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 No one stills the fire in our heart |Maisy|

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↳ Date d'inscription : 01/10/2016
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↳ Métier : Sapeur Pompier; nettoyeur pour la Sakpata
↳ Opinion Politique : Le monde a besoin d'un Gouvernement. Mais pas de celui-là.
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↳ Playlist : Danse macabre ~ Delain
Innocence ~ Tarja
Edge of the blade, Beyond the Matrix ~ Epica
↳ Citation : "We both strive for the same end. Only our methods differ. Do you not see that? Peace. Stability. A world where men live without fear."
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MessageSujet: No one stills the fire in our heart |Maisy|   Dim 2 Oct - 0:49


No one stills the fire in our heart
Fire with fire now. You allowed it, you condoned it, you are holding all the cards, all you need is some simple words. "No" is a good one, "hell no" is better. ••• Elle poussait un profond soupir tandis que son œil se promenait sur les tableaux de statistiques. C'était une chose qui la passionnait depuis son retour sur Terre. Comment chaque personne exploitait ses forces et ses faiblesses. Comment ils parvenaient à s'en sortir dans une arène où tout était fait pour les détruire. Et Faith les observait. Avec ce regard un peu malsain. Elle avait toujours aimé concocter des pièges pour eux. Après, dans son opinion, ce n'était pas la meilleure des idées qu'avait eue le Gouvernement. Enfin, elle, elle s'en fout un peu d'eux. Très clairement, s'ils pouvaient tous se faire exploser là-bas, elle n'irait pas pleurer. Pareil pour la populace. La jeune femme laissa ses doigts tapoter l'accoudoir en cuir. Le bruit en ressortait étouffé, à sa grande tristesse. Mais au bonheur de ceux qui devaient passer plus que deux secondes dans cette salle. Parce qu'en plus d'être légèrement flippante dans ses tenues, Faith était particulièrement emmerdante. Elle prenait la place qui lui revenait de droit dans son esprit. Et, évidemment, personne n'irait contredire une nightkeeper qui pourrait utiliser ses pouvoirs sans souci. A part Dariya. Mais cette fille avait un problème avec le sadisme. Encore plus qu'elle.

L'excentrique s'arrêtait sur chaque tête de chaque participant de la dernière édition. Un pari très risqué pour le Gouvernement d'ailleurs. Prendre des sujets au hasard, dont certains qui étaient clairement dans leur rang, c'était un risque non négligeable de se faire des ennemis. Il y avait déjà cette shadowhunter d'une quarantaine d'années. Une personne très proche du Gouvernement d'après son dossier. Et pourtant, elle avait été dans cette fausse arène, prête à se faire déchiqueter par des monstres. Envoyée par ces mêmes supérieurs qui doivent la féliciter à chaque mission réussie. Ou l'hypocrisie totale. Un mince sourire se dessina sur ses lèvres tandis qu'elle passait à la personne suivante. Elle avait créé une liste au début des épreuves de survie. De qui l'emporta. Et, finalement, elle se rendait compte qu'elle avait été un peu loin du compte. Certaines personnes qui étaient dans le top-tier s'étaient retrouvées mortes bien trop rapidement. Le manque d'expérience était souvent mortel dans des conditions aussi extrêmes. Tout comme se foutre de la gueule de l'arène. Elles avaient été créées par des experts, petiote. Elles avaient été créées pour tuer.

Malheureusement, tout cela était factice. La conscience des joueurs avait été projetée dans une fausse arène. Grâce à des drogues, des stimulations neuronales et une petite dose de pouvoirs. Un mélange parfait. Faith finit par éteindre les écrans. Se souvenir qu'aucun n'était réellement mort la mettait sur les nerfs. C'était comme si tout le travail de Dariya n'avait pas porté ses fruits. La jeune femme, quant à elle, n'avait pas participé à ce macabre piège. Elle préférait les vrais morts. Elle préférait voir le sang, la peur sur le visage de ses proies lorsque la vie les quittait. Et qu'elles savaient qu'elles ne s'en sortiraient pas. Là... Il manquait quelque chose. Il lui manquait le goût du meurtre.

Faith posa ses pieds sur la table et attrapa sa tasse de café. Elle ruminait dans son coin depuis plus d'une semaine. Ses jeux lui avaient tellement laissé un goût amer dans la bouche qu'elle en était devenue encore plus invivable que d'habitude. Finalement, elle n'avait quasiment caché ses pouvoirs pendant cette période. Il fallait bien qu'elle s'amuse un peu, non ? Elle sirota sa tasse tout en pestant dans une langue aujourd'hui disparue. Bon. Faith n'allait pas rester toute la journée comme ça. Il lui fallait un peu de mouvement. Peut-être qu'elle pourrait aller toquer à la porte de Niklas. Pour voir s'il n'avait pas une ou deux à se débarrasser. A jouer avec leur esprit. Pour s'occuper un peu.

Prenant sa décision, elle balança la tasse vide en carton dans la boulot et enfila sa veste. Le temps de la Nouvelle-Orléans était capricieux et mieux valait prévoir toutes les possibilités. Et maintenant... Elle n'avait plus qu'à traverser les couloirs du Colosseum. Parce que l'administration avait magnifiquement bien fait son boulot. Et avait foutu tellement de couloirs dans ce lieu qu'elle se prenait un nombre incalculable de murs à cause de son œil et s'était perdue quelques fois. Une humiliation pour elle. Perdue dans ses pensées, la jeune femme manqua de heurter une femme. Sur le coup, elle ne lui prêta aucune attention. Pourtant, après deux pas, elle se retourna, intriguée. Le visage lui rappelait vaguement quelqu'un. Quelqu'un qu'elle avait bien connu...

« Maisy ?! »


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MessageSujet: Re: No one stills the fire in our heart |Maisy|   Dim 2 Oct - 15:47


Assise par terre sur le carrelage froid, humide et clairement sale des toilettes, elle fixe le graffiti sur la porte d’en face. Un truc à propos d’une nana de la compta qui apparemment serait une reine en matière de fellation. Tant mieux pour elle. Personne n’est venue la déranger depuis qu’elle est venue se recroqueviller ici. Elle jette un œil las à la vieille montre sur son poignet. Elle va devoir bouger bientôt. Deux heures qu’elle est ici. Elle a d’abord pleuré un bon coup, puis elle a fait une petite crise d’angoisse avant de vomir dans les toilettes d’en face, puis elle s’est assise sous le lavabo, le menton sur les genoux, les bras autour de ses derniers. Elle tremble encore un peu et a probablement du mascara jusqu’au menton. Mais ça n’a pas d’importance. Un frisson d’effroi et de dégoût secoue son petit corps. ILS ont recommencé. Le Gouvernement n’en aura jamais assez de la souffrance de sa population. Les jeux ont repris. Elle se revoit quelques heures plus tôt, assise dans son bureau, en train de rire à une blague pas trop mauvaise de David, un de ses collègues, quand la petite télévision avait commencé à diffuser un message officiel du Gouvernement et son cœur s’était arrêter. Elle avait entendu le nom d’un des participants tandis qu’elle sortait en trombe de la pièce et avait pensé que s’il commençait à s’en prendre à leurs employés plus personne n’était à l’abri. Et voilà pourquoi deux heures plus tard, elle était toujours assise sur le carrelage des toilettes avec les fesses gelées.

