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 A victory is reserved for those who are willing to pay it's price || Clarke sis'

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Madame la Faucheuse

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MessageSujet: A victory is reserved for those who are willing to pay it's price || Clarke sis'   Sam 17 Sep - 17:21

       
A victory is reserved for those who are willing to pay it's price

   
- NATALIYA — DARIYA -

   

"After every hit you take, every feeling that you get, but I haven't missed you yet."

Une journée de plus au bureau, et en ce moment, c’était l’effervescence de la dernière ligne droite. Les hunter’s seasons reprenaient enfin du service, mais avec une nouvelle formule, ce qui voulait dire, encore plus de travail à abattre. Je trouvais cette nouvelle version un peu moins authentique que ce que nous avions pu faire par le passé. Ici, les combats seraient virtuels et psychologiques, mais au moins les blessures, elles seraient un minimum véridique. J’espérais que nous aurions tout de même un décès ou deux pour accentuer l’effet dramatique. Mais il y avait bien un avantage à toute cette nouvelle organisation, c’est qu’il nous était possible de voir plus grand, beaucoup plus grand. Les juges, les illusionnistes, tout le monde y avait mis du cœur et de l’enthousiasme, nos petits cerveaux en ébullition pour offrir un spectacle encore jamais vu. Mais à quelques jours du lancement, c’était sur moi que retombait la majorité de la pression. Les concepteurs avaient fait leur part, les illusionnistes aussi, désormais, c’était à moi de régler les derniers détails et surtout d’assurer le bon déroulement du show l’heure venue. Cela avait beau de pas être mon premier galop d’essai, j’avais toujours ce pic d’adrénaline dans la dernière ligne droite, qui me poussait à en faire toujours plus, à voir et revoir tout ce qui était prévu, le plan, le déroulement, les scénarii. Les participants allaient être gâtés pour sûr, quelle bande de petits veinards. J’avais hâte de découvrir le panel de participants, comme beaucoup, j’aimais prendre des paris en avance, quitte à être surprise.

Mais aujourd’hui, j’avais atteint un stade où il m’était nécessaire de lâcher prise, non seulement, je commençais à donner des envies de démission à certains, mais surtout, je commençais à me fatiguer moi-même. Alors je m’étais forcée à quitter le bureau à une heure raisonnable, j’avais trainé sur le chemin du retour, mais une fois arrivée chez moi, j’avais eu instantanément envie de retourner au bureau. J’allais m’ennuyer à mourir sinon. Confortablement installée dans mon canapé, je fixais le ciel par la baie vitrée sans vraiment le voir. Plusieurs minutes s’écoulèrent avant que je ne me lève d’un bon, incapable de me tenir immobile plus longtemps. Gaétan s’imposa à mon esprit en une seconde et je me mis à le chercher du regard dans les plantes vertes, son repère préféré. Mais après un examen rigoureux des trois plantes, impossible de mettre la main dessus. Je continuais à chercher dans le salon, sur les étagères, les meubles, mais rien. Je tentais alors la cuisine puisqu’il n’était pas rare que je retrouve des placards pillés par quelqu’un que je ne nommerais pas. Après avoir cherché dans tous les placards, j’ouvris même le réfrigérateur par acquit de conscience, mais non, rien.

Je poursuivis mon périple dans toutes les pièces de l’appartement sans réussir à mettre la main dessus. Mais où était passé ce foutu caméléon ? Pour une fois que je pensais à lui de moi-même, ce con-là choisissait de faire le mort… Peut-être parce qu’il l’était en fait. Merde, j’espérais qu’il n’était pas en train de se décomposer quelque part. Bien que l’odeur m’aurait surement alerté avant. C’était l’une des rares fois où j’en arrivais à rager sur le fait d’avoir un grand appartement. Ça et quand il fallait que je m’occupe du ménage une fois par semaine, aussi. J’étais plantée au milieu de ma chambre lorsque la sonnette retentie. Parfait, c’était peut-être mon repas qui arrivait en avance. Je rejoignis l’entrée en me faisant une liste des endroits improbables où je n’avais pas cherché. Sur place, j’ouvris la porte un peu exaspérée, tellement plongée dans mes recherches que je n’avais pas pris le temps de regarder par le judas qui avait sonné à ma porte. Grand mal m’en prit, car je découvris sur le seuil, ma cadette. Pendant une fraction de seconde, j’envisageais de lui claquer la porte au nez et l’ignorer, mais quelque chose me disait que si elle s’était donné la peine de trouver mon adresse et de venir jusqu’ici, c’est qu’elle avait une bonne raison. Du moins, j’espérais pour elle, sinon j’allais lui en faire baver gratuitement. Au pire, elle allait m’aider à trouver Gaétan, avant que cette foutue bestiole ne me rende chèvre. J’ouvris la porte en grand pour la laisser passer et refermais derrière elle sans un mot. Je n’avais pas prévu de lui rendre la tâche plus facile, alors au lieu de m’occuper d’elle, je repartis à la recherche de mon caméléon, retournant un à un les coussins de mon canapé. Quoi, j’avais bien parlé d’endroits improbables !

   
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MessageSujet: Re: A victory is reserved for those who are willing to pay it's price || Clarke sis'   Lun 26 Sep - 10:34




Elle a encore du mal à y croire. Du mal à admettre qu’elle est vraiment sur le point de faire ça. D’aller demander de l’aide à l’aînée inconnue. Elle aurait pourtant aimé que les choses soient différentes, entre elles. Que tout se passe d’une autre manière. Bien mieux que ce que la première née à voulu leur imposer à toutes les deux. Elle s’est pourtant éloignée, pas volontairement, mais plus pour ne pas imposer sa présence à celle qui n’a jamais voulu la côtoyer. Elle lui a accordé ce qu’elle désirait. Ne cherchant pas à nouer de liens forcés qu’on allait certainement lui faire regretter. Alors, oui. Elle a encore du mal à croire qu’elle se dirige réellement chez sa soeur. Tout droit dans l’antre de celle qui ne veut rien avoir à faire avec elle. Et ce, pour lui réclamer un service. Rien que ça. L’ukrainienne reste persuadée que son aînée va l’envoyer paître sans ménagement. En lui jetant ce rire mesquin au visage avant de lui claquer la porte au nez. Et elle ne pourrait pas lui en vouloir. Pourquoi l’aiderait-elle, après tout ? Il est vrai qu’elle ne lui doit rien. Qu’elle ne doit rien à personne. Mais le jeu en vaut la chandelle. Et la cadette ne peut pas se permettre de laisser passer une telle occasion. Le poste de sa soeur au sein du Gouvernement est juste celui qu’elle a besoin d’atteindre et de corrompre. Ce sera peut-être inutile. Ce ne sera pas chose facile. Mais elle se doit d’essayer. Parce qu’elle ne se pardonnerait pas d’être restée latente. Il faut qu’elle agisse. Qu’elle fasse quelque chose. N’importe quoi. Pour épargner Liam.

Figée devant la porte d’entrée, elle souffle. Hésite comme jamais auparavant. Elle va et vient dans le couloir. Décide de partir, puis de rester. Une bonne dizaine de fois, elle change d’avis, avant de choisir de persister. D’insister, d’essayer. Et quoi qu’il arrive, elle ne pourra pas se reprocher de ne pas avoir tout tenté pour alléger le sort réservé à son patron. Elle ne sait même pas vraiment pourquoi elle se donne tant de mal pour lui. Il est censé ne représenter qu’un monstre à ses yeux. Celui qu’elle était censée éliminer à la première occasion. Et la voilà à tenter de lui venir en aide par tous les moyens qui lui sont offerts. Tout ça parce qu’il la trouble. La dérange jusqu’à la faire vaciller. Tout ça parce qu’elle se laisse trop facilement influencer par ses sentiments. Par ce regard qui la transperce jusqu’à la faire changer d’avis. Tout ça parce qu’il lui a montré qu’il n’était pas celui qu’elle s’imaginait. Tout ça parce qu’elle pense qu’elle se doit de le faire. À tort, peut-être. Mais elle en est bien là, pourtant. Assez désespérée pour aller trouver son aînée et provoquer une confrontation qu’elle ne désire pour rien au monde.

La blonde inspire profondément. Dose de courage bien maigre face à l’épreuve qui l’attend. Les doigts pressent le bouton de la sonnette et elle souffle. Espère que la porte s’ouvrira autant que l’inverse. Ça lui aurait donné une bonne excuse pour tourner les talons. Elle aurait pu dire qu’elle avait essayé, sans succès. Que ce n’est pas sa faute si sa sœur n’avait pas daigné lui répondre. Qu’elle trouverait autre chose. Oui mais voilà. La porte s’ouvre et dévoile visage de son aîné. À peine surprise, Dariya lui apparaît comme une vision tellement son existence lui semble encore abstraite. Mais la coordinatrice des opérations qu’elle est devenue ne dit pas un mot. Elle se contente d’ouvrir un peu plus grand la porte, lui laissant l’occasion d’entrer. Ce qu’elle fait, sans se faire prier, avant que l’aîné ne change d’avis. Perplexe, l’ukrainienne observe sa sœur retourner les coussins de son canapé. « - Tu as perdu quelque chose ? », se contente-t-elle de demander en haussant un sourcil. Ton sens de l'hospitalité, peut-être. La blonde s'empêche de parler, puisque c'est pour un service qu'elle s'est déplacée. Elle croise les bras sur son abdomen, patiente quelques seconde sans trouver de réponse à sa question.

