AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 The Forgiven Days } l'Arène de sable

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage

Invité
Invité






MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Dim 9 Oct - 6:20

Le Maître-Pigeon est pesant à mon bras, et ses mots ne font rien pour me rassurer. Cette putain d’eau miraculeuse… On a bien fait de s’en méfier. Mais ce n’était pas assez. Mâchoire crispée, je raffermis ma prise sur son omoplate. Y a plus qu’à espérer que le poison n’était pas létal, ou qu’une nouvelle meute de coyote ne nous forcera pas à reprendre notre course.

— Ça va aller.

J’en sais foutrement rien, en fait, mais je le dis autant pour lui que pour moi. On a tous besoin de s’en convaincre. Ça va aller, on va s’en sortir. Où que l’on se trouve réellement. La nuit est tombée d’un coup et nous rend tous presque aussi aveugles que Lazlo. Les pierres sont instables sous nos pas. Je grimace quand la main de mon compagnon effleure mon épaule blessée, d’abord de douleur, puis d’un soulagement surpris. Le froid fait du bien. Le froid endort. Mais celui qui s’est abattu sur nous en même temps que les ténèbres demeure inquiétant. Je n’ai pas répondu immédiatement à la proposition de Lazlo, mais finis par grogner.

— Tu saurais faire ça ?

Sous-entendu, dans ton état. Mais c’est pas comme si j’avais d’autre choix, maintenant que le doc a disparu. C’est peut-être insensible, de ne considérer sa mort que sous le prisme des compétences perdues, mais je suis un homme pragmatique. Et quand il s’agit de survie, j’ai tendance à redevenir aussi impitoyable qu’à ma grande époque. Nous atteignons tant bien que mal une intersection et l’Ado – il faudra peut-être qu’on échange nos noms, à un moment – propose de s’en remettre au hasard. Je hausse les épaules. C’est pas plus insensé qu’autre chose. Nous reprenons péniblement notre progression, la soif et l’épuisement devenant de plus en plus intolérables. L’intervention du gamin, qui m’aide à soutenir Lazlo, est plus que bienvenue en dépit de ses bavardages ineptes. Je sais même pas comment il trouve encore l’énergie.

Finalement, après quelques dizaines de minutes d’une marche difficile, nous débouchons de nouveau dans le canyon principal, et le ruban d’étoiles que nous apercevions loin au dessus de nos têtes s’élargit considérablement. Ici, il fait peut-être quelques degrés de plus, mais c’est loin d’être suffisant pour passer une nuit confortable. J’aide Lazlo à s’adosser contre une paroi. Son état me tracasse. Je me tourne vers les deux filles, la Louve et Brindille, attirant leur attention en sortant tant bien que mal les deux grêlons de mes poches.

— Pouvez briser ça sur des roches ? Le centre a pas touché l’eau du lac. Sera mieux que rien.

Et tant pis pour les méfaits de l’eau glacée, vaut mieux ça que crever de soif dans ce trou. Je m’adresse ensuite à l’Ado. Il est temps de faire les présentations, je crois.

— Hey. Gray. Ton nom ? Écoute, tu peux m’aider, avec cette épaule ? Faut juste… attraper sous l’aisselle, maintenir l’autre main par dessus, et tirer un bon coup vers le haut.

Je vais douiller, mais ensuite ça ira mieux, et je me sentirai moins inutile. On pourra même essayer de trouver de quoi faire un feu, ou au moins s’occuper de Lazlo pour pas qu’il claque de froid sous nos yeux. Et puis, enfin… Se poser pour manger et tenter de dormir un peu. Demain sera probablement long.
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 846
↳ Points : 856
↳ Date d'inscription : 16/11/2014
↳ Age : 23
↳ Avatar : Andrew Garfield
↳ Age du Personnage : 30
↳ Métier : Généticien & analyste dans la brigade scientifique du gouvernement
↳ Opinion Politique : Pro gouv en remise en question (rebelle come on *.*)
↳ Niveau de Compétences : mon incroyable beauté ? Niveau 2 en rateaux, à partir de 3 la pelle est offerte !
↳ Playlist : Imagine dragon / Alt-J / StoneAge / Mumford and sons / les enfoirés (et oui quand on est français...) / the coors / the lumineers / de palmas (je sais je sais..) / les disney (aucune honte) / thriving Ivory / bien d'autres... aaah et évidement CELINE DION ! (je blague, je blague, on souffle)
↳ Multicomptes : Callum T. Doyle & L. Windsor Armstrong
↳ Couleur RP : blueangel



Feuille de perso
↳ Copyright: Darkshines
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Dim 9 Oct - 21:19

Peut être un peu de chaleur parce que l’air de rien, le foutu Sahara n’a de désert que son aspect la journée. Actuellement le froid redresse l’ensemble des poils qui me parcourent et tente de geler mes partis après avoir tenté les brûler. Est-ce que le gouvernement a pour plan top secret de nous rendre stérile ? Ne se rend-t-il pas compte des petits génies qui sommeillent dans nos petits combattants ? Qu’importe en plus d’une glorieuse arène les voila en pleine mise en place d’un génocide programmé. De mieux en mieux. Ce gouvernement ne cessera jamais de m’étonner. Arrêtes toi… tu pars trop loin… J’ai chaud, je me pèle le cul, je fais comme si j’étais content à défaut de vomir pour l’exprimer… -il comprendrait même pas la référence cette bande de gueux-, on me prend pour un gamin avec une seule chaussure, alors bordel… si je veux partir au fin fond de l’Amazonie élever des moutons et procréer de quoi faire deux équipes de foot, je le ferai ! Je préférais quand tu paniquais… Et mon fuck s’étend presque jusqu’à mon fantôme personnel mais disparait avant de trop se rendre visible. Manquerait plus qu’on me prenne pour un taret en plus d’un pisseux en culotte courte… bref, la nuit va être longue. Bientôt on se retrouve dans un coin plus espacé ce qui nous permet de souffler un peu. On dépose Jésus des draumadaires contre une paroie et je fais craquer mon dos avant de me tapouiller le ventre, comme si nous venions de faire une petite rando en colonie de vacances. Tu parles. J’ai faim et je sors ma ration en regardant le ciel. Dans mes songes, je n’écoute pas le baroudeur parler aux filles. Les étoiles m’ont toujours apaisé pourtant, ici, je ne ressens rien si ce n’est la colère d’être ici. La colère d’avoir froid. La colère vis-à-vis de Grincheux. Et puis la peur, celle qui te serre le bide et t’empêche de respirer quand tu fais l’erreur de préter un peu ton attention à tout le but de ceci. J’ai envie de vomir. J’ai très envie de vomir mais je viens de bouffer mon seul repas…. Ce serait gâcher alors je rote et tape mon torse avec classe. Qu’importe, j’ai pas encore pété, l’avenir de la planète reste sauf.

Hey. Gray. Ton nom ? Écoute, tu peux m’aider, avec cette épaule ? Faut juste… attraper sous l’aisselle, maintenir l’autre main par dessus, et tirer un bon coup vers le haut. On t’cause… Je secoue la tête, me tourne vers le groupe qui s’affère et plus particulièrement vers le baroudeur. Gray donc. Tim… pas de problème, j’ai déjà eu mon lot d’épaules démises et autre blessure à la con… C’est un peu les risques à la pratique des Yamakasi, on est pas à l’abri de se vautrer et, ma foi, d’avoir mal. Me plaçant devant Gray, je me positionne correctement et laisse mon regard vagabonder sur l’homme en face de moi. Malgré la pénombre j’y vois assez pour dessiner les traits de son visage, la fatigue et la dureté qui naisse sur ses paupières, dans ses yeux. Je le fixe assez longtemps pour sentir l’agacement transpirer. Dis… tu as déjà pensé à te raser le crâne ? Tu pourrais faire un copie D’Omer Simpson… Et c’est sans attendre que je tire sur le bras, remettant le tout en place avant de reculer en riant légèrement. Il n’était peut être pas du genre à plaisanter mais peut être cela l’avait-il détourné de sa blessure un bref instant… peut être même cela le fera esquisser un sourire. Juste un au milieu de cette merde. Juste pour les emmerder. Et je recule, continue de sourire en passant ma main sur mon visage lorsque j’entends un craquement. Mes yeux se lèvent vers Lazlo et les filles et ensuite vers Gray. Pas mon autre….. ...chaussure. Pi la terre se dérobe sous mes pieds, je me sens partir en arrière, ma peau s’écorchant contre une pente qui ne semble pas s’arrêter. Un cri transperce ma bouche alors que je cherche à trouver un échappatoire. Ceci ne dur pas bien longtemps mais une seconde semble minute. J’ai peur. J’ai peur mais dieu merci mes reflexes, ma basket frappe le sol , mon corps s’étend et attrape ce qui se rapproche d’un promontoire. Mes doigts se crispent, je grogne sous l’effort, sent l’un de mes coudes partir en congé. Mes prunelles glissent sous mes pieds pour y découvrir non sans joie, la finalité de la glissade : un ravin. Parfait. De mieux en mieux. Merde. Merde…. Merdeee….. je force, me maintient comme je peux à ce bout de roche, tente de m'y tirer, trouver un peu de stabilité mais mon coude me dit merde, plante son panneau de gréviste. L'enfoiré, comme si c'était le moment de vouloir négocier son contrat...

