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 Shine past the sky |William|

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Féminin
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↳ Citation : "For if a man plays the fool, then it's only fools he'll persuade. But appear to be the devil, and all men will submit."
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MessageSujet: Shine past the sky |William|   Mer 5 Oct - 19:09


Shine past the sky
Live in this moment like there is no past. All that matters is to be who you are. Be in this moment judgment will not last and urge yourself again to claim back your life ••• Le soleil brillait dans le ciel. Ambre le voyait tellement peu qu'elle se sentait presque obligée de le fixer de ses yeux vairons. Quitte à se détruire la vision. En réalité, elle passait pas mal de temps à vivre de nuit, faire des missions de nuit. Parce qu'elle était une des rares personnes à accepter des rythmes aussi décalés. Alors, la journée, la plupart du temps, elle se reposait ou faisait quelques recherches dans les bibliothèques liées au Gouvernement. Sur le monde tel qu'il était avant. Sur l'histoire. Sur les tueurs en série. Bref, tout ce qui pouvait étancher sa soif d'informations et de connaissances. Et quand ce n'était pas ça, la jeune fille filait à l'entraînement. Que ce soit le tir ou la défense au corps-à-corps. Eventuellement, elle cherchait à augmenter sa force. Car elle s'était rendue compte que lorsqu'elle tombait face à un homme avec ne serait-ce qu'un petit entraînement, elle se faisait avoir et n'était pas capable de résister. Aussi, sa capacité assez importante à se blesser était quelque peu agaçante. Certaines maladies entraînaient une perte de la sensation de douleur d'ailleurs, et elle espérait presque en avoir une pour ses missions. Son bras était encore en convalescence suite à sa mission avec Jackson. Tout ça à cause d'un satané chien de combat qui n'avait pas péri avec la rafale de balles. Quoi qu'il en soit, elle était au repos pendant quelques jours. Ordre de Niklas. Le seul ordre auquel elle ne désobéirait pas.

Mais voilà, le problème était qu'elle ne pouvait pas s'entraîner non plus. Et que les bibliothèques avaient tendance à fermer de façon chaotique. Et aucun possible ordre qu'elle avait lancé n'avait suffi. Sans uniforme, elle n'était rien d'autres qu'une citoyenne lambda, bien vu par certains membres du Gouvernement. Ambre avait donc passé pas mal de temps chez elle, à tourner telle une lionne en cage. A observer son téléphone, dans l'espoir qu'une urgence d'Etat ne la remette au boulot. Sauf que... Ce fut en vain. Il n'y avait aucune raison pour que les Résistants ne bougent. Pas après les jeux qui avaient été diffusés. Dont elle avait fait partie d'ailleurs. Et dont elle était ressortie plutôt nauséeuse. L'un des produits devait avoir joué avec son cerveau. Ou les chocs s'étaient répercutés. Qu'importe, elle savait que le repos était le mieux qu'on pouvait lui offrir avec tout ça. Enfin, disons que le retour de l'arène avait calmé les ardeurs de beaucoup. Et le Gouvernement avait bien fait. Il ne devait pas se laisser marcher sur les pieds par de la vulgaire populace. Il fallait qu'il montre qui était le chef dans cette histoire.

Ambre avait fini par se laisser tomber sur une chaise. Et avait regardé par la fenêtre. L'après-midi venait de commencer et il faisait beau. Alors... Elle pouvait aller se promener. Sans autre arme qu'un poignard caché dans son dos, sous son chemisier. Une cachette des plus habituelles, il fallait l'avouer. Néanmoins, sans uniforme, elle n'avait pas trop de choix. Même si elle n'avait prévu de tuer personne. La jeune fille n'était pas à l'aise sans la sensation d'une lame contre sa peau. C'était un peu perturbant mais ça avait le même effet qu'un doudou pour elle. Elle se sentait en sécurité avec. Finalement, après quelques minutes de réflexion, elle avait pris la direction d'un parc. Son corps baignait dans la douce lumière et elle se dit que la jupe et le chemisier sans manche n'avaient pas été une si mauvaise idée. Sauf pour les regards insistants de certains passants. Bon Dieu, ils n'avaient pas de femmes chez eux pour les castrer ?! C'était quoi ces humains seulement régis par leur sexe ? C'était... Tellement affligeant bordel. Heureusement qu'elle n'avait aucun contact avec eux. Et puis, ce n'était pas comme si l'un d'entre eux prendrait le temps de s'attarder sur la jeune fille. Il y avait nombre de femmes plus belles et plus ouvertes dans les rues.

Mais, évidemment, elle ne pouvait pas passer une journée tranquille. Non, ce n'était pas possible. Et à peine eut-elle quitté le parc que les ennuis commencèrent. Au début, il restait à distance, loin derrière. Pourtant, son comportement avait étonné Ambre, bien qu'elle-même ne changeait rien au sien. Elle continuait à se promener dans les rues, et surtout dans les ruelles, dans un quartier pas des plus dynamiques. En réalité, on pouvait même dire qu'il était mort comme quartier. A peine deux ou trois personnes qui se promenaient. Bien la peine... Un léger soupir quitta les lèvres de la jeune fille, tandis qu'elle se faisait aborder. Par le mec qui la suivit. Elle choisit de l'ignorer, malgré le langage bien fleuri qu'il lui offrait. Cependant, au détour d'une ruelle, il accéléra. Sa main se retrouva sous la gorge d'Ambre et il la planqua au mur. La jeune fille haussa un sourcil lorsqu'une main se glissa sous son chemisier. Vers ses seins. Vraiment ? Sa réaction fut directe. Un genou dans les parties. Et quand elle fut lâchée, son coude s'enfonça dans la nuque de son agresseur. Il s'écroula, gémissant de douleur, tandis qu'elle l'observait, glaciale. Ses doigts se refermèrent sur la garde de son poignard, dans son dos, et elle le sortit du fourreau. Les miliciens ne passaient que très rarement dans le quartier. Peut-être pourrait-elle s'amuser un peu et faire une petite folie...

