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 The Forgiven Days } l'Arène de sable

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Jeu 20 Oct - 2:06

Une accalmie. La chaleur du corps de Gray contre le sien le rassérénait un peu, lui donnait suffisamment de baume au coeur pour laisser glisser sa remarque pourtant trop vraie comme l'eau sur les plumes d'un canard. Parce que dans la situation actuelle ils n'étaient pas à ça près. Parce que Lazlo avait senti que son ami connaissait l'une des deux femmes, et que sa perte devait lui être douloureuse. Alors il n'avait rien dit. Parce qu'il n'y avait rien à dire. Et il s'était contenté de le laisser faire, s'abandonnant un peu à profiter de sa chaleur ou son contact, lui intimant physiquement que ce n'était pas grave. Il y avait pire.
Une accalmie. Et Grayson qui était paradoxalement doux comme un agneau avec lui. Poussé par ce calme artificiel dans lequel ils se trouvaient tous, un sourire railleur s'était formé au creux des lèvres de l’Éleveur. Hawk, avec son charme rustre et ses gros muscles, était certain de faire chavirer le cœur de toutes les spectatrices de ce foutu pugilat. Au moins, lui, il survivrait. Lazlo en mettrait sa main à couper.
Une accalmie. Il allait répondre à sa question quand un cri l'interrompit, masculin sans l'être vraiment, qui ne pouvait provenir que d'une seule personne.
Une accalmie. Et forcément il fallait que l'Ado défie les lois du calme et de la sérénité une fois de plus.

Poussant un léger grognement en sentant son radiateur se faire la malle, Lazlo finit par se lever, avant de rejoindre les deux autres à pas lents. La fatigue commençait à sérieusement se faire sentir, tiraillant chacun de ses membres, et l'autre s'était encore coincé. Littéralement et figurativement. L'ironie de la situation lui arracha un sourire alors qu'il s'installait à son tour pour aider Grayson

-Je suis d'avis qu'on le laisse là. Mon Père ne m'a filé qu'un quota d'un Miracle par jour.

Sentant bien que les deux autres galéraient, il tendit ses bras pour attraper le bras libre du gamin et tira à son tour. Mais les efforts cumulés des trois hommes ne semblèrent pas porter leurs fruits. Pas parce qu'une forme monumentale venait de pointer derrière eux dans un infâme bruit de succion. La forme à laquelle ils avaient échappée quelques heures plus tôt.
Lazlo se décomposa, et attrapa d'autant plus le bras du Gamin pour tirer de toutes ses forces. La bestiole aspirait tout autour d'elle, brassant l'air et le sable, pas assez leste manifestement pour se hisser en haut du ravin. Du moins ce n'était qu'une impression. Parce que putain qu'elle pompait fort, cette saloperie !

Et le Gamin qui s'échinait, et le sable qui l'absorbait d'autant plus. S'ils continuaient sur cette lancée ils étaient tous perdus. Et même s'il n'y voyait pas grand chose à cause de cette saloperie de poison dans ses veines, il restait tout de même le seul à avoir encore relativement tous ses membres dans leur petit groupe.
C'était peut-être ça la solution.

-Grayson, ta gourde de flotte, on l'a vidée hein ? J'vais en avoir besoin !

Tenant toujours fermement le Gamin d'un bras, il fourragea dans les poches de son compagnon pour reprendre l'objet en métal. Quelques misérables gouttes d'eau émirent un son à l'intérieur, laissant entendre que non, elles ne seraient pas suffisantes pour eux. Le coeur battant, il l'attrapa, et jeta un coup d'oeil au monstre. Putain qu'il était moche.

-Occupe-toi du Marmot, je vais faire diversion. Ca vous donnera assez de temps pour sortir Alice du Terrier

La peur lui rongeait la moelle. Si le ver l'aspirait lui aussi, il était cuit. Peut-être que c'était ça, après tout. Peut-être que c'était la fin. Il se pencha vers Grayson une dernière fois, sa décision prise. Aller à la mort. Encore. Mais pas sans une dernière requête.

-Gray, si je reviens pas... Dis à Mikkel que je l'aime.

C'était idiot. C'était tout ce qui lui restait. Il ne savait même pas si son ami connaissait le jeune homme. Mais pour la première fois de sa vie il avait trouvé plus terrifiant que de devoir avouer la vérité. Sans laisser le temps à ses compagnons de rétorquer, il profita d'un ralentissement dans l'aspiration de la créature pour se précipiter sur sa gauche, la gourde à la main. Le ver se redressa, monumental, pour avoir plus d'amplitude.
Et Lazlo de lui jeter la gourde sur le goitre une fois éloigné à une distance convenable, mugissant.

-Fous leur la paix et viens m'bouffer, Honey Boo Boo !

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Jeu 20 Oct - 23:21

Serieux ? Oui. Tout à fait sérieux. Autant qu’on peut l’être lorsqu’on se retrouve piégé dans un sable mouvant alors qu’un véritable aspirateur géant à dents de scie nous prend pour de vulgaire pelote de poussière. Sérieux comme on peut l’être lorsqu’on sent qu’on va crever et que la dernière odeur qui flotte dans les airs –si ce n’est mes aisselles mais passons- c’est celle de ce truc immonde. Un mélange entre décomposition de cadavres –et croyez pas, on s’y habitue jamais-, poisson avarié et œufs pourris. Qui voudrait ça comme dernier souvenir avant de se faire littéralement déchiqueter ? Déjà que la vision n’est pas franchement des plus agréables… si en plus on y mêle l’odeur et les douleurs liées au corps qui s’épuise…. Pour sûr, ils doivent se congratuler dans leur tour de verre, sabrer le champagne même parce qu’on en envoie du spectacle. Chapeau pour les illusionnistes ou graphistes ou… je ne sais quel corps de métier ayant imaginé un truc pareil. Bravo. Merci pour ces souffrances. Merci pour cette angoisse. Merci pour cette perdition de l’esprit. Merci pour l’abandon du corps. Merci pour ces retranchements. Merci… Je suis d'avis qu'on le laisse là. Mon Père ne m'a filé qu'un quota d'un Miracle par jour. Mes prunelles se posent sur Lazlo puis Gray. Merci pour ces deux types. Qui serait resté malgré cette situation ? Toutes ces situations ? Qui ne se serait pas barré en voyant le monstre s’approcher ou m’aurait assommé pour m’intimer le silence ? Nous sommes tous à bout de … de tout. Les nerfs sont déjà loin derrière nous, totalement consumés par cette joyeuse connerie. Mais merci de rappeler à ces fils de gobelins décalqués du bulbe en complexe d’infériorité rémanent d’un passé douloureux vieux de plusieurs siècles que l’humanité, elle se trouve pas derrière leurs écrans mais en chacun de nous. Nous trois pour commencer et certainement d’autres. Parce que bordel, l’être humain n’est pas à se vomir dessus à se pendre plutôt que de le côtoyer. Y a pas que ces types…. Y a des gens comme Horus. Comme Ange et « Blondie ». Y a des gens comme Gray et Lazlo. Et ce dernier… Non mais…… mais il a un problème avec la vie ? Je penche les yeux sur ma pataugeoire personnelle, grimace et continue d’avancer avec lenteur. Mais bordel on a pas le temps avec la lenteur ! Souplesse…. Danseuse étoile…. Nageur professionnel… je flotte…. Un astronaute…. Bordel….astro…. Moi qui ait toujours aimé la vitesse et la liberté que mes « balades » me donnait autant dire que là je suis totalement en enfer. LAZ ! FAIS TOI PARDONNER PAR TON PERE !