Elle poussa un profond soupir et se releva. Quand elle croisa son regard dans le miroir, elle fut prise d’un nouveau haut-le-cœur et dû courir à nouveau s’enfermer dans la cabine. Les mains posées à plat de chaque côté de la cuvette, elle laissa les spasmes secoués son corps qui n’avait définitivement plus rien à vomir. Elle reprit son souffle le corps tremblant avant de se relever lentement et de retourner se poster devant le miroir. Elle se rinça la bouche longuement avant de s’essuyer rageusement le visage. Elle sortit finalement des toilettes se rendant invisible aux yeux des autres. Elle avait envie de voir Alistair ce qui s’avérait être à la fois impossible et une mauvaise idée. Il l’ignorait depuis leur dernière discussion et de toute façon, elle ne s’autoriserait jamais à se montrer si faible devant lui. Elle traversa lentement le couloir, croisant Niklas qui venait pour une interview qu’elle n’avait pour une fois pas besoin de faire. Elle rentra chez elle avec un taxi et se fit porter pale pour le restant de journée.

Elle en avait profité pour se rendre en douce au Colosseum. Le bâtiment, austère et toujours glacial, lui filait la chair de poule depuis le jour où elle avait dû reprendre du service. Elle serra son gilet en laine contre elle en frissonnant avant de rentrer dans le bâtiment, utilisant à nouveau ses pouvoirs pour se rendre invisible. Elle n’avait pas envie d’être vue, puisqu’elle n’avait normalement pas l’autorisation de se rendre là où elle allait. Elle voulait voir l’arène de Sable. Elle voulait voir si Lazlo s’en sortait. Elle esquiva les vigiles à l’entrée et entra dans un couloir désert où elle laissa tomber son illusion en poussant un soupir. Elle n’avait plus l’habitude d’utiliser ses pouvoirs aussi longtemps et la journée avait déjà été épuisante. Elle s’adossa contre le mur, le front moite et les mains tremblantes. Elle se laissa quelques minutes pour reprendre son souffle avant de reprendre sa marche.

Elle était tellement perdue dans ses pensées qu’elle ne faisait même plus attention à ce qui se passait autour d’elle, jusqu’à ce qu’on lui rentre dedans. Elle fit un petit bond sur place et s’arrêta net, observant la silhouette indéniablement féminine qui s’éloignait d’elle. Son souffle se bloqua dans sa poitrine quand un parfum familier empli ses narines. Ses yeux coulèrent de la chevelure d’un bleu vibrant jusqu’à a la cambrure d’un dos contre lequel ses mains avaient glissé a de nombreuses reprises. Quand Faith se retourna, aussi surprise qu’elle, le cœur de Maisy fit un bond. La voix douce de son ex-amante, teintée d’une chaleur qu’elle ne réservait qu’a peu de personnes, transperça la jeune femme. « Faith... ? » Elle laissa échapper le prénom de son amie dans un souffle, presque inaudible. Elle était si fatiguée qu’elle ne prit même pas la peine de masquer son état d’épuisement. Elle toussota et se gratta distraitement le front, dévorant des yeux le visage délicat de Faith. Elle avait toujours été si belle. Ses yeux d’un bleu glacial et sa bouche pleine étaient un régal pour les yeux.

Elle laissa ses yeux se repaître de sa beauté, les joues rougissantes quand des souvenirs d’un temps plus heureux frappèrent sa mémoire. Leur premier baiser lui revint en mémoire. L’air surpris de Faith quand Maisy s’était penchée en avant, bien plus proche que d’ordinaire, laissant leur souffle se mélanger avant de poser ses lèvres sur les siennes. L’image lui tira un sourire et elle s’avança plus près de Faith. Elle s’approcha, bien trop près pour quelqu’un qui n’était censé être qu’une connaissance, et laissa sa main droite se poser doucement sur la hanche de Faith, oubliant pendant quelques secondes qu’elle n’était plus le couple qu’elles avaient été. « Ça fait longtemps… Ma vieille… » Elle passe rapidement sa langue sur ses lèvres sèche en continuant à fixer le visage parfait, laissant échapper le surnom stupide qu’elle avait donné à son amie quand elle avait appris la vérité sur son âge, avant de retirer sa main. Il y avait bien deux ans qu’elle ne s’était pas vus. La petite boule de chaleur qui semblait s’être logé dans l’estomac de Maisy pris dans l’ampleur à mesure qu’elle fixait le visage de son amie. Elle s’était séparée en mauvais terme quand elle avait décidé de rejoindre la résistance sans lui en parler. «Je… T’as du temps devant toi ?» Elle était affamée et n’avait pas envie de quitter la belle suédoise si vite après l’avoir retrouvée. Elle n’avait tout simplement pas la force de lui en vouloir pour la façon abrupte dont elle avait terminé leur relation aujourd’hui. Aujourd’hui, elle avait besoin de soutien et de ne pas penser à Lazlo quelque part dans une arène.

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MessageSujet: Re: No one stills the fire in our heart |Maisy|   Jeu 6 Oct - 22:13


No one stills the fire in our heart
Fire with fire now. You allowed it, you condoned it, you are holding all the cards, all you need is some simple words. "No" is a good one, "hell no" is better. ••• Son œil se posa sur le visage de Maisy, et la jeune femme la détailla de la tête aux pieds. Cela faisait bien deux ans qu'elles ne s'étaient pas vues. Deux ans que Faith avait achevé leur relation. Brusquement. Une sombre histoire de résistance. La revoir aujourd'hui lui offrait la possibilité de se souvenir de chaque moment. Comme si son cerveau était resté bloqué sur cette période de cette vie. Les cheveux bruns de la jeune fille. Ses yeux bleus. Sa peau parfaite. Et ce, même épuisée, même avec les traits tirés. La nightkeeper se mordilla légèrement la lèvre inférieure, maintenant que la surprise était passée, elle pouvait retrouver ses réactions habituelles. Même si elle gardait à l'esprit le visage éreinté de Maisy. Sortir avec elle lui rappelait qu'elle n'était jamais ainsi. Sauf quand elle était épuisée moralement. Etait-ce les arènes qui la mettaient dans un tel état ? Faith avait toujours eu du mal à comprendre cette phobie ou cette haine. Peut-être parce qu'elle était sortie de mille neuf cents ans de vie en milieu de l'Enfer. Donc le Gouvernement aujourd'hui lui semblait petit joueur. Et puis, si elle voulait, elle pouvait se cacher et essayer de le renverser. Dans tous les cas, elle ne se détruirait pas pour eux. Voilà ce qui manquait à la brune en face d'elle. Du recul. Elle était encore trop jeune pour ça.

Pourtant, malgré ça, c'était Maisy qui avait lancé leur relation. Leur premier baiser. Au grand étonnement de la nightkeeper. Elle était la plus vieille, celle ayant le caractère le plus trempé et le plus apte à faire le premier pas. Et pourtant, elle avait hésité. Parce qu'il y avait toujours eu cette peur de trahison. Celle qui était ancrée au fond de ses entrailles. Celle qui avait fait d'elle un animal sauvage, insaisissable. Comme l'eau d'une fleuve, elle vous glissera entre les doigts. C'était pour cela qu'elle était étonnée d'être aussi liée à la brune. De se sentir aussi bien à ses côtés. Malgré leur séparation brutale. C'était une part d'elle. Une part étrangement agréable. Un souvenir heureux dans l'ensemble. Bien plus que la plupart de sa vie. Faith était néanmoins restée immobile, trop perdue dans l'image de leur couple. Du passé. Et ce devait le rester. Mais Maisy en décida autrement, en comblant la distance les séparant. Bien trop proche. Elle était bien trop proche. Et cela ne fit qu'arracher un sourire à la vieille, malgré l'interdiction plus ou moins présente de l'homosexualité. Enfin, elle ne s'était jamais trop attachée à lire les lois mais elle avait cru en entendre parler depuis quelques mois. Depuis le durcissement de la Prohibition. Comme pour sonner le glas de ses retrouvailles.

