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  A l'heure des ratons laveurs • Helios&Perséphone

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↳ Opinion Politique : A l'intérieur du Gouvernement il fait bien chaud, c'est cool
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↳ Playlist : Heaven Knows - The Pretty Reckless ◊ Do I Wanna Know - Arctic Monkeys ◊ Bad Blood - Bastille ◊ Lose Your Soul - Dead Man's Bones ◊ Born Again Teen - Lucius
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MessageSujet: A l'heure des ratons laveurs • Helios&Perséphone   Mer 5 Oct - 11:02


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   Tant de temps passé à rêver de cette vengeance et depuis qu'elle était en marche je n'avais de cesse de m'en délecter. Andrew, notre famille, son petit ami... J'enlevais lentement à Seraphina toutes les choses qui pouvaient lui avoir un jour tenu un tant soit peu à cœur. Je savais bien que ma monstrueuse sœur ne tenait pas à grand chose dans sa vie, mais je me devais d'être méticuleuse. Il fallait retirer toutes les choses auxquelles elle pourrait s'attacher en désespoir de cause. Toutes. Son ancien mari faisait avec mon aide de leur divorce un enfer, son quasi petit ami en avait embrassé une autre sous ses yeux... Et quand a mon dernier méfait en date, il n'était pas des moindres : son travail. Elle qui, et je l'avais vu de mes yeux, se passionnait plus pour son métier que pour la plupart des êtres humains... Il y avait quelques nuits de ça, j'étais rentrée par effraction dans son cabinet d'architecture et je m'en étais clairement donné à cœur joie. Le tout devant ressembler à un braquage, j'avais également saccagé le coffre fort de son bureau, mais j'avais surtout profité de ma présence sur les lieux pour vider des dossiers entiers, les mélanger, faire disparaître ceux qui m'avaient paru les plus importants et le tout dans un fou rire continuel, trop heureuse que les technologies ne soient plus assez accessibles pour permettre à tout le monde d'installer une foule de caméras de surveillances. J'étais passée inaperçue. Enfin moi, pas mes actes. Le journal était pour moi rarement intéressant, cependant le lendemain de cette nuit là, il m'avait semblé plus que passionnant !
   Mais en réalité, j'attaquais maintenant le plus palpitant : la collection d'art de ma chère sœur. Ces tableaux qu'elle avait toujours tant adoré. Des originaux dont la perfection ne trompait pas les connaisseurs. Et j'allais les brûler. Les faire disparaître à jamais.
   Je connaissais l'adresse de ma chère sœur. Ainsi que ses horaires. Elle qui était réglée comme une horloge Suisse... Tous les soirs elle rentrait bien après la nuit tombée et j'avais espéré qu'avec tout ce qu'elle avait à régler avec la profanation de son royaume professionnel, elle rentrerait plus tard encore qu'à son habitude. J'avais testé ma théorie la veille de mon effraction et comme j'avais eu raison, j'avais tablé sur le fait d'avoir une fois encore cette chance. Le seul soucis était que je ne connaissais pas la configuration de la demeure de ma chère sœur alors j'espérais simplement tout trouver rapidement et sans encombres. M'inviter chez ma sœur pour une visite guidée aurait été trop douteux, pas assez prudent.

   J'arrivai devant la grande maison victorienne de ma sœur. Le moins qu'on puisse dire était que ma jumelle ne vivait pas dans la pauvreté. Finalement, c'était peut-être la maison entière que je devais brûler, ce serait bien moins suspect, plus amusant aussi peut-être...
   J'étais habillée toute en noir, un grand manteau sur le dos. Evidemment le tout n'étant pas de ressembler à une voleuse amateure ni à catwoman, il fallait que si l'on me croise dans la rue on ne puisse se douter de rien.
   Mes pas m'avaient automatiquement conduite à l'arrière de la maison, faisant attention à où je mettais mes pas tout en inspectant attentivement chacune des fenêtres pour m'assurer qu'il n'y avait personne à l'intérieur. Une fois arrivée dans le jardin, je m'approchai des fenêtres, poussant l'une après l'autre dans l'espoir qu'une aurait malheureusement été laissée ouverte. Après tout, on avait le droit de rêver... Bien entendu, il n'était pas question de briser une des vitres : si je pouvais faire croire à un incendie accidentel, je n'allais pas m'en priver ! Et s'il y avait là des caméras, elles allaient brûler jusqu'à ce qu'il ne reste plus aucun moyen d'en récupérer le film... Il allait donc me suffire d'enfoncer la porte arrière puis de trouver d'où faire partir le feu pour être sûre que les tableaux soient atteints à temps. Prenant un peu d'élan, je me préparai à donner un coup de pied au niveau de la poignée de la porte quand un mouvement juste à ma droite attira mon attention, me stoppant net dans ma tentative d'effraction.
   Surprise et quelque peu inquiète je reculai d'un pas pour lui faire face tout en gardant une certaine distance de sécurité.

