AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 « the run and go » - pv. Liam

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Féminin
↳ Nombre de messages : 374
↳ Points : 93
↳ Date d'inscription : 21/03/2016
↳ Age : 20
↳ Avatar : Kristen Bell
↳ Age du Personnage : trente ans.
↳ Métier : secrétaire personnelle de Liam.
↳ Opinion Politique : indifférente.
↳ Niveau de Compétences : niveau trois.
↳ Playlist : MS MR - tunnels // THE 1975 - the sound // BROODS - bridges // FOXES - holding on to heaven // LEON - tired of talking // ALLIE X - never enough // TROYE SIVAN - fools // SIA - Alive // JAMES BAY - best fake smile // BLUE FONDATION - eyes on fire
↳ Citation : « All these voices, they hide in white noise. I'm not the same person I left behind »
↳ Multicomptes : Vittoria K. Bathory & Mackenzie Caulfield
↳ Couleur RP : #20738B



Feuille de perso
↳ Copyright: poupée morose & madness & summer blue
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: « the run and go » - pv. Liam   Dim 18 Sep - 18:13



liam & nataliya
I can't take them on my own, my own. Oh, I'm not the one you know, you know. I have killed a man and all I know, is I am on the run and go. Don't wanna call you in the night time. Don't wanna give you all my pieces. Don't wanna hand you all my trouble. Don't wanna give you all my demons. You'll have to watch me struggle. From several rooms away. But tonight I'll need you to stay. I am up against the wall, the wall. For, I hear them coming down the hall. I have killed a man and all I know. Is I am on the run and go. Don't wanna call you in the night time. Don't wanna give you all my pieces. Don't wanna hand you all my trouble. Don't wanna give you all my demons. You'll have to watch me struggle. From several rooms away. But tonight I'll need you to stay. Cold nights under siege from accusations; Cerebral thunder in one-way conversations. Tonight, I'll need you to stay.
« the run and go »



Le tintement métallique d’une clé qui remue au creux d’une serrure. Elle souffle en poussant sur la poignée, habitée par une forme d’angoisse qu’elle n’a encore jamais connu jusque là. L’ombre derrière elle. La silhouette qui la suit, qu’elle reconduit, ça ne peut être que ça. La raison de son mal être. Une pointe de colère surmontée d’anxiété. C’est tout ce qu’il reste de sa dernière venue ici. L’endroit est familier et pourtant, elle aimerait qu’il en soit autrement. Le trousseau gigote entre ses doigts fins. Nerveuse, elle manque de le faire tomber au moins à deux reprises. Parvient à le rattraper à la dernière seconde, comme une alerte à son attention défaillante. Le front plissé, tout chez elle retranscrit son état mental. Son état émotionnel encore plus. Son travail l’oblige à être là. À faire ce qu’elle fait. Bien qu’elle n’en ai aucune envie. En éprouve encore moins le besoin. Et le ministre qu’elle a été chargée de raccompagné n’arrange rien. Pire. Se trouver en sa présence accentue la maladresse. L’inconscience. Elle tente, par tous les moyens, de paraître un tant soit peu naturelle. Un tant soit peu normale. Mais rien n’y fait. Elle n’y arrive pas. Ne parvient pas à agir comme avant. Puisque rien n’est comme avant.

« - Bon retour chez vous, Monsieur Wiggins » Le timbre est faible, elle se racle la gorge. Articule à peine. La blonde ouvre la porte en grand avant de faire quelques pas de côté pour laisser le ministre pénétrer dans sa demeure. Un signe de tête vers la garde rapprochée qui attend non loin et la voilà qui s’éloigne. Elle prend définitivement le relais, après l’avoir accompagné depuis sa sortie de l’hôpital. Un nouveau souffle, d’encouragement personnel cette fois. Elle replace quelques mèches de ses cheveux derrière une oreille, tire sur son tailleur, se redresse brièvement avant d’emboiter le pas à son patron.