Longtemps... Eh oui, quand on y repensait, dans une vie humaine, c'était il y a deux ans déjà. Deux ans. Pour elle, c'était plutôt une goutte d'eau dans un lac. Perdue au milieu de millions d'autres. Cette pensée lui fit se rendre compte à quel point elle était vieille. A quel point les horreurs qu'elle avait vécu auraient dû être ingérables. Et pourtant, elle était revenue. Avait même goûté au bonheur, même si ce n'était que brièvement. Quant au surnom, Faith avait fini par s'y faire. D'ailleurs, Maisy était la seule à pouvoir l'appeler ainsi. Jamais elle n'avait permis à une autre personne de le faire. Parce que c'était toujours un traumatisme qu'on lui rappelle le temps passé en Enfer... La proposition de la jeune femme la fit sourire. Il est vrai qu'il y avait d'autres lieux pour faire les retrouvailles. Bien que la nightkeeper aurait bien eu envie de fuir. Même si c'était lâche. La peur d'une autre trahison planait sur son cœur, quoi qu'elle fasse ou dise. Pourtant... Elle finit par laisser tomber cette résistance. A quoi bon. Finalement, heureusement qu'elle avait évité les talons aujourd'hui. Ainsi, elle faisait la même taille que Maisy ? Un peu plus petite peut-être. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres.

« Etrangement, ce surnom ne m'avait presque pas manqué... La voix qui le prononce si en revanche. »


Elle laissa ses doigts s'enrouler autour de la chaîne en argent autour de son cou. Comme pour passer ses nerfs sur quelque chose. La jeune femme ne savait pas comment réagir à tout ça. C'était soudain, inattendu. Alors, elle restait sur ses gardes. Tout en ayant envie d'abandonner. Un mélange très agaçant qui la faisait se sentir nauséeuse. Mais ça, personne n'avait besoin de le savoir. Faoith finit par prendre le problème à deux mains. Ou plutôt, elle glissa son bras sous celui de Maisy et l'embarqua. Elle ne savait pas trop où son amie voulait aller. Néanmoins, si elle voulait bouger, Faith la suivrait. Arrêter les retrouvailles sur une si bonne voie... Ce serait tellement stupide de sa part.

« Bien sûr, j'ai terminé ma journée. Et même, je n'ai pas grand-chose à faire, ma coordinatrice s'occupe de tout en ce moment... »


Un nouveau sourire s'était dessiné sur ses lèvres. Néanmoins, elle ne mentait pas. L'arène extraordinaire avait nécessité toutes les ressources, bloquant les ordinaires pendant une ou deux semaines. Et comme Dariya avait décidé de superviser les pièges... Faith se retrouvait au chômage technique. Ce qui lui permettait de s'entraîner avec ses dons et d'effectuer le ménage dans ses connaissances. Ou ses maîtres-chanteurs. Qui risquaient de s'en donner à cœur-joie suite à ses retrouvailles avec Maisy. Eh bien, un peu d'adrénaline...

« Tu as l'air épuisée et soucieuse. »


Une affirmation qui était en fait une question. Puisque Faith attendait des explications. Et s'il le fallait, elle utiliserait ses pouvoirs pour le savoir. Même envers May. Parce qu'elle ne pouvait pas supporter de la voir dans un tel état...

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MessageSujet: Re: No one stills the fire in our heart |Maisy|   Dim 9 Oct - 20:49


Elle jeta distraitement un regard derrière son amie, avant de ramener rapidement ses yeux sur le visage de Faith. Elle se régala quelques secondes supplémentaires de ce visage à la beauté glaciale. Cette froideur apparente associée à l’aura de puissance qu’elle semblait dégagée continuellement tenait généralement en retrait les gens qui voulaient s’approcher d’elle. Maisy avait pourtant toujours trouvé la sorcière foncièrement intrigante. C’est pourquoi, elle lui avait demandé de l’aider dans un premier temps, puis en était tombée amoureuse par la suite. Elle avait fait la connaissance de Faith très peu de temps après qu’elle ait découvert le mariage d’Alistair, sa rencontre avec Faith lui avait permis de se reconstruire peu à peu. Elle n’était qu’une loque quand elles avaient commencé à travailler l’une avec l’autre, elle éprouvait même des difficultés à maîtriser ses pouvoirs tant son esprit était au bord de la rupture. Faith l’avait fait travailler sans relâche, des heures durant, la poussant jusqu’à l’épuisement moral et physique. Ce qui s’était avéré être exactement ce dont la jeune femme avait besoin. Quand Maisy avait réussi à retrouver un semblant d’équilibre moral, leur relation avait peu à peu évolué, les amenant à être amie, puis amante.

Perdue dans ses pensées, Maisy n’avait pas vraiment fait attention et se retrouvait bien trop proche de Faith pour que ce ne soit pas louche aux yeux de la prohibition en place. Elle détestait cette connerie qui l’empêchait de se comporter comme elle en avait envie. Elle soupira, glissa une main dans ses cheveux en observant avec délice le sourire de son amie réchauffer ses traits. Elle se délecta de la chance qu’elle avait de voir cette part de Faith que personne n’avait l’occasion d’effleurer. Elle se plongea dans la sensation de bien-être que lui procurait la présence de son amie, oubliant pour un temps Niklas et son agression, les arènes qui allaient lui prendre un de ses collègues et ami, Alistair qui l’ignorait et ce cauchemar perturbant qu’elle n’arrivait pas à oublier. Elle sentit ses joues se réchauffer quand Faith lui sourit en lui disant qu’elle lui avait manqué. Elle sourit et se balança un peu d’avant en arrière en retenant un gloussement. Faith arrivait toujours à la faire se sentir comme une adolescente. Obtenir l’attention et les compliments d’une sorcière aussi puissante, d’un être si âgé que tout doit lui sembler dérisoire, d’une femme si belle avait toujours eu le don de la faire frémir de plaisir. « Tu m’as manqué aussi, j’te rassure. » Elle laissa finalement le gloussement lui échapper et tortilla une mèche de ses cheveux.

Elle sourit, toujours un peu perdu dans ses souvenirs, les joutes verbales qu’elles avaient avec Faith finissaient généralement de façon… Fort agréable. Elle tiqua quand son amie mentionna ce qu’elle essayait désespérément d’oublier depuis le début de la conversation. Aussitôt, des images de Lazlo, l’air perdu et profondément choqué envahir son esprit, des images de son ami blessé et en grand danger. Elle ravala sa salive difficilement et c’est le bras de Faith se glissant sous le sien qui la ramena à la réalité. Elle s’y accrocha comme si sa vie en dépendait. Laissant ses doigts effleurer la peau délicate à l’intérieur du coude de son amie et se gorgeant de son parfum qui l’enveloppait. Elle se força à parler, pour ne pas avoir l’air d’une folle. « Hmm, c’est vrai que nous aussi, ils nous ont mis à l’écart… » Elle n’avait pas envie de parler de Lazlo tout de suite, elle savait que les jeux étaient diffusés avec un peu de retard et elle avait peur d’apprendre que son ami était déjà décédé. Bien qu’elle soit venue ici pour le savoir à la base. Elle avait peur de s’effondrer si Laz’ était mort. Elle laissa distraitement ses doigts se promener sur l’avant-bras de son amie, mordillant sa lèvre au point de se faire mal. Elle tourna la tête vers Faith. « C’est pas une question, ça. » Elle laisse échapper un petit rire sans joie. « Ouais… J’suis pas dans mon assiette, faut dire qu’il s’est passé pas mal de chose depuis… » Elle n’avait pas envie de parler de leur séparation. « Fin, tu vois. »

Elle se redressa et se racla la gorge. « Mais, là en ce moment, ouais, c’est pas mal hard… » Elle inspira profondément pour calmer sa voix tremblante. « D’abord, j’ai été agressé par un mec. » Elle ne voulait pas donner de nom à Faith, pas pour le moment en tout cas. Elle connaissait son amie et savait à quel point il était préférable qu’elle n’en sache pas plus. Bien que l’idée d’un Niklas plus mort que mort, la réjouissait au plus haut point, mais Giuletta se chargeait déjà d’une partie du problème. Et puis, s’attaquer physiquement au porte-parole du gouvernement était trop risqué et elle ne souhaitait pas mettre son amie en péril. « Rien de grave, mais bon, ça m’a fait flipper. » Faith n’était pas non plus au courant du fait que Niklas l’avait attaqué durant sa période dans la révolution et avait failli la tuer ce jour-là. Elles sortirent du bâtiment et le froid la cueillit. Elle réprima un frisson et enroula plus étroitement son écharpe autour de son cou. Faith verrait la cicatrice bien assez tôt et la connaissant, les questions ne manqueraient pas de pleuvoir, tout comme pour celle sur ses bras et ses jambes. Reste de sa période au sein d’un groupe violent de la résistance, raison pour laquelle les deux femmes s’étaient séparées.