« - Dariya, s’il te plaît » Elle l’interpelle. Cherche à la faire réagir, pour que sa venue ne soit pas veine. « - Il faut que je te parle, c’est important » Le ton est grave, sérieux. Quelques pas en avant qu’elle esquisse avec prudence. Les talons claquent sur le plancher et commence à perdre patience. Non pas qu’elle soit pressée mais elle a besoin d’une réponse. Et vite. Avant qu’il ne soit trop tard et que la situation dans laquelle elle est plongée soit irréversible. « - Mais qu’est-ce que tu cherches à la fin ? » Elle insiste. La voix se brise, transmet son état de nervosité permanent. Elle hausse à peine le ton mais elle imagine que s’en est déjà trop et passe une main dans ses cheveux en soupirant. Laisse entrevoir qu’elle n’est pas encline à partir sans obtenir ce qu’elle désire. La négociation s’annonce déjà rude mais elle fera tout pour parvenir à ses fins.

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MessageSujet: Re: A victory is reserved for those who are willing to pay it's price || Clarke sis'   Lun 26 Sep - 21:12

Au moins, ma cadette semblait tout faire pour ne pas être insupportable et pendant une seconde, je lui en fus reconnaissante. En la laissant entrer, je m’attendais à ce qu’elle me saute dessus, pourquoi je n’en avais aucune idée, mais j’avais peur de son intrusion dans ma bulle. Pourtant si je l’avais fait entrer malgré tout, c’est parce qu’une petite partie de moi l’estimait pour le respect qu’elle m’avait témoigné toutes ses années. Elle n’avait jamais fait intrusion dans ma vie, respectant mon choix d’oublier la famille Clarke, elle s’était même faite professionnelle à souhait lorsqu’elles avaient été amenées à travailler ensemble et n’avait pas profité de la situation pour tenter un quelconque rapprochement. Alors malgré le fait que je ne voulais rien en avoir à faire de sa petite vie, malgré ma jalousie toujours latente, malgré ma rancune pour une vie volée, je l’avais laissé entrer. Une petite voix vicieuse n’avait pas tardé à me souffler que j’allais le regretter, mais je la repoussais au loin, concentrée sur ma tâche. Je ne levais même pas les yeux à la question de Nataliya, pas encore prête à cette entrevue entre sœurs, pas encore prête à devoir la gérer, à devoir me gérer aussi et surtout.

Puis sa voix revint, plus dure, plus profonde, plus insistante, toujours plus grave, augmentant une tension que je n’avais pas réalisée avoir. J’avais les nerfs en pelote, le fait d’avoir ma sœur chez moi provoquait un sentiment de malaise que je n’avais pas anticipé. Tout à coup, je me demandais ce qu’elle allait penser de moi en voyant mon intimité, est-ce qu’elle allait me juger et quelle idée se ferait-elle de moi ? Je m’agitais de plus en plus en proie avec un mal-être que je détestais. Pourquoi ne pouvais-je pas simplement rester distante comme à mon habitude ? Ma nervosité atteint son point culminant lorsque la voix de ma sœur se brisa et fit naitre un sentiment de compassion que je ne reconnaîtrais jamais avoir eu. Putains, nous n’avions que des liens de sang, nous ne partagions rien de plus ! Pourquoi soudainement son état devrait-il m’inquiéter. Je balançais rageusement les coussins sur les fauteuils et je me passais nerveusement la main dans les cheveux. Il fallait que je me calme, je ne pouvais pas la laisser me voir dans cet état, pas maintenant, ni jamais. Bien plus facile à dire qu’à faire lorsqu’on est une hellraiser, même assumée.

« Je cherche ce putain de caméléon qui a choisi de disparaître sans laisser de trace. »

Je soufflais un bon coup pour essayer d’évacuer ma colère et de redescendre d’un ton. Ce n’est qu’une fois que j’eus repris un tant soit peu la maîtrise de moi-même que je me retournais vers Nataliya, mais sans arriver à sourire pour autant.

« Sois gentille et fais attention où tu marches… Et où tu t’assois aussi. »

J’étais la plus hypocrite des hypocrites, je ne faisais déjà pas attention moi-même, alors le demander à quelqu’un d’autre de l’être. Mais cela résumait bien mon comportement en général alors pourquoi changer une formule gagnante. Mais au moins j’avais réussi à caser, mine de rien, une invitation à s’installer. Cependant l’idée même de me rasseoir et ne plus pouvoir bouger me donnait des envies de fuite. Je décidais qu’un remontant ne me ferait pas de mal pour aborder la suite, une toute petite dose, car je n’avais aucune envie que ma sœur découvre le fait que je ne tenais pas l’alcool. J’ouvris tiroir d’un des meubles et fit sauter le faux fond pour récupérer une bouteille de whisky à peine entamée. J’agitais mon butin dans le champ de vision de ma sœur tout en prenant la direction de la cuisine pour prendre un verre.

« Tu en veux ? »


Oui, j’étais super en rôle de grande sœur, je proposais de l’alcool à ma cadette en pleine période de prohibition. Putain, j’aurais cartonné dans mon rôle, j’en étais certaine, mais mes connards de parents en avaient décidé autrement. J’espérais qu’ils étaient morts et enterrés pour la peine. Mais j’avais trop de fierté pour demander à Nataliya ce qu’il en retournait. Je ne pouvais pas montrer de l’intérêt pour cette famille, pas maintenant, ni jamais Tient encore une chose à ne jamais faire… La liste s’allongeait. Je ramenais deux verres dans le salon, les posais sur la table base avec la bouteille et entrepris de nous servir deux petites doses respectives avant de me forcer à m’asseoir dans le canapé pour donner l’illusion que tout allait bien, serrant mon propre verre entre mes doigts crispés.

« Qu’est-ce que je peux faire pour toi ? »

J’avais failli lui demander ce qui n’allait pas, mais ce serait exprimé ma compassion et il en était hors de question, alors j’avais préféré attaquer ça sous l’angle plus professionnel. Je ne me faisais pas d’illusions, je n’avais pas d’amis, que des connaissances qui venaient demander des arrangements, des faveurs et proposer des marchés. Ma sœur ne ferait pas exception et c’était entièrement ma faute, je le reconnaissais.

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MessageSujet: Re: A victory is reserved for those who are willing to pay it's price || Clarke sis'   Dim 2 Oct - 21:15




L’aînée en ligne de mire, elle grimace sans même s’en rendre compte. Les prunelles rivées sur la première née, elle n’analyse rien. Pas comme elle en a pourtant l’habitude. Non. Cette fois, elle n’est en aucun cas capable d’un quelconque examen. Même sommaire. Même bref. Elle n’en a pas non plus l’envie. N’en éprouve pas le désire. Ce n’est pas pour ça qu’elle est là. Ce n’est pas pour ça qu’elle s’est donné la peine de se déplacer. De prendre le risque de faire voler en éclat une relation déjà bien trop compliquée. Les réminiscences d’une entrevue passée lui reviennent alors en mémoire, heurtent son inconscient et lui rappelle tout ce qu’elle a manqué. Tout ce qu’elle n’a pas vécu. Tout ce qu’on lui a enlevé. Tout ce que ces parents lui ont caché. Et elle ne peut qu’imaginer la douleur voisine, ancrée au plus profond de cet être qu’elle aurait pourtant aimé connaître et côtoyer. Sans qu’on lui en laisse l’occasion. Une opportunité de gâchée, balancée dans le vent. Et la décision prise par son aînée, qu’elle a toujours respectée. L’éloignement contraint et forcé qu’elle n’a pas cherché à inverser. La secrétaire baisse la tête, le temps d’une seconde en laissant échapper un souffle inquiet.

« - Il paraît que c’est le principe même du camouflage, non ? De disparaître ? » Elle hausse un sourcil, perplexe face à l’attitude et surtout à la réponse de sa sœur. Un caméléon ? Vraiment ? Elle n’aurait jamais imaginé Dariya capable de prendre soin d’un être vivant autre qu’elle-même. Cette simple pensée la fait tiquer mais elle a finalement appris à tirer des conclusions concernant l’enfant cachée qu’elle représente. Et ce constat navrant à ses yeux fait partie des choses qu’elle a comprises. La coordinatrice n’en reste pas moins un membre de sa famille et ça, elle ne peut le renier. La blondinette hoche la tête en réponse à l’invitation masquée derrière la remarque cinglante. L’absence de sourire sur le visage de l’autre de la surprend pas. Et ça ne la dérange pas non plus. Étant bien loin, elle-même, de pouvoir esquisser le moindre petit rictus sympathique. Elle n’a pas envie d’être sympathique. Elle n’a pas envie de grand chose, à vrai dire. Si ce n’est trouver une solution au problème qu’on lui impose.

