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 the great escape (Tim - Enya)

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MessageSujet: the great escape (Tim - Enya)   Jeu 15 Sep - 0:23




We won't give up the fight
We'll scream loud at the top of our lungs
And we'll feel so alive.


Ce n’était pas le Graal mais Vaas s’y contentait volontiers. Accroupi à même le sol sur son salon désorganisé, l’homme se noyait dans une mer de câble qui pour le profane n’était qu’un amas de fil sans fin. Mais pour Milligan, il s’agissait d’un labyrinthe certes ayant l’apparence d’un casse-tête, mais qui avait le mérite d’occuper son esprit. C’était une chance inespérée. Vaas avait trouvé dans une boutique du quartier nord un ordinateur de l’ancien temps. Un ordinateur de bureau obsolète pour certain mais une mine d’or pour l’ouvrier. D’une apparence miteuse et grisâtre par sa vieillesse, l’objet était tout sauf séduisant de premier abord. Cependant, lorsque Vaas avait posé ses yeux dessus, il avait eu la sensation que cet objet l’avait attendu depuis tout ce temps. Si bien qu’il n’hésita pas bien longtemps avant de l’acquérir, non sans mal cependant car il n’était pas chose aisée que de se procurer un ordinateur, aussi obsolète était-il, dans cette époque gouvernée par un régime dictatorial sans accès aux ordinateurs et surtout à un réseau digne de ce nom.

Cependant, il n’y était pas. Quelque chose lui échappait. La carte mère faisait des siennes et il soupçonnait la carte graphique d'être obsolète. Il lui fallait le matériel adéquat avant de le mettre en route. Vaas préférait s’assurer de la traçabilité de l’engin avant de s’engager dans quoique ce soit qui pourrait lui porter préjudice à l’avenir. Mais rien n’y faisait, il avait beau relier fils sur fils, câble sur câble, tout ce qui lui passait par la tête, rien ne fonctionnait. Et un horrible sentiment d’agacement s’installait jusqu’à se transformer irrémédiablement en frustration colérique. Néanmoins, il ne mit pas longtemps à penser à obtenir de l’aide d’un de ses voisins qui excellait dans le domaine. D’un autre côté, entraîner Timothée Morel dans ses déboires illégaux n’était pas foncièrement une bonne idée. Et à dire vrai, il ressentait le besoin de faire ça seul, sans l’aide d’un tiers. Ce fut donc dans cette pensée que Vaas avança doucement et surtout en solitaire. Du début de la nuit jusqu’à l’aurore. Mais rien n’y faisait. Et ce fut avec une frustration sans nom qu’il cogna l’écran noir et sans vie de son ordinateur, se faisant par ailleurs beaucoup plus mal à lui-même qu’au pauvre objet. Il n’y arriverait pas seul.

Manquant de trébucher parmi les fils et les câbles qui gisaient sur le sol, il se dirigea vers sa porte d’entrée. Ce n’est qu’au moment de monter les escaliers jusqu’à l’appartement de Timothée que Vaas se rendit compte de son état d’extrême fatigue. Mais paradoxalement, et bien qu’il fut épuisé, ses yeux était grand ouvert lorsqu’il frappa à la porte du jeune scientifique. Il n’avait aucune idée de l’heure qu’il était, mais les vitres laissées à penser qu’il était relativement tôt dans la matinée ; les premières lueurs de l’aurore commençaient à se faire voir. Il renifla bruyamment en observant le ciel de l’unique vitre du couloir non loin de la porte de Morel. Le scientifique faisait partie dorénavant des rares personnes à avoir réussi à s’approcher de l’ouvrier. Et cela ne s’était pas fait sans difficultés. La méfiance était de rigueur entre les deux hommes, avant même qu’ils aient commencé à se parler. La phase soupçons avait duré dès lors que Vaas avait commencé à se montrer trop curieux en ce qui concernait les déplacements douteux de Timothée. Après deux infractions à domicile et un tête-à-tête aux chandelles, le conflit s’était dissipé. Il était surprenant de constater que malgré les apparences, de nombreux points communs réunissaient les deux hommes. Comme leurs compétences pour l’informatique. Timothée avait l’avantage de continuer à côtoyer de nombreux instruments dit moderne, que le gouvernement convoitait jalousement, optant pour la propagande dévastatrice et ravageuse.