  - Bonsoir... On n'a pas été présentés je crois ?

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MessageSujet: Re: A l'heure des ratons laveurs • Helios&Perséphone   Mer 5 Oct - 11:09

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They hated every part of me, expect me to forget it. They tried so hard to bury me but I survived it every time, convicted of every crime. Silently doing time… But when I get outta here I wanna make it clear, vengeance is mine…To forgive is divine but vengeance is mine.

Une flamme. Puis, l’incandescence rougeâtre de bout de la cigarette qui reposait entre les lèvres rosées d’un homme à l’abri sous le manteau qu’offrait l’obscurité de la nuit. Les traits tirés de son visage partiellement visibles à chacune des bouffées prises. L’épaisse fumée emplissait ses poumons tandis qu’il appréciait le rythme régulier des palpitations de son cœur. Evènement rare. Un épais dossier pour seul compagnon, il s’éloigna de la grosse cylindrée sur laquelle il s’appuyait, ne supportant plus la chaleur émanant du moteur. Son intellect et ses dons pour l’informatique lui avait permis de trouver la plupart des informations dont il avait eu besoin. D’une part, pour faire taire ses doutes. D’autre part, pour avoir en sa possession suffisamment d’arguments et de preuves pour venir à bout de ceux de celle qu’il espérait trouver ce soir. Son identité avait été facile à vérifier quant à obtenir son adresse, ce fut un jeu d’enfant. Pour ce qui était de remonter sa lignée, cela s’avérait bien plus complexe. Helios avait besoin de Sera pour venir à bout de l’énigme qui maintenait sons subconscient en éveil permanent. Surplombant l’impressionnante bâtisse, il observait les lieux avec attention et une certaine admiration. Peu adepte d’architecture, ce dernier ne put s’empêcher d’approuver le goût avec lequel avait été construite la demeure. Un détail attira cependant son attention. L’absence de véhicule. Malgré l’heure tardive, Sera ne semblait pas être chez elle. Il n’en fallut pas plus pour attiser la colère sensible du Hellraiser. La moindre contrariété, aussi infime soit-elle, déclenchait la mauvaise humeur de ce dernier.

Du bout de sa botte, il écrasa le mégot d’un geste rageur dans un bruyant soupir. Ce n’était pas le moment d’être la proie de ses émotions. Se maîtriser. La patience n’était pas son fort mais il n’avait pas d’autre choix à disposition. Faute de mieux, Helios se remit en marche en trainant des pieds pour rejoindre l’entrée afin de trouver un endroit pour y attendre la propriétaire. Toutefois, un mouvement au loin suivit du bruit de pas rapides éveilla ses sens aiguisés… Si Sera n’était pas là… Qui y était ? Sans attendre que la vérité lui tombe toute crue dans le bec, Helios se dirigea vers la source de son inquiétude. Un agent du gouvernement. Un ennemi. Un ami. Il ne disposait pas de grand-chose pour deviner l’identité de celui qu’il pourchassait, pour autant, il ne ralentit pas son allure. Avec discrétion, il s’approchait usant de l’ombre pour se dissimuler à la vue d’un possible cambrioleur. Déjà, l’adrénaline se déversait en lui par vagues successives. Les prunelles azuréennes distinguaient ce même éclat d’or au sein d’une chevelure semblant féminine… Le parfum, cependant, différait de celui que portait Sera. Dos au mur qui menait à l’arrière de la maison, l’ingénieur y déposa les précieux documents avant de sortir de sa cachette. La jeune femme s’était mise en position face à la porte et tout indiquait qu’elle s’apprêtait à défoncer la porte. Sourcil arqué. Lèvres fendues d’un sourire moqueur. Helios croisa les bras sur son torse, préférant ne pas adopter un comportement agressif… Pour l’instant. Il lui fallait jauger intelligemment la situation et l’ennemi. Pas de précipitation.

