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 A dysfunctional team we are || Ambre & Dariya

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Madame la Faucheuse

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MessageSujet: A dysfunctional team we are || Ambre & Dariya   Sam 17 Sep - 13:47

       
A DYSFUNCTIONAL TEAM WE ARE

   
- ANGEL — DARIYA -

   

"A dysfunctional team, we are, no one following the rules. Yes I'll do my best to protect you but your disobedience intrudes."

Putain de résistance de merde, est-ce que moi, je venais leur voler dans les plumes ? Non mais qu’ils enlèvent et exécutent des grandes pontes du gouvernement, je n’en avais rien à foutre, mais moi bordel ?! Je n’avais même condamné les gens qui évoluaient dans l’arène, non mon job à moi, c’était de rendre les choses grandioses. Alors ils n’auraient pas pu se contenter des juges et me laisser tranquille ? Bien sûr, tout ça, c’était sans compter l’intervention de Loukas. J’aurais dû simplement l’achever après sa transformation, mais j’avoue, j’avais préféré le laisser vivre avec la merde que je lui avais collée sur le dos. J’avais peut-être péché par vanité, mais ça en avait valu la peine. Du moins jusqu’à ce qu’il démontre avoir une paire de couilles en or massif. Je n’aurais jamais imaginé qu’il ose me recroiser après son conditionnement, encore moins qu’il m’enlève en pensant pouvoir me tuer. Bien qu’il se soit clairement surestimé, je devais reconnaitre avoir douté un instant de m’en sortir en un seul morceau. Cela avait été la journée la plus longue de ma vie, mais grâce à mes précautions et mon talent naturel pour la torture d’autrui, j’avais su toucher les bonnes cordes. Une partie de moi était satisfaite de voir que Loukas devait encore se battre contre le conditionnement que je lui avais imposé pendant des mois malgré sa détermination à m’éliminer. J’avais adoré le voir se débattre avec lui-même, avant d’abandonner et me laisser partir. J’avais fait du bon boulot avec lui et d’un certain côté notre entrevue m’avait rendu nostalgique de cette période. Certes, je n’avais pas apprécié être celle enchainée, mais je me savais avoir encore du pouvoir sur lui malgré ma position de faiblesse et cela valait tous les enlèvements du monde.

En revanche, à peine échappée, j’avais foncé directement chez les Shadowhunters pour rapporter mon enlèvement et réclamer une protection. Je n’avais pas parlé de Loukas, il était hors de question que des SH se mettent entre moi et lui, cette histoire était la nôtre et personne ne me volerait la satisfaction de le voir ramper à mes pieds. Alors je m’étais contenté de balancer la résistance et exiger que l’on me protège d’urgence, car il y avait une chose dont j’étais certaine, c’est qu’ils n’allaient pas abandonner si facilement. Ils avaient déjà eu une journée pour se rendre compte que leur plan avait foiré, peut-être même qu’ils avaient déjà fait un tour à mon appartement pour vérifier si je ne m’y étais pas terrée. Mais actuellement, je ne me sentais en sécurité qu’ici, et même si l’on me déclina gentiment ma requête, je fis le pied de grue pendant des heures, jusqu’à les avoir à l’usure. Chose que j’obtins avec un soupir d’agacement, mais je n’en avais rien à faire, j’avais ce que je voulais, c’était le plus important. Mais l’on me demandait d’attendre encore quelques heures le temps de trouver quelqu’un à mettre sur mon cas. Je n’étais plus à quelques heures près, certes, ce qui ne m’empêcha pas de faire un scandale, jusqu’à ce que j’aie épuisé mon sac et que le besoin d’une douche soit trop fort pour que je continue à squatter le QG. En forçant encore un peu, j’obtins de me faire raccompagner chez moi, au cas où j’y sois attendu.

Arrivée chez moi, personne en vue, et même pas de traces d’effraction, alors je me retrouvais seule dans l’instant. Apparemment, Monsieur l'Accompagnateur avait des plans plus intéressants et urgents. Saleté d’agent, même pas foutu de faire leur job putain. Je m’enfermais à double tour, verrouillais toutes les portes et fenêtres, pour finir enfermée dans ma salle de bain, lieu où je me sentais hautement en sécurité, allez savoir pourquoi. Un coup d’œil dans le miroir me fit grimacer, je n’étais certes pas dans ma meilleure forme, mais rien qu’un bon décrassage ne puisse améliorer. Et pour reprendre une apparence normale, j’y passais plus d’une heure et demie, oui en passant plus d’une demi-heure sous la douche forcément…

J’avais enfilé un jean décontracté et un t-shirt basique que je ne portais que chez moi lorsque j’étais seule. J’étais rarement si négligée, mais chez moi, j’étais sur mon terrain, mon petit coin de tranquillité. Coin qui allait se voir envahir si les SH tenaient parole et m’envoyaient quelqu’un, mais j’étais prête à subir l’intrusion. Enfin, avec mes règles évidemment. J’étais en train de me préparer un sandwich débordant de mayonnaise et de crème fraiche pour compenser mes 36h sans nourriture lorsque la sonnette retentie dans le silence de l’appartement. Je sursautais, le couteau couvert de mayonnaise m’échappa et tomba sur le plan de travail, éclaboussant tout dans un périmètre de 30cm. Un juron m’échappa avant que je n’abandonne ma tâche pour me rapprocher avec précaution de la porte. Un coup d’œil au judas me dévoila un petit bout de femme aussi blonde que moi. Qu’est-ce que c’était encore que ça ? En y regardant de plus près, elle portait l’uniforme des SH, mais je n’avais aucune confiance, cela aurait pu être un piège de la résistance. Je décidais de la jouer un peu innocente mais prudente en levant la voix afin d’être entendu à travers le montant de la porte.

« Qu’est-ce que vous voulez ? »

Si elle était envoyée par le QG, je m’attendais à un type de réponse. Mais encore une fois, la résistance pouvait avoir une taupe chez les SH malheureusement. Ok, je n’étais définitivement pas certaine de la laisser entrer finalement… Putain ce que je pouvais regretter l’époque des téléphones portables. Un coup de fil et j’aurais été certaine de son affectation.
   
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MessageSujet: Re: A dysfunctional team we are || Ambre & Dariya   Sam 17 Sep - 19:06


A DYSFUNCTIONAL TEAM WE ARE
No one following the rules. Yes I'll do my best to protect you but your disobedience intrudes ••• Une journée comme une autre qui commençait pour la plupart des citoyens. Pour Ambre, elle se terminait. Ou tirait sur sa fin. Quoi qu’il en soit, elle rentrait d’une mission de surveillance. D’arrestation. Enfin, elle s’était promenée dans les quartiers de la ville qui craignaient toute la nuit. Avec pour but de descendre le plus de criminels possibles. Officieusement. Officiellement, elle devait simplement maintenir un seuil de sécurité. La jeune fille aimait bien cette formulation. Cela donnait un certain cachet à ses affaires. Alors qu’en fait, elle se contentait d’ôter la vie à tout ce qui passait. Humain, animal, sorcier, qu’importait. Tant que leur tête se détachait de leur corps et qu’ils ne seraient plus une nuisance au Gouvernement et à la société… Oui, la tueuse avait une vision particulière de la Nouvelle-Orléans post-apocalyptique. Et les résistants devaient être supprimés de la surface de la terre. Très radical comme moyen, elle en convenait bien. Bon, en vrai, elle s’en battait les couilles mais autant faire genre qu’elle avait un tant soit peu de morale et d’éthique. C’était plus facile pour discuter avec les autres, pour développer une pseudo-relation sociale. Bordel, c’était vraiment la merde ce truc.

Bref, quoi qu’il en soit, Ambre eut ENFIN le droit d’aller se reposer. Et manger aussi. Non parce que c’était sympathique de bosser en tant que shadowhunter mais sa jeunesse était un inconvénient. Parce que tout le monde s’attendait à ce qu’elle prouve à chaque seconde qu’elle était capable d’assumer son rôle. Que ses vingt-trois ans n’étaient pas un problème. Sauf qu’en même temps, elle était un être humain comme un autre. Et que dormir ou manger n’était pas franchement une option dans son cas. A son grand dam. Et donc, après cette session de nuit plutôt intense, une douche et une nuit dans son lit ne seraient pas de refus. Ce qu’elle signifia assez froidement au peacekeeper venu lui offrir une nouvelle mission. Et tous les arguments qu’il tenta de mettre en avant furent rembarrés les uns après les autres. Parce qu’Ambre s’en foutait de ce que diraient ses supérieurs. Parce qu’elle s’en moquait que cela soit considéré comme de la désobéissance. Qu’elle se prenne une réflexion de la part de ses collègues. De toute façon, elle n’aurait rien été capable de faire, tenir debout était déjà une épreuve. Quarante-huit heures sans dormir était une horreur. Et ne devait pas réellement améliorer l’état de son cerveau.

Enfin, elle était rentrée chez elle, avait passé la nuit rouler en boule dans son lit à récupérer de ses heures de service avant de rentrer jusqu’au QG en milieu de la journée. Changée, toute propre, toute fraîche. Bref, d’attaque à détruire tout ce qui passait. Elle arriva en même temps qu’une grande femme blonde qui déblatérait une histoire à dormir quant à un enlèvement par la Résistance et qui réclamait une protection d’un shadowhunter. Ambre leva les yeux au ciel avant de passer son chemin. Les seuls qui pouvaient prétendre à une telle protection étaient les personnes les plus importantes du Gouvernement. Soit les ministres, porte-paroles ou les personnes détentrices de dossiers secrets. Donc, la jeune fille était quasiment certaine que cela ne passerait pas pour cette inconnue. Enfin, c’était toujours très drôle de voir une femme faire des pieds et des mains pour obtenir ce qu’elle voulait sans succès.