A peine Vaas eut-il entendu la porte coulisser qu’il s’adressait à un Tim dont il ne saurait dire s’il était fraîchement réveillé par son tambourinement incessant en guise de réveil au lever du soleil. A dire vrai, il était soulagé qu'il soit là. Vaas n'était jamais quant à sa présence dans l'immeuble. « Mec, me faut un microprocesseur. » Il y avait plus chaleureux comme salutation. Mais Vaas n’était pas l’homme le plus enclin à la politesse, il se contentait généralement du minimum. Et à cet instant, il avait la tête ailleurs et certainement pas aux bonnes manières. « J'suis pas sûr du modèle, faut qu'tu viennes. Et enfile un froc avant. » lui recommanda-t-il en haussant un sourcil. Il l’attendit quelques instants à l’extérieur de son appartement, tout en se grattant nerveusement l’arrière de son crâne. Demander service à autrui lui demandait une force considérable. Il détestait dépendre de quelqu'un. Mais s'il laissait passer cette occasion d'avoir son propre ordinateur, il s'en voudrait à en ronger ses ongles jusqu'au sang. Vaas attendit de le voir réapparaître avant de reprendre son discours. Il commença à marcher en descendant les escaliers afin d'inciter son voisin à faire de même. « J'y ai passé la nuit, mais y'a un truc qui m'échappe...» disait-il en descendant les marches jusqu'à la porte de son appartement.

Une fois la porte ouverte, Vaas ne fit même plus attention au désordre accablant qui régnait sur le sol. A dire vrai, c'était comme si chaque surface était occupé par un amas d'objets que la plupart pouvait facilement considérer comme inutile mais dont Vaas accordait une certaine importance puisqu'il jugeait visiblement que tout ceci pourrait lui être utile à l'avenir. Récipients comblés, cendrier chaussure, verre à café froid, même sa vieille télé n'y échappait pas et servait de support à un tas de paperasses. Il ne l'allumait jamais de toute manière, n'étant plus qu'un instrument à propagande de plus pour le gouvernement à ses yeux.
« Ouais, c'est une épave. » Vaas désigna du menton l'ordinateur qui gisait au milieu des cables et divers pièces détachées. L'ouvrier se fraya un chemin jusqu'à la fameuse épave qui reposait encore sur le sol en face de son canapé. Il attrapa la carte mère précautionneusement qu'il tendit vers Timothée. « R'garde ça. » La nuit avait été laborieuse, car l'objet avait nécessité plusieurs réparations. Et il n'avait plus la force d'expliquer le pourquoi du comment, mais il savait Timothée assez curieux et intelligent pour comprendre ce qu'il avait sous les yeux. Sur ce, Vaas se laissa tomber mollement sur son canapé en soupirant fortement. Il se passa une main sur son front jusqu'à l'arrière de sa tête pour finalement loucher sur sa boite à tabac posé non loin. Il l'attrapa d'une main, tout en gardant un œil sur son voisin en pleine analyse.

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MessageSujet: Re: the great escape (Tim - Enya)   Dim 18 Sep - 19:21

Mec, me faut un microprocesseur. Bonjour. Ou bonne nuit. Je n’en sais trop rien. Ma tête me semble à la fois lourde et totalement vide. Je n’ai rien bu et pas plus avalé quoique ce soit depuis 24h et aujourd’hui est mon premier jour de repos que je m’accorde depuis une éternité. C’était un jour béni des dieux depuis que mon corps s’était enfin étalé sur mon matelas à 5H du matin. A croire que ce dernier était composé d’un magnifique nuage de détente et de bonheur. Le confort absolu bien que dans les faits, le sol m’aurait probablement conféré la même sensation. En une microseconde, je me repasse le fil de mes précédentes 72h avec la détestable impression que les 24 prochaines ne seraient pas de repos. Je me vois encore au travail, me sentant épier par ma nouvelle collègue, fraichement débarqué et foutrement intrusive. Travailler sur mes dossiers s’est avéré plus complexe que jamais, toujours sur le qui-vive, toujours en attente de se faire prendre. J’ai alors choisi de mettre mes recherches personnelles de côté, m’en occuper ici comme auparavant mais il est clair que l’être humain n’est pas fait pour assumer deux emplois de 12h par jour. J'suis pas sûr du modèle, faut qu'tu viennes. Et enfile un froc avant. Mon sourcil s’élève en même temps que ma main contre mon visage. Je baisse les yeux vers mon corps pourvu d’un simple boxer et les retournent sur le visage de mon cher voisin. Vaas. Cet énergumène pour le moins intimidé par mon imitation des films d’Al Pacino. Une déception totale d’ailleurs mais une bonne surprise en fin de compte. Sans se le dire, des habitudes ont vu le jour entre eux. Une forme d’amitié qui laisse entrevoir cette confiance dont le monde n’offre que des résidus minces et troués. Depuis ce fameux jour où des vérités se sont extirpées de la méfiance, nous n’avons plus reparlé de la résistance, du gouvernement, des doutes, de la colère. Non, nos conversations sont devenues foutrement banales mais dieu, que cela faisait du bien. La simplicité. La futilité. L’absence de crainte. Le jeu d’échec rangé au placard. Juste deux types, deux voisins qui s’apprécient comme ils se seraient appréciés y a 5 ans.

