée à ce que les gens ressentent à son encontre ce que venait de balancer Alexander qu’elle en ferait bien un jeu à boire un de ces jours.

« Je ne suis pas américaine. Il s’agit plus une question d’éducation et d’expérience que de culture finalement. »

Elle posa son arme à ses pieds et croisa les bras. Pas la peine de paraître plus violente que cela. Enfin, c’était surtout le poids de l’arme qui l’agaçait. En plus de devoir rester debout pendant des heures. Finalement, le Gouvernement n’aurait même pas eu besoin d’elle ici. De toute façon, à moins que les résistants ne décident d’attaquer avec l’artillerie lourde… La protection de ces immeubles n’était pas nécessaire. Après, comme toujours, la jeune fille obéissait aux ordres transmis par ces mêmes politiques. Et donc, à leurs yeux, leur propre protection était plus importante que le reste de l’humanité. La politique quoi.

« Je ne pense pas que vos conseils pourront m’aider à ce niveau-là. Je ne suis pas faite pour les diriger. Mon âge, mon genre et ma façon de penser les exaspèrent au plus haut point. Et cela ne me dérange pas de ne leur inspirer que du dégoût et de la colère. Sinon, je ne serais pas devenue une shadowhunter. »

Alors qu’eux étaient toujours des peacekeepers. Dans le fond, c’était ce qui devait les gêner le plus. Qu’une gamine dans son genre soit parvenue à se hisser dans cette branche-là alors qu’eux sont bloqués dans leur boulot de policier. Alors, ils préféraient la haïr ou autre plutôt que de se bouger le cul. Car, avec un peu d’entraînement et de bonne volonté, ils pouvaient y arriver. C’était cela le pire. S’ils y mettaient réellement du leur, une porte pourrait s’ouvrir devant eux. Enfin, il allait de soi qu’Ambre ne leur dirait jamais une telle chose. Parce qu’ils ne l’écouteraient pas et lui cracheraient un peu plus à la gueule. Ah, la joie d’être jeune…

« En réalité, ce qui m’intrigue le plus est : pourquoi vous être impliqué ? Vous auriez simplement pu rester à l’écart et rentrer chez vous. Pourtant vous avez préféré faire face à la police du Gouvernement. C’est… Courageux. »

Parce que oui, courageux, il avait l’air de l’être bien plus que ceux l’entourant…


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MessageSujet: Re: But the innocence is gone |Alex|   Jeu 8 Sep - 16:33


« And what was right is wrong... »



|| Ambre x Alexander ||
- But the innocence is gone. -

La petite blonde ne m'avait pas quitté des yeux et j'étais resté figé au sol, attendant qu'elle finisse son inspection sur ma personne. Elle n'allait rien trouver d'étrange à première vue, ni à la deuxième et ni la troisième d'ailleurs. J'y veillerai en tout cas. Elle me laissait parler et un bref sourire s'afficha sur son visage, ce qui majora le mien. Et bien et bien. Cela avait dû être douloureux pour elle, elle ne devait pas être habituée à sourire dis donc. D'ailleurs il s'évanouit tout aussi vite qu'il était apparu. D'accord pour l'éducation, cela allait le plus souvent avec la culture, mais une question d'expérience, vraiment ? Je hochais négativement la tête. Bien au contraire à mon humble avis.

Vraiment ? Mon expérience à moi m'a appris à ne pas menacer n'importe qui n'importe quand, et encore moins inutilement, dis-je simplement.

Je n'étais pas de son avis, mais la contredire fermement n'était pas dans mes projets. Il était inutile de lancer un débat. Néanmoins, la façon dont elle énonçait ça me faisait penser qu'elle ne savait pas adapter son comportement à la personne qu'elle avait en face d'elle et qu'elle réagissait toujours de la même façon, toujours sur le même schéma, d'où son comportement que j'avais jugé inadapté mais qui en revanche paraissait totalement logique pour elle. Malgré le minimum d'attention que je lui accordais, la petite blonde n'était pas prête à me laisser partir dans tous les cas, que je rentre dans son jeu ou non. Elle se désarmait soudainement pour croiser les bras et j'avais suivi chacun de ses mouvements des yeux. Est-ce que la confiance commençait à s'installer ? Ou bien estimait-elle que j'étais encore plus inoffensif que l'homme désarmé qu'elle avait mis à terre un peu plus tôt ? Je me rapprochais à peine, spontanément. J'assimilais ses mots et me demandais si les Shadowhunters étaient réellement triés de cette façon sur le volet. Est-ce qu'ils devaient avoir l'air de psychopathes pour être recrutés dans cette branche ?

Vous aimez inspirer des sentiments négatifs aux autres ? Demandais-je presque naïvement.

C'était bien la première fois que j'entendais une telle chose. Elle assumait parfaitement ce qu'elle était, et là dessus je ne pouvais que l'admirer. Si jeune et déjà bien consciente de son image. Cela m'intrigua à mon tour. Si je m'étais impliqué, c'était parce que j'avais été bien trop passif dans le passé et que je le payais au quotidien désormais, tous les jours de ma vie. Je ne voulais plus jamais être passif et inactif, je voulais pouvoir faire quelque chose de bien, de positif lorsqu'une occasion se présentait. Peut-être que ce n'était pas toujours adapté, mais c'était ce que mon expérience à moi m'avait forcé à devenir : trop impliqué. Tellement que j'avais rejoint une bataille qui n'était pas la mienne. Me battre pour les citoyens de la Nouvelle-Orléans, qui l'aurait cru ? Mais comment ignorer leur détresse et poursuivre ma petite vendetta en silence ? Je pouvais peut-être les aider, avec mes petites mains peut-être certes, mais des mains quand même, et comme la Shadowhunter le précisait si bien, si je n'avais pas fait preuve de courage par le passé, que Dieu me pardonne, j'espérais bien me rattraper désormais. Je haussais à peine les épaules :

Je ne suis pas très doué pour rester à l'écart, répondis-je simplement. Je ne sais pas, cet homme avait besoin d'aide et j'avais peur que vous tiriez sans réfléchir.

