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 The Forgiven Days } l'Arène marécageuse

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Ven 23 Sep - 23:24

La méfiance se déploie continuellement. Tous les mots reçus sont stockés mais remis en cause automatiquement. Personne d’autre à déplorer et l’ignorance pour régner sur les esprits égarés. La sorcière a bien écouté sans toutefois répliquer. De toute manière, la seule personne à qui elle prête toute l’attention nécessaire se tient toujours à ses côtés. Elle sait que cet homme n’a rien d’un saint mais elle n’a pu observer cette férocité qu’en de très rares occasions. Ses paroles tranchent le silence à plusieurs reprises, des intonations inflexibles qui font planer une menace perceptible. Des sonorités chassant le calme relatif avec lequel l’inconnu s’était exprimé juste quelques secondes auparavant. Le tempérament de Declan rejoint trop souvent le sien. Et sans doute que s’il n’avait pas été présent, elle aurait elle-même foncé tête baissée. Mais le fait qu’il soit là, change absolument toutes les règles du jeu. Le métamorphe se proclame l’ennemi de tous ouvertement et même la furie sait que ce n’est pas une solution. Ils pourraient tous s’allier contre lui - contre eux. La peur la prend aux tripes. Elle se déteste dans cette instabilité mais elle ne parvient pas à chasser ses appréhensions. Profitant du chaos provoqué par la panique du journaliste, elle agrippe le bras de son amant et l’écarte abruptement du groupe. Elle l’oblige à reculer de quelques mètres seulement, juste assez pour pouvoir discuter sans se faire vraiment entendre.  

Ses doigts s’incrustent dans la chair du changeur. Ses traits miment autant la colère que la terreur. Elle délaisse totalement son sang-froid, incapable de jouer la comédie une seconde de plus dès que ses prunelles heurtent l'azur. « Putain, va falloir te calmer, Rambo. T’as envie qu’on te saute à la gueule, tu me fais quoi là, à provoquer la populace ? Tu vois des armes toi ? Non, s’ils voulaient qu’on se poutre la gueule, ils nous auraient foutu autre chose sous la main que de la boue. Et bordel de merde, à quel moment tu m’as pas comprise ? Il est hors de question que je te butte, mec. Fais-toi une raison. Compte pas sur moi. » Sa voix se brise malgré elle. Qu’il envisage deux fois sa propre fin la met hors d’elle. Qu’il ose suggérer qu’elle soit en plus, la cause du trépas… Plus calmement, elle défait sa prise sur son avant-bras avant de parler plus bas encore. « Regarde un peu autour de toi.  Je sais pas nager, Declan. » L’aveu placarde le plus grand dégoût sur son faciès. C’est pire qu’un simple manque de compétences, elle est tétanisée par les eaux profondes. Elle sait depuis le début qu’elle n’a aucune chance de s’en sortir de toute façon. Ou du moins, en prend la mesure maintenant qu’il est là et que ses derniers espoirs se sont envolés. « Alors même si je clamse, tu continues, pigé ? Pense à tes mômes, putain. » Elle plante son regard dans le sien avant de se détourner tout aussi vivement pour retrouver leurs camarades d'infortune, rebondissant très vite sur la suggestion de la dernière arrivante.

« La gamine a pas tort, on devrait peut-être bouger nos miches. C’est aussi bouseux de là d’où vous venez ? Après je sais pas si c’est une bonne idée de rester en troupeau comme le suggère, sa majesté, le prince charmant. » ironise-t-elle en voyant Jackson si empressé de secourir la blonde piégée. Ses yeux filent d’une carcasse à l’autre, évitent volontairement de rencontrer ceux de l'irlandais. Ses nerfs ne tiennent plus qu’à un fil bien que sa détermination demeure farouche. « Surtout si le freluquet nous tape une crise de nerfs là. Faut lui en foutre une dans la gueule, ça va le calmer. Sinon, on fout sa tronche dans la flaque là. » D’un geste désinvolte, elle indique l’étendue d’eau qu’elle a si précautionneusement contourné. Un énième spasme secoue son organisme rien qu’à la vue du terrain aqueux. C'est un sort toujours plus enviable que celui qui consiste à tuer la seule personne qui importe.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Ven 23 Sep - 23:50

Le monde qui nous entoure devient soudainement encore plus flou. Les chauds et froids s'alternent pour me laisser ce goût dégueulasse au fond de la gorge. Je cherche à m'échapper, et je sais que c'est ta main qui me retient. Tu ne devrais pas, parce que je ne mérite pas de vivre. Pas après ce que j'ai fait. Et si on est sur le point de tous crever ? C'est le moment de tout avouer ? J'y arrive pas. J'arrive pas à voir clair, j'arrive pas à respirer, à me concentrer. Mes tremblements, et mes yeux mouillés prennent le dessus, mes mains veulent s'écarter de toi, elles veulent toucher mon visage. Mon corps veut se jeter dans cette flaque sur laquelle je me fixe. Je veux mourir, pour ce que j'ai fait. Mourir pour tout ce que t'as subi. Tout ce qu'il a subi.

Et puis, mes yeux se posent enfin sur les tiens, alors que tes mains me piquent de toute part. Comme si c'était une agression, comme si tu ne pouvais pas avoir de place dans cette psychose horrible. Mais tu t'accroches, tu ne lâches pas. J'ai envie de te dire que ça me brûle, que tu dois me laisser, mais aucun mot ne franchit la barrière de mes dents, et ton acharnement paie, ta peau retrouve une chaleur normale, équivalente à la mienne. Je soupire, alors que tes mots me semblent lointains. J'ai mal sans pouvoir te dire pourquoi, et toi, t'es toujours là. Je laisse mon regard sur le tien, comme pour m'obliger moi aussi à retrouver la réalité. M'obliger à ne pas abandonner, à ne pas te laisser tomber. Parce que tu ne fais pas demi-tour, et que je ne peux pas me l'autoriser.

Mais la boule au ventre persiste, elle frappe et s'étire dans chaque muscle, je me mords l'intérieur de la lèvre, cherche à ne voir que toi. De toutes façons, rien à foutre de tous ces cons. La moitié ont sans doute fait plus d'horreurs que ce que je peux bien imaginer. Affreuse façon de se rassurer, mais ça fonctionne dans ce monde pourri, dans ce monde où ma pensée a tout pour être vraie. Je garde ma concentration, dans cette panique qui dure une seconde ou mille. Incapable de situer le temps, je le cherche aussi dans tes yeux. Je le cherche pour m'excuser. Et les mots s'étranglent à nouveau alors que mon cœur retrouve un rythme décent. Je m'habitue à la douleur, la laisse prendre toute la place. Je resserre finalement ta main, encore fébrile et je m'avoue vaincu.

On va mourir ici, et j'emporterai mon secret. Pour te donner une chance de survivre. Pour te permettre de ne pas y rester. J'ai oublié l'arène, l'air dégueulasse. J'ai oublié les autres, et il n'y a plus que nous trois. Toi, moi, et son fantôme entre nous. Ma main moite ne peut plus quitter la tienne, comme le seul point d'attache qui m'empêche de replonger. Comme la seule chose qui m'empêche de perdre à nouveau pieds. Je concentre ma respiration, le moindre de mes gestes, de mes micro-expressions. Dans cette espèce de vague faussement calme pour me persuader, nous persuader que tout va bien. Et puis la voix de la brune rentre dans cette foutue bulle. Elle l'éclate et mes yeux se posent sur elle. Ils ne sont même pas en colère, ils ne sont même pas énervés. Parce qu'elle a raison. « C'est bon, c'est bon. » Je lève un bras, sans te lâcher. Je montre au monde que je ne serai pas un poids. J'ai la voix explosée et je tourne mes yeux sur son garde du corps. « Pas besoin de devenir violent, j'suis calme. », une fausse vérité.