Lorsqu’on l’appela quelques heures plus tard, Ambre s’attendait à tout sauf à ce qu’on lui annonce qu’elle avait une mission de protection à faire. Et lorsque le dossier atterrit entre ses mains… Elle resta bouche bée et sur le cul. La photo était claire. C’était la femme qu’elle avait aperçu tout à l’heure. Ses supérieurs avaient donc cédé à sa demande. Et c’était à elle qu’on avait offert le bébé. Sans ménagement, elle balança le dossier dans la tête de l’homme gras installé derrière son bureau. Après l’avoir lu quand même. C’était ce qui était bien quand on avait une mémoire parfaite. Même pas besoin de garder les dizaines de pages avec elle, tout était stocké après une simple lecture. Enfin, cela venait avec les inconvénients. Comme ne pas pouvoir oublier les visages explosés, connaître l’identité et le nombre de personnes qu’elle avait tuées. Bon, heureusement que les remords, elle ne s’en embarrassait pas. Sinon, ce serait un psychologue de guerre qu’il lui aurait fallu plus qu’une neurologue.

Une heure et quelques passa avant qu’elle ne se décide à aller voir sa protégée. Au Garden District. Un coin luxueux. Qu’Ambre n’appréciait pas tant que ça. Tout était… Trop lumineux pour elle, plus occupée à flirter avec l’obscurité que se promener dans les jardins avec ses vêtements de marques. Mais bon, il fallait croire que sa protégée n’était pas n’importe qui non plus. Elle ne faisait juste pas partie de l’élite qu’Ambre respectait. Enfin. Elle n’avait plus le choix à présent. Elle se pointa à l’appartement de la femme et appuya sur la sonnette, se tenait bien droite dans sa tenue de shadowhunter. Tentant de faire oublier ses traits juvéniles et l’épée qui barrait son dos. Et se prit en pleine gueule une remarque plutôt désagréable. Bordel, l’autre avait déjà oublié qu’elle avait un shadowhunter pour sa protection ? La tueuse croisa ses bras sur sa poitrine et posa un regard glacial sur l’œillet dont elle devinait que Mademoiselle Clarke regardait au travers.

« Vous vous êtes donnée en spectacle pendant plusieurs heures au QG, vous avez fait chier absolument tout le monde et vous crachez à l’aide qu’on vous apporte ? Peut-être que vous méritiez finalement de crever après votre histoire à dormir debout. »

La jeune fille n’était pas être prise pour une conne. Et dans la mission, il n’était en aucun cas spécifié d’être « gentille, agréable et souriante » envers Mademoiselle Clarke. Non, elle devait juste l’empêcher de se faire assassiner ou enlever une nouvelle fois. Donc, le reste était permis. Et Ambre n’aimait pas perdre son temps dans des missions aussi peu motivantes. Puis elle continua sur sa lancée :

« Et quand vous reviendrez vous plaindre au QG, faites- le savoir en avance que je contacte les médias. Ca vous offrira un coup de comm’ gratuit en plus de ça ! »

Langue de vipère. Ce n’était pas forcément dans ses habitudes. Et en vrai, elle ne ressentait pour cette femme. Si ce n’est une envie de lui exploser le crâne pour lui faire perdre son temps. Les shadowhunters avaient déjà été bien gentils de lui fournir ce qu’elle demandait. Alors soit elle acceptait, soit Ambre se barrait. Il y avait des tas de contrats qui l’attendaient. Et elle n’allait pas les supprimer pour l’ego surdimensionné d’une gamine capricieuse.


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MessageSujet: Re: A dysfunctional team we are || Ambre & Dariya   Dim 18 Sep - 15:12

       
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"A dysfunctional team, we are, no one following the rules. Yes I'll do my best to protect you but your disobedience intrudes."

Malgré la situation merdique de ces dernières 36h, mes vieux travers me reprirent très rapidement. Ainsi, voir que j’étais toujours autant capable de faire chier les gens autour de moi en quelques mots me redonna le sourire. La blondinette devrait peut-être revoir son attitude pour mettre ses protégés en confiance, mais en ce qui me concernait, elle m’amusa au premier coup d’œil assassin. Avec du répondant en plus, j’adorais trop ça pour mon propre bien. Un sourire amusé étira mes lèvres alors que j’envisageais de la faire poireauter encore un peu pour l’énerver un peu plus. Non mais sérieusement, c’était tout à faire risible de voir cette petite poupée essayer de vous tuer des yeux.

Néanmoins, je tiquais sur le contenu de sa remarque. Je m’étais donnée en spectacle ? Oui, c’était assez dans mes habitudes, je devais bien le reconnaitre, mais ça l’était tellement que je ne m’en rendais plus vraiment compte. Peut-être une histoire de choc après avoir échappé à une mort douloureuse. À vrai dire, le pic d’adrénaline qui m’avait fait tenir jusque-là avait fini par s’éteindre alors que j’étais sous la douche. Ne me restait plus qu’une certain fatigue et quelques prises de conscience à faire, mais le plus tard serait le mieux.

La seconde remarque m’arracha un nouveau sourire amusé. Pas de doute à avoir, une résistante aurait cherché à me mettre en confiance au lieu de m’insulter. J’étais donc décidée à la laisser entrer, mais à certaines conditions. Je fis silencieusement un pas en arrière pour récupérer le pistolet que je gardais bien au chaud dans la commode de l’entrée, il me restait à l’armer, mais je devais couvrir le bruit, alors je décidais de répondre un peu plus fort que nécessaire.

« Si vous mettez autant d’efforts à me protéger qu’à m’insulter, je pense que je n’ai pas trop de soucis à me faire. »

De retour à la porte avec une arme chargée dans le dos, je déverrouillais la porte et l’entrouvris juste assez pour que le corps svelte de la jeune femme puisse s’y faufiler. Je restais fermement derrière la porte, ne laissant que ma tête en dépasser, un sourire moqueur étira mes lèvres malgré moi et je passais automatiquement en mode 'qui sera la plus salope de nous deux'.

« Ouh, mais quel mordant… Tu veux un os à ronger aussi ? Je devrais bien pouvoir te trouver ça… »

Elle n’était pas la seule à avoir une langue de vipère, mais je commençais à me demander comment cette situation allait finir. Devais-je prendre sur moi pour ne pas la faire fuir ? Je n’avais pas spécialement envie de me retrouver sans protection, car j’étais assez réaliste pour savoir que la prochaine fois que la résistance tenterait quelque chose, ils seraient bien mieux préparés et je ne m’en sortirais pas seule. J’avais eu une chance inestimable que Loukas se mêle de cette histoire, c’était bien l’une des rares personnes à vouloir me tuer sur laquelle j’avais un ascendant nécessaire pour sauver mon cul. J’allais peut-être devoir faire un effort pour être un peu moins insupportable que d’habitude. Je lui fis signe d’entrer pour refermer derrière elle dans la foulée, ne la lâchant pas du regard pour autant. Je restais sur mes gardes malgré tout, une certaine tension encore présente. Mais en constatant qu’elle n’avait pas profité de notre proximité pour me mettre une balle ou me décapiter avec l’épée qu’elle portait nonchalamment, je me détendis quelque peu, la dépassant pour rejoindre le salon. Je m’installais sur le canapé, laissant à la blonde le choix de s’asseoir sur un des fauteuils ou non. Je désarmais mon pistolet et le posais sur l’accoudoir, rassurée de l’avoir à portée de main tout en sachant que je ne prendrais jamais une SH de rapidité.

« Alors, puisque tu as fait l’effort de venir jusqu’ici, peut-être que tu pourrais pousser le bouchon jusqu’à me donner les détails de cette protection que j’ai mis tant d’efforts à obtenir. »

Je passais sur le fait qu’elle ne croyait pas une seconde à mon histoire. Je ne voyais pas comment la faire changer d’avis et de toute façon, elle serait fixée le jour où elle devrait faire autre chose que me tenir compagnie. En vérité, j’étais plus inquiète à l’idée qu’elle ne soit pas préparée à me protéger. Une chance sur deux qu’on soit deux à mourir prochainement, quel réconfort...


   
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MessageSujet: Re: A dysfunctional team we are || Ambre & Dariya   Dim 25 Sep - 21:57


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No one following the rules. Yes I'll do my best to protect you but your disobedience intrudes ••• La jeune fille avait laissé chacun de ses mots quitter ses lèvres. Alors que la bienséance et le professionnalisme auraient voulu qu’elle reste de marbre, qu’elle montre un semblant de compassion. Bref, qu’elle agisse comme un garde du corps et non comme une personne qui s’en battait les couilles. Alors que dans le fond… C’était ce qu’elle ressentait. Elle se retrouvait à devoir assurer la sécurité d’une menteuse et d’une gamine capricieuse. Donc non, Ambre n’avait pas envie d’avoir la langue dans sa poche. Elle n’avait pas envie de se comporter comme une petite fille modèle. Et surtout… Elle ne craignait les possibles représailles. La femme avait osé cracher sur l’aide que lui offrait le Gouvernement. Et cela suffisait à lui donner une raison de se comporter ainsi. Sans avoir peur. Parce qu’elle n’avait jamais peur en réalité. Enfin, Ambre attendait à présent. Elle donnait très exactement cinq minutes à Dariya pour la faire entrer. Sinon, elle retournerait au QG comme elle l’avait signalé et expliquerait que la blonde ne voulait finalement plus de protections. Ce serait mieux pour tout le monde. Car Ambre doutait qu’elle revienne jouer sa petite comédie tout de suite. Ou alors elle passerait par le Gouvernement directement. Comme si elle était suffisamment importante.