La supposée cambrioleuse de détourna finalement de l’objet de ses convoitises en décelant la présence d’Helios qui se tenait à bonne distance. L’anxiété pouvait facilement se lire en elle malgré l’apparente décontraction de ses mots. « Bonsoir. Je crois que vous vous trouvez actuellement sur une propriété privé. » Utilisant la même formulation pour en accroître l’incohérence, il en profita pour avancer d’un pas. Avec un certain amusement, il se plaisait à imaginer les nombreux rouages de son cerveau se mettre en action pour trouver une échappatoire. « Je connais l’actuelle propriétaire et même si je dois avouer que vous entretenez toutes deux une certaine ressemblance, la façon dont vous vous apprêtiez à entrer m’indique que vos intentions sont… Mauvaises ? » Sa voix rauque teintée d’humour contrastait avec la lueur qui vacillait au sein de ses prunelles devenues plus sombres. En décroisant ses bras, il s’avança encore un peu de façon à ce qu’il ne reste qu’un mètre entre elle et lui. Derrière elle, un mur. Devant elle, un inconnu. Réduire son champ d’action et le nombre de ses possibilités pour lui faire passer l’envie d’user du mensonge… Elle ne savait pas encore qu’Helios, en plus d’être physiquement compétent, était un véritable détecteur de mensonge. « Qui êtes-vous ? Et que faites-vous ici ? Je vous conseille de bien réfléchir à la réponse que vous me donnerait. Je n’aime pas être pris pour un con. Vraiment pas. » Son ton baissa d’un octave alors que toute trace de plaisanterie avait disparu. Finalement, il n’allait peut-être pas s’ennuyer tant que ça en attendant le retour de Sera…
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MessageSujet: Re: A l'heure des ratons laveurs • Helios&Perséphone   Mer 5 Oct - 11:16


Helios&Perséphone




Après tout, peut-être que j'étais tombée là sur un pyromane, par le plus grand des hasards ! J'observai l'homme que je voyais maintenant un peu mieux et en vint rapidement à la conclusion qu'il m'était parfaitement inconnu et que malheureusement pour moi, il n'était pas entrain de jouer habilement avec un briquet. J'en lâchai un petit soupire de déception.
Bon, mais s'il n'était pas pyromane, alors quoi ? La sécurité de ces bâtisses était-elle à ce niveau de perfection que chaque maison avait son propre gardien ? Avais-je déclenché une alarme sans m'en apercevoir ?

« Bonsoir. Je crois que vous vous trouvez actuellement sur une propriété privé. »


Merci Sherlock, je me doutais bien qu'il ne s'agissait pas là du supermarché du coin. Je continuais pourtant de lui sourire d'un air détendu. Après tout pour l'instant, on ne pouvait rien me reprocher à part d'être dans le jardin de mon architecte !

« Je connais l’actuelle propriétaire et même si je dois avouer que vous entretenez toutes deux une certaine ressemblance, la façon dont vous vous apprêtiez à entrer m’indique que vos intentions sont… Mauvaises ? »

La Perséphone qui vivait dans ma tête manqua de s'étouffer à la mention de la ''certaine ressemblance''. Moi qui pensais que la chirurgie et les années passées en Enfer m'avaient bien plus changée que ça... Ou alors aux yeux du monde entier toutes les blondes se ressemblent ! Franchement, je ne voyais pas d'autre raison car à part ça, en tout point je m'estimais différente de ma sœur.

- Je connais également l'actuelle propriétaire...

Non mais il allait la ravaler sa supériorité ? Il n'était pas le seul à connaître Seraphina. Et puis d'abord je l'avais connu avant lui ! Alors que son altesse descende de ses grands chevaux avant que je ne lui coupe la tête en même temps qu'à celles de ses montures.
Toujours sourire au visage.

- Et je trouve ça très mal de tirer des conclusions hâtives !

Oui certes, je tournais autour du pot et pourtant, je n'en n'avait clairement pas le temps ! Mais enfin on m'apportait un divertissement humain et plutôt charmant, comment y résister ? Moi qui pensais que j'allais avoir à faire la discussion avec les meubles pendant toute la soirée...
L'homme était maintenant tout près de moi et j'avais tout loisir de le détailler. Non, définitivement je ne l'avais jamais vu avant et c'était fort dommage que nous ne nous soyons pas rencontrés dans de meilleures conditions.

« Qui êtes-vous ? Et que faites-vous ici ? Je vous conseille de bien réfléchir à la réponse que vous me donnerait. Je n’aime pas être pris pour un con. Vraiment pas. »


Ce ton supérieur, ça commençait vraiment à me taper sur les nerfs quand bien même je ne le laissais pas entrevoir. On aurait dit que j'étais une petite fille arrêtée la main dans le sac à bonbons ! J'en avais torturé pour moins que ça à Darkness Fall mais ça, c'était une autre époque encadrée par d'autres règles...

- Et vous qui êtes vous ? Vous êtes le garde du corps de Seraphina ? Un policier ? L'agent de sécurité de la maison ? Un détective privé peut-être ? Parce que pour quelqu'un qui se trouve lui aussi sur une propriété privée, je trouve que vous posez beaucoup de questions...

Lui avait peut-être perdu son sens de l'humour phrase après phrase, mais moi, il m'en fallait plus que ça pour que mon amusement me quitte. Je sentais venir la suite des événements comme une évidence : ce genre d'homme n'aimait pas qu'on leur résiste, ils devaient avoir un complexe d'infériorité je ne savais trop où ou une histoire triste impliquant la mort d'une femme qui leur avait été proche blablabla toujours la même chose avec tout le monde que j'avais jamais rencontré. Du coup, ça finissait en acte violent ou en paroles crues et menaçantes pour me faire cracher le morceau. C'était du tout vu. Il me fallait donc anticiper.