Puis mon corps s’échoue sur le sol. Un sol foutrement dur mais tellement plus appréciable. Mes pieds me brulent mais je ne prends pas le temps de constater les dégâts que je suis déjà debout. J’ai presque envie de t’embrasser ! Mon sourire est reconnaissant presque joyeux, totalement soulagé. Lazi, cesse de jouer avec pollux ! Je m’approche en courant, grimace sous la douleur de mon coude et de mes pieds pour sentir bien vite l’attraction de la bête sur nos corps. Comme s’il fallait qu’on teste le mouvement forcé après l’immobilisation..

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Ven 21 Oct - 22:10

Le temps est une matière trompeuse. Parfois aussi élastique qu’un vieux chewing-gum, parfois comprimée comme un ressort. Dans la situation qui nous préoccupe, elle réalise l’exploit de prendre simultanément ces deux propriétés. Il me semble que je ne parviendrais jamais à sortir Tim de sa putain de flaque, que ses mouvements sont désespérément lents, mais quand l’immonde créature apparaît soudain dans mon dos, l’influx d’adrénaline envoie vriller mon cerveau à 20 000 tours minute, avec pour effet de distordre ma perception du temps. En jetant un regard effrayé derrière mon épaule, je perçois avec une précision mortelle chaque anneau de la bête, sa gueule démente et la puissance de l’aspiration qu’elle produit. Je distingue tout cela au ralenti, tout en comprenant sur l’instant que je n’aurai pas le temps de sortir Tim de là.

Lazlo me fouille en quête de ma gourde, je ne cherche pas vraiment à comprendre pourquoi, trop occupé à tenter de tirer le gamin de sa fange avant qu’on se fasse tous dévorer. Mais lorsqu’il m’expose son plan, je manque lâcher la main de Tim. Faire diversion ? Je veux protester, mais il me fait taire de ses derniers mots, des paroles dont le sens est à la fois très compréhensible et totalement incongru. Mon cerveau pragmatique enregistre la mention de Mikkel comme une information intéressante mais parfaitement secondaire qu’il analysera plus tard, s’il en a l’occasion. Il la relègue donc dans un coin, pour ne retenir que l’essentiel, exprimé dans un cri rauque.

— Lazlo putain fais pas le con reviens ici tout de suite !

Mais il est déjà trop tard. Il a déguerpi, brandissant la gourde comme un tomahawk. Qui m’a foutu dans cette arène avec une bande de kamikazes décérébrés ? Je canalise la colère que j’éprouve à l’encontre de Lazlo, mais surtout de l’éventualité de sa mort, en m’acharnant de plus belle à dégager Tim. Si ce con de pigeon a décidé de crever maintenant, je peux pas le laisser faire en vain. Je sauverai le gamin si c’est la dernière chose que je dois accomplir, nom de dieu. Ce dernier y met aussi du sien, je dois reconnaître que sa capacité à suivre mes instructions et garder son calme dans une telle situation est admirable.

Finalement, au prix d’efforts démesurés, il parvient à s’échouer sur la terre ferme. Je voudrais tomber à genoux et m’effondrer ici, la tête dans la poussière, mais la terrible succion du Ver ne nous laisse pas une seconde de répit. Tim semble à peine ébranlé par sa mésaventure, il a encore le goût de plaisanter alors que le monstrueux invertébré se rue sur notre compagnon. Je l’attrape fermement par le bras et le traîne dans une course désordonnée.

— Laz, barre-toi !

Je me dirige instinctivement vers l’ouverture du canyon, quand quelque chose me fait freiner des quatre fers. Un mur de sable en suspension se dresse devant nous. Mais ce n’est pas tout. Il se déploie et forme des arabesques qui n’ont rien de naturel, presque comme s’il s’agissait d’un phénomène… pensant. On ne peut pas retourner vers le lac, se perdre à nouveau dans les capillaires labyrinthiques du canyon.

Je constate avec horreur que la nuée prend parfois des formes presque humaines, mais refuse de me laisser tétaniser par cette vision. Tirant mon t-shirt au dessus de mon nez, j’intime d’un geste au gamin de m’imiter. J’espère que notre suicidaire en chef a eu le bon sens de nous suivre, parce que je sais que je n’ai plus le temps de repartir le chercher. Il faut agir maintenant. Ou jamais.

— Foncez !

Et sans plus attendre, la main toujours fermement cramponnée au bras de Tim, je m’élance droit sur le nuage de sable, qui nous avale en une fraction de seconde. À l’intérieur, impossible d’ouvrir les yeux, nous ne pouvons que tenter de courir en ligne droite. La tempête hurle à nos oreilles, ralentissant notre progression. Les fines particules éraflent nos peaux à les arracher, nous sommes ballottés dans cette tourmente comme des fétus de paille.

Et puis soudain, en une seconde, tout s’arrête. Je ne cherche pas à comprendre, mais un coup d’œil en arrière suffit à me renseigner : la nuée s’est scindée en deux, pour se reformer sur nos talons, non pas en une tornade, mais en dizaines de figures humanoïdes. Qui se précipitent sur nous dans un souffle d’air plus tranchant qu’une lame.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Dim 23 Oct - 11:09


« The chain will be broken. And all men will have their reward »



the forgiven days





Les bonus chance, vos options :
Vous allez le droit de lancer ce nouveau dé (qui est en commun pour toutes les arènes, mais toujours à lancer dans votre propre sujet de flood) tous les 5 messages postés (les vôtres uniquement bien sûr), à votre personnage de choisir s'il partage ses trouvailles ou les conserve jalousement pour lui.
1 - Vous trouvez une gourde isotherme d'eau potable pleine sur votre chemin.
2 - Un petit parachute descend du ciel juste devant vous, avec de la nourriture (des barres énergétiques) à l'intérieur.
3 - Vous trouvez une bouteille de rhum, calée entre deux roches.
4 - Un petit parachute descend du ciel, avec une pommade facilitant une cicatrisation très rapide à l'intérieur.
5 - Vous trouvez un couteau suisse par terre.  
6 - Rien n'est trouvé, vous restez bredouille.


Lancé de dés, vos options:
1 - Des hommes au visage et au corps monstrueux vous encerclent. Dotés d'une carrure imposante, ils ne semblent pas avoir l'usage de la parole, assoiffés de sang et de violence. Ces cannibales n'entendent pas repartir sans vous trainer jusqu'à leur repère pour faire de vous leur repas. (NOUVEAU)
2 - Des centaines de scorpions et de serpents au venin mortel commencent subitement à grouiller tout autour de vous.
3 - Une pluie de sang s'abat sur vous. Une fois qu'elle tombe sur votre peau, les amas d'hémoglobine se rapprochent et forment de petits insectes répugnants, prêts à dévorer votre chair. S'ils s'infiltrent dans vos yeux, ils les grignoteront et vous perdrez la vue jusqu'à la fin de ce tour. (NOUVEAU)
4 - Une oasis se dévoile sous vos yeux. L'eau turquoise et limpide vous attire irrésistiblement, mais des méduses y sont logées, se rendent invisibles en empruntant la même couleur que l'eau. Leur piqure fait l'effet d'une décharge électrique, horriblement douloureuse, elle provoque des brûlures intenses et des démangeaisons semblables à des trainées d'urticaire. (NOUVEAU)
5 - Vous entrez dans une zone de champ de mines, enterrées partout sous le sable.
6 - Rien ne se passe, votre route est libre de tout obstacle.



