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 The Forgiven Days } l'Arène marécageuse

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MessageSujet: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Dim 18 Sep - 15:02


« The chain will be broken. And all men will have their reward »



the forgiven days





« Vous avez l’honneur d’avoir été choisis pour triompher. A la force de votre détermination, la clé du succès vous garantira la grâce. L’absolution de vos vices. Le triomphe sur le sable du Colosseum et votre vie sera déchargée de tout ce qui peut l’entacher. Vous avez été choisis pour un nouveau départ sous les applaudissements de la foule. De ce peuple qui voudra être à votre place. Vous allez être les premiers, les créateurs d’un nouvel espoir. Ici, dans le cœur même de notre nation. Aujourd’hui, et demain. »

Votre arène n'est rien de plus qu'un bourbier, gigantesque. Des marécages qui s’étendent à perte de vue. L’atmosphère y est moite et fétide. Les insectes et autres bestioles qui vivent en ces lieux, tenaces, avides de sang. Rester au sec dans cette arène est presque impossible. Le sol lui-même devient un piège, certains endroits semblant sûrs alors qu’ils cachent de dangereux sables-mouvants.

Les endroits pour se cacher y sont rares, et les quelques buissons et autres gigantesques taillis qui poussent par-ci par-là, vous offriront un abris précaire. Méfiez-vous des innombrables flaques, les plus petites ne sont pas vraiment un danger. Les plus grosses, plus profondes, peuvent contenir de drôles de surprises.



informations pratiques


Le nombre de mots maximum est de 600. Vous pouvez bien entendu écrire moins, c'est même encouragé afin que les choses bougent et que personne ne se retrouve débordé.
↠ Les participants ont été directement amenés au Colosseum après leur tirage au sort. Ils ont malgré tout eu le temps de se "présenter" avant que la drogue ne soit injectée dans leur système, afin que des noms s'apposent sur les visages qui vous accompagneront dans cette épreuve.
Il n'est pour pas encore permis de lancer les dés, cela ne pourra se faire qu'à partir du prochain tour. Il s'agit pour l'instant seulement de poser le cadre, la réaction de votre personnage, sa découverte des lieux.
↠ Vos personnages n'ont pas à s'entretuer pour l'instant, il s'agit seulement de survivre aux obstacles de l'arène. Vous pouvez rester tous ensemble, vous isoler ou vous diviser par petits groupes.
↠ Les créatures surnaturelles sont privées de leur pouvoirs.
Aucun ordre de passage pour l'instant, mais tout le monde devra avoir posté dans l'intrigue d'ici une semaine (le dimanche 25/09) au moins une fois (plus si vous le pouvez ), sinon votre personnage sera automatiquement éliminé.



groupe II - liste de participants

↠ Declan Grimes
↠ Garret Ferguson
↠ Jackson Montgomery
↠ Joan C. Valentine
↠ Mackenzie Caulfield
↠ Sigrid K. Lenaïk

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Dim 18 Sep - 17:39

THE FORGIVEN DAYS


Assis, encore pas à ma place. Encore dans un monde que je ne choisis pas. Encore un truc que je ne saisis pas. C'est quoi ce bordel ? Tout se passe trop vite, l'angoisse, les regards alentours, j'ai du mal à comprendre. J'ai du mal à savoir, à voir clairement. Je crois halluciner, ou peut-être que c'est vraiment le cas. J'arrive pas à savoir, j'arrive pas à mettre la réalité au dessus de l'illusion.

Et puis tout se passe trop vite, ou trop lentement. Je me retrouve dans une atmosphère horrible et lugubre, j'ai mal partout et je ne sais pas ce qui m'attend. Je m'attends à tout, surtout au pire. Rien qu'au pire. Survivre. Quel objectif de merde, quelle ironie à la con. N'est-ce pas ce qu'on fait tous les putains de jours de cette vie ? Je serre les dents, me reconcentre. J'essaie d'exister dans ce qui semble être une boue à la texture dégueulasse. Je me retourne rapidement, dans ce triste souvenir de jeux macabres différents mais pas tant. Je cherche à trouver des gens, des choses, un rien auquel me raccrocher. Et puis finalement t'es là, t'es juste à quelques mètres.

Non.
Pas toi.

Je cours instinctivement dans ta direction, je glisse et m'étale dans quelques flaques ou dans de la simple boue. J'en sais rien, je ne veux pas savoir. Ce qui m'importe c'est toi. Et tu ne peux pas être ici. T'as pas le droit de te retrouver dans ce genre de situation. J'arrive à ta hauteur, dans un état semi-conscient, toujours vascillant dans cette foutue réalité qui semble me jouer des tours. Sérieusement, superbe coup du sort. Angoisse, drogue, air, simple mauvais cauchemar ? Incapable de déterminer ce qu'il en est vraiment, je prends ça au sérieux. Parce que t'es là. Hors de question de te laisser toute seule. Essoufflé, je m'arrête et essuie mon visage, cherchant à respirer un air qui ne fait que m'oppresser encore plus. Je fixe tes yeux, ma gorge se serre.

Les images deviennent un peu plus claires au fur et à mesure et mon cœur s'étale en morceaux à nos pieds. « C'est pas vrai putain, tu peux pas être là. » J'enrage, je panique. Impossible de trouver un équilibre alors que tu te retrouves en danger, encore en compagnie d'un Ferguson. Non, on avait dit plus jamais ça. On avait promis que ce serait jamais toi. J'attrape ton bras et ajoute d'une voix saccadée. « Tu vas bien ? Ils t'ont rien fait ? »

C'est stupide. Ils nous ont forcément fait des choses, que je m'en souvienne ou non. C'est pareil pour toi. Réflexe incontrôlé je cherche à pouvoir passer devant toi à la moindre occasion, bouclier humain. « On reste ensemble. » Des mots, alors que je n'écoute même pas les réponses. Mes yeux se perdent sur le paysage morbide et mon cœur se serre de plus en plus dans une boule de toutes mes peurs qui semble décidée à sortir de mon corps maintenant. Comme si c'était le moment. Je resserre un peu mon emprise, de peur de te perdre, peur de te voir t'éloigner. Peur de te voir mourir, peur même de te tuer.

« T'as vu d'autres gens ? », cette fois-ci, mes pupilles prêtent attention aux mimiques de ton visage. Elles se posent clairement sur toi en attente de réponse. Plus on est, plus on a de risques de mourir. Plus on est, plus tu risques de mourir. Je secoue ma jambe pour tenter de décoller cette matière visqueuse, le regard partout et nulle part. Le palpitant dans les oreilles et la peur au ventre.

« Putain de merde... »

_________________

    I sat alone in bed till the morning I'm crying "They're coming for me" And I tried to hold these secrets inside me My mind's like a deadly disease I'm bigger than my body I'm colder than this home I'm meaner than my demons I'm bigger than these bones And all the kids cried out "Please stop, you're scaring me" I can't help this awful energy God damn right you should be scared of me Who is in control?
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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Dim 18 Sep - 19:15




Un tirage au sors macabre. C’est la seule conclusion à laquelle elle parvient. La seule qu’elle a le temps de faire. Avant que tout s’enchaine. Que tout se bouscule sans qu’elle ne puisse rien y faire. Sans qu’elle ne puisse résister. On la traîne de force dans un endroit inconnu, méconnaissable à ses yeux de dealeuse. Quand les paupières s’ouvrent, l’endroit qu’elle perçoit lui arrache un souffle plein d’amertume. Lugubre, terne, morne. Tous les qualificatifs possibles synonymes de mort. Jusqu’à ces liens qui la retiennent sur sa chaise. À ses yeux tout du moins. Son regard se promène, instable. Les prunelles avelines se posent sur les silhouettes voisines, inconnues. Elle ne reconnaît rien. Sauf lui.