Et mes yeux se posent finalement à nouveau sur toi, alors que je cherche à te convaincre que c'est vrai. Alors que j'avoue une demi-vérité. « J'suis désolé... »

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    I sat alone in bed till the morning I'm crying "They're coming for me" And I tried to hold these secrets inside me My mind's like a deadly disease I'm bigger than my body I'm colder than this home I'm meaner than my demons I'm bigger than these bones And all the kids cried out "Please stop, you're scaring me" I can't help this awful energy God damn right you should be scared of me Who is in control?
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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Sam 24 Sep - 11:06




Elle le sent fébrile entre ses mains. Le tremblement qui persiste et qu’elle tente de contenir de toute sa force. Du mieux qu’elle peut. Elle aimerait lui voler son mal être. Devenir la victime qu’il reste malgré lui. Lui prendre sa douleur, le soulager de ce qu’elle ne saisit pas totalement. Habitée par cette torpeur permanente, elle ne se rend pas compte que le contact peau contre peau ne provoque par l’effet habituel. Le réflexe tellement naturel prend forme sans qu’elle ne calcule quoi que ce soit et la nature mortifère qui lui colle au train d’ordinaire semble avoir pris des congés. Elle s’en réjouit, quelque part. Laisse échapper un souffle alors que ses doigts traces des cercles infinis dans les paumes du photographe. Bêtement, elle s’imagine que tout n’est qu’en rapport avec l’arène et ce qu’elle soulève de plus douloureux chez son allié. Sans savoir vraiment de quoi il en retourne. Sans saisir la portée bien plus dramatique de cette réaction inattendue, à laquelle elle est pourtant habituée. Mais qui lui tord toujours autant l’estomac.

Les prunelles ne se concentrent que sur le journaliste. Le pousse à se concentrer sur sa voix, sur ses gestes. Sur elle, et rien d’autre. Puisque rien d’autre n’importe. Pas vraiment. Pas même ces autres qui les observent comme des bêtes de foire. Elle peste intérieurement mais ne laisse rien paraître. Elle distingue à peine les deux tourtereaux s’éloigner du petit groupe qui s’est formé malgré eux. Elle s’en fiche, à ce moment précis. N’accorde que très peu d’importance à ce qu’ils peuvent bien se dire. Bien qu’elle imagine des mots à leur intention. Et pas des plus agréables. S’ils doivent vraiment en finir ici, dans cet endroit purulent de dégout et de boue, si ces instants doivent vraiment être les derniers qu’elle vivra, alors elle préfère encore les passer avec lui. Noyée dans ses yeux et baignée de son contact. Le visage d’Elias se dessine brièvement devant ses paupières qu’elle tient à demi closes et elle se surprend à sourire. Un rictus à peine visible, qui se dessine en repensant à leurs derniers moments ensemble. Elle aurait aimé en connaître d’autres, des plus joyeux, mais ne regrette rien, pourtant. L’australienne secoue la tête, retrouve la réalité dans laquelle ils se retrouvent tous plongés contre leur gré. Bien qu’elle aurait aimé continuer de rêver.

C’est le timbre féminin qui achève de la raccrocher à cet Enfer. Clairement adressé à eux, à elle. Elle tique face au surnom si délicatement trouvé et prononcé. Se mord la lèvre pour s’empêcher de réagir bêtement. Elle souffle puis inspire, se donne mentalement le courage de continuer à être diplomate. Se forcer à constituer un groupe, avec des gens qu’elle ne connaît pas, qu’elle ne veut pas connaître. Et puis elle enchaîne. Garret parvient à répondre calmement alors qu’il semble avoir retrouvé une certaine contenance. Elle, en revanche, bouillonne de l’intérieur et elle ne parvient plus à retenir ce qui lui vient naturellement. « - Et toi, Barbie, ça te dirais d’aller goûter la merde dans laquelle on patauge ? » Un regard assassin qu’elle ne déguise pas. Elle ne cherche pas à provoquer qui que ce soit mais c’en est trop pour elle. Moi aussi, pense-t-elle en réponse à Garret alors qu’elle se tourne de nouveau vers lui, sans le lâcher. Mais les mots restent bloqués au fond de sa gorge. Prisonniers involontaires de sa trachée.

« - Pour te répondre, oui. C’était pareil là où on était, si ce n’est pire » Un constat qu’elle aurait aimé différent, cependant. « - Et je suis d’accord avec… » Le prince charmant dont le nom lui échappe pour le moment alors qu’elle plonge dans des souvenirs encore flous. « - Jackson, c’est ça ? » Elle soupire en tournant la tête vers le principal intéressé. Incertaine mais soulagée. « - On est plus forts ensemble. Et si ils veulent pas nous voir groupés, ils trouveront bien un moyen de nous séparer » Et c’est peut être ce qui la terrifie le plus, à cet instant.

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Madame la Faucheuse

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Sam 24 Sep - 13:30


« Shit comes from the underground too »


   
   
Depuis la seconde où les candidats avaient plongé sous le coup de la drogue qu’on leur avait administré, je n’avais pas quitté mes écrans de contrôle des yeux. Le pic d’adrénaline entretenait mon impatience de voir ces nouveaux jeux commencer et d’en être le chef d’orchestre. Cette édition allait me demander le maximum de mes capacités afin de suivre les événements dans 4 arènes en simultanée, mais le boulot allait en être que plus gratifiant.

Le temps que je m’occupe des deux premières arènes, je rattrapais mon retard dans celle des marécages. J’avais suivi du coin de l’œil leur évolution, un sourire amusé en coin, mais mon attention avait été réellement capturée à la boulette de l’ours mal léché. C’est qu’il venait de balancer une bombe sur sa dulcinée, qui rattrapa comme elle put. Au final, qu’elle travaille ou aie travaillé pour le gouvernement, je n’en avais rien à faire, pour moi c’était une participante point à la ligne, mais je gardais l’information pour plus tard, certaine de pouvoir en faire un usage quelconque.

Mon sourire s’élargit alors que notre ours mal léché se mettait les autres participants à dos. Il voulait tuer ses petits camarades ? Oh non, je n’allais pas le laisser se la jouer « Rambo » comme Joan disait si bien. J’avais tellement d’opportunité à exploiter dans cette arène, je me sentais comme une petite fille le matin de noël, incapable de choisir par quel paquet commencer. J’aurais pu la jouer à plouf plouf, mais je n’avais pas trop le temps alors je restais sur mon intention première.

« On active le type 21 qui se trouve le plus proche, vous m’attrapez le participant n°7 et vous le pompez un peu qu’on voit comment ils s’en sortent. »

Les types 21, des créatures inspirées de la légende du Kraken, de grosses pieuvres tueuses, avec des tentacules de plusieurs mètres, mais surtout avec des ventouses conçues pour pomper le sang de leurs victimes.

J’observais le piège s’activer, sournoisement, silencieusement, une douzaine de tentacules émergèrent de la mare la plus proche, évoluant sans un bruit dans la boue, jusqu’aux participants en train de papoter. Plusieurs des tentacules se dirigèrent droit vers leur cible désignée, Declan, tandis que les autres se répartirent entre les autres participants.  
   



