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 The Forgiven Days } l'Arène marécageuse

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Madame la Faucheuse

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Dim 23 Oct - 23:58


« Comment faire feu de tous bois, leçon1. »


L’arène marécageuse… l’arène de rageux anti-gouvernement, que du bonheur. J’écoutais avec un sourire moqueur, les déblatérations de l’ours mal léché. La moindre de ses phrases était risible, s’il cherchait à faire peur à quelqu’un c'était pas vraiment gagné… Rejoindre la résistance pour tous nous tuer ? Mais oui, qu’il fasse ça, il mènerait les shadowhunters pile là où il fallait. Mais bon, tout son petit discours sur le fait de crever quand il l’aurait décidé me faisait bien rire. Du moins jusqu’à ce qu’il laisse échapper une phrase que je pris un peu trop à cœur. Non, la résistance ne me buterait pas, elle avait essayé, elle avait échoué et je comptais bien continuer à lui survivre. L’envie fut forte d’achever Declan mais je retins ma main à temps. Ne jamais agir impulsivement, c’était une règle que je m’efforçais de suivre.

Je laissais encore un peu le temps filer, attendant toujours qu’il arrive quelque chose de croustillant du côté de la camée et du fratricide, mais rien, quedal, néant, mis à part quelques hallucinations invisibles pour nous, humbles spectateurs. Bien, il était grand temps de les éliminer, au moins leurs morts donneraient un peu de spectacle. Ce qui nous laisserait avec les deux chiens enragés incapables de ne pas se bouffer la gueule plus de deux secondes d’affilées. Au moins ceux-là animaient l’arène, leur petit combat avait fait son effet après tout.

Mais soit, le sort en était jeté. Je profitais du trip de Garret sur son frère pour virtualiser celui-ci. Autant que tout le monde profite du spectacle de sa culpabilité. C’est un Jayden pour le moins énervé qui fonça sur son frère, repoussant brutalement Mackenzie en arrière, pour l’attraper par le col et lui planter une seringue dans le cou. Le poison se répandit lentement dans le système de Garret, paralysant tous les muscles de son corps, l’empêchant de crier sous la douleur à laquelle le poison le soumettait.

« Je n’avais pas envie de mourir, pourquoi tu m’as tué putain ?! T’es qu’un enfoiré de première, tu mérites bien de crever dans cette arène comme une pauvre merde. »

Une bonne chose de faite. Garret mourut silencieusement, alors que Mackenzie, elle, mourut plutôt en criant sous les coups hors du commun que son beau-père lui infligeait. Bien sûr, la force de la virtualisation était bien plus grande que celle d’un humain normal, l’idée étant de tuer Mackenzie rapidement et tragiquement. Les coups pleuvaient, les cris de la jeune femme allaient en s’affaiblissant et le beau-père de celle-ci se pencha vers elle une dernière fois.

« Tu aurais dû me tuer lorsque tu en as eu l’occasion fillette. »

Sur ces mots, il l’étrangla jusqu’à ce que ces yeux révulsés et plein de sang ne voient plus rien.



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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Lun 24 Oct - 17:47

Il avait tenté de dédramatiser les évènements, juste pour s’offrir un peu de courage dérobé... en vain. La sauce ne prit pas, la situation était trop éreintante et désespérée pour laisser place à cette légèreté qu’il avait essayé d’effleurer. Il n'y avait pas de leurre, ni d'oeil voilé mais des esprits pleinement conscients de leurs sombres avenirs. Des âmes en peine révoltées par leurs sorts et ceux de leurs proches, par les blessures et la fatalité. Des âmes brisées... L’amante ne supportait pas d’être soumise à l’impuissance, d’être la faible chose face à laquelle se dressait l’homme pour s'interposer. Pour subir les chocs à sa place et parier sa vie pour assurer sa survie. Mais elle n'avait pas le droit de le blâmer pour toutes ces folies, parce qu'elle les aurait laissées la tenter si les rôles avaient été inversés. Le voir souffrir pour elle la rendait dingue, certes - et quelle belle preuve d'affection qu'il accueillit avec peine dans cette connaissance de leur tragédie à venir, qu'il aurait accueilli avec plus de bonheur en d'autres circonstances - mais contempler les souffrances de la sorcière le plongeait d'avantage dans la démence. Finalement, ils avaient les mêmes craintes et les mêmes tourments, seraient torturés par le même bourreau lorsqu’un ou l’autre serait mené sur le chemin des Enfers par la faucheuse des jeux. Declan haussa les épaules avec une mine dépitée, dans un souffle résigné. Il n'avait rien à répondre à Joan, il lui avait de toutes façons déjà tout dit et ne changerait ni d’avis ni de manière d’agir. En silence, il la contempla dans l'acceptation d'une aide qu'elle affirmait pourtant ne pas vouloir, parce qu’elle n’avait plus le moindre choix. Prit ensuite un chemin sans savoir où il les mènerait. Un chemin comme un autre, sans plus aucune espérance, conscient que la mort viendrait tôt ou tard les y trouver.

[...]