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MessageSujet: Re: Shine past the sky |William|   Ven 7 Oct - 23:29

SHINE PAST THE SKY
 FT AMBRE

La chaleur. Toujours pénible et parfois si étouffante. Même à souhaiter qu'un bout de l'hiver de New York touche l'endroit parfois mais rien ne vient alors on se contente de fermer sa gueule. Le climat, le gouvernement, jusqu'à la tronche de ses voisins, plus rien n'a d'importance du moment qu'on se réveille le matin. Il aurait préféré bien des choses , comme ne pas revenir dans un monde humain avec la présence d'Esperanza. Il aurait pu la fuir aussi mais elle avait fait de lui cequ'il était aujourd'hui, un putain de mutant qui se maitrise mais qui la maudit toujours autant et ça c'est sans compter ce qu'elle lui a fait subir en plus. Si ça n'avait été qu'être un aigle, il n'aurait rien dit,mais il lui a tout donné. Elle a lui a tout pris plutôt, sans qu'il ne voit arriver sa déchéance... on ne change pas le passé, et ça, William l'avait laissé derrière depuis bien longtemps, excepté ce différent concernant ses gosses. Il ne pouvait le cautionner. Assis sur ce banc de métal, il retire ses mitaines de cuir après avoir ranger ses armes. La fin de son service. Des services qui duraient souvent trop, parfois plusieurs jours par manque d'effectif, mais ça l'empêchait de penser et ce n'était pas plus mal. Il le faisait déjà trop. Le gentilhomme qu'il était autrefois, entre autorité, splendeur et experience de la guerre maritime n'était pas si loin, tout au fond, comme bloqué à jamais et condamné à subir ce qu'il était devenu, en partie régi par son animal...

Il en avait vu d'autres pouvoir prendre plusieurs formes , lui ne pouvait qu'une seule et ne s'en plaignait pas, il avait déjà eu bien assez de mal à gérer ça. Son obsession pour la mutation après trois cent ans passés sous des plumes... l'envie de retourner dans le ciel le plus possible, mais devoir redevenir humain. Une torture à chaque fois.  Avec son retour, cette sorcière avait gâché ça. A croire qu'ils étaient voués à se foutre des bâtons dans les roues ad vitam eternam. Mais la proportion que ça avait pris pour William n'annonçait rien de bon pour la métisse. La rancune est si violente intérieurement qu'elle vous affecte jusque dans les cheveux et vous avez mal en oubliant que c'est le cas avec le temps. On peut juste avancer et emmerder le monde comme l'évidence même qu'on est juste fait pour survivre et être utile à quelque chose. Et c'est dans les peacekeepers qu'il avait trouvé un semblant d'équilibre. Ni trop, ni pas assez, juste de quoi passer ses pulsions sur les connards de ce siècle.

Son supérieur passe et lui file quelques pages sur un rapport d'un des petites bleus qui a bossé quelques jours avec lui. "Renseigne-toi sur lui.. je le sens pas." D'un signe de tête comme acquiescement de l'ordre, il plie le papier sans un moment dans la poche intérieure de son cuir. Il sort un vieux paquet de clopes d'une autre, choppé dans la rue sur un petit malin qui n'a pas compris à qui il s'en prenait et s'en cale une dans les lèvres avant de sortir, frottant sa main sur son jean usé. Il était crevé mais ça lui passerait avec un peu de café... enfin si on pouvait appeler ça du café. Le peu qu'il possédait de temps à autre c'était plus proche de la pisse de chameau que du café. Il passe sa main sur la croix en titane à son cou, pendant à une chaine épaisse, vieillie par le temps et les lavages contre le sang qui pouvait s'y bloquer. Noircie. Comme son âme, à se faire frotter par le destin comme un putain de grattoir qui te dézingue le brillant. Il finit quelques temps plus tard dans la rue et lève les yeux sur le soleil qui tape. Il l'emmerde lui, il préfère quand il pleut, il aime se sentir au frais, les gens râlent et ça l'éclate. L'humain a cette manie de ne jamais être content et  la vie actuelle n'a rien arrangé du tout. Il contourne tranquillement une épicerie de fortune et croise une vieille qui le lorgne de haut en bas alors qu'il s'allume une clope , une vieille qui tire sacrément la gueule. Quoi. Les vieilles n'ont pas changé en tout cas. Elles ont au moins ce mérite. Même à travers les âges, une vieille carne reste une vieille carne le visuel, l'odeur, tout. Un regard de dédain et elle lui siffle entre le dentier une insulte à la mamie-grumpy. Il n'en tient pas compte, même si la pousser dans les morts vivants au large le tente, et jette discrètement un œil au cul d'une nana qui passe.
Ses crampons frottent la poussière du trottoir défoncé et quelques souvenirs d'une New York pas si froide lui reviennent. La fumée s'extirpent des commissures de ses lèvres alors que ses yeux suivent lentement le pavé sur le sol, l'ombre d'un flingue planqué sous son cuir se dessinant. On sait jamais... Il ne sortait jamais à poil, ils sont pas mal à vouloir leur faire la peau. Dommage pour eux, les oreilles du métamorphe valent de l'or sur le marché. Merci ces trois siècles passés sous forme animale. Sa retransformation en humain n'avait fait que le rendre plus fort au final et même s'il s'en foutait, c'était un atout.