L’aînée semble plus perturbée qu’elle ne veut bien le montrer et sa visite n’arrange surement rien à cet état fébrile dans lequel elle à l’air de s’être plongée. Ça leur fait au moins un point en commun. Les bras croisés sur son abdomen, elle se contente d’observer sa sœur s’agiter dans chaque coin de la pièce à peine baignée de lumière. Des gestes saccadés qui la conduisent à retirer une bouteille de whisky d’un tiroir avant d’agiter la trouvaille loin d’être hasardeuse en l’air. Nouvelle invitation qui lui est maladroitement adressée. « - Volontiers, oui », se contente-t-elle de répondre en se dirigeant vers le canapé. Un nouveau souffle qu’elle esquisse en replaçant quelques mèches de ses cheveux derrière son oreille. Rapidement, Dariya refait surface, munie de la bouteille d’alcool et de deux verres qu’elle ne tarde pas à remplir d’une dose chacun. Nataliya, nerveuse, se saisit du récipient, les phalanges recroquevillées autour de la matière froide. L’odeur ambrée percute déjà ses narines alors qu’elle n’a encore rien avalé. Le whisky, ça a toujours été le truc de son père. De leur père. Si elle savait ça, l’autre arrêterait certainement d’en boire. Un rictus à peine visible se dessine sur ses pommettes avant de disparaître dans une gorgée qu’elle enfile du bout des lèvres. L’aînée à ses côtés, elle ne cherche pas à la provoquer. Elle se surprend même de l’entendre la questionner sur la raison de sa venue. Des efforts, elle en fait, c’est indéniable. Et elle la respectera toujours pour ça.

« - J’aimerais pouvoir te dire que je viens simplement pour toi, mais c’est pas le cas » Et elle en est presque désolée, mais mentir n’a jamais fait partie de son langage. Au fond, elle espère que cette honnêteté va finir par payer. Surtout aujourd’hui. Surtout maintenant. Plus que tout, maintenant. « - Tu sais pour qui je travaille, n’est-ce pas ? » Elle s’interrompt. Resserre l’étreinte de ses doigts autour du verre en posant sur sa sœur un regard des plus sérieux. « - Liam », ajoute-t-elle de manière à dissiper la moindre incertitude. Les prunelles se figent. Le temps d’une seconde, tout s’arrête autour d’elle. Comme si prononcer ce nom lui procurait la pire des douleurs intérieures. « - Il a des ennuis. Graves. Et tu peux m’aider à le sortir de là » La voix se meurt au fond de sa gorge. Bloquée par sa trachée endolorie. Ça lui fait mal rien que de le dire. Admettre ce que son patron à fait. Ce qu’il s’inflige à lui-même. Elle aurait aimé pouvoir l’en empêcher mais visiblement, son pouvoir s’arrête bien avant cette limite fraternelle qu’il n’a pas voulu franchir. Privilégiant un frère plutôt que sa survie. Si un jour on lui avait dit que le meurtrier de son frère était en réalité celui qu’il est aujourd’hui, elle se serait probablement mise à rire. Un monstre qu’elle s’imaginait. Formatait dans sa tête pour le jour béni où elle aurait l’occasion de l’exécuter. Elle était loin, bien loin, de l’image qu’elle retrouve aujourd’hui. Prête à tout pour lui éviter le pire. Prête à faire appel à ce fantôme du passé qui n’a jamais rien voulu avoir à faire avec elle. Un risque à prendre parmi tant d'autres. Puisque, des risques, elle est prête à les prendre tous. S'il le faut.

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MessageSujet: Re: A victory is reserved for those who are willing to pay it's price || Clarke sis'   Mar 18 Oct - 19:07

Installée, mais pas calmée pour autant, je choisis de changer de stratégie. Peut-être qu’en me concentrant sur ma sœur, mot toujours aussi étrange à formuler entre envie et rancœur, j’arriverais à oublier mon propre malaise, ou du moins en faire abstraction quelques instants. Bien malgré moi, un sourire amusé étira mes lèvres quelques instants en repensant à la remarque de Nataliya sur Gaétan. Elle marquait un point, tout en révélant ma propre obstination inutile. Mais je ne pouvais décemment pas lui expliquer pourquoi j’en étais arrivée à chercher ce foutu animal. « Non mais tu comprends, j’ai tellement envie de retourner au bureau pour continuer à préparer les futurs Hunter’s Seasons, il faut que je m’occupe l’esprit. » Oui génial, elle n’allait pas du tout me prendre pour une psychopathe. Bien que je ne comprenais pas ce soudain intérêt pour son avis. Je n’avais soigné ma réputation que dans le but de progresser dans la vie, mais ici je ne pouvais pas me cacher derrière cette motivation. Ce n’est pas l’avis de Nataliya qui me ferait avancer dans ma carrière et de toute façon je n’avais pas envie de quitter mon poste pour le moment. Mais peut-être qu’un jour je briquerai un poste de ministre, enfin, si j’étais encore en vie. Vu que je ne comptais pas être honnête, je m’abstins de faire une quelconque réponse à cette remarque et attendis presque tranquillement la suite.

Bref, j’avais décidé de me concentrer sur ma sœur, en occultant le fait qu’au fond de moi, je cherchais à lui plaire, du moins, à ne pas trop lui déplaire. Je remarquais alors enfin l’état de nervosité que j’avais pu noter dans sa voix un peu plus tôt. Je ne savais pas pourquoi elle était là, mais une nouvelle angoisse me prit au creux du ventre, traitresse. Et si elle s’était mise dans une situation dangereuse ? Et puis merde pourquoi je m’en préoccupais. Je me filerais des claques si je n’avais pas peur de passer pour une nana prête à être enfermée. Plus le silence trainait, plus je me tendais, m’imaginant une bombe sur le point de m’exploser à la gueule. Je vois bien le léger rictus avant que Nataliya ne boive et bien sûr, curieuse comme j’étais, j’aurais donné cher pour savoir à quoi elle avait pensé. Je me mordis la lèvre pour retenir la question au dernier moment. Peut-être qu’à la place j’aurais dû essayer de la mettre un peu plus à laisse, de la mettre en confiance, mais je n’étais pas franchement habituée à ce niveau de compassion.

Mais ma cadette m’ôta l’épine du pied en me fournissant une première réponse. J’avoue, je fus prise par surprise par son honnêteté, agréablement surprise. Nataliya n’avait jamais cherché à exploiter notre lien à son avantage et aujourd’hui ne faisait pas exception. Même si au final, il était impossible de ne pas prendre notre relation en compte. Du moment que Nataliya avait sonné à ma porte, cette conversation avait pris une tournure personnelle. Mais je restais concentrée sur le visage de la jeune femme, je n’arrivais pas à coller les morceaux ensembles. Oui, je savais très bien pour qui elle travaillait, une autre source de ma jalousie envers elle, même si elle l’ignorait. Du moment que Liam l’avait recruté, je n’avais plus eu de ses nouvelles. Evidemment, fière comme j’étais, je n’avais pas cherché à reprendre contact avec le ministre. Pourtant l’homme avait été la personne à le plus se rapprocher d’un ami. Je ne savais pas comment j’aurais réussi à me gérer en tant que Hellraiser s’il n’avait pas été là pour m’aider. Mais je ne comprenais pas l’attitude de ma sœur, elle est crispée, inquiète et si je me concentrais je pouvais voir une pointe de peine. Quelle relation entretenaient ces deux-là pour qu’elle soit dans cet état ? Je commençais à m’imaginer un millier de scénarios alors que Nataliya laissait le silence s’étirer. J’étais sur le point de lui demander ce qu’il lui avait fait lorsqu’elle lâcha la fameuse bombe que j’avais redoutée.

Ma première réaction avait été la forte envie de l’envoyer paitre, la colère se peignant quelques instants sur mon visage. Liam m’avait abandonné du jour au lendemain et je devrais lui sauver ses fesses maintenant ? Mais à peine cette pensée avait-elle pris forme qu’une autre plus traîtresse me rappelait qu’il m’avait sauvé le cul en premier. Il m’avait couvert auprès du gouvernement lorsque j’étais incapable de le faire moi-même. Il m’avait probablement sauvé la vie à cette époque-là. La colère reflua, pour faire place à la résignation. Je lui devais bien ça, et il était l’une des rares personnes pour laquelle je pouvais m’essayer à la loyauté. Je soupirais lasse, pris une gorgée à mon tour et me lançais à mon tour.

« Tu vas m’expliquer, sans omettre le moindre détails, la merde dans laquelle il s’est mise et tu vas me dire aussi à quel point tu es impliquée. »

Car j’étais certaine que ma sœur devait bien tremper dans le problème pour être là aujourd’hui. Peut-être allait-elle être surprise par le fait que j’accepte immédiatement de l’aider. Elle ne savait probablement pas que Liam et moi nous côtoyons avant qu’elle n’entre au gouvernement et elle ne savait pas, tout cout, pour mon nouveau statut. J’avais donc la désagréable impression que j’allais devoir lui donner quelques explications moi aussi.

Une pointe de colère revint néanmoins alors que je pensais à Liam et Nataliya. S’il avait mis ma sœur dans une position dangereuse, j’allais lui faire payer. J’allais faire mon possible pour tirer son cul de la merde dans laquelle il l’avait trainé mais je me vengerai plus tard, à n’en pas douter. Aucune idée si c’était là un besoin de protection d’une grande sœur qui se réveillait ou simplement de la jalousie latente, ou les deux.