Sans comprendre, la peacekeeper l’avait violemment arraché à elle, le poussant avec toute la force possible vers l’avant. Il n’avait pas eu le temps de réagir, ni même de rattraper son élan rendu bancale. Poussé sans ménagement face contre terre, il n’avait pu que lever un instant son regard glacé avant de se recroqueviller. Se protéger sommairement de ses bras inutiles des fragments de roche qui cascadaient de manière si soudaine. Un bruit de tonnerre avait résonné dans les marais avant qu’un silence sinistre ne retombe, accompagné par un épais nuage de particules rocheuses qui avait recouvert le corps inerte du changeur assommé.

L’homme ouvrit les yeux sans ne rien savoir du temps qui s’était écoulé. Il reprit conscience dans un toussotement poussiéreux, le front ensanglanté et sa chevelure devenue poisseuse. De petits blocs caillouteux dévalèrent de sa silhouette lorsqu’il se releva au moyen d’un équilibre précaire. Il porta ses doigts jusqu’à son crâne douloureux qu’il effleura brièvement, contempla le sang dont ils étaient recouvert avant de se retourner vers la muraille sans se préoccuper de son état. Ses mains plaquées contre le rempart dont il jugeait la solidité, il tenta de s'enquérir du destin de sa compagne. « Joan ? ». Une odeur sublime vint au même moment l’enivrer. Irrésistible, elle provenait d’un buisson en fleurs juste à côté, le long de la paroi. D’une beauté aguicheuse, elle contrastait avec la laideur fétide des marécages et attira la proie dans sa toile. Sans se rendre compte de son geste, il cueillit des baies qu’il avala ensuite. Cessa leur ingestion, trop peu délecté d’un goût qu’il trouvait doucereux. Pas terribles ces machins. La splendeur de cette plante promettait un fruit sucré, mais ce dernier n’avait été qu’une décevante duperie. Il s’en détourna sans ne plus y penser, de nouveau plongé dans un univers d’avantage pressant et préoccupant. Joan...

Ses prunelles accostèrent la grande étendue d’eau trouble trop peu accueillante. Le mur de roche ne céderait jamais et la dulcinée ne savait pas nager, il n’y avait donc plus qu’une seule option pour qu’ils se rejoignent et elle ne l’enchantait pas... La vision encore un peu brumeuse, il s’avança au bord de l’eau et tenta de percer ses mystères. Le néant. Elle était trop sombre. Stagnante, elle n’avait jamais pu former de rebord et plongeait directement les mauvais aventuriers dans ses dangereuses profondeurs, noyait aussitôt les plus mauvais nageurs. L’élément n’effrayait pas l’irlandais, mais cela dit, ce qu’il renfermait... Téméraire et désireux de retrouver la sorcière, il pénétra l’eau très prudemment. Tout son corps immergé fut saisi par un froid mordant. Il se mit à trembler. Sa tête et son épaule le tiraillaient un peu plus durant cette courte traversée mais ses brûlures furent apaisées. Ce fut presque soulagé qu’il tentait d’atteindre le bord lorsque la nausée vint lui torturer les entrailles. Une douleur fulgurante le tétanisa. Le malaise le menaçait pendant que l’image de Joan se brouillait. Les tremblements se faisaient plus violents et ses mouvements devenus soudain saccadés faillirent le faire couler avant qu’il n’agrippe le rebord et se hisse tant bien que mal sur le chemin. Il avait chaud. Il avait froid. Ne se doutait pas qu’un poison, lentement, se répandait dans ses veines. Trempé, meurtri, souffrant, il ne parvenait plus à se relever. Le monde ne semblait plus vouloir tenir en place et tournait, tournait, puis tournait encore. L’empoisonné se mit à vomir brusquement avant de s’affaler, sans plus aucune maîtrise sur son corps agité, harcelé par les spasmes de son estomac en feu. Contraint au silence par le mal qui le rongeait, il n'avait même plus la force de jurer ou de fulminer.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Mer 26 Oct - 16:06

Les secondes pèsent comme des minutes alors qu’elle tend toujours plus voracement l’oreille vers des sons qu’elle ne peut percevoir. Les injures s’échappent par dizaine tandis que la panique devient une onde destructrice. Face à ce sentiment, la sorcière ne peut chercher qu’à réagir. Elle avise l’étendue d’eau avec mépris et décide de déplacer vainement les premiers cailloux entravant sa vue. Ses douleurs abdominales rendent cet exercice, déjà bien fastidieux de base, totalement chaotique. Alors qu’elle en est à frapper de son pied l’une des pierres, un bruit à proximité l’arrache à sa tâche. Prudemment, la milicienne se rapproche des profondeurs, gardant un bon mètre de distance avec la berge pour le bien de sa santé mentale. Dès l’instant où ses yeux entrent en contact avec son visage, elle sait que quelque chose cloche. Le sang dégringolant le long de sa tempe n’est pas étranger au trouble qui la saisit mais il ne représente pourtant qu’une infime partie du problème. Le teint du changeur aguiche l’œil de la brune tandis qu’il atteint le rebord du bassin. Le soulagement fugace laisse place à une nouvelle vague d’anxiété quand il se met à convulsionner abruptement dans l’eau. Joan exécute deux pas dans sa direction avant de se rappeler de l’élément néfaste. Tremblante, elle cherche à rassembler un peu de courage pour réaliser la dernière enjambée. La vision du plombier soudainement bien incapable de s’agripper, achève toute dualité, elle se retrouve à genoux près de lui, tente de lui porter assistance mais dès qu’elle tente de le soulever, son thorax lui rappelle ses plaies. Prête néanmoins à crever de douleur pour le tirer de là, son accès de folie lui est retiré aussi vite quand elle finit par l’observer surpasser son malaise pour retomber à ses côtés. Inquiète, elle le détaille, ouvre la bouche et la referme aussi sec quand le changeur expulse le contenu de son estomac.

