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 The Forgiven Days } l'Arène marécageuse

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Mer 5 Oct - 22:12

Tout le monde s'énerve, se gueule dessus. C'est pas l'arène qui nous bouffe c'est notre ego. C'est un triste constat, et pourtant, je suis pas mieux que les autres. Je reste près de toi, prêt à te protéger coûte que coûte. J'évite de répondre aux paroles de Barbie, me retiens d'en rajouter une couche en me mordant la lèvre. Il faut qu'on bouge, qu'on avance. Il faut qu'on essaie de rester un minimum unis mais je n'ai plus aucune envie de dire quoique ce soit à haute voix. Je laisse les autres jouer au plus malin, et me retourne vers Barbie à nouveau alors qu'elle nous sort une nouvelle parole des plus délicate de sa bouche. J'arque un sourcil, alors qu'elle hurle contre personne, contre tout le monde.

Je laisse passer, comme tout le reste, comme j'ai laissé passer l'insulte de Ken, comme j'ai laissé passer les mots un peu trop durs de ta bouche. J'en ai marre, et j'ai plus assez de force pour faire le tampon entre l'humanité et la monstruosité de l'arène. Je soupire, elle a pas tort, la brune. Nous offrir de la bouffe est d'un malsain un peu trop poussé, même pour les pervers qui organisent tout ça. Et c'est Ken qui prend la relève, annonçant l'évidence, on est là pour plusieurs jours. Génial. On bouffera des barres énergétiques plutôt que du poulpe. Je roule des yeux alors qu'il s'adresse clairement à nous avec son optimisme. Il commence à me taper sur le système, le grand et fort Ken. Je serre un peu les mâchoires, mon silence en dit long pour qui me connaît, il ne va pas falloir qu'il pousse trop loin, parce que le retour risque de le surprendre aussi. Je me tourne vers toi, comme pour rester plus calme dans ce monde qui risque de basculer bien trop vite. Une seconde. Une seule seconde de pause, dans tes yeux, alors que j'éloigne les conneries de Ken et Barbie de mon cerveau. Mais c'était déjà beaucoup, une seconde dans ce monde. Même énorme. Aussi, le cri qui suit n'a rien de surprenant. Ma main se glisse à nouveau dans la tienne pour la serrer avec force. C'est la brune qui hurle, et son chevalier servant qui se jette sur elle en quelques secondes. « Putain de merde mais c'est de pire en pire. »

Je pourrais intervenir, mais pourquoi faire ? Ça avancerait à quoi ? Nous tuer tous ? C'est le grand Ken qui l'a gentiment dit, on va tous y passer. Trop préoccupé par ma pensée qui me rend malade, je cherche immédiatement du regard de quoi les aider et ne remarque pas l'absence de Jackson à nos côtés. Franchement, dans le genre film d'horreur de série Z on aurait le premier prix tellement on coche tous les critères à nous cinq. « Mais il est passé où ? », ma question s'adresse à toi sans vraiment attendre de réponse. Et puis c'est à sa voix à lui, de m'attirer le regard, de répondre à ma question. « Ils sont sérieux ? », je regarde l'homme seul, une fois encore, et le duo face aux alligators. Soit on se sépare, soit on va aider l'un des deux. Pas vraiment d'autre choix. Et je refuse qu'on se sépare. Je refuse de risquer de te perdre. Alors que mon regard se balade rapidement vers les deux, je finis par la voir, cachée dans la boue. Une grande corde, sans doute bien utile pour fermer la mâchoire d'un alligator. « Jackson, tiens le coup. », je ne te laisse pas le choix, te tire sans doute un peu trop fort alors que j'attrape la corde au vol et m'avance vers le duo d'insupportables et lance. « EH ! Prenez ça ! », la corde lancée en la direction du couple, je vérifie que mon lancé la laisse assez près d'eux pour faire directement demi tour et courir vers Jackson.

Ma main a lâché la tienne avec cette histoire de corde, et je tente de la rattraper, mes yeux cherchant l'homme du regard alors que le voilà disparu. Putain, il est passé où ? Et c'est encore une putain de seconde qui change tout, une seconde pour me retrouver à mon tour dans ce nuage monstrueux. « COURS ! », je ne te vois pas dans cette brume qui me bouffe littéralement. Et je ne panique même plus. Je n'en peux plus. À ce rythme je n'ai plus de sang dans le corps dans dix minutes. Je me débats, sans même plus réellement savoir pourquoi. À quoi bon au final ? On va tous crever.

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    I sat alone in bed till the morning I'm crying "They're coming for me" And I tried to hold these secrets inside me My mind's like a deadly disease I'm bigger than my body I'm colder than this home I'm meaner than my demons I'm bigger than these bones And all the kids cried out "Please stop, you're scaring me" I can't help this awful energy God damn right you should be scared of me Who is in control?
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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Jeu 6 Oct - 1:13


« You fail again and you'll never be good enough »


   
   

J’en entendais des belles, et ce, dans toutes les arènes, sur les “sociopathes” qui organisaient ces jeux. Mais je devais avouer qu’une langue plus pendue que les autres commençait à tinter comme un son agaçant à mon oreille. Joan Valentine, que je pensais être une madame tout le monde jusqu’à ce que Declan sous entende qu’elle bossait pour le gouvernement. Deux solutions, le mec était aussi intelligent qu’un ours, ou la vieille peau cachait bien son jeu. Je la regardais au prise avec un alligator, songeuse. Etait-ce assez ou allais-je en rajouter une couche, histoire de lui donner des raisons de vociférer comme une poissonnière ? Évidemment, j’allais en rajouter. Je parcourais déjà son dossier avec un sourire en coin.

« Oh Valentine, je vais t’apprendre à me traiter de tous les noms d’oiseaux que ton pauvre vocabulaire puisse connaître. »

Je passais commande auprès de l’équipe pour une nouvelle virtualisation discrète. Laissant apparaître sur mon écran, un petit corps délicat. Mon sourire revint à l’instant où la petite voix, qui allait avec, s’éleva en poussant un cri, un seul, “Maman”. Cri qui attira l’alligator, qui délaissa Joan pour foncer sur la gamine à une vitesse à peine soupçonnable. Un nouveau cri déchira le silence accompagné d’une supplique. “Maman, sauve moi !”. Mais je ne comptais pas laisser la moindre chance à la participante, je n’allais lui laisser que ces yeux pour pleurer. Ainsi les mâchoires se rabattirent sur les os délicats, broyants sans ménagement, étouffant toute rébellion, emportant les restes dans les profondeurs d’un étang. Une bonne chose de faite.

   



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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Jeu 6 Oct - 3:29

La rage au ventre, la sorcière s’apprête à répliquer une nouvelle fois quand elle est emportée. La poigne ne lui laisse aucun doute sur l’identité de son sauveur. Poupée de chiffon, elle observe le décor défiler sous ses pieds avant de retomber mollement contre la vase. Très rapidement, elle se tourne vers Declan tout en se frottant machinalement et inutilement les flancs massacrés. L’anxiété s’empare de ses traits. Il semble en difficulté à son tour. Les yeux s’attardent sur l’épaule blessée. « Putain… Declan. Merde. » Les réprimandes se pressent contre ses lèvres serrées par la désapprobation. La seconde fois qu’il la sauve d’une fin certaine. Ces dettes l’embarrassent bien moins que le résultat final. Le métamorphe risque de finir en pièces détachées à force de la tirer ainsi du péril. Sa propre inutilité la rend folle. Elle ouvre la bouche et la referme quand le freluquet interrompt ses états d’âme d’une corde envoyée abruptement dans leur direction. Les prunelles de la trentenaire passe de l’objet à l’envoyeur avant de revenir se poser sur le visage de son amant. « Il croit qu’on va se péter les couilles à jouer au rodéo avec les crocos ? » Agacée, ses iris toisent les cieux après qu’un long soupir lui ait déchiré un peu plus le thorax détérioré. L’urgence se délie d’elle-même, l’empêche de prier le changeur de penser d’abord à sa santé avant de chercher à préserver la sienne.