- Et on se calme avec les menaces, les plaquages contre le mur, les sorties de menottes et tout ces trucs. Je suis un peu fatiguée, vous m'avez l'air... Hum... Épuisé disons...

Aucune idée, simple déduction du fait que je me disais que le monde entier était tout le temps fatigué.

- Alors faisons les choses simplement. Vous allez arrêter de faire les gros yeux et la grosse voix, de toute façon, ça ne marche pas sur moi. Donc, je m'appelle disons... Madame Smith, enchantée, et vous ?

Ma parole, depuis quand n'avais-je pas été aussi effrontée ? Ce n'était pourtant pas du tout dans mes habitudes... Ma voix était calme, une provocation digne d'une habitué du jeu avec toujours une note de plaisanterie dans la voix, comme si tout n'étais qu'une blague... Mais j'avais quand même pris les rênes en main... C'était surement parce que cet homme menaçait dangereusement mon plan et ma soirée feu d'artifices... Je pouvais d'ailleurs à coup sûr tirer un trait là dessus pour ce soir et ça, ça me contrariait pas mal...

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MessageSujet: Re: A l'heure des ratons laveurs • Helios&Perséphone   Mer 5 Oct - 14:07

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They hated every part of me, expect me to forget it. They tried so hard to bury me but I survived it every time, convicted of every crime. Silently doing time… But when I get outta here I wanna make it clear, vengeance is mine…To forgive is divine but vengeance is mine.

Agacement. Ironie. Amusement. Les nombreuses émotions contradictoires qui transparaissaient aux yeux d’Helios ne fit qu’accroître sa curiosité grandissante. La possible voleuse faisait preuve d’un certain aplomb si l’on considérait l’inconfortable position dans laquelle cette dernière se trouvait. Prise la main dans le sac. Sans doute essayait elle de gagner du temps… Vaine tentative. Mais si elle voulait jouer… Un adversaire de taille lui faisait face. Impassible, l’ingénieur observait ses moindres faits et gestes tout en analysant les mots qu’elle proférait afin d’en tirer le vrai du faux. Connaître l’actuelle propriétaire n’en faisait pas pour autant une potentielle amie de Seraphina. Quelque chose… Un tout petit quelque chose… Dans sa façon de se tenir, ou de s’exprimer… Intimait la plus profonde méfiance au Hellraiser. Arquant un sourcil face à la véhémence de son vis-à-vis, Helios afficha un sourire en coin. « Ce que je trouve mal, c’est d’essayer d’entrer chez quelqu’un à coup de pieds et de demander par la suite qu’on lui accorde le bénéfice du doute. » Déclara-t-il ironiquement, sans trace d’animosité. La mystérieuse lueur qui animait les prunelles claires de la demoiselle fit naître plus d’une interrogation supplémentaire… « Habituellement, lorsque l’on veut rendre visite à un proche, on se contente de sonner à la porte d’entrée. On ne se faufile pas dans le noir en direction de l’arrière de la maison pour y pénétrer en défonçant une porte… Non ? » Demanda-t-il sans dissimuler la stupidité apparente de sa question. A vrai dire, l’ingénieur prenait un malin plaisir à tourner la demoiselle en dérision. Lui qui pensait devoir attendre impatiemment le retour de Seraphina, voilà qu’une source de distraction apparaissait. Peut-être même qu’il aurait le temps de nourrir son démon avant l’arrivée de la propriétaire… Avec un peu de chance.

En la poussant de la sorte dans ses retranchements, l’exaspération semblait pointer le bout de son nez pour le plus grand plaisir du monstre qui habitait Helios… Mauvaise idée que d’aguicher ainsi la bête ensommeillée… Usant une nouvelle fois de l’humour pour détourner les soupçons grandissant du Hellraiser, elle posa à son tour les questions qui lui brûlaient les lèvres et qui lui accordaient de nouveau un temps précieux pour se sortir de ce mauvais pas. Ainsi, il prit le parti de ne piper mot. Attendant lui-même qu’elle réponse à ses propres demandes. Il n’allait tout de même pas maculée la belle pelouse de Sera du sang d’une innocente… Pas vrai ? Cette idée seule suffit à faire naître un nouveau sourire sur les lèvres rosies du jeune homme. Le jeu du chat et de la souris semblait bel et bien engagé. Afin de faire preuve de bonne foie, ou plutôt de le lui faire croire, il consentit à reculer d’un pas. Tête penchée sur le côté, Helios accueillit ses nouvelles paroles avec d’autant plus d’ironie. Epuisé disait-elle ? Si seulement elle savait… Préférant balayer d’un nouveau silence les banalités dont elle usait, il préféra se concentrer sur la suite de ses mots. « Madame Smith… ? Vous n’avez vraiment pas trouvé mieux que ça ? Je suis quelque peu… Déçu. » Déclara-t-il en faisant la moue.