Légèrement écœurée, la trentenaire détaille le malade et sent son désarroi s’amplifier. Prenant son courage à deux, elle attrape la carrure de l’irlandais, l’oblige à se redresser juste assez pour qu’il ne s’étouffe pas si l'envie de vomir lui reprenait. Ses côtes craquent désagréablement, elle ignore la souffrance, se focalise sur celle de son comparse. En un geste douloureusement familier, l’ancienne mère glisse sa paume contre le front brûlant de son allié. « Qu'est-ce qui s'est passé ? T’as été mordu par une saloperie en chemin ? » Son regard  s’étend jusqu’à l’entièreté de sa silhouette, y traque vainement une trace de morsure – le serpent n’ayant pas déserté ses pensées depuis sa dernière hallucination. Les hypothèses se multiplient alors qu’il continue de s’agiter. « Me dis pas que t’as bouffé une de ces foutues barres de merde ? T’es pas assez con pour faire ça, hein ? » Dans tous les cas, que pourrait-elle faire ? Ses prunelles s’accrochent à chaque détail du décor, comme si le remède à ce mal allait se présenter aussi simplement. Ici, elle ne peut rien faire. Ses connaissances rudimentaires en matière de potions lui semblent totalement superficielles, inutiles. Elle se contente alors de le soutenir en attendant de trouver une solution miraculeuse, bien consciente des ravages qu’il subit et qu’elle ne pourrait apaiser, posant parfois ses paumes glacées inutilement contre ses joues et sa nuque ardentes.

Des cris percent le silence, ils glacent le sang de l’américaine. « La gamine… Merde, ça craint. » grommelle-t-elle. Peu rassurée, elle avise l’horizon, regrette toujours aussi vivement l’absence de son arme de service. D’un mouvement destructeur pour son buste fracassé, la divorcée allonge le bras, attrape le plus gros morceau de roche qu’elle puisse dénicher et le garde à proximité. C’est à ce moment précis que les démangeaisons débutent, lui brûlent la peau. Frigorifiée, elle n’a pas immédiatement identifié l’intrusion des premiers insectes. Trop occupée à s’enquérir de l’état de l'empoisonné, elle ne les a pas non plus vues débarquer. Pourtant une bonne vingtaine de fourmis a déjà trouvé son chemin sous son pull et quand elle en prend conscience, les rangs ont déjà doublé. « Putain de nature de mes deux ! » Elle tente de les écraser du poing valide, gardant son autre main contre l’épaule de Declan, se massacrant les muscles déjà endoloris au passage. En vain.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Mer 26 Oct - 19:28

Elle le força à se redresser et de nouveau la nausée lui vint aux bords des lèvres. Le geste rendit le monde encore plus fou, il tournait d’avantage. Plus vite. Plus vague. Il amplifiait le malaise et la confusion pendant que la douleur ne faiblissait pas. Les mots de la sorcière lui parvenaient jusqu’aux oreilles, pourtant il semblait à peine les saisir. Les sons lui paraissaient presque lointains, comme s’il ne les percevait qu’à travers une bulle épaisse. Une bulle de tortures. Il était incapable d’articuler quoique ce soit pour apporter les réponses à ses questions angoissées. De toutes manières elles ne changeraient rien à la situation, n’offriraient pas de remède à son supplice. Il subirait sa connerie, jusqu'à ce que les conséquences ne s'estompent ou ne le tuent. L’envie de régurgiter ne le lâchait plus mais ne devint finalement plus qu’un désir inaccessible pendant que son estomac hurlait d’en faire ressortir le poison sans ne plus y parvenir, intensifiant les spasmes et la souffrance qu’ils provoquaient. Il ne désirait plus que s’allonger et mettre fin à ce qu’il pensait être une agonie, mais elle l’en empêchait. Sans résistance aucune, il ne put que porter ses mains jusqu’à son ventre ravagé et courber l’échine, jusqu’à se plier en deux. Prier le bon dieu auquel il ne croyait pas d’achever son existence misérable pour faire taire cette douleur insupportable, ou de la faire cesser. Maudire en silence cette faiblesse inexplicable qui l’avait poussé à commettre un acte d’une stupidité sans pareille et ce fichu temps à l’allure interminable. Les secondes lui paraissaient des heures et les minutes, qui trop lentement s’écoulaient, toute une vie de châtiments. Le calvaire était insurmontable. A se tirer une balle s’il avait détenu son arme. Dans son propre univers de tourments, il n’entendit pas les ultimes hurlements de la participante aux cheveux d’or, pas plus qu’il ne cerna la voix de Joan à leurs suites. Leurs propres fins se rapprochaient dangereusement, pressées par celle d’une autre, et il n'eut guère l'occasion de s'en rendre compte.