À peine a-t-elle le temps de murmurer son prénom qu’on lui plante une aiguille dans l’échine. Elle retient un cri et son regard se pose instantanément sur son bras. L’injection exécutée contre leur gré, comme tout le reste. Une substance qu’elle ne reconnaît pas. Qu’elle n’a pas encore inventé. D’autres plus doués qu’elle ont du se faire un malin plaisir de la mettre au point pour qu’elle se retrouve là. Pendant un moment, elle essaie de lutter. De contrer les effets qui se font déjà ressentir. Mais rien n’y fait. Elle sombre peu à peu, la vision se trouble. Les sens aussi. Elle pénètre dans un monde duquel elle ne sait rien. Se retrouve plongée au beau milieu de l’arène.

Devant ses yeux se dessine un paysage mortifère. Des couleurs verdâtres à perte de vue. Elle patauge dans des substances visqueuses. Qu’elle identifie comme de la boue, épaisse. Trop épaisse. De cette boue qui vous retient prisonnier jusqu’à vous étouffer. Les sourcils froncés, elle part en quête de la moindre petite familiarité. Mais c’est peine perdue dans ce lieu qui n’a pour but que de la détruire. Elle, et les autres aussi. Des autres qu’elle ne voit pas pour l’instant. La trafiquante se met à tourner sur elle-même. Un paysage sans relief, sans rien pour se mettre à l’abri. Aucun refuge. Que de maigres bosquets inutiles. Elle manque de tomber à plusieurs reprises, encore hagarde de cette drogue injectée dans ses veines. De la terre jusqu’aux chevilles, elle continue d’avancer dans cet Enfer personnel. Partagé avec d’autres comme elle. Partagé avec lui.

« - Garret ? » Son cœur manque de s’arrêter quand elle l’identifie pour de bon. Elle n’avait pas rêvé la première fois. « - C’est une blague. Une vulgaire blague » Elle se le répète, pour s’en convaincre. En vain. C’est loin d’être une blague. C’est tout sauf une blague. Peut-être ont-ils même calculé leur coup. Comme si ils n’en avaient pas déjà assez vécu tous les deux. Comme si lui n’avait pas déjà assez donné dans une arène. Il s’approche, articule quelques mots qu’elle ne parvient pas à identifier avant de lui agripper le bras. « - Non ça va, pour l’instant » Elle l’examine du regard tout en formulant sa réponse. Elle s’attend à tout dans ce jeu macabre. Surtout au pire. La dealeuse acquiesce de la tête à la proposition de son allié avant de se concentrer à nouveau sur l’environnement qui les entoure.

« - Je sais pas où ils ont atterris mais ils doivent pas être loin », répond-elle le souffle court. Elle n’arrive pas à calmer son palpitant. N’en revient toujours pas qu’ils puissent leur faire ça. Avant de se rendre compte que c’est typiquement le genre de chose qu’ils font. « - On est censés faire quoi, hein ? » Puisqu’elle n’en a aucune idée. Peut-être va-t-elle obtenir une réponse rapidement aux vues des silhouettes qui se dessinent déjà non loin d’eux.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Dim 18 Sep - 22:00

Aveuglée par la lumière, les sens désorientés par cet éveil abrupt au milieu d'un décor lugubre, sa respiration se suspend, massacrée par son pouls affolé. Tout s'est enchaîné, tourbillon de couleurs, enchevêtrement de voix. Elle a bien cherché à se débattre, à repousser ses mains qui l'ont saisies. En vain. Emportée, enchaînée et droguée, comme tous ces autres qu'elle n'a même pas avisé. Sans doute à tort. Elle s'en moque. Qui plonge avec elle. Ou pourquoi. Il paraît que ce jeu macabre n'est qu'une question de survie. Et on ne peut pas dire qu'il s'agisse là d'un thème qui lui soit étranger. Pourtant, échouée dans ce bourbier maussade, la trentenaire ne peut ralentir le rythme démentiel de son cœur apeuré. Au fond, elle sait que ça n'est pas réel. Ça ne peut l'être.

Les doigts rejoignent la chair au niveau du bras, la pincent sans ménagement. La douleur se propage avec une terrifiante normalité. « Putain de psychopathes de mes deux... » Un grommellement expulsé sans la moindre précaution. Le lieu, les circonstances, la finalité, tout se confond dans son esprit embrumé par sa douce panique. Dès que ses yeux sont tombés sur l'environnement, une terreur irrationnelle a engourdi ses membres. Marécage sombre, eaux troubles. De quoi ranimer ses vieux cauchemars. La sorcière n'ose remuer, tétanisée sur sa parcelle de terre enfoncée. Les pieds piégés dans une boue macabre avec rien d'autre qu'une abominable odeur d'humidité pour lui pendre au nez. Acculée par sa propre incapacité à surmonter son passé, la sorcière s'acharne à briser le silence pour retrouver un semblant de bravoure. Ignorant les dangers, ne sachant comment aborder cette épreuve, elle se met à balancer ses intonations dans l'air. « Quelle bande d'enfoirés. Comme si j'avais que ça à foutre de crapahuter dans de la merde. » Son regard balaie l'horizon en quête de vérité. La seule qu'elle puisse dénicher lui donne envie de crier plus fort que jamais. « S'ils voulaient butter du peuple, y avait pas plus con, putain. C'est un sale trip, c'est ça ? Ces gros pervers doivent bien s'emmerder. » Son incertaine conclusion meurt dans l'atmosphère viciée aussi sèchement. Un soupir pour marquer la fin du monologue et elle se force à faire un pas, puis deux. Elle ne les compte rapidement plus mais ne se met pas à courir pour autant.

A deux reprises, elle manque de s'affaler. A la troisième, elle hurle littéralement de rage. « Sa mère, putain. » Tout en poussant un chapelet d'injures, elle se stabilise et perçoit alors d'autres sons. Lointains. Ou proches ? Elle n'en sait foutrement rien, l’acoustique lui semble étrange. La furie se tait pour de bon, mord sa langue et tend l'oreille. Machinalement, sa main s'oriente vers le flingue qu'elle ne porte pas. Sa paume se referme sur du vide, son estomac se contracte alors douloureusement. Démunie, elle recule de plusieurs mètres, cherche en vain une cachette. L'ignorance entretient sa paranoïa naturelle. Que doivent-ils faire exactement pour mener à bien cette fausse mission ? Il est temps de se poser la question, sans doute. Elle n'a pas la moindre arme, pas la moindre idée des règles. Et pas la moindre envie de satisfaire leurs tortionnaires. Des pantins, voilà ce qu'ils sont. Et c'est un euphémisme d'affirmer que Joan supporte très mal cette idée.