Elle soupira, et enchaîna sans laisser le temps à son amie de répondre. « Et puis, il y a les arènes actuelles… Tu sais à quel point, je déteste mon travail d’illusionniste en général… Mais me retrouver à l’écart, en ce moment, ça me ronge. » Elle inspira et balança son petit secret. « Dans l’arène, il y a Lazlo Andersen, j’sais pas si tu t’souviens de lui. Il commentait les jeux à une époque et on s’entendait vraiment bien tous les deux… » Elle inspira l’air froid entre ses dents, la colère face à ce gouvernement utilisant ses propres employés de cette façon, prenant le dessus. « Et bon, le voir, la comme ça, sur la petite télévision qu’on a à la radio, ça m’a détruit. J’veux pas perdre un de mes proches dans une des conneries du Gouvernement… » Elle reprit son souffle et détourna la tête. Elle ne voulait pas croiser le regard plein de pitié de Faith. Elle savait que l’âge de son amie lui faisait relativiser les choses différemment et qu’elle considérait parfois que la jeunesse, toute relative, de Maisy était une faiblesse et qu’elle devait apprendre à s’endurcir. Mais Maisy en avait assez, elle en avait assez de s’endurcir et de perdre ses proches.

Maisy aperçu un petit restaurant italien, complètement cliché dans sa décoration, mais qui ferait l’affaire. Elle rentra précipitamment dans l’établissement, tentant vainement de se changer les idées. L’endroit suintait le mauvais goût, jusqu’au serveur qui vint les chercher, une fausse moustache posée sous son nez comme une chenille dégoutante et un accent italien aussi faux qu’elle. Elles s’assirent à une petite table dans une alcôve loin des fenêtres pour s’octroyer un minimum d’intimité. Maisy laissa le menu sur la table et s’empressa d’attraper la main de Faith, la lâchant presque aussitôt, quand elle se rendit compte de son geste. Elle se racla la gorge. « Est-ce que tu peux me dire quelque chose de ce qu’il se passe en ce moment dans les arènes ? » Elle secoua la tête prenant conscience de son impolitesse. « Laisse tomber, parle-moi de toi ! Raconte-moi un peu ce que tu as fait ses deux dernières années ? » Elle laissa sa main sur la table jouant distraitement avec le bord de sa serviette les yeux fixés sur le visage parfait qui lui faisait face, le cœur plus léger grâce à la douceur qu’elle percevait dans les yeux de son amie.

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MessageSujet: Re: No one stills the fire in our heart |Maisy|   Sam 15 Oct - 4:00


No one stills the fire in our heart
Fire with fire now. You allowed it, you condoned it, you are holding all the cards, all you need is some simple words. "No" is a good one, "hell no" is better. ••• Les paroles de May l'avaient fait sourire un peu plus. Un sourire empreint de douceur, différent de celui qu'elle offrait au quotidien à ses interlocuteurs. Celui-là, la brune était la seule à le voir. Parce qu'elle se sentait à l'aise avec elle. Et bien qu'elle le lui ait avoué à de nombreuses, la gamine ne devait pas se rendre compte de ce que cela signifiait. Après tout, elle n'avait pas vécu l'horreur de DF, ni l'adaptation monstre qu'il avait fallu après avoir passé deux milles ans loin de tout. Cependant, Faith n'avait pas loupé l'air désespéré que Maisy avait pris durant une seconde. Son regard effrayé, fuyant, avait aussi été capté. Chose qui lui fit arquer un sourcil. Et, même si elle ne le montrait pas, elle était déjà en train de s'interroger sur ce qui se passait pour qu'elle la retrouve dans un tel état. Le Gouvernement avait-il encore fait des siennes ? La scandinave avait toujours été à l'abri de ses manigances, sa vieillesse étant un atout que certains devaient appréciés. Et aussi, elle ne faisait pas de bruit ou de vagues. Même si son deuxième travail était d'ôter la vie de personnes en échange d'argent. Métier que les tout-puissants réprouvaient, même s'ils en avaient créé un y ressemblant. Les Shadowhunters. Une brigade de tueurs. Mais des tueurs légaux. Comme quoi, avec une simple appellation, une interdiction pouvait devenir une autorisation. Un permis à tuer.

Être mis à l'écart... Voilà quelque chose que Maisy n'avait pas dû apprécier. La nightkeeper connaissait bien la jeune fille, après leur relation et après l'avoir entraînée durant de nombreux mois. Et il y avait certaines choses qui ne passaient pas outre sa mémoire. Elle garda un léger sourire sur ses lèvres, mais son regard s'était refroidi. Pas à l'encontre de son interlocutrice, mais pour ceux qui l'avaient mise dans un tel état. Faith ne savait pas encore quels étaient les problèmes de son amie, quels étaient ses ennemis. Néanmoins, ils allaient vite apprendre que leur choix avait été très mauvais... La jeune femme ne leur ferait pas de cadeaux. Elle les traquerait, les descendrait. Ferait de leur vie un enfer. Et encore, même l'Enfer serait plus agréable... Evoquer leur séparation semblait encore douloureux pour Maisy. La scandinave, quant à elle, s'y était fait. Néanmoins, son âge devait lui permettre d'avoir un recul certain sur nombre de sujets, même parmi les plus importants. Une séparation pouvait arriver à tout le monde, pour de nombreuses raisons. La leur avait certainement été que Faith ne supportait pas de voir son amante se mettre en danger pour une cause si peu organisée et dangereuse. Car, si la sorcière ne soutenait pas le Gouvernement, elle n'irait pas officiellement contre lui. Pas pour le moment. Il manquait les leaders du côté de la Résistance. Ceux qui feraient bouger les choses. Et ils n'existaient pas encore.

Leurs pas les guidaient vers l'extérieur du bâtiment. Et Faith ne fit rien pour stopper ça. Si May se sentait plus à l'aise dehors, eh bien, elles iraient dehors. Le fait était qu'elle attendait les explications. Sur pourquoi elle avait l'air épuisé. Pourquoi elle avait l'air si mal. Une agression ?! Ses muscles se tendirent, sa mâchoire se serra. Son œil valide se posa sur son amie. Qui avait osé.... ? Et, évidemment, elle n'eut pas le droit à un nom. Même si elle allait tout faire pour l'avoir. Cette personne allait payer. Qu'importe son importance sur l'échelle sociale. La sorcière était loin d'être conne. Et surtout, sa survie à DF lui avait appris beaucoup de choses. Ce n'était pas un simple humain dans ce monde de merde qui allait l'arrêter... Rien de grave... Elle en avait de bonnes. Cependant, la scandinave ne releva pas. Elle préférait éviter d'être violente ou vulgaire en sa présence. Car, même si elle avait accepté assez rapidement son âge, May devait avoir une limite sur ce qui était acceptable ou non. L'éthique, la morale, ces concepts que Faith avait petit à petit perdus... A l'image de son humanité certainement.