Au moment où elle s’apprêtait à faire demi-tour et qu’elle préparait déjà son discours, la voix de sa protégée lui parvint. Un peu trop fort. Donc, soit elle était effrayée, soit elle était particulièrement bizarre. Ambre ne prit cependant pas la peine de sortir son arme de poing. Si finalement ce que Dariya avait raconté était vrai, il y avait un état de choc à ne pas dénigrer. D’après la théorie. En pratique, cela n’aurait pas dérangé la tueuse de lui pointer un pistolet entre les deux yeux. Mais soit, il lui fallait rester un minimum agréable et amical. Même si elle l’avait légèrement insultée quelques minutes auparavant. La porte se déverrouilla, lui indiqua son oreille. L’espace était à peine suffisant pour qu’elle s’y glisse. Heureusement qu’elle n’avait pas pris un kilo supplémentaire. L’ombre d’un sourire se glissa sur ses lèvres tandis qu’elle se mouvait au travers de l’interstice. Et l’autre restait planquée derrière sa porte. Putain, savait-elle seulement qu’elle aurait pu essayer de tirer au travers ? Parce que le rectangle ne lui semblait pas fait du bois le plus résistant au monde. D’ailleurs, Ambre lui ferait changer deux ou trois choses dans l’agencement de l’appartement. Notamment au niveau des fenêtres et de la porte d’entrée. Son regard avait déjà repéré les failles.

Quant au mordant… L’illusion d’un sourire passa sur son visage glacial. Elle était tombée sur aussi douée qu’elle. Ou plutôt sur quelqu’un qui n’avait pas l’air d’aimer avoir un supérieur. Néanmoins, la jeune fille espérait qu’elle accepterait ses « conseils ». Sinon, il y aurait un affrontement. Et s’il fallait la blesser pour parvenir à ses fins, elle n’hésiterait pas. Oui, c’était une excellente garde du corps. Avec elle, les résistants n’auront même pas besoin de venir tuer Dariya… La porte se referma derrière elle et la tueuse soupira doucement. Sa protégée finit par passer devant elle et se poser dans ce qu’Ambre désignerait comme le salon. Avant de poser une question à laquelle la jeune fille n’avait pas envie de répondre. Parce qu’elle lui donnait l’impression de devoir se justifier. De devoir expliquer ce qu’elle allait faire et comment elle allait le faire. Alors que tout était déjà présenté. Elle la protègerait. Au péril même de sa vie certainement. Pourtant, elle sentait que l’autre était sceptique à son sujet. Eh bien, finalement, ce serait comme d’habitude, à devoir prouver qu’elle sait ce qu’elle fait…

« Pour l’os, c’est gentil comme proposition mais j’en ai déjà reçu un en arrivant ici. »


La jeune fille croisa les bras, détourna le regard et se mit à se promener dans la pièce. A observer chaque détail. A cerner les éventuels soucis. Elle avait déjà repéré les fenêtres, qu’il faudrait changer. En mettre des pare-balles. Et aussi les noircir pour que l’extérieur n’ait pas de visions sur ce qui se passait dans l’appartement. Il y aurait une perte de luminosité, c’était évident. Ambre emploierait la force si besoin il y avait. Encore une fois, rien ne serait un problème. Elle s’installa à côté d’une des fenêtres du salon et jeta un regard sur le paysage qui s’étendait sous ses yeux. Définitivement, les quartiers riches ne lui faisaient ni chaud ni froid. Ils n’étaient qu’une démonstration de l’argent de certains.

« Eh bien, vous allez m’avoir dans les pieds pendant pas mal de temps. Jusqu’à ce que l’équipe d’enquête obtienne un résultat. Que les résistants ayant supposément perpétré votre enlèvement soient arrêtés. Au bas mot deux mois. Je serai là vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept. Je serai là pour descendre tous ceux ayant pour optique de s’en prendre à vous d’une quelconque manière. Ah oui, et il faudra sûrement modifier votre adresse. Vos habitudes. »



Ses yeux vairons s’étaient détachés du paysage pour se reposer sur Dariya. Son ton empêchait toute remarque et toute réclamation. Néanmoins, la jeune fille semblait avoir compris que sa protégée était du genre têtu. Donc… Autant lui proposer son choix dès maintenant.

« Ou alors il faut refaire les fenêtres, les portes, installer des détecteurs et des alarmes et que j’interroge toutes les personnes que vous voyez quotidiennement. Il n’y a aucune autre alternative. »

Au moins, elle était claire comme ça.


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MessageSujet: Re: A dysfunctional team we are || Ambre & Dariya   Lun 26 Sep - 16:21

       
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J’avais bien entendu le soupir de la shadowhunter, mais je l’avais sciemment ignoré. Si elle était déjà lassée de la situation, ce n’était pas mon problème, mais alors vraiment pas. Tout ce qui m’importait c’est qu’elle fasse son job et qu’elle le fasse bien, question de vie ou de mort. Mon sourire s’élargit à la réponse de la jeune femme. Oui je devais avouer, j’aimais bien sa répartie et pour une fois que je ne trouvais pas dérangeant que femme me réponde, je n’allais pas me plaindre. Je ne ressentais pas ce besoin de la remettre à sa place, alors soit j’étais en train de me rouiller, soit j’avais quelques séquelles des dernières 36h. Au choix. Mes yeux suivirent l’évolution de la blonde dans la pièce, je n’avais même pas envie de la stopper dans son inspection, pourtant j’étais assez possessive avec mon chez moi. Oui, définitivement je n’étais pas dans mon état normal. J’étais à deux doigts d’aller finir ce que j’avais commencé dans la cuisine quand ma, désormais, colocataire reprit la parole, me figeant dans mon mouvement.

Je m’étais tendue au début de ses explications. Deux mois ? Deux putains de mois pendant lesquels j’allais vivre dans la peur de me faire buter ? Deux mois à me terrer dans mon appartement comme une souris ? J’étais apeurée et révoltée en même temps, ce qui était un peu déstabilisant. Mais l’un dans l’autre, la blondinette m’assurant de sa présence à chaque minute me permit de me reprendre un peu. J’avais beau avoir des doutes sur le fait qu’elle prenne sa mission au sérieux, j’avais assez confiance en l’organisation pour recruter des shadowhunters professionnels et efficaces. J’expirais un bon coup, rassurer de la savoir à mes côtés pour buter tout ce qui bougerait. Merde je devrais peut-être lui parler de Gaétan, qu’elle ne coupe pas mon caméléon en deux, déjà que je ne m’en occupais qu’une fois tous les 36 du mois…

J’haussais un sourcil septique alors que la shadowhunter se retournait vers moi. Changer d’adresse ? Sérieusement ? Non, hors de question. Si je devais me terrer quelque part ce serait chez moi, dans mon petit confort. Quant à mes habitudes, j’imagine que je pouvais faire un effort là-dessus. J’allais rouspéter contre le changement d’adresse lorsqu’elle me prit de vitesse. Et sa proposition eut l’avantage d’effacer la mine boudeuse de mes traits pour y faire revenir un sourire satisfait. C’est qu’elle apprenait vite la petite. Mon sourire s’élargit avant que je réponde au tact au tac.

« Seconde option sans hésitation. »

Elle ne devait pas s’attendre à une telle coopération de ma part, mais il m’arrivait de savoir faire des compromis parfois. Les modifications de l’appartement ne me dérangeaient pas vraiment. Enfin même si gâcher la luminosité ne me plaisait pas des masses, cela voulait aussi dire que mon sentiment de sécurité pourrait revenir d’entre les morts, et l’un dans l’autre je pouvais sacrifier la luminosité. L’argent qu’allait nécessiter les installations n’était pas un souci non plus, non ce que je craignais le plus, c’était la période des travaux qui allait être une période d’exposition en plus. Je chassais l’idée angoissante de mon esprit pour me reconcentrer sur la blondinette, il était temps que j’arrête de l’appeler comme ça et j’avais des doutes sur sa joie si je l’appelais Médor.

« Bon, si nous devons vivre ensemble jusqu’à nouvel ordre, il serait peut-être plus sympa que je connaisse ton prénom. Je ne vais pas t’appeler cousin machin quand même… »

Notre colocation commençait si bien, vraiment… Heureusement que j’avais une chambre d’amis dans laquelle elle pourrait se retrancher lorsque nos caractères communs ne pourraient plus se supporter.  Mais pour l’instant je n’avais pas envie de l’étrangler et elle, et bien, elle était encore là donc je supposais que c’était bon signe. Je me relevais pour aller dans la cuisine adjacente, non sans prendre mon arme avec moi, et finir mon sandwich, parce que j’avais toujours la dalle avec cette histoire. Je posais l’arme de poing sur le plan de travail et récupérais le couteau que j’avais abandonné en cours de route. Il y avait encore de la mayonnaise partout autour du lieu d’impact mais rien de bien méchant. Je remis le couteau dans le pot sans trop de ménagement pour attaquer mon casse croûte avec un soupir de soulagement. Ce n’est qu’après avoir avalé la première bouchée que m’intéressait à nouveau à ma colocataire.

« Tu veux un bout de haute gastronomie ? »

J’étouffais un léger rire à ma proposition. Moi qui d’habitude faisait attention à tous ce que je mangeais pour préserver ma greffe cardiaque, j’envoyais tous mes efforts bouler en un seul sandwich.  

« Ah et si tu pouvais éviter de buter mon caméléon qui se balade quelque part, tu serais un amour. »

Je revins sur le seuil séparant les deux pièces avec mon chef d’œuvre entre les mains, tout sourire, mais à peine posais-je les yeux sur ma garde du corps que je devins livide. Nous n’étions plus seules, et la baie vitrée donnant sur ma terrasse vola en éclats, m’écorchant le bras avec lequel je me protégeais le visage.