« Je ne te promets rien, je verrais ce que je peux faire à partir de ce que tu vas me dire. Je te conseille donc fortement de garder le cap de la franchise et de ne pas me cacher la moitié des loups. Je veux savoir exactement dans quoi je mets les pieds. »

J’étais aussi sérieuse que je pouvais l’être, peut-être un brin agressive, mais je devais bien faire passer mon message. Nous n'étions pas dans une cour de récréation, au sein du gouvernement, un seul faux pas et nous finirions tous morts. Si j’étais honnête avec moi-même, j’admettrais que j’avais forcé sur la menace pour ne pas que Nataliya s’imagine que je m’adoucissais, comme si c’était le plus important…

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MessageSujet: Re: A victory is reserved for those who are willing to pay it's price || Clarke sis'   Mer 26 Oct - 17:25




Les phalanges blanchissent, serrées autour du verre qu’on lui a offert et qu’elle ne savoure même pas. Le goût de l’interdit la laisse sans réaction, presque blasée, elle n’apprécie plus la saveur du liquide ambré qui danse dans le récipient transparent qu’elle tient dans sa main. Les mots peinent à s’articuler, parviennent difficilement à franchir la barrière de ses lèvres. Elle manque de souffle, sa voix se brise. Autant de signaux qu’elle interprète comme une faiblesse, mais sur lesquels elle n’exerce aucun contrôle. Elle aimerait qu’il en soit autrement, pourtant. Elle souhaiterait même tout l’inverse à vrai dire mais cette possibilité ne lui est pas laissée. Malgré tout ce qu’elle se répète sans cesse, tout ce dont elle essaie de se convaincre, rien ne parvient à éliminer définitivement cette irrépressible besoin d’aider celui qu’elle cherchait à éliminer. Elle se trouve bien stupide à se laisser guider par l’organe qui bat entre ses côtes, surtout de cette manière. Surtout quand il s’agit d’agir comme elle le fait. Surtout quand il s’agit de lui. Mais aller à l’encontre de ce réflexe qu’elle n’a pas cherché lui semble désormais contre nature. Pour se rassurer sur ses propres intentions, elle aime à se dire qu’elle cherche à le sauver aujourd’hui pour mieux l’anéantir demain. Mais au fond, elle est consciente que la réalité est toute autre. Aux antipodes de ce qu’elle aurait imaginé il y a de ça encore quelques mois à peine. Et ça la ronge, quelque part. D’être passée d’un extrême à l’autre comme elle l’a fait, en si peu de temps qui plus est. Ça ne lui ressemble pas et c’est aussi pour ça qu’elle se déteste. Parce qu’elle ne se reconnaît plus dans cette image qu’elle renvoie. Un pâle reflet de la femme convaincue qu’elle a pu être. Qui perd peu à peu de sa vigueur pour ne laisser paraître que l’envie de bien faire. Bien faire pour son patron. Qu’elle est supposée tuer. Qu’elle voulait tuer mais s’est finalement retrouvée incapable de passer à l’acte. La blonde secoue la tête et reprend une gorgée, dangereusement affectée par cette trahison envers elle-même.

« - Tu veux des détails ? Tiens toi prête dans ce cas parce qu’on ne peut pas dire qu’il ait fait semblant », souffle-t-elle en achevant son verre d’une traite. La réaction de sa sœur est totalement inattendue. Surprise, elle lui adresse un regard plein de gratitude, très brièvement cependant avec de fuir de nouveau les prunelles glaciales de son aînée. Elle la sent interpelée et attentive. Chose qu’elle n’attendait pas vraiment de sa part mais elle se satisfait parfaitement de cette attitude. Elle a peut-être eu raison, au final, de tenter sa chance avec Dariya. Et si rien n’est encore fait et que tout reste à jouer, elle se félicité déjà d’avoir pu obtenir l’attention de l’autre blonde, ne serait-ce qu’un instant. Chose qu’elle n’a encore jamais réussi à faire durant toute une vie. L’évocation de Liam au cœur du problème en est sûrement la cause et ça l’intrigue. De nouvelles questions se soulèvent alors qu’elle imagine déjà des milliers de scénarios tous plus ou moins probables les uns que les autres concernant la relation que pourraient entretenir sa sœur et son patron. Puisque le ton utilisé par la première pour le désigner semble indiquer qu’elle le connaît. Qu’elle le connaît même plutôt bien. L’assistante repose doucement son verre sur la table basse alors que la plus âgée la met en garde sur de potentiels mensonges ou de probables omissions à venir. L’ukrainienne se racle la gorge avant de se redresser sur le bord du canapé, puisque c’est à elle d’entrer en scène. « - Je n’ai aucun intérêt personnel à tirer de toute cette histoire et je ne prendrai pas le risque de t’impliquer si je n’étais pas prête à tout avouer, alors n’aie crainte » Ce n’est que de la sincérité qui transpire de ces paroles lâchées à la volée. Un souffle qu’elle laisse échapper alors que déjà défilent dans son esprit les mille et une façons de formuler ce qu’elle s’apprête à formuler. Le descriptif d’une affaire compliquée à laquelle elle a été mêlée sans vraiment le vouloir mais de laquelle elle ne se dissocierait pour rien au monde désormais.

« - Bon, je ne sais même pas par où commencer… » Elle se redresse en se pinçant la lèvre inférieur. Encore indécise sur la meilleure façon d’aborder le sujet. L’ukrainienne joue nerveusement avec ses doigts, discrètement, avant de finalement se lancer. « - D’abord, Nolan, le frère jumeau de Liam, lui a tiré dessus. Ne me demande pas pourquoi, je n’ai pas la réponse à cette question et je ne veux pas la connaître » L’évocation du jumeau qu’elle doit désormais surveiller comme un enfant échauffe ses nerfs déjà à vif. Elle ferme les paupières, juste une seconde, histoire de faire redescendre sa tension et de pouvoir continuer dans le calme. « - Suite à cet évènement, Nolan a été emprisonné. Mais Liam, pour une raison encore obscure à mes yeux, a décidé de prendre sa place. Liam se retrouve maintenant en prison et Nolan est devenu ministre. En bref, ils ont échangé leurs vies » Confuse, elle se masse les tempes. La migraine est proche tant le casse-tête qu’elle vit chaque jour lui prend la tête. Et il est loin de prendre fin. « - Liam va donc devoir être jugé. J’imagine qu'à ce stade, tu vois où je veux en venir et donc, la raison de ma visite » Complètement épuisée par la lutte permanente qu’elle mène de front, la blonde laisse choir ses coudes sur ses genoux, croise les doigts de ses deux mains entre eux en se pinçant les lèvres. Sa sœur est loin d’être une idiote. Elle a déjà du deviner le pourquoi du comment de sa venue jusqu’à son appartement mais le dire mettra les choses au clair. « - J’ai besoin de toi pour faire en sorte que Liam reste en vie » Le ménager. Lui réserver un sort plus clément ou lui offrir une sentence qu’il saura encaisser. Qu’il pourra gérer. Dans la mesure du possible et du plausible. Les prunelles avelines se plantent maintenant dans celles de l’aînée. Elle a tenté de résumer les choses le plus simplement qui soit sans rien omettre de cette situation impossible. Une situation qui, elle l’espère, trouvera sa solution. Ça ne peut en être autrement. Elle ne l’accepterait pas.

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MessageSujet: Re: A victory is reserved for those who are willing to pay it's price || Clarke sis'   Mer 2 Nov - 14:37

Est-ce de la peine que je ressentais à voir Nataliya dans cet état ou du dépit ? Je n’aimais pas la faiblesse, j’avais été faible toute ma vie et cela m’avait tout coûté par le passé. Désormais, je ne supportais même plus de la voir chez les autres. J’avais travaillé à m’entourer de personnes qui ne me décevraient pas sur ce point, du moins c’est ce que j’avais cru. Je n’avais que des connaissances, pas d’amis, pas de loyauté, pas d’engagement. J’avais cependant brisé cette règle avec Liam, malgré moi et aujourd’hui, j’allais devoir en payer le prix, mais étais-je seulement prête ? La réponse à cette question, je devrais la trouver plus tard, car mon invité se remit enfin à parler et les réponses qu’elle devait m’apporter étaient bien plus importantes à mes yeux. Un avertissement avant tout, Nataliya était prudente et cela ne faisait que renforcer mon inquiétude. Sentiment vraiment étrange, que de s’inquiéter pour autrui, même si je devais avouer que je m’inquiétais également pour moi-même. Après tout, j’étais connectée avec cet homme plus qu’avec quiconque, s’il tombait, j’avais des chances de trébucher avec lui. Autant dire que le regard fuyant de ma cadette, juste après son regard de gratitude, ne me rassura pas non plus. Je ne l’avais jamais vu ainsi et pour le peu que je savais d’elle, ce comportement ne lui ressemblait pas. Ou alors j’avais tout faux depuis le début et je l’avais mal jugé à travers nos brèves entrevues.