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You won't see me fall apart
I know that I can survive. I'll walk through fire to save my life. And I want it, I want my life so bad. I'm doing everything I can. Then another one bites the dust. I'm still fighting for peace. I've got thick skin and an elastic heart but your blade, it might be too sharp. I'm like a rubber band until you pull too hard. I may snap and I move fast.
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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Lun 19 Sep - 10:32

The Forgiven Days

L'arène marécageuse

Quand je me réveille pas à la morgue, je me réveille dans la boue. Il n’y a pas l’once d’un compromis. Pour faire court, je me retrouve toujours dans des endroits que je n’ai pas choisi. Comme une vulgaire marionnette qu’on aurait placée là. Quand j’ouvre les yeux, je mets un certain temps avant de comprendre où je suis. J’avise les alentours d’un regard perplexe. C’est marécageux, boueux, humide. Tout ce que je déteste. Mes chevilles baignent dans la flotte. Je soupire en passant une main sur mon front. Qu’est-ce que je fais là encore… Qu’attendent-ils de moi ? Dans ma mémoire, un vague souvenir. Un tirage au sort présenté comme une chance inouïe. La bonne blague. J’ai l’air d’avoir vachement de chance en effet. J’attends quelques secondes que mes membres ne soient plus engourdis. Je commence à avancer. L’endroit est immense, parsemé de flaques dans lesquelles j’essaie de ne pas tomber.

S’il y a bien une chose que je crains c’est l’eau. Pour l’instant je tiens le coup. Les flaques n’ont pas l’air très profondes, en apparence. Un frisson me fait frémir lorsque je baisse les yeux pour aviser mes pieds à moitié immergés.  Je m’imagine déjà happé par un tourbillon d’eau. Sans que je m’en rende vraiment compte, ma respiration s’accélère. Par réflexe, je relève le regard. Je viens d’arriver, les règles n’ont même pas été établies, si je panique maintenant je suis foutu. Et crever de peur n’est pas dans mes projets. Serrant les poings pour me donner du courage, je décide d’avancer. Vers où ? Vers quoi ? Vers qui ? L’avenir me le dira. La seule chose dont je suis sûr est qu’il ne faut pas que je reste ici. Sinon la boue finira par m’avaler comme un vulgaire insecte. En plissant les yeux j’arrive à voir des silhouettes qui se découpent au loin. Mais c’est autre chose qui attire mon attention. Une voix. J’arque un sourcil. Cette voix… Je la connais. Même si je ne l’ai pas entendue depuis un moment, je n’ai aucun doute sur ce que j’avance. Elle semble venir de ma droite. Sans attendre je tourne la tête dans cette direction. J’aperçois une silhouette féminine qui évolue non sans peine à travers la boue.  Je ne peux m’empêcher de sourire en entendant hurler la jeune femme qui vient d’éviter la chute de peu. Elle hurle sa rage qui me parvient et me ferait presque rire. Je ne sais pas vraiment si je souris parce qu’une présence familière me rassure, ou si je souris par désespoir de la voir ici. Quoiqu’il en soit, j’accélère le pas et manque de glisser à mon tour.

« Oh ! Joan ! Par ici. C’est moi Jackson. »

Je cris dans l’espoir de la retenir dans son avancée. Malgré le sol instable je tente de courir, la perspective d’une alliée me motive. Sauf qu’entre nous, une flaque énorme fait office de barrage. Mon teint vire au blafard, je me stoppe immédiatement. Pas de panique, il suffit de faire le tour. Hors de question de marcher dans cette bouche d’eau qui parait sans fond. Je comprends que cette journée ne va pas être une partie de plaisir. Encore faudrait-il survivre à ce qui nous attend. Et quelque chose me dit que ça ne doit pas être glorieux. Secouant la tête pour ne pas laisser mes pensées négatives m’embrumer l’esprit. Ne pas laisser la panique prendre le dessus. Je tends mon bras et pointe l’extrémité de la flaque à l’allure d’étang. « Je vais passer par là ! » je précise en continuant d’espérer que Joan me reconnaîtra.

_________________


THIS PAIN IS JUST TOO REAL
And this pain may not be escaping, and I may still be hurting, but that's okay. Because at least I'm living and I can see that some day it will be ending, even if it's not today, I'll be set free. sign by Solosand
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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Lun 19 Sep - 22:00



 

 
The forgiven Days

 
“Laugh”


 
La douleur me fait rire, me débattre tout autant. C'est comme une mauvaise chanson qui tournerait en boucle dans ma tête. Ou le jour de la marmotte… Qui sait? Le résultat est le même, je griffe la peau d'un étrange et écoute mon rire incontrôlable contredire l'instant. Je surprends même les regards surpris de mes assaillants. Ils ont dit que j'avais été choisi. Quelle ironie… Ils se prenaient vraiment au sérieux? Avant même que je proteste vigoureusement, de mes faibles forces, une lueur étrange avait brillé dans mon regard. À croire que c'était mon destin d'être choisi contre ma volonté. Arracher à mes fauves, on ne pris même pas la peine de m'emmener hors de mon lieu de travail et… Et quoi encore? Je continuais de rire, résigné de par mon apparence. Alors, même que je n'étais plus la seule aux alentours. Je ne comprenais rien et l'instant suivant n'aida en rien. La douleur aigue au niveau de mon bras me fit redoubler d'hilarité, au point que mon souffle manque et que, que quoi? Je n'étais plus. Le vide m'accueillit.  Une seconde durant, je crus sentir comme un second souffle dans mes poumons qui cherchaient à me retenir… Puis plus rien, si ce n'était le silence.

Ignorant le nombre de secondes, minutes ou heures, que cela dura, je n'en eus pas moins l'impression qu'on m'avait jetée dans une autre dimension. Jusqu'à ce qu'on ouvre une porte et que des sensations nouvelles s'empare de moi. L'humidité se répandit en premier, puis la température étouffante. Au travers de mes vêtements, une moiteur et une odeur qui me fit froncer les narines. Me redressant doucement, je restais assise sur le sol, regrouper sur moi-même. Un décor digne de la Nouvelle-Orléans, à la puissance dix, s'offrit à moi sur un plateau de boue et de moustique. Instinctivement, je me tapais violemment le cou, là où un suceur de sang m'attaquait… Ainsi que quelques compagnons. Le bruit résonna violemment dans l'espace et me força à regarder autour de moi. Personne… J'étais perdue dans ce lieu inconnu et seul. Accumulant les minutes dans cette position et ne sachant que faire dans ce décor qui manquait de couleur, je me remémorais un souvenir vague… Qui ne m'appartenait pas… Ou peut-être que si. Comme dans ces images, incapable de tolérer les morsures continuels, je me recouvrais de terre boueuse. Imaginant que cela pourrait servir de protection.  N'avais-je pas déjà… La sensation d'une main sur mon épaule et je sautais sur mes pieds, frappant le vide. Personne. Un cri m'avait échappé, tant mes nerfs semblaient sur le vif. Je devais bouger. Sans plus tarder, je m'élançais et me retrouvais de nouveau prisonnière… M'enfonçant dans la terre jusqu'à mi-cuisse.