_________________
Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l'abysse, l'abysse le scrute à son tour. (⚡) Nietzsche
Choose your Abyss
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Féminin
↳ Nombre de messages : 171
↳ Points : 67
↳ Date d'inscription : 02/06/2016
↳ Age : 26
↳ Avatar : Tom Payne
↳ Age du Personnage : 31 ans
↳ Métier : Eleveur de volatiles à but communicatif
↳ Opinion Politique : Boom baby !
↳ Niveau de Compétences : 3 Prise de risques/chimie entre amis/système D/pigeonnage professionnel
↳ Playlist : Gogol Bordello - Start Wearing Purple ♫
Flobots - Handlebars ♫
↳ Citation : "Et merde"
↳ Multicomptes : Noah D. Meadow & Roman A. Ievseï
↳ Couleur RP : #669999



Feuille de perso
↳ Copyright: Darkshines
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Lun 10 Oct - 22:50

Il fait tellement sombre tout autour de lui et il a tellement froid qu'il est incapable de se concentrer sur ce qu'il voit. Seuls lui restent les sons, qu'il entend distraitement, tout juste deux voix masculines qui l'enveloppent. Grayson et l'adolescent, ce dernier qui clairement veut se montrer plus chaleureux qu'il n'en a l'air et y parvient. Sa main, dans son dos, lui prodigue quelques degrés supplémentaires et lui arrache un sourire reconnaissant alors que Gray le remet en question.
Dans son état... Non. Non il ne le pourrait pas. Il avait proposé en l'air, par réflexe, mais il n'était pas envisageable qu'il le requinque sans lui faire mal, avec les tremblements qui parcouraient tout son corps. Alors il ne répondit pas à la question, se contentant d'un "hmmhmm" évasif qui ne convainquit clairement pas son compagnon. Qui ne convainquait personne, et même pas lui.

Après une dizaine de longues minutes de marche, la lumière sembla se refaire autour d'eux. Les rayons blafards d'une lune artificielle baignaient le désert, lui permettant de repérer plus facilement les silhouettes de ses coéquipiers. Les voix retentirent à nouveau autour de lui, qu'il identifia comme celles de Grayson et de Tom Pouce mais... celles des filles manquaient à l'appel. Leurs silhouettes manquaient à l'appel.
Adossé à sa paroi, il plissa les yeux pour balayer les environs de son regard trouble, tentant de s'assurer qu'elles avaient bien suivi alors qu'il entendait le plus jeune de la bande balancer une chicane. Un claquement perça le silence assourdissant, suivi d'un grognement de douleur révélateur. Et Lazlo poussa un soupir soulagé en se disant qu'au moins, l'Humanité n'était pas tout à fait morte ce soir. Qu'au moins les esprits s'apaisaient un peu, que la température était plus supportable, que...

Que le sol tremblait sous leurs pieds.

La silhouette dégingandée du plus jeune, pourtant le plus grand et le plus maigre de la tribu, disparut de son champ de vision en l'espace d'un battement de cil. Le sable filait entre les pieds du Résistant et le cri que poussa Tom Pouce mit tous ses sens en alerte. Et s'il avait froid, et si sa vue était toujours aussi basse, son sang ne fit toutefois qu'un seul tour.

Suivant les glissements du sable, il se jeta à genoux dans la pente, se servant de ses paumes pour ralentir sa chute. La litanie de jurons que poussait le garçon lui permit de mieux appréhender la pente, de mieux s'orienter vers lui. Les frottements du sable arrachaient sa peau, sous ses mains, lui arrachant une injure bien sentie entre ses dents alors que l'adrénaline pulsant dans ses veines le réchauffait un tant soit peu. A moins que ça ne soit la peur.
Un craquement sinistre et un nouveau merde de la part de Tom Pouce, sur sa droite. Et sa main gauche qui partit dans le vide, après avoir dérapé sur un esquif rocheux. Il retint un grognement de douleur et s'aplatit aussitôt dans le sable pour ralentir sa propre descente en ancrant ses pieds autant que possible en arrière.

-Merde, merde, Tom Pouce crie, j'te vois pas !

La pénombre du ravin, juste devant lui, l'empêchait de voir correctement. Le sable continuait de glisser sous son torse, le poussant en avant, malgré les cales qu'il avait faites de ses pieds. Balayant l'espace de son bras, l'extrémité de ses doigts finit par frôler l'avant-bras de Walt Disney. Rapidement, dérapant dans le sable et lui en jetant malheureusement un peu au visage, il se décala sur le côté et s'agenouilla -à priori- devant le garçon.

Il agrippa le bras du jeune homme fermement et tira aussi fort que possible, sans même réfléchir aux conséquences. Sans même réfléchir au fait que le sable était une surface nettement moins solide qu'un bord de falaise en pleine montagne. Ses genoux dérapèrent et il manqua de lâcher prise, mais tint bon, au détriment de ses vêtements.

-Putain pour un personnage de cartoon t'es sacrément lourd !

Tirer, tirer encore, réchauffer le sang dans ses veines. Cherchant une meilleure prise, il attrapa le poignet de Tom Pouce d'une main et tendit l'autre vers lui.

-Attrape ma main !

_________________

Every morning I jump out of bed and step on a landmine. The landmine is me. After the explosion, I spend the rest of the day putting the pieces together. ×

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t3658-lazlo-pour-vivre

Féminin
↳ Nombre de messages : 846
↳ Points : 856
↳ Date d'inscription : 16/11/2014
↳ Age : 23
↳ Avatar : Andrew Garfield
↳ Age du Personnage : 30
↳ Métier : Généticien & analyste dans la brigade scientifique du gouvernement
↳ Opinion Politique : Pro gouv en remise en question (rebelle come on *.*)
↳ Niveau de Compétences : mon incroyable beauté ? Niveau 2 en rateaux, à partir de 3 la pelle est offerte !
↳ Playlist : Imagine dragon / Alt-J / StoneAge / Mumford and sons / les enfoirés (et oui quand on est français...) / the coors / the lumineers / de palmas (je sais je sais..) / les disney (aucune honte) / thriving Ivory / bien d'autres... aaah et évidement CELINE DION ! (je blague, je blague, on souffle)
↳ Multicomptes : Callum T. Doyle & L. Windsor Armstrong
↳ Couleur RP : blueangel



Feuille de perso
↳ Copyright: Darkshines
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Mar 11 Oct - 0:14

Et son contrat n’était pas des plus abusifs. Il prévoyait une couverture des accidents du quotidien y compris les chutes sur plusieurs étages, les roulades mal négociées, les sauts intempestifs… et j’en passe. Tout était couvert et négocié depuis près de 20 ans, depuis ma première chute, depuis mon premier bras cassé. Alors le piquet de grève qu’il le plante sous mes pieds pour que je m’y appuie et me redresse à la verticale plutôt que de me laisser en tapis. Encore que celui d’Aladin serait le bienvenue, là, tout de suite. Mes doigts glissent, je grogne, force sur mes muscles qui veulent aussi abandonner. Bordel, j’en regretterais presque de ne pas avoir bu l’eau de ce foutu lac. On se serait bien marré avec Jésus durant le trajet mais au moins je me serai aventuré à … rien du tout et mon corps serait un minimum abreuvé, peut-être plus tonique aussi. Tu comptes faire un débat 1000 ans au bord d’un précipice où … ? je…. Gère…Oui, tu gères… comme le type qui a donné l’ordre de lancement du projet Manhattan ? Oh non, j’y suis comme le cadavre 50 m plus bas qui s’est retrouvé là par stupidité ? Mon regard le transperce. Si seulement je pouvais le frapper. Si seulement je n’étais pas dans le vide. Si seulement c’était pas un putain de fantome. C’est là que Jesus appelle. Je secoue ma chevelure sableuse, tousse. Jesus !? Mais… t’es taré ! Ils ont étudié votre connerie pour faire les groupes ou … ? Clairement, oui. Fin on formait une certaine parité dans le domaine 3 tarés, 3 plus sereins. Enfin, plus que 2 et encore si la petite blonde de la thalasso était saine d’esprit… Les mains de Jésus agrippent mes poignets. Merci… Merci d’être venu. Merci de pas m’avoir laissé faire une jolie chute. Merci de pas m’avoir abandonné. Putain pour un personnage de cartoon t'es sacrément lourd ! Merci de dire de la merde. Merci Jésus. T’as qu’à…demander à ton père… de te donner la force… A l’ordre suivant, je n’hésite pas et engouffre ma main dans la sienne, oublie mon coude qui m’extirpe un grognement de douleur se répercutant autour de nous.