Il sentit sa compagne s’agiter et le contact qui les liait s’amenuiser. Des injures éclatèrent de manière soudaine. Les yeux troubles, il tourna un visage blâfard vers l’origine de ces dernières. Des fourmis rouges grouillaient par centaines sur la muraille de roche. Insectes aux piqûres de braises qui ne ressemblaient qu’à des tâches colorées aux mouvements vifs et imprécis, comme un amas trop flou à ses prunelles brumeuses. Le mal offert par leurs dards était cependant beaucoup plus perceptible et soufflait plus fort sur les flammes de son épiderme déjà incendiée. Il s’agita plus encore, agressé à son tour par des dizaines de piqûres sous ses vêtements teintés de boue. D’un élan branlant, il envoya son bras chasser celui de son soutien et s’envoya tel un pantin désarticulé épouser le sol. Son flanc quitta presque aussitôt le chemin rocailleux au prix d’un effort considérable. Ses deux mains posées par terre, il releva la tête vers la menace avant de la secouer légèrement, les paupières exagérément closes. Tenta ensuite vainement d’y fixer un regard qui refusait toujours d’obéir à sa demande de stabilité et de précision. Le coeur emballé, la silhouette tremblante et douloureuse pitoyablement affalée, l’esprit au bord de l’implosion, le changeur essayait d’atteindre la réflexion. D’évaluer aussi rapidement que possible de nouvelles circonstances presque désespérées. Un coup d’oeil fut jeté vers l’étendue d’eau à leurs côtés. Obscure, hostile, fétide, elle lui apparaissait pourtant comme étant salvatrice. Le cauchemar de Joan s’avérait peut-être l’unique moyen de les protéger de cette invasion. Les dents serrées, il accosta les sombres pupilles de l’amante harcelée par la vilaine nature, l’implora presque de congédier la terreur qu’elle ressentait à l’égard du liquide répugnant. « Joan... la flotte... il faut... » articula t-il péniblement avant d’avorter sa directive, les lippes beaucoup trop crispées par le mal, pâles et tremblotantes. Il ambitionna de se remettre sur ses jambes avant de retomber accompagné de l’allure d'un enivré, puis de recommencer jusqu’à se retrouver planté dans un décor chancelant, n’osant pas faire un pas de peur de chuter encore. Il n’essayait même plus de se donner une once de contenance, bien conscient qu’il avait perdu tout son aplomb. Titubant, il parvint malgré tout à agripper Joan et entreprit de l’attirer vers le lac dans une tentative plus que précaire, leur seul espoir d'ôter ces bestioles qui laissaient se répandre en eux un poison d’un autre genre. D’esquiver cette nouvelle douleur que l’arène leur imposait dans un enchaînement d’épreuves devenu infernal. Un danger pour un autre... « Joan...». Il reprit son souffle, comme si ce seul mot lui dérobait toutes ses forces, les traits suppliants. « Fais moi confiance ». Certes, il était persécuté par les maux du poison et sa tête tournoyait, mais l’instinct de survie restait plus puissant que tout les vices qui le rongeaient. Il ne pouvait pas avoir épuisé la totalité de ses ressources, il en était certain. Il ne mourait pas comme ça. Ni empoisonné. Ni noyé. Il leur suffirait simplement de s’immerger et d’attendre le trépas de leurs agresseurs, puis de rejoindre l’autre côté. Juste une affaire de quelques minutes. Ils y arriveraient. Ils n’avaient pas le choix.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Jeu 27 Oct - 1:36

Les brûlures se multiplient sur l’épiderme, plaques rouges sur peau opaline. Les inflammations se perpétuent avec un rythme de plus en plus effréné. Les yeux braqués sur l’armée d’insectes écarlates, l’esprit concentré sur la proximité du malade et les membres décidés à écarter cette nuée dévastatrice, la milicienne se sent très vite dépassée par la suite des événements. Declan lui échappe volontairement. D’un geste brutal qui l’oblige à se détourner un instant de ses ennemis miniatures pour l'aviser. Un grognement s’extirpe de ses lèvres serrées tandis qu’il retombe mollement sur le sol alors qu’elle se tortille brusquement en cherchant toujours à chasser les fourmis de sa peau. Ses deux paumes se plaquent contre ses bras, s’affolent sur sa nuque que les bestioles remontent déjà. Dégoutée par cette avancée, elle fait claquer sans plus d’égard pour sa propre chair, ses mains contre les régions cutanées déjà ravagées. Elle secoue sa tignasse, craignant d’en voir se promener sur son cuir chevelu. Les démangeaisons deviennent insoutenables, ses ongles se mettent à râper certaines morsures plus virulentes. Sa frustration expulsée en une injure particulièrement vulgaire, elle s’applique à torturer d’elle-même son corps malmené dans l'espoir fou d'annihiler cet énième menace. Du coin de l’œil, elle surveille toujours autant son acolyte, bien plus préoccupée par son sort toujours incertain. Malgré les douleurs diverses et variées, malgré la panique, la trentenaire anticipe les projets du métamorphe. Elle suit son regard, sent tout son corps échaudé par cette attaque, perdre plusieurs degrés d’une seule et même onde. « Non. » marmonne-t-elle déjà d’une voix rendue rauque par l’appréhension. L’air se cale avec difficulté dans la gorge alors qu’il lutte contre son propre mal pour articuler l’idée qu’elle a déjà refusée. « Non. Hors de question. Tu sais où tu peux te la foutre ton idée à la con ? » Sa tirade propulsée à toute vitesse n’a aucune suite parce qu’elle le voit se relever et s’effondrer. Il n’est pas en état de plonger. Pas en état de se gérer. Et de la gérer.