Elle s’enfonce dans le couloir qui lui paraît pour une fois bien trop court. Bien trop rapide à franchir. Et elle se retrouve face à lui bien trop vite. Bien trop tôt. Elle évite soigneusement son regard. Se promène dans la vaste pièce, occupe ses mains du mieux qu’elle peut. Ce qui ne ressemble pas à grand chose. Son premier réflexe est d’ouvrir les rideaux, laisser entrer la lumière pour lever le brouillard qui s’est installé partout autour d’eux. Jusqu'à la rendre aveugle. Incapable de discerner ce qu’elle veut de ce qu’elle peut. Elle se pince les lèvres, secoue la tête, tente de rassembler ses idées, en vain. Tout se mélange et elle perd pied. Elle se remet en action rapidement. Les talons aiguille claquent sur le carrelage alors qu’elle se dirige vers la cuisine, ouvre la porte du frigo et en sors une petite bouteille d’eau en plastique. Elle hurle intérieurement en pensant à la dernière fois qu’elle s’est trouvée là. Dans cette même pièce, avec lui. Et que tout a dérapé. Ce soit, où tout à changé. Si proches le temps d’un instant. Avant de se retrouver propulsés au rang d’ennemis. D’un tout assez flou pour la faire douter. Douter de tout. De ses convictions. De cette tentative inutile de parvenir à ses fins. D’achever ce pourquoi elle s’est donné tant de mal. De tuer Liam. Un nouveau soupire, elle tousse pour occuper l’espace avant de s’en retourner vers le convalescent.

« - Votre réfrigérateur à été rempli. Quelqu’un viendra pour le ménage, demain à dix heures. Vous aurez juste à lui ouvrir la porte » Elle lui tend la bouteille d’eau, ne s’attarde pas dans le geste et continue sur le ton aussi professionnel que possible qu’elle a choisi d’adopter. « - Je vous ai préparé un compte-rendu de tout ce que vous avez loupé pendant votre hospitalisation. Lisez-le, que je n’ai pas fait ça pour rien, s’il vous plaît. L’infirmière passe tous les jours aux environs de quatorze heures, veillez à être chez vous à ce moment de la journée. Vos pansements doivent être changés, c’est important » La voix se brise quand elle fait face à la réalité. Elle aimerait qu’elle tienne la route pourtant. Être capable de passer au dessus de ce qu’elle ressent. Du malaise qui persiste et qui s’installe. Mais rien n’y fait. Pas même sa manière d’exécuter son travail sans ciller. « - Vos médicaments sont dans la cuisine, n’oubliez pas de les prendre comme il est indiqué sur l’ordonnance » Son regard se promène dans la pièce. À la recherche de quelque chose à ajouter. N’importe quoi. N’importe quoi pour ne pas laisser le silence s’imposer entre eux. N’importe quoi pour ne pas avoir à parler de ce qu’il s’est passé. De ce qu’il ne s’est pas passé. De ce qu’elle a fait, ou tenté de faire. « - Je me suis occupée de vos chats pendant votre absence » ajoute-t-elle en les apercevant sortir de leur cachette en miaulant comme ils ont l’habitude de le faire. Elle retient un sourire en les voyant, touchée par leur maladresse innocente.

« - Si vous avez besoin de quelque chose… » Le vouvoiement lui laisse un goût amer. Elle cherche ses mots, peine à les trouver. « - Vous savez quoi faire. N’hésitez pas » Chevrotant, le timbre hésite. Elle croise les bras sur son abdomen en baissant la tête. La sincérité de cet aveu reste tout à fait relative. Les limites de sa capacité à encaisser ne vont pas tarder à être atteintes et elle n’a aucune idée de comment gérer cette situation. Elle aimerait pouvoir s’échapper sur le champ. Partir. Écourter l’entrevue immédiatement. Pour ne pas avoir à subir son regard. Ce regard qui la fait défaillir. Jusqu’à l’empêcher d’agir.