Bien heureusement mes genoux touchent une surface plus stables, juste un peu plus. Je soupire, crache le sable et tente de reprendre une respiration normale. Même pas peur. Penses-tu, je tremble sous la tension, saisi mon bras comme pour le protéger d’un mal déjà fait et pose la tête contre la pente. Je n’ai jamais crains la hauteur mais là, tout de suite, je ne préfère pas observer davantage la direction que ma chute voulait que je prenne. Bordel. On aurait pas pu faire un paillasson de moi après ça…une ratatouille tout au plus. Pour quelqu’un qui fait pas de miracle… tu t’en sors pas mal l’aveugle.. Je me penche vers lui, hoche la tête et lui laisse un sourire. Tu devrais y croire plus souvent…. Peut être qu’en fermant les yeux tu nous obtiendras une corde et de l’eau … sait-on jamais… Oui parce que là, outre la soif qui brule tout mon système, je ne vois pas comment sortir de là dans l’obscurité sans risquer de se vautrer davantage. Je redresse le visage vers le ciel, n’y distingue que des ombres que je ne saurai bien identifier. Les gars ! On va bien… puis, comme pour moi-même. ..comme on peut aller bien après cette initiation brutale au bobsleigh... Je soupire, croise les bras autour de moi. J’ai froid. J’ai froid et c’est clairement la merde.

_________________
Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l'abysse, l'abysse le scrute à son tour. (⚡) Nietzsche
Choose your Abyss
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Féminin
↳ Nombre de messages : 171
↳ Points : 67
↳ Date d'inscription : 02/06/2016
↳ Age : 26
↳ Avatar : Tom Payne
↳ Age du Personnage : 31 ans
↳ Métier : Eleveur de volatiles à but communicatif
↳ Opinion Politique : Boom baby !
↳ Niveau de Compétences : 3 Prise de risques/chimie entre amis/système D/pigeonnage professionnel
↳ Playlist : Gogol Bordello - Start Wearing Purple ♫
Flobots - Handlebars ♫
↳ Citation : "Et merde"
↳ Multicomptes : Noah D. Meadow & Roman A. Ievseï
↳ Couleur RP : #669999



Feuille de perso
↳ Copyright: Darkshines
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Mar 11 Oct - 16:04

"T'as qu'à demander à ton père de te donner la force". En temps normal, soit une situation qui ne soit pas une situation de crise, il aurait compris l'allusion. Jésus, Dieu, tout ça, il était habitué à ce type de sobriquets et avait toujours un mot pour rebondir, surtout depuis qu'il avait compris qu'effectivement l'image qu'il donnait était tout sauf celle d'un businessman endimanché. Mais là, avec le grand dégingandé au bout des bras, Lazlo pensa une seconde à son père biologique. En quoi demander à un loser intergalactique qui avait même pas réussi à vendre trois assurances en Norvège allait lui donner de la force ? Il grogna en guise de réponse, arqua son dos et tira autant que possible sur les mains du gamin.
Paradoxalement, se dire qu'il ne voulait pas finir à crever comme un chien à l'image de son paternel lui avait, effectivement, donné une certaine force.

Ses poumons étaient en feu mais l'ado était sauf. S'adossant au sable, appuyé sur ses paumes, l'Eleveur reprit difficilement sa respiration. Le coup d'adrénaline était ce qu'il lui avait fallu, ce dont il avait besoin pour balayer un peu du poison qui coulait dans ses veines. A la faveur de la lune artificielle, il distinguait d'avantage la silhouette prostrée à côté de lui, et poussa un ricanement soulagé. Un rire de chacal, se dit-il. Son coeur se serra une seconde en se disant qu'il n'entendrait probablement plus ce type de rire s'ils en venaient à mourir dans cette foutue Arène.
La tirant de ses pensées, la voix du gamin retentit à nouveau à côté de lui. Décidément, il avait trouvé pire que lui niveau babillages : ce gosse ne s'arrêtait vraiment jamais.

-D'abord Jésus, puis Dieu, et maintenant Lazare, tu vas me sortir toutes les références bibliques du monde, Poucet ? Remarque t'as peut-être raison, si on y croit suffisamment fort peut-être qu'on va réussir à faire tomber de l'eau du ciel ou faire venir un tapis volant pour nous sortir de ce putain de désert !

Lui rendant son sourire, il prit sur lui de rassembler ses forces pour tenter de se relever. Sa peau était à vif sous son treillis en lambeaux, déchiré par sa glissade subite dans le sable, et il pouvait sentir le sang s'écouler de ses genoux comme de ses coudes. La pente était toujours aussi abrupte derrière eux, ils avaient quelques mètres à parcourir pour rejoindre la surface où les attendaient les autres. Il attendit que son maître parleur s'exprime et commença a arpenter la montée, recourbé, tentant de ne pas s'offrir une nouvelle séance de ventriglisse. Se retournant vers l'adolescent, il tendit sa main pour l'attirer avec lui dans sa progression.

-Bouge, Poucet, bouge, ça te réchauffera. D'ailleurs moi c'est Lazlo, mais tu peux continuer à m'appeler Jésus si ça te fait plaisir. Ou si t'as envie de croire que je suis le Saint Patron des Causes Perdues.

Remarque dans les surnoms à la con, Saint Christophe ne lui avait pas été encore attribué. Ce qui ne l'empêcha pas à se raccrocher à cette pensée. S'ils y croyaient suffisamment fort, même si c'était naïf et innocent, peut-être qu'ils parviendraient à avoir de l'eau. Ou une corde. Ou peut-être même qu'ils survivraient, qui sait, tout aussi ridicule soit cette hypothèse.
S'il vivait, Lazlo savait déjà où il irait et ce qu'il ferait. Pour une fois dans sa vie, il savait parfaitement ce qu'il ferait.
Il irait retrouver l'homme au rire de chacal, sans hésiter une seule seconde, sans même savoir ce qu'il lui dirait ou ce qu'il ferait. Mais pour cela il fallait qu'ils survivent.

Traînant le jeune homme à sa suite, les membres en feu, les muscles le tirant et le froid reprenant progressivement ses lettres de noblesse dans tout son corps, il sentait la soif tirailler chacun de ses mouvements. Il était temps qu'ils aient de l'eau.
Il espérait qu'ils auraient de l'eau. Il espérait que tous les autres, qu'il ne voyait pas, allaient relativement bien.

Au terme d'un effort colossal, le sable ne cessant de glisser sous ses mains comme ses pieds, il finit par atteindre le haut de la butte. Le froid le dévorait à peine moins qu'auparavant et sa vue redevenait un peu plus nette, à présent. Mais il fut toutefois soulagé de retrouver la surface et roula dans le sable sur le flanc, reprenant difficilement son souffle.



_________________

Every morning I jump out of bed and step on a landmine. The landmine is me. After the explosion, I spend the rest of the day putting the pieces together. ×

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t3658-lazlo-pour-vivre

Invité
Invité






MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Mar 11 Oct - 16:56

— Qu.. ? Aaaaaarrrh !

Mon regard effaré se transforme en cri de douleur. Le gosse – Tim de son prénom – profite d’une grossière distraction qui me passe complètement au dessus de la tête pour me remettre l’épaule en place d’un coup sec. La souffrance est insupportable pendant quelques secondes, mais disparaît ensuite rapidement, ne laissant qu’un engourdissement palpitant dans tout mon bras. Je lui adresse un hochement de tête, esquisse la première syllabe d’un remerciement… Lorsqu’il disparaît soudain.

Je mets une seconde à comprendre ce qui vient de se produire. Le sol s’est littéralement ouvert sous ses pieds et le garçon vient de s’évanouir dans l’anfractuosité. Je pousse un juron et me rue en avant pour tenter de le rattraper. Mais il est trop tard. Devant moi, l’ouverture bée dans une cataracte de sable. Je me jette à plat ventre, juste au moment où la main de Tim lâche, où il disparaît une nouvelle fois dans les profondeurs. À ma droite, je perçois un mouvement rapide. Je n’ai pas le temps de réagir. C’est Lazlo qui vient de s’élancer à son tour, visiblement pris d’une seconde pulsion suicidaire, à moins que se jeter dans le vide fasse partie de ses hobbies.