Le froid s'infiltra contre sa peau. Y étant habituée, la jeune femme ne broncha pas. Son souffle s'évacuait en de petits nuages blancs. Lazlo Andersen... Le nom lui disait vaguement quelque chose. Commentateur des jeux. Oui, certainement. Ils avaient dû se croiser à plusieurs reprises à cette période-là, bien que sa mémoire ne lui offre pas plus de détails. Elle ferait des recherches un peu plus approfondies à la fin de leurs retrouvailles. Une fois que May lui aura tout dit. Surtout ce qu'elle lui cachait. La scandinave n'aimait pas trop ça, qu'on lui soustrait des informations importantes. Comme cette agression. Mais cette arène... Quelque chose la chiffonnait. Vous savez, cette boule dans le ventre, cet instinct qui vous bousculait, vous offrait de superbes images éthérées. Eh bien, Faith en était là. Quelque chose clochait, et, après avoir étudié les dossiers de chaque participant, elle était capable de mettre en partie le doigt dessus. Après, elle ne comprenait pas forcément les émotions de May par rapport à cette présence dans l'arène d'un ami. Peut-être parce qu'elle-même ne connaissait personne, qu'elle ne s'était pas suffisamment attachée pour ressentir quoi que ce soit. Enfin, si elle y avait vu son amie... Non, ce n'était pas une bonne idée d'y penser.

La scandinave suivit en silence Maisy lorsqu'elle décida de pénétrer dans un restaurant italien très douteux. Un peu trop sur les clichés certainement. Faith ne releva ni la décoration, ni la moustache, ni l'accent du serveur. Même si son regard glacial eut tôt fait de le calmer. Elles furent menées dans un coin, un peu en retrait. Une alcôve de douceur. Son amie tenta un contact, mais retira aussitôt sa main. La sorcière fut tentée de soupirer, avant de se rappeler de la prohibition en place. Et maintenant qu'elles étaient dans un lieu public... Mieux valait se tenir à carreaux. Surtout qu'elle souhaitait éviter d'utiliser ses pouvoirs en trop grande quantité. Ou face à trop de gens. Lui dire ce qui se passait dans les arènes... Eh bien, elle n'en savait trop rien. Elle aurait aimé la rassurer mais ce n'était malheureusement pas trop possible... Quant à ce qu'elle avait fait... Rien. Elle avait suivi sa petite routine, jour après jour. Alternant entre son boulot de juge, ses meurtres, et les services qu'elle rendait à Niklas en vue de son ascension sociale.

« Avant tout ça... Je crois que tu as omis de me donner un détail. Et tu me connais assez pour savoir que je ferai tout pour l'obtenir. Alors... Qui t'a agressée ? Que t'a-t-il fait ? »

Son regard était neutre et pourtant... Légèrement froid. Même si sa voix restait chaleureuse. Elle avait besoin de savoir, d'avoir les détails. Elle avait ce besoin viscéral de protéger Maisy. Elle le ressentait au plus profond de ses entrailles. Et quelque chose lui disait que si elle ne mettait pas son nez dans sa affaire, son amie risquait d'y passer... Alors, elle aurait le nom. Et si pour cela elle doit utiliser ses pouvoirs, elle le ferait. Pour son bien. Pour sa survie.

« Pour l'arène... malheureusement, je ne pourrais rien te dire de plus. Je n'ai pas vraiment de liens avec les personnes en charge et surtout, elle est assez exceptionnelle en son genre. J'ai eu l'occasion d'étudier les dossiers des participants. Et je dois avouer qu'ils sont perturbants. La plupart n'ont pas de casiers judiciaires, ils ne sont foncièrement pas contre le Gouvernement. Il y a même des shadowhunters et des peacekeepers dans le lot. Je mettrais ma main à couper qu'il y a une stratégie bien plus importante derrière tout ça. »

C'était une chose qu'elle avait tiré de son passage en Enfer. Tout était fait et créé dans une optique bien précise. Cette arène était loin d'être comme toutes les précédentes. Il n'y avait pas de criminels. Il y avait un message derrière cette mascarade. Sauf que beaucoup n'y pensaient pas. Ils étaient trop préoccupés par le proche qu'ils allaient y perdre. Un fin horrible, aux vues de la société. Et elle, elle s'en foutait. Parfois, elle pensait qu'elle n'avait pas de cœur. Elle ne ressentait rien pour ces gens. Elle se contentait d'apprécier leur mort, leur survie. Comme une joueuse d'échecs. Chaque sacrifice arrachait un sourire à son visage marqué par les horreurs.

« Je n'ai... Pas fait grand-chose durant ces deux années. J'ai laissé la routine m'emmener, peut-être parce que la stabilité m'avait manqué. Ne pas être en Enfer... C'est quelque chose de presque appréciable. Bon, je me suis juste peut-être mise à toi mon supérieur. Je ne comprends pas pourquoi se faire traiter comme un gamin le gêne tant. Ce n'était pas comme s'il était âgé de toute façon... »


Bon, ça, c'était typiquement elle. Considérer tout le monde comme des gamins. Parce que c'était le cas par rapport à elle. Jusqu'ici, la jeune femme n'avait jamais rencontré une personne plus vieille qu'elle. Après, presque deux millénaires, c'était quand même beaucoup... Faith attrapa le menu, y jeta un rapide coup d'oeil. Autant qu'elles en profitent pour se restaurer, non ? Elle le tendit ensuite vers May, avant de reprendre la parole :

« Et toi, tu continues de t'entraîner régulièrement ? Comment t'es-tu sortie de ta... Crise d'adolescence ? Penses-tu qu'elle t'a beaucoup apporté ? »

Quelques questions. Suffisamment vagues pour que personne autour ne les comprenne. Néanmoins, Faith savait que son amie comprendrait...

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MessageSujet: Re: No one stills the fire in our heart |Maisy|   Mer 19 Oct - 0:38


Elle grimace quand Faith lui fait remarquer qu'elle n'a pas donné de nom. Elle s'en doutait, son amie n'était pas du genre à accepter la rétention d'information. Elle l'avait vu tiquer violemment quand elle avait évoqué son agression. Elle avait vu son regard s'obscurcir et elle avait clairement senti le corps de son amie se raidir. Elle savait à quel point elle aurait du mal à détourner le sujet de la conversation. Elle savait qu'elle n'aurait pas le choix et devrait bien finir par cracher le morceau. De toute façon si elle ne le faisait pas son amie finirait probablement par trouver un moyen de trouver l'information dans la tête de Maisy. Et elle n'avait vraiment pas envie de faire l'expérience de dire tout ce qu'il lui passait par la tête à Faith. Même si l'idée faillit lui tirer un sourire. Elle avait tendance à dire tout ce qu'il lui passait par la tête, sauf quand c'était vraiment important et que ses sentiments étaient directement impliqués. Un sourire amer déforma sa bouche quand elle se rappela qu'elle n'avait pas été capable de dire la vérité à Alistair et qu'elle se retrouvait maintenant dans une situation inextricable ou ni lui ni elle, n'était pas capable de se comporter normalement face à l'autre. Elle posa son menton et jeta un regard à son amie avant de soupirer. « Faith… Tu n'as vraiment pas changé hein… » Elle sourit doucement à son amie, autorisant son autre main à caresser distraitement les doigts de son amie avant de la décaler à nouveau. « Je… J'peux pas te le dire pour le moment, j'ai déjà quelque chose de prévu pour me venger et… Je suis une grande fille, tu sais ? Est-ce que tu veux bien me laisser gérer ça pour le moment ? Je te promets de te dire de qui il s'agit dès que mon petit plan aura été mis en place. Pour ce qu'il a fait… »