_________________
Silence in motion on this quiet tread. Searching for links that don't lead to the end. A slave to the pulse, it's sink or swim. And I think I've dug myself in too deep again.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t3432-nataliya-i-ll-se

Masculin
↳ Nombre de messages : 587
↳ Points : 985
↳ Date d'inscription : 25/12/2015
↳ Age : 23
↳ Avatar : Brett Dalton
↳ Age du Personnage : 32
↳ Métier : En prison sous le nom de Nolan Wiggins, son jumeau. (Ministre)
↳ Opinion Politique : Quand on a le pouvoir, l'argent, et les passe-droits, on ne peut pas vraiment reprocher quoique ce soit au gouvernement en place.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3 ( Niveau 4 en Guérison & Prémonition.) Niveau 84 en Serviettophilie
↳ Playlist : WOODKID - Iron ◐ METALLICA - One ◐ JOE HISAISHI - Princess Mononoke ◐ COLDPLAY - Fix you ◐ DAFT PUNK - Harder, Better, Faster, Stronger ◐ PINK FLOYD - Wish you were here ◐ BRITNEY SPEARS - Toxic
↳ Citation : "When life gives you lemons, don't make lemonade - make life take the lemons back! Get mad! I don't want your damn lemons, what am I supposed to do with these? Demand to see life's manager. [..]" C. J
↳ Multicomptes : Adrian N. Hoffman & Garret Ferguson
↳ Couleur RP : (#336666) #6699CC



Feuille de perso
↳ Copyright: © Poupée Morose ; Simon & Garfunkel ; ASTRA
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « the run and go » - pv. Liam   Mar 20 Déc - 3:30




The run & go

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Le souffle court, l'esprit embrouillé, c'est la silhouette de la blonde qui me fait avancer. Les images encore fraîches de la brune dans le sang je me raccroche à la douceur émanant de ma partenaire. Les pas lourds, le cœur en vrac, je n'ose pas dire un mot alors qu'on avance. Je devrais courir dans ses bras, lui dire simplement ce que j'ai pu ressentir, ce que je peux voir lorsque mes yeux se baladent sur ses courbes. Je me tais pourtant, le visage dur, presque froid alors qu'on passe la porte de mon appartement. Ce n'était pas sensé se passer comme ça, rien n'était sensé tourner de cette façon.

Un soupir retenu alors que mes muscles faiblissent en franchissant le pas de la porte. Tout ce qu'il s'est passé ces derniers jours était réel. Tout ce qui a eu lieu ces temps-ci était vrai. Je n'arrive pas à le réaliser, le comprendre. Une part de moi espère encore une mauvaise blague. Le timbre de l'ukrainienne me tire de mes pensées alors que mes yeux se posent sur elle. Un sourire maladroit, mal étiré, qui ne me ressemble pas, se pose sur mon visage. J'ai envie de lui dire merci, de lui dire de rester. J'ai envie de lui dire plein de choses et pourtant même un simple mot ne franchit pas mes lèvres. Tous ces doutes et cette insécurité qui avaient la première place dans mon enfance sont revenus au galop. Je n'ai plus rien du ministre confiant et imposant. Je ne suis plus rien. La sorcière qui me glace encore le sang me l'a bien fait comprendre. Des hommes bougent autour de nous, Nataliya, elle, n'a pas manqué d'assurance sur ce coup là. Je me laisse porter comme un gamin de qui on ne peut pas lâcher la main. Sans le réaliser vraiment j'avance dans le salon, cherchant un réconfort dans n'importe quoi.

Mes yeux balaient la pièce pendant des secondes interminables avant de se poser sur ceux de la féline juste derrière moi. Sans trouver le moindre appui dans ses yeux clairs qui m'évitent, je détourne à mon tour le regard pour me trouver étranger de mes propres propriétés. Les mains serrées, le bras dans l'attelle dans un mensonge que je ne supporte pas, mes pensées se mélangent et je ne sais pas par où commencer, ni comment. Pourtant je veux tout lui dire, je veux qu'elle sache tout. Je me fous des risques et des conséquences, j'ai besoin de la savoir près de moi. L'égoïsme reprend le dessus alors que je me place en première ligne. Balayant tout l'inconfort de Nataliya, de sa dernière visite par ici, je ne veux que la retrouver, la trouver. Persuadé que tout cela ne va pas durer longtemps, décidé à m'envoyer à la mort à la place de mon jumeau, je ne peux pas garder tout ça pour moi. Après tout, si quelqu'un est responsable de ma survie dans cette salle de torture qu'est devenue ma chambre d'hôpital c'est bien elle.