L'inquiétude se dédouble devant la détresse évidente de son allié. Toujours aux prises avec la faune dévastatrice, elle parvient à l’imiter, à se relever péniblement en prenant la paroi rocheuse pour appui, accusant une nouvelle fois les vagues de douleur au niveau du thorax. Les fourmis vont jusqu’à grignoter ses jambes désormais, certaines se sont même égarées sur son visage mais ça ne change rien à sa détermination. Alors qu’il l’agrippe avec une poigne si faiblarde qu’elle ne craint qu’il s’effondre dans la seconde suivante, elle se voit déjà sombrer dans les eaux troubles, répétant ainsi un schéma bien établi dans cette vie comme dans l’autre. A la place de l’étendue d’eau devant laquelle il la place, ce sont les flots du Tibre qui accueillent ses prunelles terrorisées. « On va se noyer, mec. On va se noyer, t’es pas en état, merde. Je pourrai rien faire. Ni pour toi, ni pour moi. Que dalle ! Je préfère encore crever en étant bouffée par ces merdes. Je m’en fiche de clamser mais pas comme ça, putain, pas comme ça, tu m’entends !» Pourtant, pendant un bref instant, son comparse parvient à ébrécher ses convictions. Juste un instant quand il lui réclame une confiance qu’elle se voit déjà lui concéder, malgré sa lividité, malgré sa démarche franchement peu rassurante. Elle ne l’a jamais vu aussi mal à vrai dire. Pas même cette nuit où ivre, il atterri sur le seuil de sa porte. Bien qu'il soit digne de sa requête, bien qu'elle puisse lui confier sa vie sans s'inquiéter, elle se voit mal lui obéir là, maintenant. Ce n'est déjà plus une question de confiance mais de passé. Et de terreurs profondes. Chiara s’agite si fort en elle qu’elle ébranle absolument tout.

Violemment, Joan se soustrait à la prise de son amant. Cette phobie enserre tout son être, des bras invisibles venant enlacer sa carcasse fracassée. Étreinte létale qui la prive de tout pragmatisme, toute rationalité. Les boursouflures provoquées par l’attaque animale la font à peine supporter le tissu qu’elle porte mais ça ne la fait même pas douter. « Je peux pas… Je peux pas... » répète-t-elle de plus en plus effrayée, respirant de plus en plus chaotiquement, faisant écho malgré elle à l’attitude du freluquet qu’elle a si facilement accuser de faiblesse. Son mental d’acier a eu le loisir d’être mis à l’épreuve et éprouvée, elle souhaite simplement que le cauchemar cesse.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Jeu 27 Oct - 17:53

La terreur empêchait la rationalité. Et pour l’heure, l’amante était terrorisée, totalement bloquée face à ce vaste plan d’eau qui lui semblait, dans sa placidité pourtant à cet instant presque devenue accueillante, pire que les piqûres insoutenables de cette nuée de fourmis. Brusquement soustraite à sa poigne faiblarde, ses yeux d’ordinaire en flammes ternirent jusqu’à s’éteindre. Voilés par des craintes dont les origines échappaient encore au métamorphe, ils scrutaient le grand lac sombre sans ciller. Declan comprit que remporter la partie ne serait pas si facile, que la sorcière n’entrerait jamais de son plein gré dans cet élément pourtant salvateur, qu’il devrait l’immerger de force s’il voulait leur sauver la vie. Cette tâche s’avérait bien difficile alors que sa vigueur n’était déjà plus qu’un souvenir, sa détermination des ruines qu’il tentait de maintenir puis de reconstruire. L’arène avait créé des brèches dans cet esprit de fer, mais jamais elle ne parviendrait à le briser. C’était une promesse. Un serment qu’il conclu d’un pas mal assuré, puis d’un autre en direction de sa compagne qui refusait de coopérer. Une main se posait sur l’épaule de la sorcière pendant que leurs peaux souffraient et tâchaient d’encaisser les agressions toujours plus nombreuses, chaque fois plus douloureuses. Son ventre le tourmentait plus que tout le reste à cet instant. Il se concentra sur ce mal, s’en servit pour alimenter sa rage pendant que tous ses muscles se crispaient sous les assauts répétés de ces maux divers et cruels qui lui avaient été infligés. Alors que les attaques des centaines d'insectes qui ajoutaient de la torture à la torture devenaient insoutenables, sa haine se mua en énergie. Il n’avait pas le temps de laisser à Joan le loisir de réfléchir. « T'as pas l'choix » siffla t-il en desserrant à peine la mâchoire. Il n’avait pas non plus assez de forces pour se permettre de patienter. « Te débats pas... ». Assailli par un nouveau spasme, il inspira profondément. Ravala le supplice avant de poursuivre sa tirade d’un ton diminué. « Et on s'noiera pas ». Il l'espérait.