Le cri l’interpelle soudainement, réveille un instinct primaire étouffé par les années. La sonorité suffit à lui arracher un gémissement tandis que tout son être se tourne déjà vers la voix. « Jill... » C'est un souffle, une supplique. Des spasmes fracassent sa carcasse, le choc la préserve de toute conclusion rationnelle. Dans ce monde, à cet instant, la silhouette de sa fille devient l’élément le plus tangible du décor. Plus concret encore que la proximité de Declan, que son souffle sur sa nuque. Le regard oscille de l’apparition à l’alligator. Elle comprend trop vite ce qui se prépare sous ses yeux affolés. Avec l’énergie du désespoir, la brune se redresse, abandonne son allié et parvient à additionner deux pas alors que sa gamine la supplie de la sauver. La gorge se serre quand les côtes brûlent mais elle ne ressent déjà plus que la pression de son pouls contre sa nuque, dans ses tempes. Les dents de la bête claquent. Le vertige la surprend alors que la vision cauchemardesque la replonge dans l’enfer traversé. Pas encore une fois. « Non ! » Son hurlement s’évanouit dans l’air, accompagne la créature dans les profondeurs de l’étang. Elle s’effondre, incapable de poursuivre. Les genoux heurtent la terre, son poing les imite une seconde plus tard. Les tremblements s’accentuent, le regard la cherche encore dans l’horizon. S’accroche à l’espoir fou de la distinguer à nouveau au milieu du marécage, de pouvoir l’atteindre cette fois-ci. La protéger, l’étreindre. Un seul son suffirait à réparer l’être démantelé. Pendant une infime seconde, elle s’est vue la retrouver. Le vide implacable la sectionne désormais. La scène se rejoue dans sa tête. Très vite, le cœur a disparu. Tout aussi rapidement, le corps devient un concept abstrait aux limites incertaines. Elle ne parvient plus à différencier ses bras du sol, sa tête du ciel. Tout devient flou, noir, obscur. Inabordable.

Après ce qui ressemble à une longue nuit, affreusement longue pour un esprit absent, la lucidité perce finalement. Sa voix émerge depuis ses ténèbres. Un couinement apeuré, méconnaissable. « Non, ce n’est pas possible, ce n’est pas… » Elle se le répète comme une incantation. La petite voix au fond de sa tête lui assure que sa fille est bien morte à New-York, plusieurs années auparavant, qu’elle doit se relever. Qu’elle ne doit surtout pas les laisser gagner. Une certitude qui ne peut pourtant remplacer la vision croisée. Combien de fois a-t-elle espérer la revoir ? Combien de fois a-t-elle prié pour  qu’une telle illusion la préserve de l’oubli ? Toujours déconnectée de sa réalité, la milicienne rassemble ses bras contre ses oreilles, se recroqueville sur elle-même, les sanglots contenus dans sa poitrine lacérée. Elle attend que la douleur faiblisse. Physiquement parce qu’elle sait que l’autre mal la rongera toujours jusqu’à la moelle. Elle sait qu’elle ressemble à la petite chose maltraitée qu’elle était à l’époque, là roulée en boule dans la boue et qu’elle ne supportera pas de s’être donnée ainsi en spectacle. Elle sait aussi que d’ici une ou deux minutes, elle parviendra à s’abreuver de sa rage pour contrer la détresse. Mais pour l’heure, elle n’est qu’une mère qui a perdu sa fille. Qu’une femme qui se jetterait volontiers dans l’étendue d’eau pour récupérer les restes d’une chimère déjà envolée.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Jeu 6 Oct - 10:28




Les remarques cinglantes la font tiquer, grimacer. Mais elle se retient d’exploser. De se laisser aller à ce petit jeu qu’elle juge sans grand intérêt. À quoi bon répondre ? À quoi bon s’épuiser la voix et les nerfs ? Elle a bien compris qu’elle n’aura jamais raison avec eux. Avec Barbie et son Ken collé aux basques. Inutile de leur faire encore plus plaisir en s’énervant à son tour. Alors l’australienne se pince les lèvres. S’empêche de parler, de réagir. Elle serre les poings et ouvre à nouveau les égratignures qui s’y promènent, y fait perler le sang à travers les blessures causées par les épines un peu plus tôt. Un souffle rauque travers sa trachée et elle observe un instant ses paumes meurtries alors que la brune incendiaire semble s’éloigner. Avant de se remettre à parler. À pester. D’abord contre l’ironie qui la frappe quand un parachute adressé pour elle lui délivre des barres de céréales. Le constat qui s’en suit laisse la trafiquante perplexe. Ça n’annonce rien de bon pour la suite qui sera visiblement plus longue qu’elle ne le pensait. Qu’elle ne le voulait. Elle soupire, déçue. Paniquée à l’idée de devoir passer plusieurs jours, plusieurs nuits dans cette arène de malheur. Le silence de Garret achève de l’inquiéter. Elle le regarde une seconde, les mâchoires serrées, l’air tendu. Peut-être encore plus qu’elle et pourtant, il est le seul des deux encore capable de parler, d’articuler, de réagir.

Elle ne s’aperçoit de ce qu’il se passe que lorsque le photographe se saisit de sa main une nouvelle fois. Comme une alerte perçue naturellement, elle tourne la tête vers les autres qu’elle ne voit pas immédiatement. Elle les cherche du regard, les trouve en plein coeur d’une situation à laquelle elle ne s’attendait pas. Elle aurait du pourtant. Joan et son amant aux prises avec un alligator. Ou sont-ils plusieurs ? Tout va tellement vite qu’elle n’arrive même pas à discerne le vrai du faux. Son rythme cardiaque s’accélère significativement. Elle resserre sa prise autour des phalanges du journaliste à ses côtés alors qua sa voix se meurt au fond de sa gorge. Incapable d’articuler quoi que ce soit. Même incapable de crier. C’est Garret qui s’en charge pour elle. Tout comme il se charge de la guider. Il prend les choses en mains alors qu’elle tente de rassembler ses pensées. Trouver une solution, vainement. Elle n’arrive plus à réfléchir. Elle n’est pas de celles qui parviennent à résoudre un problème dans la panique. Le confort et surtout le calme de son laboratoire viennent à lui manquer cruellement alors qu’elle se sent soudainement vide et seule, quand Garret finit par lâcher sa main.

Le souffle saccadé, elle se retrouve isolée, non loin de son allié et pourtant, l’impression qu’il se trouve à des centaines de mètre ne cesse de la torturer. Jackson a disparu, Ken et Barbie sont hors d’atteinte. Quand elle lève les yeux, c’est une vision d’horreur qui la submerge. Son allié, aux prises avec un nuage grouillant d’insectes. Un nuage monstrueux qui semble le dévorer tout entier. La silhouette devient floue, presque indiscernable à travers la masse de bestioles carnivores qu’il renferme. Elle panique, agite les bras dans tous les sens, se balance nerveusement sur ses jambes alors que les solutions qu’elle liste dans son esprit sont aussitôt rejetées, une à unes. Il lui hurle de s’enfuir, de courir. Mais comment pourrait-elle le laisser là ? C’est alors qu’elle comprend. Qu’elle comprend comment et pourquoi Jackson a pu disparaître. « - Garret, plonge ! », lui intime-t-elle en criant du mieux qu’elle peut. En espérant qu’il l’entende à travers la masse meurtrière. C’est quand elle est prise pour cible par l’un des insectes qu’elle se met à s’éloigner. À reculons, lentement, en frappant son bras grignoté de toutes ses forces. Elle finit par se retourner, tourne le dos à son allié et continue de marcher. Plus incertaine que jamais. Livrée à elle-même.