Quelques instants après, incapable de me tordre davantage, une voix m'avertit d'une présence féminine qui se rapprochait. « Sa mère, putain. » Rapidement suivi, par celle d’un homme. Haussant les sourcils et agitant les mains de façon presque comique, je me fis violence. Sachant que le social, surtout en ce genre de situation, n'était pas mon fort. « J'avancerais pas vraiment davantage… Si j'étais vous… Semblerait que le sol soit capricieux aujourd'hui! »

love.disaster

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Mer 21 Sep - 23:20

Des frissons massacrent l’épiderme quand la voix émerge. Un mauvais écho qui l’oblige malgré elle à se retourner. Le cœur se crispe alors que les traits composent la surprise. L’endroit tout entier semble abriter ses vieux démons. Un mauvais jeu du sort ou un résultat voulu. Joan tisse des conclusions folles, parvient à entretenir ses divagations les plus insensées. Peut-être que l’épreuve consiste à affronter sous plusieurs formes, ses propres peurs. Cela lui semble empreint d’une cohérence toute particulière alors elle se détourne un instant du visage familier. S’éloigne du passé sans plus d’égard, convaincue du bienfondé de sa théorie fumeuse. La terreur gangrène la lucidité, ronge les artères et érode les poumons. Elle s’attend presque à croiser son ex-mari, à tomber sur le cadavre de sa fille. Son imagination s’étend jusqu’à l’improbable, à tout ce qu’elle ne pourrait être mesure de gérer. Peut-être que c’est graduel. Peut-être que c’est désiré. Et ça fonctionne déjà trop bien. L’adrénaline l’oblige à remuer, à agir d’une façon ou d’une autre alors elle fait quelques pas mais s’arrête aussitôt alors qu’il fait mine de vouloir la rejoindre. Alors qu’une autre intonation se mêle à la scène. Une tonalité qui ne la renvoie à rien de connu. La milicienne se fige, jette un coup d’œil par-dessus son épaule pour aviser la silhouette de Jackson. Pas seul ? Le doute s’insinue lentement, le regard dérive sur une ombre qu’elle ne peut tout à fait discerner. Agacée mais soudainement déterminée à comprendre, à affronter ses peurs les plus viscérales, la sorcière s’élance prudemment vers les deux égarés.

La boue martèle ses semelles, rend sa progression hasardeuse, extrêmement difficile. « Bouge pas, la fiotte.» crie-t-elle pour la forme tout en observant d’un œil inquiet l’obstacle qu’il a lui-même repéré. Le pouls s’accélère drastiquement tandis qu’elle le contourne avec une lenteur proche de l’indécence. Sa bravoure mobilisée uniquement pour se prouver qu’elle n’est justement plus la femme qu’il a pu côtoyer par le passé. Chiara frémit, apeurée mais l’américaine ne prête pas l’oreille à ses suppliques. Ses yeux ne lâchent pas l’étendue d’eau, elle a l’impression qu’elle pourrait s’étirer, l’atteindre. Sa respiration devient de plus en plus empressée, ses jambes flageolent à quelques reprises. Ce ne sont que quelques mètres mais ça prend très vite des allures de kilomètres. Le sol ne tient pas en place sous ses pieds, elle sait que ce qui ressemble à une innocente flaque poursuit sa course sous terre. Son attention change de cap, se fixe sur le visage allié tandis qu’elle finit par le rejoindre, encore secouée.

Le combat interne s’évanouit, laisse place à la confusion grandissante. « Qu’est-ce que tu fous là bordel de merde ? J’ai cru que je me chopais une putain d’hallucination. » grogne-t-elle pour reprendre contenance. Toujours livide, la trentenaire observe un peu plus loin la blonde piégée. Le spectacle aurait pu l’amuser davantage si elle ne venait pas de traverser une crise de tétanie. Tout en repositionnant ses prunelles sur le brun, elle entreprend de démêler les réalités. « Blondie a raté la marche ? » Un rire nerveux lui échappe. « C’est qui ta pote là ? » Un signe de tête en direction de la damnée. Elle se souvient alors de ces autres qu’elle n’a pas voulu observer et qui l’entouraient avant qu’elle ne sombre. Elle crache ses mots plus qu’elle ne les articule. « On est combien de pauvres cons à se faire enculer aujourd’hui ? Sa race, que ça me débecte. Tu peux me dire ce que c’est que cette merde ? Ils ont cru qu’on allait kiffer de jouer à Jumanji ? Comment ça se passe putain ? » Toujours à expulser sa rage pour se croire plus forte. Toujours à se méfier. Toujours à chercher ce flingue qu’elle n’a pas. Et à déplorer ce seul fait.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Ven 23 Sep - 14:50

Comme si la merde qui l'accablait depuis des lustres n'avait pas encore atteint son apogée, ne s'était pas montrée suffisamment écrasante, il fallait que ce gouvernement qu'il prenait grand soin d'ignorer se donne finalement la peine de lui rappeler son épouvantable et despotique existence. Putains de politiciens. On était venu le chercher là où il ne pensait pas être trouvé, dans cet affreux petit trou de souris sombre et futile, ce petit trou dont la terre entière se fichait éperdument jusqu'alors et dont on l'avait délogé pour une affaire au goût mortel dans laquelle il n'avait jamais imaginé être impliqué. Une arène. Un jeu macabre. Une finalité trop noire... Tout ça n'était censé n'être qu'un affreux souvenir, plus qu'un douloureux cauchemar. Mais l’abolition n’avait jamais été faite pour durer. Les jeux faisaient partie intégrante de cette nouvelle ère et, aujourd’hui, il y prenait part. Sous ses yeux s'étendait le marécage de l'agonie. Il s'était retrouvé les deux godasses dans la boue sans comprendre comment il était arrivé jusque là, avec ses deux perles d'azur perdues dans la brume fétide de ce tombeau immonde, désarmé et désemparé. S'était mis à errer sans croiser d'âme, le coeur un peu affolé et l'esprit troublé, les doigts ne cessant plus de faire des allers retours là où son arme à feux aurait dû se trouver. Là où elle brillait maintenant par son inquiétante absence.

Soudain, des voix s'élevèrent. Des bribes d'apaisement le submergèrent, puis s’envolèrent tout aussi promptement lorsque revinrent les règles à ses pensées. Parmi ces échos, il reconnu celui qui avait su percer son armure. Ce ton si rustre qu'il n'avait plus entendu depuis cette nuit étrange qui n'avait pas encore eu de fin. Il se rapprocha de cette petite foule dont il ne connaissait guère les visages, avec le pas lourd et volontairement bruyant. Ne prêta pas la moindre attention à cette femme piégée par dame Nature la dangereuse vicieuse, ni à ces autres aux silhouettes étrangères qui le laissaient choir dans l'indifférence. Toutes ces têtes sans nom qui dans cette arène n'étaient plus que des cibles à abattre. Inconnus mais pourtant ennemis. Des victimes qu'il ne désirait pas connaître. Sans un regard de plus pour tous ces portraits, il s'élança vers la sorcière qui, pour ne rien changer aux vieilles habitudes, pestait de manière plus que grossière. Fidèle à elle-même, en toutes circonstances. « Le seul con d’la journée, ce s’ra celui qui sortira d’ici... ». Laissa t-il filer avec dans les yeux la couleur de l’amertume. Peiné par un futur peint de sang duquel n’était sensé demeurer qu’un unique vainqueur, il saisit instinctivement la main de la peacekeeper tout en osant enfin s’attarder sur ceux qui les entouraient. Ses pupilles tantôt navrées avaient laissé place à une lueur d’avantage sinistre. Il y planait l’ombre d’une menace qu’il n’avait pas la moindre envie d’épouser, mais qui ne lui laisserait peut-être pas le choix. Ses doigts enlacèrent avec plus de forces ceux de l'amante. C’était irréel. Il ne pouvait pas en être autrement, tout comme il ne pourrait pas n’y avoir qu’un seul gagnant. Pas lorsque dans une même arène se retrouvaient deux amants... « Et j'espère que ça n'sera pas moi... ». La perspective d’un face à face avec Joan infligea à son coeur un vent de panique qu’il s’empressa d’étouffer. En cette heure cauchemardesque, faiblesse et émotions trop vives n’étaient pas permises. Un esprit claire et lucide, voilà tout ce dont il avait besoin pour ne pas sombrer dans la folie.