Ses doigts se fermèrent sur le poignet de l’effrayée. Il regroupa le peu de forces qu’il possédait encore, supplia silencieusement qu’elles soient suffisantes puis, d’un élan, tira violemment la phobique jusqu’à son pire cauchemar. Incapable de mesurer et maîtriser un corps martyrisé qui ne semblait plus lui appartenir, le sauveur sentit sa prise faiblir et lui échapper. La peacekeeper fut projetée dans l’eau dans un claquement d’éclaboussures. Le changeur tomba lourdement dans la caillasse. Sa vision s’était troublée un peu plus dans sa chute et il lui fallut plusieurs secondes avant de réaliser l’urgence de la situation dans laquelle il les avait empêtrés, avant que son regard ne saisisse la silhouette démente de la dulcinée qui se débattait dans le lac. Ce fut à son tour de s’affoler. Nausées et douleurs le clouaient au sol, pourtant il puisa en lui suffisamment de ressources pour parvenir à se redresser sur ses pieds fébriles. D’un équilibre anéanti, il se jeta à son tour dans le liquide nauséabond qui l'engloutit totalement. S'émergea aussitôt en prenant une grande bouffée d'oxygène. Les dards cessèrent immédiatement de pénétrer les chairs mais il s’en désintéressa. Le poison continuait de le violenter mais il l'oublia. Sa tête lui tournait encore mais il la négligea. Il n’y avait plus que le sort de Joan qui occupait ses pensées. Il attrapa l’amante d'une main contractée par le froid et les tourments, juste avant qu’elle ne sombre dans les profondeurs. Il dut lutter très durement pour les maintenir tous les deux têtes hors de l’eau. La terreur de la sorcière ne lui facilitait pas la traversée déjà rendue difficile par son état déplorable. Il coulait plus qu’il ne brassait. L'irlandais avala la tasse à plusieurs reprises avant de rejoindre l’autre bord. Tous ses membres tremblaient et ses dents claquaient les unes contres unes dans une symphonie fiévreuse. Ses muscles trop noués l’élançaient douloureusement pendant qu’il exécutait les derniers gestes, gêné par le poids et les mouvements de l’amante, la respiration courte, rauque et saccadée. Leurs mains se posèrent enfin sur la berge. Toutes les forces de l’homme l’avaient déserté dans cette nage du désespoir. Il se hissa sur le chemin, rampa jusqu’à complète émergence et n’essaya même plus de se relever. Allongé de tout son long sur le ventre, il reprenait peu à peu son souffle, plus du tout conscient du moindre mal qui le consumait, comme vidé de toute sensation, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Une coquille vide et livide. Seuls les poings du changeur manifestèrent un brin de vigueur. Ses ongles pénétraient ses paumes sous le feu de la colère et du ras le bol. Les amants avaient survécu à une énième menace, attendaient la prochaine sans savoir s'ils continueraient d'en ressortir à deux, ou si le deuil fatalement attendu finirait par les frapper.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Jeu 27 Oct - 20:50

Le plan se déplie sous ses pieds sans qu’elle l’ait voulu. L’insistance de Declan provoque immanquablement son irritation mais la peur l’empêche d’y répliquer. Il lui impose ses décisions de sa voix abimée par la souffrance endurée, trace la suite redoutée. Son allié se change sous ses yeux en ennemi. Il ne réalise pas, elle le sait, l’ampleur de cette phobie. Il sous-estime les terreurs qui la saisissent, les cauchemars qui se terrent derrière cette appréhension. Son ignorance fait de lui un redoutable opposant qu’elle ne se voit pourtant pas malmener, toujours préoccupée par le poison qu’il a sans nul doute ingéré. Ainsi, elle se contente de le supplier du regard, recule d’un pas bancal. Mouvement symbolique qui ne sert absolument pas sa cause car malgré l’état précaire de son amant, elle ne parvient pas à résister à sa poigne, n’a pas le temps de remuer, le thorax toujours fracturé. Poupée de chiffon entre ses doigts qui chute sans rien pouvoir y faire. Son corps sombre dans l’étendue d’eau, elle remonte sans trop savoir comment à la surface, s’agite pour garder la tête hors de l’eau. La panique annihile ses raisonnements, congédie sa lucidité. Elle croit perdre la tête. Ne cesse de prier pour que ça ne se répète pas, encore et encore. Chiara hurle dans son crâne mais aucun son ne s’échappe de sa gorge. La situation la prive du moindre de ses sens. Quand elle se sent couler, quelque chose la rattrape. Elle a à peine conscience de ce qu’il se passe. Tétanisée, la trentenaire se raccroche à son amant désespérément et abandonne la seule idée de comprendre ce qu’ils font. Alors, elle ferme les paupières et serre plus fort encore le corps de l’irlandais. Elle croit qu’ils vont crever à plusieurs reprises, aspire de l’eau à ses dépens, s’agite parfois sans le vouloir quand elle croit qu’il l’entraine vers le fond.

