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 Playing on repeat ft Moïra

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MessageSujet: Playing on repeat ft Moïra   Ven 9 Sep - 20:17



Alistair grogna une fois de plus coincé dans cette foutue rue  toujours sur ce maudit trottoir. Il avait dû déjà fureter sur les lieux des dizaines de fois mais ça lui semblait presque une vie. Parfois, il se donnait l’impression d’être obsessif à guetter comme si un indice allait sortir du lot. Peut-être qu’il l’apercevrait et pourrait la faire parler cette fois. Cette fois, ne pas coucher avec elle peut-être aussi. Il se rabroua mentalement avec sarcasme. Honnêtement, il ne savait pas bien ce qu’il foutait ni comment tout cela avait commencé. La rousse incendiaire avait mis le feu aux poudres. Ce feu d’artifices clandestin avait été un moment agréable. Bon ok, plusieurs moments agréables mais ça lui avait déplu. D’un autre côté, ça avait l’avantage de lui permettre de s’introduire un peu plus dans son intimité. C’était ce que sa conscience professionnelle lui disait. Tous les moyens étaient bons pour coincer la vermine de cette ville. Néanmoins, la dernière fois, il avait eu la sensation que la situation lui échappait. Il va sans dire que ça ne lui avait pas du tout, du tout plu. Les sentiments et le travail devaient toujours être séparés sinon on mélangeait le professionnel et le personnel. Ce qui menait à des erreurs parfois irréparables. Un frisson lui parcourut l’échine alors qu’il se rappelait Helena. Il n’était pas amoureux de Moïra mais il se prenait d’une sorte de sympathie pour elle. Le même genre que celle que ressentent les hommes après avoir eu un rapport charnel avec une femme. Le genre qui peut vous mener à votre perte.

Il fallait croire que la femme avait des oreilles bioniques car il supposait bien que c’était elle qu’il entendait se frayer un chemin dans la ruelle. Elle était dans son dos. Alistair prit le parti de faire celui qui ne l’avait pas vu. Il en avait assez. Il se penchait observant un carton avec un restant d’écriture à moitié déchiré. Est-ce qu’il y avait une signification à ce gribouillis ? Il soupira un long moment déprimé car c’était juste un morceau de mot qui pouvait signifier mille choses.  La frustration recommençait déjà à l’envahir. La présence derrière lui s’était bien rapprochée, il pouvait sentir la chaleur du corps à moins d’un mètre du sien. C’était dérangeant et relativement grisant malgré tout.

« Ça t’amuse n’est-ce pas ? » Pas besoin de jouer aux charades tous les samedis pour deviner de quoi il parlait mais s’il avait dû parier, il aurait dit qu’elle allait jouer les innocentes aux yeux de biche. Cependant, elle lui lancerait en même temps un regard mutin qui prouverait bien ce qu’elle pensait et ce qu’elle savait. Malheureusement, on ne pouvait pas faire enfermer quelqu’un sur le prétexte qu’elle n’avait pas le regard qui convenait. Agacé par l’absence de réponse, il se retourna pour se retrouver en face d’un pauvre poivrot qui l’observait d’un stupide. Bordel de merde, la journée n’était réellement pas de son côté. Un long moment, il repensa à son verre de scotch qu’il prenait les soirs pluvieux comme ceux-ci. Déprimé, il laissa le sdf reprendre son chemin vers une autre rue et s’alluma une cigarette. Le fait qu’il ne pensait pas que le Gouvernement l’autorisait à fumer pendant son service mais à cet instant, il devait bien admettre qu’il s’en foutait. L’homme était tellement à cran qu’il avait confondu la démarche douce de la libraire avec un vieux connard qui avait manifestement trop abusé d’un alcool probablement illégal. Il aurait peut-être pu l’arrêter pour lui demander son fournisseur. Non non, il ne devait pas retomber dans ses précédents travers, les nouveaux lui suffisaient amplement. Trop occupé à se morigéner, il n’entendit pas l’ouverture de la porte de service juste derrière lui et l’inconnu qui s’approchait de lui avec des intentions inconnues. Ses yeux fouinaient partout à la recherche d’une lumière. Il était à deux doigts de prendre ses affaires et de retourner chez lui pour se poser dans le canapé et oublier sa journée. Toutefois, il possédait une trop grande conscience professionnelle pour cela. Il tira sur sa clope en regardant les clameurs de la ville toujours absorbé dans ses pérégrinations intellectuelles.
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MessageSujet: Re: Playing on repeat ft Moïra   Mar 13 Sep - 18:36



"The dangerous part in playing with fire is when you start enjoying it. "