Une vie humaine anti-gouvernement de plus ou de moins, cela revenait du pareil au même pour eux, on ne valait pas plus que de la chair à canon. Un bon résistant était un résistant mort à leur yeux, idée bien évidemment à laquelle je n'adhérais pas, que je ne tolérais pas même au vu de mon positionnement dans cette guerre. Je réduis une nouvelle fois la distance entre nous. Ce n'était pas si désagréable de discuter avec elle finalement et mon dégoût pour tout ce qu'elle était la mettait doucement en sourdine pour me laisser l'occasion de connaître la personne qui se cachait derrière ce mur de glace et cette apparence trompeuse.

Dîtes-moi, est-ce que vous êtes recrutés en tant que Shadowhunter grâce à l'image que vous renvoyez aux autres ? Tout est dans la dissuasion ?

Est-ce que j'étais réellement en train de lancer une discussion avec elle ? Il fallait croire que oui. Pourquoi pas après tout. Connaître son ennemi n'était jamais une mauvaise idée au fond. Je lui souris à nouveau, désormais un peu plus enclin à laisser mon naturel reprendre le galop.

Vous m'avez dit tout à l'heure que vous n'étiez pas américaine. D'où venez-vous ?

J'étais bien placé pour savoir que la culture et les origines jouaient beaucoup dans un comportement. Peut-être avait-elle du sang chaud qui coulait dans ses veines. Avec une apparence aussi froide, cela aurait expliqué les quelques bugs dont elle faisait preuve et le malaise qu'on ressentait en sa présence. Ce n'était qu'une hypothèse mais je devais avouer que j'étais curieux désormais.


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MessageSujet: Re: But the innocence is gone |Alex|   Dim 11 Sep - 3:18


But the innocence is gone
And what was right is wrong, 'Cause I'm bleeding out, so if the last thing that I do is to bring you down ••• L'expérience. La vie. La meilleure école en terme d'apprentissage pur et simple. Enfin, pour ceux qui n'avaient pas la chance d'être parmi les jeunesses dorées. Quoi que, avec la Catastrophe, même celle-ci n'avait pas été épargnée. Ce qu'il avait appris était bien différent de ce qu'elle avait vécu. Après, la jeune femme ne s'en plaignait pas. Après tout, c'était certainement la seule raison pour laquelle elle était encore en vie aujourd'hui, et la seule aussi  pour laquelle elle survivait dans un milieu plus qu'hostile. Enfin, cela devait être difficile à comprendre pour beaucoup. Personne ne naissait avec cette volonté d'enfoncer un canon d'arme à feu dans la bouche d'un Homme pour lui faire exploser la cervelle. Quand même. La nature humaine n'était pas si mauvaise que cela, même s'il fallait l'avouer, à la Nouvelle Orléans, il y avait de quoi perdre espoir. Ambre en venait à se demander si la prochaine génération ne serait pas faite que de purs assassins et destructeurs. Vu les personnes en âge d'enfanter... Joie.

La question posée par Alexander lui fit hausser un sourcil. Inspirer des sentiments négatifs lui plaisait-il ? La tueuse ne savait même pas ce qu'elle pouvait répondre. En réalité, cela l'importait peu, elle s'était juste habituée à les voir dans le regard des autres, au point de penser que c'était normal. Elle avait presque plus peur d'une gamine qui arrivait en face d'elle pour lui offrir des fleurs que d'un homme de 120 kilos de muscles qui l'observait avec tout le dédain et la haine qu'il pouvait ressentir. Parce qu'elle avait vécu entourée de l'un et pas de l'autre. Et puis, au moins, il n'y avait aucun sentiment de trahison quand la seconde personne se retournait contre vous. Parce qu'on s'y attendait. C'était dans la logique. Alors si la gamine se révélait être une kamikaze... Etrangement, c'était différent. Et même elle elle parvenait à faire la différence. A la voir. Quoi qu'il en soit, Ambre n'estimait pas qu'elle était bizarre d'assumer – de n'en avoir rien à foutre – que les autres ne voient en elle qu'un amas de choses négatifs. Qu'ils ne ressentent rien d'autre que du dégoût à son encontre. Et ce n'était en aucun cas un moyen de prendre une position supérieure en premier lieu. Cela l'était devenu quand ces mêmes personnes avaient décidé que sa non-réaction était hautaine. Comme quoi, on passait notre vie à interpréter n'importe quoi, même les silences.

Tirer sans réfléchir. La prenait-il réellement pour une simple psychopathe, dont le seul et unique but était la violence ? Bon, certes, elle avait attaqué cet homme. Néanmoins, si elle avait voulu le tuer comme le disait si bien son interlocuteur, elle n'aurait pas attendu. Il aurait déjà rejoint les morts avant même de toucher le sol. Au contraire, elle s'était contentée d'une simple prise pour lui faire perdre l'équilibre. Evidemment, Ambre n'avait pas prévu qu'il aurait certains os si fragiles. Enfin, Alexander était intervenu parce qu'il avait eu peur pour le résistant. Et cela faisait complètement buguer la jeune fille. Comment pouvait-on décemment risquer sa vie pour celle d'un autre ? Que l'on ne connaissait absolument pas en plus. Décidément, il y avait plein de surprises en cet homme. Notamment dans les questions qu'il posait. Il n'avait pas froid aux yeux. Quant au recrutement des shadowhunters... Ambre n'en savait rien. Elle avait certes intégré cette partie du Gouvernement à sa création mais elle était loin d'en connaître tous les rouages. D'autant plus qu'elle était jeune, et donc qu'on la considérait comme un peu stupide. Tant mieux d'un côté, cela permettait de garder ses secrets derrière sa porte blindée. Tout en laissant traîner son oreille pour découvrir ceux des autres. Personne ne pense qu'une enfant pourrait les trahir, non ?