Et c’est bien pour cela que je tourne le dos à mon lit, aux bras de Morphes pour enfiler un jogging et un sweat-shirt. Dans l’escalier, Vaas se tourne vers moi m’explique son planning de la veille. Progressivement, à chacune des marches que je franchis, je sens mon esprit se réveiller, quitter la brume pour saluer la conscience du monde et surtout, saluer les propos de Vaas. Un ordinateur, il s’est trouvé un ordinateur. Le con. Je souris, écrase ma main dans mes cheveux en me laissant sauter à pieds joints sur son pallier. Ouais, c'est une épave. Ma tête se penche sur le côté, hausse les épaules au milieu d’une grimace puis souris en confirmant. Cette remarque pouvait s’appliquer autant à tout le bric à brac posé comme dans un entrepôt au milieu de ce qui était un salon qu’à la machine explosée sur le sol. Enfin, « explosé », j’y lisais déjà une sorte de bordel organisée. Rapidement, mes yeux font l’inventaire, lie les différentes parties entre elles et se payent le luxe de visualiser ce que fut cet ordinateur lors de sa jeune vie. Aujourd’hui…. Aujourd’hui il est clairement à l’agonie. Mon voisin me fout sous le nez la carte mère que je tourne et retourne avant de me pencher pour attraper la loupe. Mon sourire s’étend en devinant les bidouillages de mon compère. Bien tenté… Mon soupire s’étend dans l’espace en redressant la tête ce qui dénote totalement du pétillement bien réveillé qui s’installe dans mon regard. Encore le genre de plan foireux qui peut attirer deux voisins comme eux. Tu l’as trouvé dans la décharge du coin ou … ? Mon corps s’abaisse, mes mains parcourent du bout des doigts certains câbles, en tire un puis un autre. Bon, j’espère que t’as de la bouffe et de quoi bord… parce qu’on a un joli puzzle a remonter… Regard et sourire d’enfants de 5 ans devant un pot de bonbec, je me redresse, tape sur son épaule et retourne vers mon appartement.

5 minutes plus tard, mon pied ouvre la porte de son entrée et je dépose sans délicatesse un carton entier. Reculant de deux pas, je présente le paquet de mes mains. TADA ! Une petite chasse au trésor te tente ? J’en connais déjà la réponse mais m’amuse de voir son regard parcourir le contenu du carton : des fils, des cartes en tout genre. Un carton pour geek de leur trempe. Un carton dument complété lorsque je montais mon propre ordinateur. Fesse sur l’un de mes mollets, autre genou relevé contre mon torse, je m’atèle déjà à retirer la carte graphique afin de la tester. Juste pour préciser.. tu sais que si ça te manquait… t’aurais pu utiliser le mien… Oui, il aurait pu. A présent, il faisait parti de ces rares personnes qui peuvent tout demander. Mais au fond je sais pourquoi son regard pétille. Je sais pourquoi avoir son propre ordinateur le fait tant apprécier le manque de sommeil… L’impression de retrouver le doux confort de ce qui est connu, de ce qui est à soi, de ce qui est maitrisé. Enfin, j’imagine.

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MessageSujet: Re: the great escape (Tim - Enya)   Jeu 29 Sep - 20:48

Je levai la tête vers mon horloge. 6 heures du matin à peine. Bien, donc pour le sommeil, on allait dire que c’était fichu. Tant mieux, je n’avais aucunement envie de dormir. Pourtant j’avais essayé. J’avais bu un verre de vodka, peut-être bien deux ou trois en fait. Et puis j’étais partie au lit.
C’est à deux heures du matin que je m’étais réveillée en sursaut. Mais pas à cause d’un cauchemar, comme ces derniers jours. Pas à cause de Noah. Mais à cause de la radio. Mon subconscient avait travaillé de façon efficace et j’avais une idée. Alors j’avais ressorti tous mes papiers et j’avais connecté les points. Il était 6 heures du matin désormais, et j’avais devant moi un schéma qui me donnait des hauts le cœur. Je crois que j’avais compris. Je crois que j’avais trouvé, enfin, ce qui était arrivé à Ellen. Et il fallait absolument que j’en parle à la radio. Mais avant ça, il fallait que j’en parle à Vaas. Je pris mes affaires et partit presque en courant vers chez lui. Heureusement pour moi, il n’habitait pas très loin de chez moi. Les rues n’était pas vides de monde malgré l’heure. Il y avait des gens bien plus matinaux que moi. Et il y avait ceux qui finissaient leur soirée. La Nouvelle Orléans grouillait toujours de vie. C’était beau à voir. C’était pour ça que je me battais, aussi. Mes papiers sous le bras, je marchais à vive allure tout en continuant à réfléchir. Comment j’avais pu louper ça avant ?