Décidément, elle semblait avoir la ferme intention de lui compliquer la tâche. Contrairement à elle, il avait tout son temps. Et s’il ne parvenait pas à lui faire cracher le morceau en conversant, la force serait une alliée utile. Un soupir las outrepassa la barrière de ses lèvres. Il décroisa les bras afin de sortir son téléphone portable qu’il mit à hauteur du visage de l’inconnue et prit quelques clichés rapides. « Je m’appelle Helios Pygmalion et, accessoirement, je bosse comme administrateur systèmes et réseaux pour le Gouvernement. Un terme pompeux pour dire que je suis un crack en informatique. » Affichant une mine réjouie, il rangea son cellulaire pour ensuite enfoncer ses deux mains dans les poches arrière de son jean adoptant ainsi une posture nonchalante qui le caractérisait. Non seulement il n’avait besoin que d’une photo pour obtenir les informations qu’il souhaitait mais, qui plus était, se mettre à dos un employé du Gouvernement était une foutue idée de merde. « Donc. Comme je le disais, je n’aime pas que l’on me mente. »

On ne pouvait décemment pas lui reprocher d’y mettre de la mauvaise volonté contrairement à la blonde qui continuait son petit manège sans se rendre compte du pétrin dans lequel elle venait tout juste de se mettre. Douleur… Souffrir… Ces tortueux murmures refirent surface. Sa veine temporale gonfla immédiatement tout comme l’ensemble de ses traits se crispait à mesure que le temps défilait. Pas maintenant. Pas comme ça. Serrant les dents, Helios perdit son sourire sous la souffrance que lui octroyait la soudaine migraine. « Donc. Reprenons. Qui êtes-vous ? Et que faites vous ici ? » Plus froid, Helios n’en était pas pour autant menaçant il perdait juste peu à peu la patience qui persistait en son sein…
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MessageSujet: Re: A l'heure des ratons laveurs • Helios&Perséphone   Mer 5 Oct - 21:07


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Peut-être que ce qui me permettait d'avoir une si grande confiance en moi - à part ma folie - était la pensée que si j'étais arrivée cinq minutes plus tard, ça aurait peut-être été moi qui aurait prit cet homme la main dans le sac et non l'inverse ! Franchement, il n'avait rien ni d'un agent de protection ni d'un policier... Ce qui voulait un peu dire la même chose aussi... D'ailleurs, note à moi-même : prendre un costume de milicien pour la prochaine fois que j'irais fouiller chez des gens au beau milieu de la nuit. On avait certainement moins tendance à poser des questions à des gens censés faire régner l'ordre et la paix... Et qui étaient armés jusqu'aux dents.

« Ce que je trouve mal, c’est d’essayer d’entrer chez quelqu’un à coup de pieds et de demander par la suite qu’on lui accorde le bénéfice du doute. »


- Si elle avait laissé une fenêtre ouverte on n'en serait pas là...

Les mots s'échappèrent comme un grognement. Non mais sérieusement, si elle avait laissé les clefs sous un pot de fleurs j'aurais volontiers utilisé la manière douce, c'était pas faute de volonté ! Mais je connaissais Seraphina et elle n'était clairement pas du genre risquer de laisser ses affaires personnelles à la portée de quiconque et d'un côté, je ne pouvais pas lui donner tord parce que vu comment elle traitait les gens, elle avait tout intérêt à faire attention à elle et à ses trucs ! Enfin soit dit en passant, moi aussi depuis que j'étais revenue de DF je faisais un peu plus attention à mes affaires... D'un autre côté, la dernière fois que j'avais laissé trainer ma vie, ma sœur avait joué avec et l'avait cassée...

« Habituellement, lorsque l’on veut rendre visite à un proche, on se contente de sonner à la porte d’entrée. On ne se faufile pas dans le noir en direction de l’arrière de la maison pour y pénétrer en défonçant une porte… Non ? »

- Et vous j'imagine que vous aimez faire le tour d'une maison avant de sonner à la porte d'entrée pour rendre visite à votre proche ?

Non parce que là, vraiment, on n'était pas vraiment au niveau de la porte d'entrée. Toujours pas de réelle agressivité dans mon ton, j'aimais juste à reprendre chaque chose qu'il disait, d'un côté parce que le contraire aurait été très mal poli, d'un autre parce qu'en plus, le tout s'appliquait parfaitement à lui aussi ! Evidemment, l'hypothèse qu'il m'ait vu fuir dans le jardin et qu'il m'ait suivi jusqu'ici n'était pas négligeable. Mais le scénario était trop banal et je n'allais clairement pas m'abaisser à l'évoquer ! Et puis honnêtement, il avait bien trop l'air d'entrer dans mon jeu pour ne pas que je fasse quelques petits efforts...
D'ailleurs, il était si bien lancé dans la partie qu'il en avait déjà adopté toutes les règles et pendant un instant, je cru qu'il allait lui aussi garder son identité secrète.
A sa remarque sur mon nom d'emprunt je me renfrognait un peu en affichant une mine boudeuse. Le beau gosse avait raison, j'aurais du dire Madame Torrance, ça aurait été plus sympa ! En même temps, ceux qui s'appelaient vraiment Smith devaient avoir la vie sacrément dure...