« Les miennes m'ont fait comprendre qu'entre vivre ou mourir, il n'y avait souvent qu'une hésitation. »

Celle de tirer ou non. Celle de laisser le temps à son adversaire d'asséner le coup fatal. Alors, si pour cela il fallait qu'elle l'offre en première, elle, elle n'hésiterait pas. Puisqu'elle préférait vivre malgré tout. Malgré le vide qu'il y avait au fond d'elle. Pensive, la jeune fille fit tourner sa gourmette autour de son poignet. Avant de reprendre la parole :

« Je ne pense pas qu'il soit possible de s'en délecter. Disons plutôt que l'habitude est une chose merveilleuse. Notamment lorsque cela dure depuis une ou deux décennies. »

Oh oui, l'habitude, quelle merveilleuse invention de son cerveau... Malheureusement, il s'y retrouve un peu piégé maintenant. Une routine bien huilée qui finissait par rendre la moindre tentative de gentillesse à son égard complètement vaine. Et surtout vous rendait très coupable à ses yeux. Comme quoi, un même comportement pouvait entraîner de nombreuses réactions différentes en fonction du passif de votre interlocuteur du moment.

« Je ne lui aurais pas tiré dessus. Il n'était pas armé et il n'était en rien une menace. Cela aurait créé plus de problèmes qu'autre chose. Je l'ai juste mis hors-jeu pour éviter un mouvement de masse. Je n'aurais pas pu contrôler mes collègues s'ils avaient décidé d'ouvrir le feu à cet instant. »


Une tuerie ne la dérangeait jamais. Sauf que là, il n'y avait aucun challenge. Pas de vrais combattants en face. Juste de la vulgaire populace. D'un côté, elle avait voulu éviter une attaque envers sa propre personne quand il s'était approché, au même titre qu'une protection des locaux gouvernementaux. Et en même temps, elle n'avait pas envie de devoir expliquer les agissements des peacekeepers l'entourant. Et eux n'auraient eu aucune hésitation à ouvrir le feu. Alors oui, dans un pur esprit de contradiction, elle avait décidé de s'occuper de la tête pensante. Bon, évidemment, cela aurait pu faire l'exact inverse. Et si Alexander n'était pas intervenu, cela aurait été du 50/50. A peu de choses près. Néanmoins, Ambre avait préféré prendre le risque. En espérant secrètement que la lâcheté du groupe les empêcherait de charger. Finalement, leur chef avait été le plus courageux à s'approcher d'elle. Enfin, elle s'en foutait clairement si l'homme en face d'elle la prenait pour une folle.

« Oui et non. Enfin, je n'ai aucune idée de comment les recruteurs m'ont perçue à ce moment-là. Puis, comme toujours, il doit être dur d'associer une jeune fille à une quelconque violence. »

Bon, elle devait l'avouer, elle n'était pas complètement certaine d'avoir bien compris la question. Quoi qu'il en soit, en preuve de bonne foi, elle y avait quand même répondu. Et surtout que la jeune femme ne voyait pas en quoi cette information pourrait être préjudiciable à son encontre. Certes, elle avait une allure de psychopathe. Mais affirmer qu'elle avait été recrutée à cause de cela n'était pas un danger pour elle, puisqu'elle le montrait dans tous les cas. Ce n'était pas comme si elle lui offrait les réelles informations. Au sujet de son esprit, de sa mémoire, des armes qu'elle pouvait manier, des arts de combat qu'elle maîtrisait. Tout ce qui pourrait permettre à Alexander d'identifier un possible point faible. Parce que oui, Ambre avait peut-être déposé ses armes. Mais cela ne signifiait pas qu'elle ne voyait pas en son interlocuteur un potentiel danger et ennemi. Bien au contraire.

« Je viens d'Italie. Mais je suis arrivée ici lorsque j'étais encore jeune, il n'y a pas eu d'énormes chocs culturels à encaisser. »

Comme si son pays d'origine pouvait expliquer quoi que ce soit de son comportement....


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MessageSujet: Re: But the innocence is gone |Alex|   Ven 7 Oct - 14:47


« And what was right is wrong... »



|| Ambre x Alexander ||
- But the innocence is gone. -

Cette petite Shadowhunter blonde ne sut pas, à cet instant précis, à quel point elle avait raison. Une hésitation. Voilà ce qu'il avait fallu pour que des dizaines, des vingtaines de vies soient sacrifiées sans que je ne puisse bouger le moindre petit doigt. Je fronçais les sourcils. Est-ce que ma présence à cette réunion de clans aurait pu les sauver ? J'en doutais. Je serais mort, comme chaque participant, comme mon père. Pourtant, mon hésitation avait causé mon retard ; ma survie d'un côté, mais aussi ma culpabilité de l'autre. Je ne saurais jamais si ma présence aurait pu faire la différence, je ne saurais jamais ce qui se serait passé si j'avais été là. Je baissais à peine les yeux, évitant les deux amandes de la Shadowhunter fixés sur moi.

Je vous laisse ce point, dis-je simplement, rendant les armes à ce sujet.