Vaas était devenu, un peu malgré moi, un peu malgré lui, mon plus fidèle allié pour ma radio. Il était un ami, quelqu’un en qui j’avais confiance, le seul qui comprenait mon état. La bipolarité qui nous pourrissait la vie nous avait aussi unis, et on comptait l’un sur l’autre. Il s’était aussi avéré être quelqu’un qui partageait mes idéaux, et qui était doté d’un sens de l’humour particulier mais que j’aimais beaucoup. Bref, Vaas était une belle rencontre, et il avait embarqué dans mon aventure radiophonique sans broncher. Depuis, on montait les émissions ensemble et je venais le voir dès que je voulais son avis. Comme ce matin.
Montant presque quatre à quatre les escaliers, j’arrivai enfin devant chez lui. Le connaissant, si sa porte n’était pas verrouillée, alors il ne dormait pas. D’ailleurs l’idée qu’il dorme ne m’avait pas effleuré l’esprit jusqu’à maintenant. D’un coup plus violent que je ne l’aurais voulu, j’ouvris sa porte à la volée, la tête dans mes feuilles.
« Vaas, faut absolument qu’on diffuse ça ce soir à la radio. J’ai eu une illumination, tu vas voir, c’est juste hallu….. »
La fin de mon mot ne franchit pas mes lèvres. J’avais enfin relevé la tête de mes notes, arrivée quasiment au milieu du salon, et je m’étais rendue compte que Vaas n’était pas seul. Mon cœur se mit à battre à tout rompre.

C’était Timothée. Probablement à la fois la première et la dernière personne que j’avais envie de voir. La première, parce que sa présence me faisait indéniablement un bien fou, m’entourait d’une bulle de sérénité et de simplicité bienvenue. La dernière, parce que jusqu’ici nos rencontres s’étaient toujours soldées par un échange de baisers et une passion qui menaçait d’exploser à tout moment, et dans mon état actuel je ne jurais de rien.
« Euh, je vais peut-être repasser. Désolée, j’avais pas…bordel Vaas, c’est un ordinateur ?? »
L’excitation prit le pas sur le malaise et je m’approchai de l’engin. Une vieillerie, de toute évidence. Mais elle n’avait pas vu un PC de ce genre depuis des années. L’électronique avait disparu avec le reste de la technologie. Cette antiquité était un trésor. Un grand sourire s’afficha sur mes lèvres bien malgré moi et je souris.
« C’est génial ! Il fonctionne ? Attend, s’il fonctionne, tu imagines ce qu’on pourrait faire ? On pourrait s’en servir pour la radio ! »
Je stoppai net et fermai les yeux. Enya Rivers, tu es une idiote. Deux fois que j’avais prononcé le mot « radio » devant Timothée. J’étais en train de complètement griller notre couverture. Il fallait vraiment que je me calme. J’aurais peut-être dû dormir, finalement. Levant un regard clairement désolé vers Vaas, je me raclai la gorge, serrant un peu plus mes papiers contre moi.
« Je vais vous laisser, en fait. Je voulais pas vous interrompre. Vaas, je repasserai, ou en fait non, passe chez moi quand tu as le temps. Amusez-vous bien ! »
Et avec un sourire mal à l’aise, je me dirigeai à reculons vers la porte. J’enchainais les conneries dès le petit matin. Ca annonçait une bonne journée.

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I don't wanna beg you pardon
I don't wanna ask you why
But if I was to go my own way
Would I have to pass you by?


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MessageSujet: Re: the great escape (Tim - Enya)   Lun 14 Nov - 23:10