Aucun intérêt personnel ? Je n’y croyais pas, sinon elle ne serait pas là, mais j’allais lui laisser le bénéfice du doute jusqu’à ce que je comprenne la situation. Peut-être croyait-elle vraiment ce qu’elle venait de dire après tout, mais elle ne me ferait pas croire qu’une simple rigueur professionnelle poussée à son extrême pouvait la mettre dans cet état. Je laissais couler jusqu’à ce qu’elle m’annonce ne pas savoir par où commencer. Il me fallut déployer un trésor de contrôle sur moi-même pour ne pas lui répliquer de manière acerbe de commencer par le début. Ce ne serait vraiment pas un bon moyen de la mettre en confiance. Je me mordis la langue, une grimace déforma mes traits, mais aucun son ne sortit de ma bouche. La souffrance ne fut que de courte durée alors que Nataliya me lançait une nouvelle bombe au visage. Il me fallut un instant pour tout absorber. D’abord, le fait que Liam ait un frère jumeau, puis le fait que celui-ci avait visiblement tenté de le tuer. Heureusement que ma cadette fit une pause, le temps que je me remette de cette première vague, parce que la seconde m’acheva.

Je n’arrivais même pas à réaliser ce qu’elle venait de dire. Dans quel monde Liam prendrait-il la place de son jumeau en prison, un jumeau qui lui avait tiré dessus, pour lui donner sa place de ministre en plus. Je pense que le choc devait se lire sur mon visage, les doutes également, car cette histoire était vraiment capilotractée. Si je ne voyais pas l’épuisement tant moral que physique de ma sœur, je pense que j’aurais rejeté l’histoire en bloc. Mais voilà, cette situation levait déjà quelques points flous, comme l’état de ma cadette. Si elle devait gérer un tueur et en plus le faire passer pour un ministre. Alors oui, je commençais très bien à voir ce que Nataliya voulait de moi. Récupérer Liam le plus rapidement possible et en un seul morceau pour se débarrasser de la copie.

Mon poing se resserra autour du verre, proportionnellement à ma rage envers le ministre. Alors comme ça, il coupait les ponts du jour au lendemain, il engageait ma sœur dans le même temps, puis se faisait tirer dessus par son double, pour finir par prendre sa place en prison pour ce même crime. Mais quel retardé ! Il était censé être un roc lui aussi, une personne chez qui la faiblesse n’existait pas, pourquoi fallait-il qu’il gâche tout ?

« Depuis combien de temps ça dure ? Et il a trouvé intelligent de te laisser tout gérer ce crétin. Pendant qu’il prend des vacances en prison. Mais quel abruti fini. »

Le verre m’explosa dans la main sous la colère, mais cela eut le don de me calmer sur l’instant. Je regardais ma main un peu absente, ne comprenant pas pourquoi j’avais fait cet éclat. Bien sûr, je mis cela sur le compte de mon tempérament un peu ravageur désormais, mais la raison de ma rage restait une absolue déconvenue. Je finis par enlever le petit éclat de verre enfoncé dans ma paume et le laisser tomber par terre avec le reste de ce que fut mon verre. Le tintement du verre sur le sol fut mon élément déclencheur. Je me redressais rapidement, m’excusant brièvement auprès de ma cadette, avant de filer chercher de quoi éponger et nettoyer mon erreur. Je pris quelques instants pour me ressaisir, une fois à l’abri du regard turquoise. Après une bonne respiration, j’entrepris d’enrouler ma main blessée dans un torchon avant que Nataliya ne voie l’aspect de ma blessure, loin d’être naturel avec ses bords nécrosés. Puis j’attrapais essuie-tout, poubelle, balayette et retournais dans le salon. Je m’attelais à nettoyer sans croiser le regard de mon interlocutrice, mais les questions devaient être posées.

« Personne n’a vu qu’il était blessé en prison ? Non attends, de toute façon, pourquoi est-ce que tu le couvres ? »

J’avais suspendu mon geste, les sourcils foncés de désapprobation, mon regard à nouveau posé sur ma sœur. Je ne comprenais pas pourquoi, elle n’avait pas mis fin à cette situation débile en dénonçant l’échange, surtout quand elle avait toute les cartes en main pour prouver ses dires. J’abandonnais totalement ma tâche pour me rasseoir avec humeur. Entre Liam qui jouait au plus con et Nataliya qui le soutenait dans sa connerie, comment étais-je sensée rester calme ? Je me pinçais l’arête du nez, inspirant lentement dans l’espoir de ne pas m’emporter une nouvelle fois. Je ne voulais pas faire fuir ma cadette avant d’avoir toutes les réponses. Finalement, j’ouvris les yeux et posais mon menton sur mes poings fermés, reportant mon attention sur la jeune femme.

« Et tu vas me dire que tu es dans cet état juste parce que ton patron est en prison aussi ? »

Tant qu’à mettre les pieds dans le plat. Je lui laissais l’opportunité d’être complètement honnête, même si cela devenait trop privé. J’avais été claire, je voulais la vérité et les détails, mais pas seulement à propos de Liam, je voulais connaître les motivations de Nataliya et la source de son trouble. Je me penchais à mon tour en avant pour lui resservir une dose d’alcool sans lui demander son avis. C’était une invitation, pas à boire, mais à rester, à m’en dire plus. Malgré mon comportement un peu rude.

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MessageSujet: Re: A victory is reserved for those who are willing to pay it's price || Clarke sis'   Sam 5 Nov - 17:07




La tension est palpable entre les deux soeurs. Bien que la cadette s’acharne à vouloir exposer les faits de la manière la plus calme et concise qui soit, elle peut sentir la colère grimper chez son aînée à mesure que les explications avancent. Elle s’y perd elle-même tant la situation lui paraît compliquée. Alors traduire ce casse-tête à quelqu’un d’autre relève presque du défi pour l’ukrainienne qui rythme ses phrases par des soupirs réguliers qu’elle ne contrôle pas. Un coup d’oeil rapide vers Dariya. Il ne lui en faut pas plus pour deviner la rage dans laquelle ces révélations l’ont plongée. Et ce simple constat la fait tiquer. Suscite les interrogations. Soulève des questions sur lesquelles elle ne s’était jamais attardée jusque là. Le front plissé, elle croise les doigts sur ses genoux alors que ses prunelles avelines s’attardent quelques secondes sur la silhouette tendue de son interlocutrice. Pourquoi se met-elle dans un tel état ? Si cette colère était dirigée contre elle, nul doute que Nataliya serait déjà sur la palier et non pas assise sur le canapé de sa soeur. C’est forcément autre chose. Autre chose qu’elle n’identifie pas pour le moment. Bien qu’elle commence à émettre des doutes. Des doutes partagés par l’autre qui ne tarde pas à se laisser aller à des questions plus pointues. Détaillées. L’assistante écarte les lèvres, s’apprête à formuler une bribe de réponse quand le bruit du verre qui explose l’interrompt. Un sursaut lui parcourt l’échine, sensation désagréable qui disparaît aussi vite qu’elle est apparue, tout de suite après qu’elle ait identifié la source de ce fracas qui s’allonge dans l’atmosphère. Inquiétée de voir sa sœur réagir de manière aussi virulente, Nataliya reste muette. Le temps semble avoir été laissé en suspend, le temps de quelques secondes. Jusqu’à ce que la Coordinatrice se rende compte de ce qu’il vient de se passer, examine brièvement ses plaies et quitte la pièce une fois de plus. Laissée seule dans le salon, la blonde se passe une main dans les cheveux, perturbée par cette réaction à laquelle elle ne s’attendait pas. Pas pour le moins du monde.

Quand l’aînée reparaît dans le salon, elle semble avoir repris ses esprits. La paume blessée enroulée dans un torchon. Les bras chargés de quoi nettoyer son exploit. L’assistante soupire, observe son alliée s’affairer en évitant soigneusement son regard turquoise. Elle ne tarde pas cependant à imploser de nouveau et laisse échapper les questions qui semblent la hanter. Des questions légitimes auxquelles Nataliya va devoir trouver des justifications sincères mais pas totalement transparentes. Elle n’est pas prête de tout révéler à sa sœur. Le moment, elle le juge mal choisi pour de telles révélations et elle baisse la tête quand les souvenirs de son frère refont brutalement surface. « - Il a été soigné par… quelqu’un. C’est pas important », répond-elle finalement en se dressant sur ses jambes. Évoquer Cordélia a le don de lui chauffer les nerfs. Elle croise les bras sur son abdomen en esquissant quelques pas dans le salon. Rituel nerveux auquel elle s’adonne pour mieux dissiper ce qu’elle se rappelle de la sorcière aussi toxique que la peste. « - Je ne le couvre pas. Enfin, c’est pas comme ça que je vois les choses. Il me paye. Je fais ce qu’il me demande. Même si cette fois, il ne m’a pas vraiment laissé le choix » C’est ainsi qu’elle se plaît à résumer la situation. Parce que c’est plus simple. Plus facile, de le dire de cette manière. Sans y intégrer toutes les options parasites qu’ils connaissent. Et qui ne devraient pas exister. Une fois de plus, elle se retrouve prise entre deux feux et cette nouvelle constante ne lui plaît pas du tout. Elle qui a toujours été une femme décidée et décideuse n’a pas pour habitude de se laisser prendre au piège. C’est pourtant ce qu’elle est en train de vivre et elle doit bien avouer qu’elle le déplore. Une nouvelle question brise le silence et cette fois, la blonde voit clairement dans le petit jeu de son aînée. Elle a du capter sa fébrilité, les soupçons ont grandi et la voilà qui qui formule clairement ses doutes. Mais la cadette n’a pas envie de lui offrir ce qu’elle veut l’entendre dire. Pas maintenant. Alors qu’elle même n’arrive pas à mettre des mots sur ce qu’elle ressent. Des sentiments qu’elle s’interdit. Et qu’elle s’interdira certainement toujours.

