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 The look in your eyes

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MessageSujet: The look in your eyes   Jeu 8 Sep - 22:59


Maisy était revenue. C’était ce qu’il s’était dit la première fois qu’elle avait franchi l’enceinte des portes de leur lieu de travail commun. Dire qu’il avait pris la poudre d’escampette deux fois pour que ce soit elle qui finisse par lui atterrir dessus. C’était d’ailleurs ce qui était littéralement arrivé. Il n’avait pas su quoi répondre ni comment réagir alors il avait balbutié des excuses qui aujourd’hui lui semblait sans queue ni tête. Les mois qui avaient passés lui avait donné le temps de réfléchir à sa réaction. Il avait décidé qu’une telle faiblesse ne devait pas se reproduire. Il ne voulait pas amadouer Maisy comme il l’avait déjà fait auparavant. La femme avait déjà bien trop souffert et lui ne se sentait que coupable d’avoir eu un sourire intérieur quand il l’avait vu. La brune avait été sujette à ses caprices. Il avait bien senti qu’elle voulait lui pardonner mais  lui ne voulait pas être pardonné. Il ne se pardonnait pas de ce qu’il avait pu lui faire subir.  Vu sa réaction, et le fait qu’il était loin d’être un complet idiot, il se doutait qu’elle était en colère et qu’elle le resterait. C’était sans doute mieux qu’elle finisse même par le haïr pour ne pas avoir envie de renouer contact avec lui. Alistair souffrait de la solitude mais il n’aurait certainement pas admis faire subir son caractère à quelqu’un d’autre. Depuis Helena, personne n’avait créé le moindre émoi dans son cœur. Cette petite bouille avait ravivé un petit quelque chose de vivant. Il s’était souvenu de leur instant bienheureux. Immédiatement, il s’était morigéné. Le passé devait rester où il était. Indécis sur l’attitude à adopter, dans le doute il avait pris le silence.

Les journées ne changeaient pas trop pour lui au final. Il n’avait pas l’habitude de sympathiser ni de faire ami-ami au boulot de toute manière. Néanmoins maintenant, il pouvait croiser sa frimousse et ses longs cheveux bruns. Si on lui avait dit qu’il retrouverait de l’intérêt pour quelqu’un, sans doute ne l’aurait-il pas cru. Ses yeux bleus se figeaient sur elle quand il était certain de ne pas être vu. Parfois ils échangeaient quelques mots, le moins possible, dans un but purement professionnel. Il culpabilisait un peu de ressentir du désir pour une femme autre que la sienne. Certes il y avait des précédents, comme Moïra, mais c’était différent car ça ressemblait plus à de la haine. Et puis, comme il se plaisait à le penser, c’était uniquement pour le travail. La femme, s’il l’avait un tant soit peu connue, devait être de nouveau blessée par son attitude. Si tel était le cas elle n’en montrait pas grand-chose. Et si elle s’en moquait finalement ? Cela aurait pu être une chose qu’Alistair se serait forcé à croire, une chose plaisante, mais il était trop clairvoyant pour s’accorder ce bénéfice de la spéculation-là. En parlant du loup, voilà qui on se retrouvait à croiser près de la machine à café. Elle discutait avec un homme, un technicien quelconque dont il ignorait le nom. Ils se trouvaient tous les deux juste devant la machine, impossible de passer outre. Il aurait tourné les talons si son addiction à la caféine n’était pas aussi forte que celle à la caféine. Il sourit mécaniquement en marmonnant un « bonjour » tout juste poli. Que ce gars parle à Maisy, ça l’énervait, il n’aurait pas su bien dire pourquoi. Curieusement, il avait envie de mettre son grain de sel, de savoir qui était ce gars. Bien évidemment c’était pour le bien de Maisy afin qu’elle ne se retrouve pas à fréquenter un type pire que lui.

« Je vous ai déjà vu mais je ne crois pas que je connaisse votre nom. » dit-il à l’inconnu. Il n’arrivait pas à regarder la jeune femme dans les yeux pendant qu’il parlait car il n’aurait pas voulu qu’on y lise le semblant de méfiance et de jalousie qui s’y trouvaient. « Vous faites quoi ici ? » Etaient-ils en train de flirter ? Les avait-il interrompus ? Il aurait bien aimé que ce fut le cas.  Les mots qu’il proféra ensuite sifflèrent comme des couteaux passant jusqu’à côté de leurs têtes. « Je ne voudrais pas vous déranger dans ce que vous faisiez mais je me doute que vous connaissez la politique de l’établissement sur la drague entre collègues n’est-ce pas ? » Il ne savait pas réellement si une telle politique existait mais il venait de la créer, voilà tout. De toute manière, c’était une règle qui aurait déjà dû exister pour éviter les situations embarrassantes. Il ne parvenait pas à se montrer gentil et aimable avec Maisy alors qu’il aurait voulu se faire pardonner. Ses expressions et sa manière de parler devenaient rigides et froides. De quoi pouvait-il bien avoir l’air à parler ainsi à part d’un con ? Il réalisa intérieurement avec sarcasme qu’au moins il avait l’air de ce qu’il était. Ce pauvre gars allait servir à passer la frustration d’Alistair de ne pas pouvoir s’exprimer de manière cohérente face à la jeune femme et encore moins envisager quelque chose avec elle. Il n’avait qu’à pas être là. « J’espère que vous ne la harcelez pas en tous les cas. Mademoiselle Weaver est une femme sensible vous savez. » S’il avait pu, il se serait arraché la langue pour éviter de se montrer condescendant et limite grossier mais le mal était fait. Il agissait toujours à l’inverse de ce qu’il fallait de toute manière. Les habitudes ont la vie dure comme on dit.