Objectif, là tout de suite? Rentrer chez lui, se foutre sous la couette et ronfler pendant au moins un jour entier comme si le monde s'en branlait la couenne de son existence, et il voulait que ça continue. Hier commodore dans la lumière, aujourd'hui connard dans la pénombre. Que le monde le sous-estime et prenne son esprit pour celui d'un clébard obéissant, grand bien leur fasse, il aurait des cartes supplémentaires, et c'était jouissif. Il s'arrête à une boutique d'apothicaire quand le proprio lui tend un sachet.  La tune passe d'une main à l'autre, le paquet finit sous le blouson et il reprend sa route sans un mot. Plusieurs longues minutes sans un incident quand ses sens captent un enchainement de bruits tout près. Ça se bastonne encore dans ces ruelles? Putain de déformation professionnelle à toujours avoir cette compulsion à l'ordre publique. Il n'interviendra pas cette fois, il se le jure en secret. Il va juste voir au cas où un enfant soit pris à partie dans le tas, mais il n'interviendra pas. Il n'interviendra pas. Il passe dans l'ombre d'un parvis et tourne, soufflant lentement la nicotine qui lui irradie les veines, l’apaisant quand la scène le fait ralentir un peu. Silencieux, il observe, plissant un peu les yeux. Il n'y a pas quarante mille nana fringué comme ça. Ambre. Qu'est-ce qu'elle fout ici elle? C'est pas un oiseau nuit? Faut croire que tout change. Il n'a pas envie de l'arrêter.... Levant les yeux au ciel, il tape sa clope dans le vide. Il s'est juré de ne pas intervenir. Il jette un coup au ciel, on s'est jamais si Dieu regarde, en pensant fort un "putain tu fais chier, laisse moi un peu de repos, il mérite pas de vivre lui..." mais rien à faire, il ne peut se résoudre à ne rien faire à ce meurtre imminent. Il a du être sacrément con pour s'attirer les foudres de la petite blonde. Ce serait justice de la laisser s'amuser.... Il avait l'air déjà mal en point...

C'est quand le geste avec le poignard se fait plus engageant qu'il se rapproche d'un coup et pose la main sur la lame du couteau, s'interposant entre le con de service et elle. "Hey...du calme... tu vaux mieux que ça... et me dis pas de me virer, j'le f'rai pas." Et l'autre qui bien sur pense que le blond vient le secourir et qui se sent obligé de sortir une parole judicieuse, alors que la lame est tachée de sang. "Cette pute m'a agressé sans prévenir, faut la foutre en taule! Appelle la milice mec!" William hausse un sourcil et tourne la tête calmement vers le type, se tournant de profil à lui. "Une pute..." il grimace un peu. Il sent une tension dans sa nuque et sourit en coin. "C'est moi la milice." et sur ces mots, il approche le mégot presque fini de son visage et lui écrase sur le front, provoquant un cri du mec qui se recule direct. "Espece de sale..." "ch.." qu'il sort en levant un index devant son nez le faisant limite louché. "Ta gueule un peu ou c'est toi qui va m'servir de pute... Sois reconnaissant. J't'ai fait un troisième œil, parait qu'ça promet clairvoyance et prospérité, si du moins tu sais c'que ça veut dire. Tire-toi avant que je change d'avis. Perdre du sang, ça m'excite..." Il sourit doucement et le petit caïd sent des pensées malsaines lui prendre l'esprit. Il ne traine pas plus et s'enfuit avec une main sur le front, en boitant. En voila un vainqueur putain... William roule des yeux. Petite bite. Il retourne les yeux vers Ambre, tenant toujours le couteau dans sa main et serre un peu les dents sous la douleur.

"Lache ça." Il n'a plus rien de sympathique, mais aucune violence n'émane de sa voix. Il est juste trés serieux et n'en démordra, la toisant de sa hauteur. "Tu joues à quoi au juste, en plein jour? On a pas assez de merdier comme ça à gérer?" Il baisse les yeux et lui ouvre les doigts de son autre main libre, prenant le manche du couteau et ôtant lentement la lame de sa paume. Ça va mettre la journée à guérir cette connerie, heureusement qu'il ne débute pas dans ce domaine. Il ne l'essuie pas et lui redonne. "Va falloir que t'apprennes à te retenir. Tu peux pas buter tous ceux qui te touchent le cul...Qu'est-ce que tu fous dehors à cette heure-ci, t'es pas une nocturne? Tu vas bien? " Il cherche du regard un morceau de tissu qui pourrait trainer et se fixe sur le foulard d'Ambre. Habilement, il dénue rapidement le tissu "Je le ferai laver".

Pas le temps, il s'entoure le foulard à la main, sachant parfaitement qu'elle va râler, mais elle lui a trancher la main, donc rien à foutre. Il jette un oeil autour et voit la vieille de tout à l'heure le fixer intensément. Nom de dieu c'est qui elle, Esperanza quand elle sera vieille? Sorcière ks. "On s'tire d'ici... j'allais rentré bouffer, je t'invite? " Il la pousse doucement dans le dos, à l'opposé de la vieille qui ne les lâche pas du regard.