Je ne peux pas me taire, je ne peux pas ne rien lui dire. Et pourtant, je ne suis pas foutu d'articuler un simple merci. Sa voix attire mon attention à nouveau, elle me transperce de part en part, me rend vivant par des mots simples qui me rendent pourtant plus heureux que n'importe quoi. Parce qu'elle est là, tout près de moi. J'esquisse un mouvement d'approbation à ce qu'elle me dit, pose à nouveau mes pupilles sur elle et l'observe dans un silence qui dit bien plus de mots que j'en ai prononcé tout au long de ma vie. J'attrape l'eau qu'elle me tend, cherche ses doigts en les frôlant, alors qu'elle continue, déjà trop éloignée de moi. Son ton change, éclate dans ses mots. La femme forte face à moi craque rarement, toujours est-il qu'en deux visites, elle s'est brisée deux fois. Cherchant à lui dire la vérité, je n'y parviens toujours pas alors que je dépose la bouteille devant moi. Ses mots passent à nouveau ses lèvres alors que je n'ai toujours rien dit. Mon pied se décolle lentement du sol pour se rapprocher d'elle mais elle parle encore, avorte mon geste en mentionnant les félins. Mes yeux se posent automatiquement sur eux et je perds le fil auquel je tentais désespéramment de me raccrocher.

La distance qu'elle appose entre nous me tue, elle me bouffe plus que tout ce qui a pu se passer ces derniers temps. Je suis incapable de la supporter, déjà trop faible face à celle qui occupe toutes mes pensées. Le silence semble s'étendre lentement dans la pièce alors que les bras de la secrétaire se croisent. Mes prunelles remontent lentement vers son visage, s'arrêtent sur chaque petite expression avant de trouver ses yeux à elle. « Nataliya... », un simple murmure dans une voix cassée. Celle qu'on a trop longtemps retenue et qui ne sait plus vraiment comment fonctionner. Mon corps prend l'initiative en s'avançant prudemment vers elle. « Je... je ne sais pas par où commencer mais... » Il faut qu'on parle, que je te dise des millions de choses. « Je suis désolé. »

Mon regard quitte le sien, se pose honteusement sur le comptoir entre nous alors que j'y dépose une main fébrile. « Je sais que tu as fait des tas de choses pour moi ces derniers temps. Sans doute plus que ce que j'imagine d'ailleurs. Je sais aussi que t'étais pas obligée de rester, encore moins après ce qu'il s'est passé, et pourtant tu es là. Nataliya je... » Ma main se referme, mes ongles courts s'enfoncent dans ma paume alors que je me force à retrouver sa présence, sa chaleur. « S'il te plait accorde moi juste une conversation, une seule. Tu pourras t'en aller après ça, je comprendrais. Mais s'il te plait, là, tout de suite, j'ai besoin que les choses soient dites. » J'ai besoin de toi, tout simplement. Les mots qui ne franchissent pas mes lèvres, les plus vrais de cet aveu.

Me détournant du comptoir, je commence à défaire mon attelle inutile en silence, seul le bruit des scratchs pour briser la tension. Le cœur en vrac, ce dernier n'ayant pas tout à fait réappris à battre, je dépose l'objet sur le canapé avant de me retourner à nouveau vers elle. « Ne t'inquiète pas, je sais ce que je fais. », les mots se brisent avant même d'avoir complètement franchi mes lèvres. Tendant le bras vers le sofa à côté de moi, je croise une fois de plus son regard avant d'ajouter. « Il y a beaucoup de choses que tu ignores, et si tu veux bien, j'aimerais vraiment qu'on en parle... », une pause alors que mes lèvres se pincent et qu'en détournant les yeux je finis par enfin dire une des seules choses qui compte vraiment à mes yeux. « Et je t'en supplie, ne me vouvoie pas... »

_________________

SOUND OF SILENCE
Hello darkness, my old friend. I've come to talk with you again because a vision softly creeping left its seeds while I was sleeping and the vision that was planted in my brain still remains within the sound of silence. In restless dreams I walked alone narrow streets of cobblestone 'neath the halo of a street lamp I turned my collar to the cold and damp when my eyes were stabbed by the flash of a neon light that split the night and touched the sound of silence.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t3207-liam-bad-reflect