Elle avait raison, je n'allais pas le nier. Néanmoins, je me demandais comment une femme aussi jeune pouvait déjà penser ainsi ? Il m'avait fallu de nombreuses épreuves, des années, de la maturité et de la sagesse pour comprendre ça. Et elle ? Quel était son bagage ? Quel était son passé ? Qu'est-ce qui avait pu la pousser à être ainsi ? Je l'écoutais attentivement. Peut-être que ses mots me donneraient des indices sur la personne qu'elle avait été et celle qu'elle était devenue. A vrai dire, je refusais de croire qu'elle était ainsi depuis sa naissance. Du moins, je l'espérais. Pour elle. Néanmoins, une ou deux décennies semblaient être une durée plus longue que sa vie entière jusqu'à aujourd'hui. Elle était peut-être bien plus âgée que je ne le croyais.

L'habitude. Une bien mauvaise chose.

Cette merveilleuse chose comme elle la définissait était une véritable plaie à mes yeux. L'habitude nous empêchait de vouloir plus, de nous améliorer et d'accepter le changement et le progrès. A mes yeux, c'était l'une des pires saloperies. Vouloir s'en contenter et en être satisfait me questionnait sincèrement. Peut-être n'étais-je pas encore assez sage pour en distinguer le positif. Les mots de la jeune Shadowhunter me fit relever le menton dans un mouvement de surprise. Elle ne lui aurait pas tiré dessus ? Pourtant, c'était bien elle qui s'était montrée violente en premier lieu. Inutilement, précisons-le. Néanmoins, je ne connaissais pas l'homme qu'elle avait mis à terre ; peut-être aurait-il pu être violent avec elle en premier, paix à son âme s'il avait essayé. Je laissais mes yeux dériver sur les Peacekeepers qui veillaient au grain.

Je pensais que les Shadowhunters avaient la gâchette bien plus facile que les Peacekeepers.

Dans ce que j'avais pu comprendre du fonctionnement de cette société, les Peacekeepers étaient plus comme de simples policiers qui tentaient de faire régner la paix dans les rues mais qui évitaient la violence non nécessaire. Les Shadowhunters, eux, passaient directement par la violence lorsqu'ils étaient appelés, sans tenter de négocier ou de débattre avant. Peut-être que je me trompais, ou peut-être que rien n'était comme il y paraissait. A vrai dire, cela ne m'aurait même pas surpris. Associer une jeune fille à une quelconque violence. Oui, je me disais ça également, avant que ma soeur, cette superbe brune au visage presque angélique, ne pousse des clans à s’entre-tuer pour une raison obscure ou pour son simple divertissement. Alors, effectivement, l'apparence était toujours trompeuse, et aussi angélique que cette petite Shadowhunter blonde était également, je me méfierai d'elle comme de la peste. Jusqu'à ce qu'elle me prouve le contraire, elle était mon ennemie. Et pourtant, j'étais en train d'avoir une réelle discussion avec l'ennemie actuellement. Aussi surprenant qu'inattendu.

Pour les plus naïfs, sans aucun doute. Ils apprendront, à leurs dépends, qu'il ne faut jamais se fier aux apparences.

C'était pourquoi j'avais été persuadé que cette jeune fille aurait pu ouvrir le feu sans la moindre hésitation, contrairement peut-être à l'homme qui allait faire un petit séjour à l'hôpital. J'avais finalement osé lui demander d'où la Shadowhunter venait. Je ne savais pas si j'avais spécialement envie d'apprendre à la connaître, mais néanmoins je devais avouer que cela m'intéressait, juste un peu. J'avais toujours été ainsi ; peut-être un peu trop sociable, bien trop curieux pour mon propre bien. Je fus surpris lorsqu'elle me répondit alors sans détour. Je ne savais pas si elle s'ouvrait à moi ou si elle estimait que cette information n'avait absolument aucune valeur. Elle en avait pour moi, parce que mes origines étaient importantes et me permettaient de rester celui que j'étais réellement. Ce n'était pas le cas de cette jeune femme. Pas de choc culturel à encaisser. C'était elle qui l'avait dit. Malheureusement, moi, je le subissais de plein front.

Les italiennes ont le sang chaud, il paraît, dis-je avec un sourire sur mon visage.

Parfaitement en cohérence avec la fureur qu'elle avait fait preuve un peu plus tôt dans un calme olympien. Cohérence avais-je dit ? Plutôt une délicieuse incohérence. J'étais toujours en admiration face à de tels paradoxes. Bouillonnait-elle à l'intérieur ? Sans aucun doute. Ce que j'aurais aimé savoir, c'était pourquoi elle paraissait si glacée en extérieur. Brave, j'osais la frapper de mon poing sur le bras, sans violence ni dans le but de faire mal, comme ça, dans un élan de pure curiosité. J'étais peut-être inconscient, mais je n'étais pas réputé pour être prudent ; j'étais bien trop curieux pour ça.

Vous sentez quand on vous touche au moins ? Demandais-je amusé.

Oui, je la taquinais ; j'allais sans aucun doute le payer, mais pouvait-elle seulement se douter que je ne faisais que la tester sur son comportement et ses réactions ? Cette femme passait pour une psychopathe, froide, glacée, imperméable au monde extérieur, mais à force de rester à proximité d'elle, quelque chose me faisait penser qu'elle ne faisait que jouer la comédie ; jouer avec les apparences, un mur, une barrière infranchissable. Oui, quelque chose me disait qu'elle ressentait bien plus, bien trop peut-être même, davantage en tout cas que ce qu'elle voulait bien le faire croire. Qui aurait pu penser que de protéger mon concitoyen m'aurait amené à m'intéresser... voire à sympathiser avec une Shadowhunter ? La vie était pleine de surprises, notamment pour le fier et déterminé Résistant que j'étais.


