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 The Forgiven Days } l'Arène marécageuse

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Madame la Faucheuse

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Lun 10 Oct - 8:05


« Second blood »


   
   

Voir Joan se battre avec ses démons en plus des pièges qui se déclenchaient en chaîne sur son passage, était très satisfaisant, après tout, elle offrait un show de qualité. Un point pour Valentine ! Je n’allais donc pas la tuer tout de suite, mais qui alors ? Mes yeux parcoururent les images des dernières minutes dans l’arène, me passant en accéléré ce que j’avais manqué. Encore une arène de bisounours, trop d’entraide, ça n’allait pas… Tient, voilà qu’on avait sorti l’aquaphobe n°2 de son trou, dommage. Il ne m’en fallut pas plus pour désigner la future victime de l’arène. Avec la force de l’habitude et du rodage qui commençait à venir, j’ouvris le dossier de Jackson et le parcourut rapidement.  L’aquaphobie, c’était déjà fait, je n’allais pas ennuyer mon audience avec de la redite, mais il me restait la situation familiale tordue à exploiter. Je fis simuler la voix de son ex-épouse et quelques instants plus tard, les reproches pleuvaient.

“ Tu n’as jamais été un bon mari, encore moins un bon père. Ton frère, lui, a su être à la hauteur. Il n’aurait jamais laissé Emma disparaître. ”  

Mais ce n’était pas encore assez et si l’envie d’utiliser sa fille disparue m’avait tenté, je ne voulais pas utiliser d’enfants deux fois de suite dans la même arène. Étrange tout ces problèmes impliquant des enfants… Enfin. En une fraction de seconde, ce fut le frère de Jackson qui fut matérialisé et qui s’en prit à lui, soudainement très proche. La lame glissa entre deux côtes pour atteindre la rate.

“ Tu n’aurais jamais dû te réveiller, tu devrais disparaitre. ”  
Les coups d’arme blanche s’enchainèrent avant que l’illusion ne s’estompe une fois Jackson au sol. Et voilà, un mort en sursis qui allait se vider de son sang tranquillement.



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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Lun 10 Oct - 14:31

Les barres énergétiques volèrent sous l’énervement de la sorcière suspicieuse. Trop tendue, elle n’avait pas saisi le second degré de la suggestion du changeur qui n’aurait jamais osé toucher à ces offrandes venues du ciel. Il n’était pas assez désespéré pour tenter le diable et la faim n’était que le cadet de leurs soucis. Un petit regard en coin vers Joan fut jeté, d’un air cette fois-ci bien plus sérieux, presque offensé par sa riposte. Il se détourna ensuite brièvement, ses doigts grattant sa nuque d’un geste agacé, puis bougonna pour lui-même, peu désireux de faire monter d’avantage la mayonnaise après déjà tant de péripéties. « Doit y avoir écrit imbécile sur mon front... ». Ses mains crasseuses vinrent se fourrer jusque dans le fond de ses poches pendant que son esprit se reconcentrait sur les problèmes des compères. L’amante n’avait pas tort sur un point : si une quelconque intervention tournait au vinaigre, il n’était pas certain de pouvoir se contenir. Ses poings risquaient de faire quelques dégâts avant que la réflexion n’ait le temps de s’inviter. Néanmoins, un coup de boule du gringalet n’avait franchement rien d’impressionnant. « Comme si on avait à craindre quoi qu’ce soit d’ces deux là. Une tarte dans la gueule ça n’a jamais tué personne et j’suis sûr qu’ça t’f’rait du bien, c’est pas comme si la p’tite la méritait pas. Sinon s’tailler en les laissant en plan dans leur délire ça m’va aussi, ça f’rait un peu moins d’encombrement et ça occuperait les crocos quelques temps... ». Et la nature avait l’air du même avis, s’exprimant au travers les crocs d’un serpent qui se plantèrent soudainement dans la chair de l’amante et avortèrent son intention de les perturber dans leur étrange intimité.

Declan n’eut pas le temps de s’informer de l’état de la blessée qui posait sur lui un regard qu’il ne connaissait pas. Effrayée, traumatisée, la dulcinée l’observait comme s’il était le roi de l’Enfer personnifié. Un démon qu’elle avait appris à craindre et qui la laissait pétrifiée. Un bourreau qui fit naître en elle une nouvelle démence. Sans crier gare elle l’agressa, mettant toute la force qu’elle détenait dans son poing le plus vigoureux qui frappa la paume de main de l’agressé. Il avait évité le coup de justesse, sans comprendre la raison qui avait poussé l’amante à l’assaillir. La frénésie embrasait ses yeux noisette, la rage et la terreur déformaient de plus en plus son maigre visage. L’irlandais vit de loin les répliques venir et, tout en criant son nom pour espérer atteindre son esprit qui divaguait encore, il lui saisit un poignet avant de la retourner un peu brutalement contre lui. Il l’entoura de ses deux bras et la maintint sans grande peine malgré son épaule endolorie plaquée contre son torse. L’aliénation la contraignait à se débattre mais, face à l’homme, elle ne faisait pas le poids. Il allait essayer de la calmer lorsque les événements se déchaînèrent sans leur laisser le moindre répit. Un homme se matérialisa près de Jackson, avec dans ses doigts un reflet argenté que le tueur à gages reconnaissait bien. Tout en serrant plus fortement Joan qui ne s’apaisait pas, il prévint le malheureux de sa voix rauque alarmée. « Jackson ! Attention ! » La lame pénétra la chair à plusieurs reprises et ressortit chaque fois plus ensanglantée sous le regard du métamorphe impuissant. Le joueur vaincu s’écroula sur le sol et la silhouette de l’assassin disparut. Presque instantanément une pluie s’abattit sur les marais. La fumée qui se dégageait des éléments qu’elle fouettait ne présageait rien de bon. Sans réellement savoir à quoi ils avaient à faire Declan sentit le danger venir. Et il cheminait vite. « Bordel de merde ! ». Il hurlait dans le brouhaha engendré par une averse d’acide, couvrait à peine le bruit. « Putain Joan réveille toi ! ». Il lança une oeillade vers les deux jeunes gens, puis vers le corps massacré de Jackson sans savoir s’il lui restait un souffle de vie. Il espérait pour lui que ce n’était pas le cas, parce qu’il ne pourrait rien pour sa survie lorsque la menace de la météo s’abattrait sur leurs têtes. Sans un mot pour tous ces autres qui l’entouraient, il balança la sorcière sur son épaule encore saine et se mit à courir à la recherche d’un abri en laissant les survivants derrière lui. Le souffle saccadé, les jambes lourdes et rendues douloureuses dans cette vase profonde, il piétinait plus qu’autre chose alors que la pluie les atteignait. Il sentit quelques fines gouttes lui mordre la chair et lui dérober quelques douleurs vives. Un monticule de roches se dressait à quelques mètres qu’il parcourut aussi rapidement que possible. Ses pieds dérapèrent sur le sol visqueux, juste à l’entrée de l’amas et la peacekeeper fut projetée à l’intérieur. Le changeur se redressa maladroitement, paniqué par le sort de sa compagne et le coeur affolé dans sa poitrine par la course et l’adrénaline. Il se jeta à l’intérieur de l’abri sommaire qui laissait filer un peu d’acide par quelques ouvertures dans la roche et recouvrit le corps brûlant de l’amante du sien.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Lun 10 Oct - 19:34

L’environnement ne compte plus aux yeux de l’aliénée. Concentrée sur les traits de l’ennemi, la milicienne ne songe déjà plus au jeu macabre, à l’enjeu de cette survie. Pour la seconde fois désormais, le passé la happe totalement, ébranle jusqu’à ses fondations. Son bon sens congédié par la fièvre, sa rationalité rongée par le poison et l’hallucination. Son coup n’a même pas pu atteindre sa joue et avant qu’elle puisse réitérer la moindre attaque, il l’agrippe et la maitrise. Le contact lui donne envie de vomir. Elle ne supporte pas la seule idée des mains de son ancien mari sur elle. Déchainée, la brune se débat immédiatement. « Me touche pas ! Je t’interdis de me toucher ! » Sa tête part vers l’arrière à plusieurs reprises tandis qu’elle tente de viser son nez, sa mâchoire, n’importe quoi pour le forcer à relâcher sa poigne. La voix de Declan ne perce pas un seul instant sa démence. Elle n’entend qu’Isaac lui susurrer des mots détestables à l’oreille. « Tu vas faire quoi maintenant ? Regarde-toi, en train de t’agiter inutilement. T’es faible, tu fais pas le poids. Tu n’es qu’une misérable petite chieuse. Tu brasses beaucoup d’air mais t’en fous pas une. C’est tellement facile de t’écraser.  » La sorcière hurle littéralement de rage, en pleine crise d’hystérie, le corps tout en entier cherchant à se soustraire à la poigne de l’irlandais. « Va crever ! Fous-moi la paix, dégage ! Je t’appartiens pas, pauvre con ! » Ses coudes cherchent à atteindre son estomac en vain. L’énergie se déploie perpétuellement pour lui nuire mais elle se fait totalement avoir. Poupée de chiffon qu’il balance abruptement sur son épaule alors qu’elle continue à geindre et à lui porter tous les coups possibles afin d’être relâchée. « Fais-moi descendre, putain. Je vais te butter pour de bon ! Je vais te faire la peau, connard ! » Toutes ses protestations physiques ou verbales sont vouées à l’échec tandis qu’elle se fait emporter.