Féminin
↳ Nombre de messages : 374
↳ Points : 93
↳ Date d'inscription : 21/03/2016
↳ Age : 20
↳ Avatar : Kristen Bell
↳ Age du Personnage : trente ans.
↳ Métier : secrétaire personnelle de Liam.
↳ Opinion Politique : indifférente.
↳ Niveau de Compétences : niveau trois.
↳ Playlist : MS MR - tunnels // THE 1975 - the sound // BROODS - bridges // FOXES - holding on to heaven // LEON - tired of talking // ALLIE X - never enough // TROYE SIVAN - fools // SIA - Alive // JAMES BAY - best fake smile // BLUE FONDATION - eyes on fire
↳ Citation : « All these voices, they hide in white noise. I'm not the same person I left behind »
↳ Multicomptes : Vittoria K. Bathory & Mackenzie Caulfield
↳ Couleur RP : #20738B



Feuille de perso
↳ Copyright: poupée morose & madness & summer blue
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « the run and go » - pv. Liam   Ven 13 Jan - 16:16




Au bord du précipice, elle ne parvient à se tenir droite que par la force de sa volonté. Des forces déjà bien irritées. Effritées. À deux doigts de se briser définitivement. Mais elle tient bon. Elle se force à tenir bon, pour une raison qui lui échappe honnêtement. Quand bien même, elle est toujours debout. Face à celui qu’elle redoute le plus. Face à celui qu’elle désir le plus. Des sentiments mélangés qu’elle ne comprend pas tout à fait. Qu’elle ne veut toujours pas admettre. Parce qu’elle ne peut pas se le permettre. Énervée, déterminée. Elle s’efforce de garder la funeste fatalité qu’elle s’est imposée en tête. Parce qu’il ne peut en être autrement. Au bout du compte, elle l’a toujours su. Il faut qu’elle accomplisse sa tache. Celle qu’elle s’est donnée par désir de justice. De vengeance. De revanche. Pour son frère, son aîné qu’elle n’oubliera jamais. Épuisée par plusieurs jours de stress intense, elle soupire. À de nombreuses reprises. Ne fait même pas mine de vouloir camoufler son agacement. Elle a bien cru qu’il allait y passer, cette fois. Elle a bien cru que le jumeau allait lui voler son objectif. Frustrée, elle se pince la lèvre inférieure. Croise les bras, se ferme volontairement à toute tentative d’approche du ministre. Ça, elle ne lui aurait pas pardonné. En plus de tout le reste. S’il doit mourrir, il mourra de sa main. Et personne n’a le droit de prétendre le contraire. Elle jubile de détenir ce pouvoir sur lui. Sa destinée parcourant délicatement ce fil si fragile qu’elle tient entre ses doigts. Elle se plaît à l’imaginer comme une vulgaire marionnette dont elle tire les ficelles. Elle aimerait en être capable, mais la vérité est toute autre. Une de ces vérités qu’elle ne peut pas accepter et qu’elle se déteste de penser.

Il a l’air hagard. La blonde se félicite intérieurement d’être parvenue à le faire se sentir aussi mal. Il est bien loin d’imaginer son état d’énervement après les évènements récents mais à en croire sa réaction très peu digne de sa fonction, il doit commencer à en avoir un aperçu. Bien. Si ça peut lui éviter de revivre la même chose une seconde fois, tant mieux. « - Désolé ? Désolé de quoi au juste ? D’avoir frôlé la mort d’un peu trop près ? C’est pathétique » Elle bat de l’air avec ses mains, esquisse l’ébauche de quelques pas sur le côté, sans vraiment savoir où aller. Elle préfère s’éloigner, instaurer encore un peu plus de distance entre eux, parce qu’elle ne supporte pas cette proximité malsaine qu’ils ont pu avoir. Elle ne la supporte pas parce qu’elle en a envie, parce que ça la comble, lui procure ce manque dont elle souffre depuis longtemps. Mais avec lui, ce n’est pas possible. Ça ne doit pas être possible. C’est une oreille faussement distraite qu’elle lui accorde. Le félin toujours sur ses gardes et attentifs lui procure de ces réflexes qu’elle ne peut pas abandonner. Bien que, parfois, elle préfèrerait qu’il en soit autrement.