Il n’y avait pas si longtemps, Vaas aurait eu toute les difficultés du monde à s’ouvrir à une personne tel que Timothée tant la méfiance était de rigueur. Et maintenant, voilà qu’il lui demandait des conseils de professionnels de l’informatique alors qu’ils pourraient être arrêtés à tout moment si le Gouvernement se payait l’envie de faire quelques visites surprises parmi les vieilles bâtisses de Storyville. Tandis que ses doigts manipulaient le papier à tabac minutieusement, il observa son voisin qui semblait analyser aussi bien la carte mère que le joyeux bordel qui s’était entassé dans son salon. L’ouvrier haussa les épaules avec un levé de sourcil d’un air las, lorsque Timothée félicita sa tentative de sauvetage désespéré. « Si j’te l’dis, j’pourrais pas t’laisser partir. » Toujours affalé sur son canapé, Vaas se pencha légèrement lorsqu’il vit son voisin s’abaisser dans le but de toucher aux câbles éparpillés un peu partout sur le sol. Il aurait aimé l’aider dans sa réflexion et se tenait prêt à répondre à n’importe quelle question. Mais cela ne semblait pas nécessaire et le scientifique semblait plus s’inquiéter de l’état de son estomac plutôt que de quémander l’avis de son voisin. Face à son visage juvénile tel un enfant excité face à l’annonce d’un cadeau qu’il allait recevoir, il se releva pour faire demi-tour après un tapement à l’épaule. Pour toute réponse, Vaas se contenta de soupirer fortement en s’adossant contre son canapé. Sa cigarette enfin prête, il l’amena à ses lèvres puis parti à la recherche d’allumettes qu’il savait trainant un peu partout. Il n’avait aucune idée du projet qu’avait en tête son camarade informaticien, mais il lui faisait confiance. Bien qu’il n’aurait pas été contre une ébauche de ses intentions, aussi malsaine qu’elles furent.

A peine cinq minutes plus tard, Timothée réapparu avec un carton dans les bras. D’un air interrogateur, Vaas ne put que jacter un « Hein ? » surpris, puis se leva la cigarette aux lèvres, vers le contenu du carton. A peine avait-il posé les yeux quelques secondes sur son chargement qu’il laissa échapper son étonnement surplombé d’une excitation soudaine « Oh putain… » L’idée d’avoir son propre ordinateur commençait à se concrétiser « Si j’ai l’occasion d’avoir le mien, pourquoi m’priver ? » La quête commença. Vaas plongea les mains dans le carton presque religieusement, en prenant soin d’analyser ce que ses yeux pouvaient comprendre. Il avait la sensation d’être un enfant plongeant dans une piscine de peluche.

« T’es encore plus cracké que j’le pensais vieux. » Vaas s’imagina soudainement qu’il y avait encore toute une partie du monde informatique actuel qui lui échappait et dont il aurait bien du mal à avoir accès en restant enfermé chez lui coupé du monde. La Nouvelle-Orléans regorgeait peut-être d’autres informaticiens comme Timothée qui avaient chez eux des cartons de bonnes fortunes en cas de nécessité dû à une apocalypse 2.0.
Ses pensées furent brutalement perturbées par la porte d’entrée qui s’ouvrit d’une force telle que Vaas cru une seconde à un coup de vent magistral. Sa surprise fut totale lorsqu’il aperçut Enya qui semblait combattre avec un amas de feuilles. Le mot « radio » qu’elle prononça aussi naturellement que le mot cornemuse fit ouvrir les paupières de l’ouvrier à tel point que seul ses orbites étaient visibles. Un coup d’œil à son voisin le fit comprendre qu'il était bien trop tard pour rembobiner la cassette. La discrétion était donc décédée entre les murs de l'appartement de Vaas Milligan. Puis soudainement, Enya semblait éberluée par l'ordinateur qu'il venait d'acquérir « Ouais, il marche toujours pas, mais on est d’ssus. » Il désigna Tim d’un coup de menton. Il se dit qu'il fallait alors probablement qu'il fasse les présentations, mais Enya semblait pour le moment trop absorbé par cette découverte informatique. Vaas retrouva ensuite un regard proche de la normalité voir de l’amusement lorsqu’il s’aperçut qu’elle était comme fasciné par l’objet. Regard qui se transforma peu à peu en une lueur d’affolement à la deuxième mention du mot « radio » par la jeune femme. Ce type de boulette pourrait assez vite se retourner contre eux s’ils ne faisaient pas plus attention. Vaas avait confiance en Timothée dorénavant, mais cela ne l’empêchait pas d’être quelque peu sur ses réserves quant à certains sujets délicats. Comme la diffusion d’une radio pirate.

« Nan mais Enya… Enya ! » Vaas se redressa sur ses jambes, comme si se lever avait plus d’impact sur l’appellation qu’il venait d’effectuer. « C’est bon… Il est clean. C'est Tim.» Vaas désigna son voisin d'un coup de tête. C'était comme s'il jugeait le taux de fiabilité du scientifique en le jugeant clean, il n'y pensait pas vraiment, c'était le premier mot qui lui était venu en tête pour rassurer un minimum Enya. Il se rassit d’une manière plus lente qu’à l’ordinaire, comme s’il était sur le point de commencer une réunion de la plus haute importance. « Elle est clean aussi. » dit-il ensuite à l’intention de Timothée toujours à ses côtés, afin d’éviter tout soupçon. Sa première rencontre avec Enya fut aussi inattendue que destinée, de par leur mal commun. C’était dorénavant toujours chaleureusement qu’il l’accueillait chez lui, même si le plus souvent c'était à l'improviste. Après tout, une tornade ne prévenait jamais lorsqu'elle ouvrait la porte pour vous déballer ses idées.