informations pratiques

Le nombre de mots maximum est de 600. Vous pouvez bien entendu écrire moins, c'est même encouragé afin que les choses bougent et que personne ne se retrouve débordé.
↠ Les créatures surnaturelles sont toujours privées de leur pouvoirs.
↠ Étant donné qu'il s'agit du dernier tour avant la finale, chacun a le droit de lancer le dé autant de fois qu'il le souhaite. Vous n'êtes cependant pas obligés de tenter votre chance. Le lancer de dés doit se faire impérativement dans le sujet situé ICI.
↠ Personne ne perdra la vie ce tour-ci.  
Aucun ordre de passage, ce dernier tour s'achèvera le dimanche 30 octobre. Nous déterminerons à la fin de celui-ci qui ira en finale, en fonction de votre activité générale ce tour-ci et tout au long de l'Event, de votre réponse au questionnaire, voire de vos autres rps en retard sur le forum (s'il est vraiment trop difficile de vous départager)  



groupe IV - liste de participants

↠ Grayson Hawk
↠ Lazlo Andersen
↠ Timothée G. Morel



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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Lun 24 Oct - 22:22

L’attraction est plus que ressentie. Autour de nous s’il y avait le moindre arbuste celui-ci finirait broyer. On peut lui reconnaitre cette utilité éventuelle d’ailleurs, les bucherons ou créateurs de meubles seraient ravie de cette grosse bête. Ca broie, scie et probablement compacte tout ce qui passe par sa grande bouche immonde. Restait à voir comment réutiliser le composte de Pollux ou mieux, comment le dresser à aspirer juste les arbres et non les petits humains qui trimaient pour survivre. Là, j’aimerai avoir la solution parce qu’entre Lazlo et nous autre, y a plusieurs mètres et déjà je sens que l’attraction vers les jolies petits crocs de Pollux est forte, je n’ose pas imaginer au niveau de Lazlo. Le sable s’engouffre dans la gueule du ver géant, s’enfonce dans mes yeux au passage et dans ma gorge histoire de rendre l’expérience plus agréable. Gray m’attrape le bras, celui qui s’en sort plutôt bien compte tenu du reste et m’attire à sa suite. J’hésite ne voulant pas risquer de perdre Lazlo comme on a perdu le reste de la troupe mais la poigne ne me laisse pas le temps de faire un savant calcule. On court. On court en se tassant le plus bas possible vers le sol, n’hésitant pas à utiliser les mains pour s’offrir un minimum d’accroche alors que le bordel géant passe au niveau supérieur. Du coin de l’œil je distingue Lazlo qui nous suit. C’est déjà ça.

C’est pas vrai… Ils vont tous nous les faire. C’est quoi encore que ce mur de sable ? C’est nouveau ? Ils veulent qu’on se mette à faire un ski nautique sur des vagues de sable ou qu’on s’explose la face contre ce bordel ? C’est pas comme si l’alternative était meilleure. Un coup d’œil derrière moi ne m’offre pas le luxe d’un retour en arrière possible. Non, falait pas déconner. Que faire ? Gray prend la décision à notre place, tant mieux surement et tant pis si on doit s’exploser le nez contre ce mur ou contre quoique ce soit qu’il puisse renfermer. Il dit foncez alors on fonce. Bêtement. Simplement. Mais courir semble le seul moyen qu’on ait pour survivre. La plante de mes pieds n’est clairement pas d’accord avec cette idée. J’ai tout d’abord du mal à me lancer, à suivre les deux amis puis je force sans la peau sous mes pieds s’écorcher davantage. Ai-je oublié de préciser que j’ai perdu ma deuxième pompe dans la bataille avec le sable mouvant ? Oui ? Oh et bien maintenant c’est dit. Comme je disais tout à l’heure, ils me doivent une paire de pompe. Et je vais la demander ! Je grommelle malgré tout, tousse puis passe mon coude contre mon visage pour protéger mes yeux. C’est comme traverser une tempête de sable. C’est opaque, violent, dangereux. Le sable me donne l’impression d’être des lames, comme si nous avions besoin de ça. On avance recourbé, moi en tout cas jusqu’à ce que je trébuche, roule au sol et m’échoue contre une roche hors du mur de sable. Un rapide coup d’œil à mes pieds m’indique que je ne pourrais pas courir indéfiniment ainsi. J’attrape un bout de sweat, déjà éventré à plusieurs endroits et tire dessus pour en récupérer un bout. Un silence, surement trop paisant me fait redresser le visage et là, sous mes yeux le mur se transforme, prend des traits humanoïdes troublants. On bouge…on bouge tout de suite…. je tape les épaules des deux autres en même temps puis m’élance sur un chemin escarpé tout en tenant fermement ce bout de tissu que j’espérai protéger un peu le reste de ma chair. A priori, c’était trop demandé… ils pourraient …au moins nous filer de quoi lutter contre….ces trucs… Je soupire, accélère le pas en occultant la douleur de mes pieds et de mon coude. Je prends soudainement à droite, proche d’une cavité afin d’éviter de se retrouver totalement dans le désert là où se cacher est impossible et ou le soleil levant ne tardera pas à nous cuir comme des poneys.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Mar 25 Oct - 19:16

Tout s'était enchaîné si vite. Sa prise de décision. Le jeter de gourde à la face du monde. Comme une nécessité absolue de faire quoi que ce soit, quelque chose, même si ça impliquait de se jeter directement dans la gueule du monstre. Parce qu'il ne supportait pas cette idée de la jouer égoïste, de faire passer son propre intérêt avant celui des autres. Et parce qu'il croyait dur comme fer que ce geste pouvait potentiellement sauver ses deux compagnons.
Jetant un coup d'oeil rapide dans leur direction, il s'était assuré de leur avoir acheté suffisamment de temps pour leur permettre de se tirer. Un sourire soulagé avait illuminé ses traits épuisés l'espace d'un instant quand il avait entendu Grayson vociférer à son encontre, après avoir tiré Tom Pouce de son calvaire. Ils seraient sauf. C'était tout ce qui comptait. Pour le moment.

Le hurlement du ver géant le rappela aussitôt à la réalité. Putain, il était toujours aussi moche ce machin. Il venait tout juste d'avoir refait claquer ses multiples mâchoires, le signe qu'il allait se remettre à aspirer tout ce qui passait. Et le Résistant se trouvait bien trop près de lui pour sa propre sécurité. Il était temps de décamper, et vite.
Prenant ses jambes à son cou, il se dépêcha de tracer en direction des deux autres. Le froid, l'épuisement, la soif lui rendaient chaque pas de plus en plus difficile. Mais l'idée de devoir mourir au fin fond de l'estomac d'un ver de 4m de haut ne l'enchantait pas suffisamment pour ralentir. Les deux autres n'étaient plus qu'à quelques mètres de lui, qu'ils s'arrêtèrent aussitôt. Un immense mur de sable se dressait devant eux, empêchant toute progression. Avec le ver géant encore à portée, Lazlo ne fut pas surpris de la décision de Grayson de traverser le sable. Mieux valait ça que le reste.

Luttant contre l'aspiration du ver, il prit une nouvelle inspiration et se plongea à leur suite dans le rideau de sable. La matière, durcie, en mouvement à cause de la succion, écorcha ses bras qu'il avait mis devant son visage pour se protéger. Ecorcha ses genoux déjà à vif, écorcha ses coudes, s'enfonça dans chacune des chairs non protégées. Serrant les dents, il plissa les yeux pour tenter d'apercevoir les silhouettes de ses compagnons. Jusqu'à ce que tout s'arrête d'un coup autour de lui.
Toujours en arrière, il trottina pour rejoindre les autres. Les divagations de Tom Pouce claquèrent dans le silence environnant. Comme le bruit d'une lame qui s'abattit sur sa droite, suivi d'une douleur cuisante qui lui arracha un hurlement. La chaleur de son propre sang brûla sa peau sous l'entaille, coulant au bout de ses doigts. Une entaille profonde, pas assez pour qu'il se vide immédiatement de son sang, mais suffisante pour lui faire un mal de chien. Et la créature de sable derrière lui, son bras armé encore couvert de son sang, qui s'apprêtait à l'abattre de nouveau.