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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Sam 24 Sep - 17:17

La situation lui avait échappé sans même qu'il ne se rende compte du dérapage incontrôlé qu'il venait d'exécuter. Comme à l'accoutumée, la réflexion chez l'impulsif au caractère trop trempé n'était venu se soucier de son sort que lorsque la bombe avait déjà été lâchée sans se soucier de l'explosion. Soucieux de faire passer le mot qu'il n'hésiterait pas une seconde à faire ce qu'il fallait pour se sauver lui et sa dulcinée, il n'avait pas pensé que cette entreprise pourrait se retourner contre lui. Trop sûr de lui, Declan ne pensait jamais à la possibilité de ressortir perdant de ce genre de confrontation, encore moins face à des personnages aux allures si fébriles qui ne lui inspiraient pas la moindre crainte. Il n'y avait guère que la carrure du grand brun aux yeux un tantinet ténébreux et qui semblait connaître son amante qui aurait pu lui inspirer un peu de méfiance, celui qu'on prénommait Jackson. Là se trouvait la clé du succès : la confiance en soi. Néanmoins conscient que cette dernière leur avait peut-être joué un vilain tour avec Joan, il laissa celle-ci le sermonner sans même oser sourciller. Encaissa les remarques justifiées sans quitter les autres de ses grands yeux bleus peu aimables. Il ne répondit pas, parce que la sorcière avait raison et qu'il n'y avait pas la moindre objection à émettre. Il se contenta d'un simple « On verra » sans guère de conviction lorsqu'elle évoqua sa non intention de l'achever s'il fallait en arriver là ou son désir de le voir continuer si jamais elle y passait la première. De toutes façons tout n'était que spéculations pour l'heure et le temps finirait par leur révéler les vérités de leur futur suffisamment tôt pour qu'ils cessent tous de réfléchir aux possibilités qui peut-être ne verraient jamais le jour. Le changeur préféra se concentrer sur le moment présent et tenta de prendre un air moins menaçant. « En attendant j'te promets d'me calmer ». D'essayer du moins... « Et de pas d'quitter d'une semelle au cas où faudrait que j'te repêche en urgence ». Non non, il n'y avait pas la moindre moquerie dans son ton, mais une réelle intention de prendre soin de sa belle brune qui venait de lui avouer l'une de ses faiblesses.

Détournement d'attention, c'était ensuite à Joan de s'attirer les foudres des participants en osant parler trop salement du faiblard qui semblait perdu bien loin dans le monde de l'angoisse. La petite jeune à la crinière d'or n'eut pas grand mal à le ramener parmi eux et laissa ainsi à tous l'occasion de découvrir qu'elle était le point d'ancrage de cet inconnu au comportement sur le fil du rasoir, et sûrement bien d'avantage... Declan nota ce détail pour la suite à venir et laissa la scène terminer de se jouer sous ses yeux observateurs avant de se rapprocher derechef du petit groupe avec un pas quelque peu courroucé. Le ton que la petiote avait employé pour parler à sa compagne ne lui avait guère plu. Elle apprendrait à ses dépends qu'elle n'avait rien de la poupée Barbie ! Le skinchanger, cela dit, n'intervint pas, Joan saurait la remettre à sa place comme il se devait si le coeur lui en disait, de ça il n'en doutait pas. Il n'avait pas non plus l'envie de prendre part à cette conversation sans fond, parce qu'il demeurait persuadé que ce groupe d'étrangers ne ferait jamais leur force. Il croisa donc les bras sur sa poitrine tout en zieutant les joueurs un à un et s'attarda sur la demoiselle en détresse qui pataugeait dans la gadoue, puis sur ce fameux Jackson qui endossait l'armure du preux chevalier servant. Non pas que leurs sorts le préoccupait mais... « Y a quelque chose qui bouge là bas... Merde, mais c’est quoi c’truc ? ». Il eut à peine le temps de plisser les yeux. Des immenses tentacules surgirent des marécages et foncèrent sur lui dans un silence de mort. Il porta sa main jusqu’à ceinture, voulu par réflexe saisir son arme disparue. Se jeta sur le sol poisseux en ultime recours et évita de peu d'être frappé de plein fouet. Recouvert de boue, il releva la tête précipitamment en direction de Joan et s'essuya les projections qui lui troublaient la vue avant de sentir sa cheville étranglée par une forte pression puis tout son corps traîné comme un vulgaire poids mort. Une tentacule l'avait attrapé. « Lâche moi putain d'saloperie ! » cria t-il dans la confusion pendant qu’il frappait sa rangers piégée de son autre chaussure comme un animal déchaîné. Elle finit par glisser de son pied et lui offrit la délivrance. L’appendice s’éloigna sans sa proie et Declan profita de l’aubaine pour se relever avec le souffle court, un peu secoué, chercha tout de suite la sorcière du regard. Le jeu avait commencé et les joueurs avaient la réponse à leur préoccupation du moment : ensemble ou séparés ? C'était clair.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Sam 24 Sep - 20:22

Tu prends ma défense, sans réfléchir. Ma main a une prise soudainement plus douce, rien que par ta phrase. J'ai envie de te dire que c'est pas la peine, qu'on a pas besoin d'aller jusque là, mais je ne dis rien. J'en rajoute pas. Et je te vois grande, à te défendre plus que je ne suis capable de le faire tout seul. Un sourire fin se dessine sur mes lèvres une seconde, une seconde pendant laquelle toute l'horreur qui nous entoure semble oubliée. Et tu parles utilement, contrairement à moi. Tu donnes des informations, et je cherche l'homme dont tu parles du regard.

Il est parti aider la petite blonde, et je le lâche des yeux pour me concentrer sur nos partenaires. C'est idiot, on semble être tous les quatre, et les deux autres un peu à l'écart. Peut-être parce que le mec a cherché dès le début, que la brune semble pire qu'un ouragan. On paraît tous un peu pâles à leur côtés. Mais on est une sorte de groupe, face à face, plutôt proches les uns des autres. Et pourtant, la seule lueur que je vois dans leur yeux, c'est celle de nous laisser crever à la première occasion. Sans être capable de leur en vouloir pour autant. Parce qu'on connait tous les connards qui nous ont mis dans cette merde, qu'on sait tous qu'on va pas rester bien longtemps à parler tranquillement.

Il faudra faire des choix, chacun de nous le sait, et visiblement, chacun de nous à sa part à protéger. Mais pour le moment, ce sont les paroles de l'homme qui l'ouvrait bien fort qui me préoccupaient. Je tourne les yeux vers la direction qu'il pointe, me concentre, cette pointe d'angoisse toujours présente mais la détermination au dessus de cette dernière. Il a raison. Ça bouge. J'attrape instinctivement plus fort ton bras, histoire d'être sûr de ne pas lâcher ma prise. Une seule seconde. Un simple clignement d’œil et voilà qu'une bestiole digne des contes les plus glauques. Les tentacules immenses qui nous éclaboussent au passage par leur sortie majestueuse. La première s'avançant brusquement vers nous se pose sur l'homme face à moi. « Oh putain de merde. », le tout s'accélère forcément. Plus le temps de réfléchir, de menacer.

Il faut agir. Il faut bouger. « Cours ! » Je ne m'adresse qu'à toi, non pas que le sort des autres ne me préoccupe pas, mais on ne va pas leur retirer les tentacules à la main en leur faisant des chatouilles et si on pouvait éviter de s'en prendre nous-mêmes, peut-être qu'on pourrait trouver un truc utile à faire. Sans te laisser le choix, je cherche à éviter les ombres immenses qui s’abattent sur nous à tour de rôle. Maligne la bestiole, un peu trop même. Et nous, on reste sans défense. Mes pupilles viennent à nouveau se poser sur les couples formés qui semblent plus ou moins s'en sortir avant de me souvenir d'une information qui me semble plutôt importante sur l'instant. « Ne marchez pas dans les flaques ! Surtout pas dans les flaques ! » J'avais failli y laisser une jambe alors qu'on était pas poursuivi, alors maintenant ? Ma voix avait choisi pour moi, aider nos quatre camarades avec le peu d'information que j'avais.