   
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MessageSujet: Re: A dysfunctional team we are || Ambre & Dariya   Mar 4 Oct - 23:07


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No one following the rules. Yes I'll do my best to protect you but your disobedience intrudes ••• Ambre avait énoncé deux mois de cohabitation. Néanmoins, ce n'était qu'une estimation, sa protection pouvait durer bien plus longtemps. Tout dépendait de l'avancement de l'enquête par ses collègues. Et c'était là que cela coinçait. Dariya ne leur avait offert aucune piste, et il n'avait personne à arrêter. Alors, il allait falloir prendre sous mal en patience. Evidemment, elle se doutait qu'il y aurait des accrochages. La shadowhunter ne se laisserait pas marcher sur les pieds et n'aurait aucune hésitation à imposer s'il le fallait. Ce n'était pas parce qu'elle ne dépassait pas le mètre soixante-cinq et qu'elle était jeune que cela devait poser problème sur sa supériorité aujourd'hui. Elle était l'experte. Et si la blonde voulait rester en vie, il allait falloir qu'elle accepte ça. Ouh, cela serait certainement dur d'après ce qu'elle voyait de sa protégée... Enfin, elle n'avait pas le choix. La jeune fille observait la grande baie vitrée. Décidément, l'appartement était très mal agencé pour une protection. Elle toqua légèrement sur le verre et une grimace barra son visage. Il n'était pas assez épais. Définitivement, il y avait quelques travaux à prévoir pour que ce soit optimal. Ambre se mordillait la lèvre inférieure en chiffrant le coût de ceux-ci dans son esprit. Hé bien... Le Gouvernement allait grincer des dents.

A sa grande satisfaction, Dariya accepta sa seconde option. Heureusement qu'elle avait compris comment fonctionnait la femme et qu'elle pourrait être ses récalcitrances. Enfin, Ambre aurait quand même préféré qu'elle déménage. Changer son identité pendant quelques semaines, histoire de prendre la température et de comprendre. Malheureusement, elle ne pouvait pas l'y obliger pour le moment. Peut-être qu'après un électrochoc elle accepterait plus facilement. A vrai dire, pour être tout à fait honnête, la tueuse organiserait bien un simulacre d'enlèvement. Dans un premier temps pour observer les réactions de sa protégée et prendre en compte celles-ci. Mais aussi pour la bouger un peu. Certes, certains psychologues vous diraient qu'après une séquestration, il fallait laisser quelque temps à la victime pour se reposer et se réadapter à sa vie quotidienne. Néanmoins, Ambre s'en battait un peu les couilles, les sentiments n'entraient pas en ligne de compte dans son esprit. Elle continuait de faire son petit tour après avoir noté que Dariya lui demandait son prénom. C'était bien une première. La plupart de ses missions se résultaient par un nom donné au hasard, ou une appellation considérée comme plus ou moins dégradante par les shadowhunters. Car seuls les plus importants du Gouvernement obtenaient une protection. Et il leur fallait montrer leur supériorité à partir de là. Voilà pourquoi faire ce genre de missions était un peu... Rebutant pour les miliciens.

Dariya changea de pièce, Ambre la suivit du regard. Elle finit par embrasser du regard les derniers agencements et se représenta le plan mental de l'appartement. Il n'était pas hyper bien foutu pour sa mission, elle devait l'avouer. Au moins, il y aurait une dose de challenge en plus... Elle soupira légèrement avant de tourner la tête en direction de la cuisine, alors que la blonde lui offrait un bout de sandwich. Qui n'avait pas l'air ragoûtant dans son opinion. Et puis, elle avait mangé il y a peu. Ce n'était pas quelque chose dont elle avait besoin toutes les heures contrairement à certains. Elle se contentait du strict nécessaire pour ne pas s'évanouir dû à un quelconque manque. Ce serait un peu stupide en pleine mission quand même. Un bruit de course dans son dos lui fit reposer les yeux sur la baie vitrée. Prévenante, elle s'en éloigna d'un pas. Un léger « tic-tac » la fit s'interroger. Il n'y avait aucune horloge de grand-mère pouvant le justifier. Son instinct réagit plus vite que le reste. Elle traversa la pièce, à l'instant où Dariya lui fit une remarque sur un caméléon. Eh bien, elle espérait que son putain d'animal n'était pas suicidaire. D'ailleurs, au teint blanc de sa comparse, la tueuse sut qu'il y avait un problème. L'explosion dans son dos en fut la réalité.

Le bruit de verre résonnait dans ses oreilles tandis qu'elle repoussait presque brusquement la blonde dans l'espace cuisine. Les morceaux s'étaient enfoncés dans son gilet pour la plupart, prouvant que l'efficacité n'était pas seulement pour les balles. Et tant mieux d'un certain côté. Quelques égratignures étaient néanmoins visibles, notamment au niveau de l'arrière de ses avants-bras. Pas grand-chose pour elle. Parce que tant qu'elle était capable de le bouger, elle considérait que ce n'était pas important. En revanche, la fumée dégagée par l'explosion était... Chiante. Parce qu'elle obstruait sa vision. Chose à laquelle Ambre faisait encore suffisamment confiance pour l'utiliser. Surtout quand il n'y avait de sorciers dans le coin. Enfin, elle trouva quand même le temps d'ouvrir sa bouche et de discuter avec Dariya.

« Oh, c'est vrai, je ne me suis pas présentée. Tu peux m'appeler Ambre ou Madly, comme tu préfères, ça m'importe peu. »

Bon, c'était toujours cool de savoir ça, c'est vrai. En revanche, ma petite Ambre, ce n'était peut-être pas le meilleur moment en plein milieu d'une attaque de résistants. D'ailleurs... Un coup de feu fut tiré. Il ripa la joue de la jeune fille et se logea dans le mur derrière elle. C'était triste quand même. De faire un plan qui faisait en sorte de se bloquer sa propre ligne de vue. En tout cas, le tir avait permis à la tueuse de calibrer son oreille. Et ce fut à son tour de répliquer. Elle pensait avoir touché, néanmoins, avec cette fumée artificielle, impossible d'en être certaine à 100%. En tout cas, tout était redevenu silencieux. Un peu trop à son goût. Elle se déplaça légèrement vers sa gauche, laissant à sa main droite la possibilité de dégainer son épée. L'arme à feu était retournée à sa place dans le même mouvement. Un problème se préparait...

Et il aurait pu y avoir une catastrophe. Si elle n'avait pas entendu le petit cri absolument pas humain, suivi d'un juron très gracieux, elle se serait fait tuer. C'était le risque du métier. Aujourd'hui, en tout cas, elle avait pris les devants. Le poignard qui était destiné à se planter dans sa gorge fut arrêté par son bras. Le résistant n'avait pas été con dans ses gestes. Sauf qu'il ne pouvait pas prévoir qu'Ambre ne reculerait pas et qu'elle était prête sans souci à l'interrompre au prix d'une blessure. Lui n'eut pas cette chance. Son visage étonné entra dans son champ de vision une seconde. Et l'épée lui transperça le corps. Il s'affaissa contre elle et elle le laissa tomber sur le sol. De nouveau, le silence la frappa. Et son visage resta figé dans un pseudo je-m'en-foutisme qu'elle maîtrisait à la perfection. Et malgré la blessure et l'attaque, elle trouva le temps de lancer quelques mots :

« Voyons le bon côté des choses, au moins, tu es obligée de remplacer la fenêtre maintenant. »


Une petite pause pour respirer et elle reprit :

« Oh, et essaie de te servir de ton arme aussi. Ca t'entraînera s'ils se décident à attaquer réellement. »


Ambre avait des doutes sur l'attaque qu'elles étaient en train de subir. Soit les défenses étaient seulement testées. Soit un plus gros groupe allait enfoncer la porte. Maintenant, elle croyait Dariya concernant son histoire de résistance.


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MessageSujet: Re: A dysfunctional team we are || Ambre & Dariya   Jeu 20 Oct - 14:27

       
A DYSFUNCTIONAL TEAM WE ARE

   
- ANGEL — DARIYA -

   

"A dysfunctional team, we are, no one following the rules. Yes I'll do my best to protect you but your disobedience intrudes."

Je m’étais figée, la peur bloquant jusqu’à ma respiration, j’allais y passer, nous allions toutes les deux y passer. Si j’avais pu échapper à Loukas, c’était en grande partie grâce à un coup de chance et de poker. À y regarder de plus près, il m’avait sauvé de la résistance une première fois, même si c’était avec l’intention de me tuer de ses propres mains. Alors j’en étais à attendre la mort, même si je n’avais pas envie de mourir, tout mon corps avait décidé de faire la grève. Les bras toujours levés près de mon visage, mon œuvre culinaire étalée par terre. J’avais accusé le coup d’Ambre me fonçant dessus pour me protéger, nous forçant à retourner dans la cuisine, mais à peine mon dos rencontra-t-il le meuble de l’îlot central, que je m’effondrais, bien trop tétanisée. La gamine avait des putains de réflexes, tout mon opposé… C’est sa voix qui me fit lever les yeux et reprendre mes moyens grâce à une vague de colère et de panique.

« Putain parce que tu crois que c’est le moment de tailler la causette ! »

Je n’eus pas de réponse puisque qu’un coup de feu retenti et passa à un cheveu de nous, enfin un cheveu, c’est ce que je m’imaginais. Je retombais instantanément dans mon mutisme, rien de mieux qu’une balle à côté de ma tête pour me faire fermer ma gueule. Heureusement que je n’avais pas eu le même blocage avec Loukas au moment où il avait pointé son arme sur moi, sinon j’aurais pu dire bye-bye à cette tête bien faite. Mais n’étant pas quelqu’un d’optimiste, je m’imaginais mal m’en sortir deux fois d’affiler. Même ma chance avait ses limites.