Si malgré toutes les blagues de l'Ado il ne croyait toujours pas en Dieu, Lazlo pria. Il pria en prenant ses jambes à son cou, puisant dans ses dernières forces pour rejoindre aussitôt les autres dans cette cavité où Tom Pouce et Grayson s'étaient enfoncés. Le chemin, escarpé, les plongeait à nouveau dans les tréfonds d'un canyon. Mais avec la nuée qui se trouvait sur leurs talons c'était mieux que rien. Une main pressée sur la plaie, les grains de sable enfoncés dans ses chairs la rendant d'autant plus douloureuse, il suivit ses compagnons et dévala le dénivelé avant de retrouver la fraîcheur du canyon.
Et un calme tout relatif.

Le souffle court, il jeta un regard par dessus son épaule. L'accès était loin derrière eux. Et il n'entendait plus que le son du vent qui s'engouffrait dans le canyon. Plus de succion. Plus de tempête. Juste la pénombre et le froid qu'ils avaient déjà rencontrés auparavant.

-Je crois qu'ils vont pas venir jusqu'ici... J'espère du moins...

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Ven 28 Oct - 0:07

« Poney ? Ce n’est que 3e mention à cet animal… tu as été frustré dans ta jeune vie ? un manque affectif ? Un report émotionnel ? Tu voudrais une peluche de poney pour tes 30 ans ? Pas le moment Bast’ Non clairement pas, mais je souris tout de même. Mais je le remercie tout de même d’un regard pendant qu’il court à côté de Grayson. Celui-ci est loin d’imaginé qui se trouve à son côté et encore moins qu’il alimente mon énergie par des paroles aussi absurdes que les miennes. C’est là qu’on voit que ce n’est qu’une part de mon imagination. Un gros 404 de mon système. Un 404 que j’aime bien surtout en cet instant où l’humour s’échappe sur le sable brulant et la terre aride. Mes pieds, mes transports, mes armes… ma liberté. Les voila qui s’inclinent face à la douleur, une fatalité pour la suite de leur aventure. Une fatalité si on continue tous à gambader ainsi. Parce que, pour le coup, je n’ai pas de sabot, je ne suis pas un poney. J’aime déjà pas les carottes. Rapport ? Un peu le même que la vache qui boit du lait… je suis dans une arène qui veut me buter avec de vrais gens qui sont contents que ça arrive et paris sur nos gueules, alors EXCUSE MOI si je ne suis pas précis dans l’alimentation du poney… J’étale un sourire, me met à rire en toussant lorsqu’on s’arrête.

Jesus s’exprime, et je prie pour que ses paroles soient celles du dieu du repos lui-même. Sans vérifier davantage, mon corps s’échoue sur le sol. Une nouvelle fois en étoile de mer, j’observe le ciel et le soleil s’imposer dans le tableau. La sensation de brulure grimpe jusque dans mes hanches sans que je n’y puisse rien, simplement grimacé, respirer fort. J’en ai plein le cul mais suis bien incapable de me laisser dessécher ici pour leur bon plaisir. A moins que nous soyons précisément entrain de faire ce qu’ils attendent de nous : courir et espérer. Nous n’étions pas l’espoir d’une population mais celui de notre souffle ou celui d’un gouvernement assez tordu pour faire de nous de parfaites marionnettes. Si seulement je n’avais pas si mal. Si seulement je n’avais pas si peur de finir comme Grincheux ou les filles qu’importe leur fin. Si seulement, la douleur ne me faisait pas craindre la fin de mon souffle… si seulement tout ce bordel en moins, je me laisserai devenir cactus et emmerderait leur jeu débile, attendrait la mort avec des majeurs bien levés. Mais voila, je ne suis ni un cactus ni un poney alors je me redresse, pose mes bras sur mes cuisses et remarque le récipiant accroché à mon pantalon. J el’avais oublié lui et le reflexe de l’avoir attaché. « Oh, de l’eau… qui veut ? » Question idiote, tout le monde mais c’est pour la forme, je bois une goutte pi me redresse et la donne à Grau avant de me tourner vers Lazlo. « Je peux ? » Il montre la blessure du doigt puis récupère la gourde après qu’il se soit abreuvé. Un filet d’eau glisse sur la plaie afin de la nettoyer avant d’enrouler le tissu précédemment claqué dans l’air –pour ôter le sable- autour de sa blessure. Sans parler plus, je serre sans ménagement et m’assure que le tout tienne avec un double nœud. Mes yeux se portent ensuite sur mes pieds, la brûlure nargue ma peau et mes sens. J’ôte mon sweat le porte à mes yeux de mes bras écartés et cherche les deux lamelles de tissus les plus propices à la confection de « duvet » pour mes pieds. Une fois sélectionnée, je déchire le tout avec difficulté, ma force m’ayant quitté quelque part entre mon réveil dans le désert et cette micro seconde.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Ven 28 Oct - 0:33

Courir. Courir, courir, de place en place, en zigzags comme des foutus lapins, fuir un danger pour se ruer droit dans la gueule d’un autre, sans répit, jusqu’à ce qu’on finisse réellement par en crever. J’ai l’impression que ça n’en finira jamais, que ces quelques heures durent déjà depuis une éternité. Mes muscles brûlent, ils sont lourds et je sens bien qu’ils ne répondent plus aussi bien qu’ils le devraient. Mais si c’était que ça. Ma tête bourdonne, vidée de toute substance, l’esprit entièrement projeté dans l’instant présent, les menacent qui s’enchaînent, la mort imminente.

À mes côtés, Tim n’a pas l’air en bien meilleur état. Il trébuche, pieds nus sur les roches, et des sillons de sang ruissellent sur sa peau. Qui aurait cru que du sable pouvait faire autant de dégâts… Je ne dois pas avoir meilleure allure, j’ai bien senti la violente caresse de la tempête. Mais j’ai pas le temps d’évaluer mes blessures. On bouge, oui, belle initiative. Il n’y a pas d’autre choix. Je prends le temps de me retourner, une dernière fois. Juste au moment où Lazlo émerge à son tour de la nuée. Fuck me, il a réussi, le con ! J’esquisse un sourire goguenard en reprenant ma course chancelante. J’ai bien cru jamais le revoir, ce foutu pigeon. Il nous rattrape sans mal, mais les créatures du désert nous talonnent et c’est vraiment pas le moment de tailler une bavette.

Sur une bourrade, Tim prend les devants. Je le suis sans rechigner, soulagé de ne pas avoir à réfléchir, le souffle court et le corps en feu. Remonter, c’est pas une mauvaise idée, pas plus qu’une autre. À l’initiative de notre guide, on bifurque à droite dans un nouveau boyau. Avant de m’y enfoncer, je jette un nouveau regard en arrière, mais il n’y a plus rien. Comme si la tempête et ses monstres n’avaient été qu’une illusion. J’aurais presque penché pour cette théorie, si les profondes entailles qui marquent mes bras n’étaient pas là pour me rappeler qu’on l’a traversée. Les lueurs de l’aube aussi artificielle que la nuit se déversent dans le canyon, repoussant les ombres. C’est beau comme une apocalypse. Clignant des yeux dans la lumière grise, je distingue des formes indistinctes sur le sol, à quelques centaines de mètres. L’une d’elles semble funestement humaine. Je jurerais apercevoir l’éclat d’une tignasse blonde. Dans un gémissement étouffé, je m’engouffre à la suite du gamin.