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MessageSujet: Re: The look in your eyes   Ven 9 Sep - 22:01

Deux mois. Ça devait à peu près faire deux mois que je m’étais étalée avec toute ma grâce caractéristique aux pieds d’Alistair. Deux mois qu’il m’avait accompagnée de force au restaurant. Deux mois qu’il m’avait présenté ses excuses. Deux mois que cette conversation m’avait donné un semblant d’espoir, d’un potentiel changement de sa part et d’une potentielle réconciliation. Deux mois qu’il avait mon numéro de téléphone. Deux mois qu’il m’évitait cordialement la plupart du temps dans les couloirs. Deux mois qu’il ne m’adressait la parole que si la situation l’y forçait. Deux mois que j’avais l’impression de le déranger et de le mettre mal à l’aise, plus que toute autre chose. Et je dois avouer qu’une part de moi se réjouissait de le voir prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur ou encore faire tout le tour de l’étage pour ne pas passer devant mon bureau. Mais je commençais à vraiment en avoir assez. Je n’étais plus une enfant. Je n’étais plus la gamine qu’il avait abandonnée en Alaska. Cette gamine qui avait mis des mois à se remettre du départ de son seul et meilleur ami. Je n’étais plus non plus la jeune femme qui avait mis des mois à se remettre de la disparition de celui avec qui elle avait mis à nu bien plus que son corps. Je n’étais plus non plus la femme rongée par la jalousie de le voir marié et heureux tandis que je continuais à pleurer son absence certains soirs de beuverie au point de me laisser bouffer par une relation malsaine.

Ma vie n’avait toujours pas grand sens, coincé comme je l’étais dans un emploi qui me donnait de plus en plus souvent envie de vomir. À devoir balancer des conneries plus grosses que moi avec des collègues tous plus écœurant les uns que les autres. Les sourires malsains de Noah Meadow qui me regardait avec dégout, mais s’enfouissait, sans demander son reste, entre mes cuisses après chacune de nos engueulades. Le regard de prédateur de cet enfoiré d’Ivanov, qui semblait patiemment attendre son heure pour finir le travail commencé sur ce champ de bataille. À la simple pensée de Niklas, mes doigts glissèrent inconsciemment contre la cicatrice qui barrait ma gorge. Héritage douloureux de cet autre temps où nous nous étions croisés dans des camps opposés. Ravivant au passage le souvenir de ce cauchemar que j’avais fait quelques semaines plutôt. Où j’avais étrangement sympathisé avec Enya… Cauchemar où j’étais décédée égorgée… Automatiquement, en pensant à Niklas, mes pensées dérivèrent vers elle. Quand allais-je donc la croisée ? Quand referait-t-elle surface ? Près de deux ans s’était écoulés depuis qu’elle m’avait sauvé la peau et je n’avais reçu aucune nouvelle, aucun signe d’elle. J’en arrivais à penser qu’elle avait fini par mourir, assassiné durant l’une de ses missions. Penser qu’elle ne souhaitait pas reprendre contact avec moi était trop douloureux pour envisager cette solution.

Je m’affalais dans mon fauteuil, le laissant tourner sur lui-même, la main toujours posée sur ma cicatrice, tandis que la musique qui passait se terminait doucement. J’allais bientôt passer la main à un de mes collègues pour la météo avant d’avoir deux heures de pauses où je pourrais manger et tenter une petite sieste si tout se passait bien. Je fis rouler mon fauteuil jusqu’au grand bureau où se trouvait tout le matériel et prenais le micro en saluant mon collègue qui venait d’entrer dans la pièce. Je lui fis signe d’attendre deux minutes, le temps de prendre ce que j’appelais « ma voix de radio » et d’annoncer à mes auditeurs que j’allais les abandonner pour quelque temps et de leur présenter celui qui allait prendre ma place. Je coupais mon micro, ramassais mon sac et les quelques affaires qui traînaient sur le bureau avant de saluer mon collègue et sortait lentement du bureau. La fatigue me tomba dessus, comme une chape de plomb et le besoin d’un café se fit ressentir presque instantanément. Avec un lourd soupir, je remontais mon sac sur mon épaule et commençais ma marche jusqu’à la machine, l’esprit un peu ailleurs. C’est pourquoi, je ne remarquais pas immédiatement David, quand il me parla. Le contact de sa main fraîche sur la peau nue de mon bras me fit faire un petit saut de côté en poussant un petit glapissement de peur. Suivit rapidement par un grognement quand mon épaule entra en contact avec le mur. Il s’excusa platement devant ma réaction complètement disproportionnée et proposa de me payer mon café.