Et c'est vers toi que je me tourne à nouveau. Je me mords la lèvre, et droit dans les yeux je te demande. « Soit on essaie de les rejoindre, soit on trouve un truc pour se cacher, c'est toi qui choisi. », je me retourne vers yeux et hurle à Joan qui, de mon point de vue, ne semble pas avoir vu la bête l'approcher. « BARBIE ! Attention ! ». Et c'était évident, qu'à faire attention aux autres ça allait arriver. Mon bras qui ne tient pas ta main est pris par la bête et alors que je m'étale de tout mon long en lâchant ta main, je te dis, à toi, juste à toi. « Fais attention, et cours ! Reste pas là ! »

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Dim 25 Sep - 1:00

La mésentente se poursuit. Les conseils de la milicienne s’écaillent d’eux-mêmes dès qu’elle ouvre la bouche pour s’exprimer. Aucune menace mais un manque de tact qui la caractérise pleinement. La réplique adverse ne tarde pas et lui arrache l’ombre d’un rictus. Sa langue claque contre ses dents tandis qu’elle avise la blonde revancharde. Elle ne peut pas lui reprocher l’agressivité. A vrai dire, c’est sans doute la seule personne qu’elle est à même de comprendre dans ce groupe hétéroclite. L’anxiété roulant sur ses traits alors que son propre allié perd pieds sous ses yeux. A sa place, elle se serait même frapper, sans doute. « Ah ouais, tu me compares à la blondasse bimbo ? Vraiment ? Putain il est temps d’aller faire vérifier ta vue, ça se voit bien que mes seins sont pas en plastoche. T’as des couilles en tout cas. Ça pourra peut-être servir. » Surtout avec l’autre faiblard se retient-elle d’ajouter. Une bagarre générale n’est pas dans leur intérêt. C’est ce qu’elle a soufflé à Declan plus tôt après tout. Y a plus qu’à le mettre en pratique à son tour. Pas la chose la plus facile qu’il soit. Ses dents grincent tandis qu’ils se mettent d’accord entre eux sur la cohésion du groupe. La brune préférerait tailler sa propre route avec l’irlandais. Au moins, elle n’aurait pas à s’encombrer de la franche amitié antérieurement partagée avec Jackson. Dans une autre vie pour elle. Pour lui aussi. Mais elle ne parviendra pas à ôter l’image de sa gamine de son esprit. Elle fait l’erreur de relever les yeux en direction de son amant. Un découragement provisoire l’ébranle. Plus forts ensemble ? Elle n’en a jamais été moins certaine.

Alors que le freluquet se reprend, que le voyage peut être enfin envisagé, l’arène révèle son vrai visage. Tout bascule en une fraction de seconde. Les intonations du changeur l’interpellent immédiatement, son regard tente de le suivre mais tout s’accélère. Les tentacules ondulent dans la boue trop vite, projettent sur leur passage la terre humide. Ses prunelles n’ont le temps de saisir qu’une image fugace. Elles ne s’orientent que vers le métamorphe. Elle bondit immédiatement dans sa direction, le cœur au bord des lèvres. Mais les morceaux de la créature s’approchent d’elle. La fausse mafieuse cherche à esquiver le premier appendice qui tente de l’agripper, ne redressant le menton que pour chercher le plombier des yeux. En vain, les éclaboussures la privent de toute acuité visuelle alors que les attaques imminentes la préservent d’une totale concentration dans la traque de cet environnement. Quand son regard le déniche enfin, elle fonce impitoyablement vers lui alors qu'il est aux prises avec l'ennemi marin, se maudissant d’avoir mis autant de distance entre eux. Un cri la retient de poursuivre sa course. Le freluquet. L’envie de relever le majeur se fait sentir. Elle n’écoute déjà plus ce qu’on lui dit.

Avant qu’elle puisse atteindre son seul allié, un des bras de la bête s’enroule autour de ses épaules, remonte jusqu’à sa gorge. Le cou enserré, l’air lui échappant, elle laisse le monstre la plaquer au sol, la faire râper la vase  sur plusieurs mètres. La sorcière se débat, s’accroche comme elle peut à la terre qui défile sous elle. Elle ne veut pas que cette chose la ramène à son antre, sous l’eau. Elle sent l’horrible ventouse se fixer sur sa chair, extirper son sang. L’instinct de survie émerge abruptement à ce contact détestable. Avec une force désespérée, la trentenaire parvient à enfoncer ses ongles dans la chair du monstre, à défaire juste assez sa prise autour de sa trachée pour reprendre un peu d’oxygène, pour qu’elle cesse de lui dérober son hémoglobine. En ramenant pieds et jambes contre la tentacule, elle parvient à ralentir sa course, à la bloquer de manière temporaire en accentuant la pression. Néanmoins, tout n’est qu’une question de temps, des forces dont elle dispose pour parvenir à mener cette lutte avec la créature. Un truc tranchant ou du feu, quelque chose. Pendant que les solutions s’empilent avec une inefficacité redoutable dans son esprit, un seul prénom alimente sa rage. Elle l’a sur le bout de la langue. Elle aimerait le crier mais en est bien incapable. Elle ne veut même pas qu’il lui vienne en aide. Elle veut juste s'assurer qu'il respire toujours.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Dim 25 Sep - 18:17




Ils se querellent vainement. Inutilement. Sans vraiment y mettre du leur. Juste de quoi montrer qu’ils ne comptent pas se laisser faire. Tous autant qu’ils sont. Tous à leur manière. Une demi-douzaine d’esprits mis à mal par les mains de marionnettistes en mal de spectacle. Ils ne sont que des poupées tirées par des fils invisibles. Guidés par les opportunités malsaines qu’offre la technologie à leurs détracteurs. Des bourreaux invisible que tout le monde identifie pourtant. L’australienne fait le vide autour d’elle, ne se concentre que sur son allié permanent qui finit par se calmer alors que la brune se remet à parler. De sa voix si douce, elle soulève l’ironie qui visait à l’irriter. C’est chose faite désormais. Des couilles, ouais. Il va leur en falloir à tous pour survivre dans cet environnement toxique. Toxique à un point qu’elle n’imagine même pas.

Une fraction de seconde plus tard, le calme qui s’était instauré vole en éclat. Tout change autour d’eux. Tout se met à bouger. Des vagues non loin d’eux, la surface de l’eau qui s’agite, remue dangereusement. Elle ne s’en aperçoit pas immédiatement. Pas jusqu’à ce que l’autre blondinet désigne l’étendue d’eau la plus proche. Le front plissé, elle se concentre sur l’horizon avant de distinguer l’évidence. Elle sent la main de Garret se resserrer autour de son bras, un peu plus fort que la dernière fois. Elle imite le photographe en étreignant ses phalanges comme jamais auparavant. Elle croit rêver quand la créature étant son influence. Quand les tentacules monstrueusement longs s’avance vers eux, éclaboussant son visage de boue au passage. Elle retient un cri sourd. Une main devant la bouche pour étouffer sa voix. Elle croit rêver, jusqu’à ce que la bête parvienne à attraper Declan. Jusqu’à ce que Garret lui hurle de se mettre à courir.