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Dernière édition par Mackenzie Caulfield le Jeu 6 Oct - 20:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Jeu 6 Oct - 20:14

La voix de Joan mit un terme à toute la tension ressentie. Le métamorphe souffla, pour le peu de temps que l'arène leur accorderait. Bref sursis que ces regards machiavéliques qui les observaient lâchement derrière la sécurité de leurs écrans ne s'attarderaient pas à interrompre. Ses muscles se relâchèrent dans un haussement d'épaule valide, seule réponse qu'il put apporter aux réprimandes de l'amante miraculée. Elle comme lui savaient qu'ils ne pourraient rien faire pour remédier à ces situations désespérées. Tant qu'elle serait en danger, il continuerait de la sauver. Son état n'était qu'un détail de second plan qu'il oublierait chaque fois qu'une menace planerait au dessus d'elle, parce qu'il était le genre d'homme qui faisait passer ceux qui comptaient avant sa misérable personne - alors que les autres pouvaient tous crever sans qu'il n'éprouve la moindre pitié pour leurs sorts. Blanc ou noir, il n'y avait pas de juste milieu avec Declan. Et pourtant, ces autres bien conscients de cette obscurité qui l’habitait s'échinaient à lui apporter un peu de leur soutien. Coup de mains cela dit bien futile, voire carrément risible. Une corde en guise de muselière ? Sérieusement ? Qu'il vienne lui même, ce gringalet à l'improvisation bancale, s'amuser à clore la gueule d'un alligator affamé à la taille presque démesurée. Sur la même longueur d'ondes, aucun des deux amants n'esquissèrent le moindre mouvement vers cet objet inutile. En réplique à la blessée, l'irlandais se contenta d'une mine sceptique avant de laisser filer, plus pour lui-même que pour la dulcinée qui n’avait rien entendu de ses paroles pour les rescapés. « Vraiment trop optimiste... ». Sans explication aucune, le changeur posa un regard grave sur la sorcière, préoccupé par la souffrance qui continuait de l'habiter et qu'elle exprimait dans chacun de ses gestes. Il s'apprêtait à aborder le sujet lorsqu'une voix d'enfant naquit soudainement des marais, implorant sa mère.

L'homme redressa la tête à la recherche du petit être à qui ce son devait appartenir. Jill... Prénom soufflé par un corps de femme qu'il sentait trembler tout contre lui. Heurté par son timbre troublé, ce ton presque anéanti dont elle s’était parée, il demeura sans réaction lorsqu'elle quitta le cocon de ses bras. L'incompréhension le gagnait pendant que ses yeux d'azur accostaient la silhouette de la fillette puis celle de cette mère qu’il n’avait jamais soupçonnée qui se dirigeait péniblement dans sa direction. Puis doucement l’incompréhension sombrait pendant que son esprit prenait conscience du triste secret de la sorcière. Qu’il comprenait qu’il ne connaissait finalement rien d’elle. « Joan ? » appela t-il doucement. Mais Joan ne l'entendait plus. Il ne l'arracherait pas à ce spectacle déconcertant et douloureux mis en scène par les esprits les plus sadiques de ce monde. Pour sûr qu'ils devaient jouir ces monstres derrières leurs terribles commandes. Il se remit à son tour sur ses pieds sans quitter un instant sa compagne du regard, le coeur en suspend, glacé par les appels à l'aide de cette fillette d'outre tombe, affligé par la vision d'une peacekeeper en ruines. L'image de l'enfant s'évanouit dans la gueule béante du crocodile pendant qu'un cri déchirant emplissait l'atmosphère. Hurlement de désespoir d'une mère impuissante à qui on dérobait sa descendance. Une mère qui se drapa d'une folie passagère et qui laissa l'homme pétrifié, incapable d'offrir ne serait-ce qu'une infime réaction à cette scène douloureusement saisissante.

Peu sûr de lui, le métamorphe s’achemina jusqu’à cette âme brisée recroquevillée. Lentement, il s’agenouilla à ses côtés et la força à se redresser avant de lui offrir le réconfort bien trop relatif de ses bras. Dans un chuchotement, il exprima l’unique pensée qui parvenait encore à le traverser. « Je suis désolé... Je savais pas ». Brisa ensuite cette proximité pour venir déposer ses mains sur chacune des joues crasseuses de la malheureuse, l’obligeant ainsi à plonger son regard déconnecté dans ses iris convaincues. Sa voix brillait d’assurance et de compassion pendant qu’il tentait de ramener Joan dans ce monde, bien qu’il était tout aussi chaotique. « C’était pas Jill, juste une illusion créée pour leur putain d’jeu pervers. Une illusion faite pour t’atteindre, mais les laisse pas gagner Joan ! Leur donne pas cette putain d’satisfaction ! ». Comme seuls au monde, plus rien n’existait mis à part leurs prunelles qui se croisaient dans cette tragédie. Ni ces salauds qui voulaient les voir brisés jusqu’à ramper, jusqu'à supplier, ni ces autres qui s’agitaient pourtant dans leur champs de vision, agressés par un essaim d'insectes qui leur paraissait presque irréel. Le temps semblait s’être arrêté. Il n'y avait plus que lui, et il n'y avait plus qu'elle. Elle et sa douleur. « Ce n'était pas ta fille Joan ». Répéta t-il avec d'avantage de force et de conviction.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Ven 7 Oct - 1:11

Seul. Complètement seul. Le brouhaha des bestioles qui s'amusent à me dévorer comme seule compagnie. Ma respiration qui prend un rythme incertain, et mes yeux qui se ferment. Les voix des uns et des autres, les souvenirs, le passé et le présent, tout se mélange. Je me perds alors que je ne cherche même plus d'issue. Je n'arrive pas à réfléchir suffisamment pour trouver encore la force de vouloir survivre. Je ne trouve plus le courage de me battre encore, pour retomber sur pire dans quelques instants. Jackson a disparu. Les deux autres sont dans la merde. Et il y a toi. Toi, toute seule, dans ce monde de dangers qui s'accumulent autour de nous. Il y a toi, que j'ai perdu parce que j'ai foncé tête baissée vers un mec que je ne connais même pas.

Un mauvais choix ? Je ne suis même plus capable de le dire, de le savoir. Jayden m'en voudrait peut-être, d'avoir lâché ta main, d'avoir encore abandonné. On abandonne pas chez moi. Tes mots résonnent avec amertume dans mon cerveau alors que je me perds dans la douleur physique. Depuis combien de temps on est là ? Même pas une journée. Même pas une foutue nuit de passée, et déjà, on est tous moitié morts. J'en reviens pas. Je n'y crois pas. Je n'y arrive pas. Encore une fois, un jeu horrible et morbide. Encore une fois, une pseudo société complètement détraquée qui nous utilise. Je déglutis alors que je perds mon souffle. Je vais y passer, c'est pas possible. Et puis il y a ta voix. Ta voix qui transperce le nuage, ta voix qui atteint mes oreilles. Plonge.

Oh putain de merde. Jackson. « Merci... » un murmure que tu n'entendras pas alors que déjà, je cours en la direction de Jackson, assailli par ce nuage de monstres qui ne me lâche pas et que je plonge sans une seule seconde d'hésitation dans l'eau trouble. Une énorme inspiration, et me voilà sous l'eau, le bras toujours en écharpe et la douleur des plaies couvrant mon corps retenues dans un pincement de lèvres. Je cherche à ouvrir les yeux, à nager comme je peux, je cherche Jackson. Je cherche une issue. Remonter à la surface ? Trop tôt. Je n'ai pas assez nagé. Le nuage ne doit pas être loin. Rester dans l'eau semble plus sûr pour le moment, alors je tiens le maximum possible, je nage avec toute la force qui me reste et je m'éloigne de toi avec ce déchirement. Peut-être que ce ne sera pas vain, peut-être que je vais retrouver Jackson, au moins. Et que toi tu es en sécurité. Que toi tu vas bien. J'y crois, tout au fond de moi, alors que je remonte à la surface la gorge sèche, toussant, tentant de reprendre mon souffle. Mes pieds battent sous l'eau alors que ma main valide essuie mon visage et cherche l'homme du regard.