Ils dévalent la cavité qui s’est formée dans un nuage de sable, je les entends crier, mais j’ai du mal à distinguer quoi que ce soit dans cette obscurité. Puis le silence. Un silence opaque, à en entendre mon cœur tambouriner dans ma poitrine et le sang palpiter dans mes tempes. Je voudrais crier, les appeler, mais ma gorge trop sèche ne laisse échapper qu’un croassement pathétique. La voix de Tim s’élève finalement, énergique. Proche. Il me semble apercevoir vaguement leurs silhouettes, mais je n’en suis même pas certain.

J’étends les mains dans la déclivité, tâtonne pour en tester la résistance, sous le sable qui file entre mes doigts. Mes ongles glissent soudain sur une surface lisse et froide, un objet rond que je déterre par réflexe. Une… Une gourde ? Elle est lourde, je sens le mouvement d’un liquide à l’intérieur, mais je n’ose pas croire à de l’eau. Je la ramène contre moi, juste au moment où la tête enfarinée de Lazlo surgit dans la pente. Je tends la main vers lui pour l’aider, mais il ne semble pas me voir. Nouveau croassement.

— Lazlo.

Il s’effondre non loin, en sécurité. Je résiste à l’instinct d’aller m’enquérir de son état, et me reconcentre sur le deuxième, qui n’est pas encore remonté. Je distingue maintenant clairement sa silhouette, il est tout proche, mais j’aperçois aussi un truc derrière lui. Comme un mouvement dans le sable, un truc qui roule et soulève le sol, un truc qui se dresse et… ouvre grand ce que je ne pourrais qualifier autrement que de mâchoires circulaires, armées de rangées de dents colossales. Bordel, c’est quoi encore ce cauchemar ? Cette fois, je trouve immédiatement ma voix, la main tendue vers Tim à m’en arracher le second bras.

— Grouille ! GROUILLE ! Prends ma main ! Ange, Blondie, venez m’aider, ça urge !!

Derrière-moi, seul le silence me répond. Je n’ai pas le temps de me retourner pour les chercher du regard. Le haut du corps en équilibre dans le raidillon, je finis par saisir le t-shirt du gamin et le tire brutalement vers moi, tout en utilisant mes jambes pour essayer de reculer. C’est laborieux, plus lent que ce que je voudrais, mais j’y parviens. Quelques secondes plus tard, nous sommes tous deux sur la terre ferme, mais j’ai bien peur que ce ne soit pas suffisant. Et si ce truc pouvait ramper hors de son trou ? Et s’il nous poursuivait ? C’était énorme, on n’aurait aucune chance. Je recule précipitamment, entraînant Tim avec moi. Dans un éclair de lucidité, je pense aussi à récupérer la gourde. Mais rien ne vient. La crevasse demeure muette et insondable.

— Les gars, j’crois… J’crois que j’ai trouvé de l’eau.

Un bref coup d’œil alentour.

— Où sont les filles ? Ange ? Ange !
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 846
↳ Points : 856
↳ Date d'inscription : 16/11/2014
↳ Age : 23
↳ Avatar : Andrew Garfield
↳ Age du Personnage : 30
↳ Métier : Généticien & analyste dans la brigade scientifique du gouvernement
↳ Opinion Politique : Pro gouv en remise en question (rebelle come on *.*)
↳ Niveau de Compétences : mon incroyable beauté ? Niveau 2 en rateaux, à partir de 3 la pelle est offerte !
↳ Playlist : Imagine dragon / Alt-J / StoneAge / Mumford and sons / les enfoirés (et oui quand on est français...) / the coors / the lumineers / de palmas (je sais je sais..) / les disney (aucune honte) / thriving Ivory / bien d'autres... aaah et évidement CELINE DION ! (je blague, je blague, on souffle)
↳ Multicomptes : Callum T. Doyle & L. Windsor Armstrong
↳ Couleur RP : blueangel



Feuille de perso
↳ Copyright: Darkshines
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Mar 11 Oct - 22:56

Une belle bouse. Une bouse sortie tout droit de la plus belle vache du salon de l’agriculture. Au moins la taille du potiron de l’année 2011. Au moins. J’ai froid. J’ai mal. Je pus. Pour sur qu’on ne se reconnaitrait même pas face à notre propre reflet. Écorché, lacéré, brisé, usé, séché, rôti, torché… et ce dernier dans tous les sens qu’on peut lui trouver. J’en ai marre. Si c’était une blague, un petit jeu concours pour gagner 10 000 boules et un corps en kit… j’abandonne. Je laisse le totem a qui veut, je rends mon tablier, vous envoie mes pâtisseries dans la gueule ou mes insectes. Bordel. Des pâtisseries. La France. L’art culinaire. Le vin. La table. L’art de la table. L’eau. Bordel. L’eau. J’ai soif. J’ai faim et ce n’est pas parler de bouse qui m’en détourne. Pas un dégout. Non, la seule chose qui pourrait détourner mon corps de ces besoins primaires seraient de revoir le corps de Grincheux, et là encore… j’ai trop soif. A croire qu’on sera bientôt rendu à boire notre pisse. Suffit de quoi faire un filtre et un trou dans le sable. A peu de chose près… on a tous ce qu’il faut. Sauf peut être…. L’urine. Comment dire à mon corps d’éliminer le peu d’eau qu’il contient ? Lazi parle. Je l’écoute en fermant les yeux, souris pour donner le change à ma respiration saccadée et mes lèvres déjà bien éclatées et douloureuses. C’est amusant, j’y ai pensé moi aussi à Aladin. Super référence mon pote. Super. Je lève la main avec lenteur puis la fait claquer –mollement- sur Jesus – Lazlo de son petit nom, pour les intimes… ce que nous sommes devenus à notre dernière accolade torse poil…-. On est des bons. On est des caïds. Quand on reviendra dans le monde réel, on sera respecté dans la téci. Wesh. Grave. Des survivors. Un peu comme survivre à un menu Quick de l’époque. Bordel. Un humburger…. Je le vois très clairement devant mes yeux. Je pourrais presque sentir sa texture sous mes crocs.

Puis il bouge. Je percute. Quewa ? Non mais tarzan…tu veux tenter le saut de l’ange ? Contre toute attente, je me redresse, ris avant de tousser, grimacer, grogner. Promis, celle là elle était… pas voulue. Changer de registre. Changer de registre. Et tout en songeant à toutes les remarques que nous pourrions se faire en pensant 5 secondes à ce que nous donnions tous à l’écran, et nous deux surtout, je me joins à l’aveugle dans son escalade Je le suis et veille avec intérêt à ce qu’il ne glisse pas.

Lorsqu'il disparait de ma vue, j'en suis ravi et soulagé ce qui me donne l'opportunité d'offrir à la télévision un bon soupire de victoire. Mais comme il semble que le mot victoire est totalement proscrit dans ce monde pourri, Gray hurle. Instinctivement, sans même chercher à comprendre je m'élance, ne fais plus attention à ce que je fais. Glisse, me rattrape, re-glisse et.... Gray m'agrippe, le hisse, m'éjecte sur la terre ferme. Bordel de merde...! Ce qui veut dire merci dans mon jargon et, je rampe vers le trou. C'est... N'essaye même pas, tu trouveras jamais la bonne association pour décrire ce truc... Clairement. Clairement vrai. A sa suite, je roule sur le sol en écartant les bras. Je serai presque tenté de dessiner une forme d’ange dans le sable. D’ailleurs. Ange. Où sont les filles ? Ange ? Ange ! Je me redresse d’un bon, appuie sur mon bras blessé et je dérape comme un con, m’explose la face sur le sol. Attends, il a parlé d’eau ? Ma chevelure se secoue. Ta gueule Tim. Ta gueule. Je jure et repousse mon corps vers la verticale en veillant bien à utiliser le bras le plus valide. Mes yeux cherchent les filles, je m’approche du vide, vérifie ce que de toute façon l’obscurité ne me permet pas de voir. Bordel. Qu’est-ce que….. ? Elles ont peut être choisi d’aller en thalasso… Ca ne me rassure même pas, ne me fait même pas esquisser un sourire. Rien. Mes prunelles semblant défoncées au LSD trahissent toute la tension cachée par un corps plus rouge que blanc comme un cul. Pour le bronzage on repassera. Pour la détente aussi. Bordel. Bordel. Je le sens mal et mes comparses aussi.