Ce qu’elle fait sur le champ. Sans chercher à réfléchir à quoi que ce soit, elle court. Aussi vite que ses jambes endolories et le terrain piégé le lui permet. Elle peut sentir le journaliste à côté d’elle, sans avoir besoin de tourner la tête pour vérifier. Elle sait qu’il est bien là. Ensemble, ils évitent les bras immenses qui s’abattent sur le sol. Mais la bête est loin d’être idiote et eux, n’ont rien pour se défendre. Pas d’arme, pas d’outils, rien. Que la nature et la boue qui les entoure. Autrement dit pas grand chose d’utile pour se débarrasser d’une pieuvre géante. Elle doute que quoi que ce soit puisse être réellement efficace contre un tel monstre et elle peine à imagine une fin optimiste à cette partie de poker. Le conseil de Garret résonne à ses oreilles comme une évidence qu’elle met déjà en application. Elle ne tient pas à mettre le pieds dans une de ces flaques et à finir engloutie dans l’eau dégueulasse qu’elles renferment. Et puis, il se tourne de nouveau vers elle. Lui demande de choisir. Une fois de plus. Elle aimerait avoir réponse à tout. Pouvoir lui affirmer prendre la meilleure décision pour eux deux. Mais la vérité c’est qu’elle n’a pas la moindre idée de ce qu’ils sont censés faire. Surtout pas à cet instant. Mais elle n’a pas le temps de réfléchir plus longtemps que l’ami lui est finalement enlevé. Leurs bras déchirés l’un de l’autre, il lui octroie quelques mots avant d’être traîné loin d’elle par la bestiole affamée.

Elle se met à hurler. De toutes ses forces, comme si le cri allait lui rendre son complice. Mais très vite, elle se reprend. Assimile le dernier conseil et s’éloigne lentement. Les prunelles se promènent autour d’elle et elle envisage un buisson de ronces. Alors, la dealeuse se met à courir dans sa direction. Manque de tomber à plusieurs reprise avant d’atteindre sa cible. À coup de pieds et de poings, elle massacre le taillis, à s’en écorcher les doigts, les jambes. Ses vêtement désormais entaillés. Elle n’en retient qu’une branche large et épineuse, arme improvisée. Arme qu’elle manque de laisser échapper quand, à son tour, elle se fait attraper.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Lun 26 Sep - 0:00


« The chain will be broken. And all men will have their reward »



the forgiven days




Lancé de dés, vos options:
1 - Des sables mouvants vous emprisonnent et vous avalent au moindre mouvement brusque.
2 - L'humidité ambiante se change en pluie acide, détruisant tout ce qu'elle touche. Il vous faut impérativement trouver un abri ou courir pour y échapper, celle-ci ne tombant que dans certaines parties du marécage.  
3 - Vous traversez un nuage toxique, grouillant d'insectes carnivores.
4 - Un glissement de terrain creuse une fosse profonde, de laquelle il semble impossible de sortir. L'eau de la rivière serpente cependant jusqu'au trou, vous devez rapidement vous en extirper avant qu'elle ne vous engloutisse vivant.
5 - Des créatures aquatiques surgissent des bas-fonds et prennent la forme réaliste de personnes qui vous sont chères. Même physique, même voix, elles miment la terreur et implorent votre aide. Pour mieux vous vous attirer sans prévenir vers les profondeurs avec elles.
6 - Rien ne se passe, votre route est libre de tout obstacle.



informations pratiques


Le nombre de mots maximum est de 600. Vous pouvez bien entendu écrire moins, c'est même encouragé afin que les choses bougent et que personne ne se retrouve débordé.
↠ Les créatures surnaturelles sont toujours privées de leur pouvoirs.
↠ Un participant perdra la vie au prochain tour. Sauf volontaire, il sera probablement désigné parmi ceux ayant le moins posté, sinon au hasard.
↠ Jusqu'au prochain tour, chacun a le droit de lancer le dé une seule fois. Vous n'êtes cependant pas obligés de tenter votre chance. Le lancer de dés doit se faire impérativement dans le sujet situé ICI.
↠ De préférence, ne lancez pas tous les dés en même temps, attendez un ou deux jours après le dernier ayant lancé, sauf si votre personnage est isolé du reste du groupe.
↠ Ces obstacles se cumuleront à ceux lancés par Dariya Clarke, la coordinatrice du Colosseum, peu décidée à laisser les pauvres participants reprendre leur souffle.
Aucun ordre de passage pour l'instant, mais tout le monde devra avoir posté dans l'intrigue d'ici un peu moins d'une semaine (le dimanche 2 octobre) au moins une fois (plus dans l'idéal, si vous le pouvez ). Ceux n'ayant pas posté seront automatiquement éliminés.



groupe II - liste de participants

↠ Declan Grimes
↠ Garret Ferguson
↠ Jackson Montgomery
↠ Joan C. Valentine
↠ Mackenzie Caulfield
↠ Sigrid K. Lenaïk



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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Lun 26 Sep - 9:47

The Forgiven Days

L'arène marécageuse

Les pieds enfoncés dans la boue, la main tendue vers la blonde. Je n’ai que quelques secondes pour réaliser ce qui se passe. Et je dois le faire vite. Au loin je n’aperçois que d’immenses tentacules sortir de nulle part. Et là je comprends : ça commence. Mon cœur s’accélère, mes pupilles se rétrécissent. Mon regard noisette s’attarde sur la blonde, je tends ma main avec insistance, la secoue pour que Sigrid se dépêche de l’attraper. Au loin je n’entends que des cris. Je devine que Declan a été pris au piège et que Joan aussi. Les autres semblent s’écarter à la hâte. Je sais que nous ne serons pas épargnés.

« Allez, attrape ma main ou on crèvera les premiers ! »

Mon ton est pressant, empreint de panique. J’ai beau être un homme, je n’ai jamais été mentalement préparé à toutes ces horreurs. Je veux dire… C’est que dans les films qu’on voit ça non ? Bordel. Jusque là entre ce genre d’abomination et moi il y avait toujours eu un écran. Et aujourd’hui je suis du mauvais côté. Et bientôt, un des tentacules visqueux surgit de la flaque la plus proche.  Là on est vraiment dans la merde, dans tous les sens du terme. Mon rythme cardiaque s’accélère. C’était évident que nous n’allions pas être oubliés. Sigrid est prise au piège, je ne réfléchis pas et commence à courir. Peut-être qu’ainsi la créature me prendra pour cible. Sauf qu’un autre tentacule fait son apparition. Je suis piégé. Les yeux grand ouverts, j’observe les bras du monstre avec dégoût. Ils semblent prêts à venir m’écarteler. Je recule, glisse et manque de tomber. Sauf qu’à mon plus grand étonnement, c’est le sol qui s’écroule sous mes pieds. Le terrain s'effondre littéralement. Je ne peux m’empêcher de pousser un cri de terreur et de surprise.

La bonne nouvelle est que j’ai échappé aux tentacules du monstre. La mauvaise est que je me retrouve dans un trou béant à moitié étouffé par la boue qui me recouvre entièrement. Ok, comment je sors de là maintenant ? Les autres ne viendront pas me sauver, je l’ai bien compris. La seule personne qui peut me sortir de là est aussi celle qui est dans c’trou. Je soupire pourtant le pire reste à venir. Au loin j’aperçois de l’eau. Beaucoup d’eau qui zigzague jusque là. Quand j'ai dit que cette arène n’était qu’un piège géant, je ne pensais pas qu’elle serait aussi la matérialisation de mon pire cauchemar. Pris de panique, mon teint vire au blafard. L’air me manque. Il faut agir. Réfléchis Jackson. J’ai beau regarder partout autour de moi, la panique maladive qui s’empare de mes méninges entrave ma réflexion. Je vais finir noyé. L’air me manque, j’ai déjà l’impression que l’eau m’envahit la gorge. Je tremble. Je décide de fermer les yeux pour tenter de me calmer sans ça je ne trouverais aucune solution.