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MessageSujet: Re: Shine past the sky |William|   Dim 9 Oct - 2:35


Shine past the sky
Live in this moment like there is no past. All that matters is to be who you are. Be in this moment judgment will not last and urge yourself again to claim back your life ••• L'homme était à terre, prostré. Eh bien, n'avait-il pas apprécié qu'elle touche ses parties génitales ? Pourtant, vu qu'il devait le faire lui-même à toutes les filles qui passaient, il devrait être capable d'endurer la même chose, non ? Un sourire froid s'était dessiné sur ses lèvres tandis qu'elle jouait avec son poignard. Elle restait pour le moment suffisamment éloignée de sa victime. Pour s'amuser avec ses nerfs. Pour lui faire comprendre qu'il allait souffrir. Un simple comportement pour faire passer toutes ses sensations. La lame brillait au soleil, projetant un éclat lumineux droit dans les yeux de son agresseur. Il avait mal choisi sa proie. Et il avait mal choisi sa ruelle. Si Ambre s'était laissée aller c'était parce qu'elle connaissait les lieux à la perfection. Et les rondes ne passaient que très rarement par là. Donc, elle pouvait se permettre de le tuer. Pour ce qu'il avait commis. Et puis, il ne manquerait à personne. Il était même recherché par ses collègues. Un violeur, pédophile et proxénète présumé. Oui, seulement présumé. Voilà la seule raison pour laquelle il pouvait continuer à se promener en étant libre. Néanmoins, la jeune fille pouvait à présent appliquer la sentence qui lui était réservée. Une mort. Sanglante. Douloureuse. A la hauteur de toutes les lois qu'il avait transgressées. A la hauteur du connard fini qu'il était.

La jeune fille avait fini de s'amuser à le traumatiser. Le moment de la douleur était arrivé. Sauf que... Décidément, on voulait la faire chier. Une silhouette sortit de l'ombre et s'interposa entre elle et sa proie. Les doigts de l'inconnu s'étaient resserrés autour de la lame, l'empêchant de faire tout mouvement pour contourner le problème et quand même planter sa cible. Ses yeux glacials changèrent de position pour se poser sur l'intervenant. Qu'elle connaissait. William. Un peacekeeper. Donc, un collègue. En tout cas, ils avaient travaillé ensemble avant qu'elle ne soit mutée. Et même après, il leur était arrivé de devoir coopérer. Mais bordel, quel timing pour qu'il passe par ici à cette seconde précise ! Parce qu'Ambre savait qu'elle ne pourrait pas se débarrasser de lui comme elle le voudrait. Il était trop obstiné, trop... Croyant. Ne pas tuer pour rien. Putain, ce n'était pas à lui de décider ce qu'elle faisait du pouvoir qu'on lui foutait entre les mains ! En tout cas, son intervention avait sauvé l'autre. Qui tenta même une petite pique. Pute... Bon, elle devait certainement l'être. Quant à appeler la milice... Oh, il en avait deux face à lui ! Comme c'était magnifique...

Cependant, Ambre resta silencieuse. Froide. Elle laissa William gérer la situation. Il avait voulu s'en mêler, il assumait maintenant. La jeune fille partirait dès qu'elle aurait récupéré son arme. Elle n'avait aucune raison de camper ici ou de discuter avec quiconque. Même avec son collègue. Qui écrasa sa cigarette sur le front de l'autre homme. Eh bien, c'était un outil de torture comme un autre. Malheureusement, à aucun moment il n'avait lâché le poignard. Pourtant, la tueuse le savait, elle n'avait besoin que d'une seule seconde pour le faire passer de vie à trépas. Une minuscule seconde pour que sa « vengeance » soit accomplie. Mais non. Il était bien trop professionnel. Alors, Ambre resta de marbre en observant l'autre con fuir. Comme un lâche. Et dire qu'il se prenait pour le roi du monde quelques minutes plus tôt. Comme quoi, il ne fallait pas grand-chose pour faire descendre un Homme de son piédestal. Une fois le blessé hors de leur vue, William se retourna vers elle. La toisa de toute sa grandeur. Euh... Ils avaient bossé ensemble plus d'une fois. N'avait-il toujours pas compris qu'il ne l'impressionnerait pas comme ça ?

L'ordre qui lui donna ne lui fit ni chaud ni froid. Elle se contenta de l'observer, attendant qu'il accepte de lui rendre son arme et qu'elle puisse se barrer. Vite. Et loin. Et qu'elle prenne une douche. Elle ne supportait pas qu'on la touche. A chaque fois, elle avait l'impression que cela réveillait de vieilles douleurs et blessures. Ironique puisqu'elle ne ressentait pas d'émotions. Tout était seulement lié à la souffrance physique. Encore et toujours. Elle le laissa râler. Et, une fois de plus, elle se sentait comme une enfant. Ou plutôt il donnait l'air de la considérer ainsi. Une simple enfant. Ambre attendit la suite, sans prononcer le moindre mot. Puis il l'obligea à détacher ses doigts de la garde du poignard. Et le lui rendit tout de suite. Pourquoi pas... Encore des questions. Notamment une. « Tu vas bien ? ». Putain quelle merde cette interrogation était. Ambre y répondait toujours par le positif. Parce que, finalement, elle n'allait pas mal. Elle n'allait pas bien non plus. Bref, son foulard fut décroché et il s'en servit pour éponger sa blessure. Ah oui, cool ça. Il aurait pu demander tout de même... Déjà qui lui prenait sa dose d'adrénaline, si en plus il salissait ses vêtements... Et une invitation à manger... Et ce sera quoi la prochaine étape ? Enfin, elle n'avait pas trop le choix, il la poussait à suivre la direction qu'il souhaitait. D'ailleurs, le contact tendit légèrement Ambre. Par pure habitude.