Soudain, avant même que j'ai le temps de réagir, l'individu avait saisi son portable pour faire des photos tout en me sortant sa tirade hypnotique à visée de diversion. Et avant même que j'ai le temps d'esquisser le mouvement pour attraper l'objectif, il était déjà de nouveau ranger dans une de ses poches.

« Je m’appelle Helios Pygmalion et, accessoirement, je bosse comme administrateur systèmes et réseaux pour le Gouvernement. Un terme pompeux pour dire que je suis un crack en informatique. Donc. Comme je le disais, je n’aime pas que l’on me mente. »

- OK. Maintenant je m'en fiche complètement, vous me rendez ce téléphone et les photos qu'il contient.

Non mais sérieusement c'était bien drôle de détourner l'attention, de me donner des informations inutiles mais ça, ça n'allait pas. Consciente que même si je lui sautais dessus pour qu'on se roule dans l'herbe et que j'ai un semblant de chance de lui attraper son portable, avoir ensuite le temps de le détruire serait difficile, je sortis donc également le mien. Fit une photo en lui cramant au passage, je l'espérais, la rétine à l'aide du flash puis planquai à nouveau l'appareil.

- Bien, génial, maintenant j'ai un souvenir de vous, vous avez un souvenir de moi, c'est parfait ! On est quittes !

L'homme eu soudain l'air mal en point. Comme si un mal l'avait saisi. C'était bizarre pourtant, je ne lui avait encore rien fait !

« Donc. Reprenons. Qui êtes-vous ? Et que faites vous ici ? »


Son attitude avait changée. Peut-être en avait-il marre de jouer. Le temps pressait ? Allait-il bientôt se transformer en loup garou ou perdre sa chaussure de verre ?
Je lançai un rapide coup d'oeil à la lune, juste pour vérifier. Heureusement, il n'y en avait là qu'un croissant. On avait échappé belle !

- Non mais sérieusement. Donnez moi une bonne raison de vous dire tout ça ? Moi non plus je ne sais toujours pas qui vous êtes ! Ca se trouve vos raisons d'être ici ne valent pas mieux que les miennes.

Inspiration. Expiration. Il avait l'air déjà assez agacé comme ça, il fallait que je compense.

- Vous allez me menacer de montrer vos photos à Seraphina ? D'accord, elle me verra moi, derrière sa maison. C'est du lourd tout ça ! Puis comme ça après je pourrais lui montrer mes photos et comme ça elle verra que vous et moi on était derrière sa maison !

Et ensuite on pourrait se disputer nos billes dans la cour de récrée. Bon, ce n'était pas tout ça, mais mine de rien, le temps passait quand même et ce beau jeune homme avait beau ravir mes sens, il allait quand même falloir avancer à un moment ou à un autre !

- Bon écoutez. Soyons équitables, vous m'avez dit votre nom, à moi de vous dire le mien. Diane Blackwood et je suis une des clientes de Seraphina. Maintenant dites moi ce que vous faites ici et puis ce sera mon tour.

Tout ça me semblait honnête, surtout qu'en soi, je lui avais aussi pour ma part dit la vérité. Depuis que j'étais revenue, le nom de Persephone Wilson n'avait figuré sur aucun papier. En revanche, celui de Diane Blackwood était bien dans l'annuaire professionnel de ma chère sœur...
Quoi qu'il en soit, échange de bon procédés. Je ne lui dirais que ce qu'il y a à savoir. Il manquait plus qu'à voir si ce jeu là, il accepterait d'y jouer...

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MessageSujet: Re: A l'heure des ratons laveurs • Helios&Perséphone   Jeu 6 Oct - 17:24

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perséphone & helios
They hated every part of me, expect me to forget it. They tried so hard to bury me but I survived it every time, convicted of every crime. Silently doing time… But when I get outta here I wanna make it clear, vengeance is mine…To forgive is divine but vengeance is mine.