On redescend. On est sûrement en train de se perdre dans un nouveau dédale. Le gamin commence à délirer sec, il parle tout seul et gesticule, visiblement en proie à un accès de démence. Personne n’irait lui en tirer rigueur, avec tout ce qui nous arrive. Je le rattrape, pose une main sur son épaule d’un air concerné. Et puis finalement, je crois qu’on en a tous marre. Dans un accord muet, tout le monde s’arrête. Dans un éclair de lucidité, le gamin propose de l’eau. Peut-être qu’il s’en sortira, après tout. La gourde tourne entre nous, délicieusement fraîche et salvatrice.  Lazlo se rappelle à mon bon souvenir en quelques mots plein d’espoir. Sans réfléchir, je fais volte face pour lui foncer dessus et l’empoigner par le col, ramenant son grand squelette vers le mien.

— Toi ! T’iras lui dire toi-même. Et me refais plus un coup pareil.

Je l’attire à moi le temps d’une brève accolade, puis recule à nouveau, mon regard tombant sur le sang qui goutte de son flanc.

— Profond ?

Peut-être qu’on va pouvoir prendre le temps de panser nos blessures. En tout cas, Tim a l’air d’être encore assez cohérent pour y penser, et pour faire passer les autres avant lui. Brave gosse. Je m’adosse au mur et l’imite, mesurant les dégâts. Deux de mes plaies nécessiteraient une série de points, et un morceau de chair pend sinistrement de l’une d’elles, mais rien de vraiment alarmant. J’entreprends de me débarrasser de mon t-shirt déjà salement esquinté, et de le déchirer en lambeaux pour confectionner des bandages de fortune. Juste histoire qu’on se vide pas de notre sang dans ce repaire de monstruosités. D’un geste bourru, j’offre mon aide à Tim pour lacérer et nouer les morceaux de tissu autour de ses pieds ensanglantés.

Un léger raclement à ma gauche me fait alors tourner la tête. Une silhouette floue se détache des roches, à demi plongée dans l’ombre. Une silhouette armée d’un genre de sabre. Une silhouette qui se déplace dans un crissement fluide. Un putain de machin de sable. Ils nous ont suivi ! Peut-on seulement se battre contre ces saloperies ? J’en sais rien, mais une chose est certaine, j’ai plus envie de courir. Saisissant une grosse pierre de ma main valide, je pousse un rugissement hargneux, ébauchant quelques pas en direction de la créature.

— Mais viens ! Viens !
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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Ven 28 Oct - 2:19

Une nouvelle accalmie, mais pendant combien de temps ? Suffisamment pour qu'ils respirent. Suffisamment pour qu'ils boivent, de cette gourde miraculée que l'Adolescent a trouvée. L'eau est glaciale, les abreuve pour un temps tout en gelant leurs palais alors qu'ils s'effondrent tous progressivement sous la fatigue. Tous sauf le Gamin, manifestement, qui gesticule comme en proie à une profonde discussion interne dont lui seul a le secret. Tous sauf Grayson qui, ses forces retrouvées, lui fonce dessus et le choppe par le col pour le soulever.
Bon, tous, c'était vite dit.

Persuadé que son ami allait lui en coller une, Lazlo fut surpris de le sentir l'attirer contre lui pour une accolade bourrue. Mais une accolade qui faisait du bien dans toute cette merde environnante. Avec un léger sourire, soulagé, au fond, que son ami n'ait pas pris le pas du reste de ce foutu monde pour le buter à son tour, il avait posé son front contre son épaule, puisant de l'énergie dans le geste.

-Tu me connais, Stupide est mon deuxième prénom.

Oui, il avait été stupide. Oui, ça avait été particulièrement con de se jeter dans la gueule du monstre. Mais Lazlo était conforté dans l'idée que ça leur avait permis de gagner du temps pour se tirer. Quelques minutes tout au plus. Quelques minutes vitales.
Hochant la tête à l'interrogation de Grayson, il n'eut pas le temps de moufter que l'Adolescent s'occupait déjà de panser son bras avec autorité. La coupure était profonde, il ne sentait plus ses doigts. Et s'il se refusait à regarder l'état de son bras, il savait qu'il ne pourrait plus s'en servir à moins de recevoir une véritable aide médicale. Alors il ne dit rien et se laissa panser. Parce que c'est ce que Tristan, ce que Laura auraient fait. Ce que Garret aurait fait. Tous ses amis avaient toujours été plus forts que lui, après tout. L'espace d'un instant, il revit le visage droit, clair, de Dita lorsque sa sentence était venue. Son cœur se serra douloureusement dans son torse. Sa soeur avait regardé la mort droit dans les yeux, elle. Alors s'il devait crever dans ce foutu désert, ce serait en lui rendant hommage. Jusqu'au bout.

Suivant le mouvement, il enleva son t-shirt de sa main valide et arracha quelque pans du tissu pour bander les bras de Grayson à son tour, avant que ce dernier n'aide le Gamin à panser ses pieds. Ils étaient tous à bout, dans ce foutu canyon. Peut-être que cette fois-ci l'Arène ferait preuve d'une once de clémence et leur foutrait la paix quelques heures, le temps qu'ils se reposent. Le temps que sa vue lui revienne complètement, même s'il avait de moins en moins de difficultés à distinguer les formes et les silhouettes.
Ou pas.

Une des créatures de la Surface venait de se matérialiser devant Grayson, et ce dernier était déjà prêt à lui bondir dessus. Les lambeaux de son t-shirt encore en main, Lazlo se hâta de les nouer fermement à l'extrémité, se servant de sa main valide et de ses dents. Il allait rejoindre Grayson quand un crissement derrière lui l'arrêta net. Un souffle dans le sable. Ce dernier qui bougeait, s'égrenant dans le passage pour rejoindre la Surface, mais, surtout, pour sortir du canyon.
Derrière eux, trois autres créatures se reformaient progressivement, le sable s'élevant du sol pour les façonner bien trop vite, leur carrure se faisant plus définie à mesure que les secondes filaient.

-Les mecs y'en a d'autres derrière nous !

Thanks, Captain Obvious. Fourrant le noeud entre ses dents, il empoigna les lanières de tissu dans sa main valide et fit tourner sa massue de fortune rapidement contre son flanc avant d'attaquer la créature qui se formait devant lui. Le sable explosa sous le choc et retomba au sol, avant de s'élever à nouveau en petits tourbillons, prêt à s'agglomérer à nouveau.
Et vu la quantité de créatures qui naissaient du sol devant lui, l'accès leur était définitivement interdit.

-Y'en a de plus en plus ici, je pourrai pas les retenir ! Faut qu'on avance dans le canyon !