Les douleurs aux côtes deviennent insoutenables à nouveau durant  le trajet, lui coupent le souffle suffisamment pour qu’elle se taise quelques instants. La souffrance se multiplie avec les quelques gouttes d’acide reçues. Elle ne comprend pas ce qu’il se passe. Plus désorientée que jamais, elle se voit juste chuter, rouler sur elle-même, cogner une paroi. Ses flancs en feu et son mal de crâne la privent autant de respiration que de conscience même relative. La proximité de cet homme lui fait juste craindre le pire. « Ne me touche pas ! » hurle-t-elle à nouveau, les tremblements agitant ses membres alors qu’elle est toujours allongée dans la boue. Elle anticipe le pire. La vengeance de son ex-mari.

Ses mains repoussent le torse de son sauveur inutilement avant de chercher à le frapper à nouveau. « Regarde-moi ça, c’est saigner que tu fais. T’es fragile en plus d’être inutile. Un vrai boulet. » La voix de son ex-mari l’oblige à cesser toute agitation pour remonter la main jusqu’à son crâne, l’endroit qui a heurté la roche. Un peu d’hémoglobine se mêle à la vase. Blessure légère qui lui en rappelle une autre bien plus grave. Elle frissonne devant l’ombre du passé. « C’est ça, vois ce qui se passe quand tu me résistes. On sait comment ça va finir. T’es rien, Joan. T’es personne. Tu mérites ce qu’il t’arrive. »  Les paumes de l’américaine remonte jusqu’à la gorge du plombier. « Ferme-la, ferme-la !» beugle-t-elle en tentant d’exercer la pression nécessaire contre la trachée.  « Tu crois que tu me fais peur ? Mon dieu mais tu es toujours aussi naïve. Le temps n’y change rien. T’es la même, toujours à pleurnicher, toujours à attendre qu’on te sauve. T’es même pas foutue d’accepter ce que t’as fait. Même pas foutue d’assumer. T’as tué Jill. T’as presque tué Ezekiel. Tu vas le tuer lui aussi. T’es un poids mort pour tout le monde. » « Va te faire foutre ! » Elle veut l’étrangler de toutes ses forces, y met toute son énergie malgré les plaies définitivement réveillées. Toujours embrumée par la toxine, toujours habitée par la conviction qu’il s’agit là du commissaire et non de Declan.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Mar 11 Oct - 14:36

La masse fiévreuse de la milicienne continuait de se tordre violemment sous la sienne. Dans ce déchaînement, il sentit ses mains graciles se défaire de son piège puis se serrer autour de son cou. Hostiles et déterminées elles le privèrent de son oxygène et l’irlandais roula sur le flanc pour tenter de mettre de la distance avec cette femme soudainement possédée par le diable qui tentait de l’étrangler. Les gouttes d’acide lui brûlaient de plus en plus l’épiderme, ajoutaient de la souffrance à l’étouffement, consumaient son corps et ses nerfs pourtant faits d'acier. Le métamorphe ne réfléchit plus et, devenu inconscient des blessures qui les tourmentaient tous deux, il attrapa violemment les poignets de l’amante qu’il arracha à lui avec une brusquerie qu’il ne maîtrisait plus. Un toussotement rauque se fit entendre pendant qu’il avalait de nouveau l’air qu’on lui avait tantôt dérobé. Le changeur gronda dans la foulée aussi fortement qu’il en était encore capable. « Mais merde Joan !!! ». Il aurait voulu la frapper, lui faire mordre la poussière pour la pousser chez Morphée. Il n'en fit rien, parce que c'était Joan. Parce qu'il aimait cette femme, il fallait qu’elle se reconnecte. Qu’elle balaye l’illusion qui devait certainement l’habiter et qu’elle puisse derechef contempler l’homme véritable qu’elle avait sous les yeux. Qu’elle délaisse son délire avant que l’un ou l’autre ne finisse par être trop gravement blessé. Avant qu’il ne soit trop tard. Avant de commettre l'irréparable...

Son épaule faiblit soudain et la vigueur la quitta. Son bras endolori plia mollement, ramenant subitement l’enragée à plus de proximité pendant que la pluie ne cessait plus de mordre les chairs. La douleur avait dépassé le seuil de sa grande tolérance, elle était insupportable et il avait envie de crier. De hurler sa rage et son mal dans une panoplie d’injures. Mais le sanguin se contint. Non, il ne livrerait pas ce genre de spectacle misérable devant les caméras. Il ne leur offrirait pas le plaisir d’un pareil show. Ne les laisserait pas se réjouir de ses maux et de ses faiblesses. Les traits déformés par les supplices infligés, l’esprit rongé par toutes ces tortures, ce fut l’instinct qui prit le pas sur la raison dans un silence sombre de bien mauvais augure. D’un mouvement plutôt brutal, dépassé par la folie des événements qui se précipitaient, il plaqua sa compagne frénétique contre le sol, face contre terre pour ne plus subir le courroux de ses mains menaçantes et survoltées. Sans plus aucune considération pour les côtes meurtries de la peacekeeper, le plombier posa son buste d’homme contre le dos de cette dernière. Il y laissa peser son poids, immobilisa ainsi ses épaules de diablesse rendue inoffensive. Empoigna chacun de ses avant-bras pour l’assujettir à une totale inertie. La finalité s'échappa d'entre ses dents serrées, d'une voix souffrante presque inaudible. « Ca va t'calmer ma grande ». Il n'avait pas le choix.

A chaque perle d’acide fuyante, son corps se crispait, ses lèvres se pinçaient. Toutes les parcelles de son être se tétanisaient. L’averse cessa dans les minutes qui suivirent mais elle lui avait semblé durer toute une éternité. L’accalmie avait regagné l’arène et l’aliénée qu’il ne sentait plus tenter de se défaire de son emprise. Un silence de mort était tombé sur les marécages. Le souffle et le rythme cardiaque endiablés de l’irlandais s’apaisaient pendant qu’il restait là, avachi sur la milicienne démente, pétrifié. Ses doigts relâchaient de leur propre chef la pression exercée sur les bras de Joan, dévoilant quelques ecchymoses qu’il n’avait pas eu conscience de provoquer. Il n’avait jamais eu l’intention de lui faire mal. Il avait simplement voulu se préserver de ses coups et la protéger d’elle-même. Leur éviter les séquelles de cette pluie mortelle. De ces intentions, les deux amants en ressortaient d’avantage amochés, mais ils avaient survécu. Pour l’instant. Etait-ce le cas des autres survivants... C'était moins sûr. Et pourtant, le tueur à gages n'eut pas une seule pensée pour leurs sorts. De nouveau seuls avec la dulcinée, il n'y avait plus qu'eux qui comptaient. Il n'y avait toujours eu qu'eux.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Mar 11 Oct - 19:50




L’illusion s’insinue de plus en plus, de pire en pire, dans l’esprit de l’australienne. La voix d’Elias qui résonne en elle comme une plainte sourde la fait trembler, provoque la panique la plus totale. Ingérable. Impossible à calmer. Elle ne parvient plus à rationaliser quoi que ce soit. N’écoute même plus Garret qui se trouve pourtant toujours à ses côtés et tente de la ramener avec la plus grande des volontés. Mais la blonde reste complètement sourde à ces tentatives, bien trop focalisée sur la silhouette familière qui se dessine à la surface de l’eau et qu’elle aimerait rejoindre de toutes ses forces. Les prunelles s’agitent dans leurs orbes sombres alors qu’elle peut déjà sentir quelques larmes venir embuer ses yeux. Des perles ramenées à la surfacé par le sentiment d’impuissance alors que celui qui détient le coeur lui hurle de venir l’aider. Et rapidement, la raison perd toute consistance. Devient invisible. Impalpable. Et elle s’élance, tout droit vers les bras du grec qu’elle n’espère que retrouver.