« Ressaisis-toi bordel de merde, t’as pas vécu tout ça pour crever noyé. »

Je parle à haute voix pour me donner de la force. Je chasse les images de mon accident. Des flashs dans lesquels je me revois, la cage thoracique entravée par ma ceinture de sécurité alors que mon véhicule coule dans les abîmes. Super les activités du Gouvernement. Dans mes lointains souvenirs, ces conneries n'étaient pas mentionnées dans mon contrat.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Lun 26 Sep - 12:21

Le lien ne se rompt pas, il s’accentue. La tentacule défait sa prise autour de sa gorge pour mieux s’enrouler autour du buste, la compresser au niveau des côtes. Ses os craquent, elle étouffe un cri. Les ongles s’acharnent encore contre la chair de la créature avec l’énergie du désespoir mais la douleur au thorax irradie bien trop pour que ses mouvements demeurent cohérents ou efficaces. La sorcière frappe de ses pieds à plusieurs reprises l’appendice, sa semelle attaque toute la surface qu’elle peut atteindre mais la bête ne semble même pas ciller. Je vais crever comme une merde. L’étreinte devient insoutenable, elle lui comprime les poumons, ébrèche le squelette. Le décor tangue autour d’elle. Alors qu’elle se voit déjà brisée en deux, le sol se dérobe sous elle, la créature la relâche abruptement. Elle s’effondre au fond d’un trou bien trop profond. Durant les premières secondes, le soulagement l’assaille à tort. Allongée au fond de la fosse, le souffle coupé, les flancs douloureux, elle ne parvient même pas à remuer. L’incompréhension domine. La trentenaire ne sait pas où elle a atterri, comment elle a échappé à son ennemi. Lentement, elle se redresse, le corps agité par des soubresauts. Les doigts glissent contre la gorge douloureuse, effleurent la parcelle de peau endolorie. Très vite, elle réalise que le problème ne se situe pas au niveau de son cou. Son bras s’enroule autour de son buste. « Putain, il m’a pété les côtes cet enfoiré. » beugle-t-elle d’une voix rendue rauque par l’assaut contre sa trachée. Les fesses toujours posées sur le sol boueux, elle met un certain temps à dénicher la source de son inconfort. Sonnée, la trentenaire ne remarque pas immédiatement l’eau qui s’échappe à quelques mètres de là, qui remplit doucement la cuve. Ce n’est que lorsqu’elle prend appui contre la vase pour se relever tant bien que mal, que le poignet s’immerge dans un fond glacé qu’elle en prend toute la mesure.

Ses entrailles se tordent, son organisme se détraque. Immobilisée pendant plusieurs secondes au sol par le choc, elle se reprend aussi vite que possible. Bondit sur ses jambes en oubliant la douleur excessive de ses os probablement fêlés. L'adrénaline la préserve des séquelles pour l'heure. La panique bouscule ses membres, les anime de tremblements incontrôlables. La peur érode tout son sang-froid, annihile jusqu’à sa personnalité forgée dans l’adversité. Elle redevient une gamine de quinze ans qui ne veut pas crever.

Dans un dernier élan de folie, elle cherche à escalader la paroi la plus proche mais la nature du mur ne lui permet même pas de s’agripper correctement. L’américaine parvient seulement à enfoncer trois fois le bout de sa chaussure dans la glaise qui lui sert d’échelle, avant de chuter à nouveau au fond de la cavité. Elle heurte violemment le contrebas et en est partiellement assommée. Quand elle reprend conscience, le niveau de l’eau a déjà doublé. Joan sent la boule grossir au fond de sa gorge. L’hystérie l’enserre, la folie guette. L’irrationalité prend le dessus. Elle a à peine conscience de ses gestes, de sa façon disproportionnée de réagir au danger. Elle se met à hurler, frappe inutilement les parois de sa cage. A quel moment s’est-elle seulement relevée ? Le liquide a déjà atteint ses genoux. Son pire cauchemar prend forme. Les spasmes sont de plus en plus violents, l’oxygène se raréfie. Sa crise d’angoisse se poursuit dans l’incohérence la plus totale. La terreur élit son règne sur sa carcasse démunie, les larmes brûlent ses yeux sans jamais franchir ses paupières toutefois. Quelques paroles lui échappent dans une langue qu’elle croyait avoir oublié. Elle interpelle des personnes d’un autre temps sans savoir pourquoi. Ils ne sont pas là. Et ils n’ont même pas pu la sauver la première fois.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Lun 26 Sep - 14:00

Il entendait les gémissements rauques des hommes, les cris aigus et affolés des femmes dans la bataille, mais ne les écoutait pas vraiment. Ne prit pas non plus la peine d'observer la scène qui se déroulait accompagnée de bruits de succions immondes et de claquements d'appendices fouettant l'air en direction du peuple. Rien n'avait d'importance. Rien à part cette femme à la chevelure brune en cascade qui se débattait vainement, prise au piège par un membre animal bien trop puissant pour elle. Ses talents de sorcière ne pourraient absolument rien pour elle. Pas cette fois-ci. Et ses talents de guerrière accomplie étaient inutiles face à tant de gigantisme. Effrayé par la perspective de la perdre, que la créature surgit d'un univers imaginaire ne la lui arrache à jamais, le métamorphe tenta de se jeter corps et âme dans ce combat qui n'était pas le sien. De se lancer à la rescousse de la dulcinée en détresse avant que son geste ne soit avorté par l'apparition de deux autres tentacules qui n'avaient que la cible qu'il représentait dans le collimateur. La vase épaisse retint sa seconde rangers et les fouets colossaux lui cinglèrent les bras avant de s'y enrouler sans lui laisser la plus infime occasion de s'en défaire. Les muscles noués, la respiration saccadée, le grand blond ne ressentait pas la peur. Seule la colère de l'impuissance le submergeait pendant qu'il essayait de tourner le regard vers l'amante en danger. Un énième appendice choisit ce moment pour s'approcher avec l'indolence de la victoire vers ce corps d'homme immobilisé et nettement moins menaçant qu'aux premiers instants. Il le zieuta à peine, préférant à nouveau accoster la scène dramatique qui se déroulait à ses cotés. Il vit Joan sombrer. Disparaître dans les profondeurs du marais. Tous ses membres se raidirent sous l’effet de l’angoisse et de la colère. Ses pieds se mirent à danser sous son corps emprisonné, lui firent adopter un angle qui lui permit de se donner un peu d’élan. Sa jambe sans chaussure s’enroula autour du membre animal et, de sa dernière rangers, il le frappa de toutes ses forces avant que la troisième tentacule ne termine son avancée jusqu’à lui.