D'un mouvement de gourdin, il tenta de faucher une autre créature, en vain. La douleur dans son autre bras lui arracha un grognement, tandis que le sang commençait à imprégner son bandage de fortune. Reculant de quelques pas, il continua de brasser l'air au hasard avec son gourdin, avant de jeter un coup d'oeil rapide au dessus de son épaule.
Pourvu que les autres aient dégagé le chemin de leur côté.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Sam 29 Oct - 1:03

Je tire, relâche, tire, relâche. N’hésite pas à sortir le bout de ma langue comme si cela allait me donner une quelconque once de force supplémentaire. Soupire puis sourire pour finir par un léger rire né de ma frustration. Tout est une magnifique blague. Une blague douloureuse. Une blague douloureusement ridicule. Il n’y a qu’à nous regarder, nous sommes usés, blessés vidés, crevés et notre seule aide n’est qu’alimentaire. Et encore, c’est pas 5 barres de céréales qui vont nous permettre de repartir pour un marathon. Nos yeux savent se comprendre, pas besoin de mots pour échanger nos pensées sur la situation. Ce n’est plus être dans la merde à ce niveau-là. Nous sommes des moutons au milieu d’un labyrinthe appelé abattoir. On nous donne l’espoir de pouvoir trouver un endroit sûr, un endroit toujours plus agréable, toujours plus protecteur pour au final nous matérialiser un autre truc moche. Moche et violent en prime. Il n’y a rien de fun. Il n’y a rien de drôle. IL n’y a rien d’héroïque ou de sympathique à regarder. C’est pitoyable. Gray se retrouve soudainement face à moi et attrape mon pied pour m’aider à le protéger. Je le remercie lorsque je le vois déchirer le tissu récalcitrant et l’enrouler entour de mes lamelles de peau. La course et la succion du sol ont eu raison de ma peau, il fallait bien non ? Est-ce que ça aurait funky sinon ? Merci… je pourrais presque me sentir dans des requins Pas l’animal, je précise pour les incultes ayant raté les années 2000, ou les vieux, les ancêtres, les préhistoriques qui peuplent non petit bout de terre.

Mais viens ! Viens ! Le baroudeur est déjà sur ses pieds, face au monstre. Je me redresse aussitôt en manquant de m’étaler de nouveau sous le pique de douleur qu’éveillent mes petits pieds délicats. Bordel. Bordel de merde. Les mecs y'en a d'autres derrière nous ! Bordel. Bordel. Bordel. Bordel de grosse bouse. Avisant la gourde à droite de Lazlo, je l’attrape et parviens par ce mouvement à m’éviter de me faire assommer par la fronde de ce dernier. Si on se met à pratiquer les tirs amis on est pas dans la merde, je vous le dis… Mâchoire serrée, gourde refermée en évitant les coups de lame comme je peux, j’offre mon poing et mes pieds à l’adversaire sableux. Le résultat ne me fait que grogner avant de voir Lazlo s’en sortir nettement mieux avec son arme de fortune. J’attrape alors la lanière de la gourde et fait voler celle-ci autour de moi. Qu’on leur coupe la tête ! Et l’arme s’abat sur le « cou » de la créature face à moi. Le sable c’est…. Fait…. Pour….la p…plage…. Retourne chez….ta mer ! Je m’étale sur le sol, roule sur le côté et me redresse en entendant la voix de Lazi. Je le cherche du regard alors que les créatures semblent faire exprès de nous séparer. Parce qu’en plus c’est intelligent. Mes assaillants me poussent vers la roche. J’aperçois Gray puis un bout de Lazlo de l’autre côté des armures de sables. Notre petit canyon formant un petit L, j’avise le mur sur ma gauche. Mes pieds heurtent le sol avec une violence volontaire, je grimace, serre les poings. Je vais me foirer. Et puis merde… J’évite l’attaque simultanée des deux créatures et m’élance. Trois pas. Trois pas, l’élan, un saut, un pied contre le mur de gauche. Une fois en l’air, j’enfonce ma gourde dans leur crâne qui disparaisse dans l’air ambiance puis retombe en roulant, transperçant au passage le corps d’une autre bizarrerie monstrueuse. Ecorché de nouveau, je grimace, m’élance à la suite de mes comparses. Fuir. Encore et toujours. Ça en devenait usant. Pourtant mes pieds me brulent et je m’échoue sur le sol lourdement. Je jure, roule de nouveau sur le sol et recule en crabe. Pas assez vite peut être.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Mar 1 Nov - 11:05


« Bye bye, see you soon... »


 
J’observais du coin de l’œil l’avancement dans cette arène de sable, repoussant l’échéance des dernières morts. Mes interventions létales s’arrêteraient là pour cette édition des Hunter’s Seasons. Mais je devais me rendre à l’évidence, ils étaient dans un état assez déplorable et je ne les pensais pas capables de ressortir vivant de ce dernier piège. Les hommes de sables allaient en faire des pièces détachées à l’allure où ça allait. Il était grand temps de mettre un terme à cette phase de l’évènement. Sur les trois survivants, un seul allait passer à la phase deux et je savais déjà qui y envoyer. Je voyais très bien Grayson face à Declan, entre ours mal léchés, ils devraient s’entendre… Ou pas.

Je donnais mes consignes avec regrets, que les hommes des sables se concentrent sur nos deux victimes et épargnent Grayson. Mais il était hors de question qu’ils meurent de la main d’un piège aussi impersonnel et grâce à leurs dossiers et les paroles échangées tout au long de l’évènement, je savais exactement qui leur envoyer. Pour Lazlo, l’homme de sable prit l’apparence de Mikkel et pour Timothée, celui de son frère Bastien. Comme prévu, ces têtes connues furent suffisantes à les déstabiliser et les monstres ne se firent pas prier pour les achever, un sourire satisfait aux lèvres et le regard rieur.

 



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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Mer 2 Nov - 14:49

Pris au piège. Ils n'avaient plus aucun moyen de s'échapper de ce foutu canyon, plus maintenant que les créatures s'amassaient tout autour d'eux, toujours plus nombreuses. Toujours plus agressives. Tentant désespérément de les repousser avec son gourdin improvisé, Lazlo avait vu l'Adolescent tenter un dernier coup d'éclat, prenant appui sur un mur pour en balayer une de ses pieds blessés avant de rejoindre le côté de Grayson.
Mais l'Eleveur, lui, n'avait pas eu le temps d'imiter son geste. Les créatures s'étaient agglomérées en un mur de sable impossible à traverser, l'empêchant de rejoindre les autres. Se mordant l'intérieur de la joue, il avait jeté un coup d'oeil vers son ami. Je suis désolé, Gray. Tellement désolé...

Une douleur cuisante dans son dos lui arracha un cri de douleur, la violence du coup de lame le poussant à genoux dans le sol. Alors qu'il rassemblait ses forces pour se retourner, il entendit les créatures de sable s'effondrer progressivement tout autour de lui. Autour de ses doigts, de ses genoux, le sable filait dans son dos, et ce ne fut qu'en se retournant qu'il sut pourquoi. Une créature à forme plus humaine se reformait derrière lui. Une créature fine, drapée dans un linceul de la matière rugueuse, semblable à ces costumes qu'il avait vus sur de vieux magazines abîmés d'avant l'Apocalypse. Il les avait toujours trouvés magnifiques, ces personnages sans forme, sans âge ni sans sexe, du Carnaval de Venise.
Et il la trouva encore plus belle, Dita, l'amour de sa vie, dans sa cape de sable. Son visage fin sortait de la matière, posant ses yeux céruléens, les mêmes que les siens, sur lui. Dans un sifflement, elle se pencha à son niveau. Il avait eu tellement envie de la revoir. Tellement qu'il tendit la main vers elle, ne se préoccupant pas de ses jambes qui se faisaient progressivement ensevelir. Les lèvres charnues de Dita s'ouvrirent sur une voix rauque, qui n'était pas la sienne.

-Tu me déçois tellement, Petit Frère...
-Je sais, ma Colombe...