_________________
Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l'abysse, l'abysse le scrute à son tour. (⚡) Nietzsche
Choose your Abyss


Dernière édition par Timothée G. Morel le Mer 12 Oct - 19:05, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Féminin
↳ Nombre de messages : 171
↳ Points : 67
↳ Date d'inscription : 02/06/2016
↳ Age : 26
↳ Avatar : Tom Payne
↳ Age du Personnage : 31 ans
↳ Métier : Eleveur de volatiles à but communicatif
↳ Opinion Politique : Boom baby !
↳ Niveau de Compétences : 3 Prise de risques/chimie entre amis/système D/pigeonnage professionnel
↳ Playlist : Gogol Bordello - Start Wearing Purple ♫
Flobots - Handlebars ♫
↳ Citation : "Et merde"
↳ Multicomptes : Noah D. Meadow & Roman A. Ievseï
↳ Couleur RP : #669999



Feuille de perso
↳ Copyright: Darkshines
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Mer 12 Oct - 16:07

Recroquevillé dans le sable, à bout de souffle, il l'avait entendu. Un grognement sourd, violent, surréel, qui l'avait poussé à ouvrir les yeux et se redresser aussitôt. Grayson hurlait, et si ses jambes n'étaient plus à bout de forces, il se serait précipité pour l'aider. Mais le choc et la terreur qui l'avait envahi en entendant ce cri bestial, impossible, le clouaient sur place. Et tout ce qu'il put voir fut l'extrémité de quelque chose d'oblong et de terriblement gros qui dépassait du ravin.
Un claquement de mâchoires à vous glacer le sang. Son coeur à lui qui s'affolait alors qu'il peinait à voir ce qui venait de produire ce son, de comprendre ce que c'était précisément. Puisant dans ses dernières ressources, Lazlo se releva péniblement, cherchant les autres du regard. Finalement deux silhouettes semblèrent sortir du ravin d'où il s'était échappé quelques minutes plus tôt.

Et la créature avait disparu.

Il rejoint difficilement les autres, suffisamment prêt pour s'enquérir de leur état général à l'un et à l'autre. Tom Pouce marmonnait des paroles sans queue ni tête comme à son habitude, et Grayson venait de pousser un énième grognement. Comme quoi même les temps les plus difficiles ne changeaient pas les gens, dans le fond. Le regard rivé sur le canyon d'où provenait la bête, il écouta d'une oreille ses deux compagnons tout en surveillant les alentours. Plus de grognement, plus de claquements de mâchoire. Juste le silence, entrecoupé par Grayson qui venait de déclarer avoir trouvé de l'eau.
De l'eau. Comme quoi Tom Pouce avait raison, il suffisait d'y croire pour que ça arrive ! Etreint d'une vague de joie profonde, il allait esquisser un pas de danse de joie avec ses dernières forces quand Grayson le ramena à nouveau à la dure réalité.

Où étaient les filles ? Suivant l'impulsion générale, et de l'Ado et de Grayson, il commença a balayer les alentours du regard. Sur sa gauche, le ravin, désespérément silencieux, béant et sombre. Derrière, la coulée par laquelle ils avaient fini par remonter. Et tout le reste n'était que le désert.
Et aucune trace des deux blondes. Et ses deux compagnons qui appelèrent un prénom. Ange.
Il frissonna. Dans toutes ces péripéties ils avaient oublié l'intérêt des Jeux. Ils avaient zappé que le sang devait couler, et que les participants étaient tous voués à la mort. Saisi d'une nouvelle vague de froid, il frotta ses bras et continua d'observer les alentours, se joignant à ses compagnons.

-Ange ? Blondie ??

L'Ado partit scruter le fond du ravin, Grayson s'époumonait, et Lazlo finit par rassembler ses forces pour aller jeter un coup d'oeil vers le chemin qu'ils avaient pris pour rejoindre la surface. Son coeur battait contre sa tempe, violemment, alors que la crainte de ne pas les retrouver vivantes s'accentuait. Et, pour lui-même, alors qu'il penchait le nez vers l'ouverture étriquée :

-Je crois pas qu'on va les revoir vivantes...



_________________

Every morning I jump out of bed and step on a landmine. The landmine is me. After the explosion, I spend the rest of the day putting the pieces together. ×

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t3658-lazlo-pour-vivre

Invité
Invité






MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Jeu 13 Oct - 15:46

Mes cris, bientôt repris par ceux de Lazlo, se répercutent sur les parois du canyon sans autre réponse que le silence. J’ai envie de continuer, d’appeler jusqu’à m’en péter les cordes vocales, mais je crains aussi que ça nous attire de nouvelles catastrophes. Et puis l’épuisement a raison de moi. Et la soif. Cette terrible sensation de dessiccation, comme si chacune de mes cellules se racornissait. Des crevasses sont apparues sur mes lèvres, et j’ai l’impression d’avoir les mêmes sur la langue et dans la gorge, au point de ne plus pouvoir penser qu’à ça. De l’eau. De l’eau. De l’eau.

Lazlo semble à peu près dans le même état, il se résout vite à envisager la mort de nos deux compagnes, prononçant à voix haute les mots que je n’aurais pas osé formuler. Un hochement de tête d’une immense lassitude lui répond. Quant à Tim, il n'a même pas l'air de s’en inquiéter, distillant sans vergogne ses commentaires à l’humour déplacé. Peut-être est-ce pour lui un moyen de gérer la situation, en tournant systématiquement les événements, aussi tragiques soient-ils, en dérision. Ça me laisse pourtant un goût amer. Je ne prends pas la peine de relever.

Ni de me relever, d’ailleurs. À quoi bon courir encore, chercher nos disparues ou un abri plus stable, fuir chaque nouveau fléau quand ceux qui nous ont jeté dans cet enfer connaissent à chaque instant notre position exacte ? Il n’y a nulle part où se cacher, et la sécurité n’est qu’une illusion. Dans ces conditions, je ne fuirai plus que lorsque j’y serai dûment contraint. Maintenant, il est plutôt temps de se reposer, si on ne veut pas être tous morts au matin.

Je pousse sur mes jambes pour me reculer et m’adosser contre un rocher, puis ramène la gourde miraculeuse devant mes yeux pour tenter de l’examiner à la faible clarté de la lune. C’est un simple objet de fer blanc, lourd de tout le liquide qu’il contient. Je passe une langue desséchée sur mes lèvres. Peut-être est-ce un autre piège, un autre poison. Mais il est trop tard désormais. Sans eau, nous ne tiendrons pas plus de quelques heures. Nous n’avons plus le choix.

Mes doigts rendus gourds par le froid et la fatigue dévissent le bouchon. Je prends tout de même le temps de renifler l’intérieur. Faudrait pas non plus que ce soit de l’essence, ou quelque chose comme ça. En l’absence d’odeur inquiétante, je porte enfin le goulot à mes lèvres. Le liquide clair coule dans ma bouche dans une sensation indescriptible de soulagement. J’en bois une longue rasade, puis m’interromps à regret pour tendre l’objet salvateur aux deux autres. J’ai eu du mal à ne pas le vider d’une traite. Mais cette maigre ration suffit déjà à me ragaillardir. Je me sens revivre.

— Lazlo, mon gars, dis-moi que t’as pas perdu la bouffe dans ta chute.

Car c’est notre meilleure chance de survie en cet instant. De l’eau, quelques protéines et beaucoup de sucre, et peut-être une ou deux heures de repos. C’est ce qui fera la différence, lorsque de nouvelles plaies nous tomberont dessus. Et faut pas être un génie pour se douter que ça ne devrait pas tarder.
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 846
↳ Points : 856
↳ Date d'inscription : 16/11/2014
↳ Age : 23
↳ Avatar : Andrew Garfield
↳ Age du Personnage : 30
↳ Métier : Généticien & analyste dans la brigade scientifique du gouvernement
↳ Opinion Politique : Pro gouv en remise en question (rebelle come on *.*)
↳ Niveau de Compétences : mon incroyable beauté ? Niveau 2 en rateaux, à partir de 3 la pelle est offerte !
↳ Playlist : Imagine dragon / Alt-J / StoneAge / Mumford and sons / les enfoirés (et oui quand on est français...) / the coors / the lumineers / de palmas (je sais je sais..) / les disney (aucune honte) / thriving Ivory / bien d'autres... aaah et évidement CELINE DION ! (je blague, je blague, on souffle)
↳ Multicomptes : Callum T. Doyle & L. Windsor Armstrong
↳ Couleur RP : blueangel



Feuille de perso
↳ Copyright: Darkshines
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Jeu 13 Oct - 18:09