Elle manque de tomber droit dans l’étendue d’eau boueuse. Se contente de glisser en arrière alors que Garret la tire vers lui avec force. Assez de force pour la ramener à la réalité. Ce qu’ils pensent être la réalité. Un cri sourd échappe à sa gorge alors qu’elle amorti sa chute à l’aide de la paume de sa main encore libre, l’autre étant toujours retenue prisonnière par le photographe. Grand bien lui fasse. Les chevilles trempées, encore plus trempées qu’auparavant, elle peine à reprendre totalement conscience de ce qu’elle vient de vivre. Difficilement, elle se relève, le front plissé et l’air grave. S’accroche encore plus fort aux phalanges de son allié, puisqu’il représente la dernière chose tangible et certaine dans leur enfer. Pendant un instant, elle se met à penser qu’elle aurait préféré que l’illusion continue. Qu’elle soit vraie. Qu’elle ne prenne jamais fin. Mais rien de tout cela ne l’aurait menée nulle part et ça la dégoute d’en venir à ça. Le timbre masculin à ses côté résonne encore un peu et elle finit par se redresser entièrement en plongeant un regard doucereux dans celui du journaliste. J’ai besoin de toi, dit-il. Vraiment ? Parce qu’elle n’a pas l’impression de lui être utile en quoi que ce soit. Surtout pas à ce moment précis. « - Il était là, Garret. Je te le promets. Ils étaient là tous les deux ». La dealeuse baisse les yeux. Presque honteuse de sa confession. Presque honteuse d’y avoir cru.

En baissant la tête, elle tombe sur leurs deux mains jointes. Forcée de constater les dégâts sur leurs deux organismes mis à mal. Le sien, surtout. Sa main sanglante, ses fringues déchirées, bouffées par les bestioles carnivores. Elle fait peur à voir, également. Pas mal non plus dans son genre avec ses écorchures qui lui serpentent le long des bras et des jambes. C’est en les voyant qu’elle se rappelle le petit parachute argenté qui lui était destiné. « - La pommade… » Interpellée, elle se met à la cherche partout du regard, scrute le sol pour mieux y discerner le petit pot tombé de sa main. Elle s’empresse d’aller le ramasser dans l’herbe jaunâtre à environ un mètre d’eux et revient vers son allié dans la foulée. La trafiquante ne tarde pas à l’ouvrir, se saisit de l’avant bras du photographe et lui tartine de crème avec parcimonie. Un tel objet pourrait bien leur être utile à l’avenir, mieux vaut ne pas le gâcher. Elle s’apprête à enchaîner avec ses propres blessures mais ses iris s’éloignent brièvement et croisent les silhouettes encore floues de Joan, Declan et Jackson. Elle croit distinguer une quatrième personne avant de voir Jackson tomber. Tout s’enchaîne ensuite, à commencer par la furie de Barbie qui à l’air de s’en prendre à son Ken, pour une raison qui lui reste inconnue. « - Viens, faut pas rester là », glisse-t-elle doucement en refermant le précieux réceptacle et de le glisser dans l’une de ses poches. Elle se saisit finalement de la main du photographe et le guide vers un endroit encore incertain.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Mar 11 Oct - 20:15

Les poignets écartés mais le sang battant toujours dans les tempes, la rage toujours présente. Ses jambes s’agitent tandis qu’elle se remet à hurler, balançant un chapelet d’injures à un homme qui ne l’écoute sans doute déjà plus. Dans l’esprit malade de la sorcière, la scène qui se déroule ensuite, ne peut signifier que sa propre fin. Avant qu’il ne la plaque, face contre terre, elle a le temps de discerner une dernière fois les traits anguleux d’Isaac, de l’entendre lui murmurer des atrocités. Elle est convaincue qu’il va s’adonner à une toute autre forme de violence. Une de celles dont elle ne pourrait définitivement jamais se remettre. Habitée par le désespoir, la brune cherche une nouvelle fois à l’atteindre par tous les moyens possibles mais son thorax fêlé l’empêche d’y mettre l’énergie nécessaire cette fois-ci. Le visage plaqué dans la boue, le corps très vite compressé, sa conscience vacille dangereusement. Elle résiste une dernière fois à l’assaut avant de perdre connaissance durant une poignée de secondes, la souffrance trop importante pour être ainsi endurée. Quand elle revient sommairement à elle, sa détresse la cloue davantage au sol. S’il compte la violer, autant qu’elle en crève. Elle se met à le souhaiter alors qu’elle est immobilisée, impuissante, que tout son être hurle de douleur. A son grand étonnement pourtant, la pression se défait et rien ne se passe. Après ce qui lui semble être une éternité, elle réussit à basculer sur le côté, usant de ses bras retrouvés. D’un mouvement lent, maladroit et affreusement pénible à effectuer pour les côtes malmenées, elle se replace sur le dos en poussant un gémissement à peine étouffé. Les paupières closes, elle se contente de retrouver son souffle, de ne pas céder à sa panique. La fièvre a déjà commencé à déserter son organisme affaibli, le froid s’invite à la place et force des frissons sur sa peau.

Ses frémissements s’intensifient alors qu’elle se recroqueville honteusement. Ses mains glissent contre ses bras, cueillent les ecchymoses. Qu’est-ce qu’il va lui faire subir cette fois-ci ? Elle en a la nausée mais s’oblige à affronter son bourreau. En rouvrant les yeux, l’incompréhension chasse toute autre émotion. « Declan ? » Sa voix est rauque, désarticulée par le mal éprouvé et le trouble suscité. Elle comprend à retardement. Une plainte s’échappe alors d’entre ses lèvres serrées. L’horreur la frappe vivement, les mains viennent couvrir le visage maculé de vase. Son mental fracturé tente de se rappeler des actes provoqués dans la frénésie, de mettre une réalité sur l’hallucination. « Putain… Non… » réalise-t-elle en écartant ses doigts de ses prunelles pour analyser les dégâts occasionnés. « Merde, je suis désolée… Je pensais … Je savais pas… » La lividité sous la couche épaisse de boue, s’amplifie de seconde en seconde. Ses mains tremblantes remontent jusqu’à la nuque qu’elle a cherché à serrer plus tôt, glissent jusqu’au dos du changeur pour y glaner les autres blessures provoqués par l’acide. « Bordel… Mais qu’est-ce qui s’est passé pendant que j’étais en plein trip ? » Un danger balancé par l’arène qu’elle n’a pu apprécier mais elle devine sans mal quel rôle son amant a joué. Elle n’a pratiquement aucunes séquelles. « Merde, qu’est-ce que t’as encore fait ?» Le cœur déjà crispé, semble se démanteler. Ses bras retombent mollement dans la terre, la mort dans l’âme, elle détourne la tête. « Je suis qu’un putain de poids mort. » Elle fait écho au mirage.

Partiellement abattue, la jeune femme se tait, tente d’assimiler sa honte, de contenir autant sa rage contre elle-même que sa peine grandissante. Sa colère fait son grand retour abruptement, elle la dirige contre la seule personne présente. « T’aurais dû me planter sans te retourner, putain. Je cherchais à te butter, mec ! Arrête de te prendre pour superman. Regarde dans quel état, t’es là ! Tu m’emmerdes, putain. Je t’avais dit de me laisser merder. Je suis pas en état de gagner de toute façon. Je suis même pas sûre que j’arriverai à me relever là.  » Les flancs en feu, l’instabilité à peine maitrisée, il ne reste déjà plus grand-chose de sa féroce combattivité. Aussi lessivée que secouée, elle replace ultimement ses iris dans celles de son allié. «  Si tu crèves... et si c'est par ma faute en plus, je pourrai pas… J’arriverai pas… » Mais elle est incapable de finir sa phrase, sa voix se casse. Elle referme ses paupières et s’applique à respirer correctement dans les minutes qui suivent.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Mar 11 Oct - 20:33

J'ai mal au cœur, mal partout. Le temps semble incroyablement long, et toi tellement ailleurs. Je me sens plus qu'impuissant, souffre de cette distance, de ce qu'elle représente et finalement, ta voix s'élève à nouveau. Ta voix qui brise, qui brûle. « Je sais, je te crois. », c'est un murmure alors que nos regards ne se croisent même plus. J'avais donc eu raison, ce second regard il était pour celui dont tu ne parles pas mais dont je soupçonne l'existence. Celui qui t'a redonné le sourire tendre en regardant des bandages il y a quelques mois déjà. Je hais ce gouvernement, qui a réussi à t'opposer aux deux seules choses capables de te construire comme de te tuer. Je hais cette foutue arène et je n'arrive pas à voir de mieux autour de nous.