David me draguait ouvertement depuis le jour de mon arrivée à la radio et bien qu’il ne se soit rien passé de plus qu’un badinage agréable, je n’avais jamais réellement pris la peine de repousser ses avances. Il ne se montrait pas insistant, ne m’avait jamais invité à autre chose que partager un café à la machine et n’avait jamais eu un geste déplacé. Alors, la plupart du temps, je le laissais faire, c’est pourquoi j’acceptais de bonne grâce son offre. Et c’est à l’instant précis où David me tendait mon gobelet qu’Alistair se décida à remarquer mon existence de son plein gré, pour la première fois depuis deux mois. Son ton me fit tiquer quand il s’adressa à David et je ne compris pas immédiatement pourquoi il se montrait si désagréable. Ce dernier d’un naturel amical, s’empressa de tendre sa main à Alistair et se présenta succinctement. Coincé entre eux deux, je ne pus m’empêcher de faire la comparaison. Si j’avais pu, ne serait-ce que l’espace d’un instant, trouver David attirant, le mettre dans la même pièce qu’Alistair ne pouvait pas lui faire du bien. La haute stature de celui qui j’avais appelé mon ami et ses traits parfaits éclipsaient complètement le pauvre bougre. Comme un aimant attiré par le métal, mon corps se déplaça légèrement pour me placer en gravitation autour de celui d’Alistair. Mes hormones bouillonnaient sous ma peau et mes yeux dévoraient ses biceps, enserrés dans cette chemise.

Bien qu’il refuse de me regarder, il était clair qu’Alistair était physiquement très conscient de ma présence, ces épaules, carrées dans une position de défiance, semblaient mettre David au défi de rester ici une minute de plus, mais ce dernier ne bougeait pas. Je ne pus retenir l’éclat de rire qui s’échappa de ma gorge quand Alistair parla de la politique pour les relations entre collègues. Qui n’existait tout simplement pas. Je dressais ma main avec lenteur pour la poser sur le bras de David et me rapprocher de lui. « Monsieur Jenkins, votre sollicitude me touche au plus haut point, j’espère que vous en avez conscience. » Ma voix doucereuse sous-entendait une menace latente que même Alistair aussi crétin qu’il en ai l’air ne pouvait ignorer. « Néanmoins, je vous assure que Monsieur Clayton, ici présent n’est en rien une menace. » Le "pour vous" sous-entendu dans ma phrase était presque audible tant je l’avais pensé fort. Je sirotais une gorgée de mon café avant de jeter un regard à David, je n’avais pas envie de l’utiliser de la sorte. Je laissais la magie affluer au bout de mes bras et lui envoyait une illusion : il avait un dossier d’une extrême importance à terminer pour aujourd’hui et il l’avait complètement oublié. Après quelques excuses rapides et un regard plein de soutien, il s’enfuit rapidement vers son bureau.

Je me tournais alors vers Alistair, estomaqué par son comportement. Je savais qu’il pouvait être un peu con sur les bords, mais au point de m’humilier de la sorte devant un de mes collègues et amis ? C’était bas, même pour lui. Ma voix était glaciale quand je m’adressais a lui, et s’il n’avait pas eu la force de me regarder dans les yeux, je penchais, moi, la tête sur le côté pour capter son regard. Le corps tendu par l’énervement, les pieds profondément plantés dans le sol, je le punissais du regard. « C’était quoi ça ?! » Je n’avais pas haussé la voix. Pas encore du moins. « C’était quoi, ÇA ?! » Je commençais à perdre mon sang-froid. Mon petit poing se serra brutalement et je l’enfonçais dans son épaule, sans y mettre toute ma force, mais suffisamment pour le faire souffrir. « Deux mois. » J’inspirais profondément par le nez pour essayer de juguler ma colère. « Deux mois, que tu m’évites et que tu ne m’adresses la parole que si l’ordre mondial est en danger. » Il ouvrit la bouche, mais je le coupais instantanément. « Non, ne crois pas que je n’ai pas remarqué et laisses-moi finir, Jenkins ! Deux mois ?! Deux putains de mois. » Je repris une profonde respiration que j’accompagnais d’un second coup de poing au même endroit. « Et t’arrives comme une fleur, pour me péter une crise de jalousie en plein milieu de la journée sur notre lieu de travail ? » Je respirais désormais par à-coup, la rage ruisselant furieusement dans mes veines. « T’es vraiment qu’un sale con, tu le sais ?! » Je fermais ma bouche avant de continuer à l’insulter et de le regretter plus tard et sirotais une gorgée de mon café tiède en essayant de me calmer. Mais quel abruti.

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