« Il était suspecté de viols, de proxénétisme et de pédophilie. Dire qu'il aurait suffi que j'ai mon uniforme pour éliminer une menace. Enfin, je ne pensais pas que les PK étaient si gentils avec les criminels. »


Sa voix avait été neutre et monocorde. Elle exposait un fait. Un putain de fait. Ce criminel n'aurait manqué à personne. Maintenant, elle allait devoir le traquer et le trouver, chose qui allait s'avérer nettement plus compliqué. Et aussi, la jeune fille n'aimait pas qu'on refrène ses envies. Qu'on lui pique ses cibles. Elle finit par essuyer le poignard à même sa jupe noire avant de le replacer à sa place. Dans son dos. Dans le creux de reins plus spécifiquement. Mieux valait ne pas attirer plus l'attention sur elle aujourd'hui. Déjà qu'elle ne pouvait pas fausser compagnie à William alors si en plus elle devait gérer d'autres miliciens, en service cette fois, elle n'en aurait pas fini.

« On m'a mis en repos pour quelques jours. Alors, j'ai décidé de me promener un peu alors qu'il faisait encore jour. Pour une fois que je n'étais pas en décalé. J'ai compris pourquoi je préférai les ténèbres de la nuit. »

Pour se cacher, c'était plus facile. Parce qu'il n'y avait personne pour foutre une main au cul. Pour l'agresser. Parce qu'elle était capable d'être la discrétion-même, de se fondre parmi les ombres. C'était sa vie la plupart du temps. Seule, entourée de rien d'autre que les ténèbres. Tout ça à cause de la facilité. Tout ça parce qu'elle préférait cent fois le silence de ceux-ci que les mots faussés d'un autre être humain.

« Je pense que ce n'est pas très poli de décliner une telle invitation. »

Même si, en temps normal, elle ne s'embarrassait pas de ça. La politesse, c'était clairement surfait dans son esprit. Néanmoins, la jeune fille se doutait qu'il pourrait très bien l'emmener en prison ou quoi que ce soit pour tentative de meurtres. Alors, elle préférait faire profil bas, pour ne pas qu'on fouille trop dans ses activités. Bien qu'elle soit certaine que personne n'y trouverait quoi que ce soit. Elle était douée dans ce domaine. Finalement, elle aussi était une milicienne. Donc, elle en connaissait les rouages. Une mécanique bien huilée qu'elle pouvait utiliser à son propre avantage. Ambre se perdit dans ses pensées pendant quelques secondes, suivant William sans trop y faire attention. Avant de pointer du doigt ce qui la dérangeait.

« Pourquoi tu as fait ça ? Pourquoi tu es intervenu ? Pourquoi tu m'invites comme ça ? Tu aurais pu me laisser me démerder, ça aurait été nettement plus logique... »

D'un point de vue purement intellectuel, oui, il n'y avait aucune logique à ce qu'il avait fait. Ce devait être là que le mental et les émotions entraient en jeu. Un jour, elle arriverait bien à les cerner et les utiliser elle-aussi...

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MessageSujet: Re: Shine past the sky |William|   Mar 11 Oct - 1:12

SHINE PAST THE SKY
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Il ne s'attendait pas à ce qu'elle comprenne son acte , ni qu'elle lui avoue ne pas aller si bien que ça. Cela restait Ambre, le petit alien sexy du troupeau, qui ne voyait pas de mal à ôter la vie si tant est que ses sentiments n'étaient pas réveillés et vu que ce n'était pas le cas, elle se robotisait dans ces actes sans grande formalité. Mais c'était un problème qui allait s'envenimer si elle se laissait trop aller. Il n'est pas si dur de passer de l'autre coté, du sauveur au meurtrier compulsif. De passer à celui qui enferme ou tue, à celui qui se fait enfermer et tuer. Will le savait que de trop , mais comment pouvait-elle percuté à long terme de ses actes alors qu'elle n'arrivait juste pas à mesurer la gravité de son acte présent. Tuer, c'était ça le problème? Non pas vraiment. Même si Dieu a dit tu ne tueras point, mais Dieu n'a jamais mentionné les zombies dans sa Bible, alors il fait l'impasse sur certaines choses, restant néanmoins trés croyant. Les anges ont touché à l'enfer, et n'est pas mince affaire d'y survivre surtout qu'ils ne toucheront plus jamais au paradis, trop contaminés par tout ce merdier. Dieu à ses limites et ne laisse pas remonter les âmes tachées. Il était de ceux là, et bien qu'Ambre soit une tueuse, il avait une vision assez positive d'elle, comme un ange toujours si fidèle à sa mission, éliminé ces salopards de diable humanisé que la Terre s'entêtait à faire copuler. Un petit ange qui ne s'était pas encore essoufflé, qui n'avait pas encore la notion de la déception, de la souffrance mentale. Un petit ange qui avait caché ses ailes pour mieux baiser les démons et dont la beauté et l'innocence sombre faisait probablement pâlir bien des hommes. Elle n'avait probablement pas besoin de sa protection mais sans comprendre ni le vouloir, William ne pouvait se résoudre à la laisser se perdre dans cette guerre , parce qu'un jour viendrait où elle s'essoufflerait comme nous tous... un jour, elle verrait trop de choses, un jour son corps dira stop, et elle ne comprendra pas pourquoi, parce que personne ne lui a expliqué. Alors il ne lui dira pas, elle ne comprendrait probablement pas, mais il va veiller quand il peut sur cette tête bornée à ongles limées et aux lames acérées... Il comprend ce qu'elle dit. Bien sur qu'il mérite la mort. Il le sait et le pense aussi. Mais pas comme ça. Pas ici et pas sous les yeux du monde.