Encore sonné de toutes ces émotions, je ne réagis pas vraiment à tes gestes, désormais certain que tu es toi-même. Tu t'éloignes et je te suis du regard alors que tu attrapes quelque chose. Je n'ai pas vraiment fait attention à ce que tu disais, affreusement coupable de ne pas avoir voulu regarder cette illusion, de ne pas avoir voulu revoir son visage qui devient de plus en plus flou dans ma mémoire. Tu reviens, tout passe vite, je te laisse étaler quelque chose sur mon bras, les yeux dans le vide, dans un creux émotionnel de plus en plus béant. Et puis tu parles encore, et je te suis, sans avoir vu les autres, entendant des cris sans les entendre. Mes pas se fondent dans les tiens alors que nos mains restent unies et que mon silence me pèse. Et sans m'en rendre compte, dans cet état un peu second, la fatigue prenant la dominante alors qu'une douleur intense me prend à la cheville. Je serre les dents, ne m'arrête pas sur l'instant, mais j'aurais sans doute du. Ma respiration et mon rythme cardiaque s'accélèrent alors que je cherche finalement la source de la douleur. Une simple ligne se dessine dans la vase. Quelque chose m'a mordu. « Att..ends. » Le mot sort difficilement alors que je vois flou. Par réflexe, je lâche ta main, refuse de te mettre à nouveau dans une situation impossible. Mes yeux parcourent les alentours et j'ai du mal à garder contenance. Esquissant un pas de recul, ne voulant pas risquer de te transmettre une quelconque maladie, je m'étale de tout mon long dans une flaque. Ma seule main à peu près valide me rattrape et la douleur qui la transperce m'arrache un hurlement lourd. Je pose mes yeux dessus et constate avec horreur l'aiguille qui la perce. « Non... non non non. » Les mots sont incertains, paniqués alors que je balaye la flaque qui n'en est pas une du regard et me retrouve au milieu d'un flot de seringues. De ses seringues.

Tétanisé, incapable de bouger, j'ai son image en tête, j'ai la scène de sa mort en tête, excepté que mes yeux relevés, c'est toi face à moi. « Va t-en ! », je crache mes mots avec violence alors que je me mets à trembler, entre douleur et fièvre, impossible de me raisonner. Je détourne mes yeux de toi, rongé par cette culpabilité. « J'voulais, j'voulais pas. » Les mots sont des supplices pour cette illusion disparue. « J'avais pas l'choix putain ! », je parle sans parler, pour rien, alors que mes tremblements permettent à certaines des seringues de se planter dans mon corps, chevilles, bras, dos. Je lève finalement ma main percée du sol pour voir la seringue entière devant mes yeux. Mes tremblements sont incontrôlables et la douleur autant physique que mentale insoutenable. Mon autre bras est en écharpe, en charpie, et pourtant je dois enlever cette seringue. Je dois sortir toutes ces merdes de ma vue. Je n'ai pas le choix. Sans réaliser l'impact que peuvent avoir mes gestes, j'enlève le bras de l'écharpe de fortune et retire la seringue de ma main, la jetant au sol avec violence, non sans pleurs et cris, usé. Crevé. Apeuré. « J'voulais pas.. j'voulais pas... » Je me répète alors que mes deux mains rejoignent mon visage, les images de sa mort se répétant en boucle. Mes actes, ma responsabilité, et toi qui l'a vu il n'y a que quelques instants. « Jayden... »

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Mer 12 Oct - 22:05

L’homme restait sans force avachi dans la boue. Il écoutait les paroles de la délivrée sans intervention, le corps de marbre sous son contact redevenu lucide , le regard terne. Il tentait d’analyser le mal qui le rongeait pendant qu’elle ne cachait plus le sien et mourrait de honte sous la réalisation de sa folie. Recroquevillée telle une petite chose coupable, presque implorante face à l’homme qui avait fait les frais de sa démence passagère, elle articulait avec peine des excuses qu’il n’avait pas envie d’entendre. Parce qu’elle n’était pas la responsable de cette frénésie, elle n’avait pas à en assumer la responsabilité. Oui, elle aurait pu le tuer et elle s’en serait certainement voulu le temps d’une vie, mais pour autant il ne ressentait pas une once de haine. Du moins, pas pour elle. Toute sa colère était dirigée vers les tyrans et leurs idées noires, et elle seule continuait à lui souffler un peu de courage alors qu’à cet instant, torturé par les plaies qui serpentaient sa peau sous cette couche de vase et épuisé par toutes ces conneries de politiciens, il songeait presque à l’abandon. Malgré sa solidité coutumière et son caractère trempé. Malgré sa présence, à Elle, baisser les bras lui traversait l’esprit. Pourtant, cette option n’en était pas une. Il tiendrait bon, jusqu’à ce que son coeur cesse de battre. Il lutterait jusqu’à la fin, pour elle et contre eux, ces sataniques au pouvoir irraisonné.

Il quitta partiellement l’humidité du sol pour s’y asseoir. L’effort, sous la douleur, était saccadé. L’épiderme en feu, il souffrait. Mais cette fois, sous l’oeil de Joan, il tenta de ne rien révéler de ses tourments. Les lèvres à peine pincées, les sourcils à peine froncés, il répliqua d’une voix plus grave que d’habitude, plus faiblarde également. « Ferme la... J'en peux plus d't'entendre sortir d'la merde alors ferme la. Si j’ai envie d’me foutre dans cet état pour ta gueule, ça regarde que moi.. Putain ! C’était pas ta faute ! ». Il n’avait rien d’agressif, il était simplement rendu moins aimable par le mal, plus grave et autoritaire. Il lui semblait qu’il n’y avait rien de pire que les séquelles de brûlures. Des pensées éphémères naquirent pour Keane que les flammes avaient dévoré par sa faute, réveillant soudainement une culpabilité endormie qui s’envola presque aussitôt. Des préoccupations plus pressantes lui bouffaient déjà toute son attention. « J’compte pas crever ici tant qu’c’est pas moi qui l’aurait décidé, j’leur f’rais pas c’plaisir et t’as pas intérêt à lâcher l’morceau toi non plus ». Ses prunelles s’étaient largement assombries durant cette affirmation qu’il mettait tout le monde au défi de contester. La rage commençait à le consumer et ravivait toute son obstination. Ils n’auraient pas sa peau si aisément ces grands tarés de la nouvelle ère. Et Joan non plus d’ailleurs, pas comme ça. Il avait d’autres projets en tête. « Puis sérieux Joan, tu crois vraiment qu’t’aurais pu m’achever si facilement ? C'est pas qu'je t’sous-estime mais y a des limites ». Ce n’était pas un tacle, juste une constatation logique. Dans cet état, sans l’ombre d’une arme à l’horizon, elle n’aurait jamais pu espérer mieux que l’égratigner. Fort heureusement finalement ! Cela dit, cette averse du diable... Il jeta une brève oeillade à toutes ces stigmates mêlées à la crasse des marais qui lui zébraient ses bras nus. Revint ensuite à son amante qu’il contempla d’un air blasé. « Un trip d'enfoirés... Une putain d'pluie d'acide, tu l'crois ça ? Y'en a ras l'cul de leurs conneries ! ». La pression montait. Le corps tremblait sous la fureur et la douleur. Ils avaient franchi les frontières du tolérable avec leurs inventions plus tordues les unes que les autres, toutes potentiellement mortelles. Ses prunelles pétillaient de nouveau, il y prenait les formes d’un ouragan. « J'aurais jamais cru me r'trouver dans une arène un jour... A devoir me trémousser le cul devant leurs putains d'caméras pour leur bon plaisir de dégénérés ! ». Le ton montait. C’était à ceux qui les observaient derrière leurs écrans qu’il s’adressait maintenant, ainsi qu’à l’intégralité du gouvernement dorénavant haï. « Vous prenez votre pied hein bande de salopards ! A mort votre gouvernement, vos dirigeants de merde et tous ceux qui s'y soumettent comme des putains d'soumises aux pieds des lâches ! Allez tous vous faire foutre ! ». Sa voix finit par s’apaiser, juste le temps qu’il glisse entre ses dents sa supplique assez fortement cependant pour qu’elle soit pleinement entendue. « J'espère qu'la résistance vous saignera jusqu'au dernier ». Puis il lâcha sur le même ton sa résolution. « Si j'sors d'ici en vie, j'vous jure que j’rejoindrai leurs rangs, juste pour m'assurer qu'elle vous botte le cul une bonne fois pour toutes... ». Elle sonnait comme une véritable promesse de mise à mort. Et il espérait que derrière leurs jouets de grands sadiques, ils n'avaient pas perdu la moindre miette de ses paroles.