Pas tout ça pour rien. Pas tout ça pour rien. Et j'aperçois, non loin de ma propre flaque, une forme dans la boue, alors que l'essaim, lui, semble s'être éloigné. « Jackson ! », je ne réfléchis même pas que je cherche à sortir de l'eau dans laquelle j'ai nagé sans même vérifier si j'avais pieds. Il n'est qu'à quelques mètres. Pourvu qu'il soit en vie. « Jackson ! Tu vas bien ? », une réponse. Une seule réponse, s'il te plaît. Pas tout ça pour rien. Mon corps sort lentement de l'eau, essoufflé et ensanglanté, blessé. Je ne me retourne pas. Trop peureux de voir que t'es plus là, trop peureux de ce que j'ai face à moi.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Ven 7 Oct - 9:11

The Forgiven Days

L'arène marécageuse

Un. Deux. Trois… Rien ne se passe. Mon torse se soulève doucement à mesure que mes poumons s’emplissent d’air. Un air gluant. Un air chaud et humide. J’ai l’impression d’étouffer. Je sens ma peau gonfler par endroit. Les piqûres des bestioles me brûlent, me grattent. Je n’ai pas la force de me lever pourtant il faut. Rester immobile en viendrait à attendre la mort. Une mort sadique et douloureuse. Un pauvre type allongé dans la boue n’amuse pas la galerie, je le sais. Et si je reste là ils m’enverront bien pire que ce nuages d’insectes carnivores. Aller. Un. Deux. Trois. Je redresse la tête. C’est déjà un début. Finalement mon crâne revient heurter la boue. Je suis épuisé. Ma tête me fait un mal de chien. Pourtant je ne suis pas homme à abandonner facilement. Mais quand le sort s’acharne, il est normal que le doute s’immisce, non ? Qu’est-ce que j’raconte… Le doute. Et si ma fille me voyait là, étalé dans la boue à remuer comme un animal blessé à vouloir baisser les bras, qu’est-ce qu’elle dirait de son père ? Je m’accorde quelques secondes pour rassembler les forces qu’il me reste quand une voix me parvient.

Je tourne légèrement la tête vers son propriétaire. Garret. Il est trempé et m’appelle. Je ne rêve pas, il est bien venu pour m’aider. Un vague sourire s’affiche sur mon visage boueux. Il est plus téméraire que je ne l’aurais pensé.  Comme quoi parfois les gens peuvent nous surprendre. Il demande comment je vais… « Je pète le feu. J’adore le concept. » je suis amer mais mon ironie n’est pas dirigée contre Garret, bien au contraire. En l’observant je constate que lui aussi a sûrement dû avoir à faire au nuage de monstres. Mais où sont-ils allés chercher des bestioles pareilles ? Son effort me donne envie d’en faire. Alors je m’extirpe de la moue, m’asseyant dans un premier temps. J’avise mes bras d’un regard dégouté. Entre la boue et le sang qui s’y est mélangé, je dois ressembler à un monstre de foire. Heureusement je ne peux pas voir mon visage, ça aurait sûrement été la goutte d’eau.

« Je vois qu’ils t’ont pas raté… Comment vont les autres ? »

Oui parce que dans cette histoire, on est tous dans le même bateau. Et je devine en voyant Garret seul que les autres ont dû avoir quelques soucis. Rien de grave je l’espère au fond. Même si je sais que Sigrid ne sera pas la seule à périr sous les pièges redoutables de cette arène. Cette foutue arène. Ce tas plein de boue. Le seul bon point dans le fait d’en être recouvert est qu’au moins, niveau camouflage, on ne fait pas mieux. Peut-être que j’aurais dû y rester dans mon trou au final. Je soupire et n’ose passer une main dans mes cheveux, comme si j’étais pas assez répugnant. « Je vais bien ça va aller, et toi ? » parce qu’après tout Garret venait de subir le même supplice que moi. Je me relève d’un geste incertain, convaincu que ça va aller. « On est pas des mauviettes hein. On est des hommes. » autrement dit, on survivra. Du moins pour l’instant.

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THIS PAIN IS JUST TOO REAL
And this pain may not be escaping, and I may still be hurting, but that's okay. Because at least I'm living and I can see that some day it will be ending, even if it's not today, I'll be set free. sign by Solosand
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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Ven 7 Oct - 13:45

La tétanie se poursuit dans les minutes qui suivent. Elle sent la pression de ses bras contre elle, la chaleur qu’il veille à lui inoculer. Un contact qui lui semble étrange, irréel, un réconfort qu’on ne lui a jamais manifesté depuis que sa fille a trépassé. Et pour cause, les seules personnes à savoir ne sont pas en meilleures termes avec elle. Les paupières chassent le décor en se repliant tandis qu’elle l’écoute s’excuser pour un fait qu’elle lui avait sciemment caché.  Ses mots concrétisent la réalité, ils la massacrent un peu plus. Elle cultive son silence dans l’attente d’une stabilité relative. La prolongation du mutisme l’empêche de se mettre à crier ou pire, de sangloter comme la petite chose pathétique qu’elle est. Ses yeux agrippent les siens trop vivement, elle le détaille, désemparée, désorientée. Les paumes contre son visage lui permettent de ne pas faiblir, de ravaler les larmes qu’elle est parvenue à contenir dans ses prunelles éteintes. Entendre le prénom de son enfant dans la bouche du changeur lui parait encore plus surréaliste que sa prise sur ses joues. Fébrile, elle se force à l’écouter, à absorber la vérité qu’elle peine à accepter. La poitrine se soulève avec difficulté, la respiration s’égare à plusieurs reprises alors que les iris traquent toujours l’horizon au-dessus de l’épaule de son amant, en quête désespérée d’une nouvelle hallucination. Elle a honte de l’avouer mais elle aimerait presque que l’horreur se rejoue pour juste l’entendre à nouveau, la voir. Même si cette vision se termine aussi mal. Cette attente malsaine la rend captive durant de longues secondes de son esprit malade.

Sa main remonte jusqu’au bras du métamorphe ensuite, soudainement, puisant des forces dans sa proximité. Il est le seul élément qui peut la déloger de sa démence. « Ouais, je sais… Je sais… » parvient-elle ultimement à articuler d’une toute petite voix dématérialisée. Elle se déteste tellement. De faire marche arrière avec autant d’aisance, de se laisser avoir aussi facilement. Et de faire preuve d’autant de faiblesse devant cet homme. « Je suis conne… Je suis qu’une pauvre conne, ouais… » souffle-t-elle. La culpabilité l’abat aussi voracement que la perte elle-même. L’échine se courbe un instant, divulgue d’autres séquelles implicitement. « T’aurais dû m’en coller une dans la gueule, ça m’aurait pas fait de tort. » Elle se soustrait définitivement au regard de l’irlandais en fixant leur environnement. L’air s’engouffre mal dans ses poumons. La panique l’habite encore, rend ses mouvements saccadés, imprécis.