« Qu'est-ce tu fous là Joan ? Je pensais qu’ceux qui travaillaient à la botte du gouvernement étaient dispensés d’ce genre de conneries ». Finalement, dans ce monde merdique, personne n’était à l’abri. Que croyaient-ils ces guignols qui se trémoussaient le derrière au sommet de leur échelle ? Que c’était en envoyant le peuple qui pliait l’échine face à leur pouvoir que ça allait donner aux rebelles et criminels l’envie de leur baiser les pieds ? A quoi bon se ranger de leur côté si cette alternative n’offrait pas la moindre garantie. Cette nouvelle ère n’était plus qu’un carnage, un très gros foutoir dans lequel il n’y avait plus une once d’espoir. « Quelle merde hein... Comment ça va finir tout ça... ». Lança t-il d’avantage pour lui-même que pour sa compagne en zieutant une à une les silhouettes qui les entouraient et cherchaient le moyen de se regrouper, alors qu’elles auraient peut-être mieux fait de se fondre dans le décor et de détaler...

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Ven 23 Sep - 15:24

Le besoin de rester collé à toi ne disparaît pas. Tes réponses ont beau se vouloir rassurantes, plus mes yeux passent sur ce qui nous entoure et moins je le suis. Cette sensation, en plus, qui ne me quitte pas. Celle de ne pas être totalement maître de mon corps. Il me manque une information, une cruciale.

Je déglutis et j'approuve. Ils ne doivent pas être loin. Mais ils sont combien ? J'ai l'impression que t'en sais plus que moi, comme si j'avais nié une partie de cet horrible jeu dans lequel ils nous ont lancé. Je passe une main sur mon visage avant de réaliser que l'air est réellement tout sauf pur. Je soupire, tourne la tête un peu partout avant de t'entendre à nouveau. Quelle douce et belle question. Je serre les mâchoires, plante mes pupilles dans les tiennes. La réponse est évidente, elle est toujours la même avec eux.

Il n'y a toujours eu qu'une seule réponse, et il n'y en aura toujours qu'une. « Survivre. » Je baisse les yeux, ce souffle brisé qui prend place et cette sensation que dans n'importe quelle situation, c'est tout ce qu'il nous restera à faire. On est destinés à survivre, à s'accrocher à ce foutu rien. Ma main serre un peu plus la tienne et j'ignore la douleur dans mon avant bras. Une part de moi sait, sans vouloir réaliser.

Des bruits, loin ou non, impossible de déterminer dans cet environnement, dans des silhouettes qui ne semblent humaines, se font de plus en plus entendre. Par réflexe j'esquisse un geste de discrétion. Je n'ai pas la moindre idée de qui peut être là, et si j'en connais, je ne reconnais pas leur voix. Peut-être parce qu'ils sont trop éloignés de nous, ou alors parce que mon cœur bat trop fort dans mes tempes. En marchant à pas de loups, suivant le bruit, je finis par m'arrêter un peu brusquement, pris d'un haut le cœur. « C'est une bonne idée d'aller vers là bas tu crois ? » Je repense aux Hunters Seasons, je repense à toutes les épreuves qu'on a traversé, et tout ce que je vois, c'est que peu importe qui est là bas, je n'ai confiance qu'en toi. « Tu reconnais des voix ? » Ce sont des murmures, cherchant péniblement à être discret dans cet environnement hostile.

Sans doute trop concentré à ne pas nous faire repérer, je ne remarque pas la flaque devant moi, pose un pied dedans et manque de glisser lamentablement en me rattrapant en vitesse sur toi. Je m'excuse vivement, regarde si je ne t'ai pas fait mal dans ma prise et regarde mes jambes avant de reprendre. « Putain, mais c'est quoi cette merde sérieusement. » Mes mots font écho à ceux des autres, qui semblent faire ami-ami, et ce n'est pas forcément des plus rassurant pour nous. Ils semblent se connaître, ils semblent plein de choses que nous ne sommes pas.

« Mack, on peut encore faire demi-tour et ne pas aller les rejoindre, je crois pas qu'ils nous aient remarqués. Alors c'est toi qui choisi. T'es bien plus rationnelle dans ce genre de situation que moi. » Il l'a toujours dit. Les mots ne passent pas mes lèvres, s'arrêtent dans le fin fond de ma gorge et si ma main serre la tienne dans des tremblements que je cherche à dissimuler lamentablement, mes yeux eux, se posent partout. Tout me semble être dangereux. Encore plus que quand je me lève de mon lit chaque matin. Comme si chaque parcelle de ce foutu terrain pouvait nous tuer. Et les connaissant, elles le peuvent sans doute. « Faut que j'te sorte de là... » C'est un murmure, une promesse. Pour toi. Pour lui. Pour nous. Hors de question qu'ils t'aient toi aussi.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Ven 23 Sep - 16:34




Un équilibre instable, qu’elle peine à maintenir. Le souffle saccadé qui s’accélère, la dealeuse plisse le front, ne parvient pas à faire cesser cette sensation de vertige qui semble avoir pris possession de tout ses membres. Et la présence de Garret dans cet endroit morbide est loin de la rassurer. Le savoir là signifie aussi qu’il va subir le même sort qu’elle. Dans cette arène au goût de déjà vu pour celui qui avait eu tant de mal à se remettre de ce combat la première fois. Elle soupire, longuement, dissipe le brouillard de ses pensées sans vraiment y parvenir. Elle aurait préféré le tenir éloigné de ce genre de situation mais visiblement, d’autres en ont décidé autrement. Il baisse les yeux alors que la sentence tombe. Survire, c’est tout ce qu’il leur reste à faire. Une demi-réponse apportée qui soulève des milliards d’autres questions. Dont une dépeint son relief brutalement dans sa conscience. Comment ?

S’attarder dans les prunelles de son allié de toujours ne suscite que la peur. Elle préfère alors s’en détourner, au moins le temps d’une seconde. Le temps de distinguer ce qu’elle ne voyait pas jusque là. Ce qu’elle ne voulait pas voir, pas entendre, pas comprendre. Elle ne tarde pas à apercevoir des silhouettes, lointaines mais réelles. Accompagnées de sonorités qui lui parviennent à peine, des bruits encore fades, sans tonalité. La trafiquante prend les devants, décide de s’avancer vers ceux qu’elle ne reconnaît pas encore. Préférant les affronter plutôt que de se terrer jusqu’à ce qu’autre chose ne daigne les finir. La confiance au plus bas, elle esquisse des pas maladroits sur le sol marécageux. Une progression rendue lente, laborieuse, presque impossible sans tomber. « - Comment je pourrais reconnaître quoi que ce soit ici ? À part toi ? » La question rhétorique franchit la barrière de ses lèvres sans qu’elle ne puisse l’altérer. La rendre moins tranchante. Moins brutale. Ses efforts bien trop concentrés sur la lutte physique qu’elle mène que sur la portée de sa voix.