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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Jeu 13 Oct - 1:42

L'air termine difficilement sa course dans sa gorge serrée. Alors que son comparse se met à pester, la sorcière s’enfonce dans les méandres de son esprit éreinté. Sa rude habilité à riposter semble se démanteler à nouveau alors que les images se succèdent, des épreuves passées aux craintes qu’elle vient d’exprimer à moitié. La mort ne l’effraie pas plus que ça au fond. Par contre, elle sait ce que la survie exige. Alors qu’elle a toujours refoulé ses pensées, elle se retrouve bien malgré elle face aux évidences. Et la vérité, c’est qu’elle est assez lâche pour préférer crever avant lui si telle est leur fatalité. Epuisée de combattre un ennemi à plusieurs têtes qui se permet tous les coups alors qu’elle n’est elle-même pas armée, Joan renoue avec ses vieilles faiblesses durant les minutes qui suivent. Alors que Declan, en contrepartie, s’anime. La rage sculpte ses paroles, forge un discours qui oblige la brune à sortir de ses songes. Quelque part à mi-chemin des menaces qu’il profère, elle va jusqu’à se relever pour tenter de l’arrêter mais le mouvement exécuté au mépris de ses plaies, l’oblige à se rallonger aussi vite en poussant un grognement irrité. Son corps se décompose dans les tremblements que la douleur suscite. Elle réitère son geste quelques secondes après qu’il se soit imposé la fin d’un monologue totalement inutile et insensé. Au prix de plusieurs plaintes écrasées contre ses lippes serrées, la milicienne parvient à redresser son buste, un bras de nouveau enroulé autour de ses côtes fêlées, voir brisées. Elle les compresse un peu plus quand elle cherche à reculer pour atteindre la roche à proximité - dossier précaire pour son dos malemené. Furieuse, elle place ensuite ses prunelles dans celles de son allié. « Tu veux peut-être que je t’applaudisse là ? Vas-y, continue de gueuler après le loup. Putain de merde mais c’est quoi ton foutu problème ? Tu crois que tu vas récolter quoi  à les menacer comme un demeuré ? A ce qu’ils nous collent d’autres merdes au cul ? T’as envie d’avoir tes petites hallus persos ? » lâche-t-elle avec rage, le souvenir de Jill encore bien trop frais dans sa mémoire. Elle sait qu’elle n’est pas mieux que lui quand il s’agit de la fermer mais elle ne supporte pas la seule idée qu’il se mette ainsi en danger. Autant elle apprécie son tempérament hors de l’arène, autant elle l’exècre à cet instant.

Loin d’être calmée, la trentenaire reprend et note d’un même temps que cette bêtise lui aura au moins permise de retrouver sa sauvagerie habituelle. « Bravo, putain. Alimente un peu plus ce merdier, qu’on se marre un peu. Là, on se fait trop chier, t’as raison. » Sa langue claque alors qu’elle tente de ramener prudemment ses jambes contre elle, sans pousser la moindre plainte. Son regard se pare d’un peu plus de douceur quand il détaille les brûlures sur l’épiderme de l’irlandais. L’anxiété grignote immédiatement son timbre. « Au lieu de leur agiter ton majeur, faudrait peut-être songer à se casser de là. Faut qu’on te soigne. On peut te trouver de l’argile dans le marais, ça va calmer tout le bordel là. » C’est sa première préoccupation et bien qu’il veille à lui masquer, elle ne peut qu’imaginer sa peine muette. En aspirant un peu plus d’air pour reprendre sa fausse assurance, la divorcée tente de composer une esquisse de plan afin de se permettre d’avancer, avant de laisser l’épuisement et le mal totalement gagner. « Et faut qu’on retrouve Jackson, le freluquet et la gamine. Je sais bien que t’as envie de te la jouer héros solitaire qui prouve bien qu’il en a dans le froc en secourant la pauvre tarée de service mais t’en as pris dans la gueule toi aussi et je pourrai peut-être même plus marcher là. Moi aussi, je refuse que tu crèves, mec. Et je refuse que notre putain d’orgueil nous précipite vers cette merde. » Le sien semble déjà enterré de toute manière. Sa dignité a été éventrée de toutes les manières possibles. Au point qu’elle suggère réellement l’entraide, qu’elle avoue des choses qu’elle aurait tues même sous la torture en d’autres temps. Mais désormais, ici, maintenant, tout ce qui est essentiel prend une perspective dramatiquement différente. Le danger, ce n’est déjà plus de perdre à un stupide jeu d’égo. « Si t’as un meilleur truc à me balancer, fais-toi plaiz’. Mais je vais pas me geler les miches pendant dix ans dans c'te truc alors que ces crevards préparent le prochain round. » La détermination retrouvée mais la santé toujours détériorée cependant.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Jeu 13 Oct - 16:53




Encore sous le coup de l’illusion, plus que de l’émotion, elle chancèle à plusieurs reprises. Manque de trébucher une fois de plus alors que la nausée se fait sentir. Un mal être qui s’impose petit à petit et la fait grimacer alors qu’elle tient toujours fermement la main de Garret. Il l’a croit. C’est ce qu’il dit. Et c’est tout ce qui compte. Bien qu’elle n’ait aucune idée de comment une telle chose est possible, elle s’enfonce un peu plus dans le délire et en vient même à espérer qu’il revienne. La folie la guette, doucement, alors que se pas la guident vers l’inconnu. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’elle doit les éloigner des autres. De ceux qui restent. Parce que ce qu’elle voit, ce qu’elle les voit faire et ce dont elle les sait capables ne la rassure en rien. Déjà peu en sécurité dans l’arène, ce sentiment ne cesse de s’amenuiser en leur présence. Et elle espère bien rester en vie le plus longtemps possible. Elle, Garret aussi. Elle ne le laissera pas abandonner. Peu importe ce qu’il veut, ce qu’il veut qu’elle fasse ou ce qu’il dise. Elle ne le laissera pas tomber. L’acharnement passé refait surface, transparaît sur son visage jusque dans son front plissé par l’inquiétude. C’est quand le timbre faible du photographe s’élève qu’elle fait volte-face. Interpelée par le ton incertain de son allié, elle se met machinalement à l’examiner. Sans comprendre de prime abord. Sans pouvoir mettre des mots sur le mal qui semble le toucher.

Les rôles s’inversent brutalement. Alors qu’il tombe à la renverse, au beau milieu d’une flaque d’eau stagnante, elle se voit entraînée par le mouvement alors que les paumes se détachent. Elle se retrouve agenouillée à ses côtés, le regard plongé dans celui du photographe alors que ce dernier ne fait que de la fuir. Il articule quelques mots. Un mot. Toujours le même, qui se répète sans cesse, pendant des secondes qui lui paraissent des heures. À son tour, il semble voir des choses qui restent invisibles à ses prunelles de dealeuse. Il tétanise et elle tente de la secouer, de le ramener, à mesure qu’il semble s’éloigner d’elle et de la réalité. Il lui hurle de s’en aller et cette réaction inattendue lui arrache un mouvement de recule. Rapidement, elle se redresse sur ses jambes. Comme effrayée, le temps d’une seconde, par cet allié qu’elle ne reconnaît plus. Ou plutôt celui qu’elle retrouve, en écho à des années de souffrances dans lesquelles elle l’a accompagné. Elle l’observe en silence, ne cherche plus à intervenir, pour un moment. Essaie plutôt de comprendre alors qu’il se met à balbutier des paroles à peines audibles. Formule des regrets qu’elle ne parvient pas à identifier. Et les tremblements continuent. Toujours plus prenants, toujours plus inquiétants. Elle se mord les lèvres, impuissante. Il se met à gigoter, observe ses membres comme s’il étaient couverts de quelque chose. Quelque chose qu’elle ne voit pas. Et ça la démange, ça la frustre au plus haut point. Surtout quand elle le voit se faire mal, sortir son bras en écharpe pour se débarrasser de cette menace invisible. S’en est trop pour la trafiquante qui ne supporte pas de le voir ainsi. Encore moins quand il en vient à prononcer Son nom.