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MessageSujet: Re: But the innocence is gone |Alex|   Lun 10 Oct - 23:03


But the innocence is gone
And what was right is wrong, 'Cause I'm bleeding out, so if the last thing that I do is to bring you down ••• Il lui laissait un point ? Pour quelles raisons ? Evidemment, ce comportement ne manqua pas d'intriguer Ambre. Qu'avait-il à cacher ? Qu'avait-il vécu ? Autant de questions pour lesquelles elle n'aurait aucune réponse. Et elle s'y était résignée. La jeune fille était loin d'être stupide, bien qu'elle soit inadaptée pour le monde actuel. Pourtant, elle irait faire des recherches une fois chez elle. Elle irait interroger ceux qui trouveraient une importance dans cette affaire. Elle chercherait à démêler le vrai du faux. Encore et encore. Elle pourrait y rester des mois durant, et ça, Alexander ne devait pas s'en douter. Elle ne lâcherait pas l'affaire, à moins qu'un ordre de Niklas ne l'y oblige. Et vu l'acte, un peu fou, de son interlocuteur, il y avait assez peu de chances pour que cela arrive. Alors... Il aurait une shadowhunter sur le dos. Même si, de base, son boulot consistait à tuer des zombies, à les traquer. Il y avait eu une légère décale dirons-nous. Néanmoins, cette nouvelle partie lui plaisait bien plus. Il y avait plus de danger. Plus d'adrénaline. Plus de possibilités de mourir. Oui, cette perspective la réjouissait. Elle était à côté de la plaque sur de nombreuses choses. Et elle considérait qu'elle n'avait rien à perdre. Pas de famille. Pas d'amis. Rien d'autre qu'elle-même.

Ils n'avaient pas la même manière de voir le monde. Il considérait l'habitude comme une bien mauvaise chose. Ce que, d'un côté, elle pouvait comprendre. La routine, elle n'aimait pas trop ça. Cependant, elle ne pouvait la considérer comme une mauvaise chose. Car cela lui avait certainement permis de survivre. De ne pas s'attacher avec des gens qui allaient la détruire. De ne pas faire attention lorsque des collègues se retournaient brutalement contre elle. Ne pas souffrir lorsque ses géniteurs décidaient qu'elle devait s'endurcir. Bref, c'était une façon de voir la vie. Et, malgré tous les mauvais points que l'habitude pouvait avoir, Ambre l'aimait bien. Elle la chérissait presque. La jeune fille se frotta doucement les paupières. Est-ce qu'elle était en train de fatiguer ? Certes, il y avait une certaine pression mais c'était son quotidien en temps normal. Ou alors c'était de discuter, d'être « sociable » avec quelqu'un d'autres que ses supérieurs ou ses collègues – même si, la plupart du temps, ceux-ci l'évitaient –. Il suffisait qu'elle jette un coup d'oeil autour d'elle. Alexander devait être celui qui en savait le plus sur elle. Celui avec lequel elle avait le plus discuté dans toutes les personnes présentes aujourd'hui. Eh bien, c'était particulier...

Un léger sourire se dessina sur ses lèvres à sa remarque. Il n'avait pas tort sur ce point. Ils avaient tous la gâchette facile mais les shadowhunters plus que les autres. Et, en temps normal, elle aurait été dans ce cas. Tuer était devenu tellement naturel pour elle. Sa première nature. Le sang qu'elle avait sur les mains était tellement ancré dans son épiderme. C'en était devenu agréable d'ôter la vie. Mais ça, il n'avait pas besoin de le savoir. Car ce serait de nouvelles questions. Et cela appuierait l'hypothèse des résistants comme quoi les miliciens étaient seulement assoiffés de sang. Ce qui n'était pas le cas pour tous. Rachel, qu'elle devait surveiller pour Niklas, était loin d'être ce genre de personnes. Encore une fois, Alexander n'avait qu'à creuser de ce côté-là, la jeune fille ne lui fournirait pas de preuves. Elle se contenterait de quelques mots un peu banals. Descendre son employeur n'était pas dans son intérêt, surtout lorsque plusieurs personnes vous observaient et n'attendaient qu'un faux pas de votre part pour crier à la trahison.

Ne jamais se fier aux apparences... Qu'avait-il vécu, vraiment, elle s'interrogeait. Il avait l'air de savoir de quoi il parlait. Ou alors il s'attendait à se faire trahir de la sorte. Quoi qu'il en soit, elle laissa une lueur étonnée se glisser dans son regard et elle pencha la tête sur le côté. Un petit peu. Elle avait appris qu'on pouvait le montrer ainsi. Alors, elle copiait ce qu'elle voyait. Même si cela ne faisait pas très naturel sur elle. Ah, et les clichés avaient toujours la vie dure. Au moins, Ambre n'avait pas l'impression qu'il y avait un quelconque sous-entendu sexuel cette fois-ci. Non parce que la dernière fois qu'on lui avait fait la remarque c'était dans cette optique-là. Et l'homme l'avait clairement regretté. Puisqu'il y avait laissé son appareil génital. Après en avoir profité une dernière fois, certes. Mais bon, la jeune fille l'avait laissé se vider de son sang une fois qu'il fut tranché. Une façon comme une autre de conclure un rendez-vous, n'est-ce pas ?

Cette réflexion l'empêcha de voir Alexander s'approcher. Oh, ce n'était pas violent comme pas. Néanmoins, le contact du poing contre la peau de son bras la fit sursauter. Elle se tendit, son sourire disparut complètement de son visage, et ne risquait pas d'y revenir de si tôt. La jeune fille eut un pas de recul, après avoir brusquement repoussé le bras d'Alexander. Elle ne pouvait pas le tuer pour si peu, elle en avait conscience. Pourtant, à cette seconde précise, c'était les plans que son cerveau lui présentait. Comme à chaque fois que quelqu'un s'approchait de trop près. A chaque fois que quelqu'un essayait d'établir un contact physique. Elle avait réellement fini par ne pas supporter ça. Parce que cela réveillait les douleurs emprisonnées dans les cicatrices. Emprisonnées en elle. Ses yeux étaient passés de vides à glacials. Il avait dépassé ce qu'elle estimait normal. Et c'était encore moins bon pour lui.