Tandis qu’elle émerge peu à peu de ses ténèbres, l’idée d’une nouvelle absence devient plus oppressante, plus insupportable. Ses yeux parcourent la silhouette de son interlocuteur, s’attardent sur ses blessures. D’un ton juste un peu plus ferme, un peu moins tremblant, elle délie ce qu’elle a retenu plus tôt. « Si jamais ça devait se reproduire, si jamais… Si jamais je réfléchissais pas et que… Laisse-moi merder, t’en mêle pas. Y a plus personne qui attende après ma gueule. C’est pas ton cas. » Sa seconde main entreprend de glisser affectueusement contre celle qu’il a posé sur sa pommette droite avant de la retirer lentement, de la serrer un instant. « Et c’est pas négociable alors ferme-la. » La férocité l’aide à s’écarter du contact apaisant et salvateur du plombier. Elle refuse de l’entendre argumenter alors elle se relève au prix d’un gémissement quand la douleur physique lui rappelle les circonstances et le lieu.

Son regard croise la silhouette de Jackson ensanglantée. Dans l’optique de chasser ses démons pour de bon, la brune se met en marche. Sa fébrilité perdure mais elle tente par tous les moyens de la dépasser. Tout en veillant à ce que son acolyte lui emboite le pas, elle se rapproche du duo sanguinolent. Elle prie pour qu’il n’ait rien vu. Le moindre rappel pourrait la briser, son état mental reste précaire. « Putain Jackson, ils t’ont pas loupé. Où est la gamine ? » D’un geste encore un peu grelottant, elle extirpe les barres énergétiques de ses poches. «  Si vous voulez bouffer avant qu’on se fasse butter. » Elle jette toute la nourriture à ses pieds sans considération. Elle n’avalera rien. Elle refuse de jouer à ce jeu. Plus que jamais, elle veut leur faire payer. Plus que jamais, elle désire saboter leurs petits plans pervers. Declan a raison. Ils ne doivent pas les laisser gagner.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Sam 8 Oct - 18:15




À contre cœur, poussée par la voix de son allié qu’elle aimerait pourtant ne pas écouter, elle s’éloigne de la scène morbide. D’abord à reculons, avant de se rappeler la dangerosité de l’endroit. L’instabilité du sol qu’elle foule. Alors elle se retourne, fait face à l’immensité mortifère qui s’étend devant ses prunelles paniquées. Le souffle saccadé, les poings serrés, elle continue d’avancer, un pas après l’autre, en prenant soin de ne pas les poser dans la vase. Tâche rendue compliquée quand c’est tout ce qui semble l’entourer. Les yeux plissés, elle se met à détailler l’horizon, cherche désespérément une solution. Quelque chose, n’importe quoi qui lui permettrait de s’en retourner vers Garret avec la clé du problème. Il a bien réussi à mettre la main sur une corde, Joan sur de la nourriture, alors qui sait ce qu’elle pourrait trouver ? Les instigateurs de leur sentence sont bien assez malins et fourbes pour leur offrir avant de leur reprendre. Plus violemment que jamais. Alors elle cherche. Soigneusement. Jusqu’à se bousiller la vue et les nerfs. Mais rien de vient. « - Fait chier, merde », lâche-t-elle pour elle-même. C’est tout ce que l’australienne parvient à articuler alors qu’à l’intérieur, c’est un véritable ouragan qui résonne. Elle aimerait s’agiter, remuer. Faire quelque chose de bien plus efficace mais l’arène est bien plus forte qu’elle ne le sera jamais. Et ça la ronge de plus en plus.

L’esprit bien trop occupé, elle ne fait plus attention à ce qu’il se passe derrière elle. Ne garde en tête que les difficultés rencontrées par le photographe. Oublie les autres. Oublie tout le reste. Affaiblie par la moiteur et l’humidité ambiante, elle manque de chuter à plusieurs reprises. Finit sa course les rotules dans la boue, les paumes plongées dans la vase après avoir trébuché sur une racine. Une injure lâchée à la volée, elle se redresse et essuie ses mains crasseuses sur le tissus recouvrant ses cuisses. Les lèvres pincées, la dealeuse soupire. Déçue d’elle-même. Exaspérée par l’entièreté de cette situation inextricable. Elle relève la tête vers le ciel brumeux, jaunâtre. Assez désespérée pour attendre une signe du ciel. Un rictus nerveux fend son visage en deux alors que ses iris finissent par le distinguer. En tout points similaire à celui reçu par Barbie il y a de cela quelques minutes. Quelques minutes à peine qui lui paraissent une éternité. Mais le parachute argenté continue sa chute plus rapidement qu’il n’y paraît et elle trouve enfin la force de se relever. Elle se retrouve maladroitement sur ses deux pieds et avance vers le point d’atterrissage du mobile, non loin d’elle. La trafiquante s’en saisit en grimaçant, envisage de l’ouvrir alors que ses doigts glissent contre la ferraille qui compose son enveloppe. Elle se met à sourire en voyant l’inscription sur le petit pot qu’elle découvre. Pommade cicatrisante. Il ne lui en fallait pas plus pour trouver une bonne excuse de retourner auprès de son allié.

Elle se met à courir en direction du journaliste après l’avoir cherché du regard. Elle le distingue au loin, en compagnie de Jackson qui semble en plutôt bon état. Accélérant le pas, son sésame au creux de la paume, elle ne fait pas attention à l’eau stagnante qu’elle longe. Bien trop focalisée sur la simple idée de pouvoir soigner, même sommairement, Garret. Les autres aussi. Puisqu’elle sait déjà qu’elle partagera ce petit cadeau avec le groupe. Elle leur doit bien ça. Son rythme cardiaque s’accélère quand elle croit entendre une voix tout droit sortie de son passé. Mécaniquement, brutalement, elle stoppe sa course. Perturbée. Interpelée. Ça ne peut pas être vrai. Elle tourne tout de même la tête, éprouvant le besoin d’en être certaine. De s’assurer que ce n’est qu’une illusion. Avant de se rendre compte qu’elle a tort. La silhouette qui se dessine devant ses prunelles avelines semble tout droit sortie de sa mémoire. Et pourtant si réelle. La blessure qui avait mis tant de temps à cicatriser se remet à saigner et la douleur est telle qu’elle en lâche le petit pot de pommade qui roulait entre ses doigts. Manipulée par la vision singulière. Monstrueuse et pourtant si belle. Celle du premier amour. Celle de Jayden.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Sam 8 Oct - 22:01

L'idée que Jackson soit mort me traverse l'esprit, le cœur et tout ce qui est encore vivant en moi. Heureusement, il répond, un sourire se dessine sur mon visage, dans ce monde horrible sa réplique, l'humour ou peu importe, c'est un peu tout ce qu'il nous reste. Soulagé, d'autant plus de le voir se relever, reprendre un peu du poil de la bête, je ne réponds pas vraiment à sa question, haussant simplement les épaules. Ça ne va pas vraiment, mais bon, on fera difficilement mieux. Je tente d'ignorer les blessures, les coups lacérants un peu partout et cette perte de sang qui finira par être un problème si son intensité ne diminue pas.

« J'sais pas ce qu'on est mais on a au moins les couilles de s'accorcher c'est sûr. » Remarque pas très utile qui fait pourtant du bien. Dans un soupir, je retrouve un semblant de stabilité, prêt à rejoindre Mackenzie alors que Barbie et Ken arrivent. Je n'écoute pas vraiment la conversation alors que déjà je me retourne pour te retrouver. La brune fait remarquer que tu n'es pas là, et sans lui répondre je retourne sur mes pas pour retrouver ta trace. J'ignore la proposition de Barbie, sans doute à tort, et me retrouve déjà loin des autres.

L'air est lourd, moi usé, les pas sont lents, mon rythme saccadé. Ta silhouette n'apparait pas assez vite dans mon champ de vision, rien de positif n'est là assez vite dans cette arène de merde. Je sers les poings, les mâchoires, je n'en peux plus, et je refuse de te perdre. Et puis je te vois, là, toi, si forte, et si fragile. Je te vois, plantée, paraylsée par quelque chose que je ne saisis pas.