« - On peut pas se permettre de rester isolés. Pas cette fois » Elle se pince la lèvre inférieure, comme pour retenir ce qu’elle ne dit pas. Des sous-entendus ressurgissant tout droit du passé qu’elle préfèrerait s’abstenir de faire. En vain. Les yeux rivés au sol pour ne pas sombrer, elle ne voit pas Garret perdre pieds. Ne se rend compte de sa chute qu’une fois son bras agrippé. Elle manque de tomber à son tour, emportée par le poids de son acolyte, se rattrape de justesse mais laisse échapper un cri sourd. Bref, essoufflé. Elle n’ajoute rien, se contente d’aider le journaliste à se remettre sur pieds, s’assure qu’il tienne en équilibre avant de lui adresser un regard qu’elle veut rassurant. Sans être certaine d’y parvenir.

« - On fait peut-être demi-tour chez les Ferguson mais certainement pas chez moi » À son tour d’agripper le bras du photographe. Sa main, fermement. La gauche, pour ne pas lui causer plus de douleur, puisqu’elle sait qu’elle existe. « - Allez, viens » Un murmure, soufflé entre les lippes asséchées par l’atmosphère plutôt rude. Un contraste flagrant. Alors que l’humidité règne en maître, c’est la déshydratation qui l’accable. Elle continue pourtant d’avancer, entraînant le récalcitrant derrière elle, le forçant à marcher dans ses pas. Plus fins, plus léger. Pour éviter une nouvelle bousculade. Un autre accident. Les mètres défilent et les silhouettes s’élargissent. Prennent forme devant les yeux de l’australienne, obtiennent un visage, des voix même. Elle s’approche en silence et décompte dans sa tête. Trois homme et trois femmes. Douloureux hasard ou manipulation malsaine, elle ne doute pas que leur sort n’est déjà plus entre leurs mains.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Ven 23 Sep - 18:09

L’adrénaline ne déserte pas les veines, il agite les sens et bouscule l’organisme. De nouveaux martèlements et déjà le regard se tourne pour en aviser la source. Le cœur se fige immédiatement, une onde glacée la parcourt des pieds à la tête. Comme quand on rate la marche d’un escalier, qu’on anticipe la chute. L’effroi décompose sa fausse assurance, paralyse ses traits, son souffle. Pour la seconde fois, elle aimerait pouvoir envisager l’illusion. Mais sa présence devient trop concrète pour l’espérer totalement. La voix rocailleuse du changeur froisse l’air, comprime davantage sa poitrine. Non, putain, non tout mais pas toi. Les mots se pressent contre ses lèvres, ne les outrepassent pas tandis qu’il glisse sa main dans la sienne. Un contact qui la désarme, accentue le désordre mental. Le choc sème toute lucidité. Ses terreurs antérieures semblent s’évanouir totalement au profit de cette nouvelle apparition. Appréhensions qui se multiplient dans ce qu’il laisse sous-entendre à la suite. Elle veut immédiatement rejeter sa paume, comprenant ce que le lien semble impliquer pour lui. Mais ses muscles refusent de lui obéir, tout son corps est engourdi. Quand elle parvient enfin à émettre un son, ses paroles se changent instantanément en cris. « Dis pas de la merde, bordel ! » Le manque d’intimité flagrant l’oblige pourtant à descendre son ton d’un cran. Elle se rapproche de lui pour mieux atteindre son oreille. Sans se départir de sa sécheresse ou de son intransigeance, elle lui délivre la réalité. « Faut que tu t’en tires, putain. T’as encore des mômes qui t’attendent, toi ! » Son regard passe du visage de son amant à celui de Jackson. Elle revoit la gamine de ce dernier partager ses jeux avec sa propre fille. Ses doigts se resserrent autour de ceux de Declan jusqu’à faire craquer ses phalanges. Tout en reposant ses yeux sur le plombier, la sorcière sait déjà très bien ce qu’elle compte faire.

La prochaine interrogation du nouvel arrivant lui arrache une grimace fugace. Sa couverture tombe en lambeaux sans plus d’émoi et elle ignore encore quelles retombées l’attendront à la sortie. Ça n’a pas d’importance. De toute façon, ils vont sûrement tous mourir dans cette arène. « Bah tu sais, ils me portent pas trop dans leur cœur quoi. Depuis qu’on a fait péter ta baraque, je suis un peu devenue la sous-merde de service. Je bosse plus pour eux. » Enfin pratiquement plus. Elle élude par défaut, sait que de toute façon, c’est futile. Tout lui semble futile désormais. Ses prunelles restent fixées sur le faciès de l’irlandais. Ils vont crever stupidement et les dernières choses qu’ils se sont balancés à la figure n’avaient rien de reluisantes. Joan ouvre la bouche à nouveau et la referme aussi vite devant l’évidence qu’il délie. « T’as pas intérêt à crever, ouais. » souffle-t-elle ultimement. Elle le met au défi d’un regard avant de laisser son inquiétude reprendre le dessus. Son pouce trace machinalement des ronds contre le dos de sa main, dans l’attente du premier danger.

C’est alors que d’autres silhouettes se joignent à la masse. Ils sont deux, pas bien grands, pas bien gros. La méfiance redouble pourtant. Un groupe atypique s’observant, s’évaluant silencieusement. Elle se sent mal à l’aise subitement, par la proximité de Declan, par sa main dans la sienne. Elle sent qu’ils ne devraient pas exposer leurs faiblesses aussi librement. Elle défait alors lentement sa prise sans pour autant totalement s'écarter de lui. Afin d’évacuer la tension perpétuelle, elle se remet à parler d’une voix forte bien que légèrement ébréchée. « Putain mais on est combien à la fin ? Si quelqu’un sait un truc, c’est le moment de la ramener. On est tous dans la même galère, les mecs. »  Un rappel général. Non pas qu’une alliance l’enchante ou l’intéresse. Mais limiter la casse peut avoir ses avantages. Surtout quand on a bien plus à perdre que sa propre vie.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Ven 23 Sep - 18:36

Un sourire se dessine sur mes lèvres malgré moi. Pas chez elle. Une pointe de regrets alors que mon regard croise le sien. Elle a raison, on a toujours eu plus de réserves qu'elle. On a toujours plus hésité. Et aujourd'hui, on se retrouve à deux au lieu de trois. Et le pire, c'est que c'est pas le bon qui reste, c'est pas moi qui devrais être là. Je suis avec précaution tes pas, me cale derrière toi, sans une oreille tendue pour les bruits qui deviennent des mots.

Visiblement, nos camarades ne sont pas des plus polis, ni même des plus calmes. C'est un peu rassurant, que ce monde là ne soit le pied pour aucun d'entre nous. La main toujours dans la tienne, je retiens mon cœur de sortir par tous les pores de mon être. Je ne me sens pas bien, de plus en plus tendu, sans réellement comprendre pourquoi. Ce petit quelque chose sur lequel je n'arrive pas à mettre le doigt qui se rapproche de plus en plus de moi, qui va me fouetter en plein visage dans pas longtemps.