Dita le considéra comme un animal curieux, se penchant un peu plus pour l'observer. Et Lazlo était incapable de bouger. Incapable de penser. Incapable de se battre, incapable de la retenir quand il la vit se redresser. Incapable de faire autre chose que pleurer, son coeur en lambeaux, sa combativité en miettes, tenu par le seul besoin de la voir. D'être avec elle. Peut-être même de mourir pour elle.
Le visage en bouton de rose de Dita disparut dans le sable, laissant place à un autre. Laura. Et ce même regard sombre, ce même regard haineux qu'elle lui portait. Puis les traits changèrent à nouveau. D'abord Garret. Puis Vaas. Puis Maisy. Tous les visages des gens qu'il aimait, roulaient pêle-mêle dans le sable, ne s'arrêtant que pour le scruter. Pour le juger.
Il les avait trahis. Il avait failli. Tristan apparut, ses yeux en amande d'un noir de jais, épais comme la nuit.

-Tu n'as jamais été qu'une nuisance, Garçon.

Ses forces l'abandonnaient. Il pouvait entendre les cris de ses amis, au loin, mais il n'avait pas la force de les rejoindre. Il n'avait plus la force. Kayman s'était rapproché de lui. Et son visage avait disparu dans la course folle des autres apparitions, roulant, se déformant, leurs expressions torturées arrachant des hurlements à son propre coeur. Leurs voix à l'unisson murmuraient "Donne-le nous. Donne-le nous. Donne-le nous." Comme un mantra. Et Lazlo leur aurait tout donné. Absolument tout.
Tristan devint Grayson. Grayson devint Laura. Laura devint Garret. Garret devint Dita. Puis Dita se mua en Mikkel. Mikkel qui hurla dans le silence.

-DONNE-NOUS TON COEUR !

Il n'avait pas remarqué le bras de sable qui s'abattit sur lui. Il ne put que pousser un hurlement en sentant ses chairs se déchirer, ses os craquer sous la pression, son poumon gauche se perforer. Mais les visages en voulaient plus. Il n'arrivait plus à respirer, le sang gonflait ses poumons. Il toussa, hoquetant son propre sang dans son souffle, avant que la douleur ne s'impose comme un carcan. Avant de voir son propre coeur, sorti de sa poitrine, dans la main de la créature. Le visage de Mikkel le contempla une seconde avec mépris avant de l'écraser.
Et Lazlo de s'effondrer dans le sable.

Après tout, ils avaient raison. Mikkel avait raison. Son cœur, ça faisait des années qu'il ne lui appartenait plus. Il était à eux. Il n'avait jamais été qu'à eux.

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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Mer 2 Nov - 19:22

Le sableux m’observe, son regard me rend mal à l’aise déjà parce qu’on ne peut pas appeler ses orbites des yeux et ensuite parce que… bordel se faire observer par du sable c’est pas tous les jours qu’on y a le droit. C’en est presque dommage, après tout on devrait s’habituer à ce genre de vision. Ce monde n’est plus celui du passé, celui où on se cache sous la couette face à une vision pareille et qu’on pense stupidement que celle-ci nous protégera du truc dans la télé. Non, aujourd’hui, les monstruosités de nos imaginaires sont bien vivantes, bien présentes et la fiction s’installe dans la réalité. J’aimerai être derrière l’écran, protégé par cette caisse noire, protégé par ma couette et galvanisé par la terreur que je sais stupide tout en mangeant des popcorns déjà éparpillé autour de moi. Je vois la lame s’armer par ce bras robuste, je recule toujours avisant mes compagnons dans des situations tout aussi périlleuses. Est-ce la fin pour nous ? Est-ce la fin pour moi ? Là contre un monstre de sable, pieds nus, écorchés, déshydratés ? Est-ce ça la dernière image que je vais donner au monde ? Puis une main tout ce qu’il y a de plus humaine apparait sur l’épaule du monstre. Celui-ci s’immobilise, fait un pas sur le côté et laisse apparaitre... mon imagination ? Bas..tien ? [color=orange] Nop, je suis à ta droite…[/orange]Mes yeux dérivent, constatent la présence du Bastien que j’ai créé avant de revenir auprès de mon autre frère. Le temps s’arrête entre nous, j’en oublie mes compagnons. Je ne vois que lui. En chair et en os. Tout le monde le voit. Il est là. C’est Bastien. Je me redresse d’un bon, m’approche sans réflechir lorsque l’autre bastien – mon imagination- s’interpose. C’est pas moi ! TIM ! Regarde-moi, je suis là ! Tu ES DANS MA TETE ! Lui, non ! Et j’enrage alors que mes prunelles agressent celles de mon vis-à-vis. Je ne bouge pourtant pas plus. Quelque part, il a raison. Je sais qu’il a raison. Ce n’est qu’une duperie de cette arène, encore une. Mais comment m’envoyer Bastien ? Comment lui donner cette apparence ? Précisément la dernière tenue dans laquelle je l’ai vu, dans laquelle je lui ai parlé.

Mon corps traverse l’illusion et s’arrête à deux pas de mon frère. A cet instant, les mots me manquent. Une fatalité en vue de mon débit de parole depuis que j’ai ouvert les yeux ici. Ca ne peut pas être toi, tu es mort…. Tu t’es donné la mort… la fin de ma phrase n’est qu’un murmure alors que mes poings se referment. C’est impossible que ce soit lui. Il est mort. Mort. Non, tu m’as tué. Toi. Tes paroles. Tu es responsable… L’humain se met à marcher autour de moi et je fais de même dans le sens inverse. L’attaque est si tranchante que je ne ressens pas la blessure tout de suite. Et je ne suis pas le seul que tu as tué… Mon genou s’échoue au sol sous un cri de surprise puis de douleur. Mes doigts se plaquent contre la plaie sur ma cuisse et c’est seulement là que je remarque l’autre entaille, sur mon avant bras. Ne l’écoute pas ! Tim ! Ne recommence pas…. Mon illusion est là, elle se place devant moi, cherche à accrocher mon regard alors que celui-ci est dédié au Bastien qui ressemble le plus à mon frère. Les paroles de l’humain font écho à mes souvenirs, à moins que ce ne soit l’inverse, je serre la mâchoire, me redresse. Tu as raison. Tue moi si ça peut t’aider, j’imagine que je te le dois bien. L’humain étale un large sourire qui se transforme en un rire gras. Instinctivement, je n’aime pas ça et au lieu d’offrir une posture résignée, mon corps se positionne en defense. Si seulement c’était si simple… Tu as toujours voulu être meilleur, protéger mais au final, tu n’es qu’un lâche Tim. Hier, comme aujourd’hui, comme demain… Sans attendre, Bastien lève son arme pour l’abattre sur Gray non loin de nous.