Elle repoussa sa frange d'un mouvement du front avant de secouer la main l'air de dire que ce n'était pas grand-chose. « Rien de bien grave, il m'a juste étranglé un peu après que j'lui ai dit deux, trois trucs qu'il a pas trop appréciés. » Après tout ce qu'il s'était passé entre elles, elle était étonnée que Faith continue à s'inquiéter pour elle. Les deux femmes n'avaient pas échangé un mot pendant deux ans, ne s'étaient pas vues et c'était quittées sur une discussion déchirante qui avait laissé Maisy dans un état déplorable. La jeune femme avait passé une semaine à pleurer sans raison, à ne dormir que quelques heures, elle avait accepté quelque mission bien plus dangereuse que ce qu'elle avait l'habitude de faire et avait écopée de quelques belles cicatrices à la suite de cette période douloureuse. Elle était étonnée de ne pas en vouloir tant que ça à Faith, alors qu'elle était incapable de passer l'éponge sur les écarts, l'absence et la distance qu'Alistair avait instaurées entre eux. Mais après toute sa relation avec la suédoise avait toujours été plus simple que celle qu'elle avait pu entretenir avec Alistair. Il n'y avait pas de mystère entre les deux femmes, elles avaient construit quelque chose de sain basé sur la confiance qu'elles avaient l'une envers l'autre, l'attirance mutuelle qu'elles partageaient et l'amour qui avait pris sa place doucement dans leur relation. Elles s'étaient aimées bien trop fort probablement, mais au moins elles avaient été heureuses le temps que leur relation avait duré. Avec Alistair, elle n'avait vécu que des coucheries, des départs précipités et la mise à l'écart d'un mariage dont elle ne savait rien. Quand elle avait couché avec Alistair, elle avait perdu son meilleur ami. Alors qu'avant d'être l'homme qu'elle aimait c'est ce qu'il avait été pendant des années.

Elle soupira et laissa ses doigts glisser sur la cicatrice dans son cou, sous l’écharpe en laine qu’elle portait autour du cou. Faith ne connaissait rien de toutes les cicatrices qui barraient désormais son corps et il était hors de question qu’elle lui montre celle-là. Son amie risquerait de péter un plomb, si jamais elle voyait ça. Clairement, si elle apprenait l’origine de cette cicatrice, Maisy ne donnait pas cher de la peau de Niklas, porte-parole du gouvernement ou pas. Pour le moment elle garderait donc son écharpe. Elle retourna à la conversation de son amie, qui la ramena immédiatement à son inquiétude pour Lazlo et Timothée. « Hum… J’espérais que tu pourrais m’apporter des informations supplémentaires… On ne nous a rien dit, à nous les illusionnistes. A part bien sûr qu’on aurait pas besoin de nous sur ce coup-là… Ce qui m’a étonné d’ailleurs. J’veux dire… Normalement ils sont infoutus de faire quoique ce soit sans qu’on participe. » Elle se mordilla la lèvre violemment. « J’savais même pas que des membres des forces du gouvernement étaient dedans, mais ça m’étonne tellement pas… Ces connards sont capables de tout. » Une moue dédaigneuse s’étala sur ses lèvres, plus le temps passait plus ses illusions sur le nouveau gouvernement s’effondrait. Comme un gigantesque château de carte sur lequel on aurait soufflé. Elle voyait petit à petit tous les espoirs qu’elle avait fondés dans cette alliance disparaître les uns après les autres. Elle soupira et entreprit de ronger son ongle de pouce. « Mouais… Y a probablement autre chose à prévoir… J’espère… J’espère juste que Lazlo et Timothée s’en sortiront… J’veux dire Tim est mon meilleur ami, j’sais pas comment j’m’en sortirais s’il s’en sortait pas… » Elle senti ses yeux se remplir de larmes. Timothée et son gigantesque sourire, ses blagues stupides et la capacité innée de remonter le moral de la jeune femme à chaque fois qu’ils se croisaient. Elle déglutit à plusieurs reprises et glissa ses doigts sous ses yeux pour éviter à son mascara de couler. « Désolée… »

Elle offrit un sourire contrit à son amie avant de l’écouter attentivement, la dévorant des yeux. Quand Faith parlait, son visage était une œuvre d’art. Elle laissa échapper un petit rire. « Mais, à tes yeux tout le monde est un gamin… » Elle devinait que le supérieur dont parlais Faith devait être Windsor. La plupart des gens du Colloseum avait peur de lui et avait mis la jeune femme en garde quand elle avait été embauchée, mais il s’était bizarrement toujours montrer agréable avec elle. Maisy avait appris à apprécier son sens de l’humour caustique et ses remarques toujours justifiée et constructive. Elle savait que si elle avait une question, elle pouvait l’adresser sans problème à son boss et qu’il prendrait toujours le temps de lui répondre. « Windsor, ne doit effectivement pas apprécier que tu le traite comme un gamin, mais tout le monde n’a pas ton âge canonique, ma belle. Pour le commun des mortels, ton âge n’est même pas envisageable ! » Elle lui sourit malicieusement avant d’attraper le menu que lui tendait son amie. Elle fit rapidement son choix et tendit le doigt pour appeler le serveur qui passait, elles passèrent commandes et Maisy répondit à la question de son amie. « Oh moi… Eh bien… J’dois avouer que j’me suis pas entrainé depuis que j’ai… repris le boulot. J’en suis sortie en un seul morceau, mais je ne suis pas persuadée qu’elle soit tout à fait terminée… J’ai encore un ou deux doutes sur certaines choses… Mais pour le moment… » Elle se retint de dire à Faith qu’elle comptait plus ou moins reprendre contact avec quelques-uns de ses amis de la résistance. « Pour le moment, j'suis bien ou j'suis. » Ce qui n'était pas faux, elle se trouvait dans un restaurant kitch avec une femme sublime. « Oh et puis… » Elle se mordilla la lèvre, pas vraiment sûre qu'en parler à son amie soit une bonne idée avant de se décider. « J'ai croisé Alistair a la radio et il a été… bizarrement gentil. Il s'est excusé mais j'sais pas si j'peux lui pardonner tout ce qu'il s'est passé. Puis de toute façon, il s'est mis à m'éviter, avant de me piquer une sorte de crise de jalousie très étrange, puis de m'éviter à nouveau. Alors bon… J'abandonne toutes idées de comprendre cet homme un jour. » Elle baissa les yeux sur la table en soupirant quand le serveur leur apporta leur plat, l'interrompant, et la main que Faith tendit pour attraper son assiette capta le regard de Maisy.

Elle retint difficilement le petit couinement d’excitation. A l’index de la main gauche de son amie, un éclat rosé attira son regard. Une bague qui tranchait clairement avec le reste de ses bijoux. Un bijou féminin et délicat fait d’or rose et de diamant, un anneau surmonté par trois triangles contenant chacun trois petits diamants. Et avant toute chose, un cadeau de Maisy à l’époque où elles avaient été plus que des amies. Le cœur de la jeune femme se serra et un profond sentiment de nostalgie s’empara d’elle. Elle avait acheté le cadeau pour l’anniversaire de leur rencontre, très niais, mais elle y apportait de l’importance. Le fait que son amante ait gardé ce bijou qui ne correspondait en rien à ses goûts habituels réchauffait le cœur de Maisy. « Tu… L’as gardée ? » Elle montra d’un hochement de tête le bijou en souriant. « J’pensais que tu ne la porterais même pas quand j’l’avais achetée… » Elle laissa échapper un petit rire. « C’est clairement pas ton style hein… » Elle tendit le bras, relevant la manche de son pull pour montrer le bracelet de bronze gravé dont elle ne se séparait jamais et qui pendait à son poignet. Fut un temps il était ajusté mais elle avait perdu tellement de poids ses dernières semaines que tout paraissait trop grand sur elle. Elle attrapa la main de son amante pour jeter un oeil à la bague et l'effleura du bout des doigts en souriant avant de la relacher. Sans vraiment réfléchir, elle retira son écharpe et reposa ses yeux sur Faith. « Ça me touche que tu l’ai gardé… » Une fois de plus, elle se retrouvait à ne pas réussir à dire ce qu’elle avait envie. Elle avait envie de lui dire, tu m’as manqué, je ne voulais pas qu’on s’arrête là, tu me manques encore maintenant alors que je t’ai en face de moi, j’ai envie de pouvoir te serrer dans mes bras. Mais elle ne dit rien. « J’aurais probablement besoin de reprendre l’entrainement, si jamais tu as un peu de temps libre à m’offrir… » Elle s’étira penchant la tête en arrière, exposant sa cicatrice sans s’en rendre compte tant elle était épuisée. Un long bâillement lui décrocha la mâchoire quand elle se pencha sur son plat, des tagliatelles au champignons dans lesquelles elle s’empressa de planter sa fourchette.