Mais avant ça, une brune parle. Celle qui avait emprunt l'air de toute sa délicatesse. J'arque un sourcil. Si la question n'est pas mauvaise, elle a une façon de parler qui n'est pas commune. Je regarde autour de nous, cherche à compter, à trouver ma voix. Cherche à savoir qui est avec qui aussi. Elle, visiblement avec un compagnon qui nous mettra à terre en moins de deux, et les autres, leurs regards qui se posent sur ces gens comme ils ne se posent pas sur des inconnus. Peut-être juste cette petite blonde, qui semble dans son monde. Toujours est-il qu'on ne semble pas à notre place, ni toi, ni moi. Je déglutis, resserre un peu mon emprise. Une part de moi cherche à situer les visages, t'es journaliste, bordel de merde.. Mais finalement, c'est ma bouche qui s'ouvre, pâteuse. « Je crois qu'on est tous là, du moins on a pas vu d'autres ombres ni entendu d'autres voix que les vôtres. » Aucun sous-entendus, pourtant, être guidé par la vulgarité d'une brune au corps auquel on ne dit pas non, c'est pas commun. Pas sûr que le Gouvernement ait le temps de censurer toutes nos paroles, vu le rythme auquel on les débite.

Sans lâcher ta main, je cherche à comprendre comment fonctionne le tout, sans y parvenir, pas foutu de réfléchir. Mais je parle, étonnant, de ma part. Mais si je parle, je ne réfléchis pas. Si je ne réfléchis pas, je ne déduis pas. « Enfin, peu importe combien on est de toutes façons, est-ce que vous avez des souvenirs ou des informations ? Parce que... » Parce que quoi ? J'en sais quoi moi ? « … Le temps de vous rejoindre on a vu que le sol n'était pas franchement notre ami, faîtes gaffe où vous mettez les pieds quoi. » C'est complètement inutile, et je ferais mieux de me taire.

Tant pis pour la réflexion. Et puis mes prunelles croisent celle de la brune, et la réalisation devient brutale. Je serre bien plus fort ta main, ne retiens pas mes tremblements. « Putain. » Les mots m'échappent, sans doute incompréhensible. Et je me tourne vers toi, j'ignore nos nouveaux camarades. J'ai des chauds et froids, des nausées. Je panique sans pouvoir m'arrêter alors que les images me reviennent. « Des seringues. Y avait des seringues. J'en suis sûr Mack. », je cherche à lâcher ta main, à m'éloigner. Je cherche à arrêter le fil de ma pensée. « Non. Non. Non, putain. Non pas ça. » Je tremble plus que de raison, et mes yeux se plantent dans les tiens, flous, et pas par l'environnement cette fois. J'ai peur pour toi.

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    I sat alone in bed till the morning I'm crying "They're coming for me" And I tried to hold these secrets inside me My mind's like a deadly disease I'm bigger than my body I'm colder than this home I'm meaner than my demons I'm bigger than these bones And all the kids cried out "Please stop, you're scaring me" I can't help this awful energy God damn right you should be scared of me Who is in control?
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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Ven 23 Sep - 20:47

Les sous-entendus furent rapidement saisis et les ripostes de la sorcière fusèrent dans la foulée. Elle se drapait du rôle de l’amante avec une perfection sensible qui ne fit qu’accentuer le coeur déjà trop lourd du skinchanger. Ne fit qu’aggraver cette angoisse qu’il avait pour elle et qui finirait par devenir de plus en plus intense au fil du jeu, si tant est que les joueurs se mettent à suivre les règles. Si tant est... Forcément qu’ils allaient tôt ou tard devoir s’y plier. Les âmes les plus revêches finiraient toutes par y être contraintes, d’une manière ou d’une autre. De gré ou de force. Et il n’était jamais trop difficile de convaincre un homme d’en tuer un autre, surtout lorsque l’enjeu n’était rien d’autre que sa propre survie, ou celle des êtres les plus chers.

La main de l’amante brisa soudainement le contact. D’autres tons s’étaient ajoutés aux leurs sans qu’il n’y prête réellement attention - trop concentré par ses propres pensées qu’il était - suivis par de nouveaux visages qui lui étaient tout aussi étrangers que les premiers découverts. Six personnes qu'ils étaient au total, toutes biens différentes. Quatre cibles potentielles. Quatre esprits déjà damnés. Sur cette atroce conclusion ses yeux balayèrent les visages sans s’y attarder, jugèrent et jaugèrent. Aucun ne pourrait terrasser sa confiance et son assurance, car ni dans leurs regards, ni dans leurs allures ne se trouvaient le présage de la bien dangereuse menace. Ils semblaient tous si faciles à abattre, avec leurs peurs gravées sur leurs traits et cette faiblesse qui suintait de tous leurs pores. Ils étaient là, à s’inquiéter du sol instable qui n’était pourtant pas le risque numéro un, à spéculer sur leur sort, sur le pourquoi du comment tous étaient arrivés là alors que seul leur futur proche aurait dû les questionner. Plus rien ne comptait si ce n’était le moyen de se sortir de ce guêpier. « Si j’étais vous, je m’inquiéterais d’avantage d’la suite des événements plutôt que d’la manière utilisée par ces salopards au pouvoir pour envoyer nos jolis p'tits culs d'innocents dans c’joyeux merdier... »

L’irlandais, sûr de lui, conscient de ses capacités et de sa conscience qu’il avait depuis longtemps rendue muette, s’adressa à Joan de sa voix grave, presque rocailleuse, tout en détaillant plus franchement chacun des personnages présents. « Si j’dois crever ici, ça s’ra seulement d’ta main, la seule qui pourra encore brandir une arme lorsque c’putain d’jeu aura touché à sa fin ». La seule, parce qu’ils seraient les derniers debouts, quoi qu’il advienne. Cette certitude s’ancrait profondément en lui pendant que son oeillade s’assombrissait dans l’ombre du marais, ne promettant pas la moindre pitié s’ils étaient forcés de s’entre-tuer... Declan avait l'impression d'être le seul réellement conscient de ce qui les attendait. De cette fin sanglante à laquelle personne ne pourrait échapper. Les serres de la mort les piégeraient un à un, tout comme elles s'étaient tragiquement refermées sur tous ceux qui avaient foulé le sol des arènes avant eux. Alors, fatalement, il se glissait sans pudeur dans la peau du loup lâché dans la bergerie, avant qu'un autre ne le prenne à tort pour un agneau. Et l'animal, tantôt très proche de la brune sulfureuse au langage de feu, avait marqué son territoire. Propriété que nul ne devrait avoir l'audace d'approcher. Les dés étaient jetés. Il n'attendait plus que le franc commencement de la partie pour s'y adonner...

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Ven 23 Sep - 21:27




La patience s’effrite mais l’attente n’est plus très longue avant qu’ils ne parviennent à rejoindre les autres. Ces autres là, qui partagent leur Enfer. Leurs malheurs futurs et cet oxygène nauséabond. C’est à pas feutrés qu’elle s’en approche pourtant, choisissant de ne pas interrompre quoi que ce soit. Pour mieux intercepter les possibles dangers. Une fuite éventuelle qu’elle envisage si les visages qui se dessinent ne lui inspirent finalement pas confiance. Une décision de dernière minute qu’elle garde dans un coin de sa tête, à l’abri des regards, surtout celui de Garret. Sans jamais la prendre, cependant. Puisqu les deux alliés de longue date se joignent finalement au reste du groupe, visiblement aussi perdu qu’eux. Aussi déstabilisés, tout du moins. Plongés dans la même incompréhension.