« Evidemment, comme n'importe quel autre être humain. Vous pouviez seulement poser la question plutôt que de tester. »


En réalité, elle avait dans l'idée de faire la même chose à son encontre. Mais en lui enfonçant un poignard dans les entrailles. Sauf qu'elle n'avait pas le droit. Pas ici. Elle croisa les bras contre sa poitrine, presque pour se protéger. Même si cela pouvait montrer une quelconque faiblesse à ses collègues. Elle n'était pas à ça près, bien au contraire. Elle aurait dû péter un câble. Très clairement, elle aurait dû. Sauf, qu'à part toutes ces sensations de douleur, il n'y avait rien. Pas d'émotions. Pas d'envies. Elle voulait juste que la souffrance s'arrête.

« J'imagine que tout dépend de quelle sorte d'habitude on parle. Il doit en avoir des mauvaises comme des bonnes. Une fois encore, tout ça est bien trop compliqué pour moi... »

Eh oui, parce qu'elle n'était pas capable de voir ou de comprendre ces autres habitudes. En fait, même lorsqu'on lui en parlait, il y avait toujours quelque chose qui la dérangeait, qu'elle n'arrivait pas à intégrer. De petits détails. Mais son cerveau bloquait sur ceux-ci. Encore et toujours. Au fur et à mesure, la jeune fille enfonçait ses ongles dans ses paumes de main. Comme pour faire écho aux douleurs fantômes de son corps. Comme pour penser à autre chose. En tout cas, mieux valait que personne ne les voie.

« Encore une fois, tout dépend de qui on a en face. Notre but est d'éliminer toute menace liée aux êtres inhumains qui se promènent dans la nature. A ce moment-là, c'est tuer ou mourir. Les peacekeepers restent plutôt là pour protéger la population dans la vie de tous les jours. »


Donc oui, ils utilisaient moins les armes. Contrairement aux Shadowhunters qui étaient appelés en dernier recours. Et y risquaient leur vie par la même occasion. Donc bon, laisser sous-entendre qu'ils n'étaient bons qu'à descendre des innocents... C'était un peu rétrograde. Et pas franchement sympathique, bien qu'Ambre s'en foute un peu de cette partie-là. C'était surtout de voir qu'aux yeux de certains, ils passaient pour des fous de la gâchette qui l'agaçait. Même si, dans son cas, ce n'était pas si faux. Même si elle préférait décapiter les gens plutôt que de leur tirer une balle entre les deux yeux. Encore une fois, ce n'était pas quelque chose qu'elle avouerait à l'homme. Tarée, mais pas trop.

« Donc vous ne vous considérez pas parmi ces gens-ci ? »


Il n'était pas si naïf que ça ? Elle l'aurait presque cru à première vue. Bon, si on partait sur ça, elle considérait tout le monde comme ingénu et naïf. Chose qui n'était que rarement vraie, à son grand désespoir. Les gens étaient souvent plus intelligents qu'elle ne le voudrait. Enfin, pas assez pour elle. La joie de se croire supérieure. Et d'avoir le cerveau pour.

« Et donc, c'est pour tester cette affirmation et ce cliché que vous m'avez touchée ? »

Et elle revenait à ce qu'elle avait dit au début. Parce qu'elle voulait comprendre. Même si les messes basses et les ricanements dans son dos lui donnaient envie de... Partir. D'être une gamine et de juste les laisser se démerder. Mais bon, ce serait aller à l'encontre des ordres alors, elle se contenta de rester de marbre, une fois de plus. A cause de l'habitude. A cause de ce blocage qui faisait que les émotions n'existaient pas sa réalité. A cause d'elle-même.

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MessageSujet: Re: But the innocence is gone |Alex|   Ven 21 Oct - 18:10


« And what was right is wrong... »



|| Ambre x Alexander ||
- But the innocence is gone. -

La Shadowhunter était perdue dans ses réflexions et je me demandais ce que j'avais pu dire pour la faire cogiter autant. Il ne me semblait pas être imprudent dans mes paroles ou si énigmatique pour qu'elles méritent autant d'attention. Je devrais peut-être me méfier ; peut-être que cette femme était folle et cherchait une faille ou une opportunité de m'embarquer ? Ou alors me foutre au sol comme l'homme que j'avais aidé un peu plus tôt ? Ou bien, si je continuais de voir le meilleur en chaque personne, la petite blonde était simplement intéressée par la discussion que nous avions. J'avais voulu tester ses réflexes et ses réactions, alors je l'avais frappée sur le bras, juste assez pour la réveiller et la sortir de ses pensées. Elle avait sursauté, son sourire s'évanouit immédiatement et elle recula après avoir repoussé mon bras qui n'avait déjà plus pour mission de la toucher. Et bien... Mon simple toucher devait être aussi désagréable pour elle que si je la contraignais réellement. Je reculais proportionnellement d'un pas moi aussi, nous laissant l'air nécessaire pour qu'elle ne puisse plus me juger comme une menace, avant de lever les mains en l'air au niveau de mon torse.

Très bien, dis-je simplement.