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MessageSujet: Re: No one stills the fire in our heart |Maisy|   Ven 21 Oct - 0:18


No one stills the fire in our heart
Fire with fire now. You allowed it, you condoned it, you are holding all the cards, all you need is some simple words. "No" is a good one, "hell no" is better. ••• Ses doigts tapotaient doucement la table tandis que son œil s’enfonçait froidement dans ceux de Maisy. Elle avait toujours été comme ça, même lorsqu’elles avaient été ensembles. Faith ne supportait pas qu’on lui cache quelque chose, d’autant plus lorsqu’il s’agissait d’une tentative de meurtre. Et la femme en face d’elle le savait bien. Plus d’une fois, elles avaient été en désaccord à ce sujet. Néanmoins, il fallait bien comprendre la nightkeeper : la trahison, la solitude, la mort d’êtres proches ; tout ça, elle connaissait beaucoup trop pour le resubir à nouveau. Alors oui, certains penseront qu’elle était manipulatrice, qu’elle était dans une relation à sens unique, où elle décidait tout. Pourtant, elle n’avait jamais obligé May à lui transmettre cette atroce nouvelle. Dans un sens, elle devait s’en douter en lui en parlant. C’était quelque chose qui n’échappait pas à la vieille femme qu’elle était. Donc, maintenant, elle avait ce regard de l’enfer, caché derrière un léger sourire. Sourire qui était là pour ne pas que sa compagne s’enfuit en courant. Un peu chaleureux et doux. Emotions qu’elle ressentait tout de même au plus profond d’elle-même. Mais qui ne passait que très rarement par son œil valide. Comme quoi, avec elle, l’adage « les yeux sont le reflet de l’âme » était quelque peu faux…

Et, évidemment, l’illusionniste ne lui dit rien concernant l’identité du mystérieux agresseur. Agacée, Faith se laissa aller contre le dossier de la chaise en faisant claquer sa langue contre son palais. Enfin, elle n’avait pas trop le choix. Néanmoins, pour passer les nerfs, elle glissa une petite illusion dans l’esprit d’un serveur passant par ici. Un peu malchanceux. Il hurla et les plats vides qu’il tenait dans les bras s’écrasèrent sur le parquet ciré et explosèrent en mille morceaux. Faith ne tourna même pas un regard dans sa direction et garda son regard river sur Maisy. Eh bien, la petite voulait prendre son envol ? Un sourire amusé se dessina sur ses lèvres. Quoi qu’il en soit, elle ferait quelques recherches après cette soirée. Parce que laisser la jeune femme dans une situation aussi dangereuse n’était pas son genre. Bon, cela l’avait été, parce qu’elle l’avait clairement abandonnée lorsqu’elle n’était pas parvenue à lui faire entendre raison au sujet de la Résistance. Alors, la sorcière avait simplement décidé de laisser tomber. Elle ne voulait pas voir sa mort tout en sachant qu’elle ne pouvait pas l’aider. Elle ne voulait pas la voir passer dans l’arène. Elle ne voulait pas à avoir à appuyer sur le bouton du piège la condamnant à mort.

Oui, Faith était ce genre de personnes. Elle était lâche par moment. Souvent même. Juste, elle savait très bien comment le masquer. Et puis, elle faisait bien trop peur physiquement, elle était bien trop intimidante pour que quelqu’un ne vienne fouiller de ce côté-là. En revanche, Maisy venait-elle de lui annoncer que le mec en question avait essayé de l’étrangler ? Et que ce n’était « PAS GRAVE » ?! Faith arqua un sourcil. Sérieusement…. Elle finirait par avoir une crise cardiaque avec la colère qui grimpait au fur et à mesure. Toutefois, tant qu’elle n’avait pas plus d’informations, elle ne pouvait pas agir. Alors, la jeune femme garda tout au fond d’elle, au risque que cela explose et que son interlocutrice en fasse les frais. Enfin, elle saura se contrôler. C’était ce qu’elle avait appris à faire durant sa période à Darkness Falls. Ne jamais dépasser la ligne. Savoir gérer ses émotions, qu’elles soient positives ou négatives. Faire en sorte qu’elles ne soient montrées qu’au bon moment. Pas une seconde en retard. Pas une seconde en avance.

La jeune femme se contenta d’afficher un sourire calme aux mots de Maisy. Les insultes envers le Gouvernement n’étaient pas la meilleure des choses si elle souhaitait vivre plus de cinq minutes. Heureusement, le lieu n’était pas très fréquenté et elles parlaient assez bas pour que personne ne leur prête attention. Et Faith n’aurait aucune hésitation à jouer avec l’esprit des gens présents, même si ce serait épuisant. Mieux valait ça à finir dans un cachot humide ou balancer dans une fosse commune. Encore une fois, la sorcière resta muette. Exprimer son propre avis sur la question était impossible. Car faire un choix entre un gouvernement corrompu et une résistance minable… Bon, elle ne sacrifierait pas sa vie pour l’une ou l’autre des idéologies. Pour le moment. Peut-être que d’ici quelques semaines, quelques mois, quelques années, elle aura changé d’avis. Tout dépendra des gens qu’elle rencontrera, elle le sait bien. Néanmoins, tant qu’elle ne trouverait pas une personne suffisamment charismatique pour la faire changer d’avis… Ce ne serait pas pour tout de suite. Les larmes manquèrent de couler sur les joues de May et Faith pinça les lèvres. Elle ne savait pas trop quoi faire lorsque quelqu’un se mettait à pleurer. D’autant plus lorsqu’il s’agissait de la jeune femme qu’elle aimait.

Cependant, elle finit par changer de sujet et la sorcière la laissa faire. Mieux vaudrait qu’elle évite de parler à ce sujet, son manque de douceur et de sociabilité entraînerait certainement des pleurs, chose qu’elle souhaitait éviter. Oui, tout le monde était un gamin à ses yeux. Cela se justifiait facilement. Elle avait vécu bien plus que beaucoup de personnes réunies ici. Elle était une ancêtre pour tous ces gens, bien que la plupart n’en aient même pas conscience. Windsor… Elle ne savait que penser de cet homme. Il jouait trop bien pour qu’elle lui accorde la moindre confiance. Beaucoup de personnes travaillant au Colosseum ne l’appréciaient pas, l’évitaient. Faith, elle, était entrée dans un jeu dangereux. Un jeu où le moindre faux pas pourrait la conduire droit en enfer. Néanmoins, il s’était glissé à l’intérieur aussi. Et elle avait les capacités de lui en mettre plein la gueule si besoin était. Oui, la jeune femme préparait tout. Chaque action était calculée. Parfois, elle avait l’impression de beaucoup trop le faire. Mais c’était devenu une seconde peau. Une protection. Que les gens avaient beaucoup de mal à cerner et qu’ils ne traversaient quasiment jamais, à son grand bonheur.