Chaque pore de ma peau me brûle alors que je m'imagine toute sorte d'horreur qui peuvent te toucher en cet instant. Seuls quelques mètres nous séparent et je n'arrive pourtant pas à t'appeler, pas à attirer ton attention. Quelque chose m'en empêche, ton regard. Je le connais, le reconnais. Mais ce n'est pas possible, je suis juste en train de me faire des idées. Je déglutis, accélère le pas sans tenir compte des douleurs, j'ai besoin de savoir, besoin d'être proche de toi.


La brume m'empêche de distinguer la silhouette face à toi, je me détourne d'elle, le cœur dans la gorge alors qu'enfin je suis à côté de toi. T'avais fait la moitié du chemin, et t'as trouvé quelque chose d'horrible entre nous. Je le sais, me concentre de toutes mes forces sur toi, me force à ne pas retourner sur ce que tu fixes. « Mack...» ma voix s'étranglent alors que je fixe tes pupilles, glisse ma main sanglante dans la tienne. « Mack... regarde-moi. »

Au fond de moi je sais, j'entends l'appel. Je suis persuadé de ce que tu vois, mais je résiste de toutes mes forces, me concentre sur tes prunelles abîmées, me force à rester dans cette réalité et t'y ramener. Je serre doucement ta main, mélangeant boue, sang, et sans doute toutes les émotions qui manquent d'exploser à ma figure. Mes yeux s'embrument, alors que je ne quitte pas les tiens.

Je t'en supplie, reste avec moi. J'ai peur, peur que ce soit la vision de trop, peur que ce soit la goutte d'eau, peur que ce soit la chute qui n'aura pas de fond, de fin. Il ne peut pas être là, et pourtant il existe dans tes yeux. Et ma paume ne desserre pas la tienne, il faut que ton regard croise le mien. Il faut que tu le perdes, qu'on le perde encore une fois.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Dim 9 Oct - 1:03


« The chain will be broken. And all men will have their reward »



the forgiven days




Les bonus chance, vos options :
Vous allez le droit de lancer ce nouveau dé (qui est en commun pour toutes les arènes, mais toujours à lancer dans votre propre sujet de flood) tous les 5 messages postés (les vôtres uniquement bien sûr), à votre personnage de choisir s'il partage ses trouvailles ou les conserve jalousement pour lui.
1 - Vous trouvez une gourde isotherme d'eau potable pleine sur votre chemin.
2 - Un petit parachute descend du ciel juste devant vous, avec de la nourriture (des barres énergétiques) à l'intérieur.
3 - Vous trouvez un rouleau de corde sur votre chemin.
4 - Un petit parachute descend du ciel, avec une pommade facilitant une cicatrisation très rapide à l'intérieur.
5 - Vous trouvez un couteau suisse par terre.  
6 - Rien n'est trouvé, vous restez bredouille.


Lancé de dés, vos options:
1 - Une plante carnivore géante déploie ses immenses lianes jusqu'à vous et vous tire violemment vers elle par la cheville. Plus vous résistez, plus sa force se décuple.
2 - L'humidité ambiante se change en pluie acide, détruisant tout ce qu'elle touche. Il vous faut impérativement trouver un abri ou courir pour y échapper, celle-ci ne tombant que dans certaines parties du marécage.  
3 - Le parfum des sublimes fleurs d'un buisson vous attirent irrésistiblement. C'est plus fort que vous, leur odeur vous happe et vous intime de goûter aux baies qui s'y trouvent. Mortelles à très forte dose, celles-ci provoquent de terribles effets secondaires même lorsqu'on les consomme avec parcimonie. D'affreux spasmes, des vomissements atroces notamment. (NOUVEAU)
4 - Dans la précipitation, vous ne distinguez pas l'immense toile d'araignée face à vous. Vous vous heurtez à ce piège gluant, inapte à vous en extirper. Les membres presque immédiatement paralysés par le venin sécrété par l'immonde bestiole qui l'a tissée. L'araignée géante responsable ne trainera pas à venir dévorer toute crue sa proie. (NOUVEAU)
5 - Un serpent du marais se coule dans la vase, plante ses crocs venimeux dans votre cheville avant que vous ayez pu esquiver l'attaque. Le venin du reptile vous provoque des hallucinations, par exemple en faisant apparaitre votre pire phobie ou en faisant flotter à la surface le cadavre d'une personne qui vous est chère. (NOUVEAU)
6 - Rien ne se passe, votre route est libre de tout obstacle.



informations pratiques


Le nombre de mots maximum est de 600. Vous pouvez bien entendu écrire moins, c'est même encouragé afin que les choses bougent et que personne ne se retrouve débordé.
↠ Les créatures surnaturelles sont toujours privées de leur pouvoirs.
Jackson Montgomery perdra la vie au cours de ce tour, sa mort sera décrite dans le prochain post de Dariya.
↠ Un autre participant perdra la vie au prochain tour. Sauf volontaire, il sera probablement désigné parmi ceux ayant le moins posté, sinon au hasard.
↠ Jusqu'au prochain tour, chacun a le droit de lancer le dé une seule fois. Vous n'êtes cependant pas obligés de tenter votre chance. Le lancer de dés doit se faire impérativement dans le sujet situé ICI.
↠ Ces obstacles se cumuleront à ceux lancés par Dariya Clarke, la coordinatrice du Colosseum, peu décidée à laisser les pauvres participants reprendre leur souffle.
Aucun ordre de passage pour l'instant, mais tout le monde devra avoir posté dans l'intrigue d'ici un peu moins d'une semaine (le dimanche 16 octobre) au moins une fois (plus dans l'idéal, si vous le pouvez ). Ceux n'ayant pas posté seront automatiquement éliminés.



groupe II - liste de participants

↠ Declan Grimes
↠ Garret Ferguson
Jackson Montgomery
↠ Joan C. Valentine
↠ Mackenzie Caulfield



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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Dim 9 Oct - 16:46

Le métamorphe garda ses lèvres scellées, préférant laisser Joan reprendre doucement ses esprits et appréhender de nouveau l’environnement hostile qui les entourait. Il sentait le malaise s’éprendre de l’amante, la gêne la gagner pendant qu’elle se dérobait à son regard, la tête trop basse. Son regard à lui, toujours compatissant, ne cessait de l’observer dans un silence respectueux. Son coeur se serrait dans sa poitrine, heurté par la peine causée à la sorcière, impuissant. Et dans ses veines la haine laissait son sang en fusion, mais l’impulsif tint bon. Il prenait sur lui, péniblement. Il n’avait pas le droit de hurler sa rage quand il demandait à la dulcinée de se contenir. Il n'avait aucun désir d’offrir cette joie à leur public. Pourtant, s’il en avait eu le pouvoir, s'ils lui en avaient laissé l'occasion, il aurait torturé de mille et une façons tous ces diables qui se jouaient d’eux et de leurs douleurs, qui révélaient puis se gaussaient de leurs faiblesses les plus intimes. Il leur aurait fait payer l’état misérable de sa compagne et sa descente aux enfers après la remontée d'atroces souvenirs. La voir souffrir ainsi était terriblement difficile à encaisser. L’arène avait levé le voile de sa blessure la plus profonde et fait tomber l’armure sans aucune considération pour ses émotions mises rudement à nues. C’était déchirant mais aussi très perturbant, Declan avait l’impression la redécouvrir totalement sous un jour bien plus sombre.