« - Tant mieux si vous savez ce que vous faites parce que je ne peux pas en dire autant. Et croyez-moi, Monsieur Wiggins, je le déplore. J’aurais aimé être un peu plus au courant de ce que vous avez dans la tête parce que c’est dans l’ignorance la plus totale que j’ai du gérer les conséquences. Une situation dont j’ai horreur et qui, je l’espère, ne se reproduira pas » Son ton est ferme et sa voix grave. Elle ne lui adresse qu’un furtif regard reflétant toute la noirceur de ses pupilles. « - J’espère aussi que la prochaine fois que je suis contrainte d’aller vous rechercher quelque part ce ne sera pas à la morgue » Elle le craint plus qu’elle ne veut bien l’admettre. Le vouvoiement est voulu. Provoqué volontairement pour le faire tiquer. Elle le contemple s’agiter, retirer son attelle alors qu’il ne devrait pas. Mais pour une fois, elle ne lui fera aucune réflexion à ce sujet. Qu’il aille au diable avec sa blessure, elle ne lui donneras pas la satisfaction de son inquiétude. Pas plus qu’il ne peut déjà la constater. Bien malgré elle. « - Et évidemment que je m’inquiète. Évidemment que j’étais obligée de rester, non mais qu'est-ce que vous croyez ? S’il vous arrive quelque chose ils ne s’encombreront pas de quelqu’un comme moi et je me retrouverai à la rue du jour au lendemain. N’imaginez pas que dépendre de vous soit quelque chose que j’apprécie » De lui ou de personne. La colère déborde et elle appuie ses deux paumes sur le comptoir, se retient de taper du poing sur la table. Ça la rend folle quand elle y pense. Un nouveau soupire et elle ajoute, plus calmement. « - Vous trouvez normal que, dans la situation où nous nous trouvons, j’ignore encore toutes ces choses qui semblent si importantes ? Que vous le vouliez ou non, je suis impliquée d’une manière ou d’une autre et me laisser à l’écart pourrait se montrer plus dangereux que l’inverse. Il va falloir vous faire une raison. J’ai accepté ce poste en connaissance de cause mais on dirait bien que ce n’est pas votre cas » La sévérité transparaît par chaque syllabe prononcée, par chaque pore de sa peau diaphane. Par chaque intonation de sa voix. C’est quelque chose qu’elle ne peut pas contrôler. Pas tout à fait. Pas maintenant.

Alors, au lieu de rester plantée là, dans toute sa nervosité, elle préfère s’asseoir. Puisque, d’après ses dires, il faut discuter, elle n’est sûrement pas prête de partir. Un souffle, encore, échappe à ses lèvres et elle s’installe sur les des tabourets de la cuisine. « - Vous voulez parler ? Mais je vous en prie, allez-y. Je suis toute ouïe et bien curieuse de ce que vous pourriez avoir à dire » Elle le provoque volontairement. Continue d’employer cette formule de politesse qu’il déteste tant entendre. Rigide, elle plante son regard de glace dans celui du ténébreux. « - Mais je préfère vous prévenir. S’il s’agit de quelque chose de pire que de vous faire tirer dessus par votre frère, je vais avoir beaucoup de mal à l’encaisser » Les limites de sa patience et de sa raison déjà poussées au maximum se voient dangereusement mises à mal. Elle n’est pas certaine de pouvoir appréhender tout nouvel aveu venant du ministre. Et vu le regard qu’il lui lance, ça n’a rien de bon.

_________________
Silence in motion on this quiet tread. Searching for links that don't lead to the end. A slave to the pulse, it's sink or swim. And I think I've dug myself in too deep again.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t3432-nataliya-i-ll-se
 

« the run and go » - pv. Liam

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» (m) liam hemsworth & josh hutcherson
» Liam ♠ An ordinary human? Not really ...
» - eat my MUFFIN.
» Eleonora & Liam ▬ « Le meileur moyen de résister à la tentation c'est d'y céder ... »
» Liam Stevens

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Third Chapter: New Orleans :: Western New Orleans :: Garden District-