« - Oui, Dariya. Exactement. Je suis dans cet état parce que la personne qui m’emploie et me permet de vivre décemment est en prison et que son jumeau ne pourra pas maintenir les apparences éternellement. Si ça peut te faire plaisir, dis-toi que j’agis par pur égoïsme » Ce n’est pas volontaire mais l’assistante finit par laisser transparaître son impatience. Ses bras retombent finalement le long de sa silhouette alors qu’elle souffle une fois de plus. Exténuée par ce combat permanent. Elle finit par rejoindre le sofa, y reprend sa place alors que son aînée lui ressert déjà un verre. Elle devine sa volonté de la faire rester, de la faire parler. Peut-être finira-t-elle par tout avouer, éventuellement. Si elle n’a pas d’autres choix. « - Je ne serais pas venue si j’avais pu trouver une alternative. Alors s’il te plaît, ne rend pas les choses plus difficiles qu’elles ne le sont déjà » Elle se saisit du verre de nouveau fourni d’alcool, fronce les sourcils. Mise à mal par sa soeur et ces interrogations auxquelles elle ne veut pas répondre, elle se mord les lèvres. Contient sa nervosité du mieux qu’elle peut pour ne rien provoquer de malvenu. « - Et ne me force pas à dire tout haut ce que, visiblement, tu sais déjà » Un aveu déguisé alors qu’elle avale quelques gorgées d’affilée. Un bien maigre réconfort quand elle pense à ce qui l’attend. Pourtant, cette sensation de chaleur qui descend le long de sa gorge ne lui fait pas de mal et elle esquisse un léger sourire en s’imaginant déjà tous les scénarios possibles. « - Je pourrais te poser la même question en plus de ça et je ne suis pas certaine que veuilles entrer sur ce terrain là » Elle en meurt d’envie pourtant. De lui retourner cette question qui lui détruit les méninges. Pourquoi se met-elle dans un tel état ? Des zones d’ombre subsistent et ne sont pas prêtes d’être dissipées. Elle pourrait simplement en dessiner les contours, mais certainement pas les gommer de manière irréversible.

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MessageSujet: Re: A victory is reserved for those who are willing to pay it's price || Clarke sis'   Dim 13 Nov - 11:56

Je pouvais sentir la suspicion, et presque deviner les questions qui se construisaient derrière ses yeux scrutateurs. De toute évidence Liam n’avait jamais pris la peine d’expliquer quoi que soit à Nataliya et j’allais devoir me taper les explications pour deux. Autant, je n’aimais pas devoir me justifier, mais je pouvais faire un effort sur cette partie. Autant, je n’en avais aucune envie puisqu’arrivée à la fin de mon récit, je ne serais pas capable de donner les raisons du silence radio. Je n’étais pas certaine de pouvoir endurer la honte, ma fierté mise à rude épreuve… Alors peut-être qu’en plus de passer cette partie sous silence, je devrais laisser sous-entendre que j’étais celle à l’origine de cette rupture de contact. Que Nataliya s’imagine que cela pouvait être de sa faute vu le timing, était la dernière de mes considérations. Enfin pour le moment ma cadette n’avait pas fui donc je supposais qu’elle ne prenait pas mon comportement pour elle, du moins pas pour le moment. Il me fallait faire un effort pour ne pas m’emporter à nouveau, mais au final, je ne m’en sortais pas si mal, j’aurais pu réagir bien plus violemment, peut-être même user de mes pouvoirs. C’est sûr qu’il ne manquerait plus que ça, devoir expliquer ma condition de Hellraiser, de quoi parfaire une journée pourrie. Le seul point positif de mon éclat, c’est qu’il me prouvait qu’il en faudrait un peu plus pour l’effrayer, je m’attendais presque à ce qu’elle se lève et parte, mais non, elle n’avait pas bougé, elle avait juste attendu que la tempête passe, puis elle s’était remise à parler.

« Ce n'est pas important » ? Pardon ? Je dus me mordre la langue une nouvelle fois pour ne pas lâcher une remarque méprisante. Nous n’avions visiblement pas la même définition de ce qui était important. C’était-il soigné lui-même ? Je ne savais même pas si ces pouvoirs s’étendaient jusque-là et franchement, je m’en fichais, ce que j’aurais voulu savoir, c’est combien de personnes étaient au courant de cette histoire, surtout que le sujet semblait agiter ma sœur outre mesure. Je n’allais donc pas laisse filer le sujet aussi facilement, mais je ne voulais pas couper Nataliya dans son élan non plus. Je faisais rarement preuve d’autant de tact envers les autres, et je mettais cette attention sur le compte de mon propre intérêt. Je voulais des réponses et je ne les aurais qu’en faisant preuve de retenue, voire d’empathie… La bonne blague, moi, empathique, même avec des années d’entraînement ça ne serait pas une de mes qualités.

J’observais la blonde user mon parquet du coin de l’œil, m’attendant presque à ce qu’elle revienne sur le sujet malgré elle, mais elle enchaîna sur mon autre question et j’esquissais un sourire. Finalement, nous avions peut-être une force de caractère en commun : être têtues. Mais mon sourire disparu aussitôt que j’entendis « il ne m’a pas laissé le choix ». J’étais partagée entre colère et intérêt. À vrai dire, s’il ne s’était pas agi de Natalia, j’aurais sans doute été juste intéressée, comme au bon vieux temps. J’arque un sourcil qui se veut septique, même si ce n’est qu’une couverture, attendant une suite à ma provocation. Je connaissais assez Liam pour croire la jeune femme sans hésitations, l’homme savait très bien piéger les gens, c’était un art que j’avais apprécié observer, auquel j’avais pas mal participé aussi. Ce pourrait-il que cela soit la raison de son éloignement ? Il n’aurait pas voulu que je le voie manipuler ma cadette, songeant à raison que je ne le laisserais pas faire ? Non cela ne tenait pas debout, il aurait pu simplement engager quelqu’un d’autre… Mis à part s’il n’avait pas fait le lien entre notre nom de famille certes commun, cela ajouté au fait que je ne lui avais jamais parlé de ma prétendue famille. Peut-être que je tenais une explication à son comportement tordu finalement.

Je n’eus pas le temps de réfléchir plus au sujet que Nataliya perdit patience. J’avais touché un point sensible ? Un sourire finit par fleurir sur mes lèvres alors qu’elle me donnait une raison invraisemblable. Rien que la manière dont elle le disait était une dénonciation en elle-même. Donc non pas par égoïsme, puis du boulot au sein du gouvernement, elle en aurait retrouvé, nous le savions toutes deux. J’eus du mal à y croire, mais mon silence fut payant et ma cadette lâcha un peu plus ses excuses pour me laisser sous entrevoir une partie de la vérité. Au final, c’est tout ce qu’il me fallait, un peu d’honnêteté, même si je n’avais pas tout en main, elle avait fait un pas vers moi. J’acquiesçais à sa demande de ne pas rendre les choses plus compliquées pour elle. Je pouvais bien faire ça pour elle, vu qu’elle m’avait déjà donné des morceaux à dévorer en attendant. J’évacuais ce qu’il me reste de tension dans un rire à peine contrôlé. Un terrain où je ne veux pas aller ? Elle ne sait pas à quel point, mais elle est aussi très loin de savoir pourquoi. Je me doutais qu’elle devait s’imaginer des choses sur le lien que j’avais pu entretenir avec lui, mais nous n’étions pas inquiètes à propos du même niveau de ce lien. Là où elle s’imaginait surement une quelconque relation physique voire sentimentale, je redoutais de devoir lui parler des actions que j’avais commises avec lui, sans parler de son rôle dans ma transformation. Je levais les mains en signe de rédemption, mon rire tarit, mais un sourire amusé toujours aux lèvres.

« Innocente votre honneur !» Je baissais les mains, cherchant comment formuler les choses sans en dire trop, mais assez pour que Nataliya ne veuille pas revenir sur le sujet. « Liam était ce qui se rapproche le plus d’un ami. » Merde, je n’aurais pas dû employer le passé. Quoi que, la jeune femme n’était pas née de la dernière pluie et savait pertinemment que Liam et moi ne nous parlions plus depuis des mois. J’espérais que cette réponse serait suffisante, pour l’instant en tout cas, mais j’avais une petite idée pour qu’elle le reste longtemps. Je me redressais, calant mon dos confortablement, fixant un regard presque complice à ma sœur. « Je serais ravie de t’en parler plus en détail le jour où tu en feras autant. » Je m’assurais là une paix relative pour quelque temps, j’en étais persuadée.

« Bien maintenant, on va quand même revenir sur ce qui n’est pas important, si tu veux bien ? » Ce n’était pas une question, loin de là et je lui demandais encore moins son avis, alors je ne lui laissais pas le temps de répondre quoi que cela soit. « Qui d’autre est au courant de l’existence du jumeau, de la blessure ou de l’échange ? Est-ce la personne qui la soigné est un élément à risque ? » J’étais insistante et je le serais jusqu’à ce que j’obtienne ce que je voulais. Peut-être que cela allait tourner en affrontement entre elle et moi, à celle qui lâcherait le morceau en première, et j’étais très bonne à ce jeu. « Ne le prends pas de la mauvaise manière, mais le sujet EST important et vu ta nervosité, tu le sais aussi bien que moi. » Ce que j’ignorais en réalité, c’était de savoir si nous avions les mêmes raisons d’être nerveuses à ce sujet.