Il la laissa fuir lentement son contact et se revêtir de sa peau de feu, cette carapace qu’il avait toujours connue sans savoir jusqu’à ce jour ce qu’elle renfermait vraiment. Aujourd’hui il savait, en partie du moins. Et il ne la regarderait pas différemment - elle ne méritait pas ça, ne l’accepterait pas de toutes façons - mais il comprendrait. Il saurait. Pour l’heure, il se contenta de se redresser et de lui emboîter le pas. Lui saisit délicatement le bras pour la contraindre à se retourner et à accoster ses iris une dernière fois avant de retrouver la petite troupe.« Joan... »  Il y avait quelques paroles qu'il ne pouvait laisser sans riposte, des mots importants qu'il devait lui exprimer. « C’n’est pas vrai ». Un temps de pause fut marqué, très bref, pour capturer toute son attention avant de reprendre d’un ton qui ne laissait de place à aucune forme de contestation. « Quand t’affirmes que plus personne n’attende après toi, c’n’est pas vrai. Il y a moi. J’compte bien continuer à faire en sorte qu’un jour j’attende pas comme un taré en deuil après une morte. Et les ferme ta gueule n‘y changeront rien ». Il la contempla ensuite s’éloigner avec le mal gravé sur ses traits de femme meurtrie aux côtes torturées, inquiet mais non moins résolu.

Ils eurent vite fait de rejoindre les autres et de prendre conscience des corps amochés des deux hommes, puis de l’absence de la blonde qui dans le tumulte était passée inaperçue avant d’engendrer la panique chez son allié. Presque aussitôt le gringalet se retrouva à sa hauteur et donna naissance à une scène semblable à celle que les deux amants avaient vécu plus tôt. Declan parcouru brièvement les silhouettes de ses prunelles saturées - il était déjà largement rassasié de tout ce bordel - sans aucune intention d’intervenir, chacun semblait avoir son propre combat à mener à bien dans cette arène. Son regard de glace passa ensuite de Jackson à Joan, indifférent à la détresse qui se déployait sous leurs yeux. Une oeillade rapide fut jeter sur les barres de céréales aux pieds de l’amante. « Bon... Pour patienter on peut toujours casser la croûte, à moins qu'quelqu’un s’décide à claquer la gamine pour la reconnecter... ». Idée soufflée par Joan qu’il n’aurait jamais utilisée sur cette dernière mais qu’il aurait apprécié voir mise à exécution sur cette ingrate.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Dim 9 Oct - 22:05

Les yeux s’orientent vers le journaliste, empressé de retrouver sa comparse plantée à quelques mètres seulement de là, le regard égaré sur quelque chose que Joan ne peut discerner depuis sa parcelle de terre. D’un grognement, la milicienne répond à son propre acolyte. Elle n’a toujours pas digéré son petit discours bien pensé de preux chevalier, s’est fait la promesse de le repousser si le danger, à nouveau, se représentait. Son regard se pose un instant sur Jackson pour aviser de la gravité de ses plaies et revient ensuite observer la nourriture qu’elle a rejetée négligemment à leurs pieds. La méfiance l’oblige à contredire la première proposition du changeur. D’un coup de semelle rageur, elle éloigne les barres de céréales. «  Mec, moi, je bouffe pas cette merde. Si ça se trouve, ça fait dégueuler. Vu les putains de gros sadiques qu’on se tape, ça peut très bien être saupoudré de mort aux rats le machin. Je touche pas à c’te connerie. » Pour la seconde remarque, elle se contente de hausser des épaules. « Je sais pas, t’as envie qu’ils nous trucident  ? Si on touche à sa gamine, le freluquet va nous foutre un coup de boule. On a assez de merdes à gérer comme ça, tu crois pas ? J’ai pas envie de devoir te sauter dessus pour t’empêcher d’en étriper un après. » Du coin de l’œil, elle avise le plombier avant de soupirer lourdement. Simple action qui lui déchire un peu plus les côtes. Plus irritée que jamais, elle peste à voix basse contre l’arène et l’humanité de façon générale. Son attention se reporte tout aussi vite sur le couple ébranlé. Loin de secouer son alliée, le freluquet se joint à ce qui ressemble à une veillée funèbre.

Alors qu’elle s’apprête à interpeller les deux troublés, des crocs se fichent dans sa chair, au niveau de la cheville. « Aïe, putain ! » Elle a le temps de voir le serpent onduler entre ses pieds et de le neutraliser à coup de talons répétés. Au prix d’un effort pratiquement insurmontable, elle se penche ensuite pour glisser ses doigts contre la morsure. «  Foutus bestiaux à la con. Toute la faune se ligue pour me faire chier là ou quoi ? C’est quoi la prochaine merde, un macaque qui te pisse dessus ? » beugle-t-elle en analysant comme elle peut sa nouvelle blessure. L’idée qu’il soit venimeux lui traverse l’esprit mais elle ne se résout pas à envisager totalement sa fin. De toute manière que peut-elle faire ? C’est trop tard. Relativement blasée, Joan reprend de la hauteur, accuse les premiers symptômes du poison injecté. L’air vicié semble s’alourdir, la chaleur répand un fin film de sueur sur sa peau. A deux reprises, elle cligne des yeux à cause d’une vision rendue incertaine. Déterminée à ne rien laisser transparaitre pourtant, la brune ne dit mot. Aussi bien que, avant que son amant s’aperçoive du malaise, elle se tourne vers lui. Sauf que ce ne sont pas les traits de l’irlandais qui la toisent mais ceux de son ex-époux.

Un sourire goguenard  sur les lèvres, il la dévisage. Sa voix sort de son imagination. « Alors, on est encore dans la merde, Joan ? » Le rictus mauvais s’étend. Elle est tétanisée, consumée par sa peur viscérale. La victime conditionnée à craindre son bourreau. « C’est admirable de lutter mais la vérité, on la connait bien tous les deux. T’es qu’une bonne à rien. D’ailleurs, il t’a sauvé combien de fois ? Lamentable. T’es qu’une pauvre petite conne, t'es pathétique, toujours à chialer, à te plaindre de tout. Tu sers à rien. Tu ferais mieux de crever, ça lui rendrait service, tu sais. » Les muscles se crispent, la terreur massacre son être tout entier alors qu’elle l’imagine déjà lever la main pour parachever son oeuvre. « Et dire que tu l’as encore laissée crever. Tu méritais pas d’avoir cet enfant. T’es même pas fichue de la protéger. » Brusquement, elle réagit. Jill comme seul déclic à cette folie, le poing part vers l’avant et frappe l’illusion. Tandis qu’elle croit frapper Isaac, elle ne réalise pas qu’elle vient de cogner Declan à la place. Mais le mirage reste entier alors elle se tient prête à recommencer, le regard fou, la mâchoire serrée. « Va en enfer. » Hurle-t-elle ultimement pour se redonner un semblant de courage. Malgré la fièvre, elle ne songe pas un seul instant être victime d'une hallucination.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Lun 10 Oct - 0:03




Le souffle coupé, elle perd brutalement pieds. Comme si la pesanteur avait cessé d’exister. Comme s’il ne restait plus rien autour d’elle. Plus rien que le visage de Jayden. Sa cage thoracique se gonfle à nouveau, une fois seulement et se vide tout entière. Un souffle élancé mais complètement incontrôlé. Elle peine à respirer, arrive encore mois à parler. Que pourrait-elle bien dire, quoi qu’il en soit ? Les prunelles avelines se perdent dans celles du défunt. S’y plongent inlassablement, comme elles avaient l’habitude de le faire des années auparavant. Une habitude retrouvée avec douceur alors qu’une sensation de bien être l’englobe toute entière. Comme si l’australienne n’attendait que ça, finalement. Comme si elle n’attendait que ce signe là. Un signe factice, déguisé. Camouflant la monstruosité. Bien caché derrière une réalité toute autre. Horrifique et manipulatrice. Pourtant, rien de tout ça ne l’atteint. Elle s’engouffre toujours un peu plus loin dans le mirage, toujours plus profondément. Irréversiblement. Alors que la voix du premier petit ami semble la guider vers un inconnu trop proche, c’est celle de son frère qui la retient sur la berge.