J’observais Ambre ou Madly ou Mad’, oui c’était bien ça Mad’, répliquer comme une spectatrice de cinéma. Enfin ça, c’était avant que le silence éphémère ne laisse place à une nouvelle vague d’évènements. J’entendis clairement le cri de protestation de Gaétan en train de se faire piétiner, pour en avoir été la cause assez souvent. De ce que j’entendis ensuite, ce petit connard venait de nous sauver la mise. Si j’avais su quand je l’avais acheté… Mais l’angoisse me reprit, au final, je n’étais pas certaine que la blondinette s’en soit sorti malgré l’avertissement de ma bestiole. Peut-être qu’elle s’était fait descendre et que j’étais la prochaine. Mais l’angoisse fut de courte durée. La gamine ne pouvait pas s’empêcher de papoter et finalement, j’aimais plutôt ça. Un petit sourire amusé étira même mes lèvres à la remarque qu’elle fit. Oui, clairement, j’allais devoir faire changer pas mal de choses en urgence. Peut-être qu’en attendant, je la laisserais me traîner dans une planque, finalement… Mon sourire s’évanouit à la seconde où elle enchaîna et que les mots se frayèrent un chemin jusqu’à mon cerveau. J’étouffais un juron et me relevais en catastrophe pour attraper mon arme. Elle n’était pas sérieuse hein ? Si ça s’était une attaque de gnognotte, je ne voulais vraiment pas avoir affaire à une vraie attaque. Bordel, je n’étais pas faite pour ça, vraiment pas ! J’armais l’arme, fébrile, pas très sûre d’arriver à m’en servir avec les mains tremblantes. Une fois prête, je m’accroupis derrière l’îlot, à l’abri d’autres éventuelles balles, mais bizarrement, ce fut à moi d’avoir une envie irrépressible de causette.

« Voyons le bon côté des choses, au moins, tu es obligée de me croire maintenant. »

J’avais repris la même formule que Mad’, histoire de l’emmerder un peu et de marquer un point moi aussi. Mais je n’eus pas franchement le temps de fanfaronner, qu’une nouvelle salve de tir mit en pièces mon plan de travail. Au temps pour moi, je devrais peut-être songer à fermer ma gueule, histoire de ne pas me foutre une cible dans le dos. Du coup, je devais bouger non ? En tachant d’être silencieuse en plus… J’hésitais encore une fraction de seconde avant que de nouveaux tirs n’échouent dans ma cuisine. Putain, j’allais taxer en travaux, peut-être que je ferais tout aussi bien de changer d’appartement finalement. Je me mis doucement en action, tâtonnant devant moi avec ma main libre, mon arme prête à faire feu, même si je ne l’étais pas personnellement. Arrivée à la porte de la cuisine, je me penchais à peine, histoire d’embrasser le salon du regard. La fumée commençait déjà à se dissiper grâce à la baie vitrée éventrée à travers laquelle j’aperçus deux tireurs. Bande d’enfoirés sans cerveaux, qui reste à découvert lorsque sa seule technique de dissimulation s’évapore ?

Je n’allais pas laisser passer une occasion de leur rendre la pareille… Non pour être honnête, je ne voulais juste pas passer pour faiblarde devant témoin. Mes tirs furent approximatifs, mais touchèrent l’une des deux silhouettes… Qui s’évapora comme de la fumée… Des leurres, des putains de leurres ? Les enflures… Le temps que je réalise mon erreur, de nouveaux tirs me firent me remettre à couvert. Mais pas assez vite, une balle transperça mon avant-bras comme du beurre, m’arrachant un cri de surprise. Ok, je n’aimais définitivement pas me faire tirer dessus. Je n’osais plus bouger ma main, ni mon bras, comme si celui-ci allait se détacher. Oui, j’avais une tendance prononcée au mélodrame. Je n’avais plus qu’à prier pour que Mad’ s’en sorte seule, acceptant mon statut de boulet.

   
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MessageSujet: Re: A dysfunctional team we are || Ambre & Dariya   Ven 21 Oct - 2:03


A DYSFUNCTIONAL TEAM WE ARE
No one following the rules. Yes I'll do my best to protect you but your disobedience intrudes ••• Ambre était parvenue à ignorer la douleur de la lame lui traversant le bras, certainement grâce à l'adrénaline du moment. Elle l'avait retiré et l'avait jeté le plus loin possible d'elle tandis qu'elle lançait une pique en direction de Dariya. Malgré l'urgence et la violence de la situation. En fait, le stress ne l'atteignait pas. C'était ce qui faisait d'elle une excellente combattante et stratège. Elle ne laissait aucune émotion la parasiter puisqu'elle n'en avait pas. Ce qui était un désavantage dans la vie de tous les jours mais un avantage certain dans les conditions d'aujourd'hui. Le sang coulait doucement de sa blessure, tâchant le sol anciennement immaculé de l'appartement. Au point où elles en étaient, il serait presque plus rapide de racheter une habitation. En fait, Ambre se rendait compte qu'elle n'aurait pas dû lui laisser le choix et qu'elle aurait dû l'emmener dans une planque directement le temps de renfermer le lieu. Ca aurait été le plus logique. Et si la blonde avait été une personne normale, la tueuse l'aurait fait sans hésiter. Sauf que les ordres étaient restés clairs. La protection n'avait été acceptée que pour éviter que l'autre les fasse chier. Peu de personnes avaient cru à son histoire, même parmi ses supérieurs. Néanmoins, elle allait être obligée de les contacter et de leur dire qu'ils s'étaient trompés comme des merdes.

Dariya avait fini par récupérer son arme. Même si la shadowhunter doutait réellement qu'elle en ferait quelque chose. Les tremblements l'empêcheraient de tirer sur une cible avec précision. Un instant, elle se mit à penser qu'elle devrait lui donner des cours. Des cours d'auto-défense, de tir, de réaction. Bref, de choses qui pourraient lui servir à se contrôler et à survivre. Parce que dans l'état dans lequel elle la voyait maintenant, elle avait du mal à se dire que cette même personne avait échappé à des résistants. Enfin bon, elle lui laissait le bénéfice du doute. Et la blonde avait raison. Maintenant que les faits étaient établis et qu'elle en avait la confirmation, Ambre pouvait affirmer que quelque chose clochait, que Dariya avait bien été une victime. Pour l'instant, elle pensait que les résistants étaient probables mais il pouvait s'agir d'une vengeance plus personnelle. Qui impliquait beaucoup trop de personnes mais la tueuse préférait ne pas fermer de portes de réflexion. Pour quand elle serait un peu moins submergée par le combat.

Une nouvelle salve de tirs pénétra l'appartement et Ambre eut tout juste le temps de se planquer derrière un pan de mur. L'épaisse fumée n'était pas encore partie, elle préférait attendre quelques secondes avant de se jeter dans l'arène et de tuer ses adversaires. Sauf que Dariya la prit de court. Une seconde avant elle, elle se rapprocha, glissa très légèrement sa tête vers le salon et tira. C'était... Pathétique. Déjà, elle venait de révéler sa position aux ennemis. Et en plus, elle ne savait pas viser et n'avait pas les nerfs pour. Encore une fois, la fierté de certains la laissait sur le cul. Si elle avait demandé une protection, c'était parce qu'elle n'était pas foutue de le faire elle-même. Alors pourquoi ne pas laisser ça à des professionnels, qui étaient là pour ça, dont c'était le boulot et mettre son putain d'ego de côté cinq minutes ? Evidemment, le pire scénario ne manqua pas de se réaliser. Il y eut une réplique. Heureusement pour Dariya, la balle se planta dans son avant-bras. Et non pas entre ses deux yeux. Un peu de chance ne faisait pas de mal. Ou alors ils la voulaient en vie pour la torturer. C'était une possibilité. Ambre fit un geste vers sa protégée pour lui indiquer d'aller aux abris. Elle ne prendrait pas le risque de parler. Car elle voulait laisser l'impression que Dariya était seule. Bon, elle aurait pu le faire dès le début mais elle n'était pas certaine que les résistants l'aient remarqué. Après tout, ils devaient être loin lorsque l'explosion a retenti. Et comme elle était blonde aussi...

C'était jouer sur les probabilités et les possibilités qu'elle était en train de faire. Néanmoins, c'était dans sa nature et elle se trompait rarement. Ses yeux se détournèrent des leurres et elle usa de son ouïe pour débusquer les éventuels tireurs. Elle rangea son épée dans son fourreau le plus silencieusement possible et finit par percevoir ce qu'elle attendait au bout de quelques secondes. Des bruits de pas. Bruits qu'un leurre ne pouvait pas faire. Pas à ce point en tout cas. Ambre partit sur trois ou quatre personnes. Evidemment, ce n'était qu'une estimation mais ils se dirigeaient vers elle. Vers la cuisine aussi. Son esprit fit les calculs sur le temps qu'ils mettraient à arriver à sa hauteur. Elle sortit son pistolet de son holster. Au moins, ce qu'il y avait de bien c'est qu'elle n'avait pas à l'armer, c'était automatique. Fait exprès. Et heureusement dans sa situation. Attirer l'attention aurait tout fait capoter.