"Ne juge pas sans savoir."


Sa voix est tout aussi calme que celle de son interlocutrice. Ils se dirigent vers le fond de la rue, et Will jette un dernier coup d'oeil derrière eux et voit la vieille au milieu de cette dernière, immobile, tel un démon qui les fixe. Sérieux, elle est chiante, c'est pas la première fois qu'il la voit cette lépreuse au nez tordu et aux cheveux gras. Elle lui veut quoi... Il soupire et fait comme si de rien n'était. Et quand il rejette un oeil trois secondes après, elle a disparu. Il a décidément besoin de sommeil, ça semble indéniable. Ses hallucinations depuis qu'il a fait ce voyage dans un rêve de magie noire pour revoir les visages de ses deux gosses, ne lui ont pas apporté que du bien. Il a tendance à voir des choses sans pouvoir les expliquer et c'est frustrant. Il a déjà bien assez de choses à gérer.

"On te fout au repos pendant plusieurs jours et toi tu te détends en tuant des gens... " Sceptique, il se frotte un peu la joue, où sa barbe de quelques jours commence à se dessiner. Il resserre bien le foulard autour de sa main en continuant de marcher, surveillant autour de lui par réflexe, seconde nature...Son autre main fouille ses poches.
En effet depuis quand Ambre était polie? Faisait-elle un effort pour lui? C'était prétentieux et idéaliste de penser que la petite blonde puisse faire un effort juste pour la brute qu'il était mais bon, c'était toujours ça à prendre et quelque part, ça lui tira le petit sourire en coin. Sale môme. Mais il aimait bien cette sale mome. De toute façon, elle savait très bien qu'elle ne pourrait que difficilement lui échapper et le faire courir après la journée qu'il a eu, ça n'aurait fait que le foutre en rogne ou le rendre bien grognon, à coller des claques au premier qui le ferait chier, en priant pour que ce soit pas le petit vieux du coin, sans quoi il en perdrait son dentier et le cerveau avec. Pourtant la docilité d'Ambre n'est que de courte durée et quand elle posa les questions qui fâchent, et avec une certaine vivacité. Que les femmes sont chiantes parfois. Pourquoi ne pas juste faire l'impasse sur une chose qui est d'hier et passer à autre chose? Les mecs règlent un problème d'une bonne beigne en pleine gueule, mais les femmes elles, se doivent de trouver toujours des raisons à tout. Soit. Il allait lui en donner, puisqu'elle le demander avec un acharnement qui ne passera pas, tant qu'elle n'aurait pas de réponse. Rares étaient les femmes à qui il accordait de l'attention, vu son passé, et pas seulement avec espe, mais toute son enfance pourrie avait été bercé par des bonnes sœurs tarés qui l'avaient détruit à petit feu dés le début et seule l'armée et son père retrouvé à l'adolescence avait pu le sauver, mais tout restait là: la femme, vile créature. Ambre était différente, elle avait ce petit quelque chose qui l'a rapproché d'un respect et d'une protection inconsidérée. Alors il allait lui expliqué, mais n'est pas William qui veut et son tact est d'un ado de douze ans qui prétent savoir baiser. Autrement dit, proche de moins deux mille, mais en a-t-il vraiment besoin avec Ambre? Elle ne comprendrait probablement s'il était doux. Il s'arrête et la fixe calmement mais froidement.

" J'ai fait ça parce qu'il a son utilité et que ce n'était ni l'heure, ni le moment, pour le tuer." Il plisse les yeux et s'approche d'elle, sortant une clope désuée de sa poche, le briquet déglingué avec.
"J't'aurais pas laissé faire. Tu t'es jamais demandé pourquoi on dit "être en service" ou "en repos"? C'est pour éviter à nos cerveaux de cramer et de nous prendre pour des dieux. Depuis quand tu te permets de choisir qui doit vivre ou mourir? Il a un contrat sur sa tête? Il t'a touché , très bien, alors fais-lui bien peur, harcèle-le, au point de le rendre fou, au moins ça t'occupera, mais le tuer c'est un acte absurde. On vit dans un monde où on a besoin de connards à sacrifier sans remords. Ce mec est un déchet, mais si demain ces saloperies de charognes se pointent ou qu'un p'tit malin lâche ses chiennes de créations sur la population, c'est ce genre de types là qu'on pourra balancer en pâture pour se faire bouffer, et gagner du temps pour sauver les autres. Tu ne réfléchis pas plus loin que le bout de ton nez. Ce mec ne manquera à personne, on est d'accord, mais si tu as le pouvoir sur son destin, alors fais en sorte qu'il quitte ce monde en étant utile, même si c'est en servant de steak... Je n'ai rien d'un gentil. Cesse de penser que les pires sont ceux qui tuent... ceux qui laissent en vie pour mieux détruire ensuite sont bien pires. Le tuer si facilement c'est lui rendre service. Tu veux sentir l'adrénaline jusqu'au bout, alors fais en sorte qu'elle dure, arrête de te contenter de cette dose éphémère qu'on a appris à te foutre dans les veines. Si tu veux aider ce monde à tenir debout, va falloir que t'apprennes à tout calculer, à te servir d'eux. Sauf si tu veux rester un pathétique assassin sans jugeote. Il t'a touché le cul, coupe lui deux doigts, il en mourra pas. Et on en parle plus. Tu auras beau tuer ton prochain en pensant rendre service à tes semblables, mais une fois qu'il n'y aurait plus personne à tuer, tu feras quoi? Dis moi?