Quand ils atteignent le rebord, elle peine à se hisser, ses plaies se réveillant dès que les gestes sont exécutés. Mais l’envie d’échapper à l’élément destructeur surpasse ce seul fait. Elle parvient à retomber aux côtés du plombier, le corps entier parcouru de frissons qui n’ont même rien à voir avec le froid qui la mord de part en part. Grelottant à cause du choc, ses dents claquent, elle se replie sur elle-même pendant de longues minutes sans réagir, perdue à nouveau dans les méandres de son esprit. Si elle parvient à s’en extirper, ce n’est que grâce à la rage. La hargne se fait impérieuse, fracasse cet engrenage nocif, renvoie l’aphasie. « Tu dois me faire confiance, Joan. On se noiera pas, Joan. » imite-t-elle très mal d’une voix rendue suraigüe par la panique encore éprouvée. « Mon cul ! » Un hurlement bien plus vindicatif. Son pied part vers l’avant inutilement, tente de l’atteindre, de frapper la jambe de son sauveur, en vain. Elle n’a plus de force et le mouvement ne parvient pas à être aussi énergique qu’elle le voudrait, ni aussi précis. Il s’avorte avant même de le toucher. « La prochaine fois que tu me jettes à l’eau comme une merde comme ça, je te… » Mais sa menace s’effondre en même temps qu’elle. Le buste qu’elle a cherché à redresser pendant sa tirade est à nouveau sectionné par une douleur insoutenable. Elle se réceptionne abruptement, le coude contre le sol avant de totalement choir. Une fois que la souffrance faiblit, elle reprend d’une voix plus brisée et plus forte encore. « T’as cru que c’était un jeu ? Qu’on allait se poiler ? Tu peux pas t’empêcher de toujours te la jouer en héros, tu crois être un putain de mec invincible ! J’ai un scoop pour toi superman, t’es qu’un foutu être humain ! Tu réfléchis même pas, tu fonces alors que t’étais à moitié en train de crever… Pire tu crois que je suis qu’un putain de pantin que tu peux bazarder à la flotte sans se soucier de son consentement ! Tu t’es cru où ? Tu m’as prise pour quoi là hein ? Je suis quoi ? Que la connasse qu’on écoute pas ? Le gros boulet qui peut se la fermer ? Je suis pas ta chose, putain ! » Elle n’a plus de souffle après les réprimandes. Elle roule sur le côté pour lui tourner le dos à défaut de pouvoir se remettre sur ses guiboles et s’éloigner. Ses mains glissent contre ses avant-bras frigorifiés. Les plaques d’urticaire se réveillent peu à peu, l’obligent un peu plus à maudire à peu près tout et tout le monde.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Ven 28 Oct - 16:16

Sa tête se tournait vers la colérique qui agressait ses tympans d’un timbre presque trop aigu pour être humain. Il n’avait pas assuré, avait attisé la haine de l’éprouvée qui préféra s’attarder sur les difficultés rencontrées plutôt que sur la réussite - certes laborieuse - de son plan d’impulsif. Le principal était, pour lui, qu’ils aient survécu et tué la menace qui laissaient sur leurs peaux des séquelles douloureux. Pour elle, il résidait dans l’échec et l’imperfection des intentions qu’il avait mises en oeuvre. Elle ne se concentrait que sur le fait de s’être retrouvée seule dans les eaux glacées à combattre sa peur. Sur la crainte procurée par une traversée rendue plus éprouvante que prévu par leurs états lamentables. Sur le cauchemar qu’il l’avait contrainte d’endurer. Mais Declan ne regrettait rien, parce qu’ils n’auraient peut-être pas survécu sans cette intervention du diable. Ne pensait plus qu’il ne s’agissait que d’un sursis, d’un pas de plus bien inutile. L’exaspération s’ajoutait au courroux de la sorcière pendant qu’il la contemplait tenter de le frapper à nouveau sans pouvoir réagir. L’élan ne lui permit pas d’atteindre son but mais ne rendait pas le désir d’y parvenir moins violent. Puis les mots vinrent gonfler la rage de Joan, rage qui amplifia également celle du sermonné. Ses poings se fermaient d’avantage pendant qu’il retrouvait peu à peu les sensations insupportables de son corps meurtri. Les brûlures, les nausées, les démangeaisons, sa tête dans un étau et son épaule ankylosée soufflèrent un plus les braises de son agacement. Il se retourna sur le dos pendant que son amante décida de se détourner de son regard d’azur. Siffla en même temps son déplaisir agressif entre ses dents. « Ta gueule ». Il ne pouvait plus empêcher l’irrespectueuse grossièreté de franchir ses lèvres blafardes. Trop courroucé. Trop éreinté. Le changeur se redressa légèrement sur ses coudes et contempla l’échine de la blessée avec dans les yeux une lueur ombragée. Les querelles finiraient par les achever, avant même que les tyrans aux commandes ne puissent décider des détails sinistres qui leur étaient réservés. L’arène marécageuse ne compterait peut-être pas le moindre survivant finalement... « La prochaine fois j'te laisse crever » affirma t-il sans pour autant le penser d’une voix presque apathique. Il n’avait plus l’énergie de hausser le ton.