Elle ne s'était pas entraînée. Ca, c'était mauvais. Si on ne s'entraînait pas régulièrement, notre niveau finissait par diminuer. Et comme Maisy avait toujours accès son évolution sur une seule partie de ses pouvoirs, Faith était inquiète sur comment elle allait la retrouver. Il allait falloir tout recommencer. Et clairement, elle n'était pas la personne la plus pédagogue au monde, loin de là. Après tout, son propre apprentissage était tellement loin dans son esprit. Elle avait gardé les gestes, l'habitude, mais l'inculquer à d'autres était bien différent que le faire soi-même. Puis son interlocutrice n'était pas sûre d'en avoir terminé avec la Résistance. En fait, Faith la soupçonnait d'être toujours en contact avec celle-ci, bien qu'elle donne l'impression que non. Oh, et des doutes ? Mais de quel côté ? Envers qui ? Parfois, la sorcière aurait préféré que la jeune fille réfléchisse un peu plus. Face plus attention aux détails. Suivre la résistance était un choix louable et courageux, il fallait l'avouer. Mais telle qu'elle existait aujourd'hui, valait-elle la peine de mourir pour ? Certainement pas. Pas dans son opinion en tout cas.

Une fois encore, la jeune femme se contenta d'écouter. Elle voulait laisser le temps à son cerveau d'intégrer et d'analyser. Pour ne pas sortir de propos blessants. Maisy était la seule à avoir ce traitement de faveur. Celui où Faith faisait attention à ce qu'elle disait. Un mythe pour la plupart des gens qui avaient croisé sa route ces dernières années. Et même avant en réalité. Alistair... Bordel, ce connard. Elle avait longtemps eu envie de le faire souffrir, de le détruire à petit feu. Et de le tuer. Pour ce qu'il a fait subir à la brune face à elle. Et pourtant, Maisy lui pardonnait presque tout. Alors que la sorcière l'avait ramassée étant au fond du trou, souhaitant à peine continuer à vivre. Il avait fallu du temps, peut-être un peu de violence pour la remettre sur pied. Et elle continuait de croire les conneries de cet homme. Comme quoi, même ceux qu'on aime le plus mériteraient une bonne claque pour leur remettre les idées en place.

A cet instant, le serveur débarqua pour leur donner leur plat. Faith tendit la main pour attraper le sien sans vraiment y réfléchir. Sauf que May avait l'air d'avoir trouvé quelque chose d'intéressant à voir. La jeune femme posa précipitamment son assiette pour chercher ce qui avait pu attirer son attention à ce point. Puis la remarque de son amie aiguilla sa recherche. La bague offerte à leur date de rencontre. Faith n'avait jamais été quelqu'un de très sentimental mais elle n'avait jamais réussi à s'en débarrasser. Alors, elle l'avait gardé, au milieu de tous les autres bijoux un peu plus... Impressionnants. Puis la brune montra le bracelet en bronze qu'elle lui avait acheté en retour. Pas son style non plus. C'était un échange, elles portaient quelque chose qui plaisait finalement plus à l'autre qu'à elles-mêmes. Mais c'était ça l'amour aussi, non ? Quant à l'entraînement, elle ne dirait jamais non. Surtout si ça pouvait se finir dans une chambre... La sorcière s'apprêtait à lui répondre lorsque Maisy s'étira. Et qu'elle aperçut une cicatrice lui barrant la gorge. Son œil vira noir et elle perdit instantanément son sourire. Sur son visage, il n'y avait plus aucune trace de douceur. Son poing s'écrasa violemment sur la table, faisant se soulever pendant une fraction de seconde les couverts sur la table. Un verre se pencha et se brisa dans la foulée.

« Eh bien, je vois qu'il y a autre chose qui est passé à la traque de tes explications... Que s'est-il passé ? Qui t'a fait ça ? »

Et Faith espérait réellement qu'elle lui répondrait. Parce que cette fois-là, elle n'irait pas par quatre chemins. S'il fallait qu'elle utilise ses pouvoirs sur Maisy, elle le ferait. Parce qu'elle se doutait que cela avait un rapport avec la résistance. Et ça expliquerait son soudain rangement du côté du Gouvernement alors qu'elle était toujours contre lui. C'était mal de mentir. C'était mal de cacher, de dire que tout s'était bien passé, alors que ce n'était clairement pas le cas. La sorcière sentait son cœur s'accélérer sous l'effet de la colère. Une colère froide, qui l'envahissait petit à petit. Néanmoins, il fallait aussi qu'elle réponde au reste des questions, interrogations, affirmations. Sauf qu'elle le ferait sans humour, sans sourire, sans diplomatie. Réveiller ce côté de Faith n'était pas une bonne chose. Et la vision de la cicatrice supposément mortelle avait eu un effet radical.

« Si tu veux avoir plus d'informations par rapport à l'arène, je sais que Dariya s'en occupe. Peut-être que moyennant quelques services ou quelques billets elle serait capable de lâcher quelques informations. C'est vrai qu'avec de tels encouragements, il s'en sortira forcément. Tu ne peux que croire en lui ou prier pour qu'il y ait en effet une parade dans ces arènes ! »

Elle l'avait dit, elle avait perdu son sang-froid. Peut-être qu'elle blesserait Maisy au cours de leur discussion. Qu'importait. La brune avait certainement failli mourir à cause de ses conneries. Oh, peut-être que Faith en était responsable d'un côté. Elle n'aurait pas dû la quitter comme cela. Elle aurait dû être à ses côtés, l'aider. Sauf qu'elle avait beau avoir des pouvoirs et être puissante, elle ne pouvait pas tout empêcher ! Il y avait un moment où même elle ne pourrait rien faire. Et plutôt que de voir mourir Maisy sous ses yeux sans être capable de faire le moindre geste elle avait préféré partir et la laisser se gérer seule. Et voilà comment elle la récupérait. Avec des kilos en moins et une gorge tranchée. Bordel. Elle se mordit violemment la langue et laissa le goût du sang la calmer un minimum. Ce n'était pas le moment de regretter les mots qu'elle prononcerait non plus. Même si elle avait bien envie de la secouer.

« Oui, je vois bien que tu peux te débrouiller comme une grande. Dire que j'aurais pu te retrouver avec une tête en moins... Ca m'aurait fait une belle jambe. »


Le ton était redescendu doucement. Faith était du genre à éclater d'un coup, mais cela durait rarement dans le temps. Si on arrivait à passer sa phase, tout allait bien. Puisqu'elle tuait souvent les gens dans ces moments-là. C'était plus facile de régler les problèmes ainsi. Sauf qu'elle ne pouvait pas le faire avec May. Elle ne voulait pas le faire, puisqu'elle avait encore des sentiments à son encontre. Quoique, l'assassiner pourrait régler ça aussi. Mais elle ne s'y résoudrait jamais, qu'importait d'où viendrait l'ordre. Maisy était sa seule faiblesse apparente finalement...

« Il devait surtout penser que son statut de ministre et créateur du Colosseum le mettrait à l'abri de mes piques. Comme si cela suffisait pour gagner un quelconque respect. Mais il reste amusant donc ça va. »

Elle donnait l'impression d'avoir repris le contrôle, de s'être définitivement calmée et ce malgré son visage gravé dans le marbre. Glacial. Dans cette histoire, la jeune femme n'avait même pas mangé un seul morceau. Bon, elle n'avait plus faim de toute façon.

« Pour l'entraînement, je ne dirai pas non. Mais seulement si tu me promets de faire plus attention à toi. Je n'ai vraiment pas envie de te perdre à cause d'une cause perdue... »

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No one stills the fire in our heart |Maisy|

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