Il la dépasse avant même d'avoir une réponse et prend la tangente vers le quartier français. Le soleil lui bousille les yeux, trop clairs, alors il passe plus rapidement dans les ruelles à l'ombre, où il fait aussi plus frais, rajoutant en s'allumant le tube grisé, le protégeant du vent de la main.

"Autre chose... je n'ai aucune logique. Etre prévisible est une faiblesse, et là tu l'étais. Et j't'invite parce que j'ai envie."
C'était clair et direct. Il renifle un peu , puis recraque lentement la fumée, en jetant un oeil à ses jambes nues.

" Tu t'es jamais que ta tenue était un appel au sexe? Tu devras essayer les treillis. "


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MessageSujet: Re: Shine past the sky |William|   Mer 12 Oct - 23:18


Shine past the sky
Live in this moment like there is no past. All that matters is to be who you are. Be in this moment judgment will not last and urge yourself again to claim back your life ••• William était resté silencieux bien trop longtemps à son goût. Ou alors elle avait posé trop de questions à la fois. En fait, depuis sa sortie de l'arène, elle avait l'impression qu'il lui manquait des cases. Les souvenirs étaient là, tout était toujours aussi vide mais la jeune fille pensait que son esprit lui jouait des tours. Parfois, elle voudrait s'obliger à ne pas bouger pendant des heures. Elle voudrait pouvoir s'injecter un quelconque somnifère directement dans les veines. Sauf qu'elle ne pouvait pas se le permettre. Ambre s'étira doucement tout en laissant ses yeux vairons se promener sur les environs. L'adrénaline était retombée aussi rapidement qu'elle était montée. Violemment. Brutalement. Laissant son esprit désemparé. Il n'y avait rien à faire ici. Putain, absolument rien. Oh, William l'avait bien invité à manger, néanmoins, il allait falloir qu'elle occupe sa soirée après. Comme elle était de repos... Ben, elle n'avait plus de boulot. Encore une fois, tout ça à cause de cette satanée arène. Oh, elle avait apprécié être dedans. Les sensations, l'adrénaline qui était là durant des heures, les douleurs physiques qui lui rappelaient à quel point elle était encore vivante. Néanmoins, leur drogue n'était pas tellement au point et elle avait gardé des séquelles plutôt importantes, comme le prouve le bandage qui enserre son bras gauche. Et elle soupçonnait aussi Niklas d'avoir pesé dans la balance pour qu'elle ne bosse pas pendant quelques jours. Il faudrait qu'elle aille lui demander.

La voix du peacekeeper s'éleva, toujours aussi calme. Il devait être le seul à garder autant son calme envers elle. Elle avait souvent remarqué que les gens étaient très vite agacés par son comportement. Par sa non-réaction. Par sa façon de penser. Chaque personne était une pièce de l'échiquier qu'elle bougeait et sacrifiait si bon le lui semblait. Pourtant, et malgré ça, William ne l'avait jamais mal considéré. Une fois encore, cela l'étonnait. Parce qu'elle ne considérait pas la gentillesse comme la norme. En revanche, se faire blesser ou détester, c'était banal et normal pour elle. Putain, elle avait sérieusement un problème comme meuf... Et oui, elle tuait des gens alors qu'elle était en repos. Parce que c'était ainsi qu'elle se détendait. Parce qu'elle ne savait pas quoi faire d'autre. Cependant, il devait le savoir déjà ça, non ? La jeune fille avait l'impression qu'il la connaissait pas mal. C'était ce qu'il montrait en tout cas. Ses doigts se pliaient et se dépliaient à intervalles réguliers. Les iris de William se plantèrent dans les siennes. Pour elle, elles n'avaient rien d'étrange. A part qu'elles étaient d'un bleu océan vraiment pas mal.

La tirade entra pas une oreille et ressortit par l'autre. Ou plutôt, elle s'en souvenait parfaitement et serait capable de la ressortir mot pour mot. Cependant... Son cerveau ne pouvait pas comprendre tout ce que racontait William. Ne pouvait ou ne voulait pas. Il y avait certainement un petit mélange des deux. Oui, elle aurait pu jouer avec ce mec. Lui couper deux doigts comme il l'avait si bien dit. Sauf qu'elle n'avait pas été programmée pour ça. Elle avait été programmée pour tuer. Pas pour laisser la vie sauve à un criminel. Néanmoins, comment expliquer ça ? Bon, Ambre n'irait pas par quatre chemins si elle le devait mais elle connaissait la réaction qui allait suivre. Un mélange de dégoût et d'horreur. C'était deux émotions qu'elle reconnaissait chez les autres, depuis le temps. Et c'était devenu comme une seconde peau. L'homme la dépassa et elle resta quelques secondes immobile, comme pour prendre la mesure de ce qu'il lui avait dit. Sans succès. Elle y repenserait plus tard, se prendre la tête maintenant était sans grand intérêt.