Alistair & Moïra




Ce chat noir. Ce foutu chat noir qui trainait toujours dans les parages. Moïra ne l'avait jamais nourri et pourtant, il revenait encore et toujours. Rodant autour de la librairie, se faufilant parfois à l'intérieur pour faire tomber quelques babioles du haut des étages, ce qui avait toujours pour effet de faire sursauter la jolie rousse. Aujourd'hui aussi il était venu et la Hellraiser avait fini par être convaincue que ce genre de bestioles adoraient qu'on les déteste. Le miaulement résonna à l'intérieur de la librairie comme s'il l'appelait, alors Moïra contourna son comptoir à grands pas avant que la bête à poils ne rentre à nouveau détruire la moitié de sa décoration. Immédiatement la jolie rousse l'aperçu avec ses grands yeux verts moqueurs et en se précipitant à l'extérieur elle réussit à fermer la porte de justesse derrière elle avant que la boule de poil ne fonce dans la librairie.  Elle aurait aussi très bien pu refermer la porte au nez du félin mais Moïra connaissait le monstre : si elle l'avait laissé seul à l'extérieur, il aurait miaulé à la mort pendant des heures et gratté à la porte peut-être jusqu'à ce qu'il n'en reste plus rien... Depuis sa chambre elle l'entendait parfois et le bois de la porte de la librairie avait déjà beaucoup trop souffert ! Alors voilà, elle était condamnée, elle, la grande mafieuse qui dirigeait quotidiennement des dizaines de personnes d'une main de fer, elle qui avait fait subir maintes et maintes tortures pour le compte du Gouvernement, elle qui avait passé cinquante ans en Enfer à survivre à des démons de toutes sortes, elle était condamnée à s'asseoir sur le bord d'un trottoir en pleine rue pour se laisser dominer par une petite machine à ronronnements. La boule de poils noirs sauta sur ses jambes avant de s'y caler confortablement. La jolie rousse hésita un instant, puis sa main se posa sur la petite créature dans un mouvement qui ressemblait beaucoup à une caresse. Moïra lâcha un petit soupire, vaincue.

Puis soudain, comme électrisé, le félin se dressa sur ses pattes et fonça vers une ruelle adjacente. On aurait dit qu'il avait été appelé pour l'heure du repas. Et honnêtement, si Moïra pouvait découvrir à qui appartenait cette chose elle pourrait peut-être conseiller à son propriétaire d'acheter à l'avenir un chat d'intérieur... Ou un poisson rouge. La jeune femme se redressa et partie à grandes enjambées sur les traces du félin.
Et puis, au détour d'une ruelle soudain, elle le vit. Pas le chat noir, mais un homme. Un homme qu'elle ne connaissait que trop bien. La jolie rousse ralenti le pas pour s'approcher lentement, sans bruit. Maintenant, le félin, c'était elle. Et sa souris n'était plus qu'à quelques pas seulement.

Et puis un clochard la devança, sortant d'une rue perpendiculaire et venant s'arrêter à un pas de l'homme. Alors Moïra se stoppa net, s'offrant une magnifique vue sur la situation dont elle ne perdait pas une miette. Le milicien était maintenant agenouillé devant un carton, essayant visiblement de déchiffrer le reste d'écritures, tournant le dos à l'homme au manteau déchiré. A force de le voir tourner dans ses quartiers, Moïra se serait presque demandée si les enquêtes que le milicien menait sur elle n'étaient pas devenues un prétexte pour qu'ils se voient... Mais au fond, la Hellraiser connaissait la détermination du Peacekeeper. Alistair... Une volonté de fer dans un corps d'Appolon. Un corps dont Moïra avait d'ailleurs déjà bien abusé. Cette pensée la fit sourire alors qu'elle le détaillait, sérieusement penché au dessus de son bout cartonné. D'ici, elle pouvait presque deviner l'air concentré sur son visage. Son sourire ne fit que s'élargir encore.

« Ça t’amuse n’est-ce pas ? »

En réalité, tout cela n'amusait la jeune femme qu'à moitié. Alistair était avant tout une menace pour Moïra et toute son affaire secrète. Mais dans cette dangereuse situation dans laquelle elle se trouvait, la jolie rousse avait trouvé une sorte d'échappatoire plutôt plaisante... Bien que toujours fort risquée...
Quant à la situation présente, la jolie rousse était maintenant quasiment certaine que le milicien avait pris le sans abri pour elle et honnêtement elle hésitait vraiment entre s'indigner ou éclater de rire. Ce fut le visage de l'homme, quand il se retourna pour découvrir la vérité qui fini par la faire céder et la jeune femme du se cacher à demi dans une ruelle, la main plaquée sur les lèvres pour ne pas trahir sa position. Lorsque la Hellraiser fini de se remettre de ses émotions, le clochard avait disparu et Alistair lui tournait à nouveau le dos. Alors Moïra reprit sa marche silencieuse et une fois arrivée à la hauteur du milicien, elle se pencha à son oreille pour chuchoter de sa voix la plus suave :

- Bonsoir, Alistair.

Puis la jeune femme le contourna et alla s'adosser au mur devant lui, bras croisés, un sourire amusé toujours accroché à ses lèvres. Puis jetant un regard en coin au carton, l'air faussement impressionnée, la jolie rousse lâcha :

- Je vois qu'on ne néglige aucune preuve pour me faire tomber, moi et mon horrible commerce illégale d'écrits de Jules Vernes.

Moïra fit une moue désolée, comme une petite fille prise entrain de voler une pomme. Puis elle écarta les bras, accueillante, provocatrice presque.

- Tu veux peut-être aussi me fouiller ? On ne sait jamais, je pourrais cacher quelque chose sur moi... Le guide de la dépravation peut-être ? Je t'en prie, ne te gêne surtout pas.



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