Les attaquants n'eurent pas le temps de comprendre ce qui leur arrivait. Du moins, pas avant que deux d'entre eux soient descendus. Puis un troisième. Le quatrième se prit la balle dans l'épaule en se détournant. Et il s'enfuit avec les deux restants. Elle était loin du nombre finalement. Cependant, ils avaient fini par prendre peur. Et des cris tels que « Il y a une tueuse là-dedans ! » furent lancés. Une alarme indiquant qu'il était temps de faire demi-tour. Puisque tous avaient aperçu son uniforme noir. Donc, battre en retraite semblait la meilleure des solutions. Ambre laissa le silence retomber durant de longues secondes. La pièce avait retrouvé son aspect clair. Si on mettait de côté les corps qui ornaient à présent le sol. Au moins, ça faisait un peu de décoration. La jeune femme rangea son arme et sortit un petit téléphone. Oui, elle avait accès à ce genre de technologies pour rester en contact avec le QG. Puis bon, vu ce qui venait de se passer, il finirait par être au courant, autant que ce soit elle qui prenne les devants.

Quelques mots furent échangés tandis qu'elle sortait de derrière son mur et observait les dégâts. Hé bien, cela allait coûter bonbon à sa protégée. Mais bon, c'était le prix à payer pour une protection. La tueuse raccrocha et se glissa dans l'interstice accédant à la cuisine. Ses yeux se posèrent sur Dariya, dans un coin. Bon bon bon...

« On devrait être tranquille pour quelques heures au moins. Peut-être quelques jours si on a de la chance. Tout dépendra de la facilité d'adaptation qu'ils ont. S'ils pensent que vous valez le sacrifice de quelques membres de plus. »

Le ton avait été calme, tranchant complètement avec l'action qui venait de se passer. Et Ambre avait montré une fois de plus que tuer n'était pas un problème pour elle. Après tout, ils l'avaient cherché. Bon, même si l'adrénaline lui faisait toujours du bien. Comme un moyen de ne pas sombrer dans cette envie d'en finir. Dans cette routine. Dans ce vide émotionnel. L'ombre d'un sourire se glissa sur son visage froid. La situation lui plaisait bien. Peut-être que c'était parce qu'elle était utile, parce qu'elle était plus qu'un simple pion sur un échiquier. Que c'était elle qui bougeait les pièces comme elle le souhaitait.

« En revanche, il va réellement falloir que je t'apprenne à garder ton sang-froid. Et à tirer correctement et te défendre. Parce que c'était assez pathétique quand même. »

Son regard aurait presque pu paraître désolée. Mais il était juste un peu vide. Enfin, la jeune femme face à elle n'avait pas l'air d'oser bouger son bras. Pas de résistance à la douleur non plus. Oui, ça allait un peu être la merde tout ça.

« Sinon, tu sais, ton bras ne va pas se détacher pour une si petite blessure. Tu peux le bouger, rien d'important n'a été touché. Estime-toi heureuse. »

Et un reproche. En plus du tutoiement qui s'était immiscé sans aucun souci. Frôler la mort, ça rapproche, non ?


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MessageSujet: Re: A dysfunctional team we are || Ambre & Dariya   Mar 1 Nov - 17:23

       
A DYSFUNCTIONAL TEAM WE ARE

   
- ANGEL — DARIYA -

   

"A dysfunctional team, we are, no one following the rules. Yes I'll do my best to protect you but your disobedience intrudes."

Le silence… qu’est-ce que je pouvais le détester à cet instant. J’avais l’impression de mourir en me laissant engloutir par le néant. Yeux fermés, tête appuyée contre le mur, j’attendais… Que Mad’ finisse le travail ou que les résistants les finissent, elles, à voir. Tout ce que j’espérais, c’est que dans la précipitation, les résistants me tuent. Je n’avais pas du tout envie d’être kidnappée à nouveau. Je n’avais pas envie de servir d’exemple en direct à la télé et surtout, je n’avais pas les tripes pour supporter une torture quelconque. Alors oui, quitte à perdre, je préférais me prendre une balle dans le crâne dans mon appartement. En parlant de balles… L’enfer se déchaîna à nouveau dans le salon et tout ce que je pus faire, c’est sursauter au premier coup, l’adrénaline augmentant au fur et à mesure que je comptais les coups. Quatre coups suivis d’une cacophonie énorme. On s’enfuyait, ça je pouvais l’affirmer, j’étais assez connaisseuse dans ce domaine. L’alarme et les commentaires des fuyards me permirent de reprendre mon souffle. Même s’il restait une chance que cela soit encore une ruse quelconque pour les faire sortir. Mais la voix de Mad’ s’élevant à nouveau dans le salon me rassura immédiatement. Putain, elle l’avait vraiment fait, elle m’avait vraiment sauvé les fesses. Je savais que faire un scandale chez les shadowhunters porterait ses fruits, je n’avais pas envisagé que cela serait à ce point.

J’osais alors me pencher pour avoir un aperçu de mon salon, enfin, ce qui fut jadis mon salon… Je ne savais pas trop à quoi je m’attendais, mais clairement pas à un bordel pareil. Entre les vitres éclatées, les meubles défoncés, les traces de sang partout par terre et les cadavres. Oui, définitivement, je déménageais sur l’heure. Je n’aurais qu’à envoyer des déménageurs récupérer ce qu’il restait de mes affaires pour les faire mettre de côté le temps que les choses se calment. À cet instant, je ne me doutais pas encore que la situation ne se calmerait jamais vraiment. Je me redressais en même temps que ma sauveuse me rejoignait dans la cuisine. J’écoutais son verdict avec une grimace. Quelques heures, hein. On pouvait aussi disparaitre de la circulation en quelques heures et pour ça, je comptais grandement sur ma tête blonde assignée.

« Si tu nous trouves une planque en moins que ça, je suis candidate, c’est bon. Je préfère encore ça et devoir endurer un nouveau truc du genre. »

J’avais à peine eu le temps de glisser ma réponse que Mad’ m’enchaînait déjà. D’où j’étais pathétique ? Oui, bon, d’accord, un peu, je sais. J’avais hésité à mal le prendre, mais finalement l’impassibilité de la jeune femme me fatiguait d’avance. Alors je me contentais d’un sourire narquois et une réponse à côté du sujet.

« Puis tu as tout salopé dans le salon. On t’a déjà dit que ça ne se fait pas de saigner partout chez les autres ? »

Je perdis rapidement mon sourire alors qu’elle enchaînait une remarque sur mon bras. Je baissais instinctivement les yeux sur ma blessure avec un regard circonspect. Je n’avais pas vraiment mal, mais j’avais peur qu’en bougeant, la douleur devienne atroce. Rien que l’idée d’avoir un putain de trou dans le bras me perturbait grandement. Je relevais un regard absolument pas convaincu, voir suspicieux sur ma chieuse attitrée. Si ça allait en empirant, elle m’entendrait la naine. J’entrepris alors de me relever en prenant appui sur mon bras valide, abandonnant l’arme à feu par terre sans y prêter attention. Bon, station debout, ok. Je levais alors doucement mon bras au niveau de ma poitrine pour voir de plus près les dégâts. Au temps pour moi, je n’aurais pas dû. Je détournais le regard avec une grimace et m’attelais à me changer les idées. Dans le style, trouver mon caméléon, qui avait grandement participé à nous sauver la mise. La moindre des choses que je pouvais faire pour lui, c’était de ne pas l’abandonner sur place. Bon, c’était un pari tendu dans le délai imparti et surement que Mad’ allait lui gueuler dessus, vu l’inutilité de ma quête, mais je n’en avais rien à foutre. Dans le doute, je pris tout de même les devants.

« Ce serait pas mal de trouver Gaétan avant de partir. On lui doit bien ça. »

J’avançais dans le salon sans un mot de plus, slalomant entre les débris et les cadavres. Je ne me serais jamais imaginée dans cette situation, vraiment, c’était étrange sans être vraiment dérangeant. Cela faisait longtemps que je travaillais avec la mort comme meilleure amie. Mais sinon si j’en revenais à ma bestiole, après un rapide coup d’œil infructueux, j’optais pour l’option sauvage… À savoir frapper partout jusqu’à tomber dessus et qu’il se manifeste. Technique brevetée pour laquelle la SPA m’amenderait si elle existait encore. J’allais jusqu’à filer des coups de pompes dans les cadavres, passant mes nerfs sur ces connards au passage aussi, je devais bien l’admettre. Si bien que je fus pris de court lorsqu’un des cadavres émis un bruit. J’avais fait un bond en arrière, m’attendant à ce que celui-ci ne se relève, mais non, rien. Alors doucement, je me rapprochais et retournais le mec du bout des doigts et d’une seule main, s’il vous plaît. J’y découvris un Gaétan dans un sale état vu son manque de mobilité et pour la première fois, j’eus vraiment une pointe de culpabilité et de compassion pour le petit être. J’enjambais le cadavre pour aller récupérer une écharpe dans le meuble de l’entrée et revint rapidement attraper mon animal de compagnie pour l’emmitoufler dedans. Mad’ allait adorer devoir faire un détour chez un véto, je le sentais. J’allais lui soumettre l’idée avec un sourire lorsque mon regard tomba sur celui, pas du tout mort, du mec que j’avais retourné. Attendez, quoi ? Le mec faisait le mort depuis tout à l’heure ? L’on s’observa quelques secondes qui me parurent une éternité et de nous deux, je ne savais pas lequel était le plus paniqué.