« - Garret, fais-pas le con, reviens » Elle le supplie avant d’en finir à a solution extrême. Celle à laquelle elle pense depuis déjà quelques secondes. Une douleur plus grande, plus forte que l’illusion pour l’en sortir le plus brutalement qui soit. Mais c’est la seule alternative qu’il lui reste et il faut qu’elle agisse vite. « - Pardonne-moi », murmure-t-elle en sachant pertinemment que ses mots se perdront quelque part entre leurs deux corps. Elle s’approche de lui, le contourne alors qu’il tremble toujours. Pose une main sur son épaule, s’accroupit pour enrouler son bras du sien. Ne lui laisse pas le choix. Il souffre mais il va souffrir encore plus. Et puis, si tout se passe comme prévu, ça sera fini. Elle décompte dans sa tête. 1. 2. À 3, elle tire sur le membre d’un coup sec et violent. De toutes ses forces.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Jeu 13 Oct - 19:57

Plus aucune attention ni pour les tracas de l’amante, ni pour ses douleurs, tant du corps que de l’esprit. Plus du tout de considération pour les hallucinations causées qui avaient un peu plus brisé les âmes, ni pour les côtes martyres ou les nouvelles peurs à venir. Il n’y avait plus que lui face aux despotiques et à leurs servants aux commandes des arènes. Lui et la tempête qui faisait rage en son sein. Il n’avait plus envie d’écouter les suppliques de Joan et de taire sa haine. La main levée dans un geste fortement exaspéré, il se souleva contre ses remontrances et son agressivité de femme furibonde, sans qu'elle ne fut vraiment la cible de sa colère. « Et toi, tu crois qu’on va récolter quoi à fermer docilement nos gueules ? Un ticket d’sortie peut-être ? Rappelle moi c'est quoi l'but du jeu déjà ? Ah oui, tous crever jusqu'à c'qu'il n'en reste plus qu'un ! Que j’les provoque ou leur lèche le derche comme un toutou désespéré qu’est-ce que ça peut t’foutre ? Les jeux sont déjà faits et y aura aucune exception ! On peut pas s’enliser plus que ça dans cette merde, orgueil ou pas orgueil, on y est déjà jusqu'au cou ! Les cercueils nous attendent tous, avec nos noms gravés d'ssus ! ». Leurs destins étaient scellés et le gagnant sûrement déjà désigné, Declan avait du mal à croire au hasard. S’il devait laisser sa peau dans cet endroit, parce que les plus hauts perchés l’avaient simplement décidé, il y laisserait également ses pensées. Hors de question pour lui de se laisser achever sans leur cracher tout son venin. Trop fier, il ne crèverait pas comme un rat dans un piège en se soumettant à un silence de précaution qui n’épargnerait de toutes manières personne. Ils étaient tous voués au sacrifice. Tous sauf un et ça tombait bien, il n’avait pas espéré être celui-là.

Furieux, il se releva d’un bond en oubliant un instant les souffrances de sa peau brûlée par l’acide. Contempla sa compagne avec une indifférence totale pour l’état de son épiderme qu’il ne perdrait pas de temps à bichonner avec de l’argile. A quoi bon panser des plaies qui n’auraient jamais le temps de guérir avant le trépas à venir. Ils n’avaient pas le loisir d’apaiser leurs douleurs, ils ne pouvaient que les endurer jusqu’au final en serrant bien fort les dents. Ou mourir en tentant de trouver le temps et le moyen de s’en débarrasser. Ces brûlures ne le tueraient pas, c’était une certitude, et le mal qu’elles causaient non plus. Il les supporterait, jusqu’à son dernier round. « T'occupes pas d'moi, t'as assez à faire avec tes os cassés et tout l'reste. Et si tu peux pas marcher seule, j’suis là. C’est pas moi l’plus amoché, c’est que d’la carrosserie ». Sur cette affirmation plus ou moins rassurante, plus ou moins mensongère aussi, il vint se dresser au devant de la sorcière et lui tendit la main afin de l’aider à se relever. Puis, d'un ton plus serein lui fit prendre connaissance d'une évidence. « Jackson est mort. Un mec apparu d’nulle part s’est acharné d’ssus avec un couteau ». Et si l’arme blanche ne l’avait pas tué, c’était l’averse sous laquelle il l’avait laissé pour mort qui l’avait achevé. Mais cette pensée, il l’a garda pour lui. Il avait bien compris que le grand brun et sa dulcinée n’étaient pas des étrangers l’un pour l’autre. Sans connaître le lien qui les unissait - du moins qui les avait unis - il ne voulait pas prendre le moindre risque, Joan était suffisamment traumatisée et courroucée. « Pour l'peu d'réconfort qu'ça puisse t'apporter, j'suis désolé. J'ai rien pu faire ». Bon... C’était presque entièrement vrai si on omettait le fait qu’il avait détalé avec la possédée sur l’épaule sans même s’assurer de la survie ou du décès du malheureux. Quant aux deux autres... « Roméo et Juliette étaient en plein remake d'leur tragédie quand la pluie s'est pointée, j'sais même pas s'ils se sont aperçus d'la mort de Jackson et d'la saloperie qui nous est tombée sur la gueule. Pas plus que notre disparition d'leur public je crois et qui doit bien les arranger, ils n’ont pas vraiment l’air d’nous chérir... ». Qui l’arrangeait lui bien d’avantage. « Les gens d’aujourd’hui, ils n’savent plus apprécier c’qu’est bon, ils sont d’un difficile j'te jure... ». Une once d’ironie au passage pour se détendre un peu les nerfs. L’antipathie était méritée mais il n’en avait fichtrement rien à faire. « Cela dit, si l’arène les a pas encore tués et qu’on les r’trouve pas rapidement, elle tardera plus à l’faire. Ils n’ont pas l’air très doués pour s’sortir seuls de leurs merdes... Mais ça restera qu’un suris. C’est toi qui vois... ». Il sous-entendait qu’il n’avait aucune envie de les retrouver, ayant déjà bien assez à faire avec eux deux, mais qu’il laisserait la milicienne décider de leur altruisme - vus qu'ils étaient condamnés il considérait que c'était simplement pour faire bonne mesure - ou de leur individualisme, faute d’avoir une meilleure alternative à lui proposer.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Ven 14 Oct - 1:57

Les mots s’empilent avec toujours plus de brutalité sous le regard lassé et courroucé de la sorcière. La colère bien que justifiée de son amant, la met hors d’elle. Il ne mesure pas les risques d’une agonie plus sévère, d'une mort rendue plus lente et terrible. D’une déchirure psychologique implacable. Peut-être qu’il ne craint vraiment plus rien. Mais elle en doute. Pour l’avoir un jour ramassé sur le seuil de sa porte, elle sait qu’il possède plus d’un démon lui aussi. Sans doute qu’elle-même ne raisonne plus correctement depuis qu’on lui a fait voir et vivre absolument tout ce qui la terrorise. Elle sait que c’est sa peur qui l’oblige à vouloir le faire taire. Devoir survivre à son trépas serait sans nul doute la cerise sur le gâteau. Bien incapable de le calmer, elle se contente donc de ne plus argumenter vu qu’il n’y trouve que plus de fuel pour sa petite haine. « Tu veux que je te sorte les violons et que je me mette à chialer ou ça ira là, tu crois ? » Le sarcasme pour recouvrir les sombres présages. Elle n’en peut déjà plus d’endurer sa hargne alors qu’elle lutte déjà bien trop pour annihiler son anxiété permanente et oppressante.