Je crois pas qu'on va les revoir vivantes... Mon regard s’étale sur le bout d’horizon qu’on peut deviné dans l’obscurité. Où sont-elles ? Le ciel artificiel semble n’avoir enregistré qu’un centième de la capacité d’éclairage des étoiles dans une véritable situation similaire. Encore une duperie pour nous faire croire en ce bout du monde sans nous offrir le luxe d’une meilleure visibilité. Les filles pourraient être n’importe où, peut être encore en vie. Elles ont pu suivre un de ces parachutes, se faire attraper par une autre créature tapie dans le coin ou chuter, comme moi auparavant. Pourtant je ne me souviens que du silence. Du silence. De ma chute. Puis du silence et de la voix de mon sauveur. Est-ce par l’attention qu’on me portait qu’elles sont… disparues ? Un frisson parcourt mon échine et la cause n’est pas seulement le froid qui malmène ma peau, c’est le doute, le dégout, la culpabilité, la peur. Nous étions six. Six et nous voila trois. La moitié du groupe s’est évaporée et ce sans mauvais jeu de mot. L’image de Grincheux me revient en mémoire m’offrant tout le luxe de m’éviter un reflux. Et si les filles avaient fini ainsi ? ou pire ? Comment pouvons-nous vivre dans un monde pareil ? Comment ai-je pu être assez con pour croire en cette succession de gouvernement ? Et même si je suis contre l’alliance depuis sa naissance, je ne parviens pas à m’absoudre de ma lâcheté passée. De mon actuelle lâcheté. Me contenir dans une évidente provocation n’est qu’une manière de me protéger à la fois de mon angoisse face à la mort, face à la mort d’autrui mais aussi d’un positionnement trop … visible contre ce gouvernement. Je ne suis même pas sûr de pouvoir affirmer que c’est une volonté stratégique. Vaas a beau me dire que mon post au gouvernement est une aubaine, comme Gui, je n’y crois qu’à moitié. Pas depuis de Néo fouine dans mon labo. Pas depuis que j’ai ouvert les yeux ici. Bref. Je suis probablement qu’un lâche à l’humour de merde, une chaussure portée disparue, torse nu, au coude démit, aux entailles parsemées sur le corps, à la touffe de cheveux indisciplinée et au regard vide face à cette réalité qu’il ne cautionne pas. Que je ne cautionne pas sans rien faire de plus ceci dit. Rien de palpitant. Rien de notable. Rien d’efficace.
Je recule. Je sens la pointe de la pierre, je me plis alors en grognant puis jurant, attrape mon pied, retire la pierre en sautant sur une jambe. « Mais bordel de merde ! Aie ! Aie…. Fais chier ! » La pierre s’envole dans le ciel avec une force rageuse. Mon souffle se veut plus fort bien que plus saccadé. Le froid me saisit tout comme la situation. Je défais le nœud effectué avec mon sweat et l’enfile pour en ressentir toutes les ouvertures faites par ma chute. Bien, ça fait des aérations. Je me laisse tomber en arrière. Le silence m’agrippe et c’est là qu’un petit rire nait d’un tourbillon d’émotions. Bordel. C’est…. Je ne sais pas mais putain, ça fait du bien. Mon rire s’étend, se répercute et j’en merde mes comparses. J’emmerde le gouvernement. J’emmerde les gens qui se bidonnent de notre situation. J’emmerde ma folie, mon illusion. J’emmerde mon cœur. J’emmerde ma mère qui m’avait déjà prévenu de cette lâcheté inassumée. Je les emmerde tous et ris. Bordel cette arène est tellement une grosse blague. Ca en devient ridicule. A quoi ça rime ? C’est quoi le but ? Nous mater ? Donner l’exemple au peuple ? Où est-ce qu’ils espéraient qu’on y puise un quelconque espoir ? En quoi est-ce héroïque de se trouver ici ? En quoi ça donne de l’espoir à la misère sociale, physique, sanitaire et financière de ce putain de gouvernement ?

Spoiler:
 

_________________
Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l'abysse, l'abysse le scrute à son tour. (⚡) Nietzsche
Choose your Abyss
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Féminin
↳ Nombre de messages : 171
↳ Points : 67
↳ Date d'inscription : 02/06/2016
↳ Age : 26
↳ Avatar : Tom Payne
↳ Age du Personnage : 31 ans
↳ Métier : Eleveur de volatiles à but communicatif
↳ Opinion Politique : Boom baby !
↳ Niveau de Compétences : 3 Prise de risques/chimie entre amis/système D/pigeonnage professionnel
↳ Playlist : Gogol Bordello - Start Wearing Purple ♫
Flobots - Handlebars ♫
↳ Citation : "Et merde"
↳ Multicomptes : Noah D. Meadow & Roman A. Ievseï
↳ Couleur RP : #669999



Feuille de perso
↳ Copyright: Darkshines
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Ven 14 Oct - 0:16

C'était une évidence. C'était quasiment écrit. Dans leur profond cynisme, il était évident que les organisateurs des Jeux aient prévu suffisamment de pièges pour les faire tous tomber comme des mouches. Qu'ils avaient été naïfs de croire qu'ils puissent s'en sortir aussi facilement.
Vivants.

Le regard toujours rivé vers l'embouchure d'où ils venaient, embouchure de laquelle aucun son sinon celui du vent sortait, il déglutit difficilement. Un frisson s'empara de tout son corps, qui n'était ni provoqué par le froid, ni par le poison qui coulait encore dans ses veines. Et pourtant il sentait sa température baisser de façon cruelle.
L'épuisement. L'épuisement tant physique que moral qui s'abattait progressivement sur ses épaules, et enveloppait également ses compagnons tout autour de lui. Alors qu'il se retournait pour voir l'état des troupes, il remarqua Grayson adossé piteusement contre une paroi rocheuse. Et s'il ne voyait pas précisément les traits de son visage, il savait au fond de lui que son compagnon n'était pas dans un meilleur état que lui. Espérant trouver un peu plus de vitalité de la part de leur adolescent compagnon, il l'entendit couiner sur sa droite, sautiller, avant de s'effondrer... Et de rester au sol.

Il était temps qu'ils se reposent. Il était temps qu'ils se nourrissent, qu'ils dorment quelques heures, qu'ils boivent. Le moral reviendrait plus tard, une fois leurs forces retrouvées. Tout du moins il l'espérait. Clopinant dans le sable, ses membres tiraillés, ses vêtements en lambeaux et ses bras ensanglantés donnant une piteuse image, il alla au niveau du gamin et lui glissa :

-Viens, Tom Pouce, Grayson a trouvé de l'eau. Faut croire que les miracles existent.

Il força un sourire chaleureux, s'efforçant de noyer sa propre détresse. Après tout ils étaient tous suffisamment abattus pour ne pas peser l'un sur l'autre. Tout du moins lui se refuser à faire peser son propre désespoir sur les épaules des autres.
D'une démarche toujours aussi hasardeuse, il se dirigea vers Grayson, espérant que le gamin suive. Se laissant glisser dans un soupir le long de la paroi rocheuse, il s'assit à côté à côté de son ami et glissa une main dans son dos. Il avait toujours aussi froid. Mais quel était l'intérêt de le laisser voir, après tout ?

Plus silencieux que jamais, il laissa Grayson à ses pensées, observant vaguement l'horizon en caressant lentement son dos. Sa vue se faisait plus précise avec le temps, et s'il ne pouvait pas compter chaque grain de sable, il pouvait au moins distinguer les formes plus précisément. Il pouvait distinguer l'abattement de son ami, vaguement, sur son visage.
Il pouvait l'entendre dans la rocaille qu'était sa voix.

-J'dois en avoir encore qui traînent...

...j'ai pas eu le temps de leur donner. Cette pensée sournoise, abominablement sombre, le frappa comme un coup de poing. Et il se dépêcha de fourrer ses mains dans ses poches pour rassembler les cinq barres protéinées qu'il avait trouvées. Sa main toujours dans le dos de son ami, il les disposa devant lui et en donna une à Grayson, avant d'appeler le gamin.

-Eh, Poucet, viens, tu dois crever la dalle toi aussi ! J'espère juste que tu bouffes pas comme un Ogre !

Essayer de remonter le moral. Essayer. Ne serait-ce qu'essayer. Il attrapa une barre et s'installa d'office contre Grayson, quêtant sa chaleur. Cherchant à lui apporter ne serait-ce qu'un sou de réconfort. Il avait l'air de connaître une des deux blondes. Ange.

-Le désert est grand... Peut-être qu'elles sont vivantes, qu'elles se sont juste paumées en fait...