Demander ne m'aurait pas permis de voir cette merveilleuse défense automatique dont la petite blonde avait fait preuve et je n'aurais pas voulu manquer ça. Cela avait été d'autant plus fiable parce qu'elle ne s'y était absolument pas attendu. Elle communiquait bien plus avec son comportement qu'avec ses mots. Et cette jeune femme n'avait clairement pas un comportement normal. Je notais néanmoins qu'elle ne m'avait pas rendu mon coup au centuple. A la place, elle s'était contentée de croiser les bras contre sa poitrine, un autre signe de défense. Et revoilà la barrière entre nous deux. Finalement, elle reprit la discussion comme si de rien n'était, même si elle paraissait bien plus glaciale désormais. Je crois que je venais de fermer une porte que j'avais réussi à entrouvrir un peu plus tôt. Mais ce n'était pas grave ; si je l'avais ouverte une fois, je pourrais sans aucun doute l'ouvrir une seconde fois. Peu de risque que le mécanisme change. Je l'écoutais attentivement. Les Peacekeepers, protéger la population ? Je me retenais d'échapper un rire nerveux alors que j'observais les cow-boys qui gardaient le palais en or du gouvernement comme s'ils protégeaient leurs femmes et leurs enfants. Pitoyable. Malgré tout, c'était leur travail et je ne devais pas juger leur gagne-pain. Certains d'entre eux n'avaient peut-être pas le choix pour justement s'occuper de leur famille. Je ne devais pas l'oublier. Ici, tout était une question de survie et rien n'était réellement ce qu'il paraissait être. Est-ce que j'étais naïf ? Je l'avais été à une certaine période de ma vie. Désormais, bien moins. Néanmoins, il m'arrivait parfois d'être crédule. Je n'attendais pas toujours le pire des gens qui m'entouraient, même en ces temps de crise. C'était peut-être une mauvaise chose, mais je préférais laisser une chance que d'immédiatement condamner ou généraliser. Alors que répondre ? Je souris en hochant la tête, peu sûr de savoir quoi dire.

Peut-être un peu. Juste un peu.

Je peinais à suivre les raisonnements de la jeune blonde, sautant du coq à l'âne pour finalement parler une nouvelle fois du fait que je l'avais touchée. Et bien, au moins on ne pouvait pas dire qu'elle ne cherchait pas à comprendre.

Non, dis-je avec sincérité. Je voulais juste voir votre réaction.

Je n'allais pas rentrer dans les détails. J'aurais peut-être même dû mentir, mais ce n'était pas dans mes habitudes et je n'avais rien à cacher, mis à part peut-être mon penchant pour la Résistance et la vengeance.

Est-ce que je peux vous demander pourquoi vous avez rejoint les Shadowhunters ?

Je touchais à un sujet un peu plus personnel, jusqu'à ce que mon regard croise ceux des Peacekeepers autour de nous. Ils veillaient au grain n'est-ce pas ? Si j'étais à peu près persuadé qu'ils ne pouvaient pas entendre notre discussion compte tenu de la distance qu'il y avait entre nous, je me devais de rester méfiant. Peut-être même que la jeune Shadowhunter allait avoir des problèmes si notre échange durait trop longtemps ou qu'ils percevaient que nous allions peut-être sympathiser. Je n'oubliais pas qu'elle était en poste et qu'elle n'était pas là pour échanger des banalités avec des citoyens comme moi. Je levais la main pour l'arrêter avant qu'elle ne me réponde.

Oubliez ça. Ne dîtes rien.

Je fouillais à l'intérieur de ma veste, ne quittant pas la petite blonde des yeux. Je ne voulais pas qu'elle croit que j'allais sortir un flingue pour lui coller une balle dans la tête. Bientôt, je sortis une carte de visite, faite main. J'en avais toujours quelques unes d'avance dans les poches, au cas où je voulais interviewer ou recruter quelqu'un, ou bien juste échanger. J'avais mis mon prénom et un numéro de téléphone, rien de plus. Le strict minimum mais le nécessaire pouvant me servir à rester en contact avec les personnes qui m'intéressaient. Je n'étais pas sûr que je faisais bien, mais pourquoi pas. Parfois, les relations que nous tissions pouvaient prendre des tournures inattendues et intéressantes ; je pouvais toujours espérer que ce soit le cas pour celle-ci. Mon père disait toujours qu'il n'y avait jamais de hasard, tout arrivait pour une raison. J'allais décider de le croire encore aujourd'hui. Peut-être que nous nous étions rencontrés, elle et moi, pour une raison particulière, ou alors peut-être que je me trompais ; mais qui ne tentait rien n'avait rien. J'étais toujours bouffé par mon surplus de morale et de conviction, au moins je ne changeais pas d'un poil malgré les années qui passaient, quels que soient les coups durs qui s'additionnaient à mon âge. Je voulais me persuader que c'était une force et que je me devais de rester fidèle à moi-même, quoi qu'il arrive, et pour le moment je ne m'en sortais pas trop mal. Je lui tendis ma carte avec un sourire.

Si vous voulez discuter davantage ou si vous avez besoin de moi, n'hésitez pas. En général, j'accours assez vite.

Mon sourire s'agrandit. Je n'étais même pas sûr qu'elle la prenne ou qu'elle la garde, mais au moins j'aurais fait ce qui me semblait être la bonne chose à faire sur le moment. Peu importait que je la revois ou non, cela ne dépendait plus que d'elle. En gros, je lui refilais les rênes et elle en ferait ce qu'elle voudrait, ce n'était plus de mon ressort et c'était très bien ainsi.

Je vais vous laisser travailler... lançais-je en faisant un signe de tête en direction d'un Peacekeeper qui semblait passionné par notre échange.

Ce dernier était bien plus concentré sur nous que sur la sécurité du bâtiment de ses patrons et j'étais persuadé que la jeune Shadowhunter avait bien remarqué l'intérêt que nous suscitions auprès de ses collègues.