La tueuse emboîta le pas de William pour sortir de la ruelle. Elle ne savait pas où il habitait, ce serait le bon moment pour le savoir. L'appartement était-il à l'image qu'il renvoyait, celle qu'elle avait capté ? Enfin, pour le moment, il était en train de fumer. La jeune femme posa sa main sur son nez pour essayer de filtrer un tant soit peu l'odeur âcre. Même si ce n'était pas très efficace. Juste un moyen de protection supplémentaire. Il lui fit remarquer qu'elle était prévisible et que c'était une faiblesse. Soit. Mais elle en avait conscience et elle savait comment la combler. Ce qui n'en faisait plus une faiblesse que n'importe qui pouvait utiliser. Sauf les personnes la connaissant suffisamment pour ça. Néanmoins, Ambre n'avait jamais pris la peine de créer de plan pour contrecarrer cette possibilité. Parce qu'il n'y avait personne de proche d'elle. Ses yeux sur ses jambes nues, suivis d'une remarque bien glaçante, ne lui firent pas plus d'effet. Elle se contenta d'observer l'homme quelques secondes, se plongeant dans un silence de mort.

« On se détend comme on peut. Certains fument, d'autres baisent et, plus rarement, les derniers tuent. »

Et la jeune fille détestait le repos. Elle détestait lorsque son esprit n'était pas occupé à créer des plans pour détruire des gens. Sinon, c'était de l'auto-destruction qu'elle faisait. Comme si c'était tout ce qu'elle savait faire. Blesser. N'importe qui, même elle-même. D'ailleurs, Ambre s'en était pris à son bras valide. Histoire de s'enfoncer encore plus. Un jour elle ne parviendrait plus à faire le moindre geste. En fait, elle espérait mourir sous peu. Inconsciemment, en tout cas, elle faisait tout pour. Oh, elle était une tueuse avant tout. Mais combien de fois avait-elle risqué sa vie au cours d'une de ses missions. Bien trop pour la jeunette qu'elle était. Bien trop... Et pourtant, elle n'arrêtait pas. Elle s'entourait de la mort avec bien trop d'ardeur pour que ce soit normal et sain. Cependant, n'était-elle pas malade déjà ?

« Mon cerveau va très bien, merci de t'en inquiéter. Sinon, tu sais quoi ? Oui, il aurait très bien plus servir pour quatre millions de choses. Cependant, ce serait encore penser qu'il puisse avoir une quelconque importance. Et puis, je m'en fous des gens. Je m'en fous qu'ils vivent ou qu'ils meurent. Je m'en contrefous, tu n'imagines même pas à quel point. S'ils ont envie de se battre, qu'ils se bougent le cul. Je n'irai pas leur apporter leur survie sur un plateau d'argent. »

Il fallait qu'il comprenne ça lui. Contrairement à beaucoup, elle n'exerçait ce métier que... Parce que cela lui offrait une autre vision. Elle ne voulait pas sauver les gens. Elle s'en foutait d'eux. Elle pourrait dire « Je veux être gentille, que personne ne subisse ce que j'ai subi » mais dans le fond... Ce serait mentir. Encore et toujours. Ce monde n'était pas pour elle. Elle était trop en décalé par rapport à lui. Elle était brisée en mille morceaux, impossible à recoller. Ses doigts s'emparèrent de la cigarette de William et elle l'écrasa dans sa main. La brûlure picota légèrement. La jeune fille planta son regard dans celui de son interlocuteur et continua :

« Et, lorsqu'il n'y aura plus personne à tuer, je m'ôterai la vie. »

C'était si joliment dit. Alors que, dans les faits, elle se tirerait une balle dans la tête ou se trancherait la gorge. Nettement moins sympa comme image. Pas la peine de lui offrir les détails. Son visage était figé dans le marbre. Effrayant. Elle plaça les mains sur ses hanches et pencha légèrement la tête sur le côté.

« Et qu'est-ce qui te dit que je ne cherche pas quelqu'un pour la nuit ? Quelqu'un qui ne m'agresserait pas, cela va de soi. »


Son ton s'était refroidi un peu plus. Ambre ne comprendrait jamais cette proportion à se mêler de ce genre d'affaires. Si elle voulait mettre une jupe, elle mettrait une jupe. Et le prétexte « ça déconcentre tes collègues masculins » elle s'en battait pas mal les couilles. Un courant d'air froid la fit frissonner. Bordel, il était supposé faire beau ! Et en plus, il faisait chaud tout le temps, sauf lorsqu'elle se décidait à bouger son cul. Elle croisa les bras sur sa poitrine et se mordit la lèvre inférieure. Evidemment qu'il ne croirait pas ses mots... Ce n'était pas comme si elle était incapable de s'approcher de quelqu'un juste pour son propre plaisir.

« Bon, sinon, t'as prévu quoi à manger ? Ce sera certainement une meilleure discussion que d'essayer de nous faire la morale mutuellement. »

Elle changeait de sujet exprès. Elle n'était pas certaine d'avoir envie de partir sur une conversation aussi tumultueuse aujourd'hui. Parce qu'en vérité, la jeune fille était épuisée. Bien plus qu'elle ne le laissait voir.


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