Péniblement, l'homme prit position assise dans une plainte sourde. Se traîna ensuite jusqu'à un morceau de roche sur lequel il s'adossa avec mollesse. Un genou fut replié, sur lequel un bras en souffrance vint se poser. Son épiderme, tourmentée par l’acide puis par les nombreuses piqûres d’insectes, n'était plus qu'une vaste plaie. L’observation de son membre mis à nu le laissa imaginer l’état de son corps tout entier et cette pensée l’écoeura au point qu’il dut rapidement s'en détourner. Il accosta la silhouette de la milicienne qui n'était pas non plus des plus jolies à voir et balaya l'angoisse qu'elle faisait indéniablement monter en lui. S'abandonna à une animosité qui voilait ses craintes, dressait l'armure autour de son coeur à vif, le réconfortait à sa manière. « Moi aussi j'ai un scoop pour toi ». Une froideur haineuse accompagnait son annonce. « J’suis pas l’genre de mec qui s’contente de regarder clamser sa meuf sans réagir ». Ses paupières se fermèrent sur son regard d’acier. Le front plissé, il déposa l’arrière de son crâné blessé contre le bout de rocher. Laissa filer quelques secondes la vague de douleur qui le submergea avant de poser derechef ses prunelles trompeusement venimeuses sur la sorcière. « Mais pour toi j’ferai l’effort de l’exception. Si t’as à c’point envie qu’j’te laisse caner... ». Il regretta aussitôt sa vilenie mais passa ce sentiment sous silence. Il n’avait pas envie de couvrir la belliqueuse ingrate de mots doux et passionnés, l’emportement qui agitait celle-ci ne méritait pas que le sauveur s’apaise et lui exprime une affection bien réelle. Le métamorphe s’enlisa donc plus profondément dans l’aigreur et la mesquinerie, ce qui rendit le supplice de leur situation plus supportable. Saleté de carapace. Sa rage s’était apaisée et pourtant, il s’y accrochait avec acharnement dans une sérénité perturbante. « Sérieux, parfois faudrait vraiment t’mettre une muselière, que t’arrêtes de m’gonfler avec tes réprimandes de merde. Putain, j'fais du mieux qu'je peux et j'm’en prends plein la gueule. Hey, si t’en as rien à carrer d’y passer, achève toi tout de suite et puis basta, affaire classée. Ca m'épargnera un autre scandale ». Il était vil, il en était conscient. La culpabilité le tenaillait mais il fit mine de ne rien sentir. Trop fier. Trop con peut-être. Certainement trop exténué pour considérer son cas de conscience. Il allait trop loin, il le savait. Trop blasé, pour l'heure, il s'en fichait. N'avait plus conscience que les mots qu'ils s'adressaient tous deux seraient peut-être leurs derniers. Une énième confrontation pour l'apothéose.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène marécageuse   Sam 29 Oct - 15:07


« Je ne l'avais pas vu venir celle-la...»


Ah, l’arène marécageuse était devenue ma préférée depuis que les amants avaient décidé de se mettre sur la gueule verbalement H24. Ils étaient si distrayants que cela me faisait de la peine de devoir en achever un. La suite allait devenir bien moins drôle. Je suivis avec délectation leurs échanges, jusqu’au point culminant où l’ours mal léché envoya sa dulcinée à la flotte. Je ne pensais pas qu’il en aurait le courage, mais j’étais absolument ravie qu’il l’ait fait. De là, leurs échanges allèrent en s’intensifiant, l’apothéose du dramatique. Étions-nous en train d’assister à la fin d’un couple ? Probablement et j’allais mettre le point final à cette symphonie.

Clairement, j’avais fait mon choix, Joan allait devenir encore plus vindicative une fois que j’aurais éliminé son sauveur, ce qui promettait quelques instants encore délectables. La question était désormais de choisir de quelle manière tuer le gros tas de muscles. Je pouvais avoir recours à l’option de facilité et l’ensevelir sous un nouvel éboulement de roche mais cela serait trop redondant.

Oh et si j’envoyais l’ex-mari de Joan pour achever son sex toy ? Après tout, je lui avais déjà envoyé sa fille, autant compléter le tableau non ? Aussi tôt imaginé, aussi tôt matérialisé avec une carabine à plomb. J’imaginais très bien la fin douloureuse et longue que cela allait lui offrir, un peu de temps pour permettre au couple de se pourrir une dernière fois. J’étais trop attentionnée parfois…

L’homme arriva donc par la berge du côté de Joan, visant Declan adossé à la roche, mais au moment où il fit feu, Joan se redressa avec un cri déchiré pour se mettre sur la trajectoire des nombreux projectiles. La plupart se frayèrent un chemin dans sa poitrine et sa gorge, d’autres échouèrent dans la roche et l’eau.

« NON ! »

Mon cri résonna dans le silence de la pièce, m’attirant tous les regards, que je fis fuir d’une menace sourde. J’étais absolument révoltée. Pourquoi avait-elle ruiné mes plans ? Deux secondes plus tôt elle jurait limite mort à l’ours et voilà qu’elle prenait l’attaque à sa place. Mais qu’est-ce qui ne tournait pas rond chez elle ?!

Declan réceptionna malgré lui, le corps mourant de sa compagne. La belle affaire, elle allait lui clamser entre les mains en plus. Encore heureux, sa gorge était désormais bien trop amochée pour qu’elle puisse parler et elle finit par rendre l’âme dans un hoquet étouffé de sang.



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