Une voix féminine qui s’élève. Un timbre au relief piquant, exacerbé par un visage faussement angélique. La dealeuse reste attentive à l’inconnue qu’elle examine en silence. Elle fronce les sourcils, immobile, toujours férocement accrochée à son allié de toujours. L’autre aussi s’accroche à un homme. Pas pour très longtemps mais le signe affectif semblait sincère. L’australienne est interrompu dans son analyse par la voix du journaliste qui fend l’air. Faible et détachée, mais il parvient tout de même à formuler sa pensée. Pensée qu’elle partage évidemment et qu’elle ne contredirait pas même si ce n’était pas le cas. Les prunelles avelines parcourent les alentours alors que le photographe poursuit son discours. Un discours qu’elle entend sans vraiment l’écouter. Bien trop occupée à détailler l’endroit. Aussi vaste soit-il, il doit bien connaître des limites. Des failles, n’importe quoi. Quelque chose qui leur permette de subsister. De survivre. Comme ils semblent tous être enclins à le faire.

« - On devrait bouger. Pas rester là. Pas rester immobiles » Elle secoue la tête. Enchaîne quelques mots sans vraiment chercher à les connecter. Elle se contente de les apposer les uns à côté des autres, sans logique aucune. Simplement histoire de faire passer son message. Sans non plus se préoccuper de sa bonne réception, ou non. Quelque chose, qu’elle ne s’explique pas, lui compresse la poitrine. La contraint à entretenir une respiration saccadée, dépourvue de toute fluidité. Une sensation désagréable contre laquelle elle ne peut rien faire. Puisqu’elle est partout autour d’eux. Une généralité pesante. Une banalité presque handicapante tant elle est présente. Et le danger, cet enfoiré, qu’elle perçoit au travers de chaque pore de sa peau diaphane. Sans arriver à le saisir. Le capturer. Elle intercepte pourtant la voix masculine qui murmure, jauge l’homme du regard alors qu’il se raccroche de nouveau à la brune. Un autre danger qu’il deviendra sûrement et la confiance déjà inexistante s’égrène encore un peu plus. Jusqu’à ce qu’il ne défaille.

Elle le sent au creux de sa paume. L’étreinte se resserre et elle tourne immédiatement la tête vers lui. L’air évidemment inquiet qui se dessine sur ses traits n’est pas feint. Les iris noisettes se plongent dans celle du journaliste qui laisse échapper quelques mots incontrôlés. « - Quoi ? De quoi tu parles ? » Des seringues. Comme si c’était une évidence. Il l’affirme alors qu’elle est absolument incapable de se remémorer quoi que ce soit. Comme si sa psyché lui était pour le moment inaccessible. Bloquée par quelque chose d’encore inidentifiable. « - Garret, regarde-moi » Elle le retient alors qu’il cherche à fuir. Le maintient sur place alors qu’il tremble de toutes parts. Le force à croiser son regard alors qu’il aimerait s’en éloigner. Elle persiste et se saisit des deux mains du photographe. Les serre à tours de rôle, imitant son propre rythme respiratoire qu’elle calme par la même occasion. « - Calme-toi, respire » Ne pas trop en dire pour ne pas trop s'exposer. Quelques mots murmurés comme un souffle, ponctué d’un regard aussi doux qu’autoritaire. Tant pour elle-même que pour son double. Les doigts fins glissent sur les joues avant de retrouver les phalanges alliées dans leur nouvelle routine. Alors que déjà les autres disparaissent à ses yeux, pour ne les laisser qu’à deux dans cette immensité instable.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Ven 23 Sep - 22:13

The Forgiven Days

L'arène marécageuse

Cette arène est un piège géant. Pendant un instant je me demande si c’est le sol ou ces flaques qui auront raison de nous. Mon regard noisette avise Joan qui semble aussi rassurée que moi en détournant cet étang boueux. Lorsqu’enfin elle me fait face, son langage me fait sourire. Son visage me renvoie dans un passé lointain, un passé heureux. Un sourire nostalgique courbe mes lèvres. Un sourire empreint de tristesse. « Salut Joan ! J’suis venu admirer l’paysage je pouvais pas rater ça. » l’humour. Un rempart à la situation périlleuse dans laquelle on se retrouve. Je lance un regard curieux en direction de la blonde piégée par la boue un peu plus loin et hausse les épaules. Peut-être qu’il faut aller l’aider. J’entrouvre les lèvres, près à parler mais l’arrivée d’un brun me coupe dans mon élan. Declan si mes souvenirs sont exacts. Lui aussi semble connaître Joan, mais c’est autre chose. Il lui prend la main. Mon regard se plonge un instant dans celui de la brune. Visiblement New-York est bel et bien de l’histoire ancienne et je comprends qu’Isaac est un élément qui appartient au passé. Comme tant de choses.

Je ne prête pas attention aux échanges du couple puisque d’autres personnages viennent remplir le tableau. Ils se tiennent la main. Pendant un instant je fronce les sourcils et me tourne vers la blonde un peu plus loin. Certains s’inquiètent de savoir comment on est arrivés là, Declan quant à lui cherche un moyen de s’en sortir. Mais que doit-on fuir au juste ? « Pour trouver des solutions faudrait savoir ce que ces tarés nous réservent. » je hausse les épaules, distrait. J’ignorais qu’il fallait venir accompagné… Visiblement même le Gouvernement n’a pas réussi à mettre la main sur Jane. Je me sens soudainement extrêmement chanceux, je souris presque. Si ma femme avait été ici, le supplice serait devenu pire qu’insupportable. Au moins je n’ai rien à perdre. Ces gens ne m’importent que peu. J’espère qu’ils s’en sortiront. Que Joan s’en sortira. Je pense surtout à ma fille. « Bon, en attendant faut rester groupé. On va peut-être tous crever mais on est pas encore morts. » sur ces mots je laisse les autres à leurs échanges et emprunte un chemin plus ou moins stable et sec pour m’approcher de la blonde restée en retrait malgré elle. « Un coup de main peut-etre ? » je l’observe et reste à distance histoire de ne pas me faire avaler par la boue.

Sigrid est son nom. Je me souviens vaguement des présentations. Il ne faut pas qu’elle reste là dedans ou le sol finira par la faire complètement disparaitre. Les jambes écartées et stables, je tends une main amicale vers la jeune femme prisonnière. Elle ne semble pas particulièrement ravie. Acceptera-t-elle mon aide ? Telle est la question. Mais c’est plus fort que moi, j’ai toujours cette foutue habitude de penser aux autres. Peut-être mon instinct paternel, peut-être une putain de culpabilité qui me ronge depuis que ma fille a disparue. Qui sait ? En attendant je reste là, le bras tendu, en équilibriste. Manquerait plus que je me fracasse la tronche dans la boue. Il faut qu’elle se décide avant qu’on finisse tous les deux happer par la vase malodorante de l’arène.

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THIS PAIN IS JUST TOO REAL
And this pain may not be escaping, and I may still be hurting, but that's okay. Because at least I'm living and I can see that some day it will be ending, even if it's not today, I'll be set free. sign by Solosand
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