   
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MessageSujet: Re: A dysfunctional team we are || Ambre & Dariya   Lun 7 Nov - 22:44


A DYSFUNCTIONAL TEAM WE ARE
No one following the rules. Yes I'll do my best to protect you but your disobedience intrudes ••• Le silence était retombé, seule Ambre le brisait de ses mots et de son timbre glacial. Finalement, Dariya était d’accord pour une planque. Comme c’était étonnant. Maintenant que l’appartement était en morceaux, elle craignait pour sa vie ? La jeune fille aurait toujours un problème avec ça. Cette notion de « tant que tout va bien je reste accrochée à mon immeuble, mon quartier, mes connaissances ». Evidemment, quand on était si matériel… Sauf que ce n’était pas son cas. Qu’elle était capable de se détacher de tout. Qu’elle analysait le danger. Si la personne avait été importante pour le Gouvernement d’ailleurs, la shadowhunter n’aurait pas hésité une seconde et l’appartement aurait été vide dès qu’elle aurait posé un pied dedans. Cependant, la blonde à moitié morte sur le sol ne l’était pas. Elle n’était qu’une gamine réclamant de l’attention. Donc, elle lui avait laissé le choix. Si elle était morte, Ambre n’aurait eu aucun retour. Genre, personne ne serait venue lui taper sur les doigts. Maintenant, mieux valait qu’elle continue de la protéger. Elle avait commencé, et si elle se retrouvait blessée sans aucun résultat, ça la mettrait en rogne. Autant qu’elle pouvait l’être avec son cœur de pierre.

Oui, elle avait salopé le salon. C’était le prix à payer pour sa survie. Et si Madame n’était pas contente, elle n’avait qu’à pas faire chier les résistants. Ambre ne savait pas ce qu’elle leur avait fait mais ce devait être violent pour qu’ils essaient de l’éliminer de cette façon. La jeune fille eut une petite moue et un claquement de langue. Elle adorerait repeindre cette pièce avec le sang de ceux qui étaient tombés. Mais Dariya ne serait pas d’accord. Alors, elle se contenta de faire écho à ses mots avec son silence. Ses yeux se portèrent sur sa propre blessure. Ce n’était pas grand-chose, un simple poignard au travers du bras. Qu’elle retira sans le moindre cri. Alors que putain, c’était douloureux cette merde. Cependant, ne pas montrer de faiblesses était la seule chose sur laquelle elle était intransigeante. Elle n’était pas faible. Et elle ne le serait jamais. Heureusement, le sang qui coulait ne serait pas suffisamment pour la faire s’évanouir ou autres joyeusetés. Il faudrait juste qu’elle passe se le faire recoudre. Cela faisait quelque temps qu’elle ne s’était pas retrouvée à l’hôpital, ils seront RAVIS de la revoir… Si elle ne casse pas la moitié de leur salle cette fois-ci.

Retrouver Gaetan ? Ah oui, son caméléon qui s’était fait écraser… Il ne devait pas être en bon état. Ambre haussa les épaules et la laissa se lever, puis changer de pièce. Elle se débrouillerait toute seule pendant quelques minutes. Elle, elle se dirigea vers le lavabo et en profita pour laver sa plaie au bras, et celle au niveau de sa joue laissée par un coup de feu plutôt bien placé. Puis elle se rendit compte qu’elle n’avait pas de nouvelles de sa protégée. Un sourcil se haussa tandis qu’elle stoppa le flux d’eau et changea de pièce au pas de course. Sans prendre la peine de se sécher. Ce qui entraînait quelques gouttes de sang sur le sol… Tant pis pour ça. Et elle se retrouva face à un spectacle des plus étranges. Un des morts avait ressuscité. Dariya se foutait de sa gueule là. C’était une sorcière et elle jouait avec les morts ou ça se passait comment ?! Son regard s’était refroidi. Bon, hé bien, elle aurait quelqu’un à utiliser pour avoir les informations qu’elle voulait. D’ailleurs, il semblait avoir compris puisqu’il se releva en vacillant dans l’optique de fuir.

Sauf que le loulou, il n’avait pas pris en compte les réactions d’Ambre. Qui était jeune, fraîche, pimpante, pleine d’énergie quoi ! Il se leva. Se prit le poing de la jeune femme dans la mâchoire. Et son genou dans les parties génitales. Ce qui le renvoya à terre. Et dire que les hommes étaient si faciles à maîtriser… Pourtant, les femmes avaient été appelées le sexe faible pendant des millénaires. Et aujourd’hui encore…. Ce qui était stupide. Tellement stupide qu’Ambre se faisait un malin plaisir à leur rappeler qu’il suffisait d’un geste pour qu’ils se tordent de douleur sur le sol. Ses doigts saisirent le poignard à sa ceinture et elle se rapprocha de l’homme avant de lui agripper les cheveux pour observer son visage d’un peu plus près. Comment avait-il pu échapper à sa tuerie ? Connard…

« Dariya… Auriez-vous de l’eau de javel quelque part dans cet appartement ? Ou faites bouillir de l’huile. J’en aurai besoin pour faire parler notre nouvel ami… »


Il n’y avait aucun sourire sur son visage. De simples mots lancés dans l’air. Sauf qu’ils étaient réels. Même si l’homme souffrant n’avait pas l’air de le prendre ainsi. Son visage de poupée était encore intervenu sans qu’elle ne le veuille. Mais tant mieux. Ce serait encore plus jouissif de voir la douleur dans ses yeux. D’entendre les cris pathétiques de celui qui va mourir. Tout en espérant continuer à vivre. Oui, Ambre était ce genre de tueur. A laisser croire à sa victime qu’elle s’en sortirait. Foutaises. Foutaises… Et pour commencer, elle traça un magnifique trait droit sur son front. Le sang coula, glissa sur sa peau si parfaite, s’infiltra dans les plis, dans ses yeux. Tu as perdu petit. Tu as perdu, et tu ne le sais même pas… Dariya revint et lui tendit quelque chose. Ambre l’attrapa sans y jeter un regard. Maintenant...

« Bien. Je voudrai toutes les informations concernant cette affaire. Le nom des personnes impliquées. Votre QG. Et un mensonge conduira à votre mort. »

Cela lui valut un rire. Qui ne dura pas longtemps puisqu’Ambre n’avait pas que ça à foutre de sa journée. Déjà qu’elle avait été blessée, qu’elle avait dû salir sa MAGNIFIQUE épée du sang de ces impurs, donc, elle n’était pas d’humeur. En bref, la substance corrosive lui fut versée dans un œil avant qu’il réagisse. Un seul, elle était magnanime quand même. Bon, et surtout, elle gardait le deuxième au cas où. Même si ce ne fut pas nécessaire et qu’elle obtint les réponses qu’elle voulait. Des noms, des lieux. De quoi orienter les recherches des unités d’enquête. Oh, et il la suppliait de le laisser vivre comme elle l’avait « promis ». Mais elle ne serait pas une bonne tueuse et gardienne si tel était le cas. Elle le lâcha, se glissa derrière lui et… Lui trancha la gorge. Un peu plus d’hémoglobine en plus sur le parquet, ce n’était plus bien grave à ce stade. Ambre laissa tomber le corps maintenant inerte avant de tourner son regard vers Dariya. Et son caméléon à moitié écrasé aussi.

« Il va bien lui ? A-t-on besoin de passer chez un vétérinaire avant de nous retrouver dans une planque ? »


Certes, cela l’agacerait, mais elle n’aurait pas trop le choix… Au moins, ça brouillerait les pistes…


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MessageSujet: Re: A dysfunctional team we are || Ambre & Dariya   Mar 15 Nov - 22:27

Dans cette situation improbable, en ayant encore frôlé la mort, je trouvais la réaction de Madly assez drôle pour m’autoriser un petit rire. L’agacer allait devenir une occupation à temps plein, pour sûr. Je l’observais retirer le couteau de son bras comme elle aurait fait fuir un moustique et ce fut mon tour de froncer les sourcils. De deux choses l’une, soit elle était insensible à la douleur, soit elle contrôlait très bien ses expressions faciales. Je notais l’information dans un coin pour plus tard, afin d’avoir le fin mot de l’histoire. J’aurais pu lui poser la question, mais le découvrir par moi-même serait bien plus amusant, surtout si je devais me terrer comme un lapin pendant plusieurs semaines. Avisant la jeune femme, je n’hésitais pas deux secondes avant de la laisser se gérer. Pas la peine de lui faire une remarque sur la nécessité pratique de protéger sa blessure, de un je n’en avais rien à foutre, de deux elle m’aurait probablement envoyé paître. J’avais quitté la cuisine depuis quelques secondes lorsque le bruit d’écoulement me parvint, faisant naître un sourire en coin. Il se cachait peut-être un être humain sous la psychopathe finalement.

J’en étais à regarder le résistant dans le blanc des yeux, Gaétan serré contre ma poitrine lorsque l’entrée peu discrète de mon ange gardien cassa l’ambiance romantique. Si le résistant détourna son regard pour aviser la menace, moi je ne le quittais pas des yeux étant la seule menace dans la pièce. Je ne sais pas ce qu’il vit, mais cela lui fit assez peur pour qu’il essaie de s’enfuir et j’en aurais facilement rigolé tellement s’était pathétique. Mon rire se coupa net au souvenir assez frais de Madly me reprochant la même chose. Je posais alors un regard colérique sur la blonde, qui elle, n’avait d’attention que pour sa proie. Pourquoi avais-je l’impression qu’elle allait s’amuser ? Au premier coup de poing et au coup de genou qui suivit, je levais les yeux au ciel. Et on était reparties pour un tour… Je me désintéressais du résistant à terre et pris le parti de me relever moi-même pour me diriger vers le canapé. J’étais en train d’enlever quelques débris de verre notamment afin de me faire une petite place, Gaétan toujours à l’abri dans mon bras, lorsque Madly m’interpella. Parce qu’elle avait besoin de moi pour sa petite sauterie maintenant ? Son air sérieux me convainquit de lui rendre ce service, après tout qui étais-je pour questionner ses techniques d’interrogatoire… Un soupir las m’échappa, faire bouillir de l’huile, non mais j’avais que ça à faire oui ! Néanmoins, je retournais dans la cuisine pour fouiller sous l’évier et dégoter à madame son outil de jeu. La chanceuse aurait droit à un bidon de javel plein, si ce n’était pas du grand confort !