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MessageSujet: Re: But the innocence is gone |Alex|   Mer 26 Oct - 23:29


But the innocence is gone
And what was right is wrong, 'Cause I'm bleeding out, so if the last thing that I do is to bring you down ••• Ambre ne savait pas trop comment elle pouvait s'adapter et réagir face à cet homme. Instinctivement, elle avait laissé la discussion se faire tout en faisant en sorte qu'elle ne lui soit pas préjudiciable. D'un côté, cela lui semblait le plus logique puisque l'homme semblait quelque peu bavard, prompt à poser les questions et à y répondre sur des sujets qui pouvaient apparaître comme dangereux aux yeux de la population lambda. Etait-ce lié à ses origines ? Il ne venait pas des Etats-Unis, comme il l'avait dit lui-même. Peut-être que cela jouait plus qu'Ambre ne le pensait. En fait, elle avait appris les différences dans la majorité des cultures qui auraient pu lui servir avant la Catastrophe. Cependant, s'il y avait une chose qu'elle avait rapidement repérée, c'était qu'au sein-même d'une même « culture », on pouvait observer autant de caractères et comportements différents qu'il existe de personnes. C'était l'une des raisons pour laquelle elle avait du mal avec les individus. Il fallait s'adapter à chacun, anticiper la réaction individuellement. Et, malheureusement, la jeune fille ne pouvait pas dépasser une certaine limite d'utilisation de son cerveau. Elle l'avait optimisé, mais elle restait humaine.

Il voulait voir ses réactions. Cela lui semblait... A l'ouest. Ils étaient devant les bâtiments gouvernementaux, elle était une shadowhunter entourée de peacekeepers qui avaient reçu l'ordre de tirer à vue au moindre comportement agressif. Bon, il avait été chanceux, personne n'avait réagi. Peut-être parce que c'était par rapport à elle et que les hommes à ses côtés trouvaient cela particulièrement drôle qu'elle ait « peur » de cette façon. Bref, quoi qu'il en soit, elle ne pouvait rien faire face à son geste. Une réaction de sa part serait trop disproportionnée alors elle s'était contentée de quelques mots. Et d'un geste de recul et de défense. Un comportement presque banal. Si on passait outre le fait qu'il venait d'elle. En y repensant, elle trouvait sa façon d'agir stupide. Parce qu'elle avait certainement dû dévoiler une faiblesse. Et la jeune fille savait ce que la plupart des gens faisaient lorsqu'on leur montrait une faille. Ils se plongeaient à l'intérieur et détruisaient tout. Ou essayaient. Ca avait marché une fois. Deux fois. Puis on apprend à camoufler, on connaît bien ces petites traîtresses. Et les gens s'y cassent les dents.

La question lui fit hausser un sourcil. Elle était aussi inattendue qu'intéressante. Pourquoi avait-elle rejoint les shadowhunters ? Même elle n'était pas capable d'y répondre avec précision. Ca s'était fait tellement naturellement. Entrer chez les peacekeepers. Puis être promue chez les shadowhunters. Ce devait être l'une des rares fois où ses barrières psychologiques avaient servi. Où elles avaient été déterminantes. En plus d'un entraînement déjà suffisant pour faire partie de la nouvelle brigade, c'était un point à ne pas négliger. Elle perçut le léger mouvement de rapprochement des peacekeepers. Elle doutait qu'ils les entendent réellement mais peut-être certains savaient-ils lire sur les lèvres ? Ou encore sa discussion avec Alexander les dérangeait. Parce qu'ils ne parvenaient pas à le classer dans la catégorie où ils pouvaient le tabasser ou lui faire regretter de rester face à eux alors qu'ils sont « tout-puissants ». Oui, sinon, Ambre était pour le Gouvernement. Juste, elle ne supportait les petits prétentieux dans leur genre. Alors qu'en réalité, une simple pichenette suffisait à les faire tomber à terre. Policiers de pacotille.

Oublier ça... Oui, c'était facile à dire. Même si la jeune fille avait compris qu'elle ne devait juste pas y répondre puisque cela semblait déranger quelques personnes... Néanmoins, elle restait Ambre et elle s'en foutait pas mal de ce qu'ils pourraient penser. Il ne lui laissa néanmoins pas le temps de répondre et glissa une main dans sa poche. Si la tueuse ne réagit pas de suite, elle resta toutefois sur ses gardes. Prête à lui trancher la gorge s'il osait présenter une arme. Et elle se retrouva avec un papier tendu dans sa direction. Explications ? De quoi le contacter pour discuter plus en profondeur avec lui... Pourquoi pas après tout. Elle ne prenait aucun risque en imprimant le numéro dans son crâne. Ainsi, malgré les regards rivés sur eux, Ambre tendit la main et récupéra le morceau de papier. Ses yeux scannèrent l'écriture et les informations avant de les mettre dans une petite case dans son esprit. Elle hocha doucement la tête avant de ranger la carte dans son soutien-gorge. Sans aucune pression. Bon, après, sa tenue n'offrait pas vraiment de possibilités de poches, elle avait oublié cette fonction en achetant les uniformes.

« Malgré tout, je peux décider de quoi faire durant mon temps de travail. Tant que la mission principale est effectuée correctement. Mais ce serait trop demandé de réfléchir à ce sujet pour les gens qui m'entourent aujourd'hui. »

Il n'y avait aucune respect en elle pour ces hommes qui n'attendent que le moindre faux pas de sa part pour essayer de la descendre. Ils ne pouvaient pas l'insulter et la frapper sans ça. Déjà, parce qu'elle savait se défendre et en plus parce que cela entraînerait de très légers problèmes avec leurs supérieurs. Après, cela pourrait être assez amusant à regarder tout en mangeant du pop-corn. Bref, ce n'était pas le propos maintenant. Ils allaient se quitter. Et Ambre le signifia en récupérant son arme et en reculant d'un pas. De toute façon, elle comptait le rappeler à l'avenir. D'ailleurs...

« Je l'ai fait pour vivre. »


Derniers mots, dans un murmure et le rideau tomba.

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