Si nous en revenions quelques instants à la situation présente, Liam allait finir dans l’arène, c’était presque inévitable, et si je voulais pouvoir intervenir pour lui sauver les fesses discrètement, je devais absolument savoir comment le faire sans tomber sur un os. Voilà pourquoi j’étais aussi insistante, je devais savoir qui était au courant pour voir si une quelconque relation pouvait remonter jusqu’au Colosseum.

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MessageSujet: Re: A victory is reserved for those who are willing to pay it's price || Clarke sis'   Jeu 24 Nov - 22:42




Des bribes de suspicion qui se dessinent sans qu’elle ne s’en rende vraiment compte. Des doutes sur la véritable nature de la relation que peut entretenir sa sœur avec son patron. Des questions qui s’éveillent, comme jamais auparavant. Des choses dont elle ne devrait même pas se préoccuper, qui ne devraient même pas l’interpeller. L’ombre d’une certaine jalousie qui plane innocemment au dessus de son crâne, révélée par l’ignorance, des zones inconnues dissimulées dans leurs existences. La peur d’apprendre ce qu’elle redoute. En venir à admettre un souvenir qu’elle ne veut pas accepter. Les choses sont déjà bien assez compliquées entre l’ukrainienne et le ministre alors elle n’ose imaginer le malaise qui pourrait se prolonger dangereusement et engendrer des dégâts irréversibles. C’est sûrement égoïste de penser de la sorte, de raisonner ainsi et de tirer des conclusions dont elle ne sait rien. Il semble s’avérer pourtant que lorsqu’il s’agit de Liam, la blonde ne soit plus vraiment capable de réfléchir de manière censée. Elle en est même arrivée à demander de l’aide à la personne dont elle est sûrement la moins proche, bien loin de se douter à ce moment là que son aînée pouvait avoir un lien quelconque avec la personne qu’elle cherche à aider. Il faut croire que leur monde a cruellement rapetissé. Autant dans sa grandeur que dans ses valeurs. Et ça la désolé quelque part, bien qu’au fond, elle s’en fiche pas mal. Encore de l’égoïsme. Un soupire qu’elle ne cherche pas à dissimuler échappe à ses lèvres. Si c’est vraiment Lui qui l’a rendue aussi amère, elle compte bien faire en sorte que cette donnée ne survive pas à l’affaire en cours. Une fois qu’elle sera résolue. Puisqu’elle espère du fond du cœur qu’elle finira par l’être, et ça, ce sentiment là, est loin d’être une mise scène.

Elle finit par se détendre quand le rire de l’autre blonde fend la pièce et que sa voix puissante brise le silence. Elle se déclare innocente, Nataliya sait pertinemment pourquoi. Devine aisément de quoi elle parle. Ce n’est pas bien compliqué surtout après la précision qu’elle apporte, comme une confirmation, une deuxième affirmation de ce qu’elle a conclu. Elle aurait eu bien du mal à les imaginer tous les deux, ensemble. Ils auraient formé un couple charismatique à coup sûr mais désormais, Liam a une toute autre image à ses yeux, bien plus personnelle. Plus proche. Ce qu’elle ne comprend toujours pas vraiment. Et elle commence à se sentir nauséeuse à la seconde où elle commence à distinguer les contours de ce portrait fictif à l’arrière de son crâne. Cette simple bribe de réponse lui suffit amplement pour le moment. Elle ne veut pas en savoir plus, ça ne lui servirait à rien pour accomplir sa mission mais elle espère secrètement que ce lien dont elle ignorait l’existence ne compromette pas l’envie de Dariya à lui venir en aide. Si ça pouvait même l’encourager à agir en conséquence alors, tant mieux. Cette situation lui convient et non, elle ne s’étendra pas sur le sujet. « - Y’a vraiment rien à dire de plus », souffle-t-elle en avalant quelques gorgées supplémentaires du second verre si gentiment proposé par sa sœur. L’intelligence de l’aînée à l’amener sur les sujets qui l’intéressent la fait sourire. C’est exactement comme ça qu’elle l’imaginait. C’est exactement comme ça qu’il était. Son frère. Leur frère. Dariya lui ressemble plus qu’elle ne l’imagine mais lui avouer une telle chose ne lui ferait certainement pas plaisir, bien qu’elle en meurt d’envie. Et elle n’est pas prête à remettre en question sa venue ici pour une petite révélation insignifiante. Qu’elle juge bien moindre comparée ce qu’elle est supposée accomplir.

Elle n’a pas complètement menti. Une demi-vérité qu’elle accuse plutôt mal. Elle ne devrait définitivement pas mais elle ne peut s’empêcher de penser qu’elle aimerait qu’il en soit autrement. La blonde se noie dans son verre, cache son visage derrière les maigres parois en verre, lui fournissant une échappatoire de fortune à la question qu’elle esquive tant bien que mal. Finalement, son salut lui vient de l’alliée sur le canapé. Sa voisine, qui reprend les rennes de la conversation, comme elle sait si bien le faire. Elle, qui doit passer son temps à contrôler ses subordonnés et donner des ordres à ses sbires en tant que coopératrice des opérations. Une once de fierté apparaît dans ses iris aveline, une lumière douce destinée à celle qu’elle n’a jamais vraiment connu. Mais l’étincelle disparaît bien vite quand elle se souvient pour qui elle travaille. Pour qui elles travaillent toutes les deux.

« - Tu dois bien te douter que l’opération a été réalisée dans la plus grande discrétion », répond-elle en posant le verre qu’elle tenait bien fort entre ses doigts sur la table en face d’elle. Dariya veut des réponses claires, techniques. Elle les obtiendra puisque Nataliya les juge aussi nécessaires que possible. « - Les personnes au courant se comptent sur les doigts d’une main. Liam, son frère, les deux gros bras qui ont physiquement procédé à l’échange et moi-même » Elle fait le décompte mentalement. Vérifié qu’elle n’oublie personne en fronçant les sourcils mais la liste, elle la connaît par cœur. Elle a elle-même veillé à ce qu’elle ne s’allonge pas dangereusement. « - Toi aussi, évidemment », ajoute-t-elle en esquissant un mouvement bref de la main dans sa direction pour la désigner. L’assistante ne veut pas laisser croire à sa complice qu’elle omet des détails, laisse certaines choses de côté alors elle fait preuve d’une extrême vigilance. « - Quant à la personne qui a soigné Mr. Wiggins, elle ne posera pas problème, fais-moi confiance » La blonde se porte garante de l’attitude de Cordelia. De son bon vouloir et de sa volonté, ou non, à préserver le secret. Mais tout porte à croire qu’elle ne sera pas un danger pour leur mission sauvetage. « - Je t’en prie arrête de souligner ma nervosité, ça n’arrange rien. Qui plus est, ce n’est pas moi qui vient d’exploser un verre entre mes doigts » Elle se masse les tempes alors que la migraine pointe le bout de son nez. Ses nerfs optiques commencent à la chatouiller douloureusement et ses paupières se ferment puis s’ouvrent successivement à de nombreuses reprises avant qu’elle ne puis se redresser sur le bord du sofa.

« - Dariya, j’ai besoin d’une réponse. Qu’elle soit positive ou négative. J’ai besoin de savoir. Je dors plus depuis des jours et je suis à cours de solutions tangibles », articule-t-elle doucement en plongeant son regard le plus doucereux dans celui de l’autre blonde. Un reflet altéré par la distance mais qu’elle perçoit pourtant comme salvateur. « - Il faut que je sache si tu vas m’aider. Si tu vas l’aider, lui » Elle insiste sur chaque syllabe, leur apporte toute l’importance indispensable à leur compréhension. Bien qu’elle ne doute pas une seule seconde de la capacité de son aînée à saisir leur gravité. « - Quoi qu’il en soit, je peux t’assurer que tu n’auras plus à supporter ma présence après aujourd’hui. Si c’est ce que tu veux, je te promets que c’est la dernière fois que je vient m’immiscer dans ta vie. Je te dois bien ça, après tout » Vraiment ? La blonde n'en est pas certaine. Pourtant, c'est ce qu'elle laisse penser. Elle finit par décrocher ses prunelles, détourne la tête alors que pour une raison qu’elle ne saisit pas, le lynx se met à grogner. Témoignage permanent de son état mental complètement détraqué. L’animal se réveille, laisse aller ses pulsions jusqu’à la rendre plus féline. Plus incisive. Mais ce n’est pas le moment de s’abandonner à son côté sauvage. Ses doigts fins courent le long de ses cheveux dorés alors qu’elle ravale son instinct primaire, l’enfoui un peu plus, pour mieux reprendre ses droits sur l’enveloppe charnelle abritant l’animal.