_________________

Every morning I jump out of bed and step on a landmine. The landmine is me. After the explosion, I spend the rest of the day putting the pieces together. ×

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t3658-lazlo-pour-vivre

Féminin
↳ Nombre de messages : 846
↳ Points : 856
↳ Date d'inscription : 16/11/2014
↳ Age : 23
↳ Avatar : Andrew Garfield
↳ Age du Personnage : 30
↳ Métier : Généticien & analyste dans la brigade scientifique du gouvernement
↳ Opinion Politique : Pro gouv en remise en question (rebelle come on *.*)
↳ Niveau de Compétences : mon incroyable beauté ? Niveau 2 en rateaux, à partir de 3 la pelle est offerte !
↳ Playlist : Imagine dragon / Alt-J / StoneAge / Mumford and sons / les enfoirés (et oui quand on est français...) / the coors / the lumineers / de palmas (je sais je sais..) / les disney (aucune honte) / thriving Ivory / bien d'autres... aaah et évidement CELINE DION ! (je blague, je blague, on souffle)
↳ Multicomptes : Callum T. Doyle & L. Windsor Armstrong
↳ Couleur RP : blueangel



Feuille de perso
↳ Copyright: Darkshines
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Ven 14 Oct - 1:05

C'est le problème des trucs qui semble inutile. Ca frustre, ça enrage et au final ça marche drôlement bien... Ca a son utilité. On le voit pas. Pas assez mais les conséquences de cette horreur sont déjà prévues, d’une manière ou d’une autre. Ils doivent penser que les avantages sont bien plus nombreux que les risques. Mater la population. Assujettir par un jeu qu’ils présentent correctement, font croire en une téléréalité contrôlée, peut être indolore alors que bordel ça se lit sur nos visages qu’on douille. Ils pensent que personne ne va se soulever. Ils pensent que les participants vont se terrer, vont marcher droit, apprendre la leçon mais au final, n’est-ce pas l’inverse ? N’est-ce pas l’exact contraire que nous allons faire ? Après avoir vécu une succession de pire en ayant peur de prononcer « mais qu’est-ce qui pourrait arriver de pire ? » que pourraient-ils bien faire de nous ? Enfin, nous sommes si peu nombreux ici. Nous sommes un pourcentage incomptable de toute façon. Nous ne sommes rien. Des grains de sable. Des grains parmi tant d’autres de cette putain d’étendue à la con. On va crever, c’est le but de cette duperie, de ce despotisme ultime. Alors oui mon rire s’étend et prend le temps de bien me bidonner des dernières heures. Des choix faits, de cette course sans arrêt, de cette dernière chute, de ces morts et disparitions. De ma connerie, de ce besoin d’ouvrir ma gueule alors que tout mon corps m’hurle de la fermer. La simple idée de tenir bon, prouver que rien ne nous atteint alors que ce n’est clairement qu’un mensonge : nous brulons à petit feu. Dans tous les sens du terme. Nous brulons malgré ce froid mordant. Nous brûlons mais en ce qui me concerne j’ai bien la conviction de d’enflammer bien plus que mon futur seuil de mort. Quitte à faire autant faire un joli bucher, une jolie chandelle…. Un feu de joie autour duquel on chantera des comptines dans lesquelles on racontera ce que l’homme peut créer de pires… et, à l’inverse, ce qu’il peut amener de magiquement positif. On y racontera la monstruosité et la solidarité.

Je me redresse avec le souffle de Lazlo non loin de moi. Mon sourire lui répond et s’il tente clairement de napper son visage dans une illusion, personne n’est dupe. Nous savons, au moins nous trois, ce que pouvait raconter nos pensées. Rien de joyeux. Bien que nous réagissons probablement tous différemment, il n’en est pas moins que dans ce silence, nous nous comprenons. Je bois trois gorgées avant de m’attaquer à la barre proposée par mon miraculé et l’observe du coin de l’œil tenter de rassurer son ami. Ils se connaissaient, ça se voyait depuis le début mais le temps n’avait pas permis à en prendre réellement toute la mesure. Comment vivre un moment pareil avec des personnes proches ? des personnes qu’on connait ? qu’on apprecie ? qu’on aime d’une manière ou d’une autre ? Voir la souffrance dans les regards, sur les corps. Connaitre personnellement ceux qui décèdent au fur et à mesure… Je ne saurais comment réagir. Mal certainement, plus encore qu’actuellement. A vrai dire, je ne saurai pas me contrôler, pas plus rire de la situation, pas plus emmerder mon monde. Je secoue la tête, me lève pour me changer les idées, tentant de faire le pitre et m’éloigne en invoquant un besoin urgent. J’opte pour un coin inconnu de notre pique nique et … ene parvient pas à me soulager. La sécheresse jusqu’au bout. Qu’importe, je grommelle, exprime mon mécontentement à l’univers et surtout aux enfoirés. Mes prunelles sont alors attirées vers ma droite, je traverse l’espace et fronce les sourcils. C’est là que je sens l’anormalité sous mon pied nu. L’aspirité sur le sol chatouille mes orteils, je suis chatouilleux bordel ! mais l’inquiétude me gagne lorsque je tente de m’en sortir et que c’est l’exact opposé qui se passe. Bordel. Bordel. Bordel de merde ! Mais c’est pas vrai ! Je cris de frustration, de colère, de crainte. Mais surtout d’agacement. J’en viens presque à du non retour. Me syeux s’agrippent encore au scintillement sur ma droite et je me penche comme je peux. Doucement… easy… souplesse… pense gymnastique…pense…. Contorsionniste…. Pense légereté…. je grimace, tire la langue et attrape l’objet. Une gourde. UNE GOURDE. Là, j’aimerai faire la danse de la joie mais ça ne semble pas s’y prêter. Donc je cris Les gars ! Bonne et mauvaise nouvelle…. La mauvaise c’est que je suis … bloqué mais…. On ne crevera pas de soif tout de suite !

_________________
Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l'abysse, l'abysse le scrute à son tour. (⚡) Nietzsche
Choose your Abyss
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Madame la Faucheuse

Féminin
↳ Nombre de messages : 454
↳ Points : 180
↳ Date d'inscription : 12/09/2016
↳ Age : 26
↳ Avatar : Katheryn Winnick
↳ Age du Personnage : 38 ans
↳ Métier : Coordinatrice des opérations au Collosseum
↳ Opinion Politique : Pro-gouvernement
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2 & Niveau 3 en influence sanguine
↳ Playlist : The Devil Within - Digital Daggers
↳ Citation : Bitch please
↳ Multicomptes : Lucrezia Mantegna
↳ Couleur RP : #E13A3A ou EDCC47



Feuille de perso
↳ Copyright: Nym & June
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Dim 16 Oct - 10:26


« Deux pour le prix d'une !»


 
Un mort et le passage en mode nuit, suffirent à diviser le groupe en deux. Hasard, les filles se retrouvèrent isolées et je n’allais pas laisser cette situation non exploitée. Alors que les garçons se démenaient avec les pièges, je me penchais rapidement sur les dossiers des filles. Je ne trouvais rien de transcendants sur elles en tant que tels, mais j’espérais fortement trouver une idée dans leur entourage, histoire d’activer un piège spécialement pour la team blondie, perdue dans un des canyons.

Finalement, l’idée me vint en flash alors qu’une photo s’était affichée sur mon écran. Un sourire s’installa sur mes lèvres alors que je faisais matérialiser la personne en question, accompagnée de quelques petits compagnons de jeu. C’est donc, à coup de grands cris désespérés d’une voix qui devait être familière à Ange, que j’attirais celle-ci plus loin dans le canyon. Elle y découvrit, grâce aux rayons de la lune, le spectacle d’une Vittoria en train de se faire mettre en pièces par les fauves des Hunter’s Season’s. J’avais bien calculé le timing afin que l’ancienne porte-parole arrive trop tard sans pour autant que la jeune femme ne soit morte. Ainsi, Ange eut tout le loisir de voir sa petite protégée s’éteindre sous ses yeux.

De là, il ne fut pas compliqué d’encercler Ange et Elizabeth, matérialisant des fauves par dizaines, tapis dans l’ombre, leur coupante toute retraite. À vrai dire, je n’étais pas certaine qu’Elizabeth suive le mouvement, mais tant pis pour elle, ce serait un dommage collatéral. Je regardais alors les deux blondes se faire mettre en pièces par les fauves tout en me résignant à ce que cela ne devienne qu’une arène de garçons. Tant pis pour la féministe en moi. Je laissais tout de même les corps en morceaux des deux femmes, au cas où les pas de ces messieurs les amènent jusque-là. Je suis certaine qu’ils prendraient le temps d’admirer le tableau, ou de vomir, au choix…
 




PS:
 

_________________

I’m underneath your skin, Seeping through the cracks
I’m the poison in your bones, I won't let it set you free
@JUNE

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t3922-i-m-so-amazing-i

Invité
Invité






MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Mer 19 Oct - 16:22

Un répit, enfin. La gourde passe de main en main, trop rapidement vidée, nos gorges encore trop sèches. La nourriture nous rend quelques forces, ou tout du moins son mirage, nos ventre sont toujours creux. Mais c’est déjà un monde, un univers, après les cavalcades effrénées qui nous ont menés ici. La nuit est trop silencieuse, dépourvue des bruits habituels du désert, ceux qui ont bercé mon enfance. Probablement un truc auquel ont pas pensé les brillants concepteurs de ce lieu.