Il sentit une douleur fulgurante dans tout son bras gauche. Un vilain craquement lui parvint jusqu’à l’oreille. Son épaule sortit de son axe et laissa son membre sans plus aucune vigueur. La pieuvre, pour se protéger de cette pluie de coups, l’avait arraché à sa tentacule agressée en le tirant brutalement du côté opposé. Elle lâcha le combattant dans son geste bestial qui, avec l’élan, atteint le sol violemment puis roula sur lui-même sur plusieurs mètres. Il se releva d’un bond sans aucune préoccupation pour son intégrité physique et se mit à courir. Il survola presque la boue traîtresse jusqu'à la sorcière, silhouette d’homme grossière recouverte d’une vase sombre et pestilentielle. Il prit place à plat ventre au rebord du trou béant qui se remplissait d’eau noirâtre et menaçait l’amante terrifiée d’une noyade certaine. Elle lui semblait totalement ailleurs, soudaine étrangère aux yeux perlés de larmes qui s’exprimait dans une langue qu’il ne connaissait pas. Sans même tenter d’interpeller son attention, il plongea son bras valide vers sa main paniquée pendant qu’elle frappait les paroies boueuses avec toute l’incohérence de la panique.

Soudain, la créature revint à la charge. Elle non plus ne céderait pas le triomphe de la bataille si facilement. Elle s'enroula autour de l’une de ses jambes et tira une nouvelle fois. La vie de l'amante était en jeu alors le changeur raffermit sa prise. Pour la dulcinée se fut la délivrance. Elle fut extirpée de son aqueux tombeau par le mouvement de la créature. Declan relâcha aussitôt sa main et fut traîner sur une courte distance, jusqu’à ce que l’appendice le délaisse pour une obscure raison et se retire dans un ballet frénétique. Le métamorphe ne se releva pas tout de suite, trop secoué. Etalé sur le flanc dans l'humidité du marécage, il demeura quelques instants tétanisé, perdu entre ce monde et un autre bien plus embrumé. Redressa ensuite une tête perplexe avant de se reconnecter à la réalité. Il regardait les participants aux prises avec leurs propres pièges sans plus aucune réaction, laissé un instant de côté par les tentacules à qui il avait volé une petite victoire. Se souvint tout à coup de la raison de cette douleur qu'il ressentait et de son état. Ses yeux se détournèrent des joueurs malmenés pour capturer la silhouette de l'amante. Elle était sauve. Recouverte de la tête aux pieds d'une boue fétide, troublée, mais toujours sur la terre ferme et surtout entière. Pour eux, le jeu n'était pas encore fini. Loin de là. Pour les autres, ce n'était pas certain... Mais il ne savait plus s'il fallait les laisser crever ou s'entre-aider, s'ils représentaient la menace qu'il avait crue à leur arrivée ou si l'unique danger n'était finalement que cette arène qui les cernait. Les règles du jeu avaient peut-être changé...

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Lun 26 Sep - 14:23

Tout se passe très vite, sans doute trop. Le fait que la jolie pieuvre 2.0 me suce du sang en plus de l'état pâteux dans lequel on était n'aide sans doute pas. Elle attrape mon bras d'une force contre laquelle je ne résiste pas et au lieu de hurler, je me retrouve soulager de ne plus te voir juste à côté de moi. Ça veut sans doute dire que tu t'en es sortie. Ça veut dire que tu ne t'es pas acharnée, que ça va. Mes paupières se ferment de plus en plus, endolori par la douleur, mais sans trop comprendre, je m'acharne et mes yeux se relèvent sur toi à nouveau.

« Non. » Mes mots sont crachés, francs, et il n'y a vraiment plus que toi. C'est ton tour d'être prise par la bestiole, à quelques mètres de moi, et je ne supporte pas l'idée. Alors je me débats, finalement. Affaibli et le bras broyé par ce monstre marin. Je tente de profiter de ce pseudo-avantage, il m'a explosé les os, je peux tordre mon bras. De plus, la bête semble bien occupée partout ailleurs, alors je la pousse, avec un coup de coude, qui me frappe plus elle que moi. Je frappe, je cogne, je grogne, en écho à tous les autres. Je refuse que tu subisses ça. Ma tête tourne un peu mais je n'y prête aucune attention. Tu dois sortir de cette emprise. « Plante la ! », je crie en ta direction, ne cessant pas de me débattre un seul instant. Je fixe mes yeux sur toi et j'insiste.

Au final, c'est d'ailleurs plus concentré sur toi que sur l'animal des profondeurs que je finis par réaliser qu'il ne me tient plus. Un seul regard vers cette tentacule qui s'éloigne et je ne mets pas plus de temps pour venir courir, effaçant les quelques mètres qui nous séparent. J'ai le bras droit complètement inutilisable, explosé par notre nouvelle amie. Je retiens la douleur latente en serrant les dents et me concentre sur toi pour t'aider à te dépatouiller de la bête. « Donne moi ta branche. » C'est un ordre qui sort avec les dents qui ne s'écartent pas, impossible d'ouvrir plus grand la bouche sans hurler de douleur. On a beau parler de l'adrénaline, elle ne suffit pas lorsqu'on a des os broyés. J'attrape ton arme, la plante dans les ventouses de la géante à plusieurs reprises dans des grognements de rage. Pas toi. J'ai dit qu'il était hors de question qu'on s'en prenne à toi.

Il faut du temps, quelques minutes qui paraissent des éternités, pour que la terre semble plus sûre. Je m'assoie brusquement à tes côtés alors que la créature part un peu plus loin, essoufflé, fatigué, et surtout blessé, je fixe mes prunelles dans les tiennes avant de te demander. « T'es blessée ? Mack ? Elle t'a fait quoi ? Ça va ? T'as pas perdu trop de sang ? », je déglutis. Peu importe les réponses à ces questions, on ne pourra pas y faire grand chose. Je m’écroule au sol, le bras droit pendu dans le vide, incapable d'en faire quoique ce soit, un peu frileux à l'idée de te montrer l'étendue des dégâts. Puis, comme pour éviter ton regard, pour ne pas que tu vois la douleur qui gagne le mien, je détourne les yeux sur le tableau macabre qui nous entoure. Tout le monde est dans la merde, tout le monde se débat avec le monstre mais pas seulement. J'hallucine, et je vois notre petit couple sauf, peut-être pas non plus en bon état, mais sauf. Je pose mes yeux sur Jackson qui a indéniablement besoin d'aide, et ma main valide sur la tienne dans un souffle, plus pressant que les autres. « On peut pas le laisser comme ça... »

Pas après ce qu'on sait du monde, pas après ce qu'on a vécu. « Faut poser un truc sur tes blessures, au moins un petit, j'ai pas envie que l'odeur du sang attire notre jolie petite pieuvre. » Je baisse les yeux, comment on va s'en sortir, comment on va s'en tirer.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Lun 26 Sep - 17:38




Elle n’a le temps de rien. Encore moins de voir venir. Le membre qui l’agrippe enserre sa taille, comprime les côtes encore fragiles jusqu’à les faire craquer. Elle manque de lâcher son arme improvisée quand le monstre la tire en direction de sa gueule toujours invisible. Mais la trafiquante persiste et maintient la pression autour de la branche épineuse. Des épines qui lui percent les paumes mais la douleur n’est rien à côté de la peur engendrée par son rapt. Un cri échappe à ses lèvres, comme un réflexe. Une protection bien inutile face à un animal tel qu’ils affrontent. Elle ne comprend pas trop ce qui se passe est c’est la voix du journaliste qui la réveille. Lui fait prendre conscience qu’elle a en sa possession ce qui peut potentiellement la sauver. Alors que les ventouses humides s’accrochent à l’épiderme toujours à nu de l’australienne, elle peut sentir le sang quitter ses veines. Comme drainé par tous les pores de sa peau. Extirpé à son insu. Le temps d’un instant, elle se perd en voyant Garret se débattre plus loin et puis elle se ressaisit. Secoue la tête et hurle en plantant le tronc de ronces dans la tentacule de la bête. Elle renouvelle l’assaut, deux fois au moins avant de concéder à l’ordre donné par son allié. Il achève l’animal, une partie tout du moins et cette action lui un moment de sursis. La prise autour de sa taille se défait, doucement, lentement. Et finit par lâcher. Le monstre la libère, certainement à contre cœur et elle se retrouve brutalement au sol. Une chute amortie par la boue et la vase, qu’elle n’a jamais été aussi heureuse de trouver là.

« - Non ça va, je vais bien. Enfin, je crois » C’est tout ce qu’elle parvient à articuler. Elle évite soigneusement le regard de son ami, pour ne pas l’inquiéter encore plus. Parce que, non, elle ne vas pas bien. Mais ne l’admettra jamais. Pas maintenant. Pas alors qu’il se trouve dans un bien pire état encore. Elle le voit, c’est tellement évident. Il souffre le martyr mais se concentre sur elle. C’est ce qu’il fait toujours. Elle souffle en plissant le front. Se redresse dans la terre qui leur sert d’assise. Un moment de répit, offert par un glissement de terrain qui engloutit la pieuvre avec lui. Un danger de moins. Mais tout peut encore arriver. Et désormais elle s’attend au pire. La trafiquante se passe les mains sur le visage, comme épuisée par tout ce qu’elle vient de vivre. De supporter. Elle y laisse quelques traces de sang ; conséquence des écorchures qui tapissent désormais le dos et la paume de ses mains. Comme un rappel de ce qu’elle avait choisi d’ignorer. Elle baisse le regard et tombe sur le bas de son pantalon complètement déchiré. Ses manches aussi. Ses fringues sont foutues et c’est bien le cadet de ses problèmes. Attirée par la remarque du photographe, elle dirige ses prunelles avelines un peu plus loin encore. Vers Jackson, qui a visiblement besoin d’aide.

« - Ouais, t’as raison » Elle se relève en soufflant, grimace en faisant marcher ses articulations. Mais ne s’attarde pas sur le mal. « - Laisse tomber mes égratignures, ça va aller. Toi en revanche… » La blonde se pince la lèvre. Déchire les deux manches de son gilet, les noue ensemble et les passe autour du cou du malheureux. Le force à y glisser son bras. Un sourire satisfait et elle l’entraîne derrière elle. Les yeux rivés sur le sol instable, elle cherche la sûreté. Sans pour autant la trouver. Les chevilles vacillent et elle croit avoir trouver un passage. Elle s’arrête une seconde, histoire de s’en assurer mais très vite, des sables mouvants l’engloutissent. Et déjà, la voilà prise au piège de sa propre initiative. Ses jambes avalées jusqu’aux rotules.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Lun 26 Sep - 18:46

Le souffle bloqué dans la gorge, les mains abimées par les martèlements qu’elle s’impose, la trentenaire sombre dans la démence. Tout ce qui l’entoure, disparait. Piégée dans ses plus profondes terreurs, manipulée par ses traumatismes, elle s’offre en spectacle sans même le réaliser. La terre s’agglutine contre les poings qu’elle balance inutilement. Elle ne s’arrête que lorsqu’une main attrape l’une des siennes.  Le contact la calme partiellement, rassurant, ferme, familier. La sorcière s’y accroche de toutes ses forces, tente même d’aider son sauveur en remontant le mur de glaise de ses pieds, cherchant désespérément à accélérer la progression de son ascension. Elle parvient à se hisser à l’extérieur hors d’haleine. Dès que la paume salvatrice quitte la sienne, le froid claque contre ses membres endoloris. Happée par sa tétanie, elle reste allongée là, la boue pour seul linceul. Toujours en vie. Pour l’instant. L’air râpe sa gorge en feu, ses paupières chassent toute trace de sa détresse pour de bon. Engourdie, la milicienne peine à reprendre le dessus, à chasser ses démons. Les douleurs la tirent finalement de sa torpeur et ses pensées s'articulent d'elles-mêmes, déjà tournées vers la seule personne qui importe. Les injures s’échappent par dizaine de sa bouche tandis qu’elle se redresse, le cherche automatiquement des yeux. Son regard le déniche rapidement. Tout s’aligne enfin dans son mental affecté. Il vient de la sauver. Son pouls s’affole doublement, elle se relève péniblement, pliée en deux par les diverses courbatures et le thorax fêlé.

Elle se laisse choir à côté du métamorphe sans la moindre délicatesse, tombe à genoux, l’œil anxieux avisant le corps échoué du changeur. Penchée sur l’épaule blessée de son amant, Joan tend vainement ses mains encore tremblantes vers sa blessure pour la guérir à l’aide de sa magie. Elle prend toute la mesure de son humanité totalement retrouvée. Plus aucun pouvoir. Elle grogne, fait glisser ses doigts sur la joue de l’irlandais pour pallier à son sentiment d’impuissance. Elle ne peut rien pour lui, pour le moment alors qu’elle lui doit littéralement la vie. Ses yeux s’attardent dans les siens, l'émotion perceptible. Elle ne trouve même pas les mots adaptés pour le remercier. Plus tard se promet-elle.  

Sa main attrape son bras valide afin qu’il se redresse davantage, qu’elle puisse mieux détailler les contusions, comprendre ce qu’il lui est arrivé pendant qu’elle se débattait avec ses propres ennuis. « Declan… T’es blessé ailleurs qu’à l’épaule ? » Ses intonations précipitées ne rendent pas honneur au faux calme qu’elle tente de solliciter. Toujours troublée par sa chute, encore plus secouée par la vision d’effroi qu’il représente dans cet état. « Je vais te coller aux basques à partir de maintenant. » Sa détermination fait place à un léger rire nerveux. Elle ne sait pas à qui cette proximité profitera. Sûrement pas à lui. Sa propre inutilité l’embarrasse. La honte viendrait plus tard sans doute, l’urgence se situe ailleurs. Alors que la présence de Declan chasse définitivement l’horreur affrontée plus tôt, leur environnement s’impose à nouveau. Elle perçoit l’agitation quelque part à proximité. « On devrait pas rester là comme des merdes. » Tout en parlant, elle tourne la nuque vers les quatre autres acolytes. Elle a le temps d’apercevoir la disparition soudaine de la gamine, de réaliser l’absence notable de Jackson du paysage, de voir une cavité similaire à celle qui l’a accueillie plus tôt proche de l’emplacement où Mackenzie a disparu. « Putain. Ils sont dans la merde, faut faire quelque chose. » La brune reprend de la hauteur, gardant un bras enroulé autour de ses côtes endolories et présentant son autre paume au métamorphe. Elle ne compte pas briser sa promesse. Il faut qu’ils restent ensemble. Il faut sans doute qu’ils restent tous ensemble. « On arrive ! » crie-t-elle en direction du freluquet sans même laisser le choix à son allié. Pas douée non plus en travail d’équipe, certes. Mais s’ils voulaient survivre à l’arène, ils devraient sans doute en passer par là. C’est ce qui s’appelle être pragmatique. Burton serait fier d’elle pour une fois.

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You won't see me fall apart
I know that I can survive. I'll walk through fire to save my life. And I want it, I want my life so bad. I'm doing everything I can. Then another one bites the dust. I'm still fighting for peace. I've got thick skin and an elastic heart but your blade, it might be too sharp. I'm like a rubber band until you pull too hard. I may snap and I move fast.


Dernière édition par Joan C. Valentine le Lun 26 Sep - 22:43, édité 1 fois
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The Forgiven Days } l'Arène marécageuse

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