« T’as qu’à te joindre à nous. Attends... C’est quoi cette paperasse ? C'est ton illumination ? » Il désigna les quelques feuilles que se trimballait la brunette. Manifestement, elle avait dû remuer son idée toute la nuit et n’attendait que de la faire partager. Chose que Vaas comprenait et appréciait, lui-même n'aimant pas se retrouver seul trop longtemps malgré ce qu'il laissait transparaître. Entouré, il ne se retrouve pas seul avec ses pensées et de ce fait, il avait moins de chance de sombrer entre lui et lui-même. Maintenant qu'elle était là, elle pourrait peut-être prendre part à leur quête de reconstruction de l'ordinateur. Quitte à reparler de programmation radiophonique plus tard. Surtout que l'objet pourrait effectivement être utile pour leur projet.

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MessageSujet: Re: the great escape (Tim - Enya)   Sam 26 Nov - 17:51

J’image et me souviens. Je me souviens de cette sensation d’irrépressible satisfaction de pouvoir retravailler dans un domaine issu davantage de la curiosité voire de la passion que de la subsistance alimentaire. L’irrépressible satisfaction de construire, de redonner vie, de réparer à ce qui ne ressemble probablement plus à rien. En faire quelque chose de neuf, de différent, d’important, de personnel. Travailler de ses mains, laisser place à son expertise, se faire confiance, retrouver une normalité. Croire en quelque chose d’autre, en soi éventuellement. Donner un peu de substance à la sensation de vivre une vie que nous ne nous sommes pas choisi.  Je peux comprendre. Non, je comprends la raison du pétillement dans son regard. Je comprends sa nuit à ne pas dormir. Je comprends son engouement au simple fait de posséder une épave. Je comprends son désir d’en faire quelque chose de mieux, et, aussi étrange que ça puisse l’être dit ainsi… en faire quelque chose de beau, de vrai, d’important. Le simple fait de sentir son être s’animer d’un engouement positif. Et quelque part, oublier le reste. Juste le temps de réparer et créer. Juste le temps de contrôler une chose « simple » mais retord vu l’état de la bécane. Juste le temps d’être totalement satisfait. Alors, oui je me souviens parfaitement et l’idée qu’il puisse à son tour s’emballer de la sorte m’amuse également, écarte ma fatigue et éveille mes méninges pour l’aider. Faut pas se leurrer, je suis tout aussi existé que lui. Nous sommes peut être des geeks mais bon sang ! Ca fait du bien, d’être là et de ne pas craindre de risque. Pas de dénonciation. Pas d’arrestation. Pas de jugement. Juste deux voisins qui s’apprécient, mieux encore, qui se font confiances. Si ce n’est Maisy, qui a réellement su briser les inquiétudes ? Lui. Enya probablement et les autres…. Morts depuis.
« T’es encore plus cracké que j’le pensais vieux. »
L’étincelle de mes yeux se transmet aisement à ceux de Vaas, je lui souris. N’essaye même pas de prétexter la réciproque fausse… Mon épaule percute sa jambe et je m’attèle à cette carte graphique. Muni du petit fer à soudée, j’ôte certains liens existants pour les refaire en utilisant du matériel de la boite. L’habitude du bruit dans le laboratoire, je ne réagis pas au bruit de la porte qui s’ouvre à la volée. Non, après tout, si la milice débarque je nous vois mal cacher le matériel derrière nos deux corps épées. On aurait plus de chance à tenter de justifier cet éparpillage vu nos deux capacités à converser. Je suis presque persuadée qu’on pourrait faire avaler une couleuvre à une personne relativement simple d’esprit. Bref, je disais, je ne réagis pas au bruit mais… Vaas, faut absolument qu’on diffuse ça ce soir à la radio. J’ai eu une illumination, tu vas voir, c’est juste hallu….. cette voix. J’en rate un battement, ferme les yeux dans le même temps et… pose le fer à soudée sur mon pouce. Je grogne en sursautant, lâche l’ensemble et me redresse. Mon pouce dans la bouche, j’ai l’air fin mais assume la position avec un sourire sans virer mon pouce de ma bouche. Bonjour j’ai 29 ans et suce toujours mon pouce mais heureusement, je suis trop mignon donc on me pardonne…. Si tu espérais lui faire choisir ta gueule de rêve… oublie tout de suite… Je le fusille du regard alors qu’il tente vainement de cacher son hilarité. Merci Bro. C’est du soutien. Là, une conversation s’enchaine devant moi. J’opte pour de la figuration, observant mon pouce avant de laisser mon bras retomber contre moi. Mes yeux détaillent Enya pendant que mon esprit s’emporte à notre dernière rencontre. Ma tête se penche légèrement sur le côté comme pour éviter de ressentir les picotements qui m’assaillent à la simple évocation de ces baisers. Encore plus ici. Encore plus ici au milieu des deux amants. Tu rigoles ? C’est MER-VEI-LLEUX ! Je suis juste dégouté de ne pas pouvoir manger du pop corn, là… tout de suite ! Et ce pantin de frère s’installe dans le fauteuil d’Al Pacino avec un air goguenard que je lui ferai bien mangé s’il était fait de chair et de sang.