Piètre menteuse. L’ensemble de la pilosité du jeune homme s’hérissait à la moindre mimique négligemment exécutée. Son discours comportait suffisamment d’incohérence pour accroître sa méfiance naturelle, tout comme sa tenue passe-partout uniquement composée de noir. Il y avait clairement de quoi se questionner sur les intentions premières de la demoiselle. Un froncement de sourcil accompagna l’aveu à demi mot dévoilé… Amateur. A quoi bon faire preuve de menaces et autres déferlements de violence lorsque l’on vous rendait les choses aussi aisées. L’apprentie cambrioleuse perdait peu à peu de sa superbe au fil de leur conversation ce qui confortait l’esprit analytique de l’ingénieur… - Et vous j'imagine que vous aimez faire le tour d'une maison avant de sonner à la porte d'entrée pour rendre visite à votre proche ? Sa patience commençait doucement mais sûrement à s'amenuiser. Elle jouait dangereusement avec les nerfs déjà mis à rude épreuve par ce parasite hantant l’âme souillée de son hôte… Contrairement à elle, ce dernier n’avait rien à cacher et sa présence sur les lieux du crime n’indiquait en rien ses « mauvaises » intentions, ni même son comportement. « La voiture de Seraphina n’étant pas présente j’ai supputé qu’elle devait être rester plus tard au bureau, j’ai donc entrepris de l’attendre pour discuter d’une affaire qui ne concerne qu’elle. Puis, une silhouette est apparue dans mon champ de vision. A sa façon de se déplacer ainsi qu’à la direction prise, j’ai voulu vérifier qu’il ne s’agissait pas là d’un voleur… Quelle n’a pas été ma surprise de découvrir, non pas « un », mais une voleuse. » Echec et mat. Tournant de nouveau la rocambolesque situation en dérision, son ton se voulant passablement sarcastique. La blonde usait avec abus de l’humour, sans doute un mécanisme de défense savamment érigé au préalable.

Les événements se déroulaient non pas comme il l’avait initialement prédit mais prenait une direction qui convenait tout à fait à l’accusateur. Le petit jeu prenait de l’ampleur, tout deux s’engageant au sein d’une bataille rangée à base de répliques cinglantes et autres questions aussi pertinentes qu’inutiles. Noyer le poisson pour mieux le sortir de l’eau. Ceci étant, la fameuse madame Smith – un manque d’imagination aussitôt reproché – sous-estimait clairement son adversaire… Un vulgaire cellulaire pouvait tout faire basculer. Les quelques clichés se retrouvant à l’abri des mains baladeuses de celle lui faisant face, une expression outrée déformant ses traits fins. - OK. Maintenant je m'en fiche complètement, vous me rendez ce téléphone et les photos qu'il contient. Glaciale, le jeu ayant sans doute dépassé les limites qu’elle s’était fixée, la blonde fulminait intérieurement. Son bourreau se plaisait à imaginer de la fumée sortant du nez et des oreilles pour accompagner le rouge significatif qui aurait teinté l’ensemble de son visage. Hilarant. En réalité, il n’avait que faire de ses clichés cela n’avait été qu’un test de plus. Mauvaise joueuse, ou tout simplement revancharde, elle s’empara de son propre téléphone pour immortaliser le Hellraiser… Et si… Non… Impossible… Priant pour ne pas qu’un autre que lui ne s’affiche sur la photographie, Helios rejeta les chuchotements de la vermine grouillant en son être… - Bien, génial, maintenant j'ai un souvenir de vous, vous avez un souvenir de moi, c'est parfait ! On est quittes !

Le cœur au bord des lèvres. La sueur perlant à ses tempes. Presque immédiatement suivis du tremblement discret de ses membres supérieurs… Parvenir à garder le lion en cage s’avérait être une bataille perdue d’avance. Il en avait conscience. Le temps n’était pour lui qu’un ennemi de plus. Sa vie se brouillait. Un odieux bourdonnement entravait son ouïe, ne percevant plus que des bribes décousues du discours qu’elle lui servait, Helios perdit le fil de la conversation. - Vous allez me menacer de… vous et moi on était derrière sa maison ! … Diane… clientes de Seraphina … ce que vous faites ici … mon tour. Sans prendre la pleine mesure de ces babillages approximatifs, paupières closes, il priait vainement l’ensemble des divinités connus afin d’obtenir un répit salvateur… Mourir. Sang. Ce maléfice finirait d’achever le pauvre homme aux prises avec sa conscience anémiée. Un pas en avant. Puis deux. Ses globes s’ouvraient pour mieux observer sa prochaine victime… Sans même laisser les quelques secondes nécessaires à la compréhension de Diane, l’une des mains d’Helios s’éleva pour venir emprisonner de ses longs doigts le cou blanchâtre de la demoiselle. « Assez jouer. » Grogna-t-il entre ses dents.