Je lui tendis la bouteille en passant et allais m’installer comme je l’avais prévu initialement. J’attendais presque patiemment, me sentant étrangement à ma place, spectatrice des jeux, sauf que cette fois, je n’étais pas le bourreau. Étonnant le fait que ma répulsion du sang n’intervenait que lorsqu’il s’agissait du mien, celui des autres ne me faisait ni chaud ni froid. J’écoutais d’une oreille, mon regard se baladant sur ce qui fit mon salon, pensive. J’appréciais la concision de la blonde, autant aller droit au but, mais le résistant ne fut pas de cet avis et rigola. Un sourire moqueur s’installa sur mes lèvres alors que je reposais mon regard sur l’étrange duo. Il avait fait une telle erreur, mais j’adorais ça, les gens qui se débattaient par égo alors qu’on leur avait déjà prouvé qu’ils pouvaient et allaient se faire écraser comme des insectes. Je regardais la scène suivant avec le plus grand intérêt, je n’aurais visiblement jamais pensé à utiliser de la javel pour faire ça, mais l’idée était intéressante. Une vague de satisfaction me secoua lorsqu’il commença à cracher tout ce qu’il savait, c’était si facile que s’en était suspect. Je m’attendais à un peu plus de « résistance » de la part d’un « résistant ». Son attitude finit par franchement me faire rire. Dans quel monde pensait-il rester en vie, vraiment ? Pas dans le leur en-tout-cas, car c’était tuer ou se faire tuer et personnellement, je tenais à la vie. Alors même si Madly n’avait pas fini le boulot, et finit de ruiner mon salon, je m’en serais occupée moi-même. J’observais le corps chuter et se vider de son sang avec satisfaction, ne relevant que difficilement le regard vers la blonde. Je fus assez surprise qu’elle me propose elle-même l’idée, mais je n’allais pas refuser, bien au contraire. Je me relevais avec un sourire et me dirigeais vers la porte d’entrée.

« Puisque c’est si gentiment proposé. Oui, se serait utile. Et puis il pourrait de recoudre aussi dans la foulée. Je parie que ça ne te dérangerait pas. »

Ma petite provocation ne ferait peut-être pas mouche, mais rien que la formuler me faisait un bien fou. J’avais besoin de redevenir moi-même pour ne pas sombrer dans un état que je ne contrôlerais pas. Surtout que j’avais aussi besoin de me faire recoudre, alors un passage à l’hôpital me semblait encore un choix assez judicieux avant de disparaitre. Je jetais un dernier coup d’œil à l’appartement, j’étais peu attachée aux murs, surtout depuis qu’ils avaient perdu leur caractère de refuge, mais je scannais mentalement les pièces pour savoir si quelque chose valait la peine que je l’emporte tout de suite. La seule chose qui avait une valeur quelconque se trouvait dans ma paire de chaussures, seul objet assez commun à mes yeux pour que l’on n’y cherche pas une clé de données. Puis soudain, j’eus une illumination. Si le gouvernement devait passer récupérer mes affaires, il y avait quelque chose qu’il ne fallait pas qu’il trouve. Je fis signe à Madly de m’accorder quelques instants et retournais dans la cuisine d’où j’extirpais une bouteille d’alcool. Je repassais devant la blonde sans lui accorder un regard et traversais prudemment la baie vitrée en morceaux. De là, je balançais la bouteille au loin, faisant fi de l’endroit où elle atterrirait. Revenue dans l’entrée, je chaussais mes chaussures magiques et ouvris la porte, m’effaçant pour laisser passer mon ange gardien avec un sourire entendu.

« Après toi, mon petit ange gardien. »

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MessageSujet: Re: A dysfunctional team we are || Ambre & Dariya   Sam 19 Nov - 1:58


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No one following the rules. Yes I'll do my best to protect you but your disobedience intrudes ••• L'entaille sur le cou du résistant était suffisamment importante pour qu'il se vide de son sang en une petite dizaine de minutes. Tout de même, on parlait là de plusieurs litres, certainement trois ou quatre. Il fallait le temps que cela l'écoule sur le parquet. En tout cas, la jeune fille était plutôt fière d'elle. Tout était cassé, détruit, le liquide rouge tâchait le sol, les corps en morceaux refaisaient la déco... Oui, c'était beau. Et cela la détentait très clairement. Ces dernières semaines avaient été plutôt calmes, malgré son entrée dans la nouvelle section du Gouvernement et l'arrivée de Niklas au poste de porte-parole. De plus, il fallait qu'elle se tienne à carreaux. La moindre bousculade réduirait ses plans à néant. Et son intégrité aussi. Et à cela rajoutait sa nouvelle neurologue... Bordel. C'était bien trop pour elle. Alors, pouvoir se défouler aujourd'hui avait été une bonne chose. Même si elle se serait bien passée du poignard dans le bras. C'était douloureux cette merde ! Et maintenant, l'engourdissement se developpait autour de la blessure. Son bras finirait par être inutilisable si elle continuait de s'en servir comme un putain de bouclier. Après, la jeune fille savait qu'elle pourrait outrepasser cette perte. Tout en préférant qu'elle n'arrive pas tout de suite. Parce que ce serait franchement chiant. Et qu'un léger temps d'adaptation serait à prévoir.

Dariya finit par se lever du canapé où elle s'était installée pour observer la scène. Quelle tarée celle-là... Ambre était capable d'interprêter le sourire en coin de son interlocutrice. Elle s'était délectée de la souffrance de l'homme. Sans l'avoir causée. Ces personnes la dégoûtaient clairement. Mais devait-on s'attendre à quelque chose de plus de la part de la coordinatrice des arènes ? Personne dont le boulot était de déclencher les pièges, de faire en sorte que le divertissement soit porté à son paroxysme ? Une simple voyeuse que la jeune fille aurait bien laissé à la mort maintenant qu'elle avait vu cette facette-là. Même si dans le fond, elle ne la détestait pas. Elle ne comprenait juste pas comment on pouvait observer et apprécier la souffrance des autres sans en être la cause. Bon ça, c'était lié à elle et ses problèmes. Parce qu'elle trouvait un certain plaisir à administrer la douleur. Et la mort. Avoir ce pouvoir entre les mains... Comme une vengeance sur sa propre vie sans qu'elle ait pleinement conscience. Comme pour supprimer les quelques ressentis qui pouvaient encore percer la barrière de son cerveau.

La remarque de la blonde la laissa de marbre. S'attendait-elle vraiment à avoir un robot en garde du corps ? Parce qu'elle serait déçue. Si Ambre était incapable d'avoir de sentiments, qu'ils soient positifs ou négatifs, elle restait bloquée dans un corps humanoïde, sensible aux contacts et donc à la douleur. Certes, elle aurait apprécié que non d'un côté. Ca aurait toujours mieux pour les missions qu'elle avait pu exécuter pour ses géniteurs. Peut-être que les souvenirs qui s'accrochaient à sa peau ne seraient pas si amers. Après, elle ne disait pas non à se faire recoudre et à désinfecter la blessure. La récupération n'en serait que plus rapide. Pour mettre une raclée à Dariya en entraînement. Histoire de la faire se taire un peu. Elles traversèrent une partie de la pièce repeinte avant que son interlocutrice ne lui demande d'attendre et qu'elle fasse demi-tour. Bien... Ambre l'observa, un sourcil arqué. Que... Elle vit clairement la bouteille d'alcool, leva les yeux au ciel et laissa Dariya faire son affaire. Comme quoi, peu de personnes respectaient cette prohibition. A part elle. Après, ce n'était que parce qu'elle n'appréciait pas l'alcool. Et que cela brouillait ses sens et son jugement. Et puis bon, engloutir des verres et des verres toute seule n'avait pas grand intérêt. Elle préférait passer ce temps-là à tuer.

Dariya lui ouvrit la porte et lui demanda de passer devant. Avec une appellation qui la fit soupirer et lever les yeux au ciel. Hé bien, si elle s'attendait vraiment à ce qu'elle soit un "ange gardien", elle déchanterait bien vite. Parce qu'Ambre n'en serait jamais un. Elle la protègerait, c'était un fait. Mais elle pourrait utiliser la violence contre elle, sans le moindre souci si cela pouvait l'endurcir.

"Il serait mieux pour vous que je puisse recoudre mon bras en effet. Sinon, lors de la prochaine attaque, vous finirez transpercer par une rafale de balles."


Un sourire aux lèvres ponctuait ses mots. Elle avait appris que cela permettait de signaler lorsqu'une remarque était faite avec un ton "humoristique". Même si elle était la plus sérieuse au monde. Avec un bras en moins elle aurait plus de mal à la protéger. Bon, c'était une excuse. Mais avouer la souffrance que cela lui balançait à intervalles réguliers dans les veines sa blessure n'était pas possible. Alors, la jeune fille avait essayé de tourner ça sur Dariya. Avec son visage des plus neutres c'était certainement plus simple à faire gober. Ambre la laissa fermer la porte derrière elles tout en jetant un regard sur les environs. Les résistants pouvaient toujours revenir alors il lui fallait rester sur ses gardes pour ne pas faire deux fois la même erreur.

"Nous passerons d'abord chez le vétérinaire, puis à l'hôpital. C'est le chemin le moins logique pour une personne lambda. A moins que vous ne supportiez pas la douleur de votre blessure..."


Une dernière pique et elle enclencha le pas.


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