C’est génial ! Il fonctionne ? Attend, s’il fonctionne, tu imagines ce qu’on pourrait faire ? On pourrait s’en servir pour la radio ! Mes yeux se redressent, se posent sur Enya et analysent le regard qu’elle offre à Vaas. Attends. Une radio ? Attends. En débarquant elle a parlé de diffusion ? Attends. Vaas. Vaas il nous avait dis quoi vis-à-vis d’Enya ? Je soupire, passe mes mains sur mon visage et me détourne des deux amants pour récupérer le fer à soudé qui s’attaquait au plancher. Je le range, tente d’ordonner mon esprit et mon corps sans y parvenir réellement. Je suis parasité. Parasité par sa présence à elle. Parasité par sa présence à lui. Parasité par notre présence commune dans cette même pièce alors que … bon sang…. Elle a une radio pirate ? Bon sang c’est son mec. C’est son mec. Vaas. Peut-être que si je me le répète assez je vais parvenir à la conclusion évidente que repenser encore à ses mains sur ma peau ou ses lèvres contre les miennes n’est que … je ne sais pas… vomitif et non … jouissif. Je… Je vais vous laisser, en fait. Je voulais pas vous interrompre. Vaas, je repasserai, ou en fait non, passe chez moi quand tu as le temps. Amusez-vous bien ! me redresse et la vois reculer avec gène et.. gène. Bien, moi aussi je le suis. Je le suis parce que Vaas est un ami et que j’ai convoité sa meuf… que je la convoite toujours. Bordel son regard. J’inspire profondément et m’avance en constatant que plusieurs de ses feuilles se sont échouées sur le sol. Une fois dans mes mains, j’attrape son poignet avant qu’elle ne soit totalement sortie. Comme piqué par une nuée d’abeille, je la retire immédiatement. Non. Restes, c’est bon tu ne nous déranges pas… Tu es chez toi ici ..enfin j’imagine.. mes doigts se glissent dans mes cheveux et je me tourne vers Vaas en haussant les épaules. Bien… la nomination pour les oscars se sera plus tard hein… je te donne un 3 non… un 4 pour l’effort. Mon regard foudroie Bastien toujours dans le fauteuil pendant que mon esprit cherche quoi dire. Bon faire comme si. Faire comme si. Vaas, je sais qu’Enya est digne de confiance… je t’ai dit que je la connaissais l’autre fois… Un sourire apparait sur mon visage lorsque je me tourne vers Enya tout en indiquant son copain. Faudrait que tu le pousses plus à pioncer au lieu de … Ma main s’est posée sur son dos naturellement pour l’enlever du cadre de la porte et refermée celle-ci. L’electricité m’a autant cloué le bec que la cure de rappelle au contenu de leur conversation. ..oh mais bordel ! Vous avez une radio ? Laquelle ? Mon regard est un peu plus agité. Ne tentez pas de trouver une excuse à deux balles en vous regardant comme ça… c’est mort… Je souris à moitié et me place entre eux. Depuis quand ? Réfléchissez pas deux heures c’est mon taff de vous foutre tout droit au colosséum, ce sera pas dure de trouver laquelle maintenant que je sais où chercher…

La situation devrait m’étonner mais en réalité même pas. Enfin, presque pas. Vaas et Enya ensemble : pas étonnant. Vaas et Enya en rebelle de la forêt : pas étonnant. Enya et moi faisant comme si : pas étonnant. Vaas Enya et moi dans une pièce avec un ordi pêté : relativement pas étonnant. Bref. Ma main passe sur ma jeune barbe. Oh, j’espère que vous vous doutez que je ne mettrais jamais ni l’un ni l’autre en taule … aidez moi à comprendre et je pourrais vous aider si jamais on renifle vos petits culs de rebelles…

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MessageSujet: Re: the great escape (Tim - Enya)   Sam 26 Nov - 23:40

Avant que j’aie pu sortir de l’appartement, gênée comme pas deux, je sens une main sur mon poignet. Je me retourne, et mon cœur manque un battement. Timothée. Le contact ne dure qu’une fraction de seconde mais s’imprime sur ma peau.
« Non. Restes, c’est bon tu ne nous déranges pas… Tu es chez toi ici ..enfin j’imagine.. »
Et Vaas d’enchainer.
« Nan mais Enya… Enya ! C’est bon… Il est clean. C'est Tim.»