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MessageSujet: Re: A victory is reserved for those who are willing to pay it's price || Clarke sis'   Dim 27 Nov - 10:35


J’observais toujours ma cadette, essayant d’imaginer le cours de ses pensées, jeu qui, mine de rien, était assez divertissant. J’avais toujours mis Nataliya sur la touche à cause du lien qui nous unissait malgré moi, alors qu’en général, j’aimais beaucoup observer les gens qui m’entouraient. J’aimais les sonder, découvrir leurs faiblesses et en user, voire abuser. Je m’étais interdit de faire cela avec ma sœur, je ne voulais rien savoir d’elle et sa seule faute était de porter le même nom que moi. Pourtant, aujourd’hui, je prenais le temps d’étudier la personne qui se trouvait en face de moi, je ne pouvais nier que son cas était intéressant. On pouvait sentir qu’il y avait beaucoup de choses sous la surface, qu’il n’y avait qu’à gratter pour le découvrir. C’était plus fort que moi, j’avais envie de savoir, jamais je ne reconnaîtrais vouloir connaître ma sœur, je parlerais plutôt d’intérêt professionnel. Après tout, plus j’apprendrais de chose sur elle, plus je cernerais Liam, peut-être…

C’est machinalement que je commence à tortiller une mèche de cheveux autour de mon index, le coude appuyé sur le montant du canapé. Mais je suspendis mon geste et tendis l’oreille pour capter la réponse. Quelques mots soufflés à la va-vite, comme pour s’en débarrasser, se débarrasser du sujet. Alors qu’elle choisit d’enchaîner en buvant, un sourire revint fleurir sur mes lèvres. C’était bien ce que je pensais et si je ne m’étais pas acheté ma tranquillité en ne creusant pas le sujet, j’aurais sortir la pelle sans me poser de questions. Voir ma cadette se noyer dans son verre pour éviter d’en parler plus était un peu trop stimulant pour mon propre bien. J’avais envie de la faire parler, j’aurais pu aller jusqu’à faussement marchander mon aide pour ça. Parce que les aider, j’allais le faire, j’avais pris ma décision sans vraiment en avoir conscience, sauf que Nataliya ne le savait pas encore et ne pas savoir dans la seconde n’allait pas lui causer de tort. J’avais repris mon manège avec mes cheveux lorsqu’un regard de la blonde me figea. Je ne pouvais pas identifier ce que j’y avais vu, mais c’était une grande première et c’était quelque chose de foncièrement positif, j’en aurais mis ma main au feu. Ce que je ne m’expliquais pas, c’était la raison qui l’avait poussé là. Je fronçais légèrement les sourcils avant de me décider à laisser couler le sujet, l’instant avait été si bref qu’il ne requérait sans doute pas mon attention. Mais globalement Nataliya semblait moins tendue qu’à son arrivée et d’une manière que je ne m’expliquais pas non plus, cela me faisait plaisir. Je lui avais arraché un sourire, ce qui me semblait être une petite victoire sympathique, et cela, sans trop forcer, de quoi serais-je donc capable ? J’en étais à me poser la question lorsqu’elle reprit la parole.

Oui, j’imaginais bien que tout, c’était passé sous le manteau pour que rien n’aie filtré. Ma main quitta mes cheveux pour mieux me servir à y poser mon menton, mes yeux ne quittant toujours pas sœur, mon attention lui était complètement acquise. Je notais mentalement tout ce qu’elle me disait, calculant la marge de manœuvre que cela me procurait. Mes doigts courant sur mes lèvres depuis quelques instants s’immobilisèrent alors que Nataliya me demandait quelque chose que personne ne pouvait me réclamer. « Faire confiance ». Je ne faisais confiance à personne, c’était la seule règle pour survivre aujourd’hui. Comment allais-je lui formuler cela ? Que jamais de la vie, je ne lui ferais confiance, mais que je prendrais un risque calculé en lieu et place ? La vérité nue n’avait pas que des avantages et je préférais souvent la taire ou l’enjoliver au pire des cas. Ici, je choisis de simplement la taire en glissant sur le sujet. La requête suivante, suivie de la petite remarque bien placée sur mon propre comportement me fit franchement sourire. J’aimais les gens avec un peu de répondant, capables de me tenir tête, mais pas trop… La mettre au courant de ma condition me semblait être la dernière chose à faire, bien trop sensible comme information et je ne donnerais à personne un tel pouvoir sur moi.

« Un point pour toi », me contentais-je de répondre en agitant un doigt en l’air, mon autre main blessée posée encore sagement sur mes jambes.

Mon sourire amusé se mourut lentement sur mes lèvres alors que ma cadette me semblait de nouveau au bout du rouleau. Non, je ne me faisais pas de soucis pour elle, cela serait avouer qu’elle avait une quelconque importance dans ma vie. Pourtant, je me laissais plus touchée par ce regard et sa requête que je ne voulus bien l’admettre. J’eus l’impulsion de lui répondre oui sur-le-champ pour abréger son agonie, mais ma fierté me permit de retenir le petit mot que j’avais sur le bout de la langue. Je la laissais enchaîner sans piper mot, mes yeux toujours plongés dans les siens, incapable de m’en détourner. Évidemment que j’allais les aider, bien que je ne le faisais pas de gaieté de cœur, j’aurais largement préféré ne rien avoir à faire avec cette histoire trop risquée. Mais il s’agissait de Liam, s’il y avait bien une personne pour laquelle je pouvais essayer de prendre des risques, c’était lui, puis il y avait Nataliya, j’aurais souhaité qu’elle ne soit pas là, mais je n’étais plus tout à fait certaine de la raison. Le fil de mes pensées fut rapidement rattrapé par la proposition de ma cadette, mes pupilles se dilatèrent et avec mon silence, ce furent les seuls indicateurs du malaise que provoquer la prise de cette décision. « Si c’est ce que tu veux. ». Oui, c’est ce que j’avais toujours voulu, m’en aller et ne plus jamais entendre parler de cette famille qui m’avait exclue et trahi. Mais avec l’apocalypse, la réduction du monde, ma vie en sursis, était-ce encore ma priorité ?

Nataliya serait toujours une composante de ma vie désormais, nous étions assez proches de par notre travail, souvent amenées à collaborer sur des sujets, connectées aux mêmes personnes. Alors même, si je l’avais voulu, même si elle le voulait, sa proposition était impossible. Même en l’imaginant quitter son poste, la Nouvelle-Orléans était un petit monde où il serait difficile de ne pas se croiser. Je trouvais d’ailleurs cocasse de n’être tombée que sur elle. Ses parents et son frère étaient-ils morts depuis ? Je chassais les pensées qui tournaient autour d’eux en secouant la tête, brisant mon immobilité. Par ce geste, Nataliya allait peut-être croire que je refusais, mais je pris tout de même un instant de plus pour choisir mes mots.

« Je ferais ce que je peux pour le garder en vie dans l’arène. Il la connait bien, il me connait bien aussi, il saura anticiper les pièges. »

Sous la condition que ce gros con veuille survivre, dans le cas contraire, j’allais devoir faire le boulot toute seule et je risquais de me faire remarquer. Alors il n’y avait plus qu’à espérer qu’il y mette du sien. Je me sentais d’ailleurs obligée de m’en dédouaner, de ne pas trop me mouiller non plus, comme à mon habitude.

« Je ne promets rien, s’il n’y met pas du sien c’est quasiment perdu d’avance. »

Je n’avais rien dit à propos de son marché, je ne l’avais pas refusé, sans l’accepter non plus. Il me paraissait si futile à cet instant que j’aurais pu le chasser d’un revers de la main. J’aurais pu aussi faire remarquer l’impossibilité de la chose, mais j’allais être désagréable, et je ne savais pas si elle serait en état de l’encaisser.

« Est-ce que tu es seule ? »

Je n’arrivais pas à le formuler autrement. Avait-elle quelqu’un sur qui compter, sur qui se reposer ? Je ne l’encourageais pas dans ce sens, bien sûr, n’ayant moi-même pas de telle personne. Mais elle me semblait à bout, solitaire dans cette entrepris, et cela me poussait à me poser des questions sur sa vie personnelle, sur sa famille notamment, même si j’aurais préféré pouvoir éviter. J’étais déchirée entre le besoin de ne plus jamais entendre parler d’eux et la curiosité maladive, peut-être même malsaine. Nos parents étaient-ils morts pendant l’apocalypse ? Dans quelles conditions ? Autant de questions que je ne me sentais pas prête à poser, mais tout à fait prête à en entendre les réponses. Maintenant, est-ce que j’arriverais à orienter Nataliya sur ce sujet autrement, je n’en étais pas certaine, pas dans cet état. Je pris de longues secondes, à hésiter, à peser le pour et le contre, à prendre une décision qui allait changer beaucoup trop de choses dans ma vie. Mais le changement me semblait inévitable, déjà bien en marche. Un léger soupir d’abandon m’échappa avant que je ne détourne le regard de ma cadette, incapable de soutenir son regard tout en lui faisant ma proposition.

« J’ai une chambre d’amis. Tu peux aller te reposer si tu veux. Nous parlerons des détails plus tard. »

À l’instant même où les mots m’échappèrent, je me sentis mal. Évidemment Nataliya allait décliner et j’allais passer pour quoi ? Agacée par mon propos comportement, je me relevais pour finir de nettoyer mon bordel, me préparant mentalement à un nouveau rejet, comme si je n’en avais pas déjà assez pris dans la gueule. J’étais stupide.

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