Tandis qu’il taquine la gueule béante des loups, elle se force à envisager la suite. Parce qu’il est question de se battre jusqu’au bout. Declan le lui a simplement rappelé et tente de mettre en application cette idée en beuglant contre des spectres assassins. Agacée néanmoins, la brune décide de ne même pas accepter la main qu’il lui tend. Trop buttée pour tolérer qu’il se vende ainsi à l’ennemi, pour accepter de n’être que le poids mort qu’il faut sans arrêt sauver. Au prix d’un effort quasiment impossible, elle se relève, les paumes accrochées à la roche, les lèvres comprimées afin de contenir les gémissements. Le vertige la menace tant la douleur lui coupe le souffle. Une fois hissée sur ses guiboles, elle ne remue plus, se contente de s’agripper à la paroi, de fermer les paupières et de compiler avec la nausée qui accompagne le mal trop vivace.  

Tous ses muscles se tendent. Elle respire quelques secondes avant de reprendre la parole avec toute la force dont elle dispose encore. « De la carrosserie, mon cul. Arrête de me prendre pour la dernière des connes. Puis merde, ça te regarde pas non plus si je veux guérir tes putains de plaies à la con là. Tu crois que ça fonctionne que dans un sens ton histoire de Clark Kent enragé ? » Les mots ne peuvent plus soutenir cette plaidoirie, elle doit les économiser si elle veut pouvoir continuer à aspirer l’air plus ou moins régulièrement. Ses pupilles s’immergent ultimement dans l’azur quand il lui délivre le sort de Jackson. Un sifflement fielleux s’extirpe des lippes de la trentenaire.  « Il avait une femme et une gamine, putain. » Ses ongles râpent la pierre, son estomac se contracte encore plus à ce songe. Il ne le méritait pas. Durant les minutes suivantes, elle tente de s’habituer aux lancements dans ses flancs, de les assimiler suffisamment pour les endurer pleinement. Tout le discours de l’irlandais s’emmêle dans son esprit morcelé. Sa concentration se désarticule de plus en plus alors elle conclut sans plus d’émoi à un débat qui n’en finit pas. « Faut quand même qu’on se tire d’ici. » Les dents serrées, elle parvient à faire quelques pas, s’extirper de la grotte mais doit très vite se rendre à l’évidence.

La milicienne s’appuie contre le premier caillou assez gros pour supporter son poids, admire sommairement le paysage un peu plus ravagé avant de basculer vers l’avant. Les paumes tentent vainement de compresser le thorax. Pliée en deux désormais, elle referme les paupières. « Limite, faudrait m’achever, putain.» murmure-t-elle plus pour elle-même que pour toute autre oreille. Tandis qu’elle accorde à ses iris la permission de toiser à nouveau le sol, un morceau de corde attire son attention. « Sa race ! De la bouffe, des cordes et tirez votre plan hein, c’est ça ? C’est quoi le titre de leur émission de gros branleurs, camping dans les marais avec les bouseux du coin ? » Du bout de sa semelle, elle tâtonne la ficelle. « T’as qu’à me trainer avec c’te truc comme un boulet tiens. » ironise-t-elle en reportant son attention sur le plombier avant de repérer vaguement au loin, leurs deux autres acolytes. Pour mieux revenir sur les plaies marquant toujours à vif la chair de son vis-à-vis. « Tu sais, je t'ai rien demandé moi... » Elle soupire et avise les étendues d'eau à proximité. Là où les alligators guettent encore.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Jeu 20 Oct - 22:13

Se murer dans le silence de confort pour taire une haine qu'il se savait injustement capable de déverser sur sa compagne qui ne lui facilitait pas la tâche... L'unique solution à toute cette tension palpable qui s'était dressée entre eux et les contraignaient à répliquer plus qu'à encaisser. Toujours à se renvoyer la balle, sans que l'un ou l'autre n'accepte d'abandonner la partie. A se chamailler pour tout et rien sur un ton toujours grossier, à la limite de l'agressivité. A se donner en spectacle sous des yeux qu'ils avaient juste envie de crever et qui ne méritaient pas tant de divertissements, comme deux pauvres abrutis aux caractères trop identiques. Aux tempéraments de merde qui les empêchaient sans cesse de lâcher le morceau à l’autre, ou ne serait-ce qu’un infime bout de gras pour s’éviter toute concession. Il serra donc les dents sans qu’aucune réplique ne puisse filtrer, même si ce n’était pas l’envie qui lui manquait. Baissa ses yeux d’azur vers le sol lorsqu’elle évoqua la famille de Jackson. L’homme d’acier se sentit presque plier lorsqu’il prit conscience que dans son jeu d’impitoyable, il n’avait pas un instant pensé à ceux qui pouvaient attendre après le condamné. Et pourtant lui aussi avait une famille qui comptait sur lui. Dans cette arène, il avait oublié qu’il ne faisait pas forcément face aux malfrats et criminels de son quotidien, mais peut-être à des âmes lambdas choisies sur le tas qui ne méritaient pas tant de menaces et d’idées noires. Est-ce que cette révélation apporterait du changement à son mauvais comportement ? Il n’y avait malgré tout que peu d’espoir, parce que se préoccuper d’avantage du sort des autres mettaient les leurs un peu plus en péril. Ce surplus de danger n’était pas permis. Ni pour leurs femmes. Ni pour leurs enfants. Ni pour aucun autre qui pouvait attendre désespérément leurs retours. L’irlandais ressentait seulement moins d’indifférence envers les conséquences.

Les souffrances visibles de Joan mirent un terme à l’introspection du changeur. Encore piqué par le refus de sa main tantôt tendue il n’osa pas, dans un premier temps, proposer de nouveau son aide à la sorcière qui en avait pourtant grandement besoin. Il resta d’abord en retrait, l’observant attentivement avec le coeur serré, le visage sans émotion aucune. S’avança ensuite jusqu’à la sortie de l’amas rocheux pour rejoindre la blessée qui semblait dangereusement abdiquer. Declan était terrifié mais n’en montrait rien. Jamais il n’avait contemplé la sorcière si faible, démunie de toute sa fougue habituelle. Et, contre toute cette douleur qui la torturait, il était impuissant. La chute de l'amante pointait à l'horizon; ils n'avaient d'autre choix que de s'y acheminer, tous deux conscients de ce qui les attendaient. Il était submergé par la crainte de la perdre et n'avait aucun moyen de la balayer. Néanmoins il tentait vainement de la combattre, pour ne pas s’écrouler à son tour et continuer de porter leurs destins sur ses seules épaules. De souffler sur les braises d'un espoir qu'il savait pourtant éteint. D'avancer là où toutes les voies s'avéraient sans issue. Le coeur résigné mais les traits déterminés, il déposa délicatement une main sur l'épaule de la torturée après qu’elle ait laissé s’échapper la frustration de sa futile découverte. « Non, tu n’m’as rien demandé et t’en as pas b’soin. T’as cru quoi ? Qu’j’te sauvais les miches par obligation envers ta précieuse p’tite personne ? ». Un sourire faussement railleur prit forme sur ses lèvres pleines de crasse, contrastant avec toute la rage qui l’avait habité plus tôt. « C'est pas pour toi qu'j'l'ai fait, c'est pour moi. T'es la seule meuf sur cette planète qui soit assez folle pour baiser avec un mec comme moi alors... ». Cette fois-ci, ce fut un rictus exagérément pervers qui l’accompagna et donna plus de profondeur à son sous-entendu. Il doutait que cette petite parenthèse de malice puisse apaiser leurs inquiétudes et le malaise de Joan, mais il aurait au moins eu le mérite d’essayer. La débarrassait en même temps de remerciements gênants qu'elle aurait pu lui adresser. « Laisse donc ce fichu bout d’corde là où il est et profite plutôt d’mon appui. J'en ai pas encore fini avec toi ma belle, encore moins après aujourd'hui... ». Il se leurrait. Il le savait.