Je sais qui c’est. Je sais qui est Tim. Vaas ne le sait pas, je ne lui ai pas parlé de Tim, de l’hôpital, de la nuit sur le toit. De ce qu’il me fait ressentir chaque fois que je pose les yeux sur lui. Avant que j’aie pu répondre, Timothée répond. Par contre, visiblement, lui a parlé de moi à Vaas. De quoi a-t-il parlé ? Jusqu’où Vaas est-il au courant ? Je suis perdue. J’ignorais que les deux hommes se fréquentaient. Ils étaient voisins, certes, mais…c’est le bazar. Vaas est un de mes plus proches amis. Tim est…Tim. Les voir ensemble est extrêmement étrange.
« Faudrait que tu le pousses plus à pioncer au lieu de … »
Tim n’a pas le temps de finir sa phrase que Vaas enchaine, bien que je ne comprenne pas pourquoi Timothée voudrait que je pousse Vaas à pioncer. C’est un homme adulte que je sache, et je ne suis pas sa mère.
« T’as qu’à te joindre à nous. Attends... C’est quoi cette paperasse ? C'est ton illumination ? »
« ..oh mais bordel ! Vous avez une radio ? Laquelle ? »

OK, c’est vraiment le bazar. Je regarde Vaas, puis Tim, puis secoue la tête. Bon. Ca devient n’importe quoi. J’aurais du dormir, j’aurais tellement du dormir. Se joindre à eux ne me semble pas l’idée du siècle. En fait, être dans la même pièce que Timothée, dans mon état, ne me semble pas l’idée du siècle. Lui parler de la radio non plus. C’est notre secret, à Vaas et moi, c’est notre œuvre, notre contribution à la justice universelle. Notre bébé. Enfin, sans ambiguité aucune. Mais Timothée insiste, passant même par la case menace. Je le regard, fronce les sourcils. Le Colosseum, carrément ? Ok, donc on ne rigole plus.
« Oh, j’espère que vous vous doutez que je ne mettrais jamais ni l’un ni l’autre en taule … aidez moi à comprendre et je pourrais vous aider si jamais on renifle vos petits culs de rebelles… »
Je souris. Il jouait le bon flic et le méchant flic en même temps. Je lançai un regard à Vaas, soupirai. Bien, maintenant que nous étions au milieu du grand n’importe quoi de l’année, autant aller jusqu’au bout, je suppose. Je dépose donc les feuilles que j’ai dans les mains sur la table, et prend celles que Timothée à ramassé de ses mains à lui, le gratifiant d’un merci au passage. Puis je me plante devant lui, et me décide à lui raconter.
« A la base, c’est ma radio. Elle n’est pas légale, et elle n’est pas vraiment…pro-gouvernement. Vaas bosse avec moi depuis un moment maintenant, quasiment depuis qu’on s’est rencontrés en fait. J’avais besoin d’un associé, et il a été assez dingue pour se jeter dans l’aventure. Et c’est tout ce que tu sauras, parce qu’il est hors de question que je t’implique dans un truc qui pourrait te valoir ton job, ou pire. »

Un regard appuyé envers Timothée, pour lui faire comprendre que j’avais pris ma décision. Puis je m’avançai vers Vaas, m’asseyant devant le pc.
« Je vous propose un truc, les gars. On répare cette beauté de technologie, et en même temps, je vous raconte une belle histoire qui inclut un meurtre, un ministre, et une avocate véreuse. Qu’est-ce que vous en dites ? »
Je n’étais pas vraiment à l’aise. Je n’étais pas vraiment en état de me trouver près de Timothée sans avoir une envie intense de l’embrasser, de lui dire que j’étais désolée, et de me blottir contre lui. Mais avais-je vraiment le choix ? Je n’allais pas repartir et rentrer chez moi, seule. Il y avait plus important que mes états de cœur. Il y avait un pc à réparer, quelque chose qui pourrait vraiment nous aider. Et il y avait cette histoire qu’il fallait que je partage. On devrait pouvoir coopérer tous les trois dans une ambiance pas trop bizarre, je pense. J’espère.
« Par contre, j’y connais rien en bricolage, donc…vous réparez, et je raconte, en fait. »

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I don't wanna beg you pardon
I don't wanna ask you why
But if I was to go my own way
Would I have to pass you by?


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the great escape (Tim - Enya)

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