Mon corps s’élance sans que mon esprit ait le temps de digérer l’information, agrippe sa main armée et la frappe sur le sol en même temps que nous roulions. Il se débat pendant que je le maintiens au sol et bien vite, me submerge et m’éjecte. Mon dos se fracasse sur la roche, je crache du sang, essuie celui-ci et me redresse en grimaçant. L’humain continu de sourire, avise son épée sur sa droite et d’un même mouvement, on se jette sur celle-ci. Sa voix susurre alors que les coups pleuvent, je crache du sang et ne cesse de frapper. Ils étaient combien quand tu es parti de New york déjà ? La lame s’enfonce dans ma chair, je tousse, fais de l’apnée alors qu’une main tremblante agrippe le manche pour retirer l’arme de mon flanc. Et combien sont arrivé ? La douleur irradie la moindre parcelle de mon corps. J’aurai aimé livrer mon corps à Bastien, lui offrir pour me faire pardonner de ces années à le haïr sans raisons. Pour me faire pardonner mon absence, mon manque de soutien. Mais je ne le fais pas. Je ne le fais pas puisqu’il fait apparaitre une nouvelle arme et qu’il s’approche de Lazlo cette fois-ci. Ce dernier est au prise avec un être difforme. Les visages défilent, certains me semblent familier mais ma vue se brouille pendant que je me redresse. Bastien…. BASTIEN ! Mes pas sont peu réactifs mais ma colère s’anime lorsque le visage de Maarten effleure mon esprit, ce regard réprobateur, ce chien rageur. Bordel. Mes pas s’animent et les deux derniers mètres je les fais en titubant, voir courant. Je ne saurais dire mais je sens une détermination qui me faisait tant défaut jusque là. Marteen. Loon. Judith. Remi. Jack. Vanessa. Sam. Andrei. Bastien. Le cri qui perfore l’espace ne me semble pas être mien pourtant je le sens brûler mes dernières ressources, mes entrailles. Le froid de la lame transperce mon abdomen, s’enfonce entre mes organes, révulse la moindre parcelle de mon corps. Le sang s’écoule de ma bouche avec une trop grande facilité. Le brouillard tente de s’immiscer sur mes prunelles et je dois me concentrer pour voir Bastien s’éteindre de la même manière. Tu… es… mort…. Son sourire s’efface, offre une stupeur qui me glace le peu de sangqui me reste. Son regard s’enfonce dans les miens et finit de broyer mon dernier souffle de vie. Je m’échoue sur le sol, la douleur est si intense que j’en fini anesthésié. Merci, grand frère. [i] Mon visage se tourne vers cette imaginaire que j’ai apprécié côtoyé durant près d’un an. Je n’ai la force de rien, seulement d’attendre la mort et en le voyant disparaitre je n’ai pas le temps de réalisé que l’horreur s’affiche sur mes traits. [i]Lazlo.. Je disparais, moi et ma conscience dans un simple souffle horrifié par ce cœur arraché. Pourquoi ? Pourquoi ainsi ?

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Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l'abysse, l'abysse le scrute à son tour. (⚡) Nietzsche
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MessageSujet: Re: The Forgiven Days } l'Arène de sable   Mer 2 Nov - 22:12

Ils étaient trop nombreux. Je me suis rué vers le premier sans réfléchir, armé d’une simple pierre qui ne pouvait sûrement rien contre ses milliards de minuscules répliques, mais j’étais certain qu’on en viendrait à bout. Et au pire, on reprendrait la fuite. J’ai frappé la créature de toutes mes forces, abattant mon bras valide sur sa masse fluide. Une résistance, qui résonnait jusque dans mon coude, et puis le vide. Elle se divisait pour mieux se reformer aussitôt là où l’impact l’avait désagrégée. Je voyais bien que c’était inutile, mais je m’en foutais. J’ai frappé et frappé, comme un damné, encouragé par les cris de mes compagnons, jusqu’à remarquer que la silhouette se relevait plus péniblement, oubliant parfois de recréer des pans entiers de son corps. J’ai profité de ce dérisoire triomphe pour me retourner.

C’est là que je les ai vus. Les autres. De chaque côté, bloquant toutes les issues. Trop nombreux. Notre sort s’inscrit en lettres de feu dans mon crâne. On est pris au piège. Derrière moi, Lazlo balance une fronde de fortune, imité par Tim. Leurs efforts me semblent déjà désespérés. On n’y arrivera jamais. C’est trop tard, c’est la fin. Mon opposant semble déjà retrouver ses forces, par une mécanique qui m’échappe totalement. Il cherche à nouer ses bras granuleux autour de mon torse, modelé en essaim pour mieux m’encercler. Il est pour cela contraint d’affiner sa masse, que j’attaque désormais à mains nues, brisant mes ongles et écorchant mes phalanges sur les particules tranchantes. Chaque poignée que j’arrache semble se ressouder aussitôt, comme aimantée au reste de son entité. C’est une lutte sans fin, un supplice de Sisyphe. Les cris de Tim et Lazlo s’étouffent progressivement, remplacés par des grognements de plus en plus poussifs.

Je tente un regard à ma gauche : Lazlo est ensablé jusqu’aux cuisses, aux prises avec une créature aux traits bien plus précis que les autres. Je sais de quoi il s’agit. Un immonde mirage, une embuscade pour l’âme. Je voudrais hurler, mais Tim me devance, articulant un prénom inconnu. Je porte mon attention vers lui, lui qui se jette dans les bras d’une autre chimère, traverse sa substance élusive, se retourne. Ils se parlent, mais je n’entends pas leurs mots. La nasse sableuse me comprime le thorax, j’ai du mal à respirer. Je me débats de plus belle, parviens au prix d’un ultime effort à briser son étreinte. Juste au moment où une lame me frôle, où une silhouette percute l’agresseur et l’entraîne au sol.

— Tim !!

Je me précipite à son secours, mais la Bête de sable est partout, il est impossible de la frapper sans risquer d’atteindre sa victime. Je tente pourtant de le faire, martelant les grains de poings ensanglantés. C’était sans compter mon propre poursuivant, bien vite ressoudé. Il me happe par le collet, bloque ma trachée d’un tentacule de granite. Je hoquète en m’arc-boutant contre sa puissance. En vain. La vue brouillée par la sécheresse du sable, l’asphyxie et l’horreur, je distingue pourtant le sang qui goutte des plaies de Tim, je le vois tituber à la suite de la créature, rejoindre Lazlo et son illusion aux milles visages. Le premier s’effondre finalement, le second contemple des traits familiers, des traits aimés, de son propre aveu. Les bras du monstre, qui n’a plus de Mikkel qu’une apparence grossière, s’abattent sur lui dans un craquement sinistre.

— Non, non non NON NOOOON !

Lazlo ne se débat plus. Tim gît au sol dans une mare de sang. Je laisse échapper un sanglot désespéré.Mais ça ne suffit pas. Dans un dernier acte d’une cruauté sans nom, la Chose plonge, arrache le cœur de Lazlo de sa cage et le foule. Je ne veux plus voir. Je ne veux plus voir mais c’est déjà trop tard. Les paupières crispées sur des larmes que le climat me refuse, j’ai cessé de lutter. Je ne revivrai pas tout ça. Pas une seconde fois. Je sens pourtant la poigne rugueuse se relâchée, j’entends le frottement du sable qui se retire comme un linceul. Mes genoux heurtent durement le sol, j’avale à contre cœur de grandes goulées d’air, que seul un réflexe primitif pousse dans mes poumons. Je me relève en titubant, gronde à la suite des Horreurs disparues.

— Non, nooon, reviens, reviens…

Reviens terminer le travail, reviens m’achever. Seule me répond la solitude dans un souffle de vent. Pourquoi encore ? Par quelle malédiction ? La Mort m’a déjà volé Norah, et tout ce que j’avais construit, mes amis, l’espoir d’une vie normale. Me laissant seul. Sans raison valable. Pour me railler, même la Non-Mort m’avait été refusée, rien qui puisse me rapprocher de celle que j’avais perdue. Et maintenant… C’était exactement pareil. J’étais encore là, quand j’aurais dû disparaître avec les autres, emporté par les répliques de mon passé. J’étais encore là, quand tout ce que je désirais était de les rejoindre. C’est ce que je fais enfin, d’un pas chancelant, pour aller m’écrouler au flanc de la carcasse mutilée de Lazlo, non loin de celle de Tim. L’idée de les ranimer me brûle comme un acide, mais je sais que je n’en suis plus capable. Il ne reste rien.
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The Forgiven Days } l'Arène de sable

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