Son regard s'était dirigé vers les deux acolytes dont ils devinaient les silhouettes au loin. Le changeur espérait que la blessée ne se trompait pas en misant sur le nombre... Quatre têtes pensantes valaient sûrement mieux que de deux, pour le temps où elles étaient toutes encore en état de fonctionnement. Hypothèse qu'ils ne pourraient finalement pas mettre à l'oeuvre, avortée par les crocodiles qui surgirent une nouvelle fois des eaux sombres pour se glisser tels des éclairs jusqu'à leur bouffe présumée. « Tant pis pour les autres, faut qu'on dégage ! ». Il saisit le bras de la peacekeeper, l'implora de son regard d'accepter l'aide qu'il lui offrait sans se soucier de ses brûlures. Pour l'heure, il avait oublié sa douleur.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Ven 21 Oct - 3:14

Sa résignation se fragmente devant l’ampleur des plaies. Celles de Declan ne cessent de harceler sa rétine et les siennes la clouent pratiquement au sol. Devant une telle impuissance, ses appréhensions ont tout le loisir d’éclore à nouveau dans sa poitrine. Il lui semble tellement aisé de s’adonner aux pires conclusions. Cette arène révèle affreusement ses faiblesses et sa maudite personnalité enfouie. Un étalage de ses tares dont elle se serait bien passé. Surtout devant le changeur, si prompt à la préserver à son détriment. La brune souffle pesamment pour exprimer son mécontentement quand la paume de son acolyte rejoint son épaule. Sa sollicitude la rend plus revêche qu’elle ne l’apaise. Elle ne se sent pas en droit de la recevoir, pas capable d’accepter ce soutien qui ne s’articule que dans un seul et unique sens depuis le début. Combien de fois l’a-t-il  seulement protégée ? Combien de fois l’a-t-elle mis en danger ? La légèreté de l’irlandais l’oblige à crisper un peu plus ses traits sur cette irritation. En d’autres temps, elle aurait accueilli cette réplique bien autrement. D'autant plus que derrière ses mots, une réalité bien plus glorieuse se terre. Réalité que la milicienne peine encore à concevoir. Y être confrontée par les actes qu’il pose, la déstabilise toujours autant. Ce qui ne l’aide pas à garder la tête froide et à accepter de l’observer se détériorer pour qu’elle puisse subsister. « Arrête de raconter de la merde, putain. J’ai la gueule de quelqu’un qui a envie de se marrer ? C’est toi, le fou ou le con, je sais pas trop. Je me fais bien baisée depuis le début de cette connerie mais pas de la bonne façon, ça ouais. Et t’arrêtes pas de prendre ces foutus coups à ma place. Ça me rend dingue, merde. » Elle le crache avec hargne, toujours bien trop démunie. Le regard rendu plus farouche, la blessée accoste l’azur, s’y perd quelques instants. « Fais pas comme si y allait avoir un putain de lendemain, Declan. Faut savoir se coller la vérité à la gueule. T’as beau chercher à déblayer la merde en chemin, ça pue toujours autant. » Elle annote sa conclusion d’un grognement avant de revenir toiser l’horizon.

L'apparition de silhouettes menaçantes suffisent à réarranger les priorités un instant. L’hésitation se manifeste sur le visage de la trentenaire tandis qu’elle avise pour la énième fois les blessures de son comparse. L’urgence la force pourtant à accepter son aide - à contre cœur cependant. Sa main remonte prudemment jusqu’aux épaules mutilées ci et là par l’acide. Un peu plus franchement, son bras s’enroule autour du cou du sauveur alors qu'ils se voient forcés de déserter, en toute hâte, ces rivages hantés par le danger. Les lèvres mâchonnées, à tour de rôle, anxieusement par les quenottes, ne tardent pas à goûter le sang. La douleur pulse dans son thorax de façon inconstante, réveillée parfois trop abruptement à cause du rythme de marché imposé et ça malgré l’appui de son amant. Alors qu’ils s’enfuient dans de nouveaux recoins putrides de l’arène, un autre péril guette l’aquaphobe. Le chemin se rétrécit, ne devient qu’un simple sentier sinueux longeant un talus rocheux et une étendue d’eau bien trop impressionnante.

Habitée par sa terreur, elle oblige son coéquipier à ralentir la cadence. Il serait facile de glisser et de tomber. Trop facile. Alors qu’elle se colle toujours plus au monticule de pierres, un bruit sourd se fait entendre. Elle est la première à relever le menton, la première à apercevoir la nouvelle menace. D’énormes morceaux de roche se sont décrochés, roulent dans leur direction. La sorcière parvient à écarter son support du chemin en le poussant abruptement et de toutes ses forces vers l’avant afin qu’il soit le premier épargné. L’adrénaline bloque les conséquences de cet acte violent, ses côtes semblent avoir disparues. Elle bondit en arrière une seconde plus tard et évite de justesse la trainée de cailloux. La poussière l’aveugle durant de longues secondes. Ses mains tâtonnent le barrage fait de pierres, y prennent également l’appui qu’elle a perdu. C’est un véritable rempart qui s’est formé entre son allié et elle. Pour le contourner, il faudrait plonger dans les eaux troubles et malgré l’effroi que ce détail suscite, une autre peur bien plus viscérale la saisit. « Declan ? Putain, dis-moi que t’as rien ! » beugle-t-elle en cherchant vainement à creuser un trou au milieu de la muraille. Le silence sublime les scénarios catastrophes qu’elle brode sans peine. Et à chaque seconde sans réponse, elle sent son sang froid se briser.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Dim 23 Oct - 11:13


« The chain will be broken. And all men will have their reward »



the forgiven days




Les bonus chance, vos options :
Vous allez le droit de lancer ce nouveau dé (qui est en commun pour toutes les arènes, mais toujours à lancer dans votre propre sujet de flood) tous les 5 messages postés (les vôtres uniquement bien sûr), à votre personnage de choisir s'il partage ses trouvailles ou les conserve jalousement pour lui.
1 - Vous trouvez une gourde isotherme d'eau potable pleine sur votre chemin.
2 - Un petit parachute descend du ciel juste devant vous, avec de la nourriture (des barres énergétiques) à l'intérieur.
3 - Vous trouvez un rouleau de corde sur votre chemin.
4 - Un petit parachute descend du ciel, avec une pommade facilitant une cicatrisation très rapide à l'intérieur.
5 - Vous trouvez un couteau suisse par terre.  
6 - Rien n'est trouvé, vous restez bredouille.


Lancé de dés, vos options:
1 -  Une plante carnivore géante déploie ses immenses lianes jusqu'à vous et vous tire violemment vers elle par la cheville. Plus vous résistez, plus sa force se décuple.
2 - Des centaines de redoutables fourmis rouges grouillent subitement tout autour de vous, grimpent sur vous pour se glisser sous vos vêtements et atteindre votre peau. La moindre morsure de ces insectes déclenche d'affreuses douleurs, des brûlures et des démangeaisons semblables à des trainées d'urticaire. (NOUVEAU)
3 - Le parfum des sublimes fleurs d'un buisson vous attirent irrésistiblement. C'est plus fort que vous, leur odeur vous happe et vous intime de goûter aux baies qui s'y trouvent. Mortelles à très forte dose, celles-ci provoquent de terribles effets secondaires même lorsqu'on les consomme avec parcimonie. D'affreux spasmes, des vomissements atroces notamment.
4 - Dans la précipitation, vous ne distinguez pas l'immense toile d'araignée face à vous. Vous vous heurtez à ce piège gluant, inapte à vous en extirper. Les membres presque immédiatement paralysés par le venin sécrété par l'immonde bestiole qui l'a tissée. L'araignée géante responsable ne trainera pas à venir dévorer toute crue sa proie.
5 - L'arène est plongée dans le brouillard et des zombies affamés surgissent subitement près de vous. Tous empruntent les traits décharnés de personnes qui vous sont chères. Des morceaux de chair et d'os visibles sur leur corps, des lambeaux arrachés de peau. Leurs dents qui claquent n'augurent rien de bon. (NOUVEAU)
6 - Rien ne se passe, votre route est libre de tout obstacle.



informations pratiques


Le nombre de mots maximum est de 600. Vous pouvez bien entendu écrire moins, c'est même encouragé afin que les choses bougent et que personne ne se retrouve débordé.
↠ Les créatures surnaturelles sont toujours privées de leur pouvoirs.
↠ Etant donné qu'il s'agit du dernier tour avant la finale, chacun a le droit de lancer le dé autant de fois qu'il le souhaite. Vous n'êtes cependant pas obligés de tenter votre chance. Le lancer de dés doit se faire impérativement dans le sujet situé ICI.
Garret Ferguson & Mackenzie Caufield perdront la vie au cours de ce tour, leur mort sera décrite dans un futur post de Dariya.
Aucun ordre de passage, ce dernier tour s'achèvera le dimanche 30 octobre. Nous déterminerons à la fin de celui-ci qui ira en finale, en fonction de votre activité générale ce tour-ci et tout au long de l'Event, de votre réponse au questionnaire, voire de vos autres rps en retard sur le forum (s'il est vraiment trop difficile de vous départager)  



groupe II - liste de participants

↠ Declan Grimes
Garret Ferguson
↠ Joan C. Valentine
Mackenzie Caulfield



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