Mais la présence des deux énergumènes autour de moi suffit à donner l’illusion de peuplement. Tim émet diverses onomatopées aux intentions confuses, certainement pour le plaisir simple de faire du bruit et de se rappeler qu’il est vivant. À nous tous aussi, par la même occasion. La main de Lazlo dans mon dos est encore trop fraîche pour la température ambiante, et je ne sais combien d’heures ils nous laisseront ainsi avant le lever du soleil. Son geste pourtant me réchauffe, quand je devrais sûrement être celui qui l’esquisse. Je ne suis jamais assez réactif avec les vivants.

En guise d’excuse muette, je décale légèrement ma masse vers lui, augmentant ainsi la surface de contact entre nos peaux. Avec Tim de l’autre côté, ça devrait quand même faire effet, si cette foutue toxine n’était pas trop puissante. Lazlo lâche un commentaire qui se veut réconfortant, mais je secoue la tête. Une vérité hideuse est toujours préférable à la fausse douceur du mensonge.

— Arrête. On sait tous que c’est faux. On les reverra plus.

Je contracte la mâchoire. Rien ne sert de s’appesantir sur les disparus, deuil et survie ne font pas bon ménage. Alors j’essaie de ne pas penser à l’étrange louve qui me jouait des tours de l’autre côté des murs, à son regard de bête traquée, retrouvé l’espace d’un instant dans la fosse du Bones alors que je le croyais perdu derrière le masque humain. Ni pleurs ni funérailles. Il faut avancer. À peine sa bouffe grignotée, Tim se relève, s’éloigne un peu. Je le suis d’un regard suspicieux.

— T’éloigne pas trop gamin, tu sais comment ça finit.

Mais il n’a pas l’air d’aller bien loin, alors je reporte mon attention sur le Pigeonneur en m’appuyant un peu plus contre lui.

— Comment tu t’sens ? Pas d’évolution ?

Mais un cri nous interrompt, porté par une voix bien reconnaissable. En une seconde, je suis de nouveau sur mes pieds.

— Bordel.

Quelques enjambées précipitées me suffisent pour retrouver la trace du gosse, et découvrir dans quelle merde il s’est encore embourbé. Littéralement, cette fois. Poings sur les hanches, je le considère avec consternation.

— Tu t’fous de notre gueule putain.

C’est vrai, il fait exprès ou quoi ? Mais si je songe une seconde à cette tentation, je n’envisage pas sérieusement de le laisser ici. Du regard, je tente de délimiter le sol meuble des sables mouvants. Pas une mince affaire en pleine nuit. Je lui tends la main, mais avec l’étirement que ça me demande pour ne pas entrer moi-même dans ce bourbier et la faiblesse encore douloureuse de mon épaule, je sais que ce ne sera pas efficace.

— Ok, écoute bien ce que je te dis. Pas de panique, et pas de mouvements brusques. Remplis tes poumons d’air, ça t’aidera à flotter. Et ensuite, fais comme si c’était de l’eau et que tu voulais faire la planche. Tu devrais réussir à avancer vers moi en utilisant tes bras. Mais lentement. Tu peux faire ça ? Un ton plus haut, j’appelle des renforts. Lazlo ! On va avoir besoin d’aide, ici…
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 846
↳ Points : 856
↳ Date d'inscription : 16/11/2014
↳ Age : 23
↳ Avatar : Andrew Garfield
↳ Age du Personnage : 30
↳ Métier : Généticien & analyste dans la brigade scientifique du gouvernement
↳ Opinion Politique : Pro gouv en remise en question (rebelle come on *.*)
↳ Niveau de Compétences : mon incroyable beauté ? Niveau 2 en rateaux, à partir de 3 la pelle est offerte !
↳ Playlist : Imagine dragon / Alt-J / StoneAge / Mumford and sons / les enfoirés (et oui quand on est français...) / the coors / the lumineers / de palmas (je sais je sais..) / les disney (aucune honte) / thriving Ivory / bien d'autres... aaah et évidement CELINE DION ! (je blague, je blague, on souffle)
↳ Multicomptes : Callum T. Doyle & L. Windsor Armstrong
↳ Couleur RP : blueangel



Feuille de perso
↳ Copyright: Darkshines
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Mer 19 Oct - 22:26

Tu t’fous de notre gueule putain. Oh nan nan, c’est vraiment de l’eau dans la gourde… Tu veux vraiment qu’il t’abandonne ? ce serait bien calculé pour eux… Je lui offre un sourire qui clame « oups » alors que cela ne s’y prête pas. Alors que mon corps entier voudrait hurler toute ma colère à me retrouver dans cette situation, dans cette arène avec eux. On n’aurait pas pu être envoyé sur une jolie île paradisiaque avec des dauphins nageant avec nous, des singes jouant aux cartes, des ours nous offrant du miel ainsi que le confort de leur pelage tout doux ? Non. Non, c’était trop sympa. Bordel, la téléréalité envoyait plus de rêve à l’époque bien que le degré neuronal des participants étaient sacrément engagés… au moins ils étaient dans des coins sympas et c’est surement pour ça qu’ils étaient volontaires. Tout ce que nous ne sommes pas. Même pas les types de koh lantha si tenterait … Personne de sain d’esprit et pourtant ils sont pleins à se marrer derrière les écrans en se disant « mais qu’il est con celui-là à dire de la merde toutes les deux minutes » ou à y aller bon train sur des conseils hyper pointus « mais barrez-vous ! Courrez allez allez, mais vous le voyez pas le nuage derrière !? oulala ça va piquer….. mais laissez le crever ! » ou encore à faire des pronostiques « Gray va survivre, avec un look pareil c’est un kaid des temps modernes »…. Et moi je leur dirai à tous d’aller se faire voir. Je les catapulterai dans cette merde sans nom et enfoncerai leur tête dans cet aspirateur géant. C’est tout toi…. tout à fait. Se venger ça me semble une bonne idée non ? Tu devrais réussir à avancer vers moi en utilisant tes bras. Mais lentement. Tu peux faire ça ? easy… tu t’es déjà mis dans la peau d’un contorsionniste alors Manodou… avec l’entrainement de tout à l’heure… au top non ? Je grogne, le fusille du regard et lâche un agréable TA-GUEULE

Et je soupire, passe une main sur mon visage en le secouant puis tente la technique de Gray. Etonnement ça semble marcher. Juste un peu. Juste assez. Ma main attrape celle du motard et le contact me fait lâcher un cri de douleur. Bordel. Mon coude, je l’avais presque oublié… presque. Je retire ma main, lui offre l’autre tout en rabattant la première contre mon torse. Ce qui n’aide en rien mais c’est surement psychologique comme reflexe. ca m’apprendra à vouloir pisser… ils punissent durement l’exhibitionnisme… Je souris. Je souris avant de le voir disparaitre. Le temps s’arrête alors qu’un craquement fait trembler le sol. Je manque de m’échouer de tout mon long sur mon aspirateur mais me retient dans un nouveau grognement sur Gray. Je susi toujours piégé. Toujours pourtant ce que je vois sortir de l’ombre, au même moment que le soleil ne se lève, me glace le sang. Ce truc. Ce… machin auquel on avait échappé y a peu… le voila qui sort d’un trou béant dans le sol, agite sa tête monstrueuse à la recherche d’autres choses à bouffer. Puis il semble se concentrer sur nous. Enfin, j’imagine parce qu’avec tous ses yeux dégelasses et ses rangées de dents on ne sait quoi penser…. Mais qu’importe, la chose se met à aspirer ce qui l’entoure. On sent d’ici la force de ce…phénomène tout comme l’odeur de putréfaction qui se dégage. ET le dentifrice PUTAIN !

_________________
Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l'abysse, l'abysse le scrute à son tour. (⚡) Nietzsche
Choose your Abyss
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

The Forgiven Days } l'Arène de sable

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

 Sujets similaires

-
» The Forgiven Days } l'Arène marécageuse
» Midori Days
» Sable Mouvants= pb!!
» [VIDEO] Time laps de la tempete de sable sur phoenix
» shooter explosion de sable

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Third Chapter: New Orleans :: Western New Orleans :: Le Colosseum-