L’épiderme se teintait de noir à mesure que la prise s’accentuait. L’odeur nauséabonde de pourriture qui s’en dégageait occasionna un haut le cœur au Hellraiser qui pourtant affichait un sourire satisfait à la vue de la lente décomposition des chairs… « On va repartir de zéro. Je crois que jusqu’ici je ne me suis pas bien fais comprendre. C’est moi qui pose les questions et, docilement, vous y répondez. » Articula-t-il avec peine, le venin luciférien se répandait en ses veines semblable à de la lave en fusion. Pupilles outrageusement dilatées, sa vision en était partiellement altérée rendant floue les éléments se trouvant en dehors du visage de son vis-à-vis. « Qu’est-ce que tu comptais faire avant que j’arrive ? Je préfère ajouter que c’est ta dernière chance de me dire la vérité. » Son ton ne laissait planer aucun doute sur la menace qui planait à présent au-dessus de Diane. La patience était un art qu’Helios ne maîtrisait pas… Pas du tout même.


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MessageSujet: Re: A l'heure des ratons laveurs • Helios&Perséphone   Sam 5 Nov - 20:50


Helios&Perséphone




''Supputé'' ! Cette agaçante créature aussi dérangeante qu'un moustique enfermé dans une chambre à l'heure du couché avait supputé ! Nulle doute que l'ancienne Perséphone aurait adoré l'utilisation d'un tel vocabulaire... Moi, ça ne me donnait l'impression que d'un homme imbu de sa personne qui tentait d'asseoir sa domination de toute les manières possibles... S'il avait des problèmes d'égo, c'était un psychologue qu'il aurait du aller emmerder ce soir. Pas moi.

« Assez jouer. »

Soudain, l'homme s'était rapproché. Son visage s'était assombri, ses traits s'étaient durcis. Il me saisi à la gorge avec la rapidité d'un aigle fondant sur sa proie. La douleur se fit ressentir immédiatement. Mais ce n'était pas une douleur habituelle. C'était plus vif, plus brûlant encore. Comme si ma peau était entrain de fondre sous ses doigts.
Automatiquement, mes mains s'agrippèrent à son poignet. Je suffoquais.

« On va repartir de zéro. Je crois que jusqu’ici je ne me suis pas bien fais comprendre. C’est moi qui pose les questions et, docilement, vous y répondez. »

Il m'était difficile de me concentrer sur ce que l'homme disait mais une chose était certaine, c'étaient des paroles menaçantes. Menaçantes et pas gentilles. Sous le coup de la panique, l'ancienne Perséphone reprit un instant sa place. Les larmes emplirent ses yeux tandis que la douleur ne se faisait que plus intense et qu'une odeur de mort commençait à les entourer.

« On va repartir de zéro. Je crois que jusqu’ici je ne me suis pas bien fais comprendre. C’est moi qui pose les questions et, docilement, vous y répondez. »

Reprenant le dessus je me mis à enfoncer mes ongles dans sa chair. J'avais trop mal pour articuler quoi que ce soit. Cet homme allait me tuer. Ce crétin inconnu avec un égo surdimensionné allait me tuer aussi rapidement et aussi bêtement que ma sœur l'avait fait. Mes mains remontèrent rapidement le long de la sienne. Je voulais l'enlever de ma peau. Je voulais partir aussi loin que possible de cette créature démoniaque semblable à celle que j'avais côtoyées pendant mes années d'enfermement à Darkness Fall. Mais lorsque mes mains atteignirent la base de mon cou, la consistance de ma peau fit grandir en moi une panique incontrôlable. J'étais tel un cheval qui court en plein incendie au lieu de s'en échapper et au lieu d'abandonner, j'enfonçai mes mains à travers ma peau pour retirer ses doigts. Puis je m'éloignai de quelques pas rapidement, le regard effaré collé à l'homme et les mains remontées autour de mon cou d'où une respiration rauque s'échappait.
Qu'avait-il fait ? Que m'avait-il fait ?
Au bout de quelques secondes, la douleur se fit moins intense. Il me semblait que j'avais récupéré ma voix quand bien même un feu ardent continuait à brûler sur ma peau.

- Mais qu'est-ce que vous êtes ?

Ma voix n'était qu'un souffle sombre. La panique avait fait place à la haine.

- Qu'est-ce que vous m'avez fait ?

Mes doigts remontèrent un peu sur ma peau. Il me semblait que la surface de la plaie avait diminuée. Était-ce seulement possible ?
Quelque chose m'intimait pourtant de lui répondre, bien que les seules envies que j'avais maintenant étaient soit de tuer ce démon, soit de rentrer chez moi.

- Je voulais lui voler quelque chose. Quelque chose qui lui est précieux et le détruire. Mais je ne vois pas en quoi ça vous regarde.

Quelque peu revigorée, je me redressais d'avantage, un air glacial au visage.

- Et maintenant je vais rentrer chez moi. Ne pensez même pas à vous approcher de moi encore une fois car cette fois-ci je ne vous laisserait pas faire.

Et s'il fallait pour cela utiliser mes pouvoirs, je n'hésiterais pas un seul instant.

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A l'heure des ratons laveurs • Helios&Perséphone

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