Interpellée par le timbre familier, elle secoue la tête. Vivement, pour mieux chasser la vision. C’est un regard noirci par la déception et un retour brutal à la réalité qu’elle adresse à son allié. Un regard presque désagréable. Puisqu’il l’a tirée de sa chimère éternelle. Ne le voit-il pas ? Ne voit-il pas son petit frère ? Autant de choses qu’elle ne saisit pas. Qu’elle ne veut pas non plus chercher à comprendre. Des incertitudes qui grandissent alors que les suppliques du photographe lui parviennent dans le lointain. « - Il était là, Garret » Quelques mots murmurés à l’intention de l’aîné. Plus un souffle qu’une parole. À peine articulé. Les efforts qu’il lui demande sont bien trop durs. Bien trop grands pour elle. Elle frissonne quand le journaliste se saisit de nouveau de sa main tremblante. Comme pour mieux l’ancrer à ses côtés. Elle aimerait pouvoir refuser ce geste. Réfuter cette indication trop terre à terre. Les iris toujours attachées à celles du vagabond, elle cherche une raison suffisante pour y rester encore un peu. Tous les nerfs de son corps s’échauffent, éprouvés par l’impatience. Sollicités par l’envie de retrouvailles impossibles. La trafiquante se mort la lèvre inférieure, éprouvée. Tout ça est beaucoup trop lui demander. « - Jayden était là. Juste là » Ces deux derniers mots à peine entamés, elle envisage d’illustrer son propos par un geste lent. Pointe la surface de l’eau du bout de l’index en détournant son regard de celui du photographe.

Mais cette fois, Jayden a disparu. La vision passée se fane, se dissipe. Au profit de son présent. Elle grimace le temps d’une seconde, ne comprend pas comment une telle chose est possible. En oublie même qu’elle se trouve au coeur de l’endroit ou l’impossible n’est pas. Elle étouffe un hurlement sourd en devinant le visage d’Elias au dessus du ruisseau. Couvre sa bouche d’une main incertaine et tremblante en distinguant sa silhouette. Perd la raison quand elle le pense réellement ici, avec elle. Alors qu’il n’a rien à y faire. Des milliards de questions lui traversent l’esprit, elle se met à gigoter sur ses jambes, serre de plus en plus fort la main de Garret qu’elle tient toujours. Non, pas lui. Tout mais pas lui. Ces salopards ont trouvé le moyen de l’atteindre en plein cœur et de remuer le couteau dans la plaie. Elle devient folle, rumine et souffle comme une lionne en cage. Prête à exploser. Il ne devrait pas être là. Il ne doit pas être là. Il ne peut pas être là. La trafiquante paniquée ne voit pas d’autres solutions que de mettre en garde le ténébreux. Impatiente de retrouver ses bras, elle s’élance vers lui et pose un pied à la surface de l’eau. Alors que la sirène bondit.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Lun 10 Oct - 0:48

Tes yeux me rongent, me tuent. Je suis persuadé que tu le vois sans vouloir y croire. Et puis tes lèvres s'ouvrent et ton souffle s'échappent. Mon cœur éclate, plus que jamais, et toutes les plaies ne semblent plus si graves alors que tout mon crâne se brise. Je tente de garder contenance, de prétendre que ça ne m'atteint pas. Je fais tout pour ne pas laisser transparaitre tout ce qui me traverse en cet instant. Et tu parles à nouveau, tu dis son nom. Ma main serre un peu plus la tienne. J'ai envie de te répondre, te dire que ce n'est pas possible. J'ai envie d'arrêter ta main d'un geste brusque, j'ai envie que ce moment s'arrête. Mais lentement, ton geste pointe au loin, et mes yeux, eux, s'arrêtent sur tes doigts salis. Des larmes remplissent mes paupières sans couler. Il n'est pas là.

Je n'arrive malgré tout pas à regarder, je n'arrive pas à passer le pas. C'est beaucoup plus facile de me persuader que c'est une illusion en te regardant qu'en risquant de le voir lui. Alors je m'accroche à ça, à toi. Comme depuis qu'il n'est plus là. Parce qu'il n'est plus là. Je soupire, ferme les yeux un instant alors que les larmes s'estompent, et c'est à ton tour de me ramener durement à la réalité. « Quoi ?! » Ton ton a changé, ce n'est plus le même. Ton regard aussi, il n'est pas celui que tu as pour lui. Et pourtant, je l'ai déjà vu. Je t'ai déjà vu avec ce regard, sans la détresse qui l'accompagne. Cette fois-ci je me retourne, persuadé de ne pas voir mon frère. Et en effet, il n'est pas là. Une part de moi est soulagée, l'autre s'effondre un peu plus profondément dans cette noirceur qui m'habite. La pression de tes doigts, tes mouvements, tout s'accélère, et mon cœur avec quand je réalise que je ne peux pas te calmer aussi simplement cette fois. Tu n'es pas tétanisée, non, tu es prête à bondir, et moi, loin d'être sûr de savoir te retenir.

Je cherche à garder cette pression entre nos bras, cette pression dans nos paumes pour ne pas te perdre, pour ne pas te voir partir, pour pouvoir te tenir. « Mack... » Les mots s'étranglent de plus en plus alors que les répétitions d'horreurs semblent s'accumuler et que je me trouve de plus en plus impuissant. Mais c'est trop tard, ton bras tire le mien et te voilà à faire un pas en avant, alors que tu te diriges vers un énième cauchemar. Te voilà prête à te jeter dans une flaque incertaine, et moi, pas foutu d'agir pour te retenir. Mais pire que ça, pire que l'illusion qui te pousse là bas, c'est une forme qui apparaît face à toi. Je tente d'esquisser un geste de recul en vain, ta volonté de rejoindre cette silhouette lointaine trop forte sur l'instant. « Mack, recule putain. » mes mots s'arrachent alors que je tente de te tirer en arrière, les douleurs omniprésentes et violentes me font serrer les mâchoires, mon bras qui tient le tient et tente de te traîner loin de cette atrocité face à toi que je ne fixe pas une seconde se met à saigner de plus en plus. J'en ai rien à foutre. Je ne te laisse pas là.

« Mack, bordel de merde, regarde-moi. Écoute-moi. », je ne sais pas ce que tu vois, mais un frisson me parcourt le corps alors que j'ai peur de comprendre. J'ai peur de savoir. Et j'espère me tromper. « Mack, y a que nous ici. Tu m'entends. Que nous. » Je me broie les tripes à répéter ça, alors qu'en un simple regard, je pourrais peut-être le voir aussi. Qu'en un instant, peut-être qu'on pourrait changer le présent. Je recule lentement, ne lâchant pas ma prise, et cherchant toujours à te tirer vers moi, comme un enfant qu'on force à bouger. « Je t'en supplie reste avec moi. », je ne peux pas te perdre. Pas pour cette arène, pas après ce dur rappel que tu m'as balancé en pleine figure. Je ne peux pas te perdre toi aussi, je ne peux pas être faible, je ne peux pas abandonner et laisser gagner ces foutus connards. « J'ai besoin de toi. » Pour la première fois de toute nos vies, les mots sortent, ceux qui sont vrais depuis longtemps. Et je cherche, un pied dans cette foutue flaque, à reculer, te garder avec moi, fixant ton dos, ta chevelure. Tout, sauf ce qui se trouve face à toi.

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    I sat alone in bed till the morning I'm crying "They're coming for me" And I tried to hold these secrets inside me My mind's like a deadly disease I'm bigger than my body I'm colder than this home I'm meaner than my demons I'm bigger than these bones And all the kids cried out "Please stop, you're scaring me" I can't help this awful energy God damn